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Médias, journalistes et réinformation

Le petit article paru aujourd'hui à la neuvième page de la Tribune de Genève me paraît extrêmement intéressant. Monsieur Allemand, l'auteur, y parle d'une résistance syrienne qui "songe" à passer aux armes. Ceci signifie qu'on insiste encore sur le fait que cette même soi-disant résistance ne l'a pas encore fait. Cela devient un classique mais on se demande alors qui a tué les quelque 1'500 membres des forces de l'ordre. On va certainement nous dire que ce sont leurs "copains" de l'armée.

Mais le plus intéressant est l'affirmation, glissée intentionnellement ou par mégarde, concernant les "cargaisons" d'armes qui passent depuis "des semaines" par les frontières irakiennes et libanaises.

Les médias ont essayé de nous vendre le pacifisme des opposants. Ils essaient maintenant de nous préparer à leur "non-pacifisme". On se demande en effet pourquoi des manifestants pacifiques passent des commandes d'armes depuis "des semaines". On se demande surtout comment se fait-il que les médias, encore eux, ne le découvre que maintenant. Je crois plutôt que tout le monde le savait dès le départ. Je crois surtout que les médias changent de veste maintenant, parlant de moins en moins de manifestations pacifiques, et de manifestations tout court, car la publicité qu'ils ont essayé de passer concernant le pacifisme du mouvement n'a pas vraiment pris. A moins qu'on leur ait signifié d'arrêter avec cela et de passer à autre chose maintenant que le but est atteint.

Je vous renvoie à ce lien dont le contenu n'a été passé par aucun média.

http://www.youtube.com/watch?v=g76qW4kDfkY&NR=1

Pour ceux qui croient encore que les journalistes sont là pour transmettre une information exhaustive et déontologique.

Pensons aussi à cette citation de Noam Chomsky : la propagande est aux démocraties ce que la violence est aux dictateurs.

Commentaires

  • Mais dites-nous aussi,

    Monsieur Jean-Souhel Gowrié

    comment vous sentez-vous
    et comment vous vivez en tant que syrien ici en Suisse,
    ... en ces jours

  • Cher "et ensuite".

    Je ne sais si j'ai bien compris le sens de votre question et j'y répond très simplement en disant :
    Que je suis un "Suisse" vivant en Suisse.
    Qu'à l'instar de n'importe quel autre citoyen de ce pays (bloguant ou pas)je m'intéresse à ce qui se passe dans le monde
    Que je m'étais déjà engagé activement lors des frappes de l'Otan sur la Serbie. De même que contre l'invasion de l'Irak, contre les pressions inadmissibles de l'Europe sur la Suisse concernant l'affaire Hanibal Khaddafi (on voit où on en est maintenant), etc.
    C'est exactement de cette manière que je vis. Il se trouve simplement que, pour ce qui est de la Syrie, c'est le pays où je suis né.

  • Sorry pour le retard de ma réponse

    où il est heureux de vous lire au travers de vos différents articles pour un combat vers une meilleure démocratie, là où ils sont "aigüs", comme aujourd'hui en Syrie.

    Je souhaitais vous entendre dire
    comme de la part d'autres nouveaux nationalisés suisses issus du proche-orient, occupant une place ou un poste de pouvoir en Suisse,

    que la situation politique de votre pays d'origine
    vous tiens à coeur,
    publiquement,
    depuis "hier"

    car rien n'est pire - pour eux-mêmes comme pour des suisses d'origines, et c'est le climax à Genève,

    que de cotoyer une telle masse de nouveaux suisses
    arrivant à des postes de hauts cadres ou de pouvoir
    via des emplois d'expates, ONU ou autres ONG,
    n'ayant cesse de nier leurs origines, leurs cultures

    Alors bravo pour votre "honnête et démocratique intérêt", pour le futur...

  • Non, Cher Ami(e). Je ne renie rien. J'affirme tout mais je ne renie rien. Si je défends aujourd'hui le pays qui m'a vu naître, c'est que, précisément, ce qui s'y passe me tient à coeur, très à coeur. Le qualificatif "honnête" est celui qui me convient le mieux, et je le prends au premier degré. Je vous en remercie.

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