05/02/2015

Selon la RTS, le responsable de la barabarie de l'Etat Islamique, c'est nous

Voici d'abord les liens vers les éditions d'hier, le 12h45 et le 19h30 du TJ de la RTS.

http://www.rts.ch/play/tv/le-12h45/video/le-12h45?id=6511...

http://www.rts.ch/play/tv/le-19h30/video/le-19h30?id=6513...

Vous remarquerez, pas même une allusion, rien.

Les Dhimmis, un temps farouches défenseurs de la "rébellion" syrienne, continuent donc leur combat sous une autre forme, celle de la soumission.

Ceci ne les a pas empêchés de faire d'autres allusions aux "vrais dangers" qui nous guettent : la montée de "l'extrémisme", notamment de droite. Manquait juste la fameuse phrase condamnant tous les extrémismes "de quelque bord que ce soit" y compris celui des...catholiques (je n'en suis pas un, au cas où). Manquait aussi le rappel de l'inquisition aux 16e et 17e siècles. Surtout, il manquait la comparaison entre la carbonisation de ce pauvre pilote jordanien par les protégés de Fabius et celles pratiquées par les inquisiteurs il y a de cela quelques centaines d'années.

Décidément, la soumission est en marche, à pas forcés.

A cela, une "vedette" de la RTS répond par ceci : "Le fait de montrer le moins possible les assassinats mis en scène par le groupe « état islamique » n’est certainement pas une complaisance à son égard. Bien au contraire, c’est la nécessité de ne pas faire son jeu. Cela ne signifie pas passer sous silence ses atrocités, mais ne pas reprendre telles quelles ses images de propagande – montrer en revanche les victimes, les messages de solidarités, les messages de leurs familles, etc. C’est un équilibre bien sûr difficile, mais c’est une responsabilité morale de le trouver. Notez d’ailleurs qu’il s’agit d’un débat vieux comme le monde. Le vieux lion Churchill savait admirablement manier la censure de guerre pour éviter de montrer certaines images de destructions réussie par les nazis; ce n’était évidemment pas une forme de faiblesse, mais au contraire une stratégie honorable pour écraser in fine, d’une main de fer, les ennemis de nos libertés".

On ne sait plus s'il s'agit d'un rêve ou d'un cauchemar. Il cite Chrchill et il aurait pu tout aussi bien citer la censure de l'armée US lorsqu'elle a envahi l'Irak. On sait maintenant ce qu'il en était. La vedette en question ne se rend même pas compte qu'elle est en train de nous raconter qu'elle exerce l'autocensure poussée à son paroxysme. Elle ne se rend même pas compte qu'entre faire la "publicité" au groupe État Islamique et ne pas même mentionner la "nouvelle", il y a un énorme espace. Elle cite Churchill et ne se rend même pas compte que le bonhomme vivait en...1940. Je ne sais même pas si cette "vedette" est au courant qu'en 2015, l'internet existe. Je ne sais si elle est au courant que les gens n'ont pas besoin des images de la RTS pour savoir ce qui se passe. Je disais croire rêver mais c'est finalement un cauchemar. Elle ne veut pas faire la pub à ces barbares (on la croit sur parole) mais elle ne veut pas faire son travail non plus : un travail de recherche (de la vérité, on l'espère, je veux dire on peut toujours rêver) de dénonciation et d'appel au réveil des "téléspectateurs". Elle n'a pas besoin, "la vedette", de montrer les images atroces. Celles-ci sont librement disponible sur le net, qui n'existait pas en 1940, année référence, semble-t-il, pour la RTS.

Une toute dernière chose, bien sûr. Al Azhar, la plus haute "autorité religieuse" du monde islamique, en réaction à l’assassinat du pilote jordanien, vient de décréter qu'il faut "tuer ET crucifier" les membres de l’État Islamique.Ils croyait certainement très bien faire comme cela mais je crois dur comme fer que cette déclaration a été mûrement réfléchie. Il faut les...CRUCIFIER

Mais l'Islam n'a rien à voir avec cela.

P:S. Ce billet a été écrit mercredi, 4 février vers 16 heures. Plus de 24 heures après le terrible assassinat du pilote jordanien. A 19h30, Darius Rochebin a tout de même fini par en dire quelques mots.

21/08/2014

James Foley : soigner un cancer après l'avoir inoculé ou lorsque l'abjection le dispute à l'immondice

Obama, le président de la première puissance mondiale, accessoirement bienfaitrice de l'humanité, vient de déclarer que l'EIIL (État Islamique en Irak et au Levant) est un "cancer qu'il faut éliminer" et "que de telles organisations n'ont pas leur place au 21e siècle". Le problème est que l'EIIL est une création...américaine, entre autres. Ce n'est pas moins que Hillary Clinton elle-même qui l'avoue mot pour mot dans son livre "Hard Choices".

Ainsi, comme cela est le cas depuis pratiquement tout le temps, le monstre échappe à son créateur.

Mais cela n'est pas vraiment le plus abject dans l'histoire. J'ai toujours pensé qu'il faut systématiquement se méfier lorsqu'il y a consensus général sur un sujet quelconque. Il s'agit ici en l'occurrence de l'égorgement (et non pas décapitation, comme l’édulcoration journalistique habituelle essaie de le laisser penser) du journaliste américain Foley. La terre entière est dégoûtée par cette barbarie. Pauvre et immonde terre que l’égorgement de milliers de pauvres innocents par ces mêmes barbares ne fait pas bouger. Effectivement, la vie d'un Américain vaut certainement bien plus que celle de milliers d'autres damnés de la terre.

Les médias n'ont pas oublié non plus de souligner, à maintes reprises, que le journaliste est allé pour faire "découvrir au monde la souffrance du peuple syrien". Sans plus de commentaires, bien évidemment. Ils faisaient accompagner cela par quelques photos du journaliste quelque part au nord d'Alep où on le voit accompagner ... ses futurs égorgeurs, qui combattent, forcément, le tyran de Damas.

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Et bien pardon, mille fois pardon mais lorsqu'on fait un choix dans la vie, en l'occurrence celui de l'EIIL, contre M. Assad, le minimum serait qu'on l'assume.

10:42 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : james foley, eiil, isis, usa, france, syrie, irak

12/05/2014

Quand on a la bombe atomique, on peut traiter Obama de "face de singe"

Qu'en est-il de Madame Donatella Rovera et de son Amnesty International ?

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09:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (29) | Tags : kim jong un, usa, obama, donatella reovera, corée du nord

05/05/2014

Il ya 2000 ans, Rome et ses relais locaux crucifiait Jésus

Aujourd'hui, Rome (l'Occident islamiste) et ses relais locaux recommencent : on crucifie en Syrie

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09:37 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (23) | Tags : occident, usa, syrie, jésus, christ, croix, gowrié

25/04/2014

Ukraine : ce que la Russie devrait faire

Al Mutanabbi est probablement le plus grand poète arabe de tous les temps. Prolifique, le verbe facile et parfois acerbe, il gagnait sa vie, comme beaucoup de ses prédécesseurs et ses successeurs, en chantant les louanges de son "protecteur", en l'occurrence Saif Al Dawla Al Hamdani, prince d'Alep, tiens, déjà. Entré en disgrâce, il part pour l'Egypte où il entre dans le service du prince Kafur, un eunuque originaire de Nubie, d'où l'appellation de "abd" (qui, en arabe, signifie à la fois esclave et...noir).

Tout cela pour dire qu'un des vers les plus célèbres du grand poète, après que celui-ci se disputa avec Kafur, fut :

"N'achète l'esclave que s'il a son propre fouet avec lui. Car les esclaves sont infectes et des bons à rien dangereux".

Comme il avait raison, Al Mutanabbi : le prophète, en arabe.

Contrairement à ce que croient la plupart des observateurs, la Russie devrait ignorer totalement les USA. Faire comme si ses derniers n'existaient pas, c'est parfaitement possible. Et se concentrer sur "les laquais", le maillon faible de la chaîne : les Européens. L'Europe, où, désormais, tout le monde se sert.

Il n'aura échappé à personne, ou peut-être que si, que, échaudés pour très longtemps par leurs échecs cuisants et coûteux en Afghanistan et en Irak, les USA ont complètement changé de tactique. Inutile de s'engager directement dans des guerres coûteuses en hommes, matériel et argent, avec un retour sur investissement plus qu'hypothétique. Désormais, c'est par procuration. On trouvera toujours des larbins locaux près à vendre leurs mères pour bien moins que 30 pièces d'argent. L'ennemi ultime est toujours le même : la Russie.

Et c'est le grand lot assuré...à tous les coups.

Si les larbins prennent le dessus, c'est la main mise sur le pays pour presque pas un centime. Mieux, puisque le pays en question est en ruine (p.ex l'Ukraine) ce sera alors par "l'aide économique" qu'on le mettra complétement sous tutelle. Ce ne sont certainement pas les laquais de Kiev qui s'y opposeront. Si, en revanche, cela ne marche pas (p.ex la Syrie), c'est alors la ruine presque totale. Dans les deux cas, le but est atteint. Parfois, c'est les deux à la fois : les laquais sont bien "aux commandes" mais le chaos règne (la Libye).

Jusqu'à maintenant, seul la Géorgie a échappé à ce scénario et pour cause : la Russie n'avait pas tergiversé à l'époque.

C'est exactement, en beaucoup plus violent, ce que les Russes devraient faire e Ukraine. Et cela sans s'engager d'une manière trop directe. Viser directement et personnellement les "laquais" de Kiev. La Russie aurait dû commencer par asphyxier l'Ukraine : réclamer le remboursement intégral de sa dette, énorme et mettre en place ensuite un véritable embargo économique. Ce serait tant mieux si les Occidentaux se chargent de la note. Si, par la suite, l'Ukraine a des velléités à la géorgienne, c'est alors que la Russie pourrait y intervenir, à la géorgienne aussi.  L'armée russe peut ne pas entrer en Ukraine, les USA en seraient ravis. Les missiles russes, si. Beaucoup de missiles en très peu de temps. 48 heures sans interruption avec pour but la capitulation déclarée et, probablement, la fuite des larbins chez leurs "protecteurs" de ce côté-là de l'Oural.

L'étape suivante devrait viser les Européens, laquais de luxe.

Nuland avait raison : "Fuck the EU"

09:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (36) | Tags : europe, nuland, usa, russie, ukraine, al mutanabbi

02/03/2014

Géorgie, Sotchi...Ukraine

Ainsi, le scénario que j'avais envisagé trois jours avant la fin des jeux d'hivers de Sotchi semble se réaliser. A vrai dire, il n'était pas trop difficile à prévoir, sauf, bien sûr, pour les indécrottables de ce côté du Vieux Continent, qui croient encore qu'ils ont un réel rôle à jouer. Ils se remémorent encore leur "succès" en Serbie. Ils oublient juste qu'à l'époque, au Kremlin, il y avait l'ivrogne.

En 2008, les Russes ont mis à peine plus de 48 heures pour mettre l'armée géorgienne en pièces. A l'époque, aussi, les Occidentaux avaient essayé : une tête de pont, au cœur de "l'empire" avec un pantin minable, un certain Saakachvili à qui, à l'instar de tous ses semblables dans l'histoire, les Occidentaux ont promis soutien sans faille en cas "d'agression" russe.

On voit ce qu'il en était.

Indécrottables, disais-je. Ils essaient le même scénario, strictement, aujourd'hui. Le pantin  promu chef du gouvernement à Kiev, vient même de déclarer que toute intervention russe mènera à la guerre.

Voici comment les choses se passeront.

Après les gesticulations habituelles des Américains, Britanniques et Français, les pantins de Kiev seront "convoqués" à Moscou. Et ils s'exécuteront. On leur signifiera le rôle exact qu'ils doivent jouer et ils s'exécuteront. Probablement pas tous. certains iront se réfugier chez leur commanditaires, de ce côté de l'Oural.

La moindre entorse à ce scénario aura pour conséquence la réalisation des vœux de Tourchinov, le Saakachvili ukrainien : la guerre. Elle durera à peine plus longtemps que celle qui a fait taire définitivement le Géorgien.

A moins...

Que les Américains, c'est tout le mal qu'on pourrait leur souhaiter, croient qu'une intervention de leur part est possible.

 

10:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : russie, sotchi, géorgie, ukraine, poutine, saakachvili, obama, usa, france

13/09/2013

Les Anglosaxons...et les autres : la question syrienne

Qu'on les aime ou pas, les Anglo-saxons ont deux facultés dont la plupart des autres peuples sont maigrement pourvus : le pragmatisme et la capacité d'adaptation à toute situation que les "circonstances" leur imposent.

C'est , à peu près, l'unique raison expliquant l'hégémonie britannique sur le monde pendant plus de trois siècles et celle des USA ensuite.

Les dogmes ? Ils les laissent aux autres. Eux, ils cherchent plutôt l'efficacité. Celle, Parfois malheureusement, de l'éléphant, ou plutôt du Rhinocéros, détruisant sans distinction tout sur son passage.

Revenons à la question syrienne. Il y a de cela un peu plus de deux semaines, tout le monde qualifiait Cameron soit de lâche soit, au mieux, d'un hésitant s'étant tiré une balle dans son propre pied. Je n'ai jamais crû cela. Je crois au contraire que le Premier Ministre de sa Gracieuse Majesté s'en est impeccablement bien sorti. Il faut parfois non seulement lire entre les lignes, mais aussi observer les postures. La véhémence du ministre des Affaires Étrangères, Haig, n'avait d'égal que ses menaces répétées à l'encontre du régime de Damas. Jusqu'au jour où...il a reçu les premières analyses de ses services chargés d'enquêter sur la supposée attaque chimique de Ghouta près de Damas. Depuis, on ne l'entend plus. Mais plus du tout. Et hop...Cameron sort la consultation de son Parlement de sa pochette magique. Il est vrai que la GB, surtout lorsque cela l'arrange, est une grande démocratie.

Cela vaut la peine de s'attarder sur cet épisode car le sémillant Hussein Obama est en train de suivre le même chemin, toutefois d'une manière un peu plus maladroite.

Cameron nous a bien vendu son histoire de champion de la démocratie voulant s'assurer de l'adhésion de "son peuple". Un numéro d'artiste : il continuait à montrer une attitude extrêmement agressive envers la Syrie, faisait même croire à un lobbying très actif auprès des députés mais, derrière les coulisses, c'est le lobbying inverse dont il a chargé ses services d'exercer auprès des élus. C'est exactement ce que Obama a commencé à faire dès la semaine dernière. Ce dernier va jusqu'à demander à ses services de préparer la liste des cibles à attaquer mais, en même temps, décide de consulter, à son tour, le Congrès.

Comme Cameron, Obama "exerce" un "lobbying" très actif auprès des élus, en surface. Derrière, c'est l'exact contraire : on leur fait bien comprendre qu'il vaut mieux se montrer...hostiles à une intervention armée.

La face est sauvée.

Et qui est le dindon de la farce ? Les Français, comme d'habitude. Raison ? Dogmatiques, comme d'habitude.

L'affaire est même, je le crois, plus savoureuse que cela, si je puis m'exprimer ainsi. Tout le monde semble avoir totalement ignoré que la proposition fracassante de la Russie, concernant la mise sous surveillance internationale de l'arsenal chimique de la Syrie, qui semble avoir pris tout le monde de court, n'est en réalité pas du tout la leur. C'est Kerry, oui, Kerry lui-même qui, deux jours auparavant, à Londres, en a parlé le premier.

C'est Kerry qui demande mais c'est Lavrov qui propose.

De nouveau, la face est sauvée. Et qui est, de nouveau, le dindon de la farce ? Je vous le donne en mille.

La suite, on la connaît. Une offensive russe tous azimutes. Sans possibilité pour personne d'autre d'en placer une. La dernière en date, sous forme d'une leçon magistrale sur la manière dont les affaires du monde doivent être conduites, est l'interview accordée par Poutine au New York Times, calmement, sans agressivité. En vrai homme d'état, pour une fois, leader d'une "vrai" grande puissance, n'en déplaise à certains esprits chagrins. Ceci ne l'empêche toutefois pas, dans la même tribune, de hausser encore un peu plus le ton en, cette fois, mettant en garde les Américains contre toute velléité d'intervention militaire en Syrie.

Je terminerais par une nouvelle qui doit certainement faire plaisir aux producteurs de l'émission Infrarouge, qui s'est, mardi dernier, consacrée à faire la énième promotion de la CNS, vous savez, ceux qui veulent que l'on bombarde leur propre pays. Les "purs" qui veulent remplacer le régime corrompu de Damas, ramassant, au passage, les miettes que les monarchies bédouines daignent leur jeter. L'ASL, comprenez Armée Syrienne Libre, vient de déclarer qu'elle refuse l'initiative russe. Il y a aussi le CNS, très chère à l'émission Infrarouge, qui a fait de même.

Puisque cette initiative vise à...contrôler les armes chimiques (l'ASL et ses maîtres à Washington et Paris accusent le régime de les avoir utilisées), ils doivent, à l'ASL et à la CNS (Coalition Nationale Syrienne, hôtes du Qatar et de la Turquie), plutôt s'en réjouir, non ?

09/09/2013

ATS, France-Info, 20 minutes, etc. : des torchons et des plumitifs

Les torchons et les plumitifs étant déjà désignés et connus, appliquons-nous plutôt à relater leur dernier exploit : les déclarations "supposées" du maitre du Kremlin, un certain Valdimir Poutine.

Un tout petit préambule d'abord, tout de même.

J'ai, il y a de cela quelques mois, adressé une lettre à la "rédaction" de 20 minutes, demandant la correction du contenu d'un article. Un faux grossier dans son entier. Le rédacteur "en chef" du t... en question, dont j'ai oublié le nom, me rétorqua que l'essentiel de l'article en question provenait de deux sources : ATS et Le Temps. Sources connus pour le sérieux de leurs démarches (ce sont ses propos).

Une fois cela dit, revenons à notre sujet du jour : les déclarations de Poutine. ATS, source extrêmement sérieuse, mais aussi France-info, France 24 et d'autres, nous disent que ce dernier aurait déclaré que la Russie "interviendrait en Syrie d'une manière résolue si des preuves sont apportées quant à l'utilisation, par le régime de Damas, d'armes chimiques. Cette information a été relayée par la plupart des torchons, lus, entendus ou visualisés "neutres et sérieux".

L'exploit ultime revient à la version arabe de la BBC (mais bon, ce sont des arabes) qui, au moment même où elle montrait le chef du Kremlin faire sa déclaration, n'a pas hésité à lui pr^ter des propos n'ayant même pas figuré dans celle-ci.

Ainsi, non seulement Poutine n'a pas fait cette déclaration, mais il en a sorti une totalement inverse :

1. Obama ment (ce sont les propos exacts de Poutine) au monde.

2. Kerry ment (ce sont les propos exacts de Poutine) aux membres du Congrès américain.

3. Les Américains et les Français n'ont pas produit la moindre preuve quant à l'utilisation d'armes chimiques par le régime. Elles n'ont même pas pu les fabriquer.

4. Au contraire, nos analyses concluent à l'utilisation de ces armes par les insurgés/terroristes.

J'oubliai, les torchons précités avaient même ajouté que Poutine a décidé de "suspendre" la livraison des missiles S300 à la Syrie. Là aussi, il se trouve que la Russie a grandement haussé le ton et a décidé d'envoyer deux énormes pièces navales sur place. Mieux, la Russie, on se doute bien qu'il s'agit là d'un message d'une extrême importance, a déclaré, dans les secondes qui ont suivi la chose, que ses systèmes, déjà présents en Syrie, ont détecté le lancement de deux missiles au large des côtes syriennes, que cela n'est pas acceptable.

Sur France Info, il y a de cela deux ou trois jours, on accueillait Florence Aubenas, ancienne otage elle-même, pour nous parler des deux "journalistes" français enlevés au nord de la Syrie près des frontières turques. A la question de la journaliste qui lui faisait remarquer que la zone est contrôlée par les "rebelles", Aubenas a poussé l'abjection jusqu'à répondre en disant : "oui, mais, vous savez, il y a parfois des agents du régime infiltrés". Si quelqu'un pouvait m'expliquer comment, matériellement, des agents infiltrés, ce qui signifie qu'ils sont parmi les insurgés, peuvent enlever des journalistes, je lui serais très reconnaissant.

Samedi, rentrés de l'émission "on n'est pas couché", l'invité "politique" est le ministre responsable des relation avec le Parlement. Celui-ci est sensé expliquer les raisons de l'agression programmée de la France contre la Syrie : aucun contradicteur, on était entre soi. Madame Polony, venant de donner naissance à son deuxième bébé, a même fait cette sortie : "oui, on est à peu près sûr que c'est le régime qui a commis l'attaque chimique...". On bombarde donc un pays en étant "à peu près"...sûr. C'est combien "à peu près" ? 60, 75, ou 90% ?

Je ne crois plus à la possibilité pour la Russie de lâcher la Syrie. Les Américains et leur laquais (Flamby le gros) sont allés trop loin. Cameron, à ma grande surprise, semble avoir été bien plus prévoyant. Il s'en est trouvé une porte de sortie magistrale en se cachant derrière la légitimité "démocratique" d'un vote parlementaire. TANT MIEUX POUR LUI.

Comme le ridicule ne tue pas, les USA justifient maintenant leur éventuelle agression (lisez bien cela) par ...de la légitime "défense". C'est, mot pour mot, le contenu de la dernière déclaration de Kerry. Je ne savais pas que la Syrie avait attaqué l'Amérique.

Les Américains vont donc intervenir. Cela me fend le cœur pour mon pays d'origine mais l'éventualité d'une défaite, annoncée et mémorable, infligée, indirectement, par les Russes, me remplit d'espoir. Les Russes, au contraire des Yankees et leur caniche flasque, n'ont déclaré que ce qui est nécessaire en envoyant les messages qui conviennent.

Allons-nous jusqu'à une troisième guerre mondiale ? PEUT-ÊTRE. Il faut juste espérer que Damas sera, pour Hussein Obama et le flasque de l’Élysée, ce que fut Stalingrad pour le Maréchal Von Paulus. Avec, je le souhaite encore plus, des résultats encore plus désastreux, pour les deux sinistres.

La Syrie gagnera. J'en prends les paris.

06/09/2013

Annonce importante

Après une longue période où, pour des raisons privées, je n'ai pas pu écrire grand chose, quelques mots pour dire que je recommencerai à publier régulièrement dès la semaine prochaine, si les bombes américaines nous en laissent la possibilité.

Ce dimanche, à 14h00, aura lieu une grande manifestation, à laquelle participeront plusieurs organisations, associations et notre Collectif, pour dénoncer l'agression abjecte, injustifiée et inhumaine des USA en Syrie. La manifestation aura lieu sur la place des Nations.

A ce jour, ni Kerry ni aucun autre responsable américain n'a répondu aux demandes répétées de présenter leurs preuves quant à l'utilisation des armes chimiques par l'armée nationale syrienne.

Je vous invite donc tous à venir nous rejoindre et montrer votre opposition à cette agression.

Je vous en remercie d'avance

13:16 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : syrie, usa, kerry, obama, armes chimiques

20/06/2013

G8 ? Non. Un contre 7

Le contenu de la réunion en question n’a, bien évidemment, aucune importance. Il n’y en a de toute façon pas. Non. Le plus remarquable dans cette réunion sont précisément les allures des uns et…de l’autre. Les uns sont les larbins, laquais et leur maître Yankee. L’autre, c’est bien sûr le Russe.

La solution, syrienne, sera russe, rien d’autre.

Pas la moindre concession de la part du locataire du Kremlin : pas d’armement pour les terroristes en Syrie de la part des Occidentaux et toutes les armes nécessaires pour écraser ces mêmes terroristes pour l’Armée Nationale Syrienne. Le Yankee et ses laquais, parfaitement conscients du changement du cours de l’histoire et de leur position sur la pente descendante de celle-ci, mais aussi suite à la tournure dramatique, entendez positive, de la guerre contre le terrorisme après la bataille décisive de Qousseir, se sont rendus à l’évidence : pour eux, c’est terminé en Syrie. Les gesticulations comiques du premier ministre britannique, changeant d’avis au gré des ordres venant du Maître, n’y changeront rien.

A Berlin, en la présence du Yankee, venu prononcer un autre discours « historique », 50 ans après celui du mari de Jacqueline Kennedy, Merkel, petit maître « local » en Europe, a déclaré, en regardant l'Américain : pas d'armement pour les terroristes (elle les a appelés "opposition", mais cela importe peu).

Pour ce qui est des Arabes, le "coup de maître" des Occidentaux semble avoir totalement réussi. Nous savons depuis très longtemps déjà que tout, absolument tout, sans la moindre exception, dans la région tourne autour d'un seul et unique sujet : Israël. Il s'agit non seulement d'annihiler toute possibilité pour ses "ennemis" de le menacer, mais il faut au surplus que toute éventualité "future" de la faire soit tuée dans l'oeuf. Tout cela a commencé tôt, très tôt.

Sans refaire l'histoire, regardons en le résumé aujourd'hui. L'armée irakienne occupée uniquement à combattre les terroristes. Elle n'existe plus dans sa fonction essentielle. L'armée syrienne s'épuise à son tour en affrontant la pire offensive terroriste mondiale. L'idée étant qu'une fois le régime tombé (on attendait cela beaucoup plus tôt) tous ces terroristes devaient se diriger vers le Sinaï, pour mettre à genoux l'armée égyptienne. Regardez la carte de la région et constatez visuellement ce que cela donnerait.

La Jordanie n'existant déjà plus depuis très longtemps, il ne restait plus que le...Hezbollah. Le moment est venu pour le neutraliser. Mais, à l'instar des pronostics concernant la chute rapide du régime syrien, le choc d'Al Qousseir est venu chambouler totalement les plans occidentaux. La capacité de résistance et d'organisation des Syriens et leurs alliés semblent aller bien au-delà de ce que pouvaient imaginer les plus optimistes, ou pessimistes, c'est selon.

Est-ce que cela refroidira définitivement Américains, Israéliens, laquais et bédouins ? Rien n'est moins sûr. Il semble désormais tout à fait admis que les bédouins du Golfe considèrent l'issu de la crise syrienne comme une question de vie ou de mort. Quant aux Américains et Israéliens, une défaite, admise comme telle, de leurs troupes de terroristes, signifiera la fin définitive de leur influence dans la région. C'est pour cette raison qu'ils ne renonceront pas à soutenir les terroristes jusqu'au bout, même si cela devait se faire au prix d'une destruction totale de la Syrie, ce qui semble être leur Ultime objectif.

Il y a de cela deux jours, on assistait, coup sur coup, à deux événements, passés presque inaperçus mais dont l'importance ne devrait pas être négligée. Il y a tout d'abord eu le coup d'humeur du chef des islamistes égyptiens, Mohammad Morsi, Président de l'Egypte pour certains, qui a décidé de couper d'un seul coup toutes les relations avec la Syrie. C'est à peu près au même moment que le vieux roitelet de l'Arabie Saoudite annulait ses vacances au Maroc pour rentrer chez lui, à Riyad.

Les paris sont ouverts, pour imaginer ce qui se trame.

09:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : syrie, occident, usa, gowrié, arabe, qatar, islam, terrorisme, jihad, arabie saoudite, cameron, obama, merkel

03/06/2013

Bye Bye Al Nosra, bonjour Istanbul (ou l'effet boomerang)

Al Nosra, pour ceux qui ne la connaissent pas encore, est une composante, la plus violente, la plus arriérée, la plus fondamentaliste et la mieux entrainée (selon les "spécialistes" d'ci, toujours eux) de cette Assemblée aussi hétéroclite que pitoyable et misérable qu'est la Coalition Nationale Syrienne dont certains membres, assis sur les genoux d'Erdogan à Istanbul, espèrent encore un destin similaire à celui dont ont bénéficié certains traitres irakiens rentrés à Baghdad sur les chars des USA. Les voilà repartis pour un exil prolongé de plusieurs dizaine d'années.

Ainsi, Al Nosra vient de subir les pires pertes dans ses rangs, de l'aveu même de l'OSDH (rideau derrière lequel se cachent les plumitifs de nos médias). Plus de deux cents depuis deux jours. Le fait le plus marquant est "l'ncident" de Baalbek, au Liban, où les combattants du Hezbollah ont mis d'une manière définitive hors d'état de nuire une vingtaine de membres de cette organisation fondamentaliste et terroriste. Je disais fait marquant car il s'agissait de la cellule qui, il y a de cela deux semaines, a lancé des missiles sur la banlieue sud de Beyrouth. Hezbollah a réussi à déterminer avec précision l'endroit d'où sont parties les projectiles et l'a anéanti. Le message envoyé, encore, à Washington et Tel Aviv est clair. La suite ? Plus d'une soixantaine de terroristes, essayant de transporter leurs blessés vers Al Zabadani, en Syrie voisine, ont été accueillis cette fois par l'armée syrienne. L'OSDH, c'est bien de le citer dans ces circonstances, nous dit qu'aucun d'entre eux n'en est sorti indemne.

Quant à ce cher Erdogan, dont le souriant ministre des affaires étrangères vient de déclarer que son parti n'est rien d'autre que le symbole du retour de l'époque ottomane, ça promet, il vient de goûter à son tour aux joies des manifestations "pacifiques". Nous lui souhaitons bonne chance pour la suite.

J'entends déjà certains "spécialistes" rire. Tout cela n'est que bénéfice pour "l'Occident" et son "représentant" dans la région. Sans perdre un seul homme, un seul avion, char ou même une trottinette, ces derniers ont réussi à affaiblir le seul état qui leur résiste encore dans la région, la Syrie et, beaucoup mieux, impliquer, enfin, le Hezbollah directement dans le conflit et l'affaiblir à son tour.

Peut-être.

Ils oublient juste qu'on ne juge une action qu'à la lumière du résultat...final. Affaiblis, peut-être mais aguerris, aggressifs et disposant de tous les moyens nécessaires pour dissuader quiconque d'en profiter.

Hier matin, Le Matin Dimanche nous a gratifiés d'une très longue interview avec le professeur Ricardo Bocco, IHEID. Ce dernier, a estimé les chances pour que la conférence Genève 2 ait lieu à plus de 50%. Il a aussi déclaré que la Russie a "déjà" lâché Assad et cherche et imaginer la suite sans lui.

Allez. J'ai déjà pris des paris. Pour ce qui est de genève 2, je ne sais pas mais cela ne changera strictement rien. D'ailleurs, Cher professeur Bocco, avez-vous entendu notre ami Juppé (pardon, pour la deuxième fois...Fabius) déclarer que la conférence porrait avoir lieu en...juillet ?

1. C'est comme si Fanius avait son mot à dire.

2. Il sait en revanche que, d'ici là, la conférence n'aura pour objet que la confirmation d'un état de fait. On prend des paris là-dessus ?

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, liban, gowrie, erdogan, assad, russie, usa, israel, al nosra, hezbollah, ricardo bocco

22/05/2013

La Syrie gagnera (a gagné). Toute seule

Avec l'aide de l'Iran, du Hezbollah et le reste du blabla dont certains n'hésiteront pas à user, bien évidemment. Je l'écris en préambule. Comme ça, c'est fait.

USA, France, Grande-Bretagne, Union Européenne, Suisse (hélas, mille fois hélas), Ligue Arabe (Pffff), Qatar (chameaux et milliards), Arabie Saoudite (chameaux, milliards), Turquie, Israël. J'oublie, consciemment, des dizaines d'autres (laquais et larbins divers, dont, encore une fois hélas, le nôtre) constituant cette Assemblée aussi hétéroclite que minable qu'est "les Amis de la Syrie". Tout cela s'est ligué contre mon pays d'origine, le plus vieux pays et la plus vieille civilisation du monde, dans l'espoir, vain, qu'elle ne le soit plus. Ils en paieront le prix, très cher, bientôt.

Les avancés spectaculaires de l'Armée Nationale Syrienne ces derniers jours, au grand dam des bédouins du Golfe Persique et leurs maîtres à Washington et Tel Aviv, d'où le branle bas de combat dans cette dernière, semble dessiner l'évolution définitive de ce conflit dans les prochaines semaines. Des sources "rebelles" parlent de centaines de morts, parmi lesquels 3 "commandants" de très haut rang, dont le commandant en chef du Front Al Nosra à Al Qousseir et de capturés dans leurs rangs ces deux derniers jours. Ceci a poussé certains jihadistes valeureux et très combatifs à se déguiser en femmes, la désormais classique Burka mais aussi un maquillage complet.

Et c'est à Israël qu'on confie, cette fois, la tâche de monter au créneau. Les menaces de cette dernières deviennent un peu plus précises à l’encontre de la Syrie.

Nous laisserons au futur, ainsi qu’à la médiocrité de certains "prévisionnistes", ayant déjà prévu la chute d’Assad en mars 2011, l’entrés de la Turquie en Syrie, l’intervention américaine et française, etc. sévissant sur cette plateforme, entre autres, le plaisir de le faire.

Ils seront surpris et…très déçus.

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : syrie, israël, terroriste, islamisme, islam, jihadiste, france, turquie, gowrié, usa, suisse

08/05/2013

La ligne rouge : c'est l'arme chimique

La phrase vient de ce Cher Obama, prénommé Barak, Président d'une grande démocratie (preuve en est les centaines de prisonniers innocents de Guantanamo) et accessoirement mauvais gendarme du Monde : Hiroshimam Nagasaki, Vietnam, Corée, Cuba, Irak, Afhganisatn, entre autres. Elle a été prononcée à l'occasion des rumeurs sur l'utilisation, par le régime de Damas, bien évidemment, d'armes chimiques pour "mâter" la révolution "pacifique" du Peuple Syrien. Révolution "pacifiquement" conduite par le "Front d'Al Nosra", classé par ailleurs organisation terroriste par ces mêmes Américains.

Vous suivez ?

Les choses sont tellement imbriquées en Syrie, les gesticulations tellement nombreuses et contradictoires, qu'on n'arrive plus à savoir si les déclarations des uns et des autres sont le résultat de faits avérés ou de calculs savamment orchestrés. En l'occurrence, suite aux déclarations fracassantes de Carla del Ponte, concluant sur l'utilisation d'armes chimiques par...les "rebelles", on se demande si les Américains ne voulaient pas se ménager une porte de sortie vis-à-vis des terroristes. Car on voit mal comment ils peuvent ignorer les résultats de cette "enquête". Cela étant, ces mêmes Américains, ayant auparavant donné l'ordre aux pantins de la Commissions d'enquête, viennent de déclarer qu'il serait fort improbable que des armes chimiques aient été utilisées en Syrie alors que, à peine deux jours auparavant, ils avaient déclaré que des indices "concordants" concluaient à leur utilisation.

Cela nous conduit inévitablement à poser la question de savoir pourquoi Madame del Ponte s'est "précipité" à faire sa déclaration. La raison en est toute simple : elle savait par avance que cette même commission, une fois les résultats de l'enquête connus, recevrait l'ordre d'étouffer l'affaire. Les événements viennent de lui donner entièrement raison.

Nous voilà donc dans un monde où l'Occident, très démocratique et très humaniste, dans le but existentiel unique de faire tomber un régime, est prêt même à laisser utiliser des armes chimiques par des terroristes estampillés comme tels par ce même Occident.

09:51 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : gowrié, occident, usa, amérique, syrie, terroristsme, islam, islamisme

18/01/2013

Les terroristes face à leurs rejetons

En Syrie, ce sont des combattants de la liberté. Au Mali, ce sont des terroristes. Et en Algérie, ils sont des preneurs d'otages sanguinaires.

Reprenons depuis le début : Afghanistan, 1979. L'URSS envahit le pays, les Américains, décidés à abbattre les Soviétiques, créent les Talibans et, dans la foulée, Al Qaïda. Ils sont alors des "résistants" contre l'envahisseur. Les Américains leur avaient même fourni les fameux Stingers qu'ils, soit dit en passant et expérience faite, leur refusent en Syrie. Quelques années plus tard et deux tours jumelles descendues, ils deviennent des terroristes. Toujours terroristes en Irak, parce que combattant l'envahisseur Américain, tiens, ils changent encore une fois de peau pour devenir des révolutionnaires à la recherche de la liberté, en Lybie. Rappelons tout de même que le "commandant militaire" de la région de Tripoli ne fut autre qu'un certain Abdelhakim Belhadj, numéro deux d'Alqaida dans le pays, revenu fraîchement d'Afghanisatan où il combattait le "mécréant américain". La démocratie et la liberté installées, ils se dispersent, avec les armes que leur parrains leurs ont laissées en cadeau, au Mali, en Algérie et...en Syrie, devenue terre de Jihad. C'est là qu'ils obtiennent, encore une fois, le label de combattants de liberté. Hollande/Fabius et avant eux Sarkozy/Juppé les soutiennent avec l'ardeur habituelle des héritiers de Danton et Robespierre et, accessoirement, obligés de Saad hariri et de quelques chameliers Qataris.

Dernier acte, le 11 ianvier, offensive tricolore contre les Jihadistes du Mali, ceux à qui l'on a distribué les cadeaux laissés par Kadhaffi, pour, je vous le donne en mille...libérer le pays du terrorisme.

Chapeau bas l'artiste. On a rarement pu assister à un numéro d'équilibriste aussi parfaitement exécuté. Car, à la différence des autres fois, les rejetons ne sont plus successivement, mais à la fois démocrates, comabattants de la liberté et...terroristes.

On se demande vraiment comment ils font. Peut-être que certains de nos...journalistes pourront nous le dire !

Q'en pensez-vous ?

03/10/2012

Le déclin de l'empire

Saakachvili est le président qui vient de perdre les élections en Géorgie. Saakachvili est le président qui, avec les encouragements de ses maîtres d’outre Atlantique, a crû bon de défier son puissant voisin. Saakachvili l’a crû parce que ses maîtres d’outre Atlantique croyaient eux-mêmes que Yeltsine était encore vivant. Du coup, Saakachvili a vu son armée mise en pièces en quelque 48 heures. Il eut un temps, à l’époque de l’ivrogne du Kremlin, où les Américains croyaient dur comme fer qu’il s’en était fini de l’empire russe, qu’ils appelaient encore soviétique. Ils le croyaient tellement qu’ils ont décidé de pousser leurs pions/valets au cœur même de la Russie : Ukraine, Géorgie, pays baltes, quelques pays d'Asie centrale, ex républiques soviétiques, etc. Et voilà que le plus servile, mais véhément, des pions qui tombe à son tour. A peine trois semaines après que l’annonce de la fermeture définitive de la dernière base militaire et stratégique américaine en Asie Centrale, celle du Kirghistan. Le même Kirghistan qui a annoncé le maintien de la base militaire russe sur son territoire. On croit rêver. La Russie qui, pour enfoncer le clou, a annoncé qu’elle fournira une aide à hauteur de deux milliards de dollars. Cela vous rappelle-t-il quelque chose ? Un peu la manière de faire…américaine, non ? Oui, lorsque ceux-ci en avaient les moyens.

Ainsi, en l’espace d’à peine une dizaine d’années, ce qui devait être la consécration de l’hégémonie définitive de l’Amérique, pendant des décennies encore, sur le monde, s’est transformée en début de déclin pitoyable. Partis la queue entre les jambes d’Irak, bientôt d’une manière encore plus humiliante de l’Afghanistan, les Américains sont plus que jamais acculés à s’accrocher à ce qu’il leur reste dans la région : les Qataris et les Saoudiens, quel déchéance. Même leurs nouveaux amis, les islamistes fondamentalistes du Caire et de Tripoli, l’ancienne capitale de Khaddafi, leur échappent.

Je voulais aussi un peu parler de la France. Pays qui a crû, ou à qui on a fait croire, qu’il a sa place parmi les grands, ceux qui ont les moyens de décider. Mais cela ne vaut vraiment pas la peine. Car ce faisant, je m’abaisserais à devoir parler des bédouins. Ceux qui dictent à la France ce qu’elle doit faire. Je laisse cela aux Guignols de l’Info et à Leonardo, porte-parole de "la" Prince auprès de ces mêmes guignols.

Quel rapport tout cela a à voir avec le sujet auquel je consacre plus de 90% de l’espace que j’occupe sur cette blogosphère, la Syrie ? C’est simple, la Syrie fut la dernière cartouche tirée par les Américains dans la série du printemps salafiste. Le temps a manifestement joué contre eux.

Je vous laisse dès lors volontiers avec le commentaire d’un de mes lecteurs, qui le fait pour la première fois. J’en profite pour saluer sa lucidité et présence d’esprit.

Il se fait appeler Collin.

"La dernière carte que les pays "du golfe" envisageaient de jouer, c'est de constituer un corps expéditionnaire militaire pour porter main forte aux "rebelles" Syriens et tenter démettre le gouvernement Syrien légal.

Or il est curieux de constater que cette idée "lumineuse" a fait pschitt....quand ils ont réalisé qu'en envoyant leurs militaires, leurs armées, guerroyer en Syrie, ils faisaient un boulevard à une très légitime révolution populaire dans leurs propres pays qui ne laisserait pas passer une si belle occasion de renverser ces dictatures sanguinaires des Saoud, et du Qatar...

Bientôt échec et mat,c'est une affaire de quelques coups....les Russes et les Iraniens sont décidément de grands joueurs d'échecs..."

31/07/2012

Des politicards et des plumitifs

On aurait bien évidemment pu ajouter criminels, voyous et bandits de grand chemin.

Commençons par les politicards. Alors que je parcourais l'autre jour les nouvelles concernant la Syrie, je suis tombé sur une déclaration pour le moins étonnante émanant de l'Ambassadeur américain à Moscou, un certain Michael McFaul. J'ai, je l'avoue, failli tomber à la renverse : « En réalité, nous ne soutenons aucun groupe impliqué dans le conflit syrien. Nous ne sommes pas hostiles aux Syriens qui soutiennent al-Assad. Ce n'est pas notre combat. Nous plaidons pour les négociations » a-t-il dit.

220px-Michael_McFaul.jpg

http://fr.rian.ru/world/20120727/195494070.html

Pendant un moment, je me suis demandé si les différentes sources, qui d'habitude font leur marché auprès du même fournisseur (regardez pour cela les quelques torchons de chez nous et leur source, tellement digne de confiance, l'OSDH), ne se sont pas trompé de personnage. Qu'elles aient inter changé les noms du Russe et de l'Américain. Et puis, non. C'est bien le Yankee qui a fait la déclaration. Plus loin, McFaul déclarait : « En Égypte, en Tunisie et en Syrie, nous soutenons les règles du jeu et non les vainqueurs et les vaincus. Nous ne cherchons pas à déstabiliser Syrie. Nous ne voulons pas la chute de l'État syrien. Nous l'avons vu en Irak, en Somalie et dans d'autres pays. Nous partageons l'objectif du gouvernement russe: prévenir la désintégration de l'État syrien ».

Ce n'est peut-être qu'une diversion car, à moins qu'il ne prenne les autres pour des imbécile et il aurait tort de la faire, il ne reste plus que les nourrissons qui ne sachent pas encore l'ampleur de l'aide apportée par les Américains au terroristes en Syrie. Même dans ce cas, l'Amérique signe ici une défaite diplomatique, une de plus, en admettant, serait-ce un début ?, la réalité sur le terrain. Cette réalité est la suivante : l'ASL et les terroristes seront écrasés, ce malgré l'aide sans précédent apportée par les Yankees, leurs domestiques européens et les bédouins du Golfe. La réalité est que les Russes se sont définitivement engagés aux côtés des Syriens et iront jusqu'à l'affrontement, militaire, direct, s'il le faut. La réalité est que ces derniers viennent de déclarer que les sanctions et autre embargo décrétés par les Occidentaux n'ont aucune signification pour eux et que ces derniers seraient bien inspirés de ne pas songer à intercepter les navires russes se dirigeant vers la Syrie ou essayer de les inspecter.

Enfin, pour en finir avec l'attitude de la Russie, qui, selon les sources, de l'ordre de 100'000 qui se trouvent en Syrie. Vous êtes-vous déjà posé la question de savoir pourquoi n'a-t-elle jamais ni appelé ni procédé à une quelconque évacuation d'aucun de ceux-ci ?

Pour ce qui est des plumitifs, la perle provient de l'AFP. A l'instar des torchons qui se fournissent auprès d'elle, l'AFP se fournit elle-même auprès de ... l'OSDH. C'est dire le sérieux et le souci d'informer qui caractérise tout ce petit monde de...l'édition libre. Bref, l'AFP vient, une année et demie après le début de la crise et après une bonne douzaine d'essais de désinformation transformés, entre autres la transformation du massacre de 120 soldats à Jisr el Shoughour en massacre de civiles, vient de lâcher une petite bombe médiatique : « une bonne partie des combattants à Alep sont des étrangers » Qu'y trouve-t-on ? La composition habituelle des touristes du Jihad : Saoudiens, Tchéchènes, Jordaniens, Égyptiens, etc.

http://www.afp.com/fr/node/359201

Tout cela en attendant que le triomphalisme affiché aux nouvelles de la « prise » d'Alep par les insurgés se transforme en pleurs sur le sort de ces mêmes insurgés qui, je vous en fais le pari, redeviendront du coup de pauvres « civiles » massacrés par l'armée du régime.

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : syrie, usa, russie, gowrié, afp, asl, insurgés, terroristes, islam, jihad, alep, mcfaul

30/07/2012

Syrie : au fait, cela m’a complètement échappé…

Point de départ, la « bataille finale » pour la libération de Damas. Qu'apprend-on ? Que les insurgés, vous pouvez aussi les appeler « rebelles », « terroristes », « Al Qaeda » ou tout ce que vous voulez, ont attaqué la capitale du « régime » pour la libérer, ainsi que le pays tout entier.

Il y a un hic, un très grand hic qui, comme d'habitude, a complètement échappé à nos plumitifs et à nos médias. Par plumitifs et médias, j'entends, d'une part, les porte-paroles de l'ASL et de l'OSDH et, d'autre part, les succursales d'Al Jazeera et Al Arabiya. Ces derniers nous apprennent qu'à Damas, « l'exode commence pour fuir la vengeance d'Assad ». Ah...ha.

http://www.lefigaro.fr/international/2012/07/19/01003-201...

Je vous prie surtout de prendre un peu de temps pour lire les commentaires sur le forum. Ceci pour vous rendre compte que la mayonnaise ne prend pas, plus. Les gens ne sont pas idiots. Ce sont en réalité les plumitifs de ces torchons qui le sont et croient pouvoir en contaminer les lecteurs.

Aidez et corrigez-moi si je me trompe. Jusqu'à la « bataille finale », lancée par les insurgés contre Damas, les habitants de la ville vivaient parfaitement normalement et aucun d'entre eux n'avait songé à « fuir ».  Avec un peu de logique, on dirait que la population fuit plutôt les...terroristes, non ? D'ailleurs, au lendemain même de l'éradication de ceux-ci, la vie a repris d'une manière totalement normale dans la capitale. Tout aussi logiquement, on dirait que les habitants sont contents de se débarrasser des « libérateurs », non ?

Voilà donc une révolution dont les gens ne veulent pas et une révolte qui les emmerde. Vous ne voulez pas vous révolter ? Et bien vous allez quand-même le faire. N'est-ce pas exactement le résumé de toutes les déclarations des Américains et de leurs domestiques européens depuis 17 mois : « Nous allons aider le peuple syrien à se libérer, même s'il ne le veut pas ».

Une révolution forcée et imposée, en quelque sorte.

La dernière trouvaille des Occidentaux est l'avertissement contre un massacre qui se préparerait à Alep. On a juste omis de nous dire le massacre de qui et par qui car l'ASL s'y emploie déjà et largement. A moins que l'on ne considère que l'offensive de l'armée d'un pays souverain contre des terroristes est désormais assimilable à un massacre. Mais passons. Quant à nos plumitifs, vous savez, les employés de torchons distribués dans des caissettes ou publiés sur certains sites, genre Bluewin.ch, par exemple, ils se gaussent depuis hier de la déclaration de Lavrov, selon eux à l'unisson avec ses "homologues" Occidentaux, selon laquelle le chef de la diplomatie russe craindrait une tragédie à Alep.

Je ne sais pas si se mentir est une sorte de thérapie contre la déprime ou alors que les plumitifs et leurs torchons, électroniques ou pas, exécutent le plan de route qui leur a été assigné par les Bédouins, mais cela importe peu. Voici la transcription complète de la déclaration de Lavrov.

« Lorsque l’opposition armée occupe des villes comme Alep, où une autre tragédie se prépare, à ce que je comprends (…) il n’est pas réaliste de compter qu’ils (le gouvernement syrien) l’accepteront« . Plus loin, il ajouta :

« Comment peut-on espérer que dans une telle situation, le gouvernement puisse simplement se résigner et dire « d’accord, je me suis trompé. Venez et renversez moi ! ». Et encore :

« Ce n’est tout simplement pas réaliste – pas parce que nous sommes attachés à ce régime – mais tout simplement parce que ça ne marche pas ! »

Ce n'est pas "tout à fait" ce que les plumitifs ont relayé.

Un jour, pas très lointain, je l'espère, le mot journaliste entrera dans le dictionnaire en tant que synonyme de : juron.

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : syrie, usa, gowrié, asl, révolution, islamisme, damas, alep, le figaro, médias, plumitifs

28/07/2012

Nouvelles du front (du printemps arabe) : modernité, Ramadan et restaurants fermés

Tout cela a commencé en Tunisie où un pauvre vendeur ambulant sans le sou s'immola pour protester contre les exactions que les forces de l'ordre lui faisaient subir. On apprend aujourd'hui que sa maman vient d'être condamnée à six mois de prison, avec sursis, pour avoir, dit-on, élevé la voix sur le juge qui devait décider de l'allocation pour « martyres » à laquelle elle aurait droit. Mais ce n'est peut-être pas le plus important dans l'affaire tunisienne. Certains, une infime minorité dont, heureusement, je fais partie, avaient dès le départ prévu l'issue de la « révolution ». La majorité « ignorante » en revanche, a applaudi des deux mains et prévu un avenir radieux pour le pays, entre parenthèses fleuron et joyau de la modernité et la laïcité jusqu'à très récemment. Et bien ça y est, on y est. On apprend aujourd'hui que les autorités « modernisantes » du pays viennent d'imposer aux restaurants des heures d'ouverture spécifiques pendant le Ramadan. Le Ramadan est le mois où les musulmans jeûnent pour respecter l'un des cinq « piliers » de l'Islam. On se croirait en pays Wahhabite, Arabie Saoudite.

C'est tout de même ahurissant ce décalage systématique et permanent entre les prétentions frénétiques des Ramadan et autre Ouardiri, les prédicateurs, et la réalité. « Il n'y a pas de contrainte dans la religion », c'est leur crédo. Ceci ne doit cependant pas empêcher les « gardiens » de la religion de donner aux croyants « un petit coup de main » afin que ceux-ci respectent scrupuleusement et malgré eux, les precepts de la religion.

Mais bon, que pouvions-nous attendre d'une « révolution » fomentée et financée par des Wahhabites contestant aux femmes même le droit de conduire une voiture. Ce n'est pas trop grave. Les doux rêveurs nous diront qu'il fallut presque deux siècles pour que la révolution française déploie ses effets. Eh bien cela promet.

Rendez-vous en 2211.

En Syrie, les drapeaux des Wahhabites, vous savez, là où certains de nos plumitifs sont allés effectuer des « immersions » au cœur de la « révolte pacifique », commencent à fleurir par ci par là. A la plus grande joie de Clinton, Rice, Hollande, Fabius et...Burkhlater, prénommé Didier.

Toujours en Syrie, la toute dernière trouvaille de nos plumitifs et politicards consiste à « craindre » un nouveau massacre à Alep. Ben voyons.

Résumons un peu. Il y a de cela quelque jours, on titrait triomphalement, presque dans tous les torchons publiés dans nos contrées, que l'ASL aurait investi la presque totalité d'Alep. Aujourd'hui, on craint un massacre. Mais de qui en réalité ? Ce que les torchons ne nous disent pas est que des massacres il y a déjà eu. Ce sont leurs protégés, les terroristes de l'ASL qui les ont commis. Ces dernier viennent, ce n'est pas la première fois, de « capturer » une centaine de pauvres gens « soupçonnés » d'être à la solde du régime. On peut d'ores et déjà imaginer le sort qui leur sera réservé.

http://www.youtube.com/watch?v=3_j1eJ3RLEQ&feature=pl...

100 soldats capturés.JPG

Comme vous pouvez le constater, tout cela paraît tout à fait crédible. Ils ont vraiment la tête de terribles soldats du régime.

Leur sort ne sera en tout cas pas différent de celui que vous voyez dans la vidéo qui suit (où les gentils révolutionnaires trainent, à Yabroud, petite localité proche de Damas et alors qu'il est encore vivant, un pauvre homme soupçonné d'être pro-régime).

Alors, si par massacre les Occidentaux craignent celui des terroristes, cela ne pourrait qu'être réjouissant.

Enfin, nous apprenons qu'un journaliste néerlandais qui a été enelvé par de "gentils manifestants pacifiques", chers à certains de nos plumitifs travaillant pour des journaux jadis de référence, Le Temps, vient d'être libéré. Voici ce qu'il raconte à TV5 Monde, qu'on ne peut pas soupçonner d'être "pro Assad". Il Paraît qu'il n'y a vu que des Jihaddistes étrangers. Inutile de dire que cette information a dû échapper à nos médias. C'est certainement un hasard. n'est-ce pas, Monsieur Mabillard ?

http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Syr...

13:45 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Tags : printemps rabe, tunisie, gowrié, usa, asl, ramadan, ouardiri, jeûne, islam

26/07/2012

Lavrov : USA & terroristes, même combat


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08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (34) | Tags : russie, syrie, gowrié, asl, usa, france, occident, islamisme, terrorisme

20/07/2012

ONU : troisième double véto sino-russe

Véto.JPG

Ceux qui soutiennent les insurgés et les voyous, USA, GB et France, sont revenus pour la énième fois devant cette institution pour obtenir une entrée, par la porte arrière, une intervention, éventuellement militaire, en Syrie. Pour la énième fois, ils sont venus avec les mêmes arguments, pour la énième fois, ils nous ont ennuyés avec leurs stupidités et, pour la énième fois, ils ont osé. Ils ont osé à nouveau de nous parler de...manifestants pacifiques qui rencontrent une répression. Ce alors qu'au même moment, ils jubilaient aux nouvelles de la « reconquête » de Damas par les insurgés. Ce n'est plus stupide, c'est lassant.

C'est certainement pour cela que, suite au double pal sino-russe (comprenez double véto) signifiant une fin de non recevoir, les lascars des USA et leurs domestiques se mirent, bouches mousseuses, à presque injurier les représentants de Moscou et de Pékin. Le Français, surtout, n'a pu s'empêcher de déclarer clairement que la France, suite à l'échec du projet occidental, suivra son propre chemin et ne laissera pas « tomber » la Syrie.

En voilà la traduction : la France continuera et intensifiera son aide aux terroristes.

Ceux qui croient que seuls les Russes et les Chinois étaient contre la résolution occidentale se trompent. J'ai écouté toutes les déclarations qui ont suivi le vote. Le Pakistan a clairement indiqué que présenter une résolution sous le « chapitre 7 » était une faute. Le représentant indien a même commencé son intervention en « présentant ses condoléances au gouvernement syrien » pour la perte inestimable suite à l'acte terroriste odieux. C'est tout dire. Le Russe, loin de s'énerver, se contenta de qualifier l'attitude des occidentaux de « pas convenable », entendez : « vous êtes mal élevés ».

La GB, auteure de la résolution, a aussitôt présenté un autre projet prolongeant la mission des observateur de l'ONU...sans condition. Curieux, ces gens-là. Pourquoi n'ont-ils pas commencé par là ?

Le fait le plus remarquable dans toute cette affaire est que les deux puissances, Chine et Russie, gardent, face à l'hystérie occidentale, un sang froid total. Ce n'est de loin pas le résultat d'une quelconque inconscience mais provient plutôt d'une parfaite connaissance des "vraies" réalités sur le terrain.

Voilà, la Syrie, de par son histoire, sa situation géographique et tout le reste (on nous dit que la région côtière renfermerait l'une des plus grandes réserves de gaz au monde) est devenu le théâtre de confrontation des grandes puissances. Il y a toujours des simplets qui continuent à lire les journaux et à écouter les politicards nous raconter qu'il s'agit de liberté, démocratie et défense des droits de l'homme.

Ce qui suit aussi est devenu lassant mais je vais devoir le répéter.

La guerre civile au Sri Lanka (puisqu'il faut, paraît-il, parler de guerre civile en Syrie) a fait plus de 40'000 victimes, combien d'entre vous en a entendu parler ?

  1. Au Congo, plus d'un demi million de 1998 à nos jours. Vous en avez entendu parler ?
  2. Le Darfour, 300'000. Au fait, c'est terminé là-bas ?
  3. Somalie : 400'000 de 1994 à nos jours.
  4. Je ne puis, bien évidemment, pas « louper » ça : presque 2 millions de Vietnamiens, par les Américains.
  5. Ça non plus : plus d'un million d'Irakiens, par les Américains
  6. Plus de 1'400 victimes civiles, en à peine un mois, par l'armée israélienne à Gaza.
  7. Etc.

Des nouvelles pour les défenseurs des droits humains de ce côté-là ?

Un petit conseil, pour le Conseil de Sécurité : il va falloir, pour les Occidentaux, se croyant encore à l'ère colonialiste, qu'ils comprennent que les temps ont changé. Qu'ils n'ont plus les moyens de « dicter » leurs volontés et que, s'ils veulent vraiment prouver qu'ils courent derrière la liberté et la démocratie, mettre TOUTES les atteintes à ces valeur (toutes les atteintes, sans exception aucune et en même temps), y compris et surtout les leurs et leur appliquer LEURS PROPRES REGLES, celles qu'ils préconisent pour les autres. Là, à mon humble avis, il n'y aurait plus grand monde.

TSR 2 a diffusé, avant-hier, pour la énième fois, Lawrence d'Arabie. Au-delà même du romantisme du personnage et de la folie rêveuse qui accompagne généralement de tels aventuriers, il me fut étrange de constater à quel point les choses ont si peu changé. A l'époque ce fut Saiks-Picot, aujourd'hui c'est Clinton-Haig-Fabius. Seulement à l'époque, il n'y avait QUE Saiks-Picot. Aujourd'hui, il faut ajouter Lavrov.

Cela me réjouit-il ? Non, nullement. Seulement, c'est un moindre mal.

P. S. Je pense à quelque chose qui me paraît tout de même assez important et qui va directement dans le sens de ces contradictions dans lesquelles nous nageons depuis une année et demie. Puisque Damas est "presque" tombée, puisque la motié du pays est aux mains des rebelles, puisque Assad est introuvable et sa chute acquise et puisque le régime s'effrite, à quoi eut servi exactement cette résolution et pourquoi tant d'acharnement et tant de colère ?

S'il y a des réponses, alors qu'elles soient directes et exemptes de discours, SVP.

 

08:01 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : syrie, russie, usa, gowrié, onu, véto, chine, lavrov, saiks picot, lawrence d'arabie, clinton, haig, fabius