29/04/2014

Journalistes Français "libérés" en syrie : minables un jour...

... minables toujours.

Je ne me suis pas vraiment intéressé à la nouvelle de libération des quatre journalistes qui étaient détenus en Syrie. Ce fut au milieu des vacances de Pâques et puis...bof.

Jusqu'à hier matin.

France Info, encore elle (mais bon, on peut facilement ranger dans le même panier tous les autres, ou presque, de ce côté-là de l'Oural) avait invité l'un d'eux, un certain Nicolas Hénin, raconter "son histoire". Pas une seule fois, ni le "journaliste" ni, à plus forte raison, son "confrère" de France Info, n'ont indiqué chez qui les journalistes étaient "invités" durant les 8 derniers mois. Dès lors, j'ai voulu en savoir plus et ainsi parcouru le marché des journaux (de même que celui des journaleux) qui, depuis la "libération" nous racontent leur histoire.

 

ukraine,russie,rts,sébastien faure,france info,l'express,le figaro,libération,médias,presse,journalisme

 

Le même silence, quant aux personnes dont les journalistes étaient les hôtes.

Puisqu'il s'agit de "libération", commençons, précisément, par le "journal ?" du même nom. Voici ce qu'il en dit ce grand journal "de gauche". Lire la suite.

Je fais appel à votre aide, au cas vous trouverez, caché dans un coin de l'article, un endroit où l'on parle des geôliers.

Voici maintenant une liste, non exhaustive, de quelques autres "papiers-journal".

  • Le Figaro, un journal, cette fois, de droite. Lire la suite.
  • France 24 : véritable machine de propagande pro-terroristes. Lire la suite.
  • France Info, de nouveau. Lire la suite.
  • Oh, je vous dois des excuses. En parcourant les pages du WEB, je suis quand-même tombé sur un article de l'Express (Express.fr) qui a indiqué que les quatre journalistes étaient aux mains d'un "groupe jihadiste".

Nous revenons à France Info qui recevait Nicolas Hénin. le groupe qui retenait le journaliste étant passé sous silence, restaient les conditions de détention. Hénin nous raconta des conditions "très" difficiles, où les préoccupations premières étaient de manger, déféquer et dormir. Ce fut difficile aussi car "on ne pouvait ne pas entendre les cris des gens qui se faisaient torturés à côté". Aucun commentaire de la part de son "confrère" non plus. Des geôliers passés sous silence, de la torture atroce à côté, il n'y a plus qu'un petit pas et l'auditeur croira au kidnapping par le régime.

Minables, dis ai-je. C'est plus que cela. La profondeur de ce misérabilisme journalistique est abyssale. Notamment lorsque la dernière pierre est portée à l'édifice : les geôliers étaient des..compatriotes. Des "Français". C'est aussi un fait établi. 

C'est sur France Info aussi, décidément, qu'on apprend que les journalistes "ont été abandonnés par des hommes inconnus". Lire la suite.

N.B Hier soir, sur la RTS, Sébastien Faure, de retour d'Ukraine, expliquait sur le plateau du journal de 19h30 que, je cite, "C'est un vrai mouvement populaire, les gens sur les barricades, même armés de Kalachnikovs, sont des travailleurs, des artisans, etc. Ils ont le soutien d'une large frange de la population". C'est exactement au même moment qu'on apprend, sur les médias de l'Hexagone, que ces mouvements séparatistes sont ultra minoritaires. Mieux, France Info, encore et toujours, nous gratifie ce matin d'une interview "exclusive" avec un "passant" à l'est de l'Ukraine qui nous dit que ces mêmes séparatistes ne sont rien d'autre que les hommes de main d'un oligarque, qu'ils ne représentent que quelques dizaines de personnes à la solde de Moscou. Soit.

On aimerait tout de même savoir, de la part de ces médias extra indépendants, qui dit vrai. Les échanges commerciaux de la Suisse avec la Russie, très florissants et qui ont fait un bond depuis le début de la "crise ukrainienne", y seraient-ils pour quelque chose ?

 

ukraine,russie,rts,sébastien faure,france info,l'express,le figaro,libération,médias,presse,journalisme