03/04/2013

Les délinquants de la République

1. Il y a de cela un peu moins d'une vingtaine d'années, un certain Nicolas Sarkosy, à l'époque "Balladurien" est à la tête de la Campagne du "Turc" pour l'accession de ce dernier au pouvoir suprême à l'Elysée. Attentats de Karachi et d'autres joyeusetés sont au menu. On connaît la suite.

syrie,sarkozy,juppé,fabius,martine aubry,cahuzac,guérini,mali,islam,terrorisme

 

2. Le même Sarkosy, dans sa propre croisade pour devenir président de la même République, passe, à plusieurs reprises, chez Madame L'oréal, productrice de shampooings et, accessoirement, dit-on, généreuses "donatrice" légèrement sénile. On commence à connaître la suite.

3. Laurent Fabius, responsable, mais pas coupable, de la mort de milliers de personnes dans le scandale du sang contaminé et actuel ministre des affaires étrangères de la même République. C'est lui qui donne des leçons de moralité et, accessoirement, de démocratie, à d'autres pays.

4. Son prédécesseur, Alain Juppé, accessoirement responsable, en son temps, de la campagne de jacques Chirac (logeant, lui, chez Saad Harriri, en face du Louvre) fut condamné par la Chambre Correctionnelle de Nanterre à 18 mois de prison avec sursis et de...10 ans de perte de droits civiques. Essayez juste de vous figurer le vrai sens de : "perte des droits civiques". A titre d'exemple, les personnes sous tutelle, incapables de discernement, sont soumises au même régime. Il a, lui aussi, passé son temps à donner des leçons de liberté, démocratie et bonnes moeurs.

http://www.liberation.fr/condamnation d'Alain Juppé

5. Même si on n'est pas encore à 100% certain du résultat, on peut d'ores et déjà imaginer la suite de l'affaire des millions de Khaddafi. Vous savez, le dictateur qui, après avoir financé la campagne de Sarkozy pour les présidentielles de 2007 et planté sa tente dans les jardins des Rois de France, est devenu tellement encombrant qu'il fallut l'abattre. Raison ? Liberté et démocratie, bien évidemment.

http://www.huffingtonpost.fr/2012/05/03/mediapart : 50 millions d'Euros versés par Khadafi

6. Dans le Sud ensoleillé de la République, les frères Guérini viennent d'être arrêtés et inculpés pour une liste impressionnante d'affaires dont seuls des parrains chevronnés peuvent en imaginer les contours.

http://www.lemonde.fr/le contribuable paera les frais de justice pour Guérini

7. Eric Woerth, bien connu sous nos latitudes, avait l'habitude, à l'époque où il roulait pour son chef, lors de la Campagne présidentielle de ce dernier, de passer de temps à autre chez ses compatriotes ayant élu domicile autour du Lac, du côté suisse, bien sûr, pour faire la quête. Il a sans doute oublié qu'il s'agit de l'argent "planqué" par ceux-ci dans les banques helvétiques car, une fois son patron élu, le chevalier Woerth devient, comme par miracle, plus blanc que blanc et décide de traquer les "évadés fiscaux". Il avait, entre temps, vendu l'hippodrome de Compiègne, estimé à quelques 9 millions d'euros, pour le quart de ce prix. Généreux, ce Worth.

http://www.lemonde.fr/Eric Woerth de nouveau mis en examen

Tenez-vous bien, voire même accrochez-vous. Woerth vient de déclarer, à ppropos de son successeur, le bon docteur Cahuzac, que la république, toujours elle, ne pouvait se permettre d'avoir...ministres qui agissent comme ceux qu'ils sont sensés combattre. Des pompiers-pyromanes, gendarmes-voleurs, en quelques sorte.

8. Son successeur à la tête du ministère de la Vertu et, accessoirement, la lutte contre la fraude fiscale, le blanchiment et autres joyeusetés du genre, vient d'être mis en examen pour..."blanchiment de fraude fiscale". Son nom : Cahuzac. Parmi les déclarations, fracassantes, de celui-ci, il y en une qui est particulièrement délicieuse. Lorsqu'il a accepté sa charge, de Ministre du budget, il a annoncé : "on ne va jamais assez loin dans la lutte contre l'évasion fiscale".

9. Dans l'autre "scandale" sanitaire, celui de l'amiante, toujours avec des milliers de morts sur la conscience, une autre poids lourd du socialisme à la française a été mise en examen : Aubry, prénommée Martine.

10. Inutile de parler du champion de la liberté et de la démocratie, filleul de BHL et Héro de Tripoli, mis en examen pour...abus de faiblesse, sur la personne de la riche atteinte de sénilité.

Et la suite ?

On peut déjà parier sur les scandales suivants :

a. Sarkozy, Juppé, Hollande, Fabius et quelques autres dans des affaires liées à la diffusion de la liberté et la démocratie dans le monde avec...l'aide, légèrement monétisée, du Qatar.

b. Dans le même ordre d'idées, un "petit" scandale, toujours en relation avec l'extension de la liberté et la démocratie dans le monde et plus particulièrement au Mali. Il parait, à ce propos, que la France y combat, tenez-vous bien, le terrorisme islamique. Il parait aussi que les soldats de la République y ont saisi des quantités impressionnantes d'armes, que la République avait auparavant offert...à ces mêmes (on ne sait plus comment les appeler) combattants. Que vont-ils maintenant faire de ces armes ? Les offrir aux combattants de la liberté...en Syrie, peut-être ?

Ces derniers viennent d'égorger neuf jeunes filles dans le quartier de Chekh Maksoud, à Alep, où vivent encore quelques 300 familles chrétiennes, tellement démunies qu'elles ne peuvent pas faire autrement que d'y rester. Ils ont jeté leurs corps dans le cimetière des Arméniens.

Alors...vive la République. Vives la liberté et la démocratie, partout dans le monde. Vive le terrorisme et le jihadisme, enfin, là, ça dépend.

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : syrie, sarkozy, juppé, fabius, martine aubry, cahuzac, guérini, mali, islam, terrorisme

18/01/2013

Les terroristes face à leurs rejetons

En Syrie, ce sont des combattants de la liberté. Au Mali, ce sont des terroristes. Et en Algérie, ils sont des preneurs d'otages sanguinaires.

Reprenons depuis le début : Afghanistan, 1979. L'URSS envahit le pays, les Américains, décidés à abbattre les Soviétiques, créent les Talibans et, dans la foulée, Al Qaïda. Ils sont alors des "résistants" contre l'envahisseur. Les Américains leur avaient même fourni les fameux Stingers qu'ils, soit dit en passant et expérience faite, leur refusent en Syrie. Quelques années plus tard et deux tours jumelles descendues, ils deviennent des terroristes. Toujours terroristes en Irak, parce que combattant l'envahisseur Américain, tiens, ils changent encore une fois de peau pour devenir des révolutionnaires à la recherche de la liberté, en Lybie. Rappelons tout de même que le "commandant militaire" de la région de Tripoli ne fut autre qu'un certain Abdelhakim Belhadj, numéro deux d'Alqaida dans le pays, revenu fraîchement d'Afghanisatan où il combattait le "mécréant américain". La démocratie et la liberté installées, ils se dispersent, avec les armes que leur parrains leurs ont laissées en cadeau, au Mali, en Algérie et...en Syrie, devenue terre de Jihad. C'est là qu'ils obtiennent, encore une fois, le label de combattants de liberté. Hollande/Fabius et avant eux Sarkozy/Juppé les soutiennent avec l'ardeur habituelle des héritiers de Danton et Robespierre et, accessoirement, obligés de Saad hariri et de quelques chameliers Qataris.

Dernier acte, le 11 ianvier, offensive tricolore contre les Jihadistes du Mali, ceux à qui l'on a distribué les cadeaux laissés par Kadhaffi, pour, je vous le donne en mille...libérer le pays du terrorisme.

Chapeau bas l'artiste. On a rarement pu assister à un numéro d'équilibriste aussi parfaitement exécuté. Car, à la différence des autres fois, les rejetons ne sont plus successivement, mais à la fois démocrates, comabattants de la liberté et...terroristes.

On se demande vraiment comment ils font. Peut-être que certains de nos...journalistes pourront nous le dire !

Q'en pensez-vous ?

08/05/2012

Hollande Président : la désillusion, déjà

En regardant d'un peu plus près les chiffres relatifs à l'élection présidentielle d'avant-hier et les quelques sondages, déjà, qui l'ont suivie, on sent surgir une impression étrange : Hollande et, partant les socialistes, ont gagné...malgré eux.

Commençons par le premier sondage, IPSOS, dont la question était la suivante : croyez-vous que la situation de la France s'améliorera, se dégradera ou ne changera pas durant les cinq prochaines années, la réponse de la majorité des « Français » est sans équivoque : 46% d'entre eux croient que la situation se dégradera. Je rappelle qu'ils venaient juste d'élire le nouveau Président.

Ainsi, les socialistes ont une victoire dont ils ne savent quoi faire.

Mais le chiffre le plus important est celui du résultat lui-même de l'élection.  A peine plus de 2 points séparent les deux hommes alors qu'il y a à peine une dizaine de jours, on étaient encore à 54% - 46%, 8 points de différence, ce qui, en termes d'électeurs, représente presque 3 millions. Ce qui est très intéressant est que cette différence aurait été impossible à rattraper, par Sarkozy, ce quels que soient les reports de voix respectifs. Et c'est là que les choses deviennent intéressantes. En effet, avec à peine plus de 2 points, des reports de voix des électeurs du Modem et du Front national, sur Sarkozy, plus importants de ce qui a été prévu, respectivement 40 et 58% mais surtout, un report de plus de 75% des voix du Front de gauche sur Hollande, on découvre que la victoire de ce dernier ne fut possible que grâce à eux. Ceci n'était pas vraiment prévu, ni, je le crois, souhaité par les socialistes.

Que va exiger Mélenchon ? Il a en tout cas déjà annoncé, sur les divers plateaux de télévisions auxquels il a participé avant-hier, que le drapeau « rouge » flotte déjà très haut dans le ciel de la République. C'est de bon augure.

L'autre question à se poser est de savoir de quelle majorité disposera le nouveau président à la future Assemblée. Je ne parle pas uniquement du nombre, majoritaire, en lui-même, mais de la composition de cette majorité, ce qui dictera la manière dont le pays sera gouverné les cinq prochaines années, ce pour autant que cette Assemblée tienne, ce dont je doute déjà. Tout dépendra du degré de participation des électeurs de droite aux futures élections législatives. Habituellement, les électeurs du candidat perdant renoncent à aller voter massivement, ce qui augmente les chances de victoire, aux législatives, du président élu. Mais avec les résultats des élections présidentielles, tout ceci semble bien plus compliqué que d'habitude. Surtout, des alliances, avouées ou non, entre UMPéistes et Frontistes pourraient complètement changer la donne.

Tout cela me fait penser que si grande surprise il devrait y avoir, ce serait que les Français ne donnent pas la majorité espérée au nouveau Président. En tout cas pas celle qui lui permettrait de gouverner « confortablement ».

Que vont faire les Socialistes ? Ce qu'ils savent faire de mieux : démanteler, encore plus, le pays et l'Etat en voulant, précisément, renforcer ce dernier. Car, pour les Soicalistes, renforcer l'Etat consiste à gonfler ses services et à en faire exploser les coûts. Pour le reste, tout sauf un Etat fort : vote des étrangers, ouverture des frontières, molesse judiciaire et sociale.

J'ai, pour des raisons évidentes, beaucoup écrit sur la Syrie et la manière dont la France mais aussi, hélas, la Suisse traitent cette crise. J'ai, dans mon billet d'hier, exprimé ma satisfaction personnelle de ne point voir la tête, ni plus entendre la voix, de ce sinistre personnage qu'est Juppé. Cela étant dit, il paraît que Madame Aubry, fille d'un certain Delors mais surtout épouse d'un certain Jean-Louis Brochen et artisane de l'instauration des horaires différenciés dans les piscines de la ville dont elle est le Maire depuis un certain nombre d'années, est pressentie pour le poste de premier ministre. Auquel cas je souhaite bien de bonheur aux Syriens.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, gowrié, juppé, aubry, hollande, sarkozy, syrie, brochen, islamisme

07/05/2012

La France a un nouveau Président. Et alors ?

Un non événement, comme tant d'autres dans ce monde politico-médiatique, vient d'avoir lieu : l'élection de M. Hollande au poste de Président de la République Française.

Pourquoi un non événement ? Pour la simple raison que, depuis 1974, c'est le cinquième Président à prendre les commandes de ce pays, je vous demande simplement de me dire ce qui a changé depuis ! Qu'a fait Mitterrand que d'Estaing n'avait pas réussi avant lui ? Quel changement fondamental a apporté Chirac au destin de la France ? Nul besoin de reposer la même question concernant Sarkozy, tout le monde sait ce que j'en pense.

Je pousse des portes ouvertes ? Peut-être. Mais alors, ce tapage incessant, y compris chez nous, du matin au soir, dans la totalité de nos médias...c'est pourquoi ?

Alors, plutôt que de se joindre au troupeau, livrons-nous à un petit jeu de pronostics.

Personnellement, malgré tout ce que je viens de dire, je trouve qu'il y a tout de même du bon dans la défaite, sorti par la petite porte, de Sarkozy : on ne verra, ni entendra plus le sinistre Juppé qui, dit-on, était pressenti pour le poste de premier ministre. Où ira-il ? Déguster du vin à la Mairie de Bordeaux, à moins qu'il ne prenne des vacances prolongées chez son ami/bailleur Hariri ou chez ses maîtres, je vous laisse deviner. Il y a un indice : il y a de cela pas très longtemps, ils se déplaçaient à dos de dromadaires.

Est-ce que l'élection de Hollande y changerait quelque chose ? Un statisticien répondra en étalant le graphique de tous les indicateurs socio économiques depuis la deuxième guerre mondiale et en extrapolera un tableau très sombre, ce quelque soit l'homme ou la femme aux manettes du pays. Il se pourrait bien que le statisticien en question soit en dessous de la réalité car, comme l'élu de gauche essayera d'appliquer les recettes susceptibles, selon lui, de corriger les errements de son prédécesseur, il ne fera qu'empirer les choses. Certains Français, ceux dont l'allié Mélenchon voudrait que l'on fasse les poches, ne s'y sont pas trompés qui se préparent déjà à s'exiler. Ceci nous vaudra, nous Suisses, une autre décente à la Woerth, d'autres falsifications, par les services concernés des listes des clients de nos banques et...des abdications conséquentes et habituelles de nos autorités fédérales.

Dès la semaine prochaine, les grandes manœuvres de refonte de la droite française commenceront. Sarkozy ayant lui-même largement contribué à en tracer les grandes lignes, une bonne partie ira grossir les rangs du Front National, qui, entretemps, aura changé de nom (voir le billet que j'ai publié le 24 avril : François Hollande, vainqueur de demain, Marine Le pen, d'après-demain

A propos de personnes, j'essaie juste d'imaginer une équipe gouvernementale comptant dans ses rangs Martine Aubry et Harlem Désir. Mon Dieu : les prières de rue officialisées, les horaires différenciés aux piscines et la viande halale aux cantines instituionalisés, c'est peut-être ce qui attend les Français demain.

Ainsi, il est fort probable que le vrai gagnant de cette mascarade soit la "nouvelle droite" que Marine Le Pen s'emploie à mettre en place. Je ne crois même pas que la proportionnelle sera nécessaires aux prochaines grandes élections en France. La contribution, très active, de Hollande à la victoire de la droite « Marinienne » suffira largement.

Mais, pour la France, ce sera trop tard.

P. S. Je ne peux bien évidemment pas terminer ce billet sans y mentionner un énième exploit "journalistique". En effet, vers 19h50, la "journaliste" (il paraît que c'est comme cela qu'on les appelle) de France 2, postée devant l'Elysée, a annoncé : "je me trouve devant l'entrée principale du Palais, d'où Sarkozy doit sortir tout à l'heure, à moins que ce ne soit par la porte arrière". Voyez-vous, je ne sais si les voies du Seigneur sont impénétrables, mais celles du journalisme professionnel...

A ce propos, voici, en cadeau, ce qu'en pensait, dans les années 80 déjà, le regretté Coluche : Les journalistes

P. S. bis. Alors qu'il se trouvait sur le plateau de France 2 pour commenter le résultat des élections, la seule chose que ce sinistre Juppé a trouvé à dire est : le plus important est que la France sache garder les acquis obtenus sur la scène internationale grâce à "notre" action. Décidément, il ne pense qu'à ça. Bon vent, sinistre personnage.

 

03/05/2012

Sarkozy-Hollande : les jeux sont faits

Personne ne s'attendait à ce que l'on apprenne quoi que ce soit de nouveau du débat d'hier soir entre les deux candidats à la présidence de la République Française. Ce fut effectivement le cas, les positions étant claires et bien tranchées depuis bien de semaines déjà. Personne ne s'attend par ailleurs non plus à ce que ce débat change quoi que ce soit quant au résultat des élections de dimanche.

Ce fut donc un débat pour rien, un non sujet. Sauf sur un point : la médiocrité. Bataille de chiffres invérifiables, propositions à profusion, sujets hachés...Qu'avons-nous appris ?

Pour le reste, l'actuel Président fut limite pitoyable, alors que le probable futur Président semblait mieux disposé et bien plus sûr de lui.

Pas de phrases chocs non plus. Je crois que les deux avaient trop peur que cela ne se retourne contre l'auteur.

C'est surtout l'attitude de l'actuel Président qui mérite qu'on s'y attarde un peu. Notamment lorsqu'il s'est agit d'évoquer le sujet de l'immigration, mais aussi à la fin lorsqu'il se mit à « mendier » pitoyablement les voix des électeurs de Marine Le Pen et François Bayrou.

Pour ce qui est du « danger » de l'immigration, Sarkozy a surtout évoqué et insisté sur le danger de l'Islam. Il a prononcé cette phrase ahurissante : « j'aimerais que les pays musulmans respectent les Chrétiens du Moyen Orient comme la France respecte les Musulmans sur son territoire ».

Ainsi, Sarkozy se fait des soucis pour les Chrétiens d'Orient, lesquels subissent les pires exactions de la part de ceux-là qu'il a lui-même installés, entrainés, financés et soutenus : les fondamentalistes islamistes. Il se fait, le pitoyable, du souci pour les Chrétiens alors qu'il fait tout ce qu'il peut pour installer les terroristes islamistes dans le seul pays où des Chrétiens peuvent encore jouir d'un minimum de liberté et où ils vivent « normalement » : la Syrie. Décidément, lui et les éditorialistes du Monde, du Figaro et de Libération doivent fréquenter les mêmes bistrots.

Il n'a pas oublié non plus de se montrer très préoccupé par la situation au Mali et de souligner la montée du terrorisme islamiste dans la région. Il a juste, de nouveau, oublié qu'il a lui-même enfanté les terroristes dont il parle. Il les a enfantés, armés, financés et lâchés dans la nature.

Pitoyable et lamentable.

Est-ce que sera mieux avec l'autre ? Je ne le crois pas. Un guignol en remplacera un autre

 

26/04/2012

Pauvre Juppé : d’abord sinistre, il est devenu fou

Alors qu'il commence à faire ses cartons dans la perspective de sa mort politique, il se lance dans une escalade de plus en plus hystérique vis-à-vis de la Syrie. Sa dernière trouvaille : aller, pour la énième fois, au Conseil de la Sécurité de l'ONU, pour y arracher une résolution à l'encontre de la Syrie sous l'article 7. Celui qui autoriserait à recourir à la force si le pays en question ne respectait pas ceci ou cela et blablablablabla.

Je lui souhaite, très sincèrement, bonne chance.

Au fait, il le ferait au nom de qui ? En sa qualité de quoi ?

Pour ne rien vous cacher, j'allais, dans cet article, parler du CNS (pour ceux qui l'ignorent encore, il s'agit du Conseil National Syrien) qui a soudainement disparu de la circulation (peut-être sur ordre des patrons de Juppé, les Américains) et dont personne n'entend plus parler. On n'entend notamment plus son Président, un certain Bourhan Ghalioun, marionnette à peine marrante à qui personne ne donne plus la parole. La dernière fois que ce CNS s'est réuni, Al Jazeera, grand groupe de médias professionnels, disposant de nombreux succursales ici, a arrêté la transmission des débats au moment même où la marionnette allait prendre la parole. Seul Juppé, sur le départ, se rend encore tous les deux jours au club CNS pour nous sortir des déclarations dont il a seul le secret.

Ainsi, à peine la crise syrienne commencée, Juppé s'est précipité pour déclarer que Assad a perdu toute légitimité et qu'il doit « partir ». Une année après...eh, au fait qui doit partir ? Oui, je sais, certains me diront que l'excité partira "démocratiquement".

Depuis, le chauve nous déclare toutes les deux semaines en moyenne le départ imminent, que dis-je, obligé, du Président Syrien. Je vous fais aussi grâce de dizaines et dizaines d'autres déclarations, voire ordres, exigeant de la Syrie de faire ceci ou d'exécuter cela. Je vous fais grâce aussi des nombreuses "dernières chances" gracieusement offertes par la « communauté internationale » (que ce terme est drôle) au régime syrien. Voilà que Juppé "ordonne" maintenant le déploiement "très rapide", deux semaines, pas plus, de la totalité des observateurs onusiens en Syrie. En réponse, le Secrétaire Général Adjoint de l'ONU, Hervé Ladessus, vient de déclarer que ce déploiement se fera "très lentement". Mieux, la Syrie vient, comme elle l'avait promis, de gifler souverainement Juppé et tous ses patrons, Clinton en tête : refus total qu'un seul observateur ayant la nationalité d'un de ces pays  "hostiles", du club des "ennemis de la Syrie" dont, hélas, mille fois hélas, notre propre pays, mette le pied là-bas. Bientôt on appellera l'hystérique, l'enragé.

Pour finir cet article, je me permets d'emprunter un passage à un billet que Louis Deneghien vient de consacrer à ce même sujet. Je le trouve délicieux.

« Alors, et quelles qu'en soient les raisons, cet homme est dangereux et malfaisant : à l'instar de son patron qui improvise en 48 heures un défilé « maison » du 1er mai pour grappiller in extremis des votes populaires et ouvriers, on sent que Juppé ferait tout pour obtenir sa guerre d'ici un mois, avant qu'une majorité du peuple français le renvoie à Bordeaux - ou au Canada, ou à Venise. Alors, faisons tout, de notre côté, pour qu'Alain Juppé soit enfin mis à la retraite ! Une camisole politique, vite, pour maîtriser ce forcené ! »

Au fait, n'est-ce pas Sarkozy qui a déclaré, en mars 2011 déjà que : « ce Juppé est fou ».

Au fait (bis), Juppé le fou, ainsi que d'autres, déclarent souvent que telle ou telle action, en l'occurrence des autorités syriennes, est totalement "inacceptable. Quelqu'un pourrait-il m'expliquer comment ferait-il pour ne pas l'accepter ?

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : juppé, sarkozy, france, syrie, suisse, gowrié, clinton, usa

23/04/2012

François Hollande, vainqueur de demain. Marine Le Pen, de l’après-demain

Ainsi, le calamiteux Sarkozy et, je ne puis m'en empêcher, son triste, lamentable, atlantiste et islamiste ministre des affaires étrangères, sont battus, largement. Ni les gesticulations anti islamistes de dernière minute ni les déclarations fumantes aux relents populistes n'auront suffi à changer la donne. Ils sortiront par la petite porte. Ce d'autant que nous assisterons certainement à un deuxième tour caractérisée par une extrême violence. Pour aller directement en but, je crois que c'est Marine Le Pen, seule réelle vainqueur du premier tour, qui en profitera, j'y reviendrai.

Quant au deuxième grand perdant, celui qui a su se faire « oublier » de tous, c'est bien Jean Luc Mélenchon. Pourquoi ? Parce que le grand holdup de Mélenchon est d'avoir fait croire qu'il faut comprendre sa candidature comme étant celle d'un mouvement à part, ce qui est totalement faux. La meilleure manière pour s'en convaincre est de consulter les chiffres. Mélenchon tournerait autour de 11% et, c'est là que les choses deviennent claires, le résultat cumulé de TOUS les candidats de ce qui est communément convenu d'appeler l'extrême gauche est de 12.85%. Ce même extrême gauche qui, en 2002 avait fait 13.34% et presque 9% en 2007. Finalement, ceux qui ont voté pour lui ne sont autres que ceux qui votaient pour les autres candidats d'extrême gauche. Ils ont simplement vu en lui un meilleur représentant. C'est en quelque sorte le « vote utile » du peuple de l'extrême gauche. Quant à son pari de passer devant Le Pen au premier tour...

Elections présidentielles françaises 2002

Elections présidentielles françaises 2007

Voir, en plus, ce pauvre Mélenchon manger son chapeau et rentrer dans le rang à peine les résultats prononcés, que c'est lamentable.

A ce propos, juste histoire d'enfoncer encore plus le clou au sujet des différents spécialites et autres prévisionnistes dont regorgent les plateaux de télévision, je vais me risquer à une "petite" prévision : Mélenchon est un politicien...fini. J'irai encore plus loin, je ne lui donne pas plus loin que les élections législatives. Après quoi, il disparaîtra probablement de la scène politique française.

Je crois vraiment que le grand gagnant de ce premier tour est le Front National. Lequel réalise un résultat historique de plus de 18%. Cela aurait certainement embêté Le Pen père, qui n'aurait pas su quoi en faire. La fille, elle, sera en profiter. Qu'en fera-t-elle ? Le système électoral français, comme tout système à scrutin majoritaire, est fait de telle manière qu'une formation, arrivant en troisième position avec un cinquième de l'électorat français, 8 millions d'électeurs, 12 millions d'habitants, n'a pas la moindre chance d'être représentée au sein des Assemblées représentatives du peuple. Ainsi, 12 millions de personnes se trouvent potentiellement privés de représentants et, partant, de porte-voix, alors que des "verdâtres version Fjords" se trouvent attribuer un groupe parlementaire, rien de moins que de cela, avec 2.3% des voix. Je n'ai franchement pas d'avis particulier sur la pertinence ou pas d'un tel état de faits. Je dis simplement que si cela paraît salutaire aux yeux de certains au vu de ce qui est véhiculé à propos du Front Nationale, il faut alors songer à changer de système politique et arrêter de se faire les champions  toutes catégories de la démocratie. Je rappelle à ce propos que presque 20% de Français risquaient de ne pas pouvoir voter pour leur candidate, celle-ci ayant peiné à trouver les 500 signatures nécessaires à sa candidature.

Le 6 mai prochain, François Hollande sera élu président de la République et, selon toute probabilité, l'UMP, création sarkozienne montée spécialement pour réussir l'élection de l'actuel Président, éclatera. C'est là où Marine Le Pen entrera vraiment en jeu pour ramasser toute l'aile se trouvant à droite de l'actuelle formation présidentielle et en faire LE grand parti de droite...populaire. Elle en profitera pour...changer le nom de sa formation et faire oublier une bonne partie de la réputation sulfureuse que celle-ci traine derrière elle.

Ce serait en tout cas très intelligent, politiquement parlant.

 

27/03/2012

La France veut sauver les Chrétiens d'Orient

La France veut sauver les Chrétiens d’Orient participe à l’épuration ethnique

Voici le vrai titre de ce billet, que les moyens techniques n'ont pas permis d'éditer tel quel.Hazim.JPG

On apprend, par la bouche d’Ignatius IV et Zakka 1er, Patriarches de l’Eglise Grecque Orthodoxe et Syriaque Orthodoxe d’ Antioche, mais aussi par des informations en provenance d’amis et de relations partout en Syrie, que des gouvernements occidentaux, notamment celui de la France, demandent à leurs représentations diplomatiques en Syrie d’accorder très facilement des visas aux Syriens se déclarant de confession chrétienne, ce sans restriction quant à la durée du séjour.

Les ministères des affaires étrangères de différents pays d'Europe, France en tête, demandent même aux membres de la diaspora syrienne de leur fournir des listes de leurs connaissances et proches restés là-bas afin de les contacter personnellement et leur proposer de partir.

D’un autre côté, l’épuration ethnique, volontaire ou forcée, va bon train. De plus de 160'000 il y a à peine un an, la ville de Homs ne compte plus qu’un millier de chrétiens, ceux, comme d’habitude, n’ayant pas les ressources nécessaires pour partir.

Voici ce qu’en dit l’agence Fides, citant elle-même, entre autres, le Vicaire Apostolique à Alep. L’Agence Fides n’a, à priori, par la réputation d’être une antenne du régime syrien.

Agence Fides : les exactions contre les Chrétiens de Syrie

Ainsi, selon Sarkozy et Juppé, le régime de Bachar El Assad est fini et les chrétiens de Syrie devraient vite s’en désolidariser et composer avec l’opposition islamiste radicale, sous peine d’en subir les graves conséquences. Le dessein, criminel, étant parfaitement accompli en Irak, c’est maintenant au tour de la Syrie. Les Occidentaux ne demandent en réalité rien d'autre que de faire comme eux : composer avec les Salafistes de tout poils allant jusqu'à les qualifier de militants "pro-démocratie".

La question, sérieuse, à se poser est la suivante : à supposer même que leurs intentions sont louables, pourquoi certains pays occidentaux, France en tête, agissent de la sorte ? En accordant ces "faveurs" aux Chrétiens de Syrie, reconnaissent-ils implicitement que ceux-ci...euh, comment dire, courent un danger ? Lequel ? Mieux, si le régime ne s'en prend pas aux chrétiens, on nous dit même que ses forces armées protègent leurs quartiers, d'où provient le danger, dont la France veut les sauver ? Des Salafistes que la France et ses amis du Golfe entrainent et financent ? De la France elle-même en quelque sorte ! Par ailleurs, pourquoi les chrétiens ? Le peuple syrien, toutes appartenances et toutes confessions confondues, ne court-il pas le même danger dans son ensemble ? Sarkozy et Juppé croient-ils que les Chrétiens sont "plus solubles" dans nos sociétés ici ?

Ouuhhh, là...je crois que j'ai touché à un tabou.

La première fois que les Français, qui ne l’étaient pas encore vraiment à l’époque, ont essayé de « sauver » les Chrétiens d’Orient, ce fut en 1099 à l'occasion de la première croisade. Sans faire un cours d’histoire, le « désastre » qui s’ensuivit déploie ses effets jusqu’à aujourd’hui. Ils ont de nouveau voulu les sauver en 1920. Voici ce qui se passa alors.

Les Tueries de Toulouse : à qui la faute

Messieurs, pour l’amour du ciel, fichez leur la paix.

Arrêtez de les sauver.

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, gowrié, chrétiens, salafiste, islam, terrorisme, france, juppé, sarkozy

16/03/2012

Après Baba Amr et Rastan, les insurgés se retirent « stratégiquement » d’Idleb

Promue nouvelle capitale de la « révolution » syrienne, Idleb est sous le contrôle « total » de l'Armée Syrienne. Par Armée Syrienne, il faut entendre l'armée légale d'un pays souverain.

On peut se demander pourquoi Idleb, ville bastion des insurgés échappant, selon CNN et Al Jazeera, au contrôle des autorités centrales depuis plus de six mois, est « tombée » en moins de trois jours et avec un nombre de « victimes » relativement modeste, alors qu'à Baba Amr, un quartier de Homs, il fallut plus de trois semaines pour venir à bout des terroristes qui y faisaient régner leur loi ?

Parce que, contrairement à ce que nous racontent Al Jazeera et ses succursales ici, l'Armée Syrienne n'a pas voulu d'un bain de sang à Baba Amr. Parce que cette armée voulait débusquer les terroristes responsables, eux, de ces atrocités dont Bouvier, Daniels, etc. en font la promotion. On sait maintenant que ces gens n'ont de journalistes que le nom et qu'il s'agissait en réalité d'aventuriers militants.

Le plus intéressant dans cette affaire est que l'armée syrienne, la vraie, opère, avec méthode, sur la frontière turque, au nez et à la barbe d'Erdogan l'Ottoman. Aucune zone, humanitaire ou pas, de non droit, à la Benghazi, ne sera jamais tolérée en Syrie, jamais. Il est par ailleurs très révélateur de constater qu'Erdogan, qui « accueille » l'ASL et le CNS chez lui, qui veut attaquer les navires de guerre israéliens qui s'opposeraient à son «  aide » aux Palestiniens et qui « ordonne » au Président syrien de s'en aller, est à ce point incapable de soutenir « son armée syrienne libre ».

L'ASL défaite, sauf chez Al Jazeera et Al Arabiya, reste le problème des Jihadistes, fournis et financés par les Bédouins. Les infiltrations, notamment au travers les longues frontières irakiennes, ne pouvant être totalement stoppées, elles seront néanmoins beaucoup moins efficaces, pour autant qu'elles ne l'aient jamais réellement été. Cela est notamment vrai pour ce qui est du soutien logistique qui leur est indispensable.

Les « très » mauvaises nouvelles se succèdent pour Al Jazeera et Al Arabiya où les démissions s'enchaînent à un rythme effréné. Elles sont tout aussi mauvaises pour la soi-disant opposition syrienne où, après Manna, grande figure de cette dernière, Michel Kilo, historique et respectable opposant syrien, se distance à son tour du Conseil d'Istanbul. Elles ne sont pas plus brillantes non plus pour le tandem Juppé/Sarkozy, libérateurs de la Libye et spectateurs de la probable guerre civile qui s'y prépare.

Les nouvelles sont décidément tout aussi mauvaises pour nos médias, vous savez, les succursales d'Al Jazeera. Alors qu'ils s'y étaient préparés, ils ne pourront malheureusement, pou eux, pas nous rééditer le feuilleton de Baba Amr à Idleb. Ils y furent pris de court. Il n'y a « presque » plus rien à voir. Ils doivent s'en prendre à l'ASL qui s'en était retirée « stratégiquement ».

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : homs, syrie, gowrié, baba amr, asl, juppé, sarkozy, cns, kilo, manaa, terrorisme, opposition syrienne