08/05/2013

La ligne rouge : c'est l'arme chimique

La phrase vient de ce Cher Obama, prénommé Barak, Président d'une grande démocratie (preuve en est les centaines de prisonniers innocents de Guantanamo) et accessoirement mauvais gendarme du Monde : Hiroshimam Nagasaki, Vietnam, Corée, Cuba, Irak, Afhganisatn, entre autres. Elle a été prononcée à l'occasion des rumeurs sur l'utilisation, par le régime de Damas, bien évidemment, d'armes chimiques pour "mâter" la révolution "pacifique" du Peuple Syrien. Révolution "pacifiquement" conduite par le "Front d'Al Nosra", classé par ailleurs organisation terroriste par ces mêmes Américains.

Vous suivez ?

Les choses sont tellement imbriquées en Syrie, les gesticulations tellement nombreuses et contradictoires, qu'on n'arrive plus à savoir si les déclarations des uns et des autres sont le résultat de faits avérés ou de calculs savamment orchestrés. En l'occurrence, suite aux déclarations fracassantes de Carla del Ponte, concluant sur l'utilisation d'armes chimiques par...les "rebelles", on se demande si les Américains ne voulaient pas se ménager une porte de sortie vis-à-vis des terroristes. Car on voit mal comment ils peuvent ignorer les résultats de cette "enquête". Cela étant, ces mêmes Américains, ayant auparavant donné l'ordre aux pantins de la Commissions d'enquête, viennent de déclarer qu'il serait fort improbable que des armes chimiques aient été utilisées en Syrie alors que, à peine deux jours auparavant, ils avaient déclaré que des indices "concordants" concluaient à leur utilisation.

Cela nous conduit inévitablement à poser la question de savoir pourquoi Madame del Ponte s'est "précipité" à faire sa déclaration. La raison en est toute simple : elle savait par avance que cette même commission, une fois les résultats de l'enquête connus, recevrait l'ordre d'étouffer l'affaire. Les événements viennent de lui donner entièrement raison.

Nous voilà donc dans un monde où l'Occident, très démocratique et très humaniste, dans le but existentiel unique de faire tomber un régime, est prêt même à laisser utiliser des armes chimiques par des terroristes estampillés comme tels par ce même Occident.

09:51 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : gowrié, occident, usa, amérique, syrie, terroristsme, islam, islamisme

03/04/2013

Les délinquants de la République

1. Il y a de cela un peu moins d'une vingtaine d'années, un certain Nicolas Sarkosy, à l'époque "Balladurien" est à la tête de la Campagne du "Turc" pour l'accession de ce dernier au pouvoir suprême à l'Elysée. Attentats de Karachi et d'autres joyeusetés sont au menu. On connaît la suite.

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2. Le même Sarkosy, dans sa propre croisade pour devenir président de la même République, passe, à plusieurs reprises, chez Madame L'oréal, productrice de shampooings et, accessoirement, dit-on, généreuses "donatrice" légèrement sénile. On commence à connaître la suite.

3. Laurent Fabius, responsable, mais pas coupable, de la mort de milliers de personnes dans le scandale du sang contaminé et actuel ministre des affaires étrangères de la même République. C'est lui qui donne des leçons de moralité et, accessoirement, de démocratie, à d'autres pays.

4. Son prédécesseur, Alain Juppé, accessoirement responsable, en son temps, de la campagne de jacques Chirac (logeant, lui, chez Saad Harriri, en face du Louvre) fut condamné par la Chambre Correctionnelle de Nanterre à 18 mois de prison avec sursis et de...10 ans de perte de droits civiques. Essayez juste de vous figurer le vrai sens de : "perte des droits civiques". A titre d'exemple, les personnes sous tutelle, incapables de discernement, sont soumises au même régime. Il a, lui aussi, passé son temps à donner des leçons de liberté, démocratie et bonnes moeurs.

http://www.liberation.fr/condamnation d'Alain Juppé

5. Même si on n'est pas encore à 100% certain du résultat, on peut d'ores et déjà imaginer la suite de l'affaire des millions de Khaddafi. Vous savez, le dictateur qui, après avoir financé la campagne de Sarkozy pour les présidentielles de 2007 et planté sa tente dans les jardins des Rois de France, est devenu tellement encombrant qu'il fallut l'abattre. Raison ? Liberté et démocratie, bien évidemment.

http://www.huffingtonpost.fr/2012/05/03/mediapart : 50 millions d'Euros versés par Khadafi

6. Dans le Sud ensoleillé de la République, les frères Guérini viennent d'être arrêtés et inculpés pour une liste impressionnante d'affaires dont seuls des parrains chevronnés peuvent en imaginer les contours.

http://www.lemonde.fr/le contribuable paera les frais de justice pour Guérini

7. Eric Woerth, bien connu sous nos latitudes, avait l'habitude, à l'époque où il roulait pour son chef, lors de la Campagne présidentielle de ce dernier, de passer de temps à autre chez ses compatriotes ayant élu domicile autour du Lac, du côté suisse, bien sûr, pour faire la quête. Il a sans doute oublié qu'il s'agit de l'argent "planqué" par ceux-ci dans les banques helvétiques car, une fois son patron élu, le chevalier Woerth devient, comme par miracle, plus blanc que blanc et décide de traquer les "évadés fiscaux". Il avait, entre temps, vendu l'hippodrome de Compiègne, estimé à quelques 9 millions d'euros, pour le quart de ce prix. Généreux, ce Worth.

http://www.lemonde.fr/Eric Woerth de nouveau mis en examen

Tenez-vous bien, voire même accrochez-vous. Woerth vient de déclarer, à ppropos de son successeur, le bon docteur Cahuzac, que la république, toujours elle, ne pouvait se permettre d'avoir...ministres qui agissent comme ceux qu'ils sont sensés combattre. Des pompiers-pyromanes, gendarmes-voleurs, en quelques sorte.

8. Son successeur à la tête du ministère de la Vertu et, accessoirement, la lutte contre la fraude fiscale, le blanchiment et autres joyeusetés du genre, vient d'être mis en examen pour..."blanchiment de fraude fiscale". Son nom : Cahuzac. Parmi les déclarations, fracassantes, de celui-ci, il y en une qui est particulièrement délicieuse. Lorsqu'il a accepté sa charge, de Ministre du budget, il a annoncé : "on ne va jamais assez loin dans la lutte contre l'évasion fiscale".

9. Dans l'autre "scandale" sanitaire, celui de l'amiante, toujours avec des milliers de morts sur la conscience, une autre poids lourd du socialisme à la française a été mise en examen : Aubry, prénommée Martine.

10. Inutile de parler du champion de la liberté et de la démocratie, filleul de BHL et Héro de Tripoli, mis en examen pour...abus de faiblesse, sur la personne de la riche atteinte de sénilité.

Et la suite ?

On peut déjà parier sur les scandales suivants :

a. Sarkozy, Juppé, Hollande, Fabius et quelques autres dans des affaires liées à la diffusion de la liberté et la démocratie dans le monde avec...l'aide, légèrement monétisée, du Qatar.

b. Dans le même ordre d'idées, un "petit" scandale, toujours en relation avec l'extension de la liberté et la démocratie dans le monde et plus particulièrement au Mali. Il parait, à ce propos, que la France y combat, tenez-vous bien, le terrorisme islamique. Il parait aussi que les soldats de la République y ont saisi des quantités impressionnantes d'armes, que la République avait auparavant offert...à ces mêmes (on ne sait plus comment les appeler) combattants. Que vont-ils maintenant faire de ces armes ? Les offrir aux combattants de la liberté...en Syrie, peut-être ?

Ces derniers viennent d'égorger neuf jeunes filles dans le quartier de Chekh Maksoud, à Alep, où vivent encore quelques 300 familles chrétiennes, tellement démunies qu'elles ne peuvent pas faire autrement que d'y rester. Ils ont jeté leurs corps dans le cimetière des Arméniens.

Alors...vive la République. Vives la liberté et la démocratie, partout dans le monde. Vive le terrorisme et le jihadisme, enfin, là, ça dépend.

02/04/2013

Le Jihad de la baise

La crise syrienne, sans nul pareil dans l'histoire, nous en aura fait voir de toutes les couleurs. C'est ainsi que, coup sur coup, le 26 et 27 mars, des "ulémas" (entendez docteurs en religion) Tunisiens et Saoudiens, nous ont sorti des fatwas toutes fraîches autorisant :

1. Le "mariage de baise" (c'est la traduction littérale de l'arabe)

2. La capture des femmes, dans les endroits "libérés" par les jihadistes. Ceux que François Hollande, David cameroun veulent armer. Ceux que notre DFAE a déjà financés.

De quoi s'agit-il exactement ? Pour ce qui est de la première, les Jihadistes, à qui est promis le Paradis et une cohorte de 72 Houris (Houris), ont, en attendant leur "martyre", besoin de quelques distractions. Techniquement, on touche là au sordide, le Jihadiste se "marie" avec une jeune femme et peut passer immédiatement à l'acte. Suite à quoi, il doit "impérativement" divorcer d'elle, afin qu'un autre Jihadiste puisse se "marier" à son tour. A cet effet, une trentaine de jeunes filles Tunisiennes ont déjà été expédiées en Syrie. Parmi elles, une jeune "vierge" de 16 ans, partie avec "son frère" de 3 ans son aîné. Lui pour le Jihad, elle pour...

Pour ce qui est de la capture des femmes, dont le terme en arabe, emprunté, comme pour tout le langage utilisé par les islamistes, aux premiers jours de l'Islam, est bien plus abaissant, il s'agit ni plus ni moins de réduire en escalvage, en l'occurrence sexuel, toute femme se trouvant dans les zones investies par les Jihadistes.

C'est ainsi qu'on a trouvé dans les poches de Jihadistes Tunisiens et Marocains des pochettes contenant une septentaine de mouchoirs parfumés, au nombre des Houris, ainsi que quelques cachets de Viagra.


Il faut peut-être demander à MM. Hollande, Cameron et, accessoirement, Burkhalter de nous expliquer comment comptent-ils instaurer la démocratie rêvée une fois que leurs protégés sont, ces derniers peuvent toujours rêver, au pouvoir (à l'instar des Talibans en Afghanistan après le départ des Soviétiques, par exemple). Il faut aussi demander à ceux qui commandent aux destinées de notre RTS nationale, à redevance, ce qu'il est advenu de tous ces sujets et reportages piochés tels quels dans la besace d'AlJazeera voire directement chez les terroristes.

 

21/01/2013

Les terroristes face aux leurs

Après avoir financé et lourdement équipé les démocrates Libyens, la France a brusquement changé d'avis. Relabellisés terroristes (on fait bien attention à ne pas les appeler "islamistes"), on veut maintenant les combattre et chasser...où ?

C'est certainement pour nous expliquer tout cela que lors du journal de 19h30 de vendredi dernier, le journaliste vedette de la RTS, télévision publique, donc à redevence, Monsieur Darius Rochebin, a fait appel à l'analyse, certainement pertinente, de M. Kouchner, ancètre de Juppé et Fabius et membre du club fondé par BHL. Le point le plus délicieux de l'interview fut lorsque le grand humaniste, jadis médecin, déclara que sans cette intervention, le Mali risquait de se trouver tout entier aux mains des fondamentalistes, lesquels y auraient alors imposé la Charia.

C'est à ce moment-là qu'on aurait pû imaginer la suite suivante de l'interview :

...lesquels y auraient alors imposé la Charia.

Rochebin : Et alors ? Cela est-il grave ? Vous gêne-il ?

Kouchner : mais plus que cela même. C'eut été une catastrophe, pour le Mali, pour l'Afrique et même pour nous, ici.

Rochebin : pourtant, cette Charia est la seule loi chez nos amis Saoudiens, Qataris, etc. La première déclaration des "démocrates" Libyens et Tunisiens fut de vouloir l'imposer. Cela ne semble pas vous poser de problème particulier !

Kouchner : Euh... (je sais qu'il aurait aussi pu dire : nous ne parlons pas de la même chose. C'est un problème différent. Les circonstances ne sont pas les mêmes. Et des âneries du même genre).

Rochebin : donc, Monsieur Kouchner ?

Seulement voilà, c'est la suite logique d'une interview professionnelle dont le but est d'informer. On ne se fait pas de telles "vâcheries" entre amis.

Au fait, Mesdames et Messieurs de la corporation. N'êtes-vous pas pris d'une petite envie de vous insurger contre le Black Out absolu imposé par l'armée française ? Laquelle filme elle-même "ses opérations" et vous distribue, après vérification, des morceaux bien choisis ?

 

18/01/2013

Les terroristes face à leurs rejetons

En Syrie, ce sont des combattants de la liberté. Au Mali, ce sont des terroristes. Et en Algérie, ils sont des preneurs d'otages sanguinaires.

Reprenons depuis le début : Afghanistan, 1979. L'URSS envahit le pays, les Américains, décidés à abbattre les Soviétiques, créent les Talibans et, dans la foulée, Al Qaïda. Ils sont alors des "résistants" contre l'envahisseur. Les Américains leur avaient même fourni les fameux Stingers qu'ils, soit dit en passant et expérience faite, leur refusent en Syrie. Quelques années plus tard et deux tours jumelles descendues, ils deviennent des terroristes. Toujours terroristes en Irak, parce que combattant l'envahisseur Américain, tiens, ils changent encore une fois de peau pour devenir des révolutionnaires à la recherche de la liberté, en Lybie. Rappelons tout de même que le "commandant militaire" de la région de Tripoli ne fut autre qu'un certain Abdelhakim Belhadj, numéro deux d'Alqaida dans le pays, revenu fraîchement d'Afghanisatan où il combattait le "mécréant américain". La démocratie et la liberté installées, ils se dispersent, avec les armes que leur parrains leurs ont laissées en cadeau, au Mali, en Algérie et...en Syrie, devenue terre de Jihad. C'est là qu'ils obtiennent, encore une fois, le label de combattants de liberté. Hollande/Fabius et avant eux Sarkozy/Juppé les soutiennent avec l'ardeur habituelle des héritiers de Danton et Robespierre et, accessoirement, obligés de Saad hariri et de quelques chameliers Qataris.

Dernier acte, le 11 ianvier, offensive tricolore contre les Jihadistes du Mali, ceux à qui l'on a distribué les cadeaux laissés par Kadhaffi, pour, je vous le donne en mille...libérer le pays du terrorisme.

Chapeau bas l'artiste. On a rarement pu assister à un numéro d'équilibriste aussi parfaitement exécuté. Car, à la différence des autres fois, les rejetons ne sont plus successivement, mais à la fois démocrates, comabattants de la liberté et...terroristes.

On se demande vraiment comment ils font. Peut-être que certains de nos...journalistes pourront nous le dire !

Q'en pensez-vous ?

30/10/2012

Didier le Magnifique

 

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Chez son homologue et « ami » russe, ministre des affaires étrangères d’une grande puissance mondiale, Didier Burkhalter, notre ministre des affaires étrangères, déclara, à propos de l’Iran, pays dont la puissance est autrement plus à craindre que la Syrie, que la Suisse « ne soutiendra jamais des sanctions, imposées par quelque alliance que ce soit, en dehors du cadre juridique du Conseil de Sécurité de l’ONU.« Par principe, nous ne soutenons pas de telles sanctions ».

Ah bon ? Par principe ?

Avant lui, pas plus loin que le mois dernier, la non moins magnifique Madame Widmer Schlumpf a, elle aussi, critiqué les sanctions unilatérales de l’occident contre l’Iran en les qualifiant« d’inacceptables. »

En remontant un peu plus loin, on trouve l’inégalable Calmy Rey, jadis elle aussi ministre des affaires étrangères « très active ». Comme par hasard elle aussi chez nos amis iraniens, voilée sous le portrait de Khomeiny.

Décidément, l’exemplarité de nos Conseillers Fédéraux n’a d’égal que leur courage. A relever, bien évidemment, le sens « unique » de leur démarche.

Revenons à l’actuel locataire du Palais Fédéral Ouest, 3003 Berne, qui n’a bien évidemment pas oublié que la Suisse est un important centre mondial pour le négoce du pétrole et qu'elle accueille les bureaux de la National Iranian Oil Company (NIOC, la société pétrolière publique iranienne). Reprenons aussi son affirmation du début de ce billet. Ainsi, la Suisse ne soutient, par principe, pas de telles sanctions.

A ma connaissance, notre pays, qui ne prend  "par principe" jamais de telles sanctions, en a bien pris, avant et encore plus que tous les autres pays réunis et en dehors de tout cadre légal, onusien ou pas, à l’encontre de la Syrie.

La légalité, le courage, les principes et le droit international n’ont qu’un seul sens, selon Didier le magnifique : celui de nos intérêts…économiques. Celui aussi de notre couardise.

Couardise parce qu’il n’a même pas le courage de l’admettre.


 

24/10/2012

Obus de mortier tirés sur la Turquie : c’est l’OTAN

Ainsi en conclue un journal…turc.

Voici d’abord l’article en question.

http://www.mondialisation.ca/selon-un-journal-turc-le-mor...

Cette nouvelle « affaire » ressemble-t-elle donc parfaitement à toutes celles qui l’ont précédée :

  1. Le massacre de Houla, œuvre des insurgés mais mis sur le dos de l’armée. On rappelle tout de même que c’est ce massacre qui a « poussé » les pays Occidentaux à rompre leurs relations diplomatiques avec la Syrie.
  2. Massacre de 120 soldats à Jisr Al Shoughour. Les 120 soldats sont devenus, après l’AFP et France 24, civils froidement massacrés par l’armée régulière.
  3. La mort du reporter Gilles Jacquier. Ce fut aussi, selon quelques torchons bien de chez nous, un crime d’état. On découvre vite que l’obus fut tiré par les insurgés. Pour ce qui est des torchons, ainsi que les plumitifs qui y officient, ils se reconnaîtront.
  4. La dévastation du vieux Souk d’Alep et de la grande mosquée Omeyyade de cette même ville. Œuvre aussi des insurgés, proclamant Allahu Akbar, n’est-ce pas Monsieur Ramadan, à tout bout de champ. Pour des soldats au service d’Allah…
  5. Et depuis quelques semaines, l’histoire des obus de mortiers tiré sur la Turquie.

Ainsi, chaque fois que ces terroristes, criminels et voyous, sont aux abois, on (les commanditaires) sort une nouvelle affaire, histoire de ranimer la flamme et donner des prétextes pour imposer des sanctions et menacer le pays d’interventions diverses et variées.

C’est dans ce contexte que le dernier attentat contre le chef des services des renseignements militaires libanais s’inscrit. Les ennemis de la Syrie n’ont même pas attendu 24 heures pour déclarer que c’est elle qui en est responsable, à l’instar de l’attentat qui a coûté la vie à l’ancien premier ministre libanais Rafik Harriri. Sauf que, cette fois, la sauce ne semble pas pouvoir prendre pareillement. On se demande effectivement comment des services secrets, syriens, aussi peu efficaces dans leurs propre pays, aient pu exécuter avec une telle perfection cet attentat, alors même que personne, même les collaborateurs les plus proches, ne savait où se trouve l’homme. On pourrait peut-être poser la question aux services secrets israéliens et…français. On rappelle que le Monsieur se trouvait à…Paris et que, pour se rendre à Beirut, il avait pris un vol privé et…secret.

La Syrie est responsable aussi du massacre de Chevaline, des ouragans qui viennent de dévaster les côtes est des Etats-Unis, des pluies torrentielles qui ont inondé les rues de Lourdes. On découvre aussi que c’est la Syrie qui est derrière l’augmentation du taux de chômage en Europe, que c’est elle qui a envoyé les frelons asiatiques qui massacrent, tiens tiens, les abeilles européennes. C’est aussi la Syrie qui est derrière le prolongement interminable de la durée des travaux dans les rues genevoises. C’est aussi elle qui a payé les employés des quelques banques suisses pour que ceux-ci livrent les noms des clients au fisc américain. Il se pourrait même que la Syrie soit responsable du divorce de Nicolas Sarkozy d’avec Cécilia. Mais là, on est moins sûr.

15/10/2012

La France (combat ?) le terrorisme

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Jeudi dernier, devant trois journalistes de l’Hexagone, le Président Français déclarait, je cite, « vouloir combattre le terrorisme, en l’occurrence islamique, où il se trouve : en France comme au Mali ». Il n’est pas allé plus loin. C’est au cours du même entretien qu’il a déclaré que la cellule « terroriste hautement dangereuse » qui vient d’être découverte en France, avait, entre autres, planifié d’aller faire le Jihad en…Syrie.

Le lendemain, vendredi 12 octobre, on apprend que 7 membres de cette cellule auraient été mis en examen pour « tentative d’assassinat en lien avec l’appartenance à une religion et en relation avec une entreprise terroriste ». Aucun doute quant à la signification des termes n’est permis.

Faisons l’hypothèse, confirmée par le Président Français lui-même, suivante. Supposons que certains membres de cette cellule, si ce n’est déjà fait, soient effectivement partis en Syrie. Ceux-ci se trouveraient parmi tous les autres combattants qui, le président Français l’a de nouveau très clairement confirmé jeudi, reçoivent de l’aide, entre autres matérielle, de la France. La France se trouverait en position d’aider des personnes qui, chez elle, sont mises en examen pour…terrorisme.

La France met en examen, chez elle, des terroristes qui, rendus en Syrie, deviennent des combattants de la démocratie aidés par cette même France.

Vous avez dit que les voies du Seigneur étaient impénétrables ?

 

04/10/2012

Comment sommes-nous devenus des terroristes

Nous ? Oui, nous, les citoyens de ce pays, sept fois centenaire et plus vieille démocratie du monde. Et puisque, précisément, notre démocratie, unique en son genre, est directe, nos gouvernants sont supposés nous représenter, tous…directement.

D’où notre implication.

Aujourd’hui, alors que je me rendais à mon bureau en centre-ville, j’entendis le présentateur de la radio que j’écoutais annoncer l’explosion de deux, voire trois, voitures piégées à Alep, ville où une partie de ma famille vit encore. J’appelai immédiatement ma mère de 86 ans qui me dit avoir entendu les trois explosions jusque chez elle, à plus de trois km du lieu des attentats.

Au moins 48 personnes périrent dans ces attentats.

En quoi tout cela nous concerne ? Il faut poser la question à Monsieur Didier Burkhalter, notre Conseiller Fédéral chef du DFAE, notre représentant…légal. Ce dernier a clairement qualifié les auteurs de ces attentats, je pèse mes mots, oui, les auteurs de ces attentats, d’opposition « légitime ».

Ainsi, les auteurs d’attentats terroristes à la voiture piégée sont des opposants « légitimes » selon M. Burkhalter.

Pouvons-nous vraiment en arriver à cette conclusion ? Pour en avoir le cœur net, je ferai appel au syllogisme d’Aristote : « l’homme est mortel, les Grecs sont des hommes, etc. ». Appliqué à notre gouvernement, cela donne : ceux qui commettent des attentats sont des terroristes, notre gouvernement soutient les auteurs de ces attentats, notre gouvernement est dès lors…terroriste. C’est comme cela que nous sommes devenus, par le truchement de nos représentants, des terroristes.

Voici les images des lieux des attentats, avant et après ceux-ci. Regardez bien les "petits" immeubles devenus poussière. Je les connais très bien. Ils datent de plus de 150 ans et sont uniques dans leur genre au monde. Regardez bien le premier étage "suspendu" en bois sculpté.

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D’un autre côté, les Turcs affirment que cinq de leurs citoyens périrent dans l’explosion d’un obus de mortier tiré de…Syrie. Il va sans dire que les Turcs en ont immédiatement accusé l’armée « régulière » syrienne. Soit.

A supposer même que cela soit vrai, ce dont je doute fort car on peut très sérieusement penser que ce sont les Turcs eux-mêmes, dans leur fuite en avant, qui ont « commandité » le tir à leurs « poulains » terroristes à l’intérieur de la Syrie, ceux que notre DFAE qualifie d’opposition légitime. Que pouvons-nous en conclure ?

Je n’analyserais pas l’évènement mais irais directement à mes prévisions. Le problème d’Erdogan le Turc est d’avoir surinterprété les intentions réelles de ses amis Américains. Il crut très sérieusement que ces derniers n’attendaient qu’un signe pour déverser un déluge de feu sur la Syrie. On voit ce qu’il en est. L’OTAN vient de déclarer être totalement « solidaire » de la Turquie. On en est content.

Pour enfoncer le clou, les autorités de Damas viennent d’envoyer un message « officiel » on ne peut plus claire à Ankara : « les autorités turques feraient mieux de revenir à la raison, de surveiller leurs frontières et d’arrêter d’en faire le point de passage des terroristes et salafistes de tous poils. A défaut, les conséquences en seront incalculables ».

Il faut mettre cela en parallèle avec le message de « solidarité », sans plus, de l’OTAN à l’adresse de la Turquie pour tout comprendre.

Erdogan semble être le seul à avoir de la peine à le faire.

Quel est, enfin, le rapport entre les deux "événements" ? A priori rien. Sauf que, alors que les deux eurent lieu le même jour à quelques heures d'intervalle, les Occidentaux ont "très vivement" condamné les tirs sur la Turquie. Pour ce qui est des "attentats" d'Alep, pas un mot.

Celui qui ne dit mot...consent. Non ?

03/10/2012

Le déclin de l'empire

Saakachvili est le président qui vient de perdre les élections en Géorgie. Saakachvili est le président qui, avec les encouragements de ses maîtres d’outre Atlantique, a crû bon de défier son puissant voisin. Saakachvili l’a crû parce que ses maîtres d’outre Atlantique croyaient eux-mêmes que Yeltsine était encore vivant. Du coup, Saakachvili a vu son armée mise en pièces en quelque 48 heures. Il eut un temps, à l’époque de l’ivrogne du Kremlin, où les Américains croyaient dur comme fer qu’il s’en était fini de l’empire russe, qu’ils appelaient encore soviétique. Ils le croyaient tellement qu’ils ont décidé de pousser leurs pions/valets au cœur même de la Russie : Ukraine, Géorgie, pays baltes, quelques pays d'Asie centrale, ex républiques soviétiques, etc. Et voilà que le plus servile, mais véhément, des pions qui tombe à son tour. A peine trois semaines après que l’annonce de la fermeture définitive de la dernière base militaire et stratégique américaine en Asie Centrale, celle du Kirghistan. Le même Kirghistan qui a annoncé le maintien de la base militaire russe sur son territoire. On croit rêver. La Russie qui, pour enfoncer le clou, a annoncé qu’elle fournira une aide à hauteur de deux milliards de dollars. Cela vous rappelle-t-il quelque chose ? Un peu la manière de faire…américaine, non ? Oui, lorsque ceux-ci en avaient les moyens.

Ainsi, en l’espace d’à peine une dizaine d’années, ce qui devait être la consécration de l’hégémonie définitive de l’Amérique, pendant des décennies encore, sur le monde, s’est transformée en début de déclin pitoyable. Partis la queue entre les jambes d’Irak, bientôt d’une manière encore plus humiliante de l’Afghanistan, les Américains sont plus que jamais acculés à s’accrocher à ce qu’il leur reste dans la région : les Qataris et les Saoudiens, quel déchéance. Même leurs nouveaux amis, les islamistes fondamentalistes du Caire et de Tripoli, l’ancienne capitale de Khaddafi, leur échappent.

Je voulais aussi un peu parler de la France. Pays qui a crû, ou à qui on a fait croire, qu’il a sa place parmi les grands, ceux qui ont les moyens de décider. Mais cela ne vaut vraiment pas la peine. Car ce faisant, je m’abaisserais à devoir parler des bédouins. Ceux qui dictent à la France ce qu’elle doit faire. Je laisse cela aux Guignols de l’Info et à Leonardo, porte-parole de "la" Prince auprès de ces mêmes guignols.

Quel rapport tout cela a à voir avec le sujet auquel je consacre plus de 90% de l’espace que j’occupe sur cette blogosphère, la Syrie ? C’est simple, la Syrie fut la dernière cartouche tirée par les Américains dans la série du printemps salafiste. Le temps a manifestement joué contre eux.

Je vous laisse dès lors volontiers avec le commentaire d’un de mes lecteurs, qui le fait pour la première fois. J’en profite pour saluer sa lucidité et présence d’esprit.

Il se fait appeler Collin.

"La dernière carte que les pays "du golfe" envisageaient de jouer, c'est de constituer un corps expéditionnaire militaire pour porter main forte aux "rebelles" Syriens et tenter démettre le gouvernement Syrien légal.

Or il est curieux de constater que cette idée "lumineuse" a fait pschitt....quand ils ont réalisé qu'en envoyant leurs militaires, leurs armées, guerroyer en Syrie, ils faisaient un boulevard à une très légitime révolution populaire dans leurs propres pays qui ne laisserait pas passer une si belle occasion de renverser ces dictatures sanguinaires des Saoud, et du Qatar...

Bientôt échec et mat,c'est une affaire de quelques coups....les Russes et les Iraniens sont décidément de grands joueurs d'échecs..."

01/10/2012

A Alep, les rebelles « Burkhalto-Fabiusiens » lancent le 3e offensive FINALE.

Il eut d’abord l’offensive « finale » de Damas, saluée par les « prévisionnistes » du monde entier comme étant la fin du régime  http://independanceetverite.blog.tdg.ch/archive/2012/09/24/sale-temps-pour-les-previsionnistes.html : revers sanglant avec, à la clef, des milliers de terroristes mis hors de combat. Suite à cet échec, la coalition Otano-bédouine a décidé de lancer sa deuxième « offensive finale », sur Alep, cette fois. Avec la complicité du chef de la sûreté intérieure de la région d’Alep (celui-ci a négocié sa fuite sécurisée vers la Turquie avec l’ASL. Laquelle ASL n’hésitera pas à l’abattre tout près des frontières), plus de 5'000 combattants, dont une bonne partie de Jihadistes étrangers, mais aussi des porteurs de « permis B suisse » http://independanceetverite.blog.tdg.ch/archive/2012/09/25/rebelles-jihadistes-en-syrie-le-dfae-les-finance-les-hug-les.html ont réussi à enter dans la ville, restée jusque-là totalement hermétique aux appels des terroristes wahhabites. Deux mois et plus de 3'000 terroristes tués plus tard, les protégés de Fabius et Burkhalter, notre cher Conseiller Fédéral, lancent leur 3e offensive finale sur Alep.

Aux dernières nouvelles, il semblerait bien que nous nous dirigions vers un scénario à l’irakienne. La défaite des terroristes étant acquise, ceux-ci semblent se rabattre de plus en plus sur la tactique des attentats à la voiture piégée. La dernière en date étant celle de la ville de Kamecheli, au nord-est de la Syrie et à quelques mètre de la frontière…turque. Un mini van bourré de 1'400 kg d’explosifs a sauté. Regardez justes les images de cet attentat.

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Sur la photo ci-dessous, on voit les devantures d'échopes se trouvant à plus d'un kilomètre du lieu de l'explosion. Je connais très bien celle se trouvant tout à gauche de l'image. Elle est celle du photographe qui a filmé la cérémonie de...mon mariage.

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Ce sont ces gens-là que notre ministre des affaires étrangères, un certain Didier Burkhalter, soutient en les appelant opposition légitime. Nous nous trouvons citoyens d’un pays dont le ministre des affaires étrangères soutient les terroristes les qualifiant même d’opposition « légitime ». Le terrorisme est une action « légitime » pour notre ministre des affaires étrangères.

Ainsi, en guise de 3e offensive finale, les terroristes de Fabius ont réussi à incendier le centre commerçant de la ville. Une sorte de punition pour une ville qui n’a pas voulu de leur « révolution ».

http://www.infosyrie.fr/actualite/action-48/

http://www.infosyrie.fr/actualite/action-49/

28/09/2012

Rebelles jihadistes en Syrie : et maitenant, c'est la RTS

Ce n'est pas cette note là que je devais publier aujourd'hui. Il se trouve que la RTS, télévision publique à redevance, qui s'est donnée pour mission, malgré l'article 93 de la Constitution, de promouvoir la cause des Jihadistes Islamistes. Du coup, je re-publie la note d'avant hier car la RTS a, précisément, décidé aujourd'hui de promouvoir l'histoire du même jihadiste, armé, comme le montre le reportage, jusqu'aux dents. Ce dernier a bien pris soin, certainement sous les conseils du journaliste, de dire qu'il ne faisait pas le Jihad. Il se trouve que, malheureusement pour lui et le journaliste, il avait déjà déclaré appartenir à la brigade "d'Ansar el Islam". Branche d'Al Qaeda prônant une application pure et dure de la Charia.

Voici le reportage de la RTS.

http://www.rts.ch/video/info/journal-19h30/#/video/info/j...

Vous pouvez ensuite lire le corps du texte.

Lire la suite

26/09/2012

Sale temps pour les prévisionnistes.

J’attendais d’être sûr que l’été est bien loin avant d’écrire ce billet. Nous sommes donc le 25 septembre, l’automne est « officiellement » là depuis le 21 et le temps, très maussade, d’aujourd’hui est parfait pour le confirmer.

Allez, commençons par un locataire amovible des « invités » de ce blogosphère, qui se présente comme philosophe et…professeur d’université, pauvres étudiants. J’ai beaucoup hésité mais finalement décidé à lui faire la pub. Je ne recommencerais plus après.

Des prévisions comme celles de son, certainement, ami Alain Minc, qui changent au gré des déclarations de X ou Y. Voici Poutine qui dit que le gouvernement syrien doit répondre aux aspirations de la population et notre prévisionniste qui voit le régime lâché par Mouscou. Clinton qui croit qu’Assad est fini et le prévisionniste qui voit les Marines à Damas en quelques jours, etc. Il a prévu que l’année 2012 sera celle de DSK, que la GB allait envahir l’Iran suite à l’attaque, par des étudiants, de son Ambassade à Téhéran, qu’Israël allait dépêcher une division au Golan pour « fixer » toute l’armée syrienne, que :

  1. Bachar el Assad ne passera pas l’été (d’où l’introduction de mon billet) http://mrhayoun.blog.tdg.ch/archive/2012/07/07/la-syrie-l...
  2. Que la bataille de Damas signait la fin du régime http://mrhayoun.blog.tdg.ch/archive/2012/07/17/la-bataill...
  3. Que les jours du régime sont comptés http://mrhayoun.blog.tdg.ch/archive/2012/07/19/rumeurs-de...
  4. Qu’Assad ne pourra plus reconquérir Damas, qu’il quittera pour Lattaquié http://mrhayoun.blog.tdg.ch/archive/2012/07/21/questions-...
  5. Qu’une zone d’exclusion aérienne est pratiquement établie et que la partie pour Bachar est finie  http://mrhayoun.blog.tdg.ch/archive/2012/08/12/une-zone-d...
  6. et que…fichtre, il prévoit maintenant qu’Assad pourrait finir par l’emporter. Si cette prévision suit le même chemin que toutes celles qui l’ont précédée, c’en sera effectivement fini pour Bachar el Assad. http://mrhayoun.blog.tdg.ch/archive/2012/09/19/titre-de-l...
  7. Remarquez, pour quelqu’un qui a prévu que l’événement de l’année sera le retour et la réhabilitation de DSK, ami de Dodo la Saumure..Que le même DSK reste le « meilleur espoir pour la France ».    http://mrhayoun.blog.tdg.ch/archive/2011/12/28/l-evenemen...

Un peu de lucidité tout de même. Avec d’autres, il constate qu’il n’y a pratiquement plus de défections dans l’armée, plus rien non plus dans la classe politique. Je vais l’aider un peu. Je ne crois pas du tout que la cause en est que la mauvaise graine s’en est allée et ne restent que les fidèles. Cela ne m’empêche pas d’être très pessimiste, pour les amis de Didier Burkhalter et Laurent Fabius, bien sûr. Les défections ont duré le temps que certains…y croyaient encore. L’arrêt de celles-ci signifie une seule chose : ceux qui en auraient envie n’y croient plus. C’est cela même qui est rassurant et préfigure l’issu de la crise.

En France, il y a le CNRS, Centre national de Recherche Scientifique, où on trouve tout et, surtout, n’importe quoi. On y conduit toutes sortes de « recherches ». L’autre jour, sur France Info, tiens, un CNRS’ist, esquissait le tableau de « l’après Bachar ». Ceci signifie que cela est une « donnée » : « quoi qu’il arrive, ce régime ne peut pas rester ». Admettons.

Il y a tout de même quelque chose qui m’échappe : en admettant qu’il s’agit d’une « guerre ». En admettant même que cette guerre est conduite par le régime. Que se passerait-il si, selon toute probabilité, le régime l’emportait ? Didier Burkhalter deviendra rouge de colère mais comment obligera-t-il Assad, le vainqueur, à partir ?

Voyons maintenant, pour finir, la signification des derniers développements, très riches d’enseignements, « sur le terrain ».

Coup sur coup, on apprend que :

L’armée jordanienne a arrêté un groupe entier de…rebelles syriens, après un bref échange de tirs. On apprend aussi qu’une bande de l’ASL est entrés en territoire libanais et a attaqué ! un poste de la police libanaise. Enfin, la même ASL vient de déclarer qu’elle « a transféré » son commandement de la Turquie en Syrie.

Conclusions : on y croit plus à l’intérieur, à l’extérieur (hors Fabius, Hamad et Burkhalter) non plus. La Turquie, grande ennemie de la Syrie, semble même vouloir se débarrasser du boulet que la France et les USA lui ont imposé. Ils mourront en martyre, les armes à la main, comme ils l’ont voulu. Et ils iront rejoindre leurs 72 Hourries, promises à tout jihadiste digne de ce non, au paradis.

Le résident des Hôpitaux Universitaires de Genève l’a échappé belle.

19/09/2012

Les crimes (de guerre ?) des terroristes de l’ASL ne s’arrêtent plus

Il y a d’abord eu Vannay, journaliste à la RTS qui, après une immersion d’une dizaine de jours parmi les « manifestants pacifiques » à Hama, est revenu avec une besace pleine d’éloges sur eux. Il a depuis été imité par des Vallélian, Hammouche, Mabillard et d’autres militants de la cause wahhabite. Dernier militant en date, le chef du DFAE qui veut traduire tout le monde devant la justice…internationale.

Tout le monde ? Pas tout à fait. Il ne faut tout de même pas trop pousser. Parmi les acteurs du conflit syriens, il y a ce qu’il appelle « l’opposition légitime », l’ASL.

Je vous mets ci-après plusieurs documents réalisés par les membres de cette « opposition légitime » eux-mêmes. Inutile de vous dire que les précités n’en ont dit mot. Cela se comprend, bien évidemment.

 

ATTENTION : LES IMAGES SONT DURES, TRÈS DURES.

http://breizatao.com/?p=9981

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/09/10/97001-201209...

http://www.france24.com/fr/20120911-asl-syrie-armee-syrie...

Et la toute dernière, datant du mardi 18 septembre.

http://www.youtube.com/watch?v=vg3Q4zojXdg

Comme d'habitude, il se pourrait que Firefox ait de la difficulté à ouvrir certains liens.

Au fait, Messieurs les précités et, surtout, Monsieur le Conseiller Fédéral zélé, où sont les images montrant les exactions de l'armée syrienne ?

Comme je l'ai dit à maintes reprises, l'abjection à l'état pur.

 

18/09/2012

CPI, TPI, ONU, HRW et Conseil Fédéral : l’art de noyer le poisson

Comme on le sait maintenant, ce sont les chancelleries occidentales et les médias de cette partie du monde qui nous l’apprennent, le crise en Syrie n’a pas d’égal dans l’histoire. C’est à peine si la deuxième guerre mondiale a vu autant de pays, de puissances mondiales, de coalitions, etc. s’impliquer à ce point. Et encore.

La dernière trouvaille de notre « puissant » Conseil Fédéral, leader en la matière depuis le début de la crise syrienne, est d’être à la tête du mouvement appelant à traduire la Syrie devant la justice internationale. Pourquoi faire ? Pour juger les « coupables » de crimes de guerre (on ne parle pas encore ouvertement de crimes contre l’humanité mais cela ne tardera certainement pas). La Suisse « se veut exemplaire » en la matière. D’où l’entrain et la véhémence de notre ministre des affaires étrangères.

Voyons déjà ce qu’en dit une de ces organisations.

http://fr.rian.ru/world/20120917/196065699.html

Ils ne sont pas les seuls. Aujourd’hui même, lundi 17 septembre et pour la deuxième fois en l’espace de moins de deux semaines, le Conseil des Droits de l’Homme, sous la houlette de la très agitée Navi Pillay, ne put faire autrement que de reconnaitre, certainement à contrecœur, des exactions, exécutions sommaires, tortures et crimes de guerre commis par les terroristes de l’ASL, ceux que notre DFAE et son chef appellent « opposition légitime ».

Ainsi, notre Conseil Fédéral veut traduire les responsables de crimes de guerre devant la justice internationale. Ayant lu quelque part que cela inclut, c’est cela la nouveauté, « tous les responsables » de quelque bord que ce soit, je puis supposer que les « amis légitimes » de notre DFAE et son chef sont inclus dans cette affaire ! Ils ont même proposé Carla del Ponte, celle qui se donna pour mission de « punir » tous les responsables de crimes de guerre dans l’ex Yougoslavie, surtout si ceux-ci sont Serbes, à l’exclusion de trafiquants d’organes Kosovars, protégés de nos autorités fédérales.

Mais alors. Si les amis « légitimes » de notre ministre des affaires étrangères sont reconnus coupables de crimes de guerre. Comment la « justice » internationale pourra-t-elle qualifier l’attitude de ceux qui ont aidé, financé et fourni armes et aide logistique à ceux-ci ?

Complicité de crime de guerre ? Cela me parait être un minimum.

Une toute dernière chose, histoire de "sourire" un peu. L'enthousiasme de notre ministre des affaires étrangère vaut-il aussi pour "tous" les crimes de guerre, où qu'ils aient pu avoir lieu et par qui que ce soit ?

17/09/2012

Pape Benoit XVI – Cheikh Karadawi : là est toute la différence

 


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Je ne suis pas fan du premier et encore, vous en doutez bien, moins, beaucoup moins, du second. Mais là n’est pas la question.

Le pape vient d’achever une visite « pastorale » de trois jours au…Liban, à deux pas de…la Syrie. Visite triomphale, à en juger par l’accueil et la ferveur populaire, tous bords confessionnels, c’est très important, confondus. Je ne m’attarderai pas sur les détails, politiques ou religieux, de cette visite. Ils ont été relayés et largement commentés, notamment par les médias arabes, tiens, tiens. J’aimerais juste souligner ce qui me parait essentiel dans ce voyage : le message profond que le souverain pontife a voulu délivrer.

Qu’a-t-il dit ?

Le Liban est un cas unique de cohabitation entre une multitude de confessions. Il peut fournir un formidable exemple, non seulement aux pays qui l’entourent, mais au monde entier.

Le peuple syrien souffre et il faut que les puissances et factions ayant de l’influence collaborent pour faire cesser cette souffrance

Il faut pour cela « arrêter » les livraisons d’armes à destination de la Syrie. C’est là que l’opposition armée l’a tout de suite traité de « Chabbiha ». Pour ceux qui ne le savent pas encore, les Chabbiha sont les milices accusés de travailler pour les autorités syriennes.

« j’appelle toutes les autorités, politiques ou religieuses, à combattre le fondalmentalisme ».

Pour finir, il prononça cette phrase : « puisse Dieu condéder à votre pays, à la Syrie et au Moyen Orient le don de la Paix des cœurs, le silence des armes et l’arrêt de toute violence ».

Voilà le message d’un « homme de Dieu ». Qu’on y croit ou pas.

Cheikh Karadawi est, aussi, parait-il, un homme de Dieu. Il est l’autorité sunnite la plus influente dans le monde. Certains « démocrates » ici reçoivent leurs instructions directement de lui, ce qui n’empêche pas notre DFAE de leur accorder des centaines de milliers de francs pour les « aider à réussir leur mission »…humanitaire, bien sûr.

Voici, à quelques minutes près, ce que cet autre homme de Dieu vient de déclarer, à l’adresse de l’opposition syrienne, des musulmans de partout dans le monde ainsi qu’à tous les jihaddistes du monde. « allez, combattez-les. Attaquez leurs casernes et saisissez-vous de leurs armes. Tuez-les et n’ayez pas pitié de ces mécréants.

Le premier : « envoyez la paix en Syrie, non pas les armes »

Le second : « tuez-les. Ouvrez les armureries et envoyez les armes en Syrie ».

Effectivement, là est toute la différence.

 

13/09/2012

Vous avez allumé le feu. Qu'il vous brûle

 

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Nous apprenions mardi dernier, coup sur coup, que les « nouveaux » démocrates installés par les soins de Clinton, Juppé et Cameron en Libye et en Egypte, viennent d’attaquer les représentations diplomatiques américaines dans ces deux pays. En Egypte, ce fut l’Ambassade : attaque violente, drapeaux américain arraché et brûlé et un joli drapeau salafiste proclamant qu’il n’y a de Dieu qu’Allah est hissé à sa place. En Libye, Benghazi plus précisément, vous savez, la ville rebelle « sauvée » par BHL, le philosophe cathodique, les choses furent autrement plus sérieuses, voire dramatiques. L’Ambassadeur USA lui-même, ainsi que trois autres fonctionnaires furent tués dans l’attaque perpétrée par leurs amis, oui j’insiste, rebelles.

Ce qui me ferait le plus plaisir, c’est que quelques uns, BHL en tête, nous refassent le joli coup d’une de leurs expressions favorites : ils ne sont qu’une minorité. La grande majorité est pacifique, amicale et démocrate.

Ils ne sont que le produit « exclusif » de votre décadence. La fleur pourrie et malfaisante de la déchetterie de votre propre décomposition.

Mais le plus étonnant dans cette affaire est la "réaction" de LA Secrétaire d'Etat Clinton. Celle-ci, visage défait, déclare "sa difficulté à comprendre" comment "des gens dont nous avons sauvé le pays de la destruction, peuvent nous traiter de la sorte". Et si elle était...sincère ? Je veux dire si elle croit "vraiment" ce qu'elle dit ? Cela expliquerait tout, non ? Ces gens-là sont allés au Vietnam pour le sauver. Ils sont aussi allés en Irak pour le sauver et maintenant la Libye et demain la Syrie. C'est tout de même fou ces Salafistes. Quels ingrats.

Sur un tout autre registre, les amis « pacifiques » de Fabius, Clinton et Cameron, à qui je dois ajouter notre Didier Burkhalter national, sont allés prêcher la liberté et la démocratie sur la route menant à l’aéroport d’Alep. Ils ont rencontré ce qu’ils ont crû être des ouailles. Malheur, pour ces derniers, ils se trouvent être des Syriens d’origine arménienne, de retour de « vacances » à Erewan. Des mécréants en puissance et forcément soutiens au régime d’Assad.

Quatre d’entre eux furent froidement abattus. Ceci 48 heures après que les « manifestants pacifiques » de M. Burkhalter (dont le département finance les activités) ont, tout aussi froidement, abattu une vingtaine d’appelés, ayant les mains liées derrière le dos.

http://www.dailymotion.com/video/xtgtjq_syrie-les-rebelle...

Firefox semble avoir de très gros problèmes pour ouvrir ces liens. Essayez avec d'autres moteurs.

Vous pouvez aussi voir le fichier directement ci-apèrs. Les images sont, bien évidemment, très dures. Nous attendons bien évidemment toujours que nos plumitifs nous présentent ne serait-ce qu'un seul document montrant de telles atrocités commises par les soldats de l'armée syrienne.


12/09/2012

Dominique de Villepin : grandeur et décadence. A qui le tour ?

 

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Voici donc le grand homme, celui du discours historique de 2003 à l’ONU, du discours non moins historique de bienvenue à la Suisse lors de l’entrée, hélas, de notre pays à cette institution, en garde à vue. En garde à vue pour une sombre affaire d’escroquerie visant l’association des relais et châteaux. Laquelle association fut présidée, à l’époque des faits, par un certain Régis Bulot, écroué en 2011 pour escroquerie en bande organisée et blanchiment.

Que du beau monde en somme.

Inutile de vous dire ce qu’il serait arrivé à vous et à moi, pauvres gueux que nous sommes, si nous avions commis le dixième de leurs méfaits. C’est ce même de Villepin, encore une fois celui du discours historique de 2003 à l’ONU contre la guerre en Irak, qui, il y a de cela à peine quelques semaines, appelait à une intervention militaire étrangère directe en Syrie. A l’instar de certains de ses compatriotes, Fabius, Hollande et BHL en tête, il doit, le pauvre, se faire des soucis pour le sort tragique réservés par le régime sanguinaire de Damas à « ses » amis terroristes d’Al Qaeda et jihadistes de tous poils.

Qu’est-ce qui a changé le personnage à ce point ? Mais au fait, était-il vraiment différent à l’heure de sa gloire passée ? Je ne le crois pas. Ce sont seulement les circonstances qui ne sont plus les mêmes. Les accusations, mises en examen, perquisitions et autres gardes à vue se multiplient depuis que l’homme a quitté ses fonctions au sommet de cet état voisin. Tout cela coûte cher, très cher et le Qatar et Saad Al Hariri, ennemis jurés de la Syrie, sont riches, très riches.

Savez-vous quel est le « prix » d’un ambassadeur syrien acceptant de faire défection ? 1.5 millions de dollars et 25'000 de pension mensuelle pendant deux ans. Pour ceux de rang inférieur, les prix descendent graduellement jusqu’à un « minimum » de 200'000 dollars.

Malgré tout cela, savez-vous combien de diplomates, tous rangs confondus, ont fait le pas depuis plus d’une année et demie de conflit en Syrie ? Neuf, en tout et pour tout.

Il semblerait que cette révolution ne soit populaire que dans les têtes mal faites, pour ne pas dire malfaisantes, de Fabius, Juppé, Hollande, Cameron et, puisqu’il nous faut notre part de gloire, aussi minable soit-elle, de Didier Burkhalter. Celui dont le département aide et finance les rebelles syriens. Ceux que même Navi Pillay, locataire du 20, Quai Wilson ne peut faire autrement que de qualifier de criminels de guerre.

 

11/09/2012

Le DFAE aide et finance les rebelles, accusés de crimes de guerre

Lorsque ce département, par la bouche de son chef, déclare officiellement que l’ASL fait partie des représentants « légitimes » du peuple syrien, il se met alors d’office en position de caution pour les actes de celle-ci. Lorsque le même DFAE finance le CNS, soi-disant bras « politique » des terroristes de l’ASL, il devient de fait un soutien direct des crimes de ces derniers, voire même un complice. Même Navi Pillay, Haut Commissaire pour les droits de l'Homme et adversaire notable de la Syrie, n'a pû s'empêcher de déclarer aujourd'hui que les rebelles syriens se sont rendus coupables de crimes de guerre, voire de crimes contre l'humanité.

http://www.rts.ch/info/suisse/4166740-la-suisse-a-finance...

Et là aussi, d'une manière on ne peut plus claire :

http://www.rts.ch/la-1ere : le DFAE apporte son soutient à l'opposition syrienne

Nous apprenons aujourd’hui, lundi 10 septembre 2012, que les protégés de notre gouvernement, opposition légitime selon lui, viennent d’exécuter froidement une vingtaine de soldats de l’armée régulière qu’ils avaient fait prisonniers auparavant. Ces soldats étaient ligotés et les yeux bandés.

Je vous laisse d’abord avec les comptes rendus de médias « hostiles » au régime syrien.

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/syri...

Et voici « l’événement », filmé fièrement par les protégés de notre DFAE.

http://www.youtube.com/watch?v=YgO48q174mQ#

La même opposition « légitime », selon le chef du DFAE, vient de faire sauter une camionnette bourrée d’explosifs dans une rue à Alep. Plus d’une trentaine de morts civils et des dizaines de blessés.

Ainsi, M. Burkhalter considère-il qu’il est « légitime » de faire exploser des voitures piégées et d’exécuter sommairement des prisonniers ayant les mains liées.

J’ai, à l’occasion d’une petite recherche, découvert que la complicité de crime de guerre existe. Voici comment elle se définit :

"Situation de celui qui, par aide ou assistance, facilite la préparation ou la consommation d’une infraction, sans en réaliser lui-même les éléments constitutifs, ou encore provoque à une infraction ou donne des instructions pour la commettre".

Je me rappelle aussi avoir entendu le chef du DFAE déclarer, à deux reprises au moins, qu’il faut absolument que les crimes commis en Syrie « ne restent pas impunis ».

Que Dieu vous entende, Monsieur le Conseiller Fédéral. J’aimerais beaucoup voir à quoi vous ressemblerez dans le box des accusés. Je verrais bien notre gouvernement, croulant depuis un moment sous les plaintes pour raisons diverses et variées, être l'objet d'une plainte pour complicité de crimes de guerre.

Certains juristes pourront certainement se pencher sur le sujet.

 

10/09/2012

Syrie : crise humanitaire, DFAE, HCR et CICR

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Ce qui caractérise le plus la guerre en Syrie, c’est la singularité permanente et systématique avec laquelle les événements qui s’y déroulent sont traités. Les passions, le terme n’est pas exagéré, qu’elle déchaîne, tous les jours, dans toutes les rédactions et les chancelleries du monde « libre ».

Je parlais de singularité car aucun doute n’est plus permis. C’est bien d’un plan, je n’aime pas le terme « complot », mûrement réfléchi dont il s’agit. Le coup des manifestations « pacifiques » n’ayant pas marché (car, ne l’oublions pas, on se demande où ont disparus les manifestants pacifiques alors qu’on nous parle de zones « libérées » sous le contrôle des insurgés), on a sorti, comme par miracle, presque du jour au lendemain, des dizaines de milliers d’hommes armés, ayant décidé de libérer le pays de son tyran. Quelque 14 mois et des dizaines de milliards qataro-saoudiens après, la belle « révolution populaire » s’est transformée en cauchemar islamiste avec son lot d’exécutions sommaires, d’égorgements individuels et collectifs, d’otages pris puis libérés contre paiement de rançon, etc.

Tout cela n’ayant pas marché, on s’est rabattu sur le sort atroce des « réfugiés » syriens, en Turquie, au Liban et en Jordanie. 15 milles « malheureux », puis 40'000, puis, 150'000 et , maintenant, 224'000, précisément. Je ne vais m’étendre ni sur la réalité des chiffres ni, surtout, sur la nature et l’identité réelles de ces « réfugiés » car nous savons que ces camps, surtout ceux en Turquie et au Liban, ne sont rien d’autres que des bases arrières et de repli pour les terroristes de l’ASL et certains sont des « stations » de tri et de passage pour les jihadistes de tous poils. Non, je me contenterais de contempler la manière dont nos politiciens et, surtout, nos journalistes, en parlent. A les entendre, le « drame » des réfugiés syriens n’a pas d’égal dans l’histoire moderne, voire dans l’histoire tout court.

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J’ai essayé, à propos d’histoire récente, de trouver ce qu’on a dit à propos des réfugiés irakiens, résultat de la libération du pays par les Américains, et dois avouer que je n’ai pas trouvé grand-chose. Et pour cause.

La plupart des études sur le sujet s’accordent pour articuler le chiffre de 4'000'000 de réfugiés irakiens, dont la moitié ont trouvé refuge…en Syrie. Plus de deux millions de réfugiés « accueillis » par la Syrie. Où étaient-ils passés ?

Et bien…nulle part. Ils étaient « chez eux ». Plus de  deux millions, un dixième de la population syrienne en quelques mois, ont trouvé refuge dans le pays même. A Alep, Damas et ailleurs. Pas une seule tente ne fut dressée, pas un seul camp de réfugiés mis en place. Les Syriens ont accueilli les Irakiens « chez eux ». Ce fut pareil lorsque plus de 300'000 Libanais ont trouvé refuge en Syrie en 2006 lors de l’agression israélienne contre leur pays.

Les Syriens ne se sont jamais plaints. Ils n’ont jamais demandé rien à personne non plus.

Ni le DFAE, ni le HCR ou le CICR ne se sont déplacés pour inspecter le sort "tragique" de ces deux millions de réfugiés...Irakiens.

Mais cela, le DFAE et la RTS n’aiment pas trop en parler. Les camps, très voyants, de réfugiés, sont nettement plus « vendeurs ».

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : syrie, gowrié, dfae, terrorisme, islam, asl, suisse, réfugiés, irak