06/03/2012

Certains peuvent être honnêtes et professionnels, même à Al Jazeera

Alors que la désinformation devient le lot quotidien de nos médias, au point de devenir un acte militant à part entière, Al Jazeera, chef de file de la désinformation professionnelle, souffre de démissions pouvant être qualifiées de massives. Celles-ci n'intervinrent que depuis le début des événements en ... Syrie. On se demande pourquoi.

Le directeur général de la Chaîne, Wadah Khanfar, Palestinien

Chef du bureau de Beyrouth, le journaliste vedette, Ghassan ben Jeddo (Tunisien)

La Star d'Al Jazeera, Eman Ayad, d'origine palestinienne.

Fayçal Kacem, Syrien (qui est revenu depuis)

Abbas Nasser

Luna El Chibli, Syrienne (a démissionné en direct)

Jumana Nammour, libanaise

Lina Zahreddine, libanaise

Jullinar Moussa, libanaise

Nawfar Afli.

Quelle est la raison unique derrière toutes ces démissions ? je vous laisse lire ce que les concernés eux-mêmes ont déclaré.

« Al Jazzera et nous avec elle, avons perdu toute crédibilité. En couvrant 24 heures sur 24 les événements en Tunisie, Egypte, Libye et Syrie tout en restant totalement silencieuse sur ceux se déroulant au Bahreïn et même en Arabie Saoudite, la chaîne a failli à sa mission. En ne diffusant que des documents non vérifiés, dont certains furent même fabriqués, elle est devenu carrément une cellule d'opérations encourageant à l'incitation et à la provocation ». Fin de la citation.

Voici ceux qui sont partis.

Les démissionnaires.JPG

Voici, à peu près, ceux qui y restent.

Capture.PNG

A CNN, FOX, TF1, France2, BBC, Le Monde, Le Figaro, France-Info, Libération, La liberté, Le Courrier, l'Hebdo  et, hélas TSR, pas de préoccupations de ce genre. Le militantisme des collaborateurs de ces médias ne leur laisse ni le temps, ni la volonté d'avoir de telles préoccupations mineures, alors mêmes qu'ils utilisent du matériel de seconde voire de troisième main.

Quelle importance, à l'instar de Timisoara, Irak, Libye, Kosovo, etc. ils s'excuseront et diront qu'ils ont été trompés.

On les croit sur parole.

 

10/02/2012

Syrie : votre responsabilité est totale

Ce billet sera extrêmement court.

Ce matin Alep s'est réveillée sur le bruit de deux énormes explosions. Les terroristes, dont nos politiciens et, surtout, nos médias, chantent les louanges, oui, je le répète, chantent les louanges, ont fait exploser des voitures au beau milieu d'une rue passante.

Je vous laisse visionner ces images atroces.

Capture.PNG

 

 

 

 

 

 

 

La responsabilité de nos politiciens et de nos médias est totalement engagée.

11:05 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : suisse, tsr, média, tdg, gowrié.syrie, terrorisme

09/02/2012

Syrie, pas encore démocratique et Egypte, totalement démocratique

Les Occidentaux ne se cachent plus : il faut financer, soutenir et armer les insurgés syriens, comme si cela n'est pas encore fait. La seule différence, BHL n'est pas encore sorti de l'ombre dans cette affaire et ne se balade pas dans le désert syrien. Il est bien claire que, à l'instar des précédentes tentatives visant à "isoler" un "coin" en Syrie faciltant une intervention occidentale, ce dernier essai finira par échouer aussi. De toute manière, le sort des terroristes semble scellé. C'est question de jours, sinon d'heures.

Pour ce qui est du Parlement égyptien, installé démocratiquement et applaudi à en rompre les tympans par nos lamentables politiciens et médias, voici l'exploit d'un de ses membres, démocratiquement élu. Nul besoin de traduire quoi que ce soit : le député, démocratiquement élu, se lève, interrompt la séance et fait l'appel du Muezzine à la prière, au beau milieu du Parlement.

Le Figaro : appel à la prière au parlement égyptien


A la question dedefault.jpg savoir si des parlementaires coptes pourraient faire sonner les cloches, une fatwa est vite sortie : non, car le prophète dit que les cloches sont les clarinettes de Satan.

Enfin, un petit cadeau à nos chers analystes, connaisseurs, spécialistes du monde arabo-musulman et...je ne les oublie bien évidemment pas, journalistes férus de vérité, un de leurs nouveaux chéris, un frère musulman du même parlement (il paraît qu'ils sont moins fondamentalistes que les salafistes) s'est levé et lancé, lui aussi, une petite fatwa au beau milieu de la séance disant que rien ne doit perturber l'appel à la prière de l'Oumma (Oumma = peuple).

Réjouissons-nous. Bientôt ce sera le tour du Palais Bourbob, suivi, à moins que ce ne soit précédé, par notre cher parlement fédéral. Personne n'y trouvera rien à redire : c'est bien le peuple (l'Oumma) qui l'a voulu.

Allez, pour finir, un petit sourire. Il paraît que, suite au véto sino-russe de la semaine dernière et alors que Hillary Clinton avait essayé d'appeler son homologue russe Lavrov, celui-ci aurait répondu qu'il n'avait pas de temps. A voir ces images, on comprend un peu pourquoi.

Rabbani-Clinton.JPG

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : egypte, syrie, islam, islamisme, terrorisme, gowrié, médias, tsr, bhl

03/02/2012

Les bédouins et les chameaux

Capture.JPG

En préambule et à propos de mon encadré journalier jaune, je suis heureux de citer le billet d'un autre blogueur, que le responsable des blogs TDG a lui-même référencé dans sa "sélection de tous les blogs". Il y rend un hommage terrible à la TSR, télé publique à redevance, soumise à l'article 93 de la Constitution Fédérale.

La malformation des télévisions romandes

Article 93 de la Constituion Fédérale

 

Ainsi, le projet des bédouins est totalement vidé. Après la lamentable prestation au Conseil de Sécurité du leader du pays le plus puissant du monde, le Qatar, où il arrivait à peine à déchiffrer ce qu'on lui avait écrit, toutes les demandes, pardon, menaces et ordres, donnés par les bédouins à la Syrie sont supprimés :

On n'exige plus le départ du Président Syrien

On n'exige plus son remplacement par le vice-président

On n'exige plus des sanctions, de quelque nature que ce soit.

Les sanctions économiques des bédouins doivent être levées.

Nulle part dans la résolution ne doit être mentionnée même l'éventualité d'une intervention militaire. On se demande d'ailleurs pourquoi les USA et leurs vassaux mourants ont tellement besoin de cette « autorisation ». Ils ont bien passé outre en Serbie et en Irak ! Auraient-ils...peur ?

On exige, en revanche, l'arrêt de toutes les livraisons d'armes (mais uniquement celles destinées aux terroristes, pardon, manifestants pacifiques).

On demande très gentiment aux Syriens de réaliser les réformes qu'ils ont commencé à entreprendre.

La Russie continuera ses livraisons d'armes au pays « souverain » qu'est la Syrie.

On ne leur met plus de limite de temps (dans le projet de départ, c'était : deux semaines, trois jours, 24 heures et que sais-je encore, sinon...)

Les autorités syriennes et l'opposition (attention opposition et non pas les traîtres, c'est-à-dire seulement ceux qui n'ont jamais appelé à une intervention étrangère) iront négocier à...Moscou, au nez et à la barbe de tout le monde.

Eh oui. C'est ainsi que vont les choses.

Je vous le disais, un nouvel ordre mondial est, peut-être, né. C'est salutaire et jubilatoire.

Défaite en Irak, au prix, malheureusement, de centaines de milliers de morts innocents

Défaite en Afghanistan, les Talibans reviennent au pouvoir.

Défaite mémorable, je le souhaite, en Syrie.

Les USA et les vassaux doivent se contenter des fondamentalistes islamistes qu'ils ont crû installer en Tunisie, Libye, Egypte et Yémen. Crû parce que la prochaine étape, des fondamentalistes, c'est l'Europe décadente et en faillite.

La civilisation est née en Syrie, il y a de cela plus de six mille ans.

L'alphabet y fut inventé plus de trois mille cinq cents ans en arrière.

Le Christ a choisi sa langue, l'Araméen/Syriaque, pour enseigner.

Les nouveaux maîtres du monde ont 236 ans, 6200 ans de moins que la Syrie. Dans cinq mille ans, s'ils sont encore là, ils auront 5236 ans, mais toujours 6200 de moins que la Syrie.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : qatar, arabie saoudite, syrie, tsr

23/01/2012

Jacquier, Hammouche, Le Courrier, TDG et les autres

 

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Comme prévu dans mon dernier billet, nous n'avons pas dû attendre trop longtemps, moins de 6 heures ont suffi pour vérifier la véracité de mes propos (ce billet est écrit le samedi 21 janvier).

Le VRP de la désinformation, le journaliste ?  Hammouche, travaillant pour l'une des rédactions les plus hostiles en Suisse, doit maintenant pester. Rendez-vous compte, plus de 10 mois d'acharnement continu, quotidien et inlassable. Une désinformation « professionnelle » sans précédent : des faits détournés, des images truquées, des histoires inventées, des morts inexistants, pis, qu'on retrouve vivants quelque temps après, et j'en passe. Un seul but : faire tomber le régime syrien coûte que coûte. Après ? On s'excusera, comme les Américains l'avaient fait en son temps à propos de l'Irak, une fois le but atteint. La question se pose d'elle-même : pour qui roulent les médias suisses ? Qui sont les commanditaires ?

Mais la Syrie n'est pas l'Irak. Elle n'est pas la Tunisie, pas la Libye et encore moins l'Egypte. Voulez-vous savoir pourquoi ? Regardez qui a pris le pouvoir dans ces trois pays et vous saurez pourquoi.

Tant pis pour Hammouche, sa rédaction et ses acolytes.

Etrange silence de toutes ces rédactions face à la nouvelle. Le jour de la mort de Gilles Jacquier, France Info diffusait et commentait l'information toutes les 10 minutes environs. Aujourd'hui, silence totale. Ils n'en ont même pas parlé.

Voici l'état de nos médias aujourd'hui. La liste est longue, très longue.

On l'appellera : ligue des désinformateurs professionnels

Alors, M. Hammouche : toujours un crime d'état ? Ne vous en faites pas. Certains de vos "collègues" ont déjà trouvé une parade : les rebelles ont été provoqués par le régime. On aura tout vu.

Je vous le dis comme je le pense. Si on appliquait les mêmes règles de droit, si chères à Human Rights Watch et leurs maîtres, ils seraient condamnés pour crimes de guerre, assassinats et meurtres. Vous, vous serez certainement condamné pour incitation à la violence et au crime. La désinformation intentionnelle n'étant, pour le moment, pas condamnée juridiquement.

P. s. Les manifestations anti WEF tuées, selon vos propres termes, dans l'oeuf, sont-elles...euh, pacifiques ? Et si certains manifestants avaient, au surplus, tiré quelques pétards, qu'auraient fait nos forces de sécurité ?

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jacquier, hammouche, tdg, le courrier, la liberté, tsr

22/01/2012

Gilles Jacquier : journaliste d'Envoyé Spécial tué par les terroristes

Je ne voulais pas écrire ce billet avant d'avoir vu le reportage d'Envoyé Spécial sur la Syrie, dont Gilles Jacquier est devenu le sujet.

A ma grande surprise, je trouvai le traitement du sujet « presque » équilibré. Ne croyant pas à un sursaut d'une morale journalistique retrouvée, je crois plutôt qu'ils ne pouvaient pas faire autrement. Ainsi, pour commencer par la conclusion, le narrateur prend, par deux fois, soin de nous dire qu'ils ne sont pas certains quant aux responsables des tirs, tout en donnant la parole à un journaliste faisant partie de l'équipe, Josephe Heida qui, photos à l'appui, nous affirme que les projectiles sont partis de la zone où se trouvent les « insurgés ». C'est ce qu'avait déjà dit, dès le premier jour, le journaliste de la BBC, à qui on n'a pas redonné la parole.

Insurgés, projectiles ? Mais alors, nous n'aurions pas affaire à des...manifestants pacifiques ? Si, si, un certain Sid Hammouche, journaliste à La Liberté, diffusé en terre fribourgeoise, nous l'affirme : les manifestants, il les appelle comme cela, sont pacifiques et la mort de Gilles Jacquier est un crime d'état. Ah, Hammouche, Hammouche. Lui, il a tout vu, tout entendu et tout analysé. Il n'a pas le moindre doute. Cela me rappelle furieusement un certain Vannay, grand reporter à la RSR qui, lui aussi, a vu des manifestants pacifiques partout. Alors que les premiers concernés, la famille du défunt et, surtout, sa famille professionnelle, observent une assez grande discrétion quant à l'interprétation des faits, Hammouche, lui, croit devoir faire du marketing autour de l'évènement.

Je ne vous ai pas dit. Comme Vannay, tiens, avant lui, on a vu Hammouche, au lendemain de l'accident, apparaître sur l'écran de...Al Jazeera. Ce sont, à ma connaissance, les deux seuls à l'avoir fait. Je vous laisse apprécier.

Petite question, en dehors de leurs récits respectifs (j'espère qu'on n'ira pas jusqu'à nous demander de les croire sur parole) auraient-ils un petit quelque chose à nous mettre sous la dent ? Un petit reportage, des photos, des interviews, des preuves puisque, paraît-il, ils en ont ?

A voir l'énergie qu'il dépense, on peut se poser des questions sur les motivation réelles de ce personnages. Je ne puis affirmer sans preuves, moi. Je ne puis que supputer. Les prochains jours nous en apporterons la réponse, j'en suis certain et puis vous en assurer.

Autre petite question. Puisque, en dehors des derniers résistants sévissant, hélas, dans nos médias suisses, le mensonge de départ (concernant le pacifisme du mouvement) est maintenant abandonné, que doivent, à votre avis, faire l'armée et les forces de sécurité d'un pays face à des terroristes armés leur tirant dessus et, dans certains cas, prenant le contrôle et terrorisant des quartiers entiers ? Croiser les bras...pacifiquement !

Hier, pendant la diffusion du reportage, on a vu des religieux chrétiens ET musulmans, célébrer, dans une église, une office religieux en mémoire d'un petit enfant tué, devant sa mère, par des terroristes pacifiques. Après la messe, le Mufti de la République fit une déclaration. Le narrateur, de France 2 (rappelons qu'il s'agissait encore du sujet tourné par l'équipe d'Envoyé Spécial) le présenta comme un religieux « Alaouite ». Savez-vous ce que c'est que le « Mufti de la République » ? C'est la plus grande autorité religieuse « SUNNITE » du pays.

Une toute dernière chose, voici les dernières déclarations de Sarkosy, non moins stupide mais plus drôle que son ministre des affaires étrangères :

1.    Une attaque « militaire » contre l'Iran conduirait à la « guerre » et à la confusion. On ne savait pas que les actions militaires conduisent à des guerres.

2.    La France ne peut pas rester silencieuse face au scandale syrien ! De quel scandale parle-il ? Des tireurs pacifiques ? Que compte-il entreprendre ? Une action...militaire ?

3. Dans son allocution/commentaire suite à la mort vendredi de quatre soldats français en Afghanistan, il a dit :

a. La Françe est allée en Afghanistan pour "lutter contre le terrorisme et contre les Talibans". Juste entre nous, je crois savoir que les Talibans viennent d'ouvrir un bureau au Qatar (propriétaire d'Al Jazeera et du PSG) et que Français et Américains négocient avec.

b. La Françe, écoutez ou plutôt lisez bien, ne peut accepter que la "sécurité de ses soldats ne soit pas assurée". La France, selon Sarko, voudrait bien faire la guerre mais à condition que ses soldats soient en sécurité. C'est effectivement inacceptable que des soldats "professionnels" puissent être tués en faisant la guerre.

Nicolas Sarkosy confirme la mort de quatre soldats français en Afghanistan : écoutez bien

Cela n'a rien à voir mais il avait, en son temps, aussi déclaré que le taux de chômage en France sera en dessous de 5% à la fin de son mandat.

Aujourd'hui, deuxième jour après la révélation du Figaro, toujours AUCUN média, notamment romand, n'a relayé l'information. Les mêmes, Le Courrier, Liberté, Hammouche en tête, passaient leur temps à accuser la Syrie de crime d'état. Ce sont des médias indépendants et professionnels.

 

09:40 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : hammouche, jacquier, syrie, tsr, tdg, médias suisse

18/01/2012

Les soutiens de la Syrie se comptent sur les doigts d'une seule main

Les soutiens de la Syrie.PNGDeux mots après quelques jours d'arrêt. Pour vous parler, encore une fois, malheureusement, du bla bla journalistique, mais aussi politique, habituel, raconté pour ne rien dire, écrit pour être consommé sans être lu.

C'est un journaliste d'I-télé, dont j'oubliai le nom, qui en parle. Il n'est pas le premier.

Ainsi, les soutiens de la Syrie dans le monde se comptent sur les doigts d'une seule main, et encore, ils sont généreux. Faisons les comptes :

Russie

Chine

Inde

Iran

Brésil

Vénézuela...et quelques autres.

Cela fait, si toutes les études démographiques ne sont pas falsifiées par le régime syrien, quelque 3 milliards de personnes, plus de 40% de la population mondiale. La main en question doit avoir souffert d'un dérèglement génétique suite à une exposition prolongée aux radiations de...allez, Fukushima, ça vous va ?

Il est vrai que les « adversaires » de la Syrie sont emmenés par le Qatar, brrrrrrr. Ce dernier compte 830'000 habitants, dont 80% sont des...indiens, pakistanais, iraniens... Il possède en outre une chaîne de télé et...un club de football.

A se demander combien de temps cela va encore durer. Ils sont vraiment infatigables. Mais bon, il paraît, selon ce même journaliste, qui le dit totalement dépité, que le temps joue en faveur des autorités syriennes.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, suisse, média, tdg, tsr, russie, chine, inde, gowrié

13/01/2012

France Info, et certains autres : honte à vous

Il y a de cela quelques mois, l'attaque, probablement montée de toutes pièces, d'un opposant syrien à Genève par des membres des services de renseignements syriens spécialement envoyés pour lui, avait mobilisé la totalité des médias romands, dont les journalistes sont confortablement installés dans leurs bureaux. Mercredi, un journaliste de France 2, envoyé avec l'autorisation des autorités syriennes couvrir les événements à Homs pour le compte de l'émission « Envoyé Spécial » trouvait la mort dans des circonstances tragiques. Ce matin, alors même qu'il s'agit d'un des leurs, seuls quelques uns en parlent, reléguant l'information à la 7ème ou 8ème page. Les confrères du journaliste décédé sont certainement gênés d'admettre la réalité. Dès avant hier déjà, il semblait acquis que le groupe de journalistes a été visé par des tirs de roquettes d'insurgés armés. Ceci n'a pas empêché les journaux, TDG d'hier, entre autres, de titrer : un journaliste tué par une explosion. Cela n'a pas non plus empêché France Info de passer l'information toute la journée en parlant d'obus. Ceci n'a pas d'importance ? Au contraire, toute l'importance est là.

France Info a donc passé toute la journée à parler d'un « journaliste français tué par l'explosion d'un obus alors qu'il couvrait une manifestation à Homs (on ne précise pas qui manifeste) ville qui subit la répression du régime, ont déclaré des activistes pro-démocratie ». Je vous laisse imaginer les conclusions de ceux qui écoutent ça. Pas un mot, bien sûr, sur le rapport d'un témoins "oculaire", un des leurs aussi puisqu'il s'agit d'un journaliste de la...BBC , qui, dès mercredi, parlait de roquettes « sans nul doute » tirées par des insurgés armés.

En soi, cela ne me gêne pas autrement. Un peu plus de discrédit jeté sur ces pratiques journalistiques douteuses. Là où je me sens attristé, c'est qu'au service de la guerre qu'ils mènent consciemment contre la Syrie depuis plus de onze mois, ils sont prêts à marcher sur la dépouille d'un des leurs.

Un peu plus près de chez nous, le portail internet de Swisscom consacrait pratiquement un sujet par jour à la Syrie. Rien sur Gilles Jacquier. Quant à la TSR, la nouvelle fut transmise à la manière de France Info avec, en prime, la phrase du présentateur qui précise que le régime organise une répression féroce. Le but est atteint. Vive le professionalisme et l'hônneteté journalistique.

Il y a de cela onze mois, précisément, même moi pouvais avoir un petit doute. Plus maintenant.

Honte à vous.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : syrie, suisse, gowrié, journaliste, journalisme, tsr, tdg, opposition, terrorisme, islam

12/01/2012

Syrie : un journaliste français tué à Homs

ec186e70-3c89-11e1-9ebd-eaf60b90cb37.jpgLe stupide ministre français des affaires étrangères, Alain Juppé, vient de déclarer, en réaction à la mort regrettable d'un journaliste de France 2 à Homs, je cite : toute la lumière doit être faite sur les circonstances de ce décès et qu'il « appartient aux autorités syriennes d'assurer la sécurité des journalistes ».

On ne comprend vraiment plus ni ce qu'il dit, ni ce qu'il veut.

Résumons : on reprochait aux autorités syriennes la fermeture des frontières aux correspondants étrangers. Lorsque ces mêmes autorités expliquaient cela par le souci de les protéger, tout le monde riait. On disait même : laissez-nous entrer, après, c'est notre risque. De quoi se plaint-on exactement ? Depuis quand la protection des ressortissants étrangers, quels qu'ils soient, est du ressort du pays qui les accueillit ? Et puis, à supposer même que cela soit vrai, de quoi accuserait-on les autorités syriennes ? De suivre les journalistes à la trace afin de contrôler leurs mouvements et les empêcher de faire leur travail. N'est-ce pas vrai qu'il faut savoir ce qu'on veut à la fin ? Voulez-vous être accompagnés et protégés ou non ?

Gilles Jacquier se trouvait à Homs avec un groupe de journalistes entrés avec une autorisation officielle des autorités syriennes, ceci est important à relever. Par ailleurs, comme le souligne la TDG dans sa version électronique TDG.ch : un journaliste français tué à Homs les autorités syriennes ont parfaitement respecté le protocole de la Ligue Arabe prévoyant le déplacement libre des médias étrangers. Ce que, comme d'habitude, les médias, étrangers, oublient de dire est que les journalistes semblent avoir été bien escortés, que, lisez bien ce qui suit (c'est un journaliste de la BBC qui le raconte et Le Figaro.fr qui le rapporte) un attroupement pro-Assad s'est formé et a commencé à scander des slogans favorables au régime. Soudain, une roquette RPG a frappé la foule et huit activistes pro-Assad sont morts. Le grouCapture.JPGpe de Jacquier est accouru pour voir ce qui se passe et c'est à ce moment qu'un deuxième RPG a été tiré dans leur direction. Selon le journaliste de la BBC, "le doute n'est guère permis : sauf à imaginer que le régime tire sur ses propres partisans, les roquettes ont été tirés à partir des zones rebelles et visaient des pro Bachar".

Le Figaro.fr : un journaliste français tué à Homs, en Syrie

Le Figaro.fr : un journaliste de la BBC présent à Homs témoigne

Voyons voir ! Des journalistes escortés, un attroupement pro-régime et des gens qui leur tirent dessus ! Qui ce pourrait être ?

Des manifestants « pacifiques », très certainement.

Mes pensées vont à la famille de ce pauvre journaliste, ainsi qu'à toutes les victimes innocentes de cette terreur « pacifique ». Dans un rêve qui ressemblerait plutôt à un cauchemar, je vois ce garçon tué par des gens financés, armés et, pour certains, entrainés par les autorités de son propre pays, dont le ministre des affaires étrangère réclame maintenant des comptes.

Anouar Malek, seul observateur de la ligue arabe à avoir démissionné, vient de se faire interviewé par Al Jazeera, habillé (dans les studios de la télé) de son gilet orange. Il a dit que les manifestants étaient "entièrement" pacifiques. On ne connaît en revanche pas le montant que la chaîne qatari lui a payé.

 

11/01/2012

Qatar, Turquie, Tunisie et les autres : plus dure fut la chute

J'avoue ne pas savoir comment commencer ni où me donner la tête. Je voulais écrire un billet sur l'affaire de la BNS, suite à celui que j'ai publié lundi et voilà que le Président Syrien prononce un discours assez important, que l'Emir du Qatar se fait proprement mettre à la porte alors que sa visite, avec une suite imposante, en Mauritanie venait à peine de commencer et qu'en Tunisie, les islamistes « soft » d'Ennahda (grande fierté des gouvernements et, surtout, médias occidentaux) n'ont même pas pu attendre les 12 mois réglementaires pour annoncer, à leur tour après les frères musulmans d'Egypte et les démocrates libyens commandés par un chef d'Al Qaïda, qu'à « long terme », le Califat est le but ultime de la « révolution ».

1.       Commençons avec ceux-là, justement. Il est presque minuit, Arte diffuse un reportage consacré à la Tunisie « d'après Ben Ali ». A un moment donné, un des enfants chéris de nos médias d'ici, le premier ministre tunisien, Hamadi Jebali, accompagné de deux représentants du Hamas, lance : c'est ici que commence, inchalla, la libération de Jérusalem, c'est d'ici que se déclarera, inchalla, le 6e Califat. On a plutôt l'habitude d'entendre cela dans la bouche de feu Oussama ben Laden. Bien évidemment, ce ne fut qu'une facette de la partie émergée de l'iceberg car, presque au même moment, l'Imam de la Grande Mosquée de Kairouan déclarait « textuellement » qu'Islam et laïcité sont incompatibles.

Il n'y a effectivement que chez nous que des « spécialistes » de la région et de l'islam, ainsi que "l'excellent Juppé" considèrent que cette compatibilité est parfaitement possible.

2.       Pour ce qui est du Qatar, il semble bien que de Nouakchott à Bagdad et Beirut, en passant par Alger, Le Caire et même, peut-être, Riyad, on  commence à en avoir assez. Le Bédouin a déjà mangé son pain blanc.

Voici un joli commentaire d'avant la visite de Hamad, l'Emir, en Mauritanie

http://www.slateafrique.com/80511/mauritanie-visite-de-le...

Et en voici un autre, après.

http://lavoixdesmartyrsdelaplume.over-blog.com/article-ma...

...et un autre

http://lecalame.info/contenu_news.php?id=2610

Ainsi, tous ces dizaines de milliards de dollars n'auraient servi à rien. Bientôt, l'Emir et sa chaîne Al Jazeera, peut-être même quelques succursales de celle-ci ici, apprendront que la Réal Politique prendra le pas, qu'il a eu sa petite heure de gloire, qui aura tout de même duré un an et qu'il devra dorénavant se contenter de dépenser ses milliards dans des loisirs plus « conformes » à son histoire : immeubles, voitures luxueuses, harem, balades sur les bords du Léman, etc. Il est fort à parier que le grand partisan de cet échec soit le Président syrien, je veux dire la résistance de ce dernier, qui commence à porter ses fruits.

3.       Avant de parler du discours du Président syrien, signalons seulement les réactions, étrangement mollassonnes, de l'Ottoman Erdogan et du Gaullois Juppé. Il y a de cela quelques semaines seulement, ils ne tarissaient pas de commentaires quotidiens sur la nécessité, que dis-je, obligation, pour le Président Syrien de quitter le pouvoir...sinon.

Cela semble avoir fait pschitt. Dès lors :

4.       Contrairement à ce que beaucoup de pseudo analystes croient ou prévoient, le dernier discours du Président Assad ne démontre nullement une déconnexion de la réalité mais, tout au contraire, une parfaite connaissance de se qui se passe. Les Syriens savent ce qu'ils peuvent et ne peuvent pas faire. Ils savent exactement sur qui compter. La semaine dernière, les « mini » manœuvres militaires, consistant uniquement au lancement de missiles « longue portée », n'étaient destinées qu'à être repérées par les satellites espions américaines. Ces missiles ont atterri dans le désert...iranien.  Assad, malgré des pressions immenses, a promis de frapper les terroristes avec une main de fer. Entre nous, c'est bien le souci principal des Américains, non ? Je me trompe ? Oh, ces derniers disent que les opposants en Syrie sont « pacifiques ». Il y a quelque chose, encore un, que je ne comprends pas : Il y a de cela quelques semaines, le Président syrien a appelé les insurgés à remettre leurs armes aux autorités, tous les insurgés. Quelques minutes après seulement, le département d'état des USA, affaires étrangères, a conseillé à ses opposants de ne pas le faire. Serait-ce un aveu claire que ceux-ci sont armés ?

Pour ce qui de l'Ottoman, il semblerait que les forces de sécurité syriennes aient capturé une bonne quarantaine d'officiers turques sur le territoire syrien, ce qui expliquerait le silence soudain d'Erdogan. Le bédouin qatari semble aussi très en retrait en ce moment. Je mettrai tout cela au conditionnel mais il semblerait que certains, en Syrie, ont en leur possession des enregistrements très compromettants concernant le bouillant premier ministre et ministre des affaires étrangères du Qatar. On a par ailleurs déjà entendu un de ces enregistrements circuler sur le net. Dans celui-ci, le premier ministre du bédouin parle de tout, sauf d'éloges, à l'encontre du souverain saoudien. Ambiance.

La Syrie semble être sur le bon chemin pour gagner la partie. C'est tant mieux. Aaprès les mésaventures islamistes et islamisantes de la Tunisie, Libye et Egypte, la Syrie est, comme d'habitude, le dernier rempart contre les fondamentalistes.

Je vous le dis comme je le pense : entre un gouvernement autoritaire quelconque et les salafistes/talibans, je n'hésite pas une seconde.

P. S. Je sors un peu du sujet mais aux nouvelles de ce matin, il semblerait que les Américains veulent se débarrasser de certains de leurs « invités » à Guantamo et cherchent des pays pour les accueillir. La France déclare être favorable pour en accueillir quelques uns. Ceux qui ont été emprisonnés à tort et dont les aveux leur ont été arrachés par la torture. Ah bon ? Les Américains pratiquent la torture ? Et le fameux rapport annuel sur l'état des droits de l'homme dans le monde, est-ce le Saint Esprit qui le publie ?

 

12:11 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : syrie, suisse, tsr, média, médias, qatar, france, juppé, erdogan, usa, opposition, printemps arabe, assad

06/01/2012

Attentats terroristes à Damas

Deux mots, pas plus.

Page Swisscom.PNG

 

Vendredi, 6 janvier 2012, un attentat terroriste, le troisième en l'espace de moins de trois semaines, fait plus de 25 morts civils. Ceci n'empêche, toujours, pas nos médias d'appeler ces terroristes des manifestants pro-démocratie.

Ainsi, en 2012, les manifestants « pacifiques » d'Al Jazeera et ses succursales ici font exploser des voitures piégées au beau milieu des passants, innocents.

Al Jazeera et ses succursales d'ici, sont les partenaires « objectifs » des terroristes. Les premiers les financent et, ensemble avec les seconds, en font la promotion.

Des terroristes faisant l'éloge de leurs frères d'armes.

Bras médiatiques de criminels qui, de leur propres aveux, utilisent leurs poulains pour faire la guerre à la Syrie car ils n'ont pas le courage de le faire eux-mêmes.

https://www.youtube.com/watch?v=ifZK6SVlQ1Y&feature=r...

https://www.youtube.com/watch?v=2pY4WNVM7bg&feature=r...

Vous n'avez aucune honte à avoir car, pour avoir honte, il faut au préalable être un homme

 

14:53 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : syrie, suisse, média, médias, tsr, swisscom, tdg, usa, france, gowrié

Sondage : que reproche-t-on à l'Iran ?

Je n'ai jamais écrit sur ce sujet. Dès lors, ce n'est ni une tentative de racolage, ni de la provocation. Juste un essai pour voir à quel point il est difficile de sortir des idées reçues, forger sa propre opinion et de répondre à des questions tellement simples qu'on croyait déjà résolues.

La question est très simple : on met en place des sanctions contre l'Iran, on veut attaquer l'Iran, on veut isoler l'Iran, on veut renverser le régime (au passage élu parfaitement démocratiquement), etc. Que reproche-t-on exactement l'Iran ?

Attention : si on trouve une raison, il faut penser à sanctionner également tous ceux qui font la même chose. Exemple : l'Iran constitue un danger pour la paix (laquelle déjà ?) ou l'Iran soutient le terrorisme (ah bon ?), comparons alors les méfaits iraniens dans le domaine les 150 dernières années à ceux commis par les gardiens de la paix dans le monde durant la même période (si vous voyez où je veux en venir).

...Et ainsi de suite.

Pour vous aider, voici un document fort utile : Hilary Clinton ; nous avons créé Al Qaïda

Je souhaie sincèrement la participation du plus grand nombre à cette discussion-sondage. Si, au bout, nous réussissions à éliminer les raisons (idioties) habituellement véhiculées par les politiques et leurs bras médiatiques, nous aurions alors fait un grand pas vers la...vérité.

Et...je ne suis pas un ami de l'Iran. D'ailleurs, je ne peux pas l'être !


08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : syrie, suisse, terrorisme, islam, médias, tsr, france, usa, gowrié

28/12/2011

Génocide arménien : dans quel camp se trouve la balle ?

geno47s[1].jpgJ'ai bien fait d'attendre aujourd'hui pour publier mon billet. D'abord parce qu'il fallait publier l'autre et ensuite parce que je viens de lire celui du blogueur "Les Hommes-Libres".

Son billet résume parfaitement l'état du monde dans pratiquement tous les domaines. Ce n'est pas un compliment, loin de là.

Deux points ont essentiellement attiré mon attention : l'auteur nous parle d'abord de cette gauche dont « l'humanisme supposé n'est plus qu'une machine à se tirer des balles dans les pieds ». Sur ce point, je ne puis qu'être d'accord. J'irai encore plus loin : l'humanisme de la gauche n'est que supposé et dicté par un dogmatisme qui, de nos jours, prêterait à rire si ce n'est que les effets en sont désastreux. Quant aux balles, qu'ils s'en tirent autant qu'ils veulent dans leurs pieds, à condition qu'elles ne touchent pas les nôtres.

Le deuxième point concerne la nécessité d'une telle loi aujourd'hui. Là, je ne puis qu'être totalement en désaccord.

Tout le monde sait maintenant ce que je pense de la France, de ses autorités, notamment son Président et son...excellent ministre des affaires étrangères (remarquez, ce dernier était contre, bien sûr). Pour autant, peut-on leur en vouloir d'avoir fait passer cette loi ? Motivations électoralistes, me direz-vous ! Ah bon ? Parce que vous croyez que toutes les autres lois sont dictées uniquement par des motifs humanistes ou légales ? Est-ce de la naïveté ou du cynisme ?

Autant me « re » présenter, histoire de fermer la porte à tous ceux qui me traiterait d'impartial. Oui, je ne puis qu'être impartial. Comme vous tous. Ce qui n'affecte en rien mon penchant pour une justice totale et...égale.

Mon grand-père maternel est syriaque et son épouse est...arménienne. C'est cette dernière qui est partie en courant (c'est une image) en 1916 pour fuir les massacres et se réfugier en Grèce où ma mère est née et a grandi et où un certain nombre de ses cousins et cousines vivent encore.

Quant à mon père, Dieu ait son âme, il est Syriaque du côté des montagnes du sud-est de la Turquie. Pour la « petite » histoire, les Syriaques (les derniers dans le monde à parler encore la langue du Christ) furent déplacés et massacrés en masse entre 1915 et 1920 par les armées ottomanes et...les forces kurdes. Les dernières estimations situent le nombre de tués entre 500'000 et 750'000, soit environs 70% de la populations totale. Indépendamment du nombre, je vous laisse imaginer ce que signifie 70% d'une population quelconque, en terme de génocide, dans le vrai sens de celui-ci.

Génocide Assyrien, ou Assyro-Chaldéo-Syriaque (document magnifique)

Comme cela ne suffisait pas, Ils ont subi un deuxième massacre en Irak entre 1938 et 1948.

Je rappelle, enfin, que des dizaines de milliers d'arméniens furent accueillis et protégés par la Syrie qui, depuis, leur accorde non seulement égards et protection, mais toutes les garanties, sans restriction aucune, quant à la pratique de leur langue, culture et culte. A bon entendeur. Les Syriaques, qui ont donné à la Syrie son nom, et les Arméniens lui seront éternellement reconnaissants.

Alors, y a-t-il encore quelqu'un qui puisse contester le droit des Arméniens et Assyro-Chaldéen-Syriaques à une reconnaissance de leur(s) génocide(s) ? Est-ce pour autant une raison suffisante pour une victimisation permanente et systématique ? Non.

Portes ouverte aux Amérindiens, Indiens d'Amérique, Congolais et autres ? Et alors ? Car, Chers amis, on ne peut avoir les avantages d'un processus sans les inconvénients de celui-ci. On a voulu légiférer sur tout et rien et cela a commencé à un moment précis de l'Histoire : on a le droit de dire ceci, pas le droit de dire cela, écrire ceci, mais pas cela, dessiner ceci, mais pas cela, se moquer de ceux-ci, mais pas de ceux-là...racisme, antisémitisme, discrimination positive, négative, tout y passe. Est-ce bien ? Est-ce mauvais ? A vous de voir.

Ainsi, oui, les Arméniens, Assyro-Chaldéo-Syriaques ont le droit absolu de faire reconnaître leurs génocide, pas plus, pas moins que les autres. Il n'y a pas de degrés dans la souffrance humaine, non plus dans celle d'un peuple.

Nous ne récoltons que ce que nous avons semé, strictement.

Dans un monde où un nouveau peuple élu, une partie de celui-ci en tout cas, commet les pires atrocités (je le répéterais jusqu'à en avoir la nausée), en Irak, tout en échappant totalement à la justice, alors même qu'il exige l'application stricte de celle-ci, aux autres, il ne faut pas s'attendre à trouver la bonté et le bonheur régner partout.

Les cyniques savent tout cela mais ne font rien, prétendant la cécité.

Les idiots ne savent rien de tout cela.

Que Dieu puisse avoir pitié des deux.

 

24/12/2011

Attentats terroristes à Damas : les responsables

Sans préambules, les responsables directs de ces attentats sont :

Les Américains

Les Français

Les Qataris

Les Saoudiens

Ainsi que l'ONU et son cortège d'agences à la solde des Américains

Avant eux, j'accuse en premier les remplisseurs de colonnes de journaux, s'appelant abusivement journalistes, devenus porte-paroles et antichambre « exclusifs » des représentants  des terroristes ici, attisant sans raison la haine contre ce pays et ses autorités. Ils ont délibérément fermé la porte de l'information aux autres voix pratiquant ainsi une censure sans précédent. Par qui sont-ils payés ? Pour qui roulent-ils ? C'est uniquement en relevant ces écarts et ces manquements aux règles les plus élémentaires de la déontologie que je me suis vu ouvrir les portes de la censure : mon blog est enlevés des blogs citoyens.

Les articles incriminés peuvent être consultés ailleurs sur mon blog. Je rappelle seulement que le summum fut atteint lordsque les journaux romands ont rapporté, dans un mouvement parfaitement concerté, les menaces directes dont faisait l'objet un opposant syrien de la part d'un soi-disant agent des services secrets syriens, lequel agent aurait même été photographier par les journalistes en question et une plainte fut déposée. Où en est-on de cette histoire ? La question est bien évidemment posée aux journalistes.

Attentats à Damas, Jasmin.JPG

Au journal de19h30 de samedi, alors que le présentateur parlait de ces attentats qui, rappelons-le, ont causé la mort de plus d'une cinquantaine de victimes innocentes, celui-ci n'a pas oublié d'exécuter les consignes des représentants des terroristes ici : il a rappelé que les insurgés accusent le régime d'avoir organisé lui-même ces attentats. Quelle abjection.

Les Américains trainent les terroristes d'Al Qaïda derrière eux partout où ils vont, comme par hasard. L'Alliance objective entre Américains et AL Qaïda n'a plus besoin d'être prouvée : Au cours des derniers mois, certains journaux arabes, favorables ont évoqué l'infiltration en Syrie de 600 à 1 500 combattants du Groupe islamique combattant en Libye (GICL) renommé depuis novembre 2007 Al Qaida en Libye. Fin novembre, la presse libyenne a relaté la tentative de la milice de Zintan d'arrêter Abdelhakim Belhaj, compagnon d'Oussama ben Laden, chef historique d'Al Qaida en Libye, devenu gouverneur militaire de Tripoli par la grâce de l'OTAN. La scène a eu lieu à l'aéroport de Tripoli, alors qu'il partait en Turquie. Enfin, des journaux turcs ont évoqué la présence de M. Belhaj à la frontière turco-syrienne.

La leçon et, partant, défaite que la Syrie infligera à ceux qui ont crû pouvoir la descendre sera historique et exemplaire. J'en prends des paris là-dessus. Ce que les Américains n'ont pas pu, ou voulu, faire, la Syrie le réussira...beaucoup plus aisément qu'on ne le croit.

Jasmin 2.JPG

 

 

 

08:03 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : usa, france, juppé, hayoun, tsr, tdg, le temps, syrie, suisse, terrorisme, terroristes, islam, islamisme

23/12/2011

Vous avez allumé le feu, qu'il vous brûle

Jamais je n'aurais pensé pouvoir souhaiter le moindre mal à personne. J'ai toujours pensé que mon éducation, chrétienne, m'en protégerait. Je me suis trompé : les salauds m'ont changé.

Dimanche, c'est Noël. La tradition veut que ce soit le jour où les Chrétiens célèbrent la naissance du Christ...Sauveur. J'irai à la Messe, la mort dans l'âme, je ne demanderai pas pardon et ne prendrai pas l'Eucharistie. Ce serait faire offense à celui en qui je crois.

Maintenant qu'ils ont quitté l'Irak, parfaitement démocratisé mais accusant quelques dizaines de morts par jour, qu'ils ont installé leurs nouveaux alliés dans les pays arabes « libérés », ils s'attaquent au dernier bastion qui leur résiste encore. Comme aucune de leurs stratégies n'a fonctionné, ils envoient maintenant leurs mercenaires, ennemis d'hier mais alliés d'aujourd'hui, les fanatiques d'Al Qaïda, dont une bonne partie vient de la Libye (qu'ils viennent aussi de libérer) se faire exploser dans les rues de Damas, tuant sans distinction civils et militaires.

Pour ne pas perdre la face, en avaient-ils vraiment ?, les remplisseurs de colonnes de journaux, oiseaux de mauvais augure, trouveront certainement la parade en disant que les manifestations étaient « vraiment » pacifiques mais que face à la répression, les manifestants se sont radicalisés et se sont trouvé des alliés, les touristes de la terreur passant leurs vacances fanatiques là où il y a de la vie à prendre.

Je vais le dire très ouvertement : je ne comprends pas pourquoi les autorités syriennes ne proclament pas l'état d'urgence et ne frappent pas d'une main de fer tous ceux, sans exception, qui veulent conduire le pays à la ruine. Si c'est à cause des Américains et des Français, et bien qu'ils aillent se faire pendre. Ils n'ont qu'à y aller eux-mêmes.

Ils n'ont semé que terreur, malheur et désolation partout où ils sont allés. Que Dieu, en ces jours de mémoire et de recueillement, me pardonne, je leur en souhaite tout autant.

 

13:29 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : usa, france, américains, amérique, syrie, suisse, média, médias, tdg, presse, tsr, gowrié, salafistes

13/12/2011

On aimerait bien une bonne guerre civile, mais comment y arriver ?

Voici la question que les exterminateurs des indiens d'Amérique et les tueurs de plus d'un million d'Algériens se posent. Ils ne savent plus où se donner la tête, ni par quel bout prendre le « régime » syrien. Rien n'y fait. Ils résistent, ces maudits Syriens. Cela fait même des années que ça dure, y en a marre.

Les loyalistes, que j'appelle ainsi par opposition aux traitres et aux collaborateurs, ont, dès le début des troubles, inventé une expression que je trouve délicieuse : « la Syrie, c'est Dieu qui la protège ».

Je n'en ai plus le moindre doute : c'est vrai.

En 2003, les tueurs de plus d'un million et demi de Vietnamiens auraient bien voulu continuer l'aventure irakienne en Syrie. Il leur a manqué un peu de temps. La Syrie fut sauvée une première fois au prix, malheureusement, de plus d'un demi million de morts irakiens innocents. Il y eut ensuite plusieurs tentatives, la dernière étant celle de la Libye qui, malheureusement pour les libyens aussi, se solda par le deuxième sauvetage de la Syrie.

Je fais une petite parenthèse, histoire de ne pas perdre le fil de mes idées. Les défenseurs de la « démocratie » et de la « liberté », épaulés par des ONG sans reproche et par des remplisseurs de colonnes de journaux qui ne savent plus reconnaître la dignité d'un homme, encore moins la leur, prétendent, depuis longtemps déjà, que le Président Assad a perdu sa légitimité. Ah bon ? C'est décidé où, comment et par qui ? A la place, ils sortent de leurs chapeaux un clown, dont personne ne connaissait même l'existence, un certain Ghalioun, président d'un Conseil National encore plus clownesque et décrètent que ce cirque EST le représentant légitime du « peuple » syrien.

Revenons à « l'impuissance » des puissances occidentales. Leur pari initial, une chute rapide du régime, ayant été perdu, ils se sont rabattu sur une succession d'inventions pitoyables :

-          pauvres manifestants « pacifiques », payés et un peu armés, tout de même. Résultats peu probants, on passe aux :

-          Blindés, chars, qui tirent sur les manifestants « pacifiques ». Problème, les trous, béants, causés par les obus sont imaginaires et les fumées des explosions sont causés par des pneus brûlés par les « révolutionnaires ».

-          Viennent alors les colonnes de réfugiés syriens fuyant la « répression ». Problème : aucune image, aucune, ne nous parvient de ces camps pleins de milliers de réfugiés, en dehors, bien entendu, de celles d'Angelina Jolie visitant des réfugiés que l'on ne voit pas.

-          On passe ensuite à l'étape des défections dans l'armée. Financée à coup de millions de dollars, l'armée fantoche ne compte guère plus que quelques centaines d'éléments faisant plutôt penser à une association de malfaiteurs.

-          Cela ne fonctionne pas non plus. Que faire ?

Une bonne guerre civile, dont on commence déjà à faire la...publicité.

Autant le dire tout de suite : cela ne marchera pas non plus. Les Yankees, qu'ils le veuillent ou non, vont devoir y aller eux-mêmes. A la bonheur.

Comme le présente le Dr. Amin Hoteit, expert en stratégie militaire, pour qu'une guerre civile ait lieu, il faut réunir trois conditions :

1.       Un pouvoir faible et incohérent. On voit ce qu'il en est

2.       Un peuple divisé et des peurs réciproques en son sein. Non seulement c'est loin d'être le cas, mais au-delà du triangle Deraa, Homs, Idleb, où le pouvoir syrien a réussi à isoler les insurgés et les terroristes, il ne se passe pour ainsi dire pas grand-chose ailleurs.

3.       Le facteur externe, on passera rapidement là-dessus. Des puissances étrangères empêchent le dialogue entre les parties et fournissent  armes, argent et médiatisation à certains, créant un climat favorable à l'émergence de haines réciproques.

On voit bien qu'on dehors de ce troisième facteur, les deux autres sont totalement insignifiants. Et si les Français nient le fait qu'ils financent et entrainent militairement les insurgés, sur les terres turques, c'est simplement pour éviter la défaite en cas d'échec. Techniquement parlant, la Syrie dispose d'unités d'intervention rapide très entrainées et extrêmement mobiles capables de briser toute tentative visant à allumer l'étincelle conduisant à une guerre civile. C'est tant mieux.

Je reviens aux Yankees. Je lis, dans la TDG électronique d'hier, que les USA quittent l'Irak la tête haute : Ha...ha...ha. Non, qu'ils le veuillent ou non, ils quittent l'Irak la queue entre les jambes, comme ils quitteront l'Afghanistan bientôt et comme ils quittèrent le Vietnam avant.

Quant aux soldats qui quittent l'Irak maintenant, vous croyez qu'ils partent chez les bédouins du Golfe ? Non, quelques unités se sont secrètement dirigées vers la...Jordanie. La Jordanie ? C'est tout près de...Deraa, non ?

Leurs tentatives s'étant toutes soldées par des échecs, il ne leur reste que la dernière.

L'Histoire est faite pour nous donner des leçons. Ils n'apprendront jamais, ou peut-être si, à leur dépens. C'est tout le mal que je leur souhaite.

 

06/12/2011

Printemps arabe : la grande victoire de la démocratie

Bravo...et félicitations. Ce sont les premiers mots qui me viennent à l'esprit.

Ainsi, tout le monde, les grands professionnels des médias en tête, ont applaudi à tout rompre l'avènement de la démocratie et de la liberté dans les pays « arabes ». Ils étaient « sûrs », absolument « sûrs », 100% « sûrs », 1000% « sûrs » que la conscience « révolutionnaire » des « peuples » saura barrer la route aux velléités islamisantes des salafistes et autres frères musulmans.

C'est fait.

Leurs ardeurs furent d'abord un peu refroidies par les résultats des « élections » en Tunisie. Indécrottables, ils inventent une nouvelle expression : islamistes « modérés ». Malheureusement pour eux, leurs islamistes modérés viennent de déclarer vouloir séparer les étudiants des étudiantes à l'université. Tant qu'à faire, ils rendent aussi possible (pour l'instant, car ce sera bientôt obligatoire) le port du Niquab intégral.

Ils reçoivent une deuxième gifle lors de la première sortie du président du CNT, au lendemain de la « libération » de la Libye par ses maîtres. Celui-ci n'a rien trouvé de plus important, pour l'avenir de son pays qui vient de sortir de 40 années de persécution khaddafienne, que de déclarer que la Charia sera la loi du pays et que la polygamie, soi-disant interdite sous Khaddafi, sera remise à l'ordre du jour.

Décidément, les choses allaient crescendo.

Allez, courage, tout espoir n'est pas encore perdu. Vive l'Egypte et sa démocratie retrouvée. Les premiers résultats viennent de tomber : les islamistes obtiendraient plus de...65% des voix. Mais dans ce cas, on touche carrément au sublime. On a même trouvé pire que les frères musulmans, devenus extrêmement modérés aux yeux des professionnels d'ici : les salafistes récolteraient entre 20 et 30% des suffrages. Et voilà la TDG, dans sa version électronique, qui titre : L'Egypte, nouvel Afghanistan ?

TDG du 3 décembre. L'Egypte : le nouvel Afghanistan ?

Une conscience soudainement retrouvée ?La nouvelle famille présidentielle en Egypte.JPG

Après la victoire écrasante des salafistes en Egypte, les spécialistes se sont trouvé une nouvelle expression : victoire "surprise". Vraiment ? Je le dis en toute modestie : non, ce n'est en aucun cas une surprise. Je l'ai, quant à moi, annoncé dès le premier jour. Il y a de cela quelques semaines, le responsable des blogs, M. J.F. Mabut, écrivait, dans son introduction : Jean-Souhel Gowrié voit les islamistes derrière les mouvements du printemps arabe, vraiment ? Et bien, oui, Cher Monsieur Mabut, oui, vraiment.

Où peut-on trouver des islamistes « modérés » amoureux, comme nos chers spécialistes de la « région », de la démocratie et de la liberté ?

Et si on essayait en Syrie ?

J'ai, à propos de la Syrie, une petite question, ce n'est pas la première fois que je la pose mais personne, spécialiste ou pas, ne m'a encore répondu : il «  semblerait », selon les agences diverses et variées appartenant à cette institution totalement indépendante qu'est l'ONU, que le nombre de victimes (remarquez bien que, désormais, on généralise et on ne parle plus de victimes « civiles ») ait atteint 4'000. Pour autant que je m'en souvienne, l'OTAN, et ses traitres locaux, ont détruit la Libye pour moins de cela ! Alors, on n'installe plus la démocratie et la liberté par la force ? Ah, pardon, j'ai oublié. On a peut-être...peur ? Mais alors, les principes, la démocratie et la liberté, ne méritent-ils pas quelques sacrifices ? Et puis BHL, il ne parle plus à Sarkosy ? Sarkosy lui-même et ce cher guignol de Juppé, on ne les entends plus ! Leur Maître de Washington non plus ? Ils ont, semble-il, confié la tâche aux bédouins qui, silencieux à en rompre les tympans pendant plus de cinquante ans sur ce qu'ils considèrent eux-mêmes comme l'infamie suprême, l'Etat d'Israël, se réveillent comme un seul homme et menacent, sanctionnent...

Oh, une toute dernière chose avant la suite de demain : la Syrie vient d'envoyer tout le monde se balader. Elle vient aussi de suspendre le traité de libre échange avec la Turquie et...de recevoir quelques missiles longue portée capables de faire très mal. Au cas où certains voudraient malgré tout installer la démocratie par la force.

Une petite réunion autour d'une table, sans menaces, sans sanctions (qui ne serviront à strictement rien car personne ne les appliquera), ne voudrait-elle pas mieux ?

Quelqu'un croit-il encore qu'on peut s'adresser aux Syriens en disant : vous ferez ça, sinon ?

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, suisse, opposition, gowrié, média, médias, tsr, tdg, démocratie, liberté, turquie, france, usa

28/11/2011

Syrie : encore un petit effort

Ils ont de la peine à le dire franchement, alors ils le distillent à coup de petites annonces par ci par là et du bout des lèvres.

Eux, c'est qui ? Vous ne l'avez pas encore deviné ? Mais alors ? Les grands démocrates et leurs succursales médiatiques, gardiens et commerçants de libertés diverses et variées, de droits de l'homme et de l'épanouissement des peuples dans un monde « libéré » de ses geôliers dictateurs.

Je vous la fais courte : depuis quelques jours, on ne parle plus tellement de liberté, de démocratie et de manifestations « pacifiques » en Syrie. On parle carrément de plans pour « armer » l'insurrection. Je le dis en toute modestie : ils vous le font découvrir maintenant, je l'ai, quant à moi, annoncé dès le premier jour.

Ils se sont trompés depuis le début, ils se trompent encore aujourd'hui et se tromperont demain aussi.

Un article publié dans la TDG du 25.11.2011 le dit bien : il n'est point question de manifestations pacifiques, de démocratie ou de liberté, mais d'armer ce qu'ils appellent la « rébellion » syrienne. Cela commence à me convenir parfaitement.

Article de la TDG du 25.11.2011.pdf

Les plans et scénarios, je le précise encore une fois, en rien spontanés mais planifiés dans les moindres détails dès le premier jour, et même bien avant, ayant échoué les uns après les autres, il fallait bien essayer autre chose. Comme il ne restait précisément plus grand-chose à essayer, ils, les démocrates et les gardiens des libertés mondiales, ne pouvaient plus faire autrement que de sortir leurs vrais plans, petit à petit, au grand jour. Comme ils n'osent, et n'oseront jamais, refaire le coup de la Libye (car ils savent très bien qu'ils s'en mordront les doigts), ils poussent vers la solution ultime : la guerre civile et ils y prennent ouvertement parti.

Je le répéterais jusqu'à saturation : la démocratie et la liberté n'y sont pour rien. C'est la même vieille histoire colonialiste habituelle qui se répète.

On a aussi appris, il y a de cela quelques jours et l'article de la TDG semble le confirmer, que des bâtiments de guerre russes se sont dirigés et stationnent désormais dans le port de Tartous. J'en ai déjà parlé la semaine passé mais je ne pouvais le confirmer, Syrie : la nouvelle offensive, voilà qui est fait. Je ne me mettrais bien évidemment pas à répéter les analyses et interprétations des uns et des autres. Je dirais simplement que l'époque maudite de Eltsine est révolue, Dieu merci. Elle est révolue l'époque où LE navire de guerre envoyé par la Russie post gorbatchévienne pour soutenir la Serbie tombe en panne au milieu de la route. Non, ce n'est un avertissement ni pour les Ottomans, ni pour les croisés. C'est peut-être un retour franc vers la guerre froide, voire tiède. Vive la guerre froide, si c'est vraiment le cas.

Dans une guerre, une vraie, il y a des gagnants et des perdants. Brennus disait : malheur aux vaincus. Dans cette guerre qui s'annonce, une guerre déclarée, planifiée, dirigée par les puissances occidentales et financée par leurs banquiers bédouins, il y aura forcément des vainqueurs et des vaincus. Les vainqueurs, aux bookmakers du malheur et de la bêtise de les deviner, ne passeront jamais l'éponge.

Surtout, la France, en reconaissant et en appelant à reconnaître cet assemblée de traîtres collaborateurs qui n'ont ni pays ni territoire, a virtuellement, mais officiellement, déclaré la guerre à la Syrie. Ne pouvant me résoudre à m'en prendre à ce pays, que j'aime profondément et où j'ai des amis, c'est de l'Etat que je parlerai. Cet Etat est en guerre contre la Syrie. Il est dès lors un ennemi qu'il faut combattre, et vaincre, par tous les moyens.

Pour mémoire, ceux qui courent maintenant pour reconnaître toutes les assemblées possibles et imaginables qui, par ailleurs, n'ont ni territoire ni qui représenter, refusent depuis plus de soixante ans de reconnaître l'existance même d'un peuple légalement représenté, ayant un territoire reconnu. Je laisse aux amoureux fous de la démocratie et de la liberté le soin d'imaginer de qui il s'agit. Alors, Mesdames et Messieurs les représentants de nos médias "libres, bien sûr", encore une comparaison malheureuse de ma part ?

Au fait, quelqu'un a des nouvelles du mandat d'arrêt international à l'encontre du Président soudanais, accusé de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité et de génocide ?

Au fait (bis), quelqu'un a des nouvelles de cette malheureuse journaliste de FR3 au Caire et des dizaines de milliers de femmes qui ont disparu des manifestations "pour la démocratie et la liberté" en Egypte ?

 

07:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, suisse, gowrié, médias, tdg, journalistes, tsr, opposition, armée, rébellion, turquie

21/11/2011

Syrie : la nouvelle offensive

Une nouvelle offensive, essentiellement médiatique, a commencé hier. Celle-ci, comme toutes celles qui l'ont précédée, a été pensée à Washington, est financée par le Qatar et sera exécutée par les médias du monde « libre », lequel a décidé d'être gouverné par Goldman Sachs.

Permettez-moi de faire un petit détour avant de revenir au sujet central de ce billet. Il y a de cela quelques semaines, les journaux de toute la Romandie n'avaient pour seul souci que les malheurs d'un certain opposant, qui s'est trouvé poursuivi par les services secrets syriens et dont la voiture a été sabotée par ceux-ci. Un petit rappel : un journaliste du Matin a même réussi à photographier l'agent secret en question. Il paraît même que cet opposant ait déposé une plainte. D'autres journalistes, a qui je reprochais d'écrire tout et n'importe quoi, surtout n'importe quoi, sans la moindre vérification et en fabriquant même les événements, certains me répondirent disant que l'essentiel du métier du journaliste consiste à « investiguer », vérifier et relater. Je les crois sur parole et c'est pour cela que je leur demande : où en est cette histoire ? Vous ne vous sentez plus envahis par cette envie dévorante d'investiguer et de suivre le résultats de vos « enquêtes » si professionnelles et si « neutres » ?

La presse romande touche le fond

Revenons à notre sujet du jour.

Voici les détails du plan.

1.       Brouiller, voire couper, la réception des médias audiovisuels syriens. Je rappelle à ce sujet que cela a déjà commencé. En effet, les démocrates d'ici ont déjà réduit au silence la chaîne Al Dounia. Celle-ci se contentait de « rediffuser » les images d'Al Jazeera, France 24, Reuters et autres en montrant la manière dont elles éraient « fabriquées ».

2.       Saboter les réseaux de communications et diffuser des informations disant que l'institution militaire syrienne est tombée.

3.       Diffuser des images « filmées au Qatar » montrant des soi-disant défections en masse dans l'armée syrienne. Ceci a par ailleurs été déjà confirmé par certains observateurs.

4.       Les pays du Golfe, cherchez l'erreur, demanderont une intervention militaire étrangère. C'est probablement la Turquie qui s'en chargera. Je l'avais déjà prédit et les événements de ces derniers jours viennent le confirmer.

ONU dehors, bonjour l'OTAN

La Tuquie, ange du Moyen-Orientl

Voici aussi un lien qu'un de mes lecteurs vient de m'envoyer :

http://www.wikistrike.com/article-la-syrie-deploie-son-ar...

Ainsi, tout ce que nous avions prévu et avancé, depuis le début des événements, se révèle être juste et vérifié par les faits.

Ainsi, tout ce que les médias on écrit et relaté, depuis le début des événements, se révèle faux et démenti par les événements.

Pour les « prévisionnistes » libres et démocrates, aveugles au point de ne pas voir ce qui se passe en Tunisie et en Libye, j'offre une perle, en provenance de l'Egypte.

On y voit une journaliste d'une télévision égyptienne, interviewant un barbu démocrate, refusant de parler directement à la journaliste et exigeant une voile entre elle et lui.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

Enfin, il semblerait que des bâtiments de guerre russes aient atteint les rives orientales de la Méditerranée, face à Lattaquié. Message parfaitement claire à Obama, le nabot français et le lanceur de missiles turque ? Je le crois.

 

31/10/2011

Je persiste et signe : oui, on a touché le fond

J'ai, depuis le 19 août, publié 31 notes sur ce blog, la plupart traitant de la problématique syrienne, des menaces islamistes, ici et là-bas, du démantèlement de certaines de nos valeurs les plus essentielles et, surtout, du traitement médiatique de ces sujets.

Tout allait "plus ou moins" bien jusqu'au jour où, entre le 10 et le 11 octobre, j'ai publié une note intitulée : presse romande, on touche le fond.

Le lendemain ou le surlendemain, je ne me le rappelle plus, mon blog a disparu des blogs citoyens et se trouva perdu, comme un de mes lecteurs l'a si bien dit, dans la "fosse commune" de tous les blogs. En essayant d'en savoir plus, le médiateur me répondit que la raison en était les insultes que j'aurais proférées à l'endroit des...journalistes. J'ai, par trois fois, demandé à ce que l'on me montre UNE SEULE insulte lancée sur la trentaine de notes publiées, j'attends toujours la réponse.

J'attends toujours la réponse.

Je connais, quant à moi, la vraie raison. Tant que je restais loin de la corporation, ça allait bien. Il se trouve que le 10 octobre, je m'en suis approché beaucoup trop près.

Et bien oui, nous n'avons malheureusement pas de médias libres. Les journalistes de ces médias, je ne leur en veux même pas, sont des « employés », comme vous et moi, recevant des ordres qu'ils doivent exécuter du mieux, ou pire, qu'ils le peuvent. Seule différence, vous et moi on se fait renvoyé pour faute pofessionnelle.

Il y a de cela un peu plus de deux semaines, un journaliste d'un média visuel me dit ne pas comprendre mon attitude. Il se demandait quelle intérêt aurait ce média, public, à être partial, à prendre position et déformer la réalité.

Je lui retourne la question.

Quel intérêt, Cher Monsieur, aurait la TSR à diffuser plus de 150 sujets, totalisant plus de 300 minutes d'antenne à l'opposition syrienne, ici et là-bas, et seulement...57 secondes à nous ?

Quel intérêt aurait la TSR à ne pas diffuser le seul et unique sujet qu'elle a consacré à notre manifestation d'il y a une dizaine de jours, prétextant des priorités de derrière les fagots et courir une semaine après pour diffuser, vendredi 28 octobre, un sujet Ô combien important sur la réunion, Ô combien importante, d'une dizaine « d'opposants » syriens à Lausanne ?

Non, les médias ne sont pas libres

Oui, ils sont totalement partiaux.

Oui ils sont instrumentalisés.

Oui, ils sont tendancieux.

Non, ils ne recherchent pas la vérité.

Oui, ils déforment la réalité.

L'honnêteté, professionnelle et intellectuelle n'est malheureusement pas votre point fort.

A propos, où en est-on de la plainte, déposée par un opposant syrien, contre un agent du régime syrien qui le traquait, lequel agent était même photographié par le journaliste du Matin ? Cette affaire a bien été l'unique souci de la...totalité de la presse romande pendant une semaine, non ?

Pas de nouvelles ?