03/04/2014

Arméniens de Syrie : 100 ans après, la Turquie recommence

La pétition que je publie aujourd'hui est largement explicite et suffisante. Je remercie toutes celles et tous ceux qui me lisent de la diffuser et de la faire signer par le plus grand nombre. Les criminels d'Ankara, non contents d'avoir le poids de 1.5 millions de victimes innocentes sur le dos, croient que les quelques milliers de pauvres habitants de la petite localité de Kassab, sont de trop.

Pire que la Turquie est l'attitude de nos autorités, frisant la complicité de crime.

Merci pour eux. Merci pour le peu d'humanité qui nous reste encore.

http://www.petitions24.net/condamner_lepuration_ethnique_...

09:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : arméniens, arménie, syrie, turquie, génocide

22/05/2013

La Syrie gagnera (a gagné). Toute seule

Avec l'aide de l'Iran, du Hezbollah et le reste du blabla dont certains n'hésiteront pas à user, bien évidemment. Je l'écris en préambule. Comme ça, c'est fait.

USA, France, Grande-Bretagne, Union Européenne, Suisse (hélas, mille fois hélas), Ligue Arabe (Pffff), Qatar (chameaux et milliards), Arabie Saoudite (chameaux, milliards), Turquie, Israël. J'oublie, consciemment, des dizaines d'autres (laquais et larbins divers, dont, encore une fois hélas, le nôtre) constituant cette Assemblée aussi hétéroclite que minable qu'est "les Amis de la Syrie". Tout cela s'est ligué contre mon pays d'origine, le plus vieux pays et la plus vieille civilisation du monde, dans l'espoir, vain, qu'elle ne le soit plus. Ils en paieront le prix, très cher, bientôt.

Les avancés spectaculaires de l'Armée Nationale Syrienne ces derniers jours, au grand dam des bédouins du Golfe Persique et leurs maîtres à Washington et Tel Aviv, d'où le branle bas de combat dans cette dernière, semble dessiner l'évolution définitive de ce conflit dans les prochaines semaines. Des sources "rebelles" parlent de centaines de morts, parmi lesquels 3 "commandants" de très haut rang, dont le commandant en chef du Front Al Nosra à Al Qousseir et de capturés dans leurs rangs ces deux derniers jours. Ceci a poussé certains jihadistes valeureux et très combatifs à se déguiser en femmes, la désormais classique Burka mais aussi un maquillage complet.

Et c'est à Israël qu'on confie, cette fois, la tâche de monter au créneau. Les menaces de cette dernières deviennent un peu plus précises à l’encontre de la Syrie.

Nous laisserons au futur, ainsi qu’à la médiocrité de certains "prévisionnistes", ayant déjà prévu la chute d’Assad en mars 2011, l’entrés de la Turquie en Syrie, l’intervention américaine et française, etc. sévissant sur cette plateforme, entre autres, le plaisir de le faire.

Ils seront surpris et…très déçus.

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : syrie, israël, terroriste, islamisme, islam, jihadiste, france, turquie, gowrié, usa, suisse

24/10/2012

Obus de mortier tirés sur la Turquie : c’est l’OTAN

Ainsi en conclue un journal…turc.

Voici d’abord l’article en question.

http://www.mondialisation.ca/selon-un-journal-turc-le-mor...

Cette nouvelle « affaire » ressemble-t-elle donc parfaitement à toutes celles qui l’ont précédée :

  1. Le massacre de Houla, œuvre des insurgés mais mis sur le dos de l’armée. On rappelle tout de même que c’est ce massacre qui a « poussé » les pays Occidentaux à rompre leurs relations diplomatiques avec la Syrie.
  2. Massacre de 120 soldats à Jisr Al Shoughour. Les 120 soldats sont devenus, après l’AFP et France 24, civils froidement massacrés par l’armée régulière.
  3. La mort du reporter Gilles Jacquier. Ce fut aussi, selon quelques torchons bien de chez nous, un crime d’état. On découvre vite que l’obus fut tiré par les insurgés. Pour ce qui est des torchons, ainsi que les plumitifs qui y officient, ils se reconnaîtront.
  4. La dévastation du vieux Souk d’Alep et de la grande mosquée Omeyyade de cette même ville. Œuvre aussi des insurgés, proclamant Allahu Akbar, n’est-ce pas Monsieur Ramadan, à tout bout de champ. Pour des soldats au service d’Allah…
  5. Et depuis quelques semaines, l’histoire des obus de mortiers tiré sur la Turquie.

Ainsi, chaque fois que ces terroristes, criminels et voyous, sont aux abois, on (les commanditaires) sort une nouvelle affaire, histoire de ranimer la flamme et donner des prétextes pour imposer des sanctions et menacer le pays d’interventions diverses et variées.

C’est dans ce contexte que le dernier attentat contre le chef des services des renseignements militaires libanais s’inscrit. Les ennemis de la Syrie n’ont même pas attendu 24 heures pour déclarer que c’est elle qui en est responsable, à l’instar de l’attentat qui a coûté la vie à l’ancien premier ministre libanais Rafik Harriri. Sauf que, cette fois, la sauce ne semble pas pouvoir prendre pareillement. On se demande effectivement comment des services secrets, syriens, aussi peu efficaces dans leurs propre pays, aient pu exécuter avec une telle perfection cet attentat, alors même que personne, même les collaborateurs les plus proches, ne savait où se trouve l’homme. On pourrait peut-être poser la question aux services secrets israéliens et…français. On rappelle que le Monsieur se trouvait à…Paris et que, pour se rendre à Beirut, il avait pris un vol privé et…secret.

La Syrie est responsable aussi du massacre de Chevaline, des ouragans qui viennent de dévaster les côtes est des Etats-Unis, des pluies torrentielles qui ont inondé les rues de Lourdes. On découvre aussi que c’est la Syrie qui est derrière l’augmentation du taux de chômage en Europe, que c’est elle qui a envoyé les frelons asiatiques qui massacrent, tiens tiens, les abeilles européennes. C’est aussi la Syrie qui est derrière le prolongement interminable de la durée des travaux dans les rues genevoises. C’est aussi elle qui a payé les employés des quelques banques suisses pour que ceux-ci livrent les noms des clients au fisc américain. Il se pourrait même que la Syrie soit responsable du divorce de Nicolas Sarkozy d’avec Cécilia. Mais là, on est moins sûr.

04/10/2012

Comment sommes-nous devenus des terroristes

Nous ? Oui, nous, les citoyens de ce pays, sept fois centenaire et plus vieille démocratie du monde. Et puisque, précisément, notre démocratie, unique en son genre, est directe, nos gouvernants sont supposés nous représenter, tous…directement.

D’où notre implication.

Aujourd’hui, alors que je me rendais à mon bureau en centre-ville, j’entendis le présentateur de la radio que j’écoutais annoncer l’explosion de deux, voire trois, voitures piégées à Alep, ville où une partie de ma famille vit encore. J’appelai immédiatement ma mère de 86 ans qui me dit avoir entendu les trois explosions jusque chez elle, à plus de trois km du lieu des attentats.

Au moins 48 personnes périrent dans ces attentats.

En quoi tout cela nous concerne ? Il faut poser la question à Monsieur Didier Burkhalter, notre Conseiller Fédéral chef du DFAE, notre représentant…légal. Ce dernier a clairement qualifié les auteurs de ces attentats, je pèse mes mots, oui, les auteurs de ces attentats, d’opposition « légitime ».

Ainsi, les auteurs d’attentats terroristes à la voiture piégée sont des opposants « légitimes » selon M. Burkhalter.

Pouvons-nous vraiment en arriver à cette conclusion ? Pour en avoir le cœur net, je ferai appel au syllogisme d’Aristote : « l’homme est mortel, les Grecs sont des hommes, etc. ». Appliqué à notre gouvernement, cela donne : ceux qui commettent des attentats sont des terroristes, notre gouvernement soutient les auteurs de ces attentats, notre gouvernement est dès lors…terroriste. C’est comme cela que nous sommes devenus, par le truchement de nos représentants, des terroristes.

Voici les images des lieux des attentats, avant et après ceux-ci. Regardez bien les "petits" immeubles devenus poussière. Je les connais très bien. Ils datent de plus de 150 ans et sont uniques dans leur genre au monde. Regardez bien le premier étage "suspendu" en bois sculpté.

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D’un autre côté, les Turcs affirment que cinq de leurs citoyens périrent dans l’explosion d’un obus de mortier tiré de…Syrie. Il va sans dire que les Turcs en ont immédiatement accusé l’armée « régulière » syrienne. Soit.

A supposer même que cela soit vrai, ce dont je doute fort car on peut très sérieusement penser que ce sont les Turcs eux-mêmes, dans leur fuite en avant, qui ont « commandité » le tir à leurs « poulains » terroristes à l’intérieur de la Syrie, ceux que notre DFAE qualifie d’opposition légitime. Que pouvons-nous en conclure ?

Je n’analyserais pas l’évènement mais irais directement à mes prévisions. Le problème d’Erdogan le Turc est d’avoir surinterprété les intentions réelles de ses amis Américains. Il crut très sérieusement que ces derniers n’attendaient qu’un signe pour déverser un déluge de feu sur la Syrie. On voit ce qu’il en est. L’OTAN vient de déclarer être totalement « solidaire » de la Turquie. On en est content.

Pour enfoncer le clou, les autorités de Damas viennent d’envoyer un message « officiel » on ne peut plus claire à Ankara : « les autorités turques feraient mieux de revenir à la raison, de surveiller leurs frontières et d’arrêter d’en faire le point de passage des terroristes et salafistes de tous poils. A défaut, les conséquences en seront incalculables ».

Il faut mettre cela en parallèle avec le message de « solidarité », sans plus, de l’OTAN à l’adresse de la Turquie pour tout comprendre.

Erdogan semble être le seul à avoir de la peine à le faire.

Quel est, enfin, le rapport entre les deux "événements" ? A priori rien. Sauf que, alors que les deux eurent lieu le même jour à quelques heures d'intervalle, les Occidentaux ont "très vivement" condamné les tirs sur la Turquie. Pour ce qui est des "attentats" d'Alep, pas un mot.

Celui qui ne dit mot...consent. Non ?

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : suisse, syrie, gowrié.didier burkhalter, otan, turquie, erdogan, islam, salafiste

26/09/2012

Sale temps pour les prévisionnistes.

J’attendais d’être sûr que l’été est bien loin avant d’écrire ce billet. Nous sommes donc le 25 septembre, l’automne est « officiellement » là depuis le 21 et le temps, très maussade, d’aujourd’hui est parfait pour le confirmer.

Allez, commençons par un locataire amovible des « invités » de ce blogosphère, qui se présente comme philosophe et…professeur d’université, pauvres étudiants. J’ai beaucoup hésité mais finalement décidé à lui faire la pub. Je ne recommencerais plus après.

Des prévisions comme celles de son, certainement, ami Alain Minc, qui changent au gré des déclarations de X ou Y. Voici Poutine qui dit que le gouvernement syrien doit répondre aux aspirations de la population et notre prévisionniste qui voit le régime lâché par Mouscou. Clinton qui croit qu’Assad est fini et le prévisionniste qui voit les Marines à Damas en quelques jours, etc. Il a prévu que l’année 2012 sera celle de DSK, que la GB allait envahir l’Iran suite à l’attaque, par des étudiants, de son Ambassade à Téhéran, qu’Israël allait dépêcher une division au Golan pour « fixer » toute l’armée syrienne, que :

  1. Bachar el Assad ne passera pas l’été (d’où l’introduction de mon billet) http://mrhayoun.blog.tdg.ch/archive/2012/07/07/la-syrie-l...
  2. Que la bataille de Damas signait la fin du régime http://mrhayoun.blog.tdg.ch/archive/2012/07/17/la-bataill...
  3. Que les jours du régime sont comptés http://mrhayoun.blog.tdg.ch/archive/2012/07/19/rumeurs-de...
  4. Qu’Assad ne pourra plus reconquérir Damas, qu’il quittera pour Lattaquié http://mrhayoun.blog.tdg.ch/archive/2012/07/21/questions-...
  5. Qu’une zone d’exclusion aérienne est pratiquement établie et que la partie pour Bachar est finie  http://mrhayoun.blog.tdg.ch/archive/2012/08/12/une-zone-d...
  6. et que…fichtre, il prévoit maintenant qu’Assad pourrait finir par l’emporter. Si cette prévision suit le même chemin que toutes celles qui l’ont précédée, c’en sera effectivement fini pour Bachar el Assad. http://mrhayoun.blog.tdg.ch/archive/2012/09/19/titre-de-l...
  7. Remarquez, pour quelqu’un qui a prévu que l’événement de l’année sera le retour et la réhabilitation de DSK, ami de Dodo la Saumure..Que le même DSK reste le « meilleur espoir pour la France ».    http://mrhayoun.blog.tdg.ch/archive/2011/12/28/l-evenemen...

Un peu de lucidité tout de même. Avec d’autres, il constate qu’il n’y a pratiquement plus de défections dans l’armée, plus rien non plus dans la classe politique. Je vais l’aider un peu. Je ne crois pas du tout que la cause en est que la mauvaise graine s’en est allée et ne restent que les fidèles. Cela ne m’empêche pas d’être très pessimiste, pour les amis de Didier Burkhalter et Laurent Fabius, bien sûr. Les défections ont duré le temps que certains…y croyaient encore. L’arrêt de celles-ci signifie une seule chose : ceux qui en auraient envie n’y croient plus. C’est cela même qui est rassurant et préfigure l’issu de la crise.

En France, il y a le CNRS, Centre national de Recherche Scientifique, où on trouve tout et, surtout, n’importe quoi. On y conduit toutes sortes de « recherches ». L’autre jour, sur France Info, tiens, un CNRS’ist, esquissait le tableau de « l’après Bachar ». Ceci signifie que cela est une « donnée » : « quoi qu’il arrive, ce régime ne peut pas rester ». Admettons.

Il y a tout de même quelque chose qui m’échappe : en admettant qu’il s’agit d’une « guerre ». En admettant même que cette guerre est conduite par le régime. Que se passerait-il si, selon toute probabilité, le régime l’emportait ? Didier Burkhalter deviendra rouge de colère mais comment obligera-t-il Assad, le vainqueur, à partir ?

Voyons maintenant, pour finir, la signification des derniers développements, très riches d’enseignements, « sur le terrain ».

Coup sur coup, on apprend que :

L’armée jordanienne a arrêté un groupe entier de…rebelles syriens, après un bref échange de tirs. On apprend aussi qu’une bande de l’ASL est entrés en territoire libanais et a attaqué ! un poste de la police libanaise. Enfin, la même ASL vient de déclarer qu’elle « a transféré » son commandement de la Turquie en Syrie.

Conclusions : on y croit plus à l’intérieur, à l’extérieur (hors Fabius, Hamad et Burkhalter) non plus. La Turquie, grande ennemie de la Syrie, semble même vouloir se débarrasser du boulet que la France et les USA lui ont imposé. Ils mourront en martyre, les armes à la main, comme ils l’ont voulu. Et ils iront rejoindre leurs 72 Hourries, promises à tout jihadiste digne de ce non, au paradis.

Le résident des Hôpitaux Universitaires de Genève l’a échappé belle.

19/08/2012

Fabius aboiera. La caravane syrienne passera

Dans la série escalade verbale et stupidités typiquement françaises, le guignol BHLien vient de franchir une nouvelle étape.  Assez discret ! en Jordanie et au Liban, il s'est complètement lâché chez le Turc déclarant que le régime syrien doit être « abattu » et que Bachar el Assad « ne mérite pas » de rester sur terre.

Brrrrr, on commence à avoir peur.

Il a juste oublié de dire comment il comptait faire. Peut-être en intervenant lui-même ou en confiant le job au Turc. Nous verrons.

Plus sérieusement, il faut avouer que cette déclaration fracassante, à laquelle le corps diplomatique ne nous a pas habitués, a de quoi...rassurer. Car avec l'expérience des 18 derniers mois, statistiques aidant, on remarque qu'à chaque fois leurs protégés terroristes et voyous wahhabites au bord de l'asphyxie, les Clinton, Cameron et autre Fabius montent au front pour nous sortir une batterie, devenue classique, de menaces et d'annonces fracassantes. Le guignol doit en effet pester aux nouvelles en provenance du « front ». La bataille « finale » de Damas s'est transformée en nettoyage totale de la capitale et de sa banlieue. Celle d'Alep, toute aussi « finale » s'est avérée l'être pour les terroristes. Mieux, ou pie, selon de où l'on se place, les Aleppins, dans leur écrasante majorité, se montrent totalement hostiles à ces bandes de barbares et commencent à constituer des comités de défense mettant les terroristes entre eux et l'armée régulière. D'où les pertes, en matériel et en voyous, par centaines chaque jour. Coupés de leurs sources de ravitaillement, Turquie et Liban, à court de munitions, mais aussi d'hommes, ils n'ont plus que deux issues : se rendre ou mourir.

Pour revenir à Fabius, certains s'étonnèrent de l'étrange silence des Russes toute la semaine dernière. Et bien ceux-ci ont parlé et calmement, comme d'habitude. C'est la marque du sûr de soi, bien évidemment. Pour dire quoi ? D'abord pour mettre les Américains, très sérieusement cette fois-ci en garde contre toute aventure mal calculée en Syrie, puis...pour ne rien dire sur Fabius. Ils estiment, à juste titre, que s'adresser aux laquais est une perte inutile de temps. Adresser un avertissement au maître est plus productif et moins coûteux, en énergie.

Enfin, les musulmans fêtent aujourd'hui l'Al Fitre. Les Syriens, les musulmans d'entre eux, le feront chez eux. Tout comme les égyptiens, Tunisiens, Libyens et...Saoudiens et Qataris. Eh oui. Les bédouins avaient prévu de le faire à Damas. Je crains, pour eux, qu'ils ne doivent patienter encore longtemps, très longtemps.

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : syrie, fabius, gowrié, france, turquie, islam, terroristes, wahhabites

15/08/2012

10 jours en Allemagne, impressions (2) : l’UDC, a-t-elle raison ?

Une des premières choses qu'un « nouvel arrivé » (appelons-les comme cela) en Allemagne doit faire, après s'être débarrassé de ses papiers d'identité, est de s'adresser à un « spécialiste » de l'immigration, entendez par là quelqu'un qui connaît à la perfection les démarches et la tactique à suivre.

Le candidat à l'immigration part de Syrie, d'Irak, de Turquie ou d'ailleurs. Il est pris en main par un « passeur » (prix moyen 7'000 euros par personne) lequel commence par le débarrasser de ses papiers d'identité. Certains passeurs « honnêtes » ne touchent l'argent que si la personne arrive à destination. Une fois cette étape terminée, le candidat est pris en main par des locaux, la plupart du temps des membres de la famille. Il est « briefé » pendant quelques jours sur le discours et les termes exacts qu'il doit employer. Ce n'est qu'une fois certain que la « leçon » est bien apprise qu'il se livre aux autorités. La procédure est la suivante : les candidats, parfois des familles entières, sont mis dans des centres d'accueil (des « Heims ») où ils doivent passer quelques semaines avant d'être présentés devant le juge pour une première audience. D'après mes observations, le taux de rejet approche les 100%. C'est dire sur les convictions des autorités quant aux motivations réelles des candidats. Cela étant, tout le monde le sait et c'est le lendemain ou le surlendemain au plus tard que le candidat fait appel du jugement. Quelques mois passent, les enfants sont scolarisés et le cas repasse devant un autre juge. Cette fois, plus de 70% des cas reçoivent un avis favorable et un permis de séjour est délivré. Finalement, une infime minorité, la plupart du temps des jeunes hommes seuls, est vraiment renvoyée.

Je viens de décrire, à la virgule près, le parcours de la famille Halabi (nom d'emprunt) que je connais très bien. Le père de famille était cadre dans un service étatique. Propriétaire de son logement et dont la situation pouvait être qualifiée de normale, sous réserve de quelques pots de vin touchés par ci par là. Il a vendu sa maison, ainsi que toutes ses possessions et parti, avec sa famille, chercher « refuge » en Allemagne où d'autres membres de sa famille l'avaient précédé. Il vient, après trois passages devant les juges, d'obtenir un permis de séjour « annuel », ce qui le rendit furieux car il en voulait un permanent. L'Etat lui a offert une allocation pour logement de 600 euros (largement suffisant dans la région en question), ainsi que diverses autres allocations pour lui et sa famille. En Allemagne, ainsi que dans les pays scandinaves, on dit "être au social". Je lui pose une seule question : à supposer que ton parcours se répète exactement de la même manière et à la virgule près. Que les autorités allemandes ne forment aucune opposition à ton séjour et qu'elles te donnent toute la liberté et tous les droits de n'importe quel autre citoyen mais...sans un centime. On te laisse te débrouiller, chercher un travail, n'importe lequel et prendre ton destin en main.

Sa réponse fut sans équivoque : « t'es fou ? »

 

27/07/2012

Rebelles kurdes VS rebelles ASL

Allons-y.

Ainsi, nous apprenons, jeudi 26 juillet 2012, que le bouillant Erdogan menace (décidément, cela devient un toc, à moins que ce ne soit un tic) la Syrie d'intervenir « directement sur son territoire » pour pourchasser et éliminer les rebelles du PKK qui séviraient à partir de ce territoire, précisément.

Pour corser l'affaire, la Turquie accuse la Syrie de « sous traiter » la lutte contre l'ASL avec le PKK (vous verrez, vous allez vous perdre avec toutes ces abréviations).

Turquie/PKK, Syrie/ASL... il y a comme quelque chose qui, comment dire, ne joue pas, ou plutôt qui joue complètement.

Le PKK est pour la Turquie une organisation terroriste qui menace la sécurité nationale et l'intégrité du pays.

L'ASL est, pour la Syrie, une organisation terroriste, constituée au surplus d'éléments étrangers (Afghans, Égyptiens, Jordaniens, Saoudiens, Qataris, Koweitiens, etc.) qui menace la sécurité nationale et l'intégrité du pays.

Le PKK se considère comme une organisation qui défend les intérêts légitimes du peuple kurde contre l'oppression, sanguinaire, du « régime » turque.

L'ASL se considère comme une organisation qui défend les intérêts légitimes du peuple syrien contre l'oppression, sanguinaire, du « régime » de Damas.

Dès lors, la Turquie s'arroge le droit, pour sauvegarder sa sécurité nationale et défendre l'intégrité de son territoire, de combattre les « rebelles PKK » y compris à l'intérieur du territoire syrien, où ils s'abritent.

Dès lors, la Syrie s'arroge le droit, pour sauvegarder sa sécurité nationale et défendre l'intégrité de son territoire, de combattre les « rebelles ASL » y compris à l'intérieur du territoire turque, où ils s'abritent. Là, je sens que ça ne joue plus. N'est-ce pas, Monsieur Erdogan ?

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : turquie, syrie, gowrié, erdogan, pkk, asl, kurdes

11/07/2012

Afghanistan, Nigeria, Mali...et les autres

On aurait pu ajouter Arabie Saoudite, Pakistan, Soudan, Somalie, Libye et même Tunisie, Egypte et...Turquie.

Les Talibans, dont voici un des innombrables exploits civilisateurs, les Talibans exécutent une femme soupçonnée d'adultère

ont commencé leur modernisation de la société afghane en faisant exploser à la dynamite deux des plus grands chefs-d'œuvre de l'humanité, les Boudhas de Bamiyan, vieux de plus de plus de 15 siècles. Voici la célébration de cet exploit historique.

http://www.youtube.com/watch?v=lwMSo60oIKY

Comme quoi, voir les pires voyous que l'humanité ait pu produire filmer leurs méfaits ne date pas d'hier. Leurs descendants directs s'activent en ce moment en Syrie.

Au Nigeria, massacrer les chrétiens, sans raison aucune, devient l'occupation première des terroristes islamistes. Hier, 20 d'entre eux, parmi lesquels se trouvaient deux députés, ont péri alors qu'ils participaient à un enterrement.

Au Mali, à Tombouctou, les cousins des Talibans viennent de s'en inspirer en détruisant eux aussi deux monuments classés patrimoine mondial en péril et se trouvant dans l'enceinte même de la grande Mosquée de la ville.

http://www.rtl.fr/actualites/international/article/mali-l...

En Egypte, dont l'entrée « historique » dans la démocratie, la liberté et la modernité a été bruyamment saluée par Obama, Clinton et leurs domestiques européens, des islamistes militent aussi. Ils veulent détruire, tenez-vous bien, les grandes pyramides et toutes les statues de l'antiquité égyptienne, symboles de « jahilia » (paganisme, idolâtrie. Mais la traduction directe du mot est infiniment plus significative. Les Arabes Musulmans appellent toute la période précédent l'Islam de « Jahilia » : ignorance, perdition. Je vous laisse méditer). Abdul Latif Mahmoud, Cheikh des Cheikhs sunnites au Bahrein et président de l'unité Nationale, a appelé le nouveau président islamiste de l'Egypte, Mouhammed Morsi, a accomplir ce que « Amr Ibn El As » n'a pu faire en son temps (Ce dernier est le chef militaire qui a envahi l'Egypte sous le deuxième Calife Omar El Khattab).

Mais qu'on se rassure. Tout cela n'est l'œuvre que d'une minorité.

http://independanceetverite.blog.tdg.ch/archive/2012/01/2...

 

10/07/2012

Syrie : quoi de neuf ?

Pas mal de choses, en 24 heures.

  • La Turquie, repère et base arrière des terroristes, vient de déclarer, par la bouche de son ministre des affaires étrangères, un certain Davutoglu (fils de David), qu'elle a échoué dans sa tentative de renverser le régime Assad, ce malgré 16 mois d'efforts intenses. Bientôt, c'est une prévision, ce sera le tour des Bédouins, suivis peu après par les Américains et leurs domestiques européens, Français en tête.

Voici la déclaration désenchantée du « fils de David ».

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/199312-la-tu...

  • Turquie toujours. Il semblerait bien qu'Erdogan ait perdu un avion de chasse et deux pilotes pour rien. Comme d'habitude, ses fanfaronnades et ses menaces, à l'instar de celles qu'il a formulées au lendemain de la mort de neuf de ses compatriotes tués par l'armée israélienne, sont restées sans lendemain. Il est fort à parier qu'elles le resteront pour toujours. C'est le sort habituellement réservé aux valets. Il faut bien qu'il s'en accommode. Il le fera.
  • Kofi Annan, tout aussi servile que son patron, Ban Ki Moon, mais un peu plus libre du fait de sa position « moins officielle », vient d'admettre, coup sur coup que :
  1. Sa mission a complètement échoué.
  2. « Ce qui me frappe, c'est qu'autant de commentaires sont faits sur la Russie, tandis que l'Iran est moins mentionné, et que, surtout, peu de choses sont dites à propos des autres pays qui envoient des armes, de l'argent et pèsent sur la situation  sur le terrain ». (entendez par là les USA, la France, le Qatar, la Turquie et l'Arabie Saoudite)
  3. « Je viens juste d'avoir une discussion positive et constructive avec le président Assad. Nous nous sommes mis d'accord sur une approche que je vais partager (communiquer) avec l'opposition ». (Je souligne à ce propos que Annan a trouvé un accord AVEC LE PRESIDENT ASSAD (et personne d'autre). Je souligne aussi qu'une fois la discussion "constructive" terminée, il s'est envolé pour Téhéran où, à la conférence de presse commune avec le chef de la diplomatie iranienne, Kofi Annan a plus qu'insisté sur la nécessité de désarmer les groupes armés).
  4. Je me permets tout de même de rappeler que le Monsieur EST l'envoyé spécial de l'ONU et de la Ligue des Bédouins. Son avis et conclusions personnelles n'intéressent dès lors personne. Non, il exprime certainement le point de vue de ses maîtres qui, du coup, se rendent aussi à l'évidence : ils ont échoué.
  • Aussi pathétiques, voire encore plus, qu'Erdogan et son ministre des affaires étrangères, Clinton et Fabius (ce dernier est membre du club BHL) sont réduits à se lancer dans une surenchère déclarative où se mêlent menaces et tentatives d'intimidation et où les formules sont remâchées et recyclées jusqu'à en avoir la nausée.

Que vont faire maintenant tous ces gens-là ? Je n'oublie bien évidemment pas mes « amis » journalistes (c'est comme cela qu'ils s'appellent). Ils ont tout essayé, tout inventé, tout prévu depuis plus de 16 mois. Leur dernière trouvaille est maintenant l'attente des résultats des élections américaines. Je ne vois pas exactement ce que cela changerait mais puisqu'ils semblent tellement s'y intéresser, je me risquerais à une « petite » prévision et leur donne rendez-vous en novembre : il ne se passera rien.

A propos de prévisions, il y a un blogueur "assez marrant" qui n'arrête pas d'en faire. Une de ses fameuses prévisions est celle où il a prévu que l'année 2012 sera celle de Dominique Strauss-Kahn, vous savez, l'ami de "DODO la Saumure". Il vient de prévoir que Assad ne passera pas l'été à Damas.

Je pousse un ouf de soulagement.

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : syrie, russie, gowrié, france, usa, assad, kofi annan, ban ki moon, chine, iran, turquie, erdogan, fabius

09/07/2012

1204, la quatrième croisade reconquière les lieux saints.

J'aurais souhaité, après une semaine de vacances où je décidai et « presque » réussis à m'éloigner de toute forme de nouvelles, bonnes ou mauvaises, écrire sur mes sujets favoris : l'histoire, les sujets chauds et moins chauds de notre vie de tous les jours, la magnifique victoire de Roger Federer...

Les événements en Syrie ne m'en laissent toujours pas l'occasion.

Si la crise syrienne a démontré quelque chose, c'est que les Américains avaient pas mal de valets empressés. A y regarder de plus près, on découvre que ce sont les mêmes, seules les  positions changent.  Pour le poste de domestique en chef, c'est historiquement les Anglais mais il semble que les Français leur disputent la position depuis quelque temps.

Mais la crise a aussi révélé que le temps où les Américains dictaient leurs volontés est révolu. Russes et Chinois, entre autres, se montrent en effet définitivement prêts au combat, plus si nécessaire. Et s'est en partie pour cela, mais en partie seulement, que les Occidentaux ne veulent pas répéter l'aventure libyenne. C'est aussi pour cela que, furieux et hystériques d'avoir perdu le combat mais ne pouvant s'y résoudre qu'ils, les Occidentaux, ont décidé, à la manière du criminel le plus abject qui soit, de détruire le pays, sur la tête de ses habitants.

Criminels et minables.

L'expression "Amis de la Syrie" ne faisant plus rire personne, les conjurés d'Istanbul, à moins que ce ne soit de Doha, du Caire ou d'ailleurs, ont changé de label. Désormais, c'est le concile des Amis du « peuple » syrien qui se réunit à Paris. L'Amicale des terroristes-voyous en quelque sorte. Américains, Anglais, Français et, hélas, Suisses (spécialisés dans la fourniture de grenades aux terroristes), se réunissent pour définir les prochaines actions à entreprendre.

Regardons cela d'un peu plus près, un peu différemment de ce que nous avons l'habitude de lire dans les comptes rendus autant stupides que vides et inutiles de remplisseurs de colonnes de journaux, vous savez, ceux qui se font étiquetés « journalistes ». A supposer même qu'il ne s'agit que de la lutte qu'une partie, les rebelles, mène contre une autre, le régime, que peuvent espérer les « Amis du peuple syrien » ? que les rebelles prennent le pas ? Ils savent pertinemment que cela est impossible. Non, le but, unique et ultime, est la destruction du pays, avec le moins de frais, pour eux, possible.

Vous vous demandez bien sûr ce que le titre de ce billet vient faire ici. C'est simple. Les livres d'histoire, dont certains sont écrits par des spécialistes tout aussi compétents que mes amis les journalistes, nous apprennent que Constantinople est tombée aux mains des Ottomans en 1453, au printemps. Vraiment ?

En 1204, les Croisés, partis pour « re-libérer » les lieux saints et les Chrétiens d'Orient des mains des Sarrasins, s'arrêtèrent à Constantinople, Capitale, précisément, de la Chrétienté en Orient, pour se désaltérer. Ils l'ont trouvée tellement jolie, tellement riche et tellement envoûtante qu'ils décidèrent d'en profiter un peu. Ils ont pillé, violé, tué et ravagé. Constantinople ne s'en releva jamais. En 1453, Mehmed II le Conquérant, ému à la vue de l'état de délabrement de la ville qu'il vient de prendre, a décidé d'arrêter son pillage par ses soldats alors que la première journée n'était pas encore finie et alors qu'il leur en avait promis trois consécutives. Les Croisés n'avaient pas laissé grand-chose à piller.

Le Sarrasin fut moins cruel que les frères en Dieu.

Cela fait 913 ans, depuis la première Croisade en 1099, qu'on essaie de les libérer, les lieux saints et les chrétiens d'orient. Pour l'amour du ciel, ou de qui vous voulez, arrêtons de les libérer.

 

08:14 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : croisades, suisse, usa, france, syrie, gowrié, ottomans, mehmed ii, terrorisme, islam, turquie

29/06/2012

Dernier jour avant les vacances : vives les médias

La Croix est l'un des derniers médias que je m'efforçais encore à respecter. Ceux qui y travaillent semblaient garder un minimum d'honneur (les autres peuvent bien évidemment se sentir visés). Et voici qu'au détour d'une recherche sur la toile je tombe sur cet article.

http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Monde/En-Syr...

Lisez très attentivement ce qui suit. Alors même que le "journaliste" y reproduit mot pour mot la déclaration du ministre syrien de l'information : " Tous ceux qui incitent à la violence, tous ceux qui font campagne contre la Syrie, que ce soit des médias, des responsables ou le Conseil de sécurité (de l'ONU), notamment ceux qui ignorent la présence d'hommes armés, assument l'entière responsabilité du crime ". prononcée suite à la tragique attaque de la chaîne d'information Al Ikhbaria, au cours de laquelle 7 personnes avaient été sauvagement assassinées par les protégés de nos médias, ce même journal titrait le même article : " Une annonce du gouvernement Syrien stipule que "tout ceux qui font campagne contre la Syrie", médias compris, doivent être "exécutés". Il mettait le mot exécutés entre parenthèses.

Comparez la déclaration, encore une fois reproduite texto dans l'article, avec le titre de ce même article.

Que dire ? Tout commentaire est désormais "vraiment" superflu.

Vous n'avez aucun honneur et seule mon éducation m'empêche de vous envoyer le liquide qui convient à la figure. Mais ce n'est pas l'envie qui manque.

Hier, une bande de VOS amis terroristes a massacré à son domicile à Al Hossen, près de Homs, Ahlam Ilad, professeur à la faculté du génie pétrochimique de l’université al-Baas de Homs. Avec ellle sont tombés sous les balles des assassins soutenus pEglise désacralisée.jpgar VOUS et notre ministre des affaires étrangères, Monsieur Burkhalter, sa mère, son père et trois enfants de sa soeur.

Il y a de cela quelques semaines, des militants "pro-démocratie" (c'est bien comme cela que VOUS les appelez, non ?) ont détruit et désacralisé des églises à Homs où il n'y en a plus une seule qui reste debout. Regardez bien ces images. Demandez à Boris Mabillard, à Vannay, à Hammouche et aux autres si c'est bien cela qu'ils ont vu lors de leur "immersion" parmi les manifestants pacifiques de Homs. Demandez leur ce que ces églises viennent faire dans la lutte que leurs "amis et protégés" terroristes mènent contre le régime et pour la démocratie et la liberté.

Alors oui, vous devez et vous allez rendre des comptes. Bien plus rapidement que vous ne le croyez.

Honte à vous.

27/06/2012

L’Alliance des Lâches condamne l’attaque syrienne

Comme prévu, la réunion de l'Alliance des Lâches a fait pschitt. La Turquie elle-même, par la bouche de sa marionnette islamiste Erdogan, a rebaissé de ton après cette réunion. Obama et ses larbins, Hollande, Cameron et les autres, ont dû lui dire : on s'excuse mais pour l'instant on ne peut faire mieux. En langage de tous les jours, cela signifie : essaie de te débrouiller tout seul car nous, on n'attaque que ceux qui ne peuvent se défendre.

L'OTAN s'est écrasé. Obama et ses larbins, Hollande et Fabius en tête, nagent dans leurs propres excréments.

Il y a de cela 15 mois, Juppé, Clinton, Rice, Cameron et même quelques bédouins incultes, dictaient « leurs exigences » : Assad doit faire ceci, Assad doit exécuter cela. Il doit partir, il doit être traduit devant la justice internationale et des conneries du genre. Aujourd'hui, alors même que la réunion de l'Alliance des Lâches sous l'égide de l'article 4 de sa charte n'est que la deuxième du genre depuis 60 ans, c'est dire l'importance qu'ils donnent à l'incident, le Secrétaire Général de l'Alliance, Rasmussen, « demande » gentiment à la Syrie de tout mettre en œuvre pour éviter de nouveaux incidents du genre. SVP, essayez de ne plus vous attaquer à nos chasseurs.

Ainsi, Merdogan l'islamiste, lamentable et nain, qui n'a ni réagi ni demandé l'intervention de l'Alliance des Lâches lorsque les commandos israéliens ont tué plusieurs ressortissants turcs en 2009, essaie tant bien que mal de bomber le torse avec des déclarations aussi médiocres que sa propre personne : « nous allons aider par tous les moyens le peuple syrien jusqu'à la chute du régime du Président Syrien. On se demande ce qu'il va pouvoir faire de plus que ce qu'il fait aujourd'hui car ce n'est même plus un secret de polichinelle : la Turquie EST en guerre contre la Syrie : elle accueille les terroristes, les héberge, les nourrit, leur achemine financement et armes, facilite leur passage à travers ses frontières...

Pour ne rien vous cacher, je trouve cela plutôt rassurant. Plus il aboiera, plus la Syrie devra augmenter sa pression sur les terroristes, jusqu'à l'anéantissement total de ceux-ci, partout où ils peuvent se trouver. Nettoyage au Kärcher.

Pour le reste, le message le plus important que la Syrie a voulu envoyer au monde entier et que l'Alliance des Lâches voulait précisément tester, est qu'elle est puissante et ne craint pas la guerre, quel que soit l'adversaire.

Une fois les terroristes anéantis, viendra alors, peut-être, le temps des vrais comptes à liquider : les Bédouins, tout d'abord, la Turquie et la France ensuite. Ils soutiennent ouvertement le terrorisme, il serait parfaitement juste qu'ils puissent y goûter, le plus possible.

Au fait, puisqu'on parle beaucoup avions, de chasse, en ce moment. Les Syriens, deux jours après la défection du colonel de l'armée de l'air syrien, ont exigé et obtenu la récupération illico du chasseur en question. Comme quoi, ils aboient peut-être moins, mais...

Au fait, bis. Aux esprits chagrins et à ceux, Juppé d'abord, suivi par Clinton, Hollande, Fabius et les autres, "flairant" sans cesse un changement dans l'attitude russe, ces derniers, au nez et à la barbe de tous, viennent d'acheminer les systèmes de défense aérienne les plus modernes dont ils disposent. Des batteries capables de fixer et tirer sur 24 cibles à la fois. Les pilotes des rafales et des F-16 ayant bombardé Khadhafi doivent "pester".

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : otan, syrie, obama, gowrié, hollande, turquie, erdogan, terroristes, islamiste, assad

26/06/2012

Turquie - Syrie : l'escalade ?

J'emprunte volontiers le début de ce billet à un de mes commentateurs qui a très justement souligné la différence de langage, de contenu et de ton des Turcs immédiatement après le tir syrien réussi sur un de leurs chasseurs et deux jours après, c'est-à-dire après consultation avec les Américains.

Au début, en effet, le président turc et son premier ministre ont admis que leur chasseur aurait pu violer l'espace aérien syrien. Hier, pourtant, les deux parlaient d'acte hostile très grave de la part de la Syrie. Acte hostile grave ? Est-ce le début de la phase finale de l'offensive occidentale ? Nous ne pouvons pas l'exclure. Il semblerait en tout cas que tout le monde s'y prépare, y compris les Russes.

Les coïncidences sont en tout cas très troublantes. L'accélération et la simultanéité de certains évènements le sont encore plus.

Ainsi, en l'espace de trois jours, un colonel de l'armée de l'air syrien part, avec son chasseur MIG 21 se réfugier en Jordanie. J'y reviendrai. A peine 24 heures après, la défense aérienne syrienne abat un chasseur turc (on nous dit même qu'il ne volait pas seul et que le deuxième avion fut aussi touché mais qu'il a réussi à regagner sa base). C'est en même temps qu'une demi douzaine d'officiers de l'armée syrienne fuient, avec femmes et enfants, vers la Turquie qui devient de fait en état de guerre avec la Syrie. Tout cela ne peut être fortuit.

A l'intérieur du pays, il semblerait aussi que tout retour en arrière est désormais exclu. La guerre armée régulière-terroristes et mercenaires est définitivement engagée. Le scenario libyen est dès lors bel et bien présent, non pas celui exécuté par l'OTAN mais une variante se basant essentiellement sur la faune locale d'abord. Il est fort probable que l'OTAN, même si je continue à croire que toute intervention directe de sa part serait suicidaire (les Russes semblent en effet décidés à intervenir eux aussi directement), fournira armes et soutien logistique et militaire limité, en attendant de voir. Dès lors, la stratégie, militaire, de la Syrie est claire : tout doit aller vite, très vite. Aucun répit ne doit plus être accordé aux terroristes. D'où la contre-stratégie occidentale : provoquer un énième incident, histoire de retarder cette échéance et donner du temps aux insurgés.

Le fait le plus marquant depuis vendredi est le silence « relative » des Russes. Alors que leurs dirigeants répondaient du tac au tac et élevaient un mur infranchissable contre toute velléité d'agression vis-à-vis de la Syrie, on les a très peu entendus depuis deux jours. Je vais peut-être surprendre mais j'y vois un bon signe, pour la Syrie. Les Russes sont entrés dans une phase d'engagement effectif.

Les Occidentaux voulaient provoquer les Syriens avec l'histoire du chasseur turc, les Syriens, mais aussi et surtout les Russes, ont répondu sans hésiter en testant, à leur tour, leur matériel et les moyens, ultramodernes, de défense aérienne.

Je regrette d'emblée ce qui va suivre mais force est de constater qu'en semant le vent, on récolte la tempête.

Une véritable guerre est maintenant engagée en Syrie. Il va falloir un gagnant et un perdant.

Une sorte de troisième guerre mondiale est aussi engagée. Là aussi, il va falloir des gagnants et des perdants.

Je ne crois pas que les Russes vont se permettre d'être dans le camp des perdants et ils ont parfaitement les moyens de se trouver dans l'autre camp. Simplement parce que les Occidentaux n'ont plus les moyens de leurs ambitions.

Je le dis à regret mais c'est tant mieux. Car trop c'est trop.

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : turquie, syrie, gowrié, occident, russie, erdogan, assad

25/06/2012

La Syrie abat un chasseur turc

Le 6 octobre 2011 déjà, j'ai écrit le billet que voici : ONU dehors, bonjour l'OTAN

Dans celui-ci, je prévoyais, dans le détail, le scenario qui est en train de se dérouler depuis vendredi dernier. Je ne suis pas tout à fait certain que la Turquie, par ordre de ses maîtres de l'OTAN, voulait « tester » la réaction syrienne à une telle provocation mais ce dont je suis en revanche absolument sûr est que les Syriens n'auraient jamais pu répliquer aussi rapidement, aussi violemment et sans aucune hésitation s'ils n'étaient pas totalement certains de pouvoir se le permettre. La Syrie semble déterminée à envoyer des signaux extrêmement clairs aux Turcs et à leurs maîtres : « nous n'hésiterons pas une seconde, ce quelle que soit la menace à laquelle nous devrions faire face ».

La réaction des Turcs fut tout aussi prévisible : ils ont fait appel à leurs « alliés » de l'OTAN pour « étudier la réponse à donner suite à cet incident ».

Commençons par la fin et revenons aux détails ensuite. Après une escalade verbale et l'offensive médiatique habituelles, l'affaire fera...pschitt.

Pourquoi ? Pour une raison extrêmement simple : nous venons de dire que les Syriens ne se seraient jamais permis une telle réaction s'ils n'étaient pas certains de pouvoir se le permettre. Mais ce n'est pas tout. Sous réserve des moyens de défense aérienne utilisés pour descendre le chasseur turc, il y a certainement l'ombre des...Russes. Car, comme d'habitude, une petite phrase, inhabituellement claire et très menaçante, prononcée par Lavrov la semaine dernière, est passée presque inaperçue ici. Le ministre Russe des affaires étrangères a déclaré que la répétition du scenario libyen en Syrie est exclue. « nous nous en portons garants ».

Si l'OTAN, au travers de la Turquie, a voulu tester la Syrie, celle-ci vient d'envoyer un signal très clair. Il se pourrait même que les Syriens aient eux aussi voulu tester leurs propres moyens de riposte.

Cependant, la question essentielle à se poser ici se trouve, selon moi, ailleurs. On peut se poser des questions sur le « timing » de l'incident. Pourquoi maintenant ?

Revenons un peu en arrière. Il y a de cela quelques mois et alors que les forces de l'ordre syriennes étaient sur le point de venir à bout des insurgés et des terroristes, totalement pris à la gorge, la Ligue des Bédouins a décidé d'envoyer des observateurs en Syrie. Comme par hasard, ceci a donné un ballon d'oxygène inespéré aux rebelles, qui se sont refait une petite santé. Les Bédouins repartis, la traque des terroristes a repris. Pour la deuxième fois en l'espace de moins de six moins et alors que l'armée syrienne réduisait une à une les poches de résistance des rebelles, l'ONU a pondu sa résolution décidant l'envoi de 300 observateurs (barbouzes ?). Un deuxième répit pour les terroristes. Lesquels en profitent pour perpétrer les pires massacres et atrocités envers des gens innocents, entre autre le massacre de Houla.

Troisième acte, maintenant. Aux dernières nouvelles, les autorités syriennes semblent maintenant décidées à anéantir les terroristes et les poursuivre où qu'ils soient. On nous dit aussi que le chef de l'ASL (armée syrienne libre) le colonel Riad Assaad aurait pris la fuite emportant avec lui deux millions de dollars. Nous pouvons raisonnablement estimer que les jours de cette soi-disant révolution sont comptés et que les autorités syriennes veulent une victoire claire et nette. Et cette fois-ci, rien ne les détournera de cet objectif, y compris les éventuelles gesticulations de l'OTAN et de leur larbin Otoman.

Erdogan veut jouer les Atatürk. Regardez ces images et essayez d'estimer ses chances de succès.

Lamentable.

Erdogan.jpg

Ataturk.png

08:01 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : syrie, turquie, erdogan, atatürk, gowrié, otan

29/05/2012

Embargo et sanctions à tour de bras, rien n’y fait. C’est tant mieux

A peine la crise syrienne déclenchée, par les bédouins, les islamistes et les voyous de tous bords, que les gouvernements occidentaux, le nôtre, hélas, avant les autres (notre politique depuis quelques années est qu'il faut systématiquement être plus royalistes que le Roi, ce dans tous les domaines : accords fiscaux, accords bilatéraux, couchage devant les Américains, les Allemands et les Français, etc.) se sont précipités pour :

1.   Demander, que dis-je, exiger et ordonner le départ du président Assad. Certains lui donnèrent même deux semaines pour s'exécuter.

2.   Lancer la batterie habituelle de sanctions de tous genres : économiques, politiques, financières, blocage d'avoirs, etc.

Le hic, dans le cas syrien, est que ceux-ci sont infiniment plus futés que les Libyens, Tunisiens et autres. On n'invente pas l'agriculture, la civilisation, l'alphabet, les sciences, l'algèbre et l'astronomie pour rien.

Qu'avons-nous trouvé comme avoirs à bloquer ? Rien. Absolument rien. J'ai dit futés mais il ne s'agit pas uniquement de cela. S'il est indéniable que les personnes qu'on veut sanctionner et dont on veut bloquer les avoirs ont des « petits » quelques choses par ci par là, la plupart de ce qu'ils ont se trouve...chez eux, à l'intérieur du pays. C'est peut-être pour cela qu'à l'hystérie généralisée de l'impuissance occidentale face à la résistance syrienne vient s'ajouter, est-ce vraiment une surprise, le ridicule hystérique. Au point de s'en prendre à la mère, octogénaire d'Assad et à sa femme, à qui on reproche une surconsommation de chaussures de chez Louboutin.

Les Occidentaux ne semblent toujours pas avoir compris. Cinquante ans d'embargo et de sanctions contre Cuba, des dizaines d'années de sanctions contre l'Iran, contre la Corée du Nord, etc. On voit le résultat.

Pour revenir aux Syriens, ces derniers, se foutant, à raison, des sanctions stupides et inutiles des « Occidentaux » viennent de passer des accords économiques et financiers très importants avec la Russie. A terme, cela devrait aboutir à l'adhésion de la Syrie à l'accord de libre échange avec la Russie, le Belarus et le Kazakhstan.

Avec « ça », on peut, les Occidentaux, toujours espérer que la Russie lâche son « allié » syrien. Car, il n'aura échappé à personne, la Russie fait cela avec...le gouvernement de M. Assad. Elle n'a pas attendu « pour voir ». Pour les professionnels de la politique et de la diplomatie, ceci doit certainement avoir une grande signification. La Russie envoie un message on ne peut plus claire : nous sommes en train de revenir sur la scène internationale même si cela devait se faire au prix d'une nouvelle guerre froide.

Pour ce qui est des sanctions, embargos et autres stupidités du genre, le Venezuela vient de mettre « ses menaces » (ses promesses) à exécution. Elle a déjà commencé ses livraisons de mazout à la Syrie. Laquelle semble aussi pouvoir se fournir en liquide raffiné ailleurs. La logique du soutien politique de certains pays de la Syrie, se prolonge donc par un soutien économique.

Il ne restera, comme parade, pour les Occidentaux, que l'intervention, militaire, direct.

Ça décantera pas mal de choses.

A ce propos, chose étrange : quelqu'un pourrait nous dire où se trouvent actuellement l'islamiste Erdogan et son ministre des affaires étrangères ?

 

08:34 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : turquie, iran, russie, venezuela, syrie, gowrié, erdogan, france, usa, asl, terrorisme, islamisme

17/05/2012

100'000 "vrais amis" de la Syrie manifestent, chez Erdogan, leur opposition à lui et à ses terroristes

Plus qu'une simple manifestation, c'est un message d'avertissement à Erdogan, qu'on n'entend plus, ainsi qu'à ses protégés terroristes islamistes.

Il y a de cela plus d'une année, Juppé le lamentable donnait deux semaines au "régime" syrien pour partir. Le "régime" syrien est toujours là et Juppé le sinistre chauve est accueilli fastueusement dans les poubelles de l'histoire.

Erdogan, aussi, se croyant faire parti des "grands" avait donné quelques jours au "régime" de Damas pour partir.

Je vous laisse lire la suite du sujet, repris tel quel de l'article écrit le 15 mai par Guy Delorme.

Cela vaut vraiment le détour.

Bonne lecture.

En Turquie : un grand concert de soutien à la Syrie réelle

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, erdogan, turquie, gowrié, terrorisme, france, suisse

02/04/2012

Les amis de la Syrie

Ce billet sera très court. Me méfiant beaucoup de tout ce qu'on peut lire ou entendre le jour du 1er avril, j'ai préféré ne rien écrire. Je publie juste la photo "souvenir" de quelques amis de la Syrie réunis pour "rendre service" au peuple syrien.

hillary-clinton-monarques-arabes.jpg

Que pourrons-nous mettre comme légende ?

Les sept nains et blanche neige ?

Il manque juste Juppé et Haig, ne trouvez-vous pas ?

Sinon, voici, tel quel, le dernier billet de Georges Malbrunot à ce sujet. Comme d'habitude, je préfère plutôt citer ceux qui "n'aiment pas" la Syrie, je veux dire son régime.

Georges Malbrunot : un diplomate français met le pied dans le plat

 

11:01 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : usa, qatar, syrie, gowrié, france, turquie, arabie saoudite

29/03/2012

Les bédouins se réunissent à Bagdad, les ennemis de la Syrie à Istanbul

1.  Sommet de la Ligue Arabe à Bagdad. Signe des temps : alors que les récentes rencontres des bédouins, auxquelles les Syriens n'étaient, Dieu merci, même pas conviés, réunissaient les plus hauts responsables des pays en question, sous la houlette, très bruyante, du Qatar et de l'Arabie Saoudite, ces derniers ne savent plus comment inventer des prétextes pour ne pas assister à celle qui se tient ces jours-ci à Bagdad. A ma connaissance, seuls le Soudan et l'autorité palestinienne seront représentés par leurs plus hauts responsables alors que les autres pays, pour autant qu'ils y assistent, y envoient des sous-fifres et on n'en entend plus, ce depuis quelque temps déjà, les déclarations tonitruantes et très volontaristes de Hamad. Hamad est le premier ministre et le ministre des affaires étrangères du Qatar, vous savez, le pays le plus puissant du monde, propriétaire du PSG et premier sponsor du Barça.

Ainsi, les bédouins semblent avoir revu leurs ambitions largement à la baisse. Comme tous les autres par ailleurs. Sarkozy et Juppé ne déclarent plus rien du tout et Obama lui-même « salue la décision de la Syrie de répondre favorablement aux propositions d'Annan ». En fait la Syrie semble avoir pris tout le monde de court. Que vont maintenant faire tous ceux qui ont demandé, que dis-je, exigé, ordonné le départ du Président Syrien et même sa traduction devant la justice internationale (vous savez, celle qui se donne pour mission de «juger» les criminels de guerre et ceux qui ont commis des atrocités contre l'humanité, mais uniquement certains d'entre eux, ceux qu'on peut attraper facilement et qui serviront comme poudre aux yeux). Comment vont-ils faire pour expliquer qu'ils discuteront désormais avec M. Assad ? Car il n'aura échappé à personne qu'ils vont devoir le faire. Le simple fait de «saluer» la décision des autorités syriennes, cependant illégitimes selon ceux-là même qui l'ont saluée, signifie qu'ils se sont rendus à l'évidence. Nous en reparlerons ultérieurement.

2.  Congrès des amis ennemis de la Syrie. Comme si le premier, celui de Tunis, n'avait pas suffi, ils insistent. C'est la première fois dans l'histoire de l'humanité où l'on assiste à autant d'acharnement à « fabriquer » une révolution. A l'instar du sommet de la Ligue Arabe et pour autant que mes informations soient correctes, le niveau de représentation à Istanbul semble lui aussi avoir bien baissé. Par ailleurs, à peine commencé, les fissures à l'intérieur de cette mascarade qu'est le Conseil National Syrien, déjà divisé par trois fois, sont apparues, déjà, à la fin du discours inaugural mardi passé. Les représentants Kurdes ayant quitté la réunion. Mais la Turquie n'en a cure qui, paraît-il, poussera les «amis» à reconnaître ce CNS comme seul représentant légitime du  «peuple» syrien. C'est, sincèrement, tout le mal que je leur souhaite. La réunion de Tunis enfonça le premier clou, celle d'Istanbul  scellera le cercueil.

Comme tout au long de ces dernières années, les Syriens viennent, encore une fois, de jouer un coup de maître : après avoir laminé le «jouet militaire» des Turcs, des Français et des bédouins, l'ASL, composée pour l'essentiel de terroristes et de simples bandits (sauf aux yeux de certains journalistes clandestins), les Syriens finissent par accepter le plan d'Annan (en concertation totale, je le crois, avec les Russes) prenant tout le monde de court et tirant le tapis sous les pieds de tous les «amis» de la Syrie. C'est exactement au même moment où cela se passait que le Président Syrien Assad a décidé d'aller personnellement «inspecter» Baba Amr. Vous rappelez-vous de Baba Amr ? C'est ce quartier de Homs passé, selon les journalistes militants clandestins qui s'y trouvaient, sous le contrôle des «héros» pro-démocratie. La symbolique du geste n'aura échappé à personne.

Dans leur coin, les «héros» n'ont plus qu'une seule issue : refuser le plan Annan. Ils l'ont par ailleurs déjà fait.

Annan, ayant refusé de fixer des délais aux autorités syriennes et devant rendre un rapport dans lequel il déterminera les responsabilités de chacun, entendez la partie qui entrave les efforts pour un règlement pacifique de la crise, je me demande comment les laquais et le «maîtres/amis» vont s'en sortir.

 

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, gowrié, france, turquie, bagdad, bédouins, ligue arabe

22/02/2012

Homs ne craint pas l’assaut final, elle l’espère

Une grande majorité d'entre ses habitants en tout cas, comme par ailleurs la très grande majorité des Syriens. Fatigués par onze mois d'une gigantesque prise d'otages, par quelques gangs armés, à l'échelle d'un pays, que la propagande « hystérique » de nos médias présente, aujourd'hui encore, comme des manifestants pacifiques, ce alors même que plus personne, ou presque, ne manifeste en Syrie. Il semblerait que leur vœu sera très bientôt exaucé, à moins qu'Angelina Joli n'ait dégainé la première (il ne faut tout de même pas oublier qu'il s'agit de Lara Croft ; brrrrrrrrr)

A part cela, le terrible Juppé et la non moins terrible Clinton, ordonnant le départ du Président syrien dès les premiers jours des "manifestations pacifiques" insistent maintenant pour aboutir à une solution politique. Mais alors, moi qui croyais qu'Assad a perdu toute légitimité et "qu'il n'y a pas moyen" qu'il reste au pouvoir, ni qu'on négocie avec lui ! pour ne pas perdre la face, il leur en reste, les Américains précisent que cependant" toutes les autres options restent sur la table (j'adore cette expression) si Assad refuse de négocier. Bon.

On aura tout vu dans la crise syrienne, y compris ce que l'on peut ranger dans la case du jamais vu, ce sur tous les plans : diplomatique, pour autant que ce mot ait encore un sens, politique et, surtout, médiatique. Je ne crois pas me tromper en affirmant qu'aucun autre événement dans l'histoire ne fut traité avec une telle intensité, un tel acharnement et avec autant d'application. C'est du quotidien, voire du multi quotidien.

Que peut-on invoquer pour expliquer une telle hystérie ? Nous évacuons immédiatement les préoccupations démocratiques car cela ne fait plus rire personne. Serait-ce la compassion ? Que nenni, aux dernières nouvelles des milliers de personnes meurent chaque jour, et pas uniquement de faim, en Somalie et au Darfour (où plus de 300'000 personnes auraient péri). La misère et le désarroi des gens ? Hmmm. Lors de l'invasion « amicale » de l'Irak par les « libérateurs » Américains, plus de 4 millions des habitants de ce pays l'ont fui. Dans le cas syrien, malgré les essais désespérés des Occidentaux et aux dires même des « organisations humanitaires », le mouvement n'arrive pas à « décoller ». On a complètement oublié le grand camp de réfugiés sur la frontière turc et celui de Jordanie n'arrive pas à « attirer » plus de trois mille personnes. A propos du camp turc, où, tiens, Angelina Joli s'était rendue en son temps, savez-vous pourquoi plus personne n'en parle ? Serait-ce parce qu'il s'agissait, dès le départ, d'un camp destiné à accueillir les...gangs armés (ils s'appellent l'ASL) ?

A propos d'ASL, où en est-on exactement ? On nous dit que les désertions se comptent par milliers ! Quel est le plus haut gradé ayant déserté ? En dehors, bien évidemment d'un colonel...à la retraite !

Il y a, notamment dans le cas de Homs, quelque chose d'incompréhensible. Logique mais incompréhensible. C'est au moment même où les gangs armés et leurs couvertures médiatiques d'ici se targuent de contrôler la majorité de la ville, ils lancent, tous les deux, des appels désespérés à l'aide « parce que, je vous le donne en mille, le régime « réprime » les manifestants « pacifiques ». La même chose s'était déroulée dans les « banlieues » de Damas. Les médias d'ici ne tenaient plus sur place : l'ASL est à quelques mètres du Palais présidentiel. Ce sont les mêmes, exactement les mêmes, qui ont recommencé les larmoiements lorsqu'ils furent littéralement laminés par l'armée, la vraie.

Ne l'auriez-vous pas encore compris ? Cela ne prend plus...depuis un moment déjà.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, homs, gowrié, asl, turquie, jordanie, médias