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  • Onfray, la classe, la connaissance et le superbe, face à...Rochebin, désormais star sur LCI

    J'avais, je l'avoue, un minimum d'estime pour ce "journaliste" qui, de temps à autre, donnait l'impression d'une certaine hauteur dans le traitement qu'il faisait d'un tel ou tel sujet. Finalement, il s'avère n'être rien qu'un...journaliste. Et les appels des sirènes de la gloire (encore faut-il s'entendre sur ce terme) sur LCI n'ont pas vraiment arrangé les choses.

     

    Mardi dernier, Darius Rochebin recevait le grand Onfray dans son émission sur cette chaîne française où il officie depuis quelques semaines dans la tranche de 20h00 - 21h00. J'ai toujours été admiratif du philosophe, de sa grande culture, de ses analyses d'une qualité exceptionnelle et, surtout, de son éternel calme. Le calme de celui qui est sûr de ce qu'il dit. Celui qui sait qu'il est difficile d'être contredit. Dès lors, Rochebin n'a rien trouvé de mieux que de revenir à ses classiques, enseignés à l'école de "journalisme" qu'il a dû fréquenter. Je ne reviendrai pas sur la totalité de l'entretien où l'on voyait clairement Onfray se demander ce qu'il faisait là, mais uniquement sur un seul moment où l'écrivain/philosophe revenait pour la énième fois sur la qualité (la qualité) de la vie d'avant en comparaison de la seule chose qu'on entend aujourd'hui : la quantité. Et, là (je n'arrive toujours pas à réaliser que ce journaliste l'ait vraiment dit) Darius lui réplique : "mais la quantité, c'est bien aussi, non ?".

     

    Mais bien sûr Darius. La quantité c'est très bien. C'est même super bien. La preuve, vous n'avez qu'à constater (si cela est encore possible pour vous) la "quantité" d'âneries que les "stars" télévisées prononcent. Ni une ni deux, Rochebin dit à Onfray : "la quantité c'est aussi bien, non ? Regardez, on vit plus longtemps aujourd'hui". J'ai bien vu la tête de Onfray. Je suis certain qu'il se demandait s'il était en train de rêver mais, toujours aussi calmement, il répondit : "trouvez-vous que vivre 4 ou 5 années de plus comme un légume dans un EHPAD soit une évolution dont il faut se réjouir ?". Et c'est comme s'il n'a même pas entendu la réponse (normal, les journalistes savent uniquement poser des questions), Rochebin est revenu à la charge : "mais on vit plus longtemps aujourd'hui, c'est bien, non ?".

     

    A un moment, Darius fait appel à une collègue qui s'occupe du désormais célèbre "rechecking" (bureau des vérificateurs - "Big Brother is Watching You"). Le but, puisque le "journalisme" ne suffit apparemment plus, est de vérifier (par les journalistes) si les informations qui circulent (surtout sur cette horrible toile) sont vérifiées ou vérifiables. Et là, la collègue en question nous sort des chiffres édifiants sur la détérioration générale des conditions de vie dans le pays : pauvreté augmentée de presque 15%, tout comme l'accès aux soins, etc. Mais aussi, entre autres, espérance de vie augmentée de quelques années. Et là, croyez-le ou pas, Darius : "vous voyez, tout n'est pas noir".

     

    Eh oui, Darius. On vit plus longtemps aujourd'hui. Ce qui permet aussi d'accumuler une quantité (tiens, tiens) d'âneries encore plus importante.

  • Professeur d'Histoire décapité : pas de stigmatisation

    Vendredi 22h30, Macron, le vrai assassin de ce professeur, est allé sur place prononcer un énième discours à la con dans lequel il promet, pour la énième fois, les pires châtiments aux assassins et jure, aussi pour la énième fois, qu'ils (ceux qu'il n'a pas nommés) ne passeront pas et blablablbla. Derrière lui se tenaient Blanker, le ministre de l'éducation nationale et Darmanin, la pile Duracell, dont le grand-père priait Allah. A la fin du "discours" le "super" journaliste de la chaîne que je regardais à ce moment-là n'a pas hésité une seule seconde : "paroles fermes et fortes" du chef de l’État.

     

    Ouaiiii.

     

    Paroles fermes et fortes.

     

    Macron nous annonce que l'obscurantisme ne...passera pas. Amen. En 2015, l'obscurantisme n'a pas passé, pas plus qu'en 2016, 2017, 2018, 2019 ou 2020. Après la décapitation du père Hamel au sein même de son église, suite à quoi, on nous annoncé, tout comme pour Charlie Hebdo, Nice, Bataclan, etc.

     

    Macron fera encore mieux que ses prédécesseurs. C'est à dire...rien. Et les minables de l'info nous raconteront leurs âneries habituelles.

     

    Leurs âneries à la con, de cons.

  • LGBTQ, etc., comme quoi, la RTS peut aussi informer

    Dimanche soir, je zappe en commençant par RTS 1, puis RTS 2 où, presque halluciné, je tombe sur un animateur recevant un certain Sébastien Chauvin. Ce dernier est ni plus ni moins le directeur du :

     

    "Centre en études genre CEG" de...l'UNIL.

     

    Nous avons maintenant un centre d'études de genre à l'université.

     

    Voilà. Il y a de cela quelque temps et pour plaisanter, j'avais allongé le sigle LGBT de quelques lettres plus moins fantaisistes. Il se trouve que je n'y étais pas du tout et que, effectivement, LGBT c'est déjà du passé et que, désormais, que dis-je, pour l'instant, car on ne sait jamais, il faut parler de LGBTQQIAAP (LGBT étant donc presque du passé, on ajoute maintenant Q (queer), Q (questionning, ceux qui se questionnent, waooo), I (Intersexué), A (asexuel), A (Alliés, mais pas fous alliés) et, en attendant, P (pansexuel, ceux qui tirent sur tout ce qui bouge).

     

    Tout cela est maintenant étudié et enseigné à l'UNIL. Mieux même : un "centre d'études" y est consacré.

     

    A force de le répéter, cela devient parfois fatiguant, je le sais. Mais bon. Dimanche soir et alors que le "petit" discutait avec moi de Rome, un de mes sujets favoris d'Histoire, il me posa LA question : "pourquoi a-t-elle chuté" ? A cause d'aucune des raisons que ton enseignant(e) t'a racontées. Il se trouve que le "petit" connaissait déjà ma réponse. Il se trouve aussi qu'il a contredit son enseignante : "non, Madame, Rome n'est tombée qu'à cause de sa décadence".

     

    Alors voilà. LGBTQQIAAP (FGHIJKLM...) foutez-nous la paix. Baisez avec qui vous voulez et comme vous voulez mais foutez-nous la paix. Nous, les passéistes, arriérés, archaïques, rétrogrades et réactionnaires, enfin les "hétéros", on n'emmerde pas le monde avec nos parties génitales et ce qu'on fait avec. Et puis, franchement, vous n'avez strictement rien inventé. Bientôt, on légalisera le passage à l'acte avec son fils, sa fille, son frère et sa sœur, sa mère ou son père et, tant qu'à faire, son chien. Les Égyptiens et, après eux, justement, les Romains, y étaient déjà.

     

    Comme quoi, je comprends maintenant parfaitement cette saloperie consistant à dire : "une bonne guerre. ça leur apprendra peut-être à vivre".

     

    Peut-être.

     

     

  • Sophie Pétronin, otage "française" libérée au prix de centaines de terrorsites jihadistes

    Voilà, elle est "libérée". Sophie Pétronin, une septuagénaire aux mains de jihadistes maliens depuis quatre ans, a été libérée par ces derniers. Ceux-ci avaient exigé la "libération" simultanée de certains des leurs. Au départ, il s'agissait de 56 terroristes et, comme d'habitude, il aura suffit de 24/48 heures pour qu'on apprenne qu'on a affaire à une "libération" de masse de plusieurs centaines de jihadistes.

     

    Mais tout cela n'est pas vraiment la partie la plus "savoureuse" de l'affaire. Le plus intéressant est de voir, comme d'habitude, la manière dont les parties prenantes, État, médias (toujours eux) et...cette dame, ont présenté la chose.

     

    Pour se dégager totalement de sa responsabilité, tout en bénéficiant d'un retour médiatique, aussi éphémère soit-il, la France a attribué la conclusion de l'affaire au Mali. Au point que le transport de la dame a été assuré par ce dernier alors que de tout temps et de la manière la plus naturelle qui soit, ceci devait l'être par les forces françaises présentes sur place. C'est donc l’État malien qui est derrière tout cela. Nous nous excusons auprès du contribuable français mais aussi auprès des parents des militaires tués au Mali. tout comme auprès de ceux qui sont encore en vie et qui ont capturé tous ces terroristes qui viennent d'être libérés.

     

    Il y a ensuite les "journalistes", encore et toujours eux. Nulle part, je dis bien nulle part, les tous premières paroles prononcées par la "Dame" n'ont été reprises. On y reviendra dans le paragraphe suivant. Un exemple, celui de France Info où le "journaliste", sortant très certainement d'une école de journalisme où l'on apprend à devenir animateur de télé-réalité, a relaté l'affaire sans revenir ne serait-ce qu'une seconde sur les déclarations de l'ex-otage. Rien sur la conversion à l'islam, ni sur le voile qui ne quitte plus sa tête. Il interview tout d'abord un "psychologue" (il en faut toujours un dans de pareils cas). Ce dernier nous sort ses âneries habituelles et le journaliste, pour montrer sa grande culture, nous sort à son tour l'éternel poncif : "syndrome de Stockholm" ? "Oui, peut-être", répond le...psychologue. Il reçoit ensuite le fils de Mme Pétronin, celui qui a remué ciel et terre pour sauver sa maman. Ce dernier ne tarit pas d'éloges sur le caractère battant et la résilience à toute épreuve de "maman". "Elle est incroyable. Elle serait toujours capable de se faire des amis, même dans les pires circonstances". Il ne croit pas si bien dire, le petit. Sa chère mère a passé les quatre dernières années avec de vrais amis.

     

    Justement.

     

    Lors de la toute première interview "accordée" par Madame, cette dernière s'est littéralement offusquée lorsque le journaliste lui a parlé de ses ravisseurs/geôliers en les appelant "jihadistes". La Dame n'était pas contente du tout. "Pourquoi les appelez-vous jihadistes ?". "Ce sont des opposants au régime et au gouvernement sur place". "Et puis d'abord est-ce que vous savez ce que signifie jihad ?" (elle est devenue spécialiste de la langue arabe). "Jihad veut dire guerre", explique-t-elle. Non, Madame, jihad veut strictement dire partir en lutte au nom d'Allah et ce contre tous ceux qui ne se soumettent pas. Il se trouve que je maitrise cette langue infiniment plus que vous, espèce de jihadiste idiote. La dame n'a même pas accepté que le journaliste de RFI, Serge Daniel, parle de geôliers.

    "- Sur mes geôliers ?
    - Oui, sur vos ravisseurs…
    - Appelez-les comme vous voulez. Moi, je dirais que ce sont des groupes d’opposition armée au régime. Il y a eu celle de 1990. En 1996, ils ont signé des accords de paix. Si nous voulons la paix réellement au Mali, il faut que chacun respecte son engagement."

    Et le journaliste de relancer:
    "- Ce ne sont pas des jihadistes, vos ravisseurs ?
    - Pourquoi vous les appelez jihadistes, parce qu’ils font le jihad ? Vous savez ce que ça veut dire en français : 'jihad', c’est 'guerre'."

    Pour Sophie Pétronin, le "gouvernement de transition" (...) "a demandé la libération de (ses) militaires" comme l'auraient fait les "armées française, congolaise ou malienne ou américaine". Et Sophie Pétronin de revenir sur le 'Jihad', "c’est 'guerre' en français et c’est une guerre entre des groupes d’opposition armée au régime, ils trouveront le chemin pour la paix. Je leur souhaite en tout cas vivement."

     

    Voilà. Madame Pétronin n'était pas du tout prisonnière, encore moins chez des geôliers jihadistes. Elle était, pendant 4 ans, l'invitée de "ses" amis. Cela l'agace par ailleurs beaucoup que l'on parle d'eux autrement que très positivement. Madame Pétronin n'a rien fait d'autre que de participer au jihad. Elle a utilisé la vanité, stupidité et inconséquence des responsables politiques de son pays, la France (hélas) pour l'aider dans son "jihad". Je plains juste les parents des jeunes militaires tués là-bas (ce alors même que, sur le principe, je serais très heureux que la France soit vaincue). A la place de l'un d'entre eux, je n'hésiterais pas une seule seconde. Je ferais en sorte que la dame parte au plus vite auprès de son nouveau dieu, dans le paradis des jihadistes. Et, en tant que suisse, c'est une colère encore plus terrible qui me saisit à l'écoute de cette nouvelle islamiste annoncer froidement que ses "amis" d'AlQaida (opposants au régime malien, selon elle) lui ont appris avoir exécuté l'autre otage qu'ils détenaient, la suissesse Béatrice Stoeckli.

     

    A ce propos, regardez le traitement minable, lamentable, pitoyable et désastreux réservé à cette affaire par la RTS d'hier et d'aujourd'hui (ce billet a été écrit samedi, à 19h45)

     

    Enfin et comme d'habitude, nous assisterons bientôt, lorsque les élèves des écoles de journalisme, de l'ENA, de Sciences Po, etc. ne pourront plus faire autrement que de le "constater" à la sortie des odeurs de la pourriture habituelle. En d'autres termes...à la vérité. Car enfin :

    • Cette dame a dit mot pour mot que "contrairement à ce que certains pensent, je vais bien"
    • "Je n'étais pas prisonnière".
    • Pis. "Pourquoi dites-vous que ce sont des geôliers ?"
    • "Je n'étais pas prisonnière".

     

    Mais alors, on l'a libérée de quoi et de qui ?

  • Pandémie COVID-19 : ça recommence

    Décidément, ils ne renoncent jamais. Dans sa version "Abo", la TDG met en première page et en première ligne : "A quoi ressemblera le monde "d'après" la pandémie ?". Pour cela, la TDG anime (rien de moins que cela) un "débat" (encore un) à l'Uni Mail où trois "experts" (oh là, là, encore eux) "d'horizons différents" en livreront leur vision.

     

    Comme je ne suis pas un "expert" en quoi que ce soit (du moins pas selon le point de vue du TDG, de la RTS, etc., etc.,) je me contente ici de "livrer" non une analyse mais une simple et toute petite constatation.

     

    Entre le 16.03.2020 et à peu près fin juin, les rues étaient vides. Depuis le déconfinement, c'est deux fois pire qu'avant.

     

    Donc, Messieurs les "experts", vraiment pas besoin de se fatiguer. Il paraît même que le monde devait changer après Solferino, la première guerre mondiale, la deuxième, etc., etc., etc.,

     

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  • Arménie : cela me coûte mais bravo la France

    Oui, cela me coûte, surtout sortant de la bouche de ce président, comme cela me coûte encore plus d'admettre que le minable russe, roi du monde, n'ait pas fait la moindre déclaration digne de ce nom alors même qu'un traité de sécurité lie les deux pays. Je parie même (on verra dans quelques jours, comme d'habitude, lorsqu'enfin les "médias" commenceront à s'y intéresser) que la Russie a intimé à l'Arménie l'ordre de ne pas faire appel à ce traité. Oh, la France n'y fera bien évidemment rien, en dehors des déclarations d'intention, mais c'est déjà cela. On sait aussi que c'est surtout le contentieux personnel qu'a Macron avec Erdogan qui pousse le premier à bomber le torse et c'est là même que le bât blesse. Le turc, un véritable minus comparé aux supposés géants que sont les Américains, Russes, Européens et, dans une moindre mesure, Chinois, fait ce qu'il veut. Ne déclare pas mais FAIT ce qu'il veut, en Libye, Syrie, Irak, Méditerranée et maintenant en Asie Mineure. Il soutient directement les Azerbaïdjanais et déclare d'une manière aussi directe que cela est possible qu'il est temps que la question du Nagorny-Karabach soit définitivement résolue. Que la Turquie fera tout pour aider l’Azerbaïdjan à gagner cette bataille. La chose prend même une signification infiniment plus dramatique venant d'un...génocidaire. Oui, je n'hésite pas à employer ce terme. Le Turc n'hésite pas une seconde à entrer directement dans la guerre qui oppose l'Azerbaidjan à l'Arménie. Contre le peuple dont ses ancêtres furent les génocidaires.

     

    Il n'est pas idiot, le Turc. Il sait juste que face à lui, il n'y a que des femmelettes et des minables. Il a aussi peut-être lu l'histoire et s'est dit que celle-ci est un perpétuel recommencement. Il sait que les Américains sont prêts à fermer les yeux, voire même l'aider, pour emmerder le Russe. Ce dernier ferait de même, voire même plus, pour sortir de l'encerclement. Quant au Européens, mon Dieu...Mon Dieu.