08/05/2013
La ligne rouge : c'est l'arme chimique
La phrase vient de ce Cher Obama, prénommé Barak, Président d'une grande démocratie (preuve en est les centaines de prisonniers innocents de Guantanamo) et accessoirement mauvais gendarme du Monde : Hiroshimam Nagasaki, Vietnam, Corée, Cuba, Irak, Afhganisatn, entre autres. Elle a été prononcée à l'occasion des rumeurs sur l'utilisation, par le régime de Damas, bien évidemment, d'armes chimiques pour "mâter" la révolution "pacifique" du Peuple Syrien. Révolution "pacifiquement" conduite par le "Front d'Al Nosra", classé par ailleurs organisation terroriste par ces mêmes Américains.
Vous suivez ?
Les choses sont tellement imbriquées en Syrie, les gesticulations tellement nombreuses et contradictoires, qu'on n'arrive plus à savoir si les déclarations des uns et des autres sont le résultat de faits avérés ou de calculs savamment orchestrés. En l'occurrence, suite aux déclarations fracassantes de Carla del Ponte, concluant sur l'utilisation d'armes chimiques par...les "rebelles", on se demande si les Américains ne voulaient pas se ménager une porte de sortie vis-à-vis des terroristes. Car on voit mal comment ils peuvent ignorer les résultats de cette "enquête". Cela étant, ces mêmes Américains, ayant auparavant donné l'ordre aux pantins de la Commissions d'enquête, viennent de déclarer qu'il serait fort improbable que des armes chimiques aient été utilisées en Syrie alors que, à peine deux jours auparavant, ils avaient déclaré que des indices "concordants" concluaient à leur utilisation.
Cela nous conduit inévitablement à poser la question de savoir pourquoi Madame del Ponte s'est "précipité" à faire sa déclaration. La raison en est toute simple : elle savait par avance que cette même commission, une fois les résultats de l'enquête connus, recevrait l'ordre d'étouffer l'affaire. Les événements viennent de lui donner entièrement raison.
Nous voilà donc dans un monde où l'Occident, très démocratique et très humaniste, dans le but existentiel unique de faire tomber un régime, est prêt même à laisser utiliser des armes chimiques par des terroristes estampillés comme tels par ce même Occident.
09:51 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : gowrié, occident, usa, amérique, syrie, terroristsme, islam, islamisme
18/01/2013
Les terroristes face à leurs rejetons
En Syrie, ce sont des combattants de la liberté. Au Mali, ce sont des terroristes. Et en Algérie, ils sont des preneurs d'otages sanguinaires.
Reprenons depuis le début : Afghanistan, 1979. L'URSS envahit le pays, les Américains, décidés à abbattre les Soviétiques, créent les Talibans et, dans la foulée, Al Qaïda. Ils sont alors des "résistants" contre l'envahisseur. Les Américains leur avaient même fourni les fameux Stingers qu'ils, soit dit en passant et expérience faite, leur refusent en Syrie. Quelques années plus tard et deux tours jumelles descendues, ils deviennent des terroristes. Toujours terroristes en Irak, parce que combattant l'envahisseur Américain, tiens, ils changent encore une fois de peau pour devenir des révolutionnaires à la recherche de la liberté, en Lybie. Rappelons tout de même que le "commandant militaire" de la région de Tripoli ne fut autre qu'un certain Abdelhakim Belhadj, numéro deux d'Alqaida dans le pays, revenu fraîchement d'Afghanisatan où il combattait le "mécréant américain". La démocratie et la liberté installées, ils se dispersent, avec les armes que leur parrains leurs ont laissées en cadeau, au Mali, en Algérie et...en Syrie, devenue terre de Jihad. C'est là qu'ils obtiennent, encore une fois, le label de combattants de liberté. Hollande/Fabius et avant eux Sarkozy/Juppé les soutiennent avec l'ardeur habituelle des héritiers de Danton et Robespierre et, accessoirement, obligés de Saad hariri et de quelques chameliers Qataris.
Dernier acte, le 11 ianvier, offensive tricolore contre les Jihadistes du Mali, ceux à qui l'on a distribué les cadeaux laissés par Kadhaffi, pour, je vous le donne en mille...libérer le pays du terrorisme.
Chapeau bas l'artiste. On a rarement pu assister à un numéro d'équilibriste aussi parfaitement exécuté. Car, à la différence des autres fois, les rejetons ne sont plus successivement, mais à la fois démocrates, comabattants de la liberté et...terroristes.
On se demande vraiment comment ils font. Peut-être que certains de nos...journalistes pourront nous le dire !
Q'en pensez-vous ?
08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : gowrié, syrie, afghanistan.france, mali, juppé, sarkozy, hollande, fabius, jihadiste, islam, algérie, usa
03/10/2012
Le déclin de l'empire
Saakachvili est le président qui vient de perdre les élections en Géorgie. Saakachvili est le président qui, avec les encouragements de ses maîtres d’outre Atlantique, a crû bon de défier son puissant voisin. Saakachvili l’a crû parce que ses maîtres d’outre Atlantique croyaient eux-mêmes que Yeltsine était encore vivant. Du coup, Saakachvili a vu son armée mise en pièces en quelque 48 heures. Il eut un temps, à l’époque de l’ivrogne du Kremlin, où les Américains croyaient dur comme fer qu’il s’en était fini de l’empire russe, qu’ils appelaient encore soviétique. Ils le croyaient tellement qu’ils ont décidé de pousser leurs pions/valets au cœur même de la Russie : Ukraine, Géorgie, pays baltes, quelques pays d'Asie centrale, ex républiques soviétiques, etc. Et voilà que le plus servile, mais véhément, des pions qui tombe à son tour. A peine trois semaines après que l’annonce de la fermeture définitive de la dernière base militaire et stratégique américaine en Asie Centrale, celle du Kirghistan. Le même Kirghistan qui a annoncé le maintien de la base militaire russe sur son territoire. On croit rêver. La Russie qui, pour enfoncer le clou, a annoncé qu’elle fournira une aide à hauteur de deux milliards de dollars. Cela vous rappelle-t-il quelque chose ? Un peu la manière de faire…américaine, non ? Oui, lorsque ceux-ci en avaient les moyens.
Ainsi, en l’espace d’à peine une dizaine d’années, ce qui devait être la consécration de l’hégémonie définitive de l’Amérique, pendant des décennies encore, sur le monde, s’est transformée en début de déclin pitoyable. Partis la queue entre les jambes d’Irak, bientôt d’une manière encore plus humiliante de l’Afghanistan, les Américains sont plus que jamais acculés à s’accrocher à ce qu’il leur reste dans la région : les Qataris et les Saoudiens, quel déchéance. Même leurs nouveaux amis, les islamistes fondamentalistes du Caire et de Tripoli, l’ancienne capitale de Khaddafi, leur échappent.
Je voulais aussi un peu parler de la France. Pays qui a crû, ou à qui on a fait croire, qu’il a sa place parmi les grands, ceux qui ont les moyens de décider. Mais cela ne vaut vraiment pas la peine. Car ce faisant, je m’abaisserais à devoir parler des bédouins. Ceux qui dictent à la France ce qu’elle doit faire. Je laisse cela aux Guignols de l’Info et à Leonardo, porte-parole de "la" Prince auprès de ces mêmes guignols.
Quel rapport tout cela a à voir avec le sujet auquel je consacre plus de 90% de l’espace que j’occupe sur cette blogosphère, la Syrie ? C’est simple, la Syrie fut la dernière cartouche tirée par les Américains dans la série du printemps salafiste. Le temps a manifestement joué contre eux.
Je vous laisse dès lors volontiers avec le commentaire d’un de mes lecteurs, qui le fait pour la première fois. J’en profite pour saluer sa lucidité et présence d’esprit.
Il se fait appeler Collin.
"La dernière carte que les pays "du golfe" envisageaient de jouer, c'est de constituer un corps expéditionnaire militaire pour porter main forte aux "rebelles" Syriens et tenter démettre le gouvernement Syrien légal.
Or il est curieux de constater que cette idée "lumineuse" a fait pschitt....quand ils ont réalisé qu'en envoyant leurs militaires, leurs armées, guerroyer en Syrie, ils faisaient un boulevard à une très légitime révolution populaire dans leurs propres pays qui ne laisserait pas passer une si belle occasion de renverser ces dictatures sanguinaires des Saoud, et du Qatar...
Bientôt échec et mat,c'est une affaire de quelques coups....les Russes et les Iraniens sont décidément de grands joueurs d'échecs..."
08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : saakachvili, usa, amérique, gowrié, syrie, egypte, qatar, arabie saoudite, france, russie, kirghistan, irak, afghanistan, islam, salafiste, salafisme
31/07/2012
Des politicards et des plumitifs
On aurait bien évidemment pu ajouter criminels, voyous et bandits de grand chemin.
Commençons par les politicards. Alors que je parcourais l'autre jour les nouvelles concernant la Syrie, je suis tombé sur une déclaration pour le moins étonnante émanant de l'Ambassadeur américain à Moscou, un certain Michael McFaul. J'ai, je l'avoue, failli tomber à la renverse : « En réalité, nous ne soutenons aucun groupe impliqué dans le conflit syrien. Nous ne sommes pas hostiles aux Syriens qui soutiennent al-Assad. Ce n'est pas notre combat. Nous plaidons pour les négociations » a-t-il dit.

http://fr.rian.ru/world/20120727/195494070.html
Pendant un moment, je me suis demandé si les différentes sources, qui d'habitude font leur marché auprès du même fournisseur (regardez pour cela les quelques torchons de chez nous et leur source, tellement digne de confiance, l'OSDH), ne se sont pas trompé de personnage. Qu'elles aient inter changé les noms du Russe et de l'Américain. Et puis, non. C'est bien le Yankee qui a fait la déclaration. Plus loin, McFaul déclarait : « En Égypte, en Tunisie et en Syrie, nous soutenons les règles du jeu et non les vainqueurs et les vaincus. Nous ne cherchons pas à déstabiliser Syrie. Nous ne voulons pas la chute de l'État syrien. Nous l'avons vu en Irak, en Somalie et dans d'autres pays. Nous partageons l'objectif du gouvernement russe: prévenir la désintégration de l'État syrien ».
Ce n'est peut-être qu'une diversion car, à moins qu'il ne prenne les autres pour des imbécile et il aurait tort de la faire, il ne reste plus que les nourrissons qui ne sachent pas encore l'ampleur de l'aide apportée par les Américains au terroristes en Syrie. Même dans ce cas, l'Amérique signe ici une défaite diplomatique, une de plus, en admettant, serait-ce un début ?, la réalité sur le terrain. Cette réalité est la suivante : l'ASL et les terroristes seront écrasés, ce malgré l'aide sans précédent apportée par les Yankees, leurs domestiques européens et les bédouins du Golfe. La réalité est que les Russes se sont définitivement engagés aux côtés des Syriens et iront jusqu'à l'affrontement, militaire, direct, s'il le faut. La réalité est que ces derniers viennent de déclarer que les sanctions et autre embargo décrétés par les Occidentaux n'ont aucune signification pour eux et que ces derniers seraient bien inspirés de ne pas songer à intercepter les navires russes se dirigeant vers la Syrie ou essayer de les inspecter.
Enfin, pour en finir avec l'attitude de la Russie, qui, selon les sources, de l'ordre de 100'000 qui se trouvent en Syrie. Vous êtes-vous déjà posé la question de savoir pourquoi n'a-t-elle jamais ni appelé ni procédé à une quelconque évacuation d'aucun de ceux-ci ?
Pour ce qui est des plumitifs, la perle provient de l'AFP. A l'instar des torchons qui se fournissent auprès d'elle, l'AFP se fournit elle-même auprès de ... l'OSDH. C'est dire le sérieux et le souci d'informer qui caractérise tout ce petit monde de...l'édition libre. Bref, l'AFP vient, une année et demie après le début de la crise et après une bonne douzaine d'essais de désinformation transformés, entre autres la transformation du massacre de 120 soldats à Jisr el Shoughour en massacre de civiles, vient de lâcher une petite bombe médiatique : « une bonne partie des combattants à Alep sont des étrangers » Qu'y trouve-t-on ? La composition habituelle des touristes du Jihad : Saoudiens, Tchéchènes, Jordaniens, Égyptiens, etc.
http://www.afp.com/fr/node/359201
Tout cela en attendant que le triomphalisme affiché aux nouvelles de la « prise » d'Alep par les insurgés se transforme en pleurs sur le sort de ces mêmes insurgés qui, je vous en fais le pari, redeviendront du coup de pauvres « civiles » massacrés par l'armée du régime.
08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : syrie, usa, russie, gowrié, afp, asl, insurgés, terroristes, islam, jihad, alep, mcfaul
30/07/2012
Syrie : au fait, cela m’a complètement échappé…
Point de départ, la « bataille finale » pour la libération de Damas. Qu'apprend-on ? Que les insurgés, vous pouvez aussi les appeler « rebelles », « terroristes », « Al Qaeda » ou tout ce que vous voulez, ont attaqué la capitale du « régime » pour la libérer, ainsi que le pays tout entier.
Il y a un hic, un très grand hic qui, comme d'habitude, a complètement échappé à nos plumitifs et à nos médias. Par plumitifs et médias, j'entends, d'une part, les porte-paroles de l'ASL et de l'OSDH et, d'autre part, les succursales d'Al Jazeera et Al Arabiya. Ces derniers nous apprennent qu'à Damas, « l'exode commence pour fuir la vengeance d'Assad ». Ah...ha.
http://www.lefigaro.fr/international/2012/07/19/01003-201...
Je vous prie surtout de prendre un peu de temps pour lire les commentaires sur le forum. Ceci pour vous rendre compte que la mayonnaise ne prend pas, plus. Les gens ne sont pas idiots. Ce sont en réalité les plumitifs de ces torchons qui le sont et croient pouvoir en contaminer les lecteurs.
Aidez et corrigez-moi si je me trompe. Jusqu'à la « bataille finale », lancée par les insurgés contre Damas, les habitants de la ville vivaient parfaitement normalement et aucun d'entre eux n'avait songé à « fuir ». Avec un peu de logique, on dirait que la population fuit plutôt les...terroristes, non ? D'ailleurs, au lendemain même de l'éradication de ceux-ci, la vie a repris d'une manière totalement normale dans la capitale. Tout aussi logiquement, on dirait que les habitants sont contents de se débarrasser des « libérateurs », non ?
Voilà donc une révolution dont les gens ne veulent pas et une révolte qui les emmerde. Vous ne voulez pas vous révolter ? Et bien vous allez quand-même le faire. N'est-ce pas exactement le résumé de toutes les déclarations des Américains et de leurs domestiques européens depuis 17 mois : « Nous allons aider le peuple syrien à se libérer, même s'il ne le veut pas ».
Une révolution forcée et imposée, en quelque sorte.
La dernière trouvaille des Occidentaux est l'avertissement contre un massacre qui se préparerait à Alep. On a juste omis de nous dire le massacre de qui et par qui car l'ASL s'y emploie déjà et largement. A moins que l'on ne considère que l'offensive de l'armée d'un pays souverain contre des terroristes est désormais assimilable à un massacre. Mais passons. Quant à nos plumitifs, vous savez, les employés de torchons distribués dans des caissettes ou publiés sur certains sites, genre Bluewin.ch, par exemple, ils se gaussent depuis hier de la déclaration de Lavrov, selon eux à l'unisson avec ses "homologues" Occidentaux, selon laquelle le chef de la diplomatie russe craindrait une tragédie à Alep.
Je ne sais pas si se mentir est une sorte de thérapie contre la déprime ou alors que les plumitifs et leurs torchons, électroniques ou pas, exécutent le plan de route qui leur a été assigné par les Bédouins, mais cela importe peu. Voici la transcription complète de la déclaration de Lavrov.
« Lorsque l’opposition armée occupe des villes comme Alep, où une autre tragédie se prépare, à ce que je comprends (…) il n’est pas réaliste de compter qu’ils (le gouvernement syrien) l’accepteront« . Plus loin, il ajouta :
« Comment peut-on espérer que dans une telle situation, le gouvernement puisse simplement se résigner et dire « d’accord, je me suis trompé. Venez et renversez moi ! ». Et encore :
« Ce n’est tout simplement pas réaliste – pas parce que nous sommes attachés à ce régime – mais tout simplement parce que ça ne marche pas ! »
Ce n'est pas "tout à fait" ce que les plumitifs ont relayé.
Un jour, pas très lointain, je l'espère, le mot journaliste entrera dans le dictionnaire en tant que synonyme de : juron.
08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : syrie, usa, gowrié, asl, révolution, islamisme, damas, alep, le figaro, médias, plumitifs
28/07/2012
Nouvelles du front (du printemps arabe) : modernité, Ramadan et restaurants fermés
Tout cela a commencé en Tunisie où un pauvre vendeur ambulant sans le sou s'immola pour protester contre les exactions que les forces de l'ordre lui faisaient subir. On apprend aujourd'hui que sa maman vient d'être condamnée à six mois de prison, avec sursis, pour avoir, dit-on, élevé la voix sur le juge qui devait décider de l'allocation pour « martyres » à laquelle elle aurait droit. Mais ce n'est peut-être pas le plus important dans l'affaire tunisienne. Certains, une infime minorité dont, heureusement, je fais partie, avaient dès le départ prévu l'issue de la « révolution ». La majorité « ignorante » en revanche, a applaudi des deux mains et prévu un avenir radieux pour le pays, entre parenthèses fleuron et joyau de la modernité et la laïcité jusqu'à très récemment. Et bien ça y est, on y est. On apprend aujourd'hui que les autorités « modernisantes » du pays viennent d'imposer aux restaurants des heures d'ouverture spécifiques pendant le Ramadan. Le Ramadan est le mois où les musulmans jeûnent pour respecter l'un des cinq « piliers » de l'Islam. On se croirait en pays Wahhabite, Arabie Saoudite.
C'est tout de même ahurissant ce décalage systématique et permanent entre les prétentions frénétiques des Ramadan et autre Ouardiri, les prédicateurs, et la réalité. « Il n'y a pas de contrainte dans la religion », c'est leur crédo. Ceci ne doit cependant pas empêcher les « gardiens » de la religion de donner aux croyants « un petit coup de main » afin que ceux-ci respectent scrupuleusement et malgré eux, les precepts de la religion.
Mais bon, que pouvions-nous attendre d'une « révolution » fomentée et financée par des Wahhabites contestant aux femmes même le droit de conduire une voiture. Ce n'est pas trop grave. Les doux rêveurs nous diront qu'il fallut presque deux siècles pour que la révolution française déploie ses effets. Eh bien cela promet.
Rendez-vous en 2211.
En Syrie, les drapeaux des Wahhabites, vous savez, là où certains de nos plumitifs sont allés effectuer des « immersions » au cœur de la « révolte pacifique », commencent à fleurir par ci par là. A la plus grande joie de Clinton, Rice, Hollande, Fabius et...Burkhlater, prénommé Didier.
Toujours en Syrie, la toute dernière trouvaille de nos plumitifs et politicards consiste à « craindre » un nouveau massacre à Alep. Ben voyons.
Résumons un peu. Il y a de cela quelque jours, on titrait triomphalement, presque dans tous les torchons publiés dans nos contrées, que l'ASL aurait investi la presque totalité d'Alep. Aujourd'hui, on craint un massacre. Mais de qui en réalité ? Ce que les torchons ne nous disent pas est que des massacres il y a déjà eu. Ce sont leurs protégés, les terroristes de l'ASL qui les ont commis. Ces dernier viennent, ce n'est pas la première fois, de « capturer » une centaine de pauvres gens « soupçonnés » d'être à la solde du régime. On peut d'ores et déjà imaginer le sort qui leur sera réservé.
http://www.youtube.com/watch?v=3_j1eJ3RLEQ&feature=pl...
Comme vous pouvez le constater, tout cela paraît tout à fait crédible. Ils ont vraiment la tête de terribles soldats du régime.
Leur sort ne sera en tout cas pas différent de celui que vous voyez dans la vidéo qui suit (où les gentils révolutionnaires trainent, à Yabroud, petite localité proche de Damas et alors qu'il est encore vivant, un pauvre homme soupçonné d'être pro-régime).
Alors, si par massacre les Occidentaux craignent celui des terroristes, cela ne pourrait qu'être réjouissant.
Enfin, nous apprenons qu'un journaliste néerlandais qui a été enelvé par de "gentils manifestants pacifiques", chers à certains de nos plumitifs travaillant pour des journaux jadis de référence, Le Temps, vient d'être libéré. Voici ce qu'il raconte à TV5 Monde, qu'on ne peut pas soupçonner d'être "pro Assad". Il Paraît qu'il n'y a vu que des Jihaddistes étrangers. Inutile de dire que cette information a dû échapper à nos médias. C'est certainement un hasard. n'est-ce pas, Monsieur Mabillard ?
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Syr...
13:45 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : printemps rabe, tunisie, gowrié, usa, asl, ramadan, ouardiri, jeûne, islam
26/07/2012
Lavrov : USA & terroristes, même combat
08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (34) | Envoyer cette note | Tags : russie, syrie, gowrié, asl, usa, france, occident, islamisme, terrorisme
20/07/2012
ONU : troisième double véto sino-russe
Ceux qui soutiennent les insurgés et les voyous, USA, GB et France, sont revenus pour la énième fois devant cette institution pour obtenir une entrée, par la porte arrière, une intervention, éventuellement militaire, en Syrie. Pour la énième fois, ils sont venus avec les mêmes arguments, pour la énième fois, ils nous ont ennuyés avec leurs stupidités et, pour la énième fois, ils ont osé. Ils ont osé à nouveau de nous parler de...manifestants pacifiques qui rencontrent une répression. Ce alors qu'au même moment, ils jubilaient aux nouvelles de la « reconquête » de Damas par les insurgés. Ce n'est plus stupide, c'est lassant.
C'est certainement pour cela que, suite au double pal sino-russe (comprenez double véto) signifiant une fin de non recevoir, les lascars des USA et leurs domestiques se mirent, bouches mousseuses, à presque injurier les représentants de Moscou et de Pékin. Le Français, surtout, n'a pu s'empêcher de déclarer clairement que la France, suite à l'échec du projet occidental, suivra son propre chemin et ne laissera pas « tomber » la Syrie.
En voilà la traduction : la France continuera et intensifiera son aide aux terroristes.
Ceux qui croient que seuls les Russes et les Chinois étaient contre la résolution occidentale se trompent. J'ai écouté toutes les déclarations qui ont suivi le vote. Le Pakistan a clairement indiqué que présenter une résolution sous le « chapitre 7 » était une faute. Le représentant indien a même commencé son intervention en « présentant ses condoléances au gouvernement syrien » pour la perte inestimable suite à l'acte terroriste odieux. C'est tout dire. Le Russe, loin de s'énerver, se contenta de qualifier l'attitude des occidentaux de « pas convenable », entendez : « vous êtes mal élevés ».
La GB, auteure de la résolution, a aussitôt présenté un autre projet prolongeant la mission des observateur de l'ONU...sans condition. Curieux, ces gens-là. Pourquoi n'ont-ils pas commencé par là ?
Le fait le plus remarquable dans toute cette affaire est que les deux puissances, Chine et Russie, gardent, face à l'hystérie occidentale, un sang froid total. Ce n'est de loin pas le résultat d'une quelconque inconscience mais provient plutôt d'une parfaite connaissance des "vraies" réalités sur le terrain.
Voilà, la Syrie, de par son histoire, sa situation géographique et tout le reste (on nous dit que la région côtière renfermerait l'une des plus grandes réserves de gaz au monde) est devenu le théâtre de confrontation des grandes puissances. Il y a toujours des simplets qui continuent à lire les journaux et à écouter les politicards nous raconter qu'il s'agit de liberté, démocratie et défense des droits de l'homme.
Ce qui suit aussi est devenu lassant mais je vais devoir le répéter.
La guerre civile au Sri Lanka (puisqu'il faut, paraît-il, parler de guerre civile en Syrie) a fait plus de 40'000 victimes, combien d'entre vous en a entendu parler ?
- Au Congo, plus d'un demi million de 1998 à nos jours. Vous en avez entendu parler ?
- Le Darfour, 300'000. Au fait, c'est terminé là-bas ?
- Somalie : 400'000 de 1994 à nos jours.
- Je ne puis, bien évidemment, pas « louper » ça : presque 2 millions de Vietnamiens, par les Américains.
- Ça non plus : plus d'un million d'Irakiens, par les Américains
- Plus de 1'400 victimes civiles, en à peine un mois, par l'armée israélienne à Gaza.
- Etc.
Des nouvelles pour les défenseurs des droits humains de ce côté-là ?
Un petit conseil, pour le Conseil de Sécurité : il va falloir, pour les Occidentaux, se croyant encore à l'ère colonialiste, qu'ils comprennent que les temps ont changé. Qu'ils n'ont plus les moyens de « dicter » leurs volontés et que, s'ils veulent vraiment prouver qu'ils courent derrière la liberté et la démocratie, mettre TOUTES les atteintes à ces valeur (toutes les atteintes, sans exception aucune et en même temps), y compris et surtout les leurs et leur appliquer LEURS PROPRES REGLES, celles qu'ils préconisent pour les autres. Là, à mon humble avis, il n'y aurait plus grand monde.
TSR 2 a diffusé, avant-hier, pour la énième fois, Lawrence d'Arabie. Au-delà même du romantisme du personnage et de la folie rêveuse qui accompagne généralement de tels aventuriers, il me fut étrange de constater à quel point les choses ont si peu changé. A l'époque ce fut Saiks-Picot, aujourd'hui c'est Clinton-Haig-Fabius. Seulement à l'époque, il n'y avait QUE Saiks-Picot. Aujourd'hui, il faut ajouter Lavrov.
Cela me réjouit-il ? Non, nullement. Seulement, c'est un moindre mal.
P. S. Je pense à quelque chose qui me paraît tout de même assez important et qui va directement dans le sens de ces contradictions dans lesquelles nous nageons depuis une année et demie. Puisque Damas est "presque" tombée, puisque la motié du pays est aux mains des rebelles, puisque Assad est introuvable et sa chute acquise et puisque le régime s'effrite, à quoi eut servi exactement cette résolution et pourquoi tant d'acharnement et tant de colère ?
S'il y a des réponses, alors qu'elles soient directes et exemptes de discours, SVP.
08:01 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : syrie, russie, usa, gowrié, onu, véto, chine, lavrov, saiks picot, lawrence d'arabie, clinton, haig, fabius
19/07/2012
Attentat à Damas : les Américains selon toute probabilité
Des sources très bien informées, notamment les services de renseignements français, il apparaît que l'exécuteur de l'attentat qui a coûté la vie au ministre de la défense, à son vice ministre et à Assef Shawkat et en a blessé plusieurs autres, parmi lesquels se trouve Hicham El Khetiar, le directeur de la sûreté nationale, ne serait que le directeur de cabinet de ce dernier et qui se trouve actuellement dans les locaux de l'ambassade des USA à Damas, distante d'à peine 145 mètres du bâtiment. Tout cela ne serait donc l'œuvre ni de l'ASL, ni d'une quelconque autre organisation mais un téléguidage américain.
On apprend aussi que les mêmes locaux abriteraient pas moins d'une vingtaine de personnes liées à l'opposition en Syrie. L'engin explosif, d'une quarantaine de kilo, aurait été introduit par le directeur de cabinet samedi dernier et caché dans le faux plafond de la salle de réunions. Il a ensuite été actionné à distance. Les mêmes sources parisiennes parlent d'une cellule d'opérations se trouvant dans les locaux même de l'ambassade des USA à Damas.
C'est de cette même cellule d'opérations, à l'intérieur de l'ambassade des USA, que se planifieraient les attentats et les opérations de liquidation, ainsi que les manifestations et sittings.
La même source indique que les locaux de l'ambassade de France fonctionneraient à peu près de la même manière. Les deux ambassades bénéficiant de l'immunité, elles sont devenues le repère de dizaines de figures de l'opposition, y compris armée. On y trouve, entre autres, l'écrivain Yassine Haj Saleh et l'avocate Razan Zaitouneh, qui coordonnent les opérations avec les médias,
Une question demeure : pourquoi les forces de l'ordre n'attaquent pas les deux ambassades alors même que le droit international le leur en donne le droit ? On peut supposer que c'est le grand piège que la Syrie essaye d'éviter, y compris au prix d'énormes sacrifices, savoir éviter un affrontement direct avec les deux puissances.
A voir.
13:17 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : usa, france, gowrié, syrie, attentat, damas, services secrets
16/07/2012
Timisoara, Houla, Tremseh : la mayonnaise ne prend plus. Malheureusement pour les terroristes et les médias occidentaux.
C'est la première fois depuis le début de la crise syrienne qu'une débandade de l'ASL, Armée Syrienne Libre, une association hétéroclite de déserteurs, islamistes salafistes, de "frères arabes" venus soutenir leur frères en terrorisme, etc, peine à se transformer en massacre. Ce le jour même de l'événement. Décidément, les choses changent, y compris au sein des succursales d'Al Jazeera ici. Ainsi, Le Point.fr, dans son édition électronique de 13 juillet, le jour même de l'opération de l'armée contre les terroristes, parle sans détour de 150 victimes dont la majorité serait des rebelles. Le Points.fr affirme que le nombre de civils tués ne serait que de sept, que je déplore. Malgré cela, Le Point n'a pu s'empêcher de commencer le titre de ce même article par : "massacre en Syrie". http://www.lepoint.fr/monde/massacre-en-syrie-la-majorite...
Voici aussi ce qu'en dit Romandie.com
http://www.romandie.com/news/n/_Syrie_des_dizaines_d_insu...
Vous ne le croirez pas, mais ces deux médias citent l'OSDH, officine stipendiée par le gouvernement de sa Majesté, elle-même citant une officine locale, Sham News qui, de l'aveu même du Point et de Romandie, serait pro-révolution.
Rendez-vous compte, même l'OSDH ne peut plus ranger les terroristes et les rebelles parmi les "victimes civiles" provenant des manifestations pacifiques, si chères à nos amis Gaëtan Vannay et Boris Mabillard, "journalistes" professionnels pro-démocratie de leur état.
On a donc essayé d'inventer une nouvelle Houla.
De son côté la TDG, dans son édition électronique du 13 juillet, parle, tout en se cachant derrière l'OSDH, histoire de se dédouaner de toute fabrication propre, atteint des sommets dans la désinformation, nouvelle spécialité des journalistes de chez nous, en parlant de plusieurs dizaines de combattants armés mais en titrant : "des villageois tués à l'arme blanche ou à coups de bâtons". Cela étant, sur les trois commentaires postés, une lectrice a tout de même eu la présence d'esprit, certainement bien plus développé de l'auteur de l'article, qui a relevé cette contradiction. Merci pour elle.
Voici ce magnifique article par un journaliste, certainement professionnel :
http://www.tdg.ch/monde/villageois-massacres-arme-blanche...
Toujours au sujet de la TDG, celle-ci titrait, ce dimanche 15 juillet titrait : "des quartiers denses de Damas bombardés". Une fois passé l'effet d'annonce habituel dans le titre, on lit, dans le même article, que l'armée régulière lance des tirs contre des quarties où sont retranchés des "rebelles armés".
Ah ha...On peut être certains que cela se transformera sous peu en un massacre de civils. Il faut aussi souligner que l'auteur, anonyme, de l'article n'a pas oublié de se cacher encore une fois derrière les chiffres de l'OSDH.
Voici le chef-d'oeuvre journalistique en question :
http://www.tdg.ch/monde/quartiers-denses-damas-bombardes/...
Enfin et à propos du "massacre de Tremseh, le cauchemar qu'il ne faut pas passer sous silence, selon Clinton, Cameron et Hollande, le chef des observateurs de l'ONU vient de rendre son rapport : "l'armée régulière n'a pas utilisé d'avions de combat..Elle n'a visé que les cachettes des rebelles et des déserteurs".
http://www.boursorama.com/actualites/damas-dement-avoir-r...
A propos de ces "massacres", on se demande toujours pourquoi, à l'instar de Houla, précisément, où la majorité des victimes étaient des chiites "pro gouvernement", ceux-ci n'ont lieu que dans des localités...pro régime !
Je demande là aussi à nos valeureux journaleux de nous en fournir l'explication. Eux qui ont effectué des "immersions" au sein de l'ASL, organisation humanitaire pacifique de son état.
Alors oui, l'Armée Nationale Syrienne a effectué une opération contre les terroristes, financés et soutenus par les bédouins et les pays Occidentaux. Parmi eux, on a trouvé des combattants étrangers et un officier turc.
Alors, si je comprends bien, les USA, la France, la GB et quelques bédouins, veulent maintenant une enquête internationale pour voir comment les terroristes ont été tués !
Ça, c'est nouveau.
P. S. Vous la'uriez remarqué, je reprends mon slogan contenant la dénonciation des mensonges et des manipulations journalistiques.
08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : timisoara, houla, tremseh, gowrié, syrie, usa, vannay, mabillard, tdg, terroristes, france, asl, bédouins
13/07/2012
Les textes des Occidentaux à l’ONU, ainsi qu’eux-mêmes : à la poubelle
Comme tous ceux qui l'ont précédé, la dernière trouvaille des Américains et certains de leurs domestiques européens, consistant à lancer un ultimatum à la Syrie, de 10 jours, très précisément, sinon le pays devrait subir les foudres « économiques » des occidentaux, finira à la poubelle où elle a été gentiment poussée par le véto, annoncé à l'avance, russe.
Quelle a été la stratégie atlantiste ? Après l'échec des aller-retour Conseil de Sécurité - Conseil des Droits de l'Homme, les Occidentaux ont découvert une faille qui aurait pu faire basculer la position russe. Ils n'ont demandé « que » le retrait des armes lourdes des zones urbaines, sinon la Syrie devrait subir des sanctions « économiques ». Un projet tellement « soft » et tellement peu exigeant que les Russes ne pouvaient raisonnablement pas s'y opposer. De plus, il se base assez, dans l'esprit du moins, sur le plan Annan, que les Russes appuient fortement.
C'est complètement raté. Pourquoi ?
Comme je l'avais déjà mentionné à plusieurs reprises et notamment dans ce billet, http://independanceetverite.blog.tdg.ch/archive/2012/06/1..., la raison en est extrêmement simple : toute résolution, quelle qu'elle soit, concernant la Syrie sera rejetée. Par principe ? Quelque part oui. Les Russes partent d'un constat extrêmement simple : une résolution présentée par les Occidentaux, quelle que soit sa nature et sa teneur, ne peut, par définition, qu'être néfaste, hostile et dangereuse. Dès lors, il n'est même pas utile de la discuter. Mieux vaut la rejeter par avance. Il est vrai que le précédent libyen les a à ce point échaudés qu'ils ne pourront plus faire confiance même aux projets apparemment les plus nobles des Occidentaux. Il est vrai aussi qu'ils ont parfaitement compris que leur propre survie géostratégique en dépend. Enfin, dans le nouveau rôle qu'ils se sont assignés, redevenir une très grande puissance mondiale, ils ne peuvent plus se permettre une quelconque reculade.
Alors, effectivement, l'armée syrienne ne pourra, peut-être, pas à courte échéance éradiquer les terroristes et les voyous qui sèment la terreur et la désolation dans le pays. Après 11 ans d'efforts, l'armée de la plus grande puissance du monde, les USA, n'a pu venir à bout de quelques villageois armés de kalachnikovs, les Talibans qui, au surplus, gagnent chaque jour un peu plus de terrain. Mais ils, les Syriens, finiront par le faire. Je n'en ai pas le moindre doute.
Un nouvel ordre mondial est en train de naître. Pour le plus grand bien de l'humanité.
08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : usa, syrie, gowrié, russie, onu, véto, kofi annan
10/07/2012
Syrie : quoi de neuf ?
Pas mal de choses, en 24 heures.
- La Turquie, repère et base arrière des terroristes, vient de déclarer, par la bouche de son ministre des affaires étrangères, un certain Davutoglu (fils de David), qu'elle a échoué dans sa tentative de renverser le régime Assad, ce malgré 16 mois d'efforts intenses. Bientôt, c'est une prévision, ce sera le tour des Bédouins, suivis peu après par les Américains et leurs domestiques européens, Français en tête.
Voici la déclaration désenchantée du « fils de David ».
http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/199312-la-tu...
- Turquie toujours. Il semblerait bien qu'Erdogan ait perdu un avion de chasse et deux pilotes pour rien. Comme d'habitude, ses fanfaronnades et ses menaces, à l'instar de celles qu'il a formulées au lendemain de la mort de neuf de ses compatriotes tués par l'armée israélienne, sont restées sans lendemain. Il est fort à parier qu'elles le resteront pour toujours. C'est le sort habituellement réservé aux valets. Il faut bien qu'il s'en accommode. Il le fera.
- Kofi Annan, tout aussi servile que son patron, Ban Ki Moon, mais un peu plus libre du fait de sa position « moins officielle », vient d'admettre, coup sur coup que :
- Sa mission a complètement échoué.
- « Ce qui me frappe, c'est qu'autant de commentaires sont faits sur la Russie, tandis que l'Iran est moins mentionné, et que, surtout, peu de choses sont dites à propos des autres pays qui envoient des armes, de l'argent et pèsent sur la situation sur le terrain ». (entendez par là les USA, la France, le Qatar, la Turquie et l'Arabie Saoudite)
- « Je viens juste d'avoir une discussion positive et constructive avec le président Assad. Nous nous sommes mis d'accord sur une approche que je vais partager (communiquer) avec l'opposition ». (Je souligne à ce propos que Annan a trouvé un accord AVEC LE PRESIDENT ASSAD (et personne d'autre). Je souligne aussi qu'une fois la discussion "constructive" terminée, il s'est envolé pour Téhéran où, à la conférence de presse commune avec le chef de la diplomatie iranienne, Kofi Annan a plus qu'insisté sur la nécessité de désarmer les groupes armés).
- Je me permets tout de même de rappeler que le Monsieur EST l'envoyé spécial de l'ONU et de la Ligue des Bédouins. Son avis et conclusions personnelles n'intéressent dès lors personne. Non, il exprime certainement le point de vue de ses maîtres qui, du coup, se rendent aussi à l'évidence : ils ont échoué.
- Aussi pathétiques, voire encore plus, qu'Erdogan et son ministre des affaires étrangères, Clinton et Fabius (ce dernier est membre du club BHL) sont réduits à se lancer dans une surenchère déclarative où se mêlent menaces et tentatives d'intimidation et où les formules sont remâchées et recyclées jusqu'à en avoir la nausée.
Que vont faire maintenant tous ces gens-là ? Je n'oublie bien évidemment pas mes « amis » journalistes (c'est comme cela qu'ils s'appellent). Ils ont tout essayé, tout inventé, tout prévu depuis plus de 16 mois. Leur dernière trouvaille est maintenant l'attente des résultats des élections américaines. Je ne vois pas exactement ce que cela changerait mais puisqu'ils semblent tellement s'y intéresser, je me risquerais à une « petite » prévision et leur donne rendez-vous en novembre : il ne se passera rien.
A propos de prévisions, il y a un blogueur "assez marrant" qui n'arrête pas d'en faire. Une de ses fameuses prévisions est celle où il a prévu que l'année 2012 sera celle de Dominique Strauss-Kahn, vous savez, l'ami de "DODO la Saumure". Il vient de prévoir que Assad ne passera pas l'été à Damas.
Je pousse un ouf de soulagement.
08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : syrie, russie, gowrié, france, usa, assad, kofi annan, ban ki moon, chine, iran, turquie, erdogan, fabius
09/07/2012
1204, la quatrième croisade reconquière les lieux saints.
J'aurais souhaité, après une semaine de vacances où je décidai et « presque » réussis à m'éloigner de toute forme de nouvelles, bonnes ou mauvaises, écrire sur mes sujets favoris : l'histoire, les sujets chauds et moins chauds de notre vie de tous les jours, la magnifique victoire de Roger Federer...
Les événements en Syrie ne m'en laissent toujours pas l'occasion.
Si la crise syrienne a démontré quelque chose, c'est que les Américains avaient pas mal de valets empressés. A y regarder de plus près, on découvre que ce sont les mêmes, seules les positions changent. Pour le poste de domestique en chef, c'est historiquement les Anglais mais il semble que les Français leur disputent la position depuis quelque temps.
Mais la crise a aussi révélé que le temps où les Américains dictaient leurs volontés est révolu. Russes et Chinois, entre autres, se montrent en effet définitivement prêts au combat, plus si nécessaire. Et s'est en partie pour cela, mais en partie seulement, que les Occidentaux ne veulent pas répéter l'aventure libyenne. C'est aussi pour cela que, furieux et hystériques d'avoir perdu le combat mais ne pouvant s'y résoudre qu'ils, les Occidentaux, ont décidé, à la manière du criminel le plus abject qui soit, de détruire le pays, sur la tête de ses habitants.
Criminels et minables.
L'expression "Amis de la Syrie" ne faisant plus rire personne, les conjurés d'Istanbul, à moins que ce ne soit de Doha, du Caire ou d'ailleurs, ont changé de label. Désormais, c'est le concile des Amis du « peuple » syrien qui se réunit à Paris. L'Amicale des terroristes-voyous en quelque sorte. Américains, Anglais, Français et, hélas, Suisses (spécialisés dans la fourniture de grenades aux terroristes), se réunissent pour définir les prochaines actions à entreprendre.
Regardons cela d'un peu plus près, un peu différemment de ce que nous avons l'habitude de lire dans les comptes rendus autant stupides que vides et inutiles de remplisseurs de colonnes de journaux, vous savez, ceux qui se font étiquetés « journalistes ». A supposer même qu'il ne s'agit que de la lutte qu'une partie, les rebelles, mène contre une autre, le régime, que peuvent espérer les « Amis du peuple syrien » ? que les rebelles prennent le pas ? Ils savent pertinemment que cela est impossible. Non, le but, unique et ultime, est la destruction du pays, avec le moins de frais, pour eux, possible.
Vous vous demandez bien sûr ce que le titre de ce billet vient faire ici. C'est simple. Les livres d'histoire, dont certains sont écrits par des spécialistes tout aussi compétents que mes amis les journalistes, nous apprennent que Constantinople est tombée aux mains des Ottomans en 1453, au printemps. Vraiment ?
En 1204, les Croisés, partis pour « re-libérer » les lieux saints et les Chrétiens d'Orient des mains des Sarrasins, s'arrêtèrent à Constantinople, Capitale, précisément, de la Chrétienté en Orient, pour se désaltérer. Ils l'ont trouvée tellement jolie, tellement riche et tellement envoûtante qu'ils décidèrent d'en profiter un peu. Ils ont pillé, violé, tué et ravagé. Constantinople ne s'en releva jamais. En 1453, Mehmed II le Conquérant, ému à la vue de l'état de délabrement de la ville qu'il vient de prendre, a décidé d'arrêter son pillage par ses soldats alors que la première journée n'était pas encore finie et alors qu'il leur en avait promis trois consécutives. Les Croisés n'avaient pas laissé grand-chose à piller.
Le Sarrasin fut moins cruel que les frères en Dieu.
Cela fait 913 ans, depuis la première Croisade en 1099, qu'on essaie de les libérer, les lieux saints et les chrétiens d'orient. Pour l'amour du ciel, ou de qui vous voulez, arrêtons de les libérer.
08:14 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : croisades, suisse, usa, france, syrie, gowrié, ottomans, mehmed ii, terrorisme, islam, turquie
21/06/2012
Hé Barak : au pied

Après le larbin, Hollande, c'est autour du maître, Obama, de mettre de l'eau, beaucoup d'eau, dans son vin. Plus de deux heures d'entretien n'ont pas fait bougé Poutine d'un millimètre sur sa position concernant la Syrie. Si le Russe peut à ce point se le permettre, c'est qu'il est absolument certain qu'il en a les moyens.
Tant mieux.
Je dois vous l'avouer, ce que je trouve de plus jouissif dans cette affaire est ce constat d'impuissance totale et absolue des Occidentaux, Américains en tête. A voir la tête de mort que Barak Obama affichait à la fin de la conférence de presse et le refus des deux dirigeants de se regarder, on peut imaginer les gifles que le Russe a dû infliger deux heures durant au Yankee.
Pas la moindre allusion au départ nécessaire du Président Syrien
Pas d'intervention étrangère, sous quelque forme que ce soit
Pas de chapitre VII, ni aucun autre chapitre, de la charte de l'ONU
Rien du tout, nada, peanuts, zéro.
Loin de consentir la moindre concession, la Russie durcit au contraire sa position. Lavrov vient en effet d'exiger l'arrêt immédiat de toute livraison d'armes aux terroristes ainsi que l'arrêt, immédiat, aussi, de la guerre médiatique contre la Syrie. Vous pariez qu'il va les obtenir ? Au fait, préalablement à cela, la Russie avait, le 7 juin, procédé a deux tirs de missiles balistiques intercontinentaux. Vous savez ce que cela signifie ?
Pauvre Barak, pauvres larbins, pauvres journaleux, clandestins ou pas, de la RTS, du Temps ou d'ailleurs. Que vont-ils maintenant faire de leurs torchons ? Tous ces chapeaux à avaler ! Remarquez, ils ont bien essayé de nous faire avaler leurs conneries.
Erdogan l'Othoman l'a définitivement fermé, de même que les bédouins du Qatar et de l'Arabie Saoudite. Restent Al Jazeera et Al Arabiya, avec quelques unes de leurs succursales ici : RTS, France Info, France 24, Libération, Le Temps, La Liberté, Le Courrier et l'Hebdo. Je me réjouis déjà de voir comment vont-elles procéder pour changer de veste. Mais je ne me fais pas trop de soucis. Ils trouveront certainement le moyen de s'excuser, exactement comme ils l'ont fait après l'invention de Timisoara, des armes de destruction massive en Irak, des avions imaginaires de Kadhafi bombardant des civils, du massacre de Houla perpétré par leurs amis islamistes et attribué à l'armée syrienne, du journaliste Gilles Jacquier assassiné par les amis de Haammmouche (c'est, paraît-il, un journaliste travaillant pour un journal fribourgeois) sous les yeux de ce dernier, ce qui ne l'a pas empêché d'en attribuer la responsabilité à l'armée syrienne, des Palestiniens dansant et sautant de joie à l'annonce de l'attaque des tours du WTC (alors que les images provenaient en réalité de la deuxième Intifada), etc.
La vague médiatico-terroriste qui se brise sur le mur de la Syrie. Reste à éradiquer définitivement les terroristes eux-mêmes, à l'intérieur du pays. Ce sera pour très bientôt.
08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : barak obama, poutine, usa, russie, hollande, syrie, gowrié, terroristes, médias, rts, le temps, le courrier, la liberté
18/06/2012
Lavrov : Clinton est une menteuse, Fabius un larbin ignare
Ce n'est pas en substance mais mot pour mot ce que le ministre des affaires étrangères russe vient de déclarer.
Autant la tête même de Juppé ne me revenait pas, je ne puis m'empêcher de m'esclaffer devant celle de son successeur. Avec celui-ci, on a vraiment l'impression de se trouver devant un caniche hagard. A peine ses maîtres de Washington, par la bouche de la femme de l'ancien Président Clinton, ont-ils déclaré discuter avec les Russes d'un changement politique en Syrie, que le chauve, tiens, du Quai d'Orsay s'empressa de déclarer que la France discutait, elle aussi, avec la Russie de l'après Assad.
Je ne sais comment des gens de ce niveau puissent supporter d'être constamment et pareillement humiliés. A moins que ce ne soit l'inverse, savoir qu'il faut pouvoir en supporter autant pour pouvoir en arriver là où ils sont.
Voici d'abord la réponse de Lavrov à l'Américaine : « J'ai lu quelque part aujourd'hui que la porte-parole du département d'État américain, Victoria Nuland, aurait dit que les États-Unis et la Russie discutaient de changements politiques en Syrie après le départ de Bachar al-Assad. Si cela a été vraiment dit, c'est faux. De telles discussions n'ont pas eu lieu et ne peuvent avoir lieu. Cela est en totale contradiction avec notre position ».
Quant à Fabius... euh, tiens : Lavrov n'a même pas daigné commenter ses déclarations. Il a sans doute estimé que la réponse donnée aux maîtres suffisait largement. Le larbin passera ramasser les miettes après que les patrons se soient levés de table.
Lavrov a même ajouté : « nous ne sommes pas impliqués dans les changements de régimes à travers le Conseil de Sécurité de l'ONU ni ne participons à des complots politiques ».
Je continue pour ma part à croire que la Syrie est parfaitement capable d'en finir avec tout cela sans l'aide, ni l'avis de personne. Et plutôt serait le mieux.
Ceux à qui ceci ne plairait pas n'ont qu'à aller se faire voir chez les grecques.
08:09 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : juppé, france, onu, fabius, gowrié, russie, syrie, lavrov, clinton, usa
12/06/2012
Selon Lavrov, USA, France et GB sont les responsables directs de la situation en Syrie
Dans un précédent billet, où je parlais de l'ours et des idiots, j'avais écrit qu'en d'autres circonstances et en d'autres lieux, même un âne aurait compris. Il faut croire que les cités dans le titre doivent être encore plus bêtes que les ânes, maintenant qu'on sait qu'ils sont plus criminels que les pires des assassins.
Je ne me rappelle même plus le nombre de fois où les Russes et les Chinois ont clairement et par avance informé les autistes de la futilité de leurs innombrables essais contre la Syrie. Rien n'y fait. Un ping-pong sans fin entre le Conseil des Droits de l'Homme et le Conseil de sécurité, avec des passages furtifs à la Ligue des Bédouins, histoire d'arracher, à force de lassitude, une résolution autorisant les ennemis de la Syrie à y intervenir « militairement ». Comme si les criminels cités plus haut en avaient vraiment besoin. Comme si, pour intervenir et ravagé la Serbie ou l'Irak, ils avaient auparavant consulté cette Assemblée.
Lavrov a, pour la première fois depuis le début de la crise syrienne, désigné très clairement les acteurs de celle-ci : les USA, la France, la GB et les bédouins des pays wahhabites où les femmes n'ont même pas le droit de conduire (ni de sortir avec des ongles vernis)
Jamais, je dis bien jamais, dans l'histoire, une « affaire » n'avait touché autant au sordide. Les pires criminels, arriérés mentaux, associés à des salafistes et des terroristes, proclament la liberté et la démocratie pour le peuple syrien. Les Occidentaux nous font maintenant le coup de la guerre civile totale en Syrie. Je repose la question : guerre civile entre qui et qui ? Entre l'armée nationale d'un pays souverain et des bandes de terroristes financés, Lavrov l'a dit cette fois-ci clairement, ouvertement par les criminels cités plus haut ? On craint une guerre civile mais on finance, fournit et aide logistiquement l'acteur principal de cette éventuelle guerre, les terroristes ?
Comme il ne fait plus le moindre doute que les gesticulations fiévreuses des Français, Américains et Britanniques pour obtenir une résolution au Conseil de Sécurité sous le chapitre 7, qui permettrait éventuellement une intervention militaire dans le pays, ne sont que de la poudre aux yeux destinés essentiellement à se donner bonne conscience car, le monde entier le sait aussi, aucun des protagonistes n'a ni l'envie ni la capacité de le faire, on a du coup choisi la voie la plus simple, pour eux, mais la plus coûteuse, notamment en vies, aux Syriens : la guerre civile.
Je ne sais vraiment pas comment tout cela finira. Je ne sais si une faction l'emportera sur l'autre. Je ne sais si les Syriens sauront éradiquer ce poison qui leur a été injecté par des criminels sans foi ni loi. Mais j'espère.
J'espère qu'un jour, une fois les choses rentrées dans l'ordre, en la défaveur des précités, que ceux-ci seront lacérés par le même feu qu'ils ont allumé là-bas. Qu'ils puissent goûter aux mêmes malheurs qu'ils essaient d'infliger aux autres.
Ce n'est peut-être pas chrétien, mais ce n'est que justice.
08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : russie, syrie, lavrov, usa, france, gb, gowrié, terrorisme en syrie, islamisme, salafistes, printemps arabe
08/06/2012
J'ai honte, Monsieur le Conseiller Fédéral : lettre ouverte à Didier Burkhalter
Mais permettez-moi tout d'abord de vous remercier. Pour avoir apporté la preuve formelle de notre (non) politique de suivisme et l'inconséquence de nos décisions.
Ainsi, selon l'excellent portail bluewin.ch (entre parenthèses et cela fait suite à mon billet d'hier, ce site jubilait lui aussi du « lâchage » d'Assad par la Russie. Ils ont dû recevoir la même douche froide hier de la part du Groupe de Shanghai) vous auriez insisté « sur la défense des droits de l'homme et la lutte contre l'impunité ». Vous auriez aussi témoigné du « souci de la Suisse de faire en sorte que les crimes commis en Syrie ne restent pas impunis ».
Quels crimes, quels criminels et quelle impunité, Monsieur le Conseiller Fédéral ? Essayons de penser les choses logiquement. Vous avez rappelé notre Ambassadeur à Damas très tôt après le début de la crise en Syrie et vous avez fermé l'Ambassade par la suite. Vous n'arrêtez pas de condamner vigoureusement les actions du gouvernement syrien mais vous n'avez pas dit un seul mot concernant les attentats commis par les terroristes, que vous appelez manifestants pacifiques, et alors que même les Américains et les Français les ont vigoureusement condamnés. Il paraît dès lors parfaitement claire que les crimes dont vous parlez et l'impunité contre laquelle vous voulez lutter sont, dans votre esprit, l'œuvre du régime syrien.
Non, Monsieur le Conseiller Fédéral. Vous ne vous souciez nullement ni des droits de l'homme, ni des atrocités commises contre vos semblables ni encore de la lutte contre l'impunité. Vous venez, encore une fois, d'en apporter la preuve formelle.
Notre pays a définitivement tourné le dos à ses traditions séculaires et à sa mission principale. Nous ne sommes plus neutres, Monsieur le Conseiller Fédéral. La neutralité, contrairement a ce qu'en pensent beaucoup, ne consiste pas à tourner le dos aux problèmes des autres. Elle peut être active et constructive, apaisante et humaniste. A la place, nous avons choisi de mettre de l'huile sur le feu.
Je vais vous dressez la liste des preuves :
- La « crise » yéménite a commencé pratiquement en même temps qu'en Syrie. Le Yémen compte environ 23 millions d'habitants, comme en Syrie. Plus de dix mille victimes sont tombés depuis au Yémen et entre 20 et 40 tombent encore chaque jour. Pourtant, je ne vous ai pas entendu prononcer un seul mot sur les atteintes aux droits de l'homme ni sur la lutte contre l'impunité. Vous n'avez pas rappelé nos diplomates ni fermé nos représentations là-bas. Il est vrai que dans ce cas, le plan de « nos » donneurs d'ordre, les Américains, a été suivi à la lettre. Tout s'explique.
- Pas plus loin qu'hier, « nos » donneurs d'ordre ont causé la mort de plus d'une vingtaine de civiles, pour la plupart des femmes et des enfants, sur la frontière afghano-pakistanaise. Cela leur arrive par ailleurs régulièrement, une à deux fois par mois en moyenne. Pourtant, pas un seul mot de votre part. Euh...peut-être que je me trompe. Ici, on lutte contre Al Qaeda et ce sont des dommages « collatéraux ».
- Depuis 1991 et plus particulièrement 2003, « nos » donneurs d'ordre ont causé, directement ou indirectement, la mort de plus d'un million et demi d'irakiens, dont 500'000 enfants. Quand demanderez-vous, Monsieur le Conseiller Fédéral, à ce que ces crimes ne restent pas « impunis », selon votre expression favorite ?
- Les atrocités innommables d'Abou Ghraib et d'ailleurs, ne sont, de l'aveu même de ce criminel de Rumsfeld, connues que pour à peine 20% d'entre elles. Cela vous donne une idée de l'immensité du crime. Quand allez-vous demander à ce que ces crimes ne restent pas impunis, Monsieur le Conseiller Fédéral ?
- Tout a été dit à propos de l'atrocité du régime des généraux de Rangoon, en Birmanie. Là, je n'ai même pas besoin de vous poser la question car vous venez d'y répondre : vous avez, pour dénoncer « leurs crimes » ouvert une ambassade, rien de moins que cela, à Myanmar.
- Du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009, 22 jours, 1330 Palestiniens furent tués par l'armée israélienne à Gaza. Parmi ceux-ci, plus de 900 civiles. Ceci nous donne la moyenne macabre de plus d'une soixantaine de victimes par jour. Là, je crois qu'il serait carrément imprudent de ma part de vous poser même la question. Je vais vous aider : c'est un peu trop tard pour ce cas ? Mais alors, Charles Taylor, Karadzic, Milosevic, Mladic, etc., !!!
- On fête, façon de parler, ces jours ci le 23 anniversaire de Tiananmen. Un petit appel, de votre part, à ce que ces crimes ne restent pas impunis. Qu'en pensez-vous ?
- Les crimes et atrocités commis par « nos amis » libyens post-Kadhafi, seront-ils aussi punis, selon vous ?
- Dick Marty, le raporteur spécial, a enquêté et établit des responsabilités claires dans l'affaire des avions, américains, qui utilisé notre sol pour le transport de prisonniers destinés à être "torturés". Son rapport a été étouffé. Nous étouffons les droits de l'homme.
http://www.swissinfo.ch/fre/actualite/Avions_de_la_CIA:_l...
http://assembly.coe.int/Documents/WorkingDocs/Doc07/fdoc1...
- Le même Dick Marty a présenté un rapport mettant directement le premier ministre kosovar dans un trafic d'organes de prisonniers serbbes. Son rapport a été également étouffé. Nous étouffons des révélations sur des crimes contre l'humanité. Euh...j'oubliai, le premier ministre du kosovo, n'est-ce pas le protégé de notre...ancienne ministre des affaires étrangères, Madame Calmy Rey ?
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/90e9bd58-095c-11e0-9fde-9...
La liste, Monsieur le Conseiller Fédéral, est longue, très longue. De grâce, qu'on ne me répond pas l'idiotie insupportable habituelle : ce n'est pas parce que certains crimes restent impunis qu'il faut fermer les yeux sur les autres. Oui, absolument. Le seul hic est que ce sont toujours, je dis bien toujours, les mêmes qui restent impunis. A cela je préfère la réponse, honnête, qu'un journaliste m'a faite un jour à propos du cas yéménite. Il m'avait répondu en disant : oui, mais le Yémen on s'en fout. Il se reconnaîtra.
Ma question, qui fera l'objet d'un prochain billet, est la suivante : est-ce, à tout hasard, une partie du prix qu'on a dû payer pour que Américains, Français, Italiens, Allemands et quelques autres nous laissent, provisoirement, en paix sur des dossiers tels que : bilatérales, fiscalité, secret bancaire, clause de sauvegarde, ainsi que quelques autres dossiers "chauds" ?
Alors oui, Monsieur le Conseiller Fédéral. J'ai honte. J'ai honte pour vous, pour moi, pour notre pays, pour nos valeurs et pour tout le reste.
J'ai honte, Monsieur le Conseiller Fédéral.
Quant allez-vous demander à ce que les crimes énumérés plus haut soient punis, Monsieur le Conseiller Fédéral ?
Quant allez-vous demander à ce que les crimes énumérés plus haut soient punis, Monsieur le Conseiller Fédéral ?
Quant allez-vous demander à ce que les crimes énumérés plus haut soient punis, Monsieur le Conseiller Fédéral ?
Quant allez-vous demander à ce que les crimes énumérés plus haut soient punis, Monsieur le Conseiller Fédéral ?
08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : suisse, syrie, didier burkhalter, gowrié, crimes, terrorisme, tpi, karadzic, milosevic, charles taylor, mladic, yémen, usa
07/06/2012
Groupe de Shanghai : la douche froide
Il y a de cela deux jours, le monde était de nouveau en effervescence. Le monde ? Oui, celui des médias et des « spécialistes » de tous poils. Un obscure vice quelque chose russe aurait déclaré que le maintien du Président syrien aux commandes du pays n'est pas une priorité absolue pour la Russie.
Je ne suis pas un fana des Russes, ni des Chinois, ni de personne d'autre d'ailleurs. Je trouve juste qu'il est salutaire et indispensable que la puissance malfaisante des USA et quelques uns de leurs larbins puisse être constructivement contrée par une puissance au moins aussi forte. Pour le reste, ils peuvent tous aller au diable. Je ne vois pas qui donnerait le droit à X ou Y de décider du sort qui doit être réservé aux autres.
Pour revenir aux Russes et aux Chinois, ceux-ci viennent pour la énième fois de refroidir les ardeurs des Occidentaux. Coup sur coup, ils déclarent, par la bouche de Lavrov, toujours lui, qu'il n'est pas question ne serait-ce que de penser à mettre le nez dans les affaires internes de la Syrie et que le changement du « régime » conduira à une catastrophe régionale. Comprenne qui pourra. Si le langage diplomatiques doit, apparemment, être interprété d'une manière très spécifique, le patron de l'Alliance Atlantique, Rasmussen, vient de déclarer qu'il n'est pas question pour l'OTAN de s'immiscer dans les affaires intérieures de la Syrie. On voit que non seulement il n'est pas question d'intervention militaire, mais l'idée même de mettre son nez dans les affaires syriennes est hors de question.
La leçon commence manifestement à entrer. A la bonheur.
Et tant pis pour tous ceux qui se sont excités à l'annonce de la bonne nouvelle : le énième lâchage de la Syrie par la Russie. Parmi ceux-ci, se trouve notamment un blogueur, prévisionniste et philosophe de son état, invité permanent de ce blogosphère, qui n'arrête pas depuis plus d'une année de constater l'isolement grandissant de la Russie et les fissures qui apparaissent par ci par là dans les relation syro-russes.
Il est vrai qu'il a aussi prévu que l'année 2012 sera celle de...DSK
08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : syrie, russie, gowrié, chine, usa, france, dsk
29/05/2012
Embargo et sanctions à tour de bras, rien n’y fait. C’est tant mieux
A peine la crise syrienne déclenchée, par les bédouins, les islamistes et les voyous de tous bords, que les gouvernements occidentaux, le nôtre, hélas, avant les autres (notre politique depuis quelques années est qu'il faut systématiquement être plus royalistes que le Roi, ce dans tous les domaines : accords fiscaux, accords bilatéraux, couchage devant les Américains, les Allemands et les Français, etc.) se sont précipités pour :
1. Demander, que dis-je, exiger et ordonner le départ du président Assad. Certains lui donnèrent même deux semaines pour s'exécuter.
2. Lancer la batterie habituelle de sanctions de tous genres : économiques, politiques, financières, blocage d'avoirs, etc.
Le hic, dans le cas syrien, est que ceux-ci sont infiniment plus futés que les Libyens, Tunisiens et autres. On n'invente pas l'agriculture, la civilisation, l'alphabet, les sciences, l'algèbre et l'astronomie pour rien.
Qu'avons-nous trouvé comme avoirs à bloquer ? Rien. Absolument rien. J'ai dit futés mais il ne s'agit pas uniquement de cela. S'il est indéniable que les personnes qu'on veut sanctionner et dont on veut bloquer les avoirs ont des « petits » quelques choses par ci par là, la plupart de ce qu'ils ont se trouve...chez eux, à l'intérieur du pays. C'est peut-être pour cela qu'à l'hystérie généralisée de l'impuissance occidentale face à la résistance syrienne vient s'ajouter, est-ce vraiment une surprise, le ridicule hystérique. Au point de s'en prendre à la mère, octogénaire d'Assad et à sa femme, à qui on reproche une surconsommation de chaussures de chez Louboutin.
Les Occidentaux ne semblent toujours pas avoir compris. Cinquante ans d'embargo et de sanctions contre Cuba, des dizaines d'années de sanctions contre l'Iran, contre la Corée du Nord, etc. On voit le résultat.
Pour revenir aux Syriens, ces derniers, se foutant, à raison, des sanctions stupides et inutiles des « Occidentaux » viennent de passer des accords économiques et financiers très importants avec la Russie. A terme, cela devrait aboutir à l'adhésion de la Syrie à l'accord de libre échange avec la Russie, le Belarus et le Kazakhstan.
Avec « ça », on peut, les Occidentaux, toujours espérer que la Russie lâche son « allié » syrien. Car, il n'aura échappé à personne, la Russie fait cela avec...le gouvernement de M. Assad. Elle n'a pas attendu « pour voir ». Pour les professionnels de la politique et de la diplomatie, ceci doit certainement avoir une grande signification. La Russie envoie un message on ne peut plus claire : nous sommes en train de revenir sur la scène internationale même si cela devait se faire au prix d'une nouvelle guerre froide.
Pour ce qui est des sanctions, embargos et autres stupidités du genre, le Venezuela vient de mettre « ses menaces » (ses promesses) à exécution. Elle a déjà commencé ses livraisons de mazout à la Syrie. Laquelle semble aussi pouvoir se fournir en liquide raffiné ailleurs. La logique du soutien politique de certains pays de la Syrie, se prolonge donc par un soutien économique.
Il ne restera, comme parade, pour les Occidentaux, que l'intervention, militaire, direct.
Ça décantera pas mal de choses.
A ce propos, chose étrange : quelqu'un pourrait nous dire où se trouvent actuellement l'islamiste Erdogan et son ministre des affaires étrangères ?
08:34 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : turquie, iran, russie, venezuela, syrie, gowrié, erdogan, france, usa, asl, terrorisme, islamisme
22/05/2012
Le Yémen perd 100 soldats, en luttant contre Al Qaïda. C’est ce que les journaux disent.
C'est en tout cas le titre de la TDG, version électronique, d'hier 21 mai.
C'est au soir du même jour que cette même TDG titrait : Hollande condamne l'attentat au Yémen.
Il reste juste que M. Burkhalter, le successeur de la non moins sémillante Calmy Rey, nous gratifie lui aussi d'une condamnation de cet attentat. Aucun de ces personnages n'a dit mot de tous les attentats qui ont secoué la Syrie ces dernières semaines.
Nous allons décortiquer un peu ce magnifique titre, ainsi que quelques phrases du corps du sujet, et comparer tout cela avec le cas ... syrien.
La TDG, vous l'auriez compris, n'y est pour rien. Le même sujet, avec le même titre, aurait pu être écrit par n'importe qui dans n'importe quel journal. C'eut donné la même chose.
Le pays « perd » donc 100 soldats en « luttant » contre Al Qaïda.
En Syrie, des soldats du « régime » périssent dans les affrontements avec les militants « pro-démocratie ».
Au Yémen, c'est Al Qaïda qui a posé l'énorme bombe qui a ôté la vie à une centaine de soldats.
En Syrie, les bombes sont « peut-être » posées par des « groupes armés ». On n'est donc pas sûr et ... groupes armés : ce n'est donc pas Al Qaïda non plus. Certaines mauvaises langues disent même que c'est le régime lui-même qui a fait cela.
Au Yémen, selon la TDG, les USA, la France, mais aussi notre ministre des affaires étrangères, Monsieur Burkhalter, l'attentat survient dix jours après le début de l'offensive d'envergure contre le réseau terroriste.
En Syrie, alors même que le ministère des affaires étrangères de la France vient de confirmer l'existence dans le pays de « combattants » Tunisiens, ils sont précis, l'offensive de l'Armée Nationale Syrienne contre ... euh, je suis un peu perdu et ne sais plus comment les appeler, est une répression de manifestants « pacifiques ». Notez bien le qualificatif « pacifique ». N'oubliez pas que le lecteur est un imbécile et que les employés de journaux qui écrivent cela sont des spécialistes de la démocratie.
Au Yémen, l'article nous parle de soldats américains attaqués alors qu'ils sortaient d'un restaurant. Ces soldats sont là, au Yémen, pour aider les forces armées yéménites dans le sud, entendez dans leur « lutte » contre Al Qaïda.
En Syrie, le Washington poste, lisez à ce propos le billet Presse qui roule ... parfois cool nous apprend que les mêmes Américains aident les groupes armés, Al Qaïda selon Ban Ki Moon et les Français, dans leur « lutte » contre le pouvoir.
Je suggère à la personne qui a écrit l'article et aux Américains la solution, très simple et efficace, suivante : Si ces derniers passaient un accord avec le « réseau terroriste » au Yémen pour transporter ses combattants vers la Syrie. Cela débarrasserait le Yémen de ses terroristes et augmenterait le nombre des militants « pro-démocratie » en Syrie.
Qu'en pensez-vous ?
08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : yémen, syrie, usa, france, tdg, didier burkhalter, gowrié, al qa¨da, al qaeda, suisse, terrorisme, islamisme, médias




