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gowrie - Page 8

  • Les islamistes « pro démocratie » libyens profanent. Juppé doit être ravi

    Image.JPGCertains l'appellent l'islamiste, je parle bien sûr de Juppé. Il les a en tout cas installés partout, il doit être content en contemplant son « œuvre ».

    Je rappelle qu'il n'y a pas un seul chrétien, ni probablement un seul juif, en Libye mais, même cela, ils ne peuvent le supporter.

    Lundi, devant un « excellent » Rochebin demandant à ce même Juppé, à trois ou quatre reprises de suite, s'il ne fallait pas intervenir militairement en Syrie pour stopper la répression « sanglante » du régime, le non moins excellent Juppé a, à trois ou quatre reprises, hoché la tête en disant que la situation n'est pas comparable à celle qui prévalait en Libye.

    Je crois qu'il conviendrait plutôt de parler de sa lâcheté. Car ce lâche, qui est allé bombardé une Libye totalement impuissante pour y installer ses amis d'Al Qaeda, a peur d'aller larguer ses bombes en Syrie.

    Au fait, avez-vous déjà vu ces images sur l'un de nos médias ? Est-ce que l'un d'entre eux en a parlé ? Serait-ce parce qu'ils ont reçu l'ordre de ne pas le faire ? Ou alors sont-ils tellement occupés par la répression sanglante en ... Syrie !

    P. S. A ceux qui se feront un plaisir de dire que les Américains ne valent pas mieux qui pissent sur les cadavres et brûlent des Corans je dis que ces derniers ne valent effectivement pas mieux. Je les renvoie dos à dos. Yankees ignares et ignobles complices de salafistes venant d'un autre temps.

     

  • Certains peuvent être honnêtes et professionnels, même à Al Jazeera

    Alors que la désinformation devient le lot quotidien de nos médias, au point de devenir un acte militant à part entière, Al Jazeera, chef de file de la désinformation professionnelle, souffre de démissions pouvant être qualifiées de massives. Celles-ci n'intervinrent que depuis le début des événements en ... Syrie. On se demande pourquoi.

    Le directeur général de la Chaîne, Wadah Khanfar, Palestinien

    Chef du bureau de Beyrouth, le journaliste vedette, Ghassan ben Jeddo (Tunisien)

    La Star d'Al Jazeera, Eman Ayad, d'origine palestinienne.

    Fayçal Kacem, Syrien (qui est revenu depuis)

    Abbas Nasser

    Luna El Chibli, Syrienne (a démissionné en direct)

    Jumana Nammour, libanaise

    Lina Zahreddine, libanaise

    Jullinar Moussa, libanaise

    Nawfar Afli.

    Quelle est la raison unique derrière toutes ces démissions ? je vous laisse lire ce que les concernés eux-mêmes ont déclaré.

    « Al Jazzera et nous avec elle, avons perdu toute crédibilité. En couvrant 24 heures sur 24 les événements en Tunisie, Egypte, Libye et Syrie tout en restant totalement silencieuse sur ceux se déroulant au Bahreïn et même en Arabie Saoudite, la chaîne a failli à sa mission. En ne diffusant que des documents non vérifiés, dont certains furent même fabriqués, elle est devenu carrément une cellule d'opérations encourageant à l'incitation et à la provocation ». Fin de la citation.

    Voici ceux qui sont partis.

    Les démissionnaires.JPG

    Voici, à peu près, ceux qui y restent.

    Capture.PNG

    A CNN, FOX, TF1, France2, BBC, Le Monde, Le Figaro, France-Info, Libération, La liberté, Le Courrier, l'Hebdo  et, hélas TSR, pas de préoccupations de ce genre. Le militantisme des collaborateurs de ces médias ne leur laisse ni le temps, ni la volonté d'avoir de telles préoccupations mineures, alors mêmes qu'ils utilisent du matériel de seconde voire de troisième main.

    Quelle importance, à l'instar de Timisoara, Irak, Libye, Kosovo, etc. ils s'excuseront et diront qu'ils ont été trompés.

    On les croit sur parole.

     

  • Syrie : la boite noire, médiatique, de Baba Amro s’ouvre

    Ainsi, baba Amro, quartier rebelle « libéré » par les manifestants « pro démocratie », selon Les succursales d'Al Jazeera ici, est tombé. Entre manifestants « pacifiques », déserteurs bien moins pacifiques, simples truands, bandits de grands chemins, hommes d'Al Qaeda et...journalistes clandestins, le « melting pot » (en français « pot pourri », au propre comme au figuré) de ce quartier a de quoi é(dé)tonner.

    Il paraît même que la Françe veut rendre les autorités syriennes responsables de la mort des « journalistes » qui se trouvaient dans le centre de médias (il l'appellent comme cela, le plus sérieusement du monde) au cœur de ce même quartier. Comme il devient fatiguant de parler de la stupidité des personnes lançant de tels propos, il conviendrait à ce stade de tirer un trait définitif là-dessus en leur conseillant d'aller personnellement le faire, sur place, s'ils le peuvent . Pour ma part, la France fait tout pour apparaître comme un pays ennemi, il faut dès lors la traiter comme tel : en ennemi, avec toutes les conséquences que cela suppose.

    Voici le premier d'une série de documents, découverts, entre autres, dans le centre des « médias » à Baba Amro. Il nous montre le « héro » médiatique de Homs : Danny le magnifique, pourvoyeur officiel de nos médias ici de la plupart des « documents » que vous avez vus sur vos écrans. En l'occurrence, il préparait un document « exclusif » pour CNN. Edifiant.

    En voici la traduction :

    9ème - 12ème seconde : Danny, correspondant de CNN, attend qu'on l'appelle.Capture Danny.JPG

    19ème - 25ème seconde, Danny  : c'est bon, qu'on laisse le fusil avec nous.

    33ème - 41ème : « remarquez, aucun bruit de coups de feu, d'explosions, etc.)

    1min03 - 1.07 : J'ai les doigts gelés. Il dit ensuite : amène-moi un matelas STP (il est fatigué d'attendre).

    1.21 - 1.25 : « remarquez, Danny semble à l'aise, pas de danger de tirs ou d'explosions.

    1.36 - 1.38 : (il plaisante ), c'est ta grand-mère qui t'appelle.

    1.39 - 1.42 : On est « Al Waiting » (il le dit en anglais) mis en attente mec.

    1.48 - 1.51 : un quart d'heure d'attente

    1.56 - 2.09 : une conversation entre le caméraman et « Danny »

    Le caméraman : Danny tiens-toi prêt, ça peut venir à n'importe quel moment.

    Danny : est-ce que tu lui a demandé de préparer la cible ? Qu'il frappe...non, non, qu'il frappe.

    Le caméraman : regarde la caméra

    Danny : comme je te le dis (qu'il frappe)

    2.10 - 2.11 : on entends une sorte d'explosion (comme demandé)

    3.05 - 3.11m le caméraman dit à « Danny » : dis-leur qu'il y a des immeubles en ruine et qu'on est en train de retirer les cadavres des décombres.

    3.17-3.18, après presque une heure d'attente, c'est le tour de Danny sur CNN : « yes, yes I can hear you. Oui, oui, je vous entends)

    3.35 - 3.38 : (est-ce qu'on entend des bruits de tirs ou d'explosions ?)

    3.40 - 3.47 « Danny » : vous-voulez savoir ce qui se passe, oui ? Ils bombardent depuis plus de trois heures.

    3.50 : que l'on compare la situation avec ce que diffuse CNN en même temps.

    3.53 : le présentateur de CNN demande s'il y a quelque deux cents morts depuis une heure ou deux

    3.58 : « Danny », nous avons 200 morts depuis deux heures (on se demande qui a eu le temps d'aller compter les morts, en direct et sous les bombes)

    4.03 : « Danny » dans la première demie heure il y a eu 40 morts.

    4.14 : le présentateur demande à Danny : à quel point les tirs de mortiers sont-ils aléatoires ? Est-ce que vous êtes en train de dire que l'armée tire sans discrimination ?

    4.21 - 4.22 : dans la ville même, dans la ville même (on remarque ce que CNN diffuse en même temps alors que « Danny » enregistre tranquillement « son sujet »). La rue est juste à côté de moi, il n'y a que des civiles là-dedans et j'entends les tirs là, là-dedans.

    5.00 (une autre présentatrice CNN interroge « Danny ») : dites-nous « Danny » quelle est la situation ? Qu'avez-vous entendu ou vu ?

    Danny : la situation est vraiment, vraiment mauvaise. On est bombardé depuis cinq heures maintenant et il y a eu 200 morts (ce chiffre semble magique). Il y a des gens au beau milieu de la rue et on n'arrive pas à les enlever. Si vous essayez de les enlever, on vous tire dessus (cela se voit, non ?)

    6.21 : on demande l'aide de n'importe qui, Israel ou n'importe qui d'autre.

    Il va sans dire que nos médias, en possession de dizaines de tels documents, ne les diffusent pas, se contentant de ceux postés par...Danny.

    A ceux qui objecteront en disant que si on laissait les journalistes entrer librement en Syrie, on couperait la route à Danny et ses acolytes, je dis : Faux.

    1.       Parce que les articles et reportages de ceux-ci sont écrits à l'avance (on a vu l'épisode de Gilles Jacquier et le crime d'état dont nos « journalistes » ont accusé les autorités syriennes alors même que ce sont les insurgés qui ont tiré). On a aussi vu l'épisode de M. Vannay, qu'on n'entend plus depuis.

    2.       Parce qu'un journaliste professionnel, au contraire d'un militant, se doit de présenter les choses de sorte à ce que son lecteur (téléspectateur) puisse comprendre les choses des « deux » côtés de la ligne de démarcation. Mais, je le reconnais, ceci est du ressort des seuls journalistes « professionnels ».

    La dernière « trouvaille » des Européens, qui ont chargé le président turc de la transmettre, est de déclarer qu'un scénario à la yéménite serait la meilleure solution pour la Syrie. C'est vraiment fantastique de voir, alors qu'ils sont battus à plate couture, comme ces gens continuent à faire croire qu'il peuvent encore dire qui doit faire quoi. Pour le reste, on vient d'apprendre que les militants « pacifiques » d'Al Qaeda au Yémen, viennent de tuer une trentaine de soldats de l'armée régulière.

    Les terroristes, chassés de Baba Amro, viennent de déclarer se retirer de Rastan « après l'avoir libérée ». Cela a été relayé des centaines de fois par Al Jazeera et ses succursales ici.

    Et pour finir, voici les derniers exploits des manifestants pacifiques :

    Mardi, une bombe explosait à Alep, quartier El Ferdous, faisant deux morts de 15 et 17 ans. Silence total de nos médias

    Samedi 3 mars, un home s'est fait exploser, avec sa voiture, à Damas, on ne connait pas le nombre exact des victimes. Silence de nos médias.

    Samedi toujours, dans un quartier très fréquenté à Alep, deux jeunes gens, arméniens, sont kidnapés par des hommes armés. Silence de nos médias.

    Ceux qui ont fait tout cela sont certainement des héros comme auraient pu le dire Edith Bouvier et William Daniels.

    Si on nous prend pour des imbéciles, c'est qu'on l'a certainement mérité.

     

  • Place financière suisse : les truands, les gangsters, les démocrates et les nains

    Les nains, c'est nous. Je dis nains pour ne pas employer des mots beaucoup plus durs et infiniment moins polis. Nains, à l'image des sept qui nous gouvernent et, à travers eux, une bonne tranche de notre classe politique, laquelle semble s'être donnée pour mission de s'agenouiller avant même que les autres ne le lui demandent. C'est ainsi que notre place financière, puisque c'est de cela dont il s'agit, se vit rétrograder, en l'espace de moins de deux ans de la sixième à la treizième place mondiale.

    Pour la troisième, ou la quatrième fois en l'espace de deux ans, nos autorités bien vaillantes signent un « accord » avec les « Maîtres » en disant, pour la troisième, ou la quatrième fois, que c'est un moindre mal. Que la Suisse aurait beaucoup souffert si elle avait décidé de résister.

    Voici, entre autres, sur le très officiel site de la Confédération Helvétique, le premier acte de soumission : accord entre la Suisse et les Etats-Unis

    Avez-vous lu le Cid, de Pierre Corneille ?

    Acte 4, Scène 3 :

    Don Rodrigue

    « ...la honte de mourir sans avoir combattu ». Nous avons oublié jusqu'à la signification du mot honte. Quant à combattre...

    Personne, bien sûr, ne se posa la question de savoir se qui se serait passé si les décideurs de ce pays qu'est le nôtre avaient simplement dit : non.

    A la lâcheté, on ajoute la trahison, à ceux qui nous ont fait confiance : les clients de nos banques.

    Mais quel est au juste le fond du problème ? Quelle est la raison exacte de cet acharnement continu et systématique ? En réalité rien de « très » spécial, c'est juste comme cela que les gangsters procèdent et ceci depuis tout le temps.

    Les gangsters. Ce sont eux. Ils ont décidé de punir les évadés fiscaux mais aussi ceux qui les hébergent, nous, vous savez : les nains.

    Le chiffre ne vient pas de moi mais de recherches et études assez nombreux sur le sujet : 2%. C'est le pourcentage estimé dCapture.JPGes avoirs non déclarés américains. Personne, y compris les nains, ne se demande où se trouvent les 98% restants. Pourquoi ? Simplement parce que tout le monde le sait : dans leurs propres paradis fiscaux. On n'est en effet jamais mieux servis que par soi-même. Il suffit juste de montrer le bâton et de présenter le tout sous l'angle de la morale, si chère à nos « amis » d'outre Atlantique.

    Les Américains viennent d'inventer la méthode la plus géniale en matière d'acquisition de nouveaux clients : il leur suffit de demander à leur gouvernement de sortir le bâton et...hop : entre 40 et 60 mille clients nouveaux. On devrait enseigner cela dans les hautes écoles de commerce :

    Cours : acquisition/vente

    Chapitre : brigandage et banditisme.

     

  • 29 février 2012 : deuxième bilan mensuel

    Fin du deuxième mois de l'année. Qu'en est-il des prévisions des spécialistes, vous savez : les spécialistes du Moyen orient, les experts en géopolitique, les spécialistes des mouvements fondamentalistes, les spécialistes de l'islam, les spécialistes de ceci et de cela.

    1.  La Russie ne se fissure pas, pas encore. Le mouvement de contestation, parfaitement légitime au demeurant, semble cependant s'essouffler. Poutine n'est pas sur le départ et on peut même être certain de sa réélection. Les Russes, contrairement aux prévisions des spécialistes, semblent avoir acquis une étonnante maturité durant, précisément, l'ère Poutine. Ils semblent même apprécier et approuver très majoritairement la politique volontaire de leurs dirigeants. Les agitateurs extérieurs n'ont pas réussi leur coup. Loin d'être sur la défensive, Poutine vient, à la manière des USA, il faut le reconnaître, de déclarer vouloir armer la Russie d'une manière sans précédent, 700 milliards d'Euros sur 10 ans. La signification de tout cela est on ne peut plus claire : le retour définitif de la Russie au premier plan, y compris et surtout sur le plan de la force militaire pure. Le hasard, certainement, a voulu que le moment choisi soit la crise syrienne.

    2.  J'aurais dû commencer par là : DSK n'est, malheureusement, toujours pas l'homme de l'année 2012. Je crois qu'il faille attendre très longtemps avant que cela n'arrive. Il vient même de passer, repasser, quelques jours en prison, en garde à vue, dans le cadre d'une, énième, affaire de mœurs. Proxénétisme, plus précisément.

    3.  L'Iran, qui devait être bombardé le 15 janvier, ne l'est toujours pas.

    4.  Les USA et leurs laquais ne dictent plus rien à personne. Les premiers, ayant dès le premier jour de la crise syrienne exigé, que dis-je, ordonné le départ du président syrien, demandent maintenant une solution « politique » à la crise. Ils appuient l'idée d'une « fenêtre humanitaire » de deux heures par jour dans les endroits « sinistrés ». Avaient-ils procédé pareillement lorsqu'ils ont assiégé Fallujah, coupée du monde, massacré hommes, femmes et enfants, utilisé des armes chimiques et bombes incendiaires, projectiles avec têtes en Uranium appauvri, etc. Lisons à ce propos ceci Wikipedia, Fallujah : le massacre caché

    Et cela Reuters : Fallujah

    Et cela aussi International News : les effets dévastateurs des armes américaines sur Fallujah

    5.  Syrie toujours, Zabadani, espoir éphémère des « amis de la Syrie » pendant quelques semaines, sous le contrôle total de l'ASL, appuyée, dit-on, par des officiers français, est complètement nettoyée des gangs armés.

    6.  Le congrès des amis de la Syrie s'est réuni à Tunis. Surprise, il n'y a que des ennemis.

    7.  La Grande Bretagne, dont le courage des soldats, circulant à pied et sans casque de protection à Bassorah, n'est plus à démontrer, n'a pas non plus mis l'Iran à genou. Cela fut aussi prévu par certains suite à l'attaque, par de jeunes manifestants iraniens, des locaux de l'Ambassade de GB, suivie de sa fermeture.

    8.  L'OSDH est toujours le fournisseur exclusif des médias d'ici. Lesquels, très offensifs et extrêmement professionnels, n'ont jamais eu l'idée d'aller fouiller un peu dans les caisse du personnage. Oh, vous ne le saviez pas ! Il s'agit d'une personne, Rami Abdul Rahmane. Comme l'affirme La croix (je ne voulais pas prendre des sources « pro-régime ») il semble être l'unique source d'information des médias occidentaux. Il affirme lui-même être à la tête de deux cents « informateurs ». On le croit bien sûr sur parole. Mais au fait, autant de précision « chirurgicale » sur les « statistiques » des « victimes pacifiques » avec seulement 200 informateurs, se trouvant eux-mêmes au cœur (on ne sait pas comment) des combats ! Hmmmm. La Croix : Rami Abdel Rahmane

    Essayez  juste de taper OSDH ou Observatoire Syrien des Droits de l'Homme sur n'importe quel moteur de recherche. Vous n'en reviendrez pas. Savez-vous que ce...je ne sais même pas comment l'appeler, a un site...en arabe...seulement ! Pour un observatoire, basé à Londres (même pas sur place) fournissant la totalité de nos médias professionnels, c'est plus que singulier, non ?

    Allez, rendez-vous au 31 mars, si le ciel, ou quelques bombes, ne nous tombent pas sur la tête d'ici là.

     

  • Attentat contre Poutine déjoué : un traitement médiatique exemplaire

    C'est en me rasant hier vers 6H45 du matin que j'appris, sur France Info, la nouvelle sur la tentative d'assassinat déjouée contre Poutine.

    Vous l'auriez compris, la seule chose intéressante dans l'affaire est la manière dont ce grand véhicule médiatique français a traité l'information. Le sujet commence comme suit : « l'information est à prendre avec beaucoup de précautions, un attentat contre Poutine aurait été déjouée... ». J'aurais bien aimé saluer ce grand retour au professionnalisme journalistique. Le problème est que, quelques instants après, la même personne sur l'antenne introduit son sujet sur la Syrie en parlant du Référendum sur la Nouvelle Constitution Syrienne, qualifié de mascarade, et en insistant sur le fait que le Président syrien garde l'essentiel de ses prérogatives. Elle a aussi parlé des « bombardements » à Homs sauf que, dans ce cas, aucune précaution ne fut observée et l'usage du conditionnel fut, bien sûr, bannie. Elle a, là aussi, dû oublier de lire la Constitution de son propre pays et y examiner les prérogatives de son Président.

    Lire à ce sujet le billet :

    Les Amis de la Syrie et la Nouvelle Constitution syrienne

    Le summum fut ensuite atteint lorsque la présentatrice se permit de qualifier le travail de ses « confrères » des médias russes, « lesquels ne sont pas connus pour leur talents de journalistes d'investigation et d'enquête ». Cela présuppose, bien évidemment, que ce soit un professionnel, talentueux et rompu aux techniques d'enquête et d'investigation, qui en parle. Pour un média, comme la plupart des autres ici par ailleurs, dont la « presque » unique source d'information est l'OSDH, basé à Londres et dont personne, je dis bien personne, ne sait rien, c'est effectivement du tout grand professionnalisme.

    La vie est "vraiment" injuste. Nous, on aurait été plusieurs fois déjà licenciés pour faute professionnelle pour le dixième d'âneries qu'ils se permettent.

    Rendez-vous demain, 29 février et dernier jour du mois, où je publierais, comme convenu, le deuxième bulletin mensuel de l'année, consacré, comme celui de janvier,  essentiellement aux prévisions ratées.

    D'ici là, prions pour que le ciel ne nous tombe pas sur la tête.

     

  • Les amis de la Syrie et la Nouvelle Constitution syrienne

    La première chose qui frappe lorsque l'on regarde d'un peu plus près la liste des quelque soixante pays réunis à Tunis il y a de cela quelques jours, c'est qu'elle ne contenait que des...ennemis de la Syrie. Drôle de manière de déclarer son amitié. Je sais, on nous dira que les participants sont là par amour du « peuple » syrien.

    Amour du peuple tunisien, égyptien, yéménite...libyen. Nous débordons d'amour pour ces peuples.

    Petite question : les Saoudiens (on se le rappelle, de très grands démocrates où le rêve ultime des femmes est de conduire une voiture), Somaliens, Ethiopiens, Tibétains, Bahreinis, Irakiens...la liste est longue, ne méritent-ils pas un peu de notre amour aussi ?

    Pour revenir à des considérations un peu plus terre à terre, on nous apprend que les Saoudiens ont claqué la porte déclarant que les conclusions/décisions finales de la réunion sont en dessous de tout. Ils ont dès lors décidé de faire cavalier seul disant que le départ du régime syrien est désormais leur objectif unique et qu'ils feront tout pour le réaliser, de gré ou de force.

    On sait à peu près ce que signifie l'expression de gré. Là où les choses se corsent est lorsque les Bédouins nous disent vouloir faire partir Assad par la force.

    Cela vous rappelle-il quelque chose ? Moi, oui.

    L'histoire étant maintenant plus que connue, je me contenterai de l'évoquer : les Talibans en Afghanistan. Là aussi, les gardiens du temple (de la liberté et de la démocratie dans le monde) étaient derrière. Ainsi, c'est presque tout aussi hystériquement que son ambassadrice auprès de l'ONU que Madame Clinton a déclaré, la conférence à peine terminée, que le CNS « est » le représentant légitime de la Syrie, que les USA feront tout ce qui est en leur pouvoir pour faire partir le président syrien y compris en armant et en équipant les insurgés, lesquels sont déjà largement infestés de jihadistes irakiens, jordaniens, libyens, qataris, saoudiens, égyptiens...(pour la petite histoire, les Américains se sont empressés de corriger quelques heures après disant qu'ils voulaient parlé de la représentation de l'opposition syrienne, non pas de la Syrie).

    L'histoire se répète. Il se trouve juste que, comme pour tout le reste, la Syrie n'est pas l'Afghanistan, 2012 n'est pas 1979 et...la Russie de 2012 n'est pas lURSS de 1979.

    Enfin, même l'ONU a dû reconnaître que des exactions pouvant être qualifiées de crimes contre l'humanité ont été commises par les groupes armés semant la terreur en Syrie. Les USA et leurs amis se trouvent dès lors de facto responsables, voire même coupables, de ces mêmes crimes. Je sais, pour des gens qui ont massacré plus de 500'000 irakiens, soutenir des gangs armés...

    Pour ce qui est de la nouvelle Constitution Syrienne, dont les points les plus importants sont l'abrogation de l'article faisant du Baath le parti unique et leader du pays, de limiter l'exercice de la fonction présidentielle à deux septennats consécutifs et l'instauratLogo constitution française.PNGion du multipartisme, les réactions n'ont pas manqué. Les plus drôles étant bien évidemment celles de nos amis Français. La stupidité n'ayant pas de limites, les plus hauts responsables de ce pays ont qualifié cette constitution de mascarade. Savez-vous pourquoi ? Parce que le Président syrien garderait l'essentiel de ses prérogatives, savoir être le chef des forces armées et de nommer le premier ministre et les ministres. Il y a en arabe un proverbe dont la traduction donnerait à peu près ceci : si tu ne peux ressentir la honte, alors fais ce que tu veux.

    Je vous invite juste à lire la Constitution de la République Français, notamment les articles 5 à 19, consacrés au Président de la République.

    Je me suis permis de surligner, en jaune, les passages les plus savoureux de cette constitution, sublime.

     

  • Ecole le mercredi : pour ou contre


    028.jpgVoici un « petit » sujet pour un dimanche tranquille. Du moins je l'espère.

    Comme cela est souvent le cas au Forum Meyrin, ce samedi n'a pas dérogé à la règle : marché et animations diverses. Entre autres, des stands tenus par les partisans et opposants à l'école le mercredi.

    Les deux stands se tenaient à  4 ou 5 mètre l'un de l'autre. Celui des opposants se distinguait par ses ballons couleur mauve, alors que les partisans faisaient virevolter des ballons rouges. A un moment donné, mon attention fut attirée par un spectacle assez amusant, les opposants, les mauves, allaient faire gonfler leurs ballons chez les rouges, les partisans.

    La seule pensée que j'eue à ce moment-là fut : et si tout ne fut pas plus compliqué que cela ?

    Le monde ne serait-il pas un peu meilleur ?

    Allez, bon dimanche.

     

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  • Les désertions dans l'armée syrienne

    Mon billet ne sera pas long aujourd'hui. Je n'aime pas trop diffuser des vidéos et d'autres documents du genre, il y a le net et...nos médias télévisuels pour cela. Il se trouve seulement que cette vidéo est simplement ahurissante. De plus, comme, je l'espère, à mon habitude, j'essaie de mon mieux de faire en sorte que le matériel diffusé soit neutre. Dans ce cas, il est littéralement mis en ligne par ceux-là mêmes que je dénonce. Il s'agit d'Ugarit News

    La traduction n'a qu'une importance secondaire. On voit l'image "habituelle" d'un officier, en l'occurrence de l'armée de l'air, ayant déserté et faisant, précisément, sa "déclaration". J'aimerais juste attirer l'attention du lecteur sur les points suivants :Capture 1.PNG

    1. Regardez bien l'allure de l'officier et voyez comme il paraît tout à fait libre et convaincu de ce qu'il fait.

    2. Regardez les hommes armés derrière lui, cela ressemble formidablement à des soldats, non ? Légèrement barbus, hétéroclites, mais soldats quand-même.

    3. L'essentiel est dans ce qui suit : d'habitude, les quelques "vraies" désertions auxquelles on a eu la "chance" d'assister, via nos médias, présentent des soldats, généralement de bas rangs, présentant "eux-mêmes" leurs pièces d'identité et déclarant leur désertion. Dans cette vidéo, on voit un pauvre officier, terrorisé à l'idée de ce qui l'attend et...

    LES MAINS MENOTÉS

    4. Qui présente la pièce d'identité de l'officier ? Et pourquoi ? Je veux dire, pourquoi pas l'officier lui-même ?

    Nos médias, professionnels, ont-ils envie de "s'emparer" de la chose ?

    Ah...j'oubliai : l'officier déclare vouloir "former" un bataillon qui fera partie de la brigade d'Al Farouk à...HOMS. Cela, plus l'allure des hommes derrière lui me laissent songeur : Aurais-je "loupé" quelque chose ?

    Des CIVILES magnifiques, non ?

     

  • Rémi Ochlik, journaliste français mort en Syrie

    La seule chose qui convienne dans de telles circonstances est d'avoir de la peine pour la famille de ce journaliste, tué hier à Homs.

    Cela étant dit, compassion ne doit pas être confondue avec complaisance. Ainsi, aussi compatissant que je puisse être, je n'ai nulle intention d'être complaisant.

    Ce billet est essentiellement destiné aux journalistes et aux juristes spécialistes en droit international. A ceux-ci, je pose les questions suivantes :

    1.  Juppé, ainsi que son chef, affirment que la Syrie est responsable et comptable de la sécurité des ressortissants étrangers se trouvant sur son sol. Votre avis ?

    2.  Nous avons plus d'un million et demi d'étrangers sur notre sol, helvétique. Sommes-nous responsables et comptables de leur sécurité ? Votre avis ?

    3.  La France compte plus de 5 millions d'étrangers sur son sol. Est-elle responsable et comptable de leur sécurité ? Votre avis ?

    4.  Le journaliste mort était entré clandestinement en Syrie. Les autorités syriennes n'étaient dès lors même pas au courant de son existence. Ma question : la Syrie est-elle responsable et comptable aussi des personnes dont elle ignore jusqu'à l'existence ? Votre avis ?

    5.  Le rapport suivant, de l'Observatoire Français des Médias, citant l'agence Reuters, parle, en 2004 déjà, de la mort de trois journalistes par l'armée américaine. A votre connaissance, celle-ci était-elle rendue responsable de leur mort. Chirac avait-il à l'époque exigé le départ de Bush ?

    6.  Selon le rapport suivant, de la Fédération Internationale des Journalistes, le 8 avril 2003 est une date qui hante le journalisme. L'armée américaine a directement et délibérément tiré sur l'hôtel Palestine, où se trouvaient 150 journalistes, en tuant quelques uns.  Votre avis ?

    7.  Selon le rapport suivant, de RIA Novosti, se basant aussi sur l'avis de l'Union des Journalistes Irakiens, plus de 350 journalistes ont été tué en Irak depuis 2003. votre avis ?

    8.  A supposer que les USA soient responsables et comptables de la mort de ces journalistes, est-il dans l'intention de Juppé d'entreprendre une action quelconque à leur égard ? Votre avis ?

    9.  Juppé, suite, précisément, à la mort de M. Ochlik, a déclaré que cela « suffit ». Que Assad doit vraiment partir. Les deux dernières questions sont les suivantes :

    a.  Aussi tragique soit-elle, la mort du journaliste français aurait-elle beaucoup plus de valeur que celle des autres ?

    b.  Et si Assad n'obéissait pas à Juppé, que ferait ce dernier ?

    Voilà, Mesdames et Messieurs, la balle est maintenant dans votre camp. Vous ferez beaucoup avancer les connaissances des gens en émettant un avis de professionnels sur le sujet.

     

  • Homs ne craint pas l’assaut final, elle l’espère

    Une grande majorité d'entre ses habitants en tout cas, comme par ailleurs la très grande majorité des Syriens. Fatigués par onze mois d'une gigantesque prise d'otages, par quelques gangs armés, à l'échelle d'un pays, que la propagande « hystérique » de nos médias présente, aujourd'hui encore, comme des manifestants pacifiques, ce alors même que plus personne, ou presque, ne manifeste en Syrie. Il semblerait que leur vœu sera très bientôt exaucé, à moins qu'Angelina Joli n'ait dégainé la première (il ne faut tout de même pas oublier qu'il s'agit de Lara Croft ; brrrrrrrrr)

    A part cela, le terrible Juppé et la non moins terrible Clinton, ordonnant le départ du Président syrien dès les premiers jours des "manifestations pacifiques" insistent maintenant pour aboutir à une solution politique. Mais alors, moi qui croyais qu'Assad a perdu toute légitimité et "qu'il n'y a pas moyen" qu'il reste au pouvoir, ni qu'on négocie avec lui ! pour ne pas perdre la face, il leur en reste, les Américains précisent que cependant" toutes les autres options restent sur la table (j'adore cette expression) si Assad refuse de négocier. Bon.

    On aura tout vu dans la crise syrienne, y compris ce que l'on peut ranger dans la case du jamais vu, ce sur tous les plans : diplomatique, pour autant que ce mot ait encore un sens, politique et, surtout, médiatique. Je ne crois pas me tromper en affirmant qu'aucun autre événement dans l'histoire ne fut traité avec une telle intensité, un tel acharnement et avec autant d'application. C'est du quotidien, voire du multi quotidien.

    Que peut-on invoquer pour expliquer une telle hystérie ? Nous évacuons immédiatement les préoccupations démocratiques car cela ne fait plus rire personne. Serait-ce la compassion ? Que nenni, aux dernières nouvelles des milliers de personnes meurent chaque jour, et pas uniquement de faim, en Somalie et au Darfour (où plus de 300'000 personnes auraient péri). La misère et le désarroi des gens ? Hmmm. Lors de l'invasion « amicale » de l'Irak par les « libérateurs » Américains, plus de 4 millions des habitants de ce pays l'ont fui. Dans le cas syrien, malgré les essais désespérés des Occidentaux et aux dires même des « organisations humanitaires », le mouvement n'arrive pas à « décoller ». On a complètement oublié le grand camp de réfugiés sur la frontière turc et celui de Jordanie n'arrive pas à « attirer » plus de trois mille personnes. A propos du camp turc, où, tiens, Angelina Joli s'était rendue en son temps, savez-vous pourquoi plus personne n'en parle ? Serait-ce parce qu'il s'agissait, dès le départ, d'un camp destiné à accueillir les...gangs armés (ils s'appellent l'ASL) ?

    A propos d'ASL, où en est-on exactement ? On nous dit que les désertions se comptent par milliers ! Quel est le plus haut gradé ayant déserté ? En dehors, bien évidemment d'un colonel...à la retraite !

    Il y a, notamment dans le cas de Homs, quelque chose d'incompréhensible. Logique mais incompréhensible. C'est au moment même où les gangs armés et leurs couvertures médiatiques d'ici se targuent de contrôler la majorité de la ville, ils lancent, tous les deux, des appels désespérés à l'aide « parce que, je vous le donne en mille, le régime « réprime » les manifestants « pacifiques ». La même chose s'était déroulée dans les « banlieues » de Damas. Les médias d'ici ne tenaient plus sur place : l'ASL est à quelques mètres du Palais présidentiel. Ce sont les mêmes, exactement les mêmes, qui ont recommencé les larmoiements lorsqu'ils furent littéralement laminés par l'armée, la vraie.

    Ne l'auriez-vous pas encore compris ? Cela ne prend plus...depuis un moment déjà.

     

  • L'excellent Monsieur Ford

    Une des choses les plus remarquables dans la crise syrienne, c'est sa singularité. Rendez-vous compte : les USA, leurs laquais européens, les bédouins dans leur totalité...une offensive d'une violence inouï e et sans précédent s'abat sur ce pays. Des ambassadeurs rappelés, d'autres, syriens, renvoyés. Une hystérie fiévreuse s'est emparé des Occidentaux et leurs alliés locaux : la Syrie résiste.

    Certains acteurs semblent avoir des comptes personnels à régler avec la Syrie. L'antipathique Juppé poursuit inlassablement l'œuvre de son ex patron Chirac. Ce dernier, vous ne le savez peut-être pas, habite un luxueux appartement en face du Louvre offert gracieusement par Saad Harriri, vous savez, le fils de Rafik Hariri, assassiné en 2004 par les Syriens (selon, bien évidemment, les Américains et les Français). Depuis, on nous dit que c'est le Hezbollah. Et demain ?

    Un autre qui semble avoir des comptes personnels à régler avec la Syrie est Monsieur l'Ambassadeur.

    Monsieur Ford est l'actuel ambassadeur à...nulle part. Il est donc l'ex ambassadeur des USA à Damas. Accessoirement, il fut et est toujours un acteur majeur dans la crise qui secoue la Syrie actuellement. Il se trouve actuellement, avec la totalité de son staff en...Jordanie. Tiens, tiens : que se passe-il en Jordanie ?

    Après avoir « essayé » et partiellement réussi son entreprise malfaisante là où il était supposé représenter les intérêts » de son pays, cet agitateur professionnel s'en alla exercer ses talents chez le laquais local le plus fidèle : le roi de Jordanie. De là, il vient de publier, je crois que ce doit être la première fois dans l'histoire de la diplomatie, des cartes prises par les satellites américains de ce qui est supposé être des quartiers bombardés par l'armée syrienne. La folie dogmatique de cet homme n'a décidément aucune limite. A peine sortis, Moon of Alabama, célèbre blog de l'autre côté de l'atlantique, nous apprend que non seulement les clichés en question ne démontrent rien, mais que certains d'entre eux démontrent l'exact contraire. Pauvre Monsieur Ford. A noter que, à l'instar de tous les autres propagandistes d'ici, l'histoire n'a vécu que quelques heures, le temps de produire son effet immédiat et éphémère. Depuis, plus rien, zéro, le néant.

    Revenons à la Jordanie. Le « truc » de Deraa ayant échoué, de même que celui de Banias, Zabadani, Jisr el Shoughour (sur la frontière turc), Idlib et bientôt Homs, où les terroristes wahhabites vivent probablement leurs dernières heures, c'est la Jordanie qui est maintenant chargée de prendre la relais. Les Jordaniens vont très certainement le regretter.

    On assiste effectivement depuis quelques semaines à une sorte de « préparation  médiatique », un petit « show » montrant des blessés libyens arrivant en masse se faire soigner...en Jordanie. Pas en Tunisie, pas en Algérie, pas en Egypte, pas au Qatar, même pas en France, mais en Jordanie. La médecine jordanienne doit être à ce point performante...

    De plus en plus de voix s'élèvent en Jordanie, dans les endroits où la densité des « malades libyens » est assez forte, pour dénoncer les pratiques et exactions des « frères libyens ». Des rumeurs, non encore vérifiées, parlent de milliers de jihadistes libyens concentrés dans une zone militaire proche de la frontière avec la Syrie, certains d'entre eux semblent les avoir déjà traversées. D'autres rapports font état d'hommes et d'armes traversant la frontière irakiennes. Le but étant, évidemment, d'aider la révolte « pacifique » syrienne.

    A ce stade, nous n'avons toujours aucune réponse quant aux raisons de cet acharnement extraordinaire contre la Syrie. Quelqu'un aurait-il des pistes ? Attention, il y a un piège : il s'appelle démocratie et liberté.

     

  • USA - Al Qaeda : l'alliance de la terreur

    Les Américains et leurs laquais, d'un côté, et Al Qaeda, de l'autre, viennent de conclure une de ces alliances, apparemment contre nature, qu'on appelle parfois...objectives.

    Nouveau numéro un de la nébuleuse, apparemment mourante après l'élimination de son chef historique, Oussama ben Laden (vous vous rappelez les images spectaculaires d'Obama, une partie de son gouvernement et son état majeur suivant l'opération en directe ?) Ayman El Zawahiri vient nous rappeler les beaux jours du mouvement (terroriste ?) en appelant ses ouailles au « jihad ». Qu'a-t-il dit ? Mes frères de Jordanie, d'Irak, d'Egypte, de Libye, du Koweït, du Qatar, d'Arabie Saoudite et d'ailleurs, le Jihad en terre « d'Al Cham » (c'est le nom qu'on donnait à la Syrie du temps du Prophète) vous est dû. Vous devez  aider vos frères qui s'y battent déjà au nom d'Allah. Ne vous en faites pas pour l'acheminement, le financement et l'armement, nos amis...eh, ennemis...eh (Là on est vraiment perdu) vous y aideront. Il n'a pas prononcé cette dernière phrase mais cela ne change rien à l'affaire.

    Car, de leur côté, les amis d'aujourd'hui, ennemis d'hier et, de nouveau, amis de demain, se sont engagés à aider les terroristes luttant en Syrie pour la « démocratie et la liberté ».

    Aider, financièrement, logistiquement et militairement des combattants qui se trouvent être membres d'Al Qaeda, comment peut-on appeler cela ? Œuvre de charité, peut-être ?arab_islamic_killed_in_syria_inter.jpg

    Car aux dernières nouvelles, des dizaines et des dizaines de combattants pour la  « liberté » tués ou capturés, notamment à Homs, se révélèrent être précisément des Jordaniens, Koweïtiens, Libyens... A quand les agents USA ou Français, si ce n'est pas encore fait ?

    En voici quelques uns :

    Abou Hamza al Chami

    Abou al Bouraa al Salti le jordanien

    Anou Oussama l'émigrant

    Fouad Khaled el Koweïti (le Koweïtien) : Abou Hozaifa

    A propos d'agents, M. Burkhalter, notre ministre des Affaires Etrangères, vient de déclarer que notre pays ne tolérerait en aucun cas des activités illégales commises par des agents étrangers sur le sol helvétique. Il faisait écho à certaines informations, véhiculées par des opposants syriens habitant notre pays, prétendant être inquiétés, ainsi que les membres de leurs familles restés en Syrie, par des agents du régime syrien. Personne ne peut même songer à penser le contraire, cela va de soi. Là où il y a problème, très gros problème, très très gros problème, c'est que de telles activités, à une échelle bien plus grande, furent effectivement conduites sur notre sol par des agents américains, dont certaines avaient même trait à des actes de tortures, sans que cela ne gêne grand monde. Mieux, je veux dire pire, bien pire, on a complètement étouffé l'affaire. Qu'en dit justement le procureur Marti ?

    Quant à certains des persécutés d'ici, alors même qu'ils aient tenté le coup il y a de cela quelques mois, le but poursuivi est on ne peut plus clair : pousser la Confédération à exiger le départ des diplomates syriens d'ici. Je rappelle juste qu'après onze mois d'insurrection sanglante, pas un seul diplomate syrien, que dis-je, même pas une secrétaire de dixième rang, avec tout le respect que je leur dois, n'a quitté sa fonction, ce malgré les intimidations et, quant celles-ci ne marchent pas, les millions. Dès lors, il faut faire autrement.

    Voici, à propos des persécutés d'ici, un échantillon de ce qu'on peut trouver sur leurs pages Facebook, tout près de chez nous.

     

    Appel des Eaux-Vivces à brûler des pneus.JPG

    Dernières nouvelles : la nouvelle paraît bizarre mais, selon la prmière chaîne télé saoudienne, le Royaume Hachémite aurait lancé un ultimatum de 72 heures à la Syrie sinon ses troupes entreront sur le territoire syrien. Pardon, je ne devrais pas faire cela mais...héhéhéhéhéhéhéhéhéhéhéhéhé, difficile de s'arrêter. Mais en fait, peut-être que je me trompe, puisque le "grand Qatar" a menacé la Russie ! La dernière fois que les bédouins sont entrés chez d'autres bédouins, c'était pour mâter les contestations "démocratiques" au Bahrain.

    A la dernière réunion de la Douma, 445 députés, sur un total de 450, ont totalement approuvé les décisions de leur gouvernement concernant la crise syrienne. Cherchez juste le nombre de députés pro Poutine et vous comprendrez l'importance de ce vote.

     

     

     

     

     

     

     


  • La Syrie négociera

    Oui, mais à partir d'une position de force. C'est-à-dire une fois que les terroristes auront été éradiqués.

    Acte 1 : Dans les couloirs du Conseil de Sécurité, quelques minutes avant le vote et le fameux double véto sino-russe la Syrie, une conversation étrange entre l'ambassadeur Tchourkine et l'homme le plus puissant du monde, le bédouin Hamad le Qatari eut lieu, démentie par la suite, alors même que France 2 semble l'avoir enregistrée. Dans celle-ci, le bédouin menace M. Tchourkine, lequel aurait répliqué en disant que le bédouin n'est là que parce qu'il est invité, qu'il doit revenir à sa taille normale et que M. Tchourkine ne parle qu'aux grands de ce monde. Certaines sources disent même que le Russe aurait dit au bédouin que le pays de ce dernier pourrait revenir à ce qu'il était cent ans en arrière : lorsqu'il n'existait pas encore.

    Acte 2 : Un déchaînement de violence suite au double véto sino-russe. Rice  est « scandalisée ». Pourquoi est-elle scandalisée ? Parce que des Chinois et des Russes sans cœur ont osé le faire au mépris de la souffrance d'un peuple martyrisé par son dictateur.

    Le véto russe scandalise Madame Rice. Mais les 62, soixante deux, vétos des USA en faveur d'Israël, non.

    Ceci scandalise madame Rice.

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    Mais pas cela

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    Acte 3 : Le ministre russe des affaires étrangères, accompagné du chef des services de renseignements extérieurs, se rendent deux jours après le vote à Damas. L'accueil est triomphal et digne d'un chef d'état. Certaines sources disent que M. Lavrov est venu non seulement confirmer le soutien de la Russie mais également son concours technique. Non seulement le scénario libyen ne se répétera pas, mais la Russie semble prête à prendre part à un éventuel conflit, aux côtés de la Syrie. La nouvelle guerre froide sera bien plus tiède qu'on ne le croit. Je vous laisse imaginer les conséquences.

    Acte 4 : On l'aura compris, la Syrie est, malheureusement, le théâtre de la nouvelle, et ultime, confrontation est-ouest. Jusqu'où peut alors aller la Russie ? Jusqu'à :

    1.       Couper l'approvisionnement en pétrole et gaz par le détroit d'Ormuz. Eh bien oui. Elle fera probablement comprendre au monde entier que c'est elle, et non pas l'Iran, qui le fait.

    2.       Fermer le gazoduc le « Nord Stream ». L'Ouest sera à genoux en l'espace de deux semaines.

    Ce dernier acte est de la science fiction. Il serait cependant utile, pour les Russes, de faire comprendre qu'il n'est pas totalement exclu.

    La guerre se fait aussi comme cela.

     

  • Syrie, pas encore démocratique et Egypte, totalement démocratique

    Les Occidentaux ne se cachent plus : il faut financer, soutenir et armer les insurgés syriens, comme si cela n'est pas encore fait. La seule différence, BHL n'est pas encore sorti de l'ombre dans cette affaire et ne se balade pas dans le désert syrien. Il est bien claire que, à l'instar des précédentes tentatives visant à "isoler" un "coin" en Syrie faciltant une intervention occidentale, ce dernier essai finira par échouer aussi. De toute manière, le sort des terroristes semble scellé. C'est question de jours, sinon d'heures.

    Pour ce qui est du Parlement égyptien, installé démocratiquement et applaudi à en rompre les tympans par nos lamentables politiciens et médias, voici l'exploit d'un de ses membres, démocratiquement élu. Nul besoin de traduire quoi que ce soit : le député, démocratiquement élu, se lève, interrompt la séance et fait l'appel du Muezzine à la prière, au beau milieu du Parlement.

    Le Figaro : appel à la prière au parlement égyptien


    A la question dedefault.jpg savoir si des parlementaires coptes pourraient faire sonner les cloches, une fatwa est vite sortie : non, car le prophète dit que les cloches sont les clarinettes de Satan.

    Enfin, un petit cadeau à nos chers analystes, connaisseurs, spécialistes du monde arabo-musulman et...je ne les oublie bien évidemment pas, journalistes férus de vérité, un de leurs nouveaux chéris, un frère musulman du même parlement (il paraît qu'ils sont moins fondamentalistes que les salafistes) s'est levé et lancé, lui aussi, une petite fatwa au beau milieu de la séance disant que rien ne doit perturber l'appel à la prière de l'Oumma (Oumma = peuple).

    Réjouissons-nous. Bientôt ce sera le tour du Palais Bourbob, suivi, à moins que ce ne soit précédé, par notre cher parlement fédéral. Personne n'y trouvera rien à redire : c'est bien le peuple (l'Oumma) qui l'a voulu.

    Allez, pour finir, un petit sourire. Il paraît que, suite au véto sino-russe de la semaine dernière et alors que Hillary Clinton avait essayé d'appeler son homologue russe Lavrov, celui-ci aurait répondu qu'il n'avait pas de temps. A voir ces images, on comprend un peu pourquoi.

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  • Banques et argent, oui. Sport, talent et succès, non : le cas Alisson Perticheto

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    Diamant pur, comme certains, à commencer par son ex-entraineur, la nomment, Alisson Perticheto, grand espoir du patinage artistique suisse, ne patine déjà plus à Genève et ne patinera certainement plus jamais pour la Suisse.

    Lisez bien, vous n'en croirez pas vos yeux : elle n'arrive pas à trouver assez d'heures d'entrainement dans nos patinoires. A Annecy, où elle a décidé de s'exiler, elle pourra passer tout le temps qu'elle souhaite sur la glace. Qu'à fait notre pays pour la retenir et lui permettre de faire éclater tout son talent ? Rien, absolument rien.

    En Suisse, c'est encore plus valable pour le patinage artistique que pour les autres sports, tout, absolument tout, repose sur le talent pur de la sportive et les capacités financières de...sa famille. L'heure d'entrainement, hors finances d'inscription au club et frais accessoires, coûtant entre 80 et 120 francs, et le besoin d'entrainement journalier étant de l'ordre de 1 à 4 heures, selon l'âge et le niveau, vous pouvez imaginer les sommes astronomiques que les parents doivent consacrer au sport de leur enfant. On peut juste espérer que certains sponsors viennent mettre la main à la pâte mais cela n'intervient jamais avant la confirmation du talent de la fille (au moins podiums récurrents nationaux, voire européens), du garçon, et ne couvrira pas plus de la moitié du budget.

    Allison concourra désormais pour les Philippines, pays d'origine de sa maman. Je ne serais pas étonné de savoir que ce pays prenne à sa charge la totalité des coûts, ce serait tout à son honneur.

     

  • Ils ne sont qu'une minorité

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    Une de mes occupations favorites depuis toujours fut et est toujours de souligner les phrases, expressions, devenues des lieux communs, que les gens, notamment les politiques et les médias, répètent à longueur de journée parfois sans même réfléchir à ce qu'ils disent tellement cela est devenu banal.

    Ils ne sont qu'une minorité.

    On aurait pu aussi ajouter : stigmatiser (ne pas stigmatiser), marginaliser (ne pas marginaliser), amalgame (ne pas faire d'amalgame), et j'en passe.

    Ce matin à la radio, on parlait des juifs ultra-orthodoxes en Israël, il y a maintenant des orthodoxes et des ultras, qui persécutent les filles qui, selon eux, s'habillent d'une manière indécente, qui séparent les hommes des femmes dans les bus, qui veulent interdire aux femmes de l'armée de chanter car cela excite leurs collègues masculins, ainsi qu'un certain nombre de choses qui, selon eux, mettraient la société israélienne en contradiction avec la...oups, j'allais dire la Charia.

    Comme pour les autres, les gens de la Charia, le commentateur s'empressa de dire qu'il ne s'agit que d'une minorité, à peine 10 à 15% de la population, que cela reste un phénomène marginal et que et que et que...je vous épargne la suite de la phrase. Car, on connaît la suite :

    Les fondamentalistes tuCharly Hebdo.jpgnisiens sont une minorité

    Les fondamentalistes libyens sont une minorité

    Les fondamentalistes égyptiens sont une minorité

    Plus près de chez nous, je veux dire chez nous :

    Les fondamentalistes du Conseil Central Islamique (iste ?) sont une minorité

    Ceux qui ont détruit les locaux de Charlie Hebdo sont une minorité

    Tous les tarés de la terre ne constituent que des phénomènes marginaux, des minorités. LA GRANDE MAJORITÉ n'a rien à voir avec tout cela. Mais oui.

    On se demande vraiment pourquoi la plus grande puissance militaire du monde a dépensé plus de 800 milliards de dollars juste pour combattre une...minorité.

    L'Histoire, seule véritable matière à devoir être enseignée en priorité, nous apprend que jamais la majorité ne l'a faite, l'Histoire. Ce sont toujours des minorités, très bruyantes, agissantes et, la plupart du temps, « violentes » qui déterminent le cours des choses. Je vous rappelle seulement celles qui, depuis 1917, ont coûté plus de 60 millions de victimes à l'humanité : les communistes russes et, les minoritaires du Parti National Socialiste. Lisez bien, puisque vous adorez ça :

    1924 : 3% des voix

    1928 : 2.4% (bien moins, beaucoup moins que la fameuse limite des 10 à 15%, si chère à nos commentateurs)

    Même en 1932-33, il ne remportèrent que...30% des voix, ainsi que le...pouvoir.

    Dormez en paix, ils ne sont qu'une minorité.

    Pendant son séjour à Dachau, Martin Niemöller a écrit :

    « Quand ils sont venus chercher les communistes, je n'ai pas protesté parce que je ne suis pas communiste.

    Quand ils sont venus chercher les Juifs, je n'ai pas protesté parce que je ne suis pas Juif.

    Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n'ai pas protesté parce que je ne suis pas syndicaliste.

    Quand ils sont venus chercher les catholiques, je n'ai pas protesté parce que je ne suis pas catholique.

    Et lorsqu'ils sont venus me chercher, il n'y avait plus personne pour protester.

    Rome n'est pas tombée sous les coups des "barbares", elle s'est offerte, mûre et à la limite de la pourriture. La revoilà qui se donne au plus offrant.

    Aujourd'hui, en France, il y a des villes dont les maires refusent de célébrer des mariages entre une Marocaine et un Français s'il n'est pas converti à l'islam. Cela se passe en France, en 2012, ce sont des élus de la République, non pas des imams, qui l'exigent.

    Ils ne sont peut-être qu'une...minorité.

     

  • Les soutiens de la Syrie se comptent sur les doigts d'une seule main

    Les soutiens de la Syrie.PNGDeux mots après quelques jours d'arrêt. Pour vous parler, encore une fois, malheureusement, du bla bla journalistique, mais aussi politique, habituel, raconté pour ne rien dire, écrit pour être consommé sans être lu.

    C'est un journaliste d'I-télé, dont j'oubliai le nom, qui en parle. Il n'est pas le premier.

    Ainsi, les soutiens de la Syrie dans le monde se comptent sur les doigts d'une seule main, et encore, ils sont généreux. Faisons les comptes :

    Russie

    Chine

    Inde

    Iran

    Brésil

    Vénézuela...et quelques autres.

    Cela fait, si toutes les études démographiques ne sont pas falsifiées par le régime syrien, quelque 3 milliards de personnes, plus de 40% de la population mondiale. La main en question doit avoir souffert d'un dérèglement génétique suite à une exposition prolongée aux radiations de...allez, Fukushima, ça vous va ?

    Il est vrai que les « adversaires » de la Syrie sont emmenés par le Qatar, brrrrrrr. Ce dernier compte 830'000 habitants, dont 80% sont des...indiens, pakistanais, iraniens... Il possède en outre une chaîne de télé et...un club de football.

    A se demander combien de temps cela va encore durer. Ils sont vraiment infatigables. Mais bon, il paraît, selon ce même journaliste, qui le dit totalement dépité, que le temps joue en faveur des autorités syriennes.

     

  • France Info, et certains autres : honte à vous

    Il y a de cela quelques mois, l'attaque, probablement montée de toutes pièces, d'un opposant syrien à Genève par des membres des services de renseignements syriens spécialement envoyés pour lui, avait mobilisé la totalité des médias romands, dont les journalistes sont confortablement installés dans leurs bureaux. Mercredi, un journaliste de France 2, envoyé avec l'autorisation des autorités syriennes couvrir les événements à Homs pour le compte de l'émission « Envoyé Spécial » trouvait la mort dans des circonstances tragiques. Ce matin, alors même qu'il s'agit d'un des leurs, seuls quelques uns en parlent, reléguant l'information à la 7ème ou 8ème page. Les confrères du journaliste décédé sont certainement gênés d'admettre la réalité. Dès avant hier déjà, il semblait acquis que le groupe de journalistes a été visé par des tirs de roquettes d'insurgés armés. Ceci n'a pas empêché les journaux, TDG d'hier, entre autres, de titrer : un journaliste tué par une explosion. Cela n'a pas non plus empêché France Info de passer l'information toute la journée en parlant d'obus. Ceci n'a pas d'importance ? Au contraire, toute l'importance est là.

    France Info a donc passé toute la journée à parler d'un « journaliste français tué par l'explosion d'un obus alors qu'il couvrait une manifestation à Homs (on ne précise pas qui manifeste) ville qui subit la répression du régime, ont déclaré des activistes pro-démocratie ». Je vous laisse imaginer les conclusions de ceux qui écoutent ça. Pas un mot, bien sûr, sur le rapport d'un témoins "oculaire", un des leurs aussi puisqu'il s'agit d'un journaliste de la...BBC , qui, dès mercredi, parlait de roquettes « sans nul doute » tirées par des insurgés armés.

    En soi, cela ne me gêne pas autrement. Un peu plus de discrédit jeté sur ces pratiques journalistiques douteuses. Là où je me sens attristé, c'est qu'au service de la guerre qu'ils mènent consciemment contre la Syrie depuis plus de onze mois, ils sont prêts à marcher sur la dépouille d'un des leurs.

    Un peu plus près de chez nous, le portail internet de Swisscom consacrait pratiquement un sujet par jour à la Syrie. Rien sur Gilles Jacquier. Quant à la TSR, la nouvelle fut transmise à la manière de France Info avec, en prime, la phrase du présentateur qui précise que le régime organise une répression féroce. Le but est atteint. Vive le professionalisme et l'hônneteté journalistique.

    Il y a de cela onze mois, précisément, même moi pouvais avoir un petit doute. Plus maintenant.

    Honte à vous.

     

  • Syrie : un journaliste français tué à Homs

    ec186e70-3c89-11e1-9ebd-eaf60b90cb37.jpgLe stupide ministre français des affaires étrangères, Alain Juppé, vient de déclarer, en réaction à la mort regrettable d'un journaliste de France 2 à Homs, je cite : toute la lumière doit être faite sur les circonstances de ce décès et qu'il « appartient aux autorités syriennes d'assurer la sécurité des journalistes ».

    On ne comprend vraiment plus ni ce qu'il dit, ni ce qu'il veut.

    Résumons : on reprochait aux autorités syriennes la fermeture des frontières aux correspondants étrangers. Lorsque ces mêmes autorités expliquaient cela par le souci de les protéger, tout le monde riait. On disait même : laissez-nous entrer, après, c'est notre risque. De quoi se plaint-on exactement ? Depuis quand la protection des ressortissants étrangers, quels qu'ils soient, est du ressort du pays qui les accueillit ? Et puis, à supposer même que cela soit vrai, de quoi accuserait-on les autorités syriennes ? De suivre les journalistes à la trace afin de contrôler leurs mouvements et les empêcher de faire leur travail. N'est-ce pas vrai qu'il faut savoir ce qu'on veut à la fin ? Voulez-vous être accompagnés et protégés ou non ?

    Gilles Jacquier se trouvait à Homs avec un groupe de journalistes entrés avec une autorisation officielle des autorités syriennes, ceci est important à relever. Par ailleurs, comme le souligne la TDG dans sa version électronique TDG.ch : un journaliste français tué à Homs les autorités syriennes ont parfaitement respecté le protocole de la Ligue Arabe prévoyant le déplacement libre des médias étrangers. Ce que, comme d'habitude, les médias, étrangers, oublient de dire est que les journalistes semblent avoir été bien escortés, que, lisez bien ce qui suit (c'est un journaliste de la BBC qui le raconte et Le Figaro.fr qui le rapporte) un attroupement pro-Assad s'est formé et a commencé à scander des slogans favorables au régime. Soudain, une roquette RPG a frappé la foule et huit activistes pro-Assad sont morts. Le grouCapture.JPGpe de Jacquier est accouru pour voir ce qui se passe et c'est à ce moment qu'un deuxième RPG a été tiré dans leur direction. Selon le journaliste de la BBC, "le doute n'est guère permis : sauf à imaginer que le régime tire sur ses propres partisans, les roquettes ont été tirés à partir des zones rebelles et visaient des pro Bachar".

    Le Figaro.fr : un journaliste français tué à Homs, en Syrie

    Le Figaro.fr : un journaliste de la BBC présent à Homs témoigne

    Voyons voir ! Des journalistes escortés, un attroupement pro-régime et des gens qui leur tirent dessus ! Qui ce pourrait être ?

    Des manifestants « pacifiques », très certainement.

    Mes pensées vont à la famille de ce pauvre journaliste, ainsi qu'à toutes les victimes innocentes de cette terreur « pacifique ». Dans un rêve qui ressemblerait plutôt à un cauchemar, je vois ce garçon tué par des gens financés, armés et, pour certains, entrainés par les autorités de son propre pays, dont le ministre des affaires étrangère réclame maintenant des comptes.

    Anouar Malek, seul observateur de la ligue arabe à avoir démissionné, vient de se faire interviewé par Al Jazeera, habillé (dans les studios de la télé) de son gilet orange. Il a dit que les manifestants étaient "entièrement" pacifiques. On ne connaît en revanche pas le montant que la chaîne qatari lui a payé.