02/03/2014

Géorgie, Sotchi...Ukraine

Ainsi, le scénario que j'avais envisagé trois jours avant la fin des jeux d'hivers de Sotchi semble se réaliser. A vrai dire, il n'était pas trop difficile à prévoir, sauf, bien sûr, pour les indécrottables de ce côté du Vieux Continent, qui croient encore qu'ils ont un réel rôle à jouer. Ils se remémorent encore leur "succès" en Serbie. Ils oublient juste qu'à l'époque, au Kremlin, il y avait l'ivrogne.

En 2008, les Russes ont mis à peine plus de 48 heures pour mettre l'armée géorgienne en pièces. A l'époque, aussi, les Occidentaux avaient essayé : une tête de pont, au cœur de "l'empire" avec un pantin minable, un certain Saakachvili à qui, à l'instar de tous ses semblables dans l'histoire, les Occidentaux ont promis soutien sans faille en cas "d'agression" russe.

On voit ce qu'il en était.

Indécrottables, disais-je. Ils essaient le même scénario, strictement, aujourd'hui. Le pantin  promu chef du gouvernement à Kiev, vient même de déclarer que toute intervention russe mènera à la guerre.

Voici comment les choses se passeront.

Après les gesticulations habituelles des Américains, Britanniques et Français, les pantins de Kiev seront "convoqués" à Moscou. Et ils s'exécuteront. On leur signifiera le rôle exact qu'ils doivent jouer et ils s'exécuteront. Probablement pas tous. certains iront se réfugier chez leur commanditaires, de ce côté de l'Oural.

La moindre entorse à ce scénario aura pour conséquence la réalisation des vœux de Tourchinov, le Saakachvili ukrainien : la guerre. Elle durera à peine plus longtemps que celle qui a fait taire définitivement le Géorgien.

A moins...

Que les Américains, c'est tout le mal qu'on pourrait leur souhaiter, croient qu'une intervention de leur part est possible.

 

10:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : russie, sotchi, géorgie, ukraine, poutine, saakachvili, obama, usa, france

03/10/2012

Le déclin de l'empire

Saakachvili est le président qui vient de perdre les élections en Géorgie. Saakachvili est le président qui, avec les encouragements de ses maîtres d’outre Atlantique, a crû bon de défier son puissant voisin. Saakachvili l’a crû parce que ses maîtres d’outre Atlantique croyaient eux-mêmes que Yeltsine était encore vivant. Du coup, Saakachvili a vu son armée mise en pièces en quelque 48 heures. Il eut un temps, à l’époque de l’ivrogne du Kremlin, où les Américains croyaient dur comme fer qu’il s’en était fini de l’empire russe, qu’ils appelaient encore soviétique. Ils le croyaient tellement qu’ils ont décidé de pousser leurs pions/valets au cœur même de la Russie : Ukraine, Géorgie, pays baltes, quelques pays d'Asie centrale, ex républiques soviétiques, etc. Et voilà que le plus servile, mais véhément, des pions qui tombe à son tour. A peine trois semaines après que l’annonce de la fermeture définitive de la dernière base militaire et stratégique américaine en Asie Centrale, celle du Kirghistan. Le même Kirghistan qui a annoncé le maintien de la base militaire russe sur son territoire. On croit rêver. La Russie qui, pour enfoncer le clou, a annoncé qu’elle fournira une aide à hauteur de deux milliards de dollars. Cela vous rappelle-t-il quelque chose ? Un peu la manière de faire…américaine, non ? Oui, lorsque ceux-ci en avaient les moyens.

Ainsi, en l’espace d’à peine une dizaine d’années, ce qui devait être la consécration de l’hégémonie définitive de l’Amérique, pendant des décennies encore, sur le monde, s’est transformée en début de déclin pitoyable. Partis la queue entre les jambes d’Irak, bientôt d’une manière encore plus humiliante de l’Afghanistan, les Américains sont plus que jamais acculés à s’accrocher à ce qu’il leur reste dans la région : les Qataris et les Saoudiens, quel déchéance. Même leurs nouveaux amis, les islamistes fondamentalistes du Caire et de Tripoli, l’ancienne capitale de Khaddafi, leur échappent.

Je voulais aussi un peu parler de la France. Pays qui a crû, ou à qui on a fait croire, qu’il a sa place parmi les grands, ceux qui ont les moyens de décider. Mais cela ne vaut vraiment pas la peine. Car ce faisant, je m’abaisserais à devoir parler des bédouins. Ceux qui dictent à la France ce qu’elle doit faire. Je laisse cela aux Guignols de l’Info et à Leonardo, porte-parole de "la" Prince auprès de ces mêmes guignols.

Quel rapport tout cela a à voir avec le sujet auquel je consacre plus de 90% de l’espace que j’occupe sur cette blogosphère, la Syrie ? C’est simple, la Syrie fut la dernière cartouche tirée par les Américains dans la série du printemps salafiste. Le temps a manifestement joué contre eux.

Je vous laisse dès lors volontiers avec le commentaire d’un de mes lecteurs, qui le fait pour la première fois. J’en profite pour saluer sa lucidité et présence d’esprit.

Il se fait appeler Collin.

"La dernière carte que les pays "du golfe" envisageaient de jouer, c'est de constituer un corps expéditionnaire militaire pour porter main forte aux "rebelles" Syriens et tenter démettre le gouvernement Syrien légal.

Or il est curieux de constater que cette idée "lumineuse" a fait pschitt....quand ils ont réalisé qu'en envoyant leurs militaires, leurs armées, guerroyer en Syrie, ils faisaient un boulevard à une très légitime révolution populaire dans leurs propres pays qui ne laisserait pas passer une si belle occasion de renverser ces dictatures sanguinaires des Saoud, et du Qatar...

Bientôt échec et mat,c'est une affaire de quelques coups....les Russes et les Iraniens sont décidément de grands joueurs d'échecs..."