20/06/2013

G8 ? Non. Un contre 7

Le contenu de la réunion en question n’a, bien évidemment, aucune importance. Il n’y en a de toute façon pas. Non. Le plus remarquable dans cette réunion sont précisément les allures des uns et…de l’autre. Les uns sont les larbins, laquais et leur maître Yankee. L’autre, c’est bien sûr le Russe.

La solution, syrienne, sera russe, rien d’autre.

Pas la moindre concession de la part du locataire du Kremlin : pas d’armement pour les terroristes en Syrie de la part des Occidentaux et toutes les armes nécessaires pour écraser ces mêmes terroristes pour l’Armée Nationale Syrienne. Le Yankee et ses laquais, parfaitement conscients du changement du cours de l’histoire et de leur position sur la pente descendante de celle-ci, mais aussi suite à la tournure dramatique, entendez positive, de la guerre contre le terrorisme après la bataille décisive de Qousseir, se sont rendus à l’évidence : pour eux, c’est terminé en Syrie. Les gesticulations comiques du premier ministre britannique, changeant d’avis au gré des ordres venant du Maître, n’y changeront rien.

A Berlin, en la présence du Yankee, venu prononcer un autre discours « historique », 50 ans après celui du mari de Jacqueline Kennedy, Merkel, petit maître « local » en Europe, a déclaré, en regardant l'Américain : pas d'armement pour les terroristes (elle les a appelés "opposition", mais cela importe peu).

Pour ce qui est des Arabes, le "coup de maître" des Occidentaux semble avoir totalement réussi. Nous savons depuis très longtemps déjà que tout, absolument tout, sans la moindre exception, dans la région tourne autour d'un seul et unique sujet : Israël. Il s'agit non seulement d'annihiler toute possibilité pour ses "ennemis" de le menacer, mais il faut au surplus que toute éventualité "future" de la faire soit tuée dans l'oeuf. Tout cela a commencé tôt, très tôt.

Sans refaire l'histoire, regardons en le résumé aujourd'hui. L'armée irakienne occupée uniquement à combattre les terroristes. Elle n'existe plus dans sa fonction essentielle. L'armée syrienne s'épuise à son tour en affrontant la pire offensive terroriste mondiale. L'idée étant qu'une fois le régime tombé (on attendait cela beaucoup plus tôt) tous ces terroristes devaient se diriger vers le Sinaï, pour mettre à genoux l'armée égyptienne. Regardez la carte de la région et constatez visuellement ce que cela donnerait.

La Jordanie n'existant déjà plus depuis très longtemps, il ne restait plus que le...Hezbollah. Le moment est venu pour le neutraliser. Mais, à l'instar des pronostics concernant la chute rapide du régime syrien, le choc d'Al Qousseir est venu chambouler totalement les plans occidentaux. La capacité de résistance et d'organisation des Syriens et leurs alliés semblent aller bien au-delà de ce que pouvaient imaginer les plus optimistes, ou pessimistes, c'est selon.

Est-ce que cela refroidira définitivement Américains, Israéliens, laquais et bédouins ? Rien n'est moins sûr. Il semble désormais tout à fait admis que les bédouins du Golfe considèrent l'issu de la crise syrienne comme une question de vie ou de mort. Quant aux Américains et Israéliens, une défaite, admise comme telle, de leurs troupes de terroristes, signifiera la fin définitive de leur influence dans la région. C'est pour cette raison qu'ils ne renonceront pas à soutenir les terroristes jusqu'au bout, même si cela devait se faire au prix d'une destruction totale de la Syrie, ce qui semble être leur Ultime objectif.

Il y a de cela deux jours, on assistait, coup sur coup, à deux événements, passés presque inaperçus mais dont l'importance ne devrait pas être négligée. Il y a tout d'abord eu le coup d'humeur du chef des islamistes égyptiens, Mohammad Morsi, Président de l'Egypte pour certains, qui a décidé de couper d'un seul coup toutes les relations avec la Syrie. C'est à peu près au même moment que le vieux roitelet de l'Arabie Saoudite annulait ses vacances au Maroc pour rentrer chez lui, à Riyad.

Les paris sont ouverts, pour imaginer ce qui se trame.

09:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : syrie, occident, usa, gowrié, arabe, qatar, islam, terrorisme, jihad, arabie saoudite, cameron, obama, merkel

03/10/2012

Le déclin de l'empire

Saakachvili est le président qui vient de perdre les élections en Géorgie. Saakachvili est le président qui, avec les encouragements de ses maîtres d’outre Atlantique, a crû bon de défier son puissant voisin. Saakachvili l’a crû parce que ses maîtres d’outre Atlantique croyaient eux-mêmes que Yeltsine était encore vivant. Du coup, Saakachvili a vu son armée mise en pièces en quelque 48 heures. Il eut un temps, à l’époque de l’ivrogne du Kremlin, où les Américains croyaient dur comme fer qu’il s’en était fini de l’empire russe, qu’ils appelaient encore soviétique. Ils le croyaient tellement qu’ils ont décidé de pousser leurs pions/valets au cœur même de la Russie : Ukraine, Géorgie, pays baltes, quelques pays d'Asie centrale, ex républiques soviétiques, etc. Et voilà que le plus servile, mais véhément, des pions qui tombe à son tour. A peine trois semaines après que l’annonce de la fermeture définitive de la dernière base militaire et stratégique américaine en Asie Centrale, celle du Kirghistan. Le même Kirghistan qui a annoncé le maintien de la base militaire russe sur son territoire. On croit rêver. La Russie qui, pour enfoncer le clou, a annoncé qu’elle fournira une aide à hauteur de deux milliards de dollars. Cela vous rappelle-t-il quelque chose ? Un peu la manière de faire…américaine, non ? Oui, lorsque ceux-ci en avaient les moyens.

Ainsi, en l’espace d’à peine une dizaine d’années, ce qui devait être la consécration de l’hégémonie définitive de l’Amérique, pendant des décennies encore, sur le monde, s’est transformée en début de déclin pitoyable. Partis la queue entre les jambes d’Irak, bientôt d’une manière encore plus humiliante de l’Afghanistan, les Américains sont plus que jamais acculés à s’accrocher à ce qu’il leur reste dans la région : les Qataris et les Saoudiens, quel déchéance. Même leurs nouveaux amis, les islamistes fondamentalistes du Caire et de Tripoli, l’ancienne capitale de Khaddafi, leur échappent.

Je voulais aussi un peu parler de la France. Pays qui a crû, ou à qui on a fait croire, qu’il a sa place parmi les grands, ceux qui ont les moyens de décider. Mais cela ne vaut vraiment pas la peine. Car ce faisant, je m’abaisserais à devoir parler des bédouins. Ceux qui dictent à la France ce qu’elle doit faire. Je laisse cela aux Guignols de l’Info et à Leonardo, porte-parole de "la" Prince auprès de ces mêmes guignols.

Quel rapport tout cela a à voir avec le sujet auquel je consacre plus de 90% de l’espace que j’occupe sur cette blogosphère, la Syrie ? C’est simple, la Syrie fut la dernière cartouche tirée par les Américains dans la série du printemps salafiste. Le temps a manifestement joué contre eux.

Je vous laisse dès lors volontiers avec le commentaire d’un de mes lecteurs, qui le fait pour la première fois. J’en profite pour saluer sa lucidité et présence d’esprit.

Il se fait appeler Collin.

"La dernière carte que les pays "du golfe" envisageaient de jouer, c'est de constituer un corps expéditionnaire militaire pour porter main forte aux "rebelles" Syriens et tenter démettre le gouvernement Syrien légal.

Or il est curieux de constater que cette idée "lumineuse" a fait pschitt....quand ils ont réalisé qu'en envoyant leurs militaires, leurs armées, guerroyer en Syrie, ils faisaient un boulevard à une très légitime révolution populaire dans leurs propres pays qui ne laisserait pas passer une si belle occasion de renverser ces dictatures sanguinaires des Saoud, et du Qatar...

Bientôt échec et mat,c'est une affaire de quelques coups....les Russes et les Iraniens sont décidément de grands joueurs d'échecs..."

17/08/2012

La Syrie n’est plus islamique, alors qu’elle n’est déjà plus arabe

Ainsi en ont décidé quelques bédouins, réunis à la Mecque pour l'occasion. Rappelons aussi que la Ligue des Bédouins avait déjà exclue la Syrie de ses rangs il y a de cela quelques semaines déjà.

A là bonheur. Les bonnes nouvelles, pour la Syrie, s'accumulent. A commencer par les succès, militaires, psychologiques et populaires indéniable de ces trois ou quatre derniers jours.

La toute dernière, une des plus belles, est la « libération », oui, libération, par la force, de l'équipe de la télévision Al Ikhbaria, enlevée par l'ASL vendredi dernier alors qu'elle effectuait un reportage dans le quartier d'Al Tal. Un commando de l'armée syrienne, la vraie, celle de l'Etat souverain qu'est la Syrie, a « arraché » les membres de l'équipe aux voyous de l'ASL tuant au passage plusieurs chefs notables de cette dernière : Maher Ismaïl al-Tahhan, Yasser Charif al-Ahmar et Mouafaq Ismaïl al-Taleb. Voici la journaliste Yara Saleh, libérée. Elle est belle, moderne, à l'image de la Syrie que les Syriens veulent et qu'ils obtiendront, au nez et à la barbe de Clinton, Fabius et Burkhalter. N'en déplaise aussi aux plumitifs de certains torchons dont je ne citerais même plus les noms et qui n'ont même pas levé un petit doit pour condamner l'enlèvement de « leurs confrères ». Comment le faire alors que certains d'entre eux sont directement payés par le Qatar ? Au-delà, cette libération "au corps" montre un fait extrêmement important, techniquement parlant. Le retour au premier plan des services de renseignements militaires et leur efficacité légendaire. Ils sont entrés au coeur du repère des rats. Pourquoi seulement maintenant ? Parce qu'il fallait effectivement tous ces mois pour dénicher les et nettoyer tous les rats "internes" à ces services. Découvrir aussi les méthodes et le matériel de communication des terroristes. Les succès récents, en partie "chirurgicaux" en sont la preuve.

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Des succès militaires aussi. Le nettoyage, mètre par mètre, de Damas et d'Alep, se poursuit. Cette nouvelle stratégie de l'armée syrienne vise surtout à s'assurer définitivement du non retour des terroristes dans les quartiers résidentiels, prenant la population de ces quartiers comme otage et causant des destructions terrifiantes. Des dizaines de « pickups » équipés de mitrailleuses lourdes furent détruits, avec leurs occupants. Les pertes en hommes des terroristes se comptent par centaines, en même temps, celles de l'armée sont minimes. L'ascendant psychologique de tout cela est indéniable.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

Dans cette vidéo, les images parlent d'elles-mêmes, on voit le résultat du nettoyage, par l'armée syrienne d'Al Tal et d'Ariha. Cela vous rappelle-t-il quelque chose ? Tous ces pickups, blindés ou pas, équipés de mitrailleuses lourdes. Oops, pardon, c'est pour transporter les manifestants pacifiques.

Succès populaire, enfin. Alep, deuxième plus grande ville du pays et centre économique très important, est, comme Damas par ailleurs, restée totalement à l'abri des troubles pendant plus d'une année et demie. Pourquoi ? Pour une raison très simple : les gens ne voulaient simplement pas de cette pseudo-révolution. C'est ce qui semble ne pas avoir plu à Clinton, Fabius et Burkhalter, qui, par le truchement des Wahhabites Qataro-Saoudiens, ont envoyé leurs troupes de terroristes « libérer » la ville, de qui ? On ne sait pas. Succès populaire aussi car des comités de résistance commencent à s'organiser dans certains quartier de la ville. C'est ainsi qu'avant-hier, une attaque terroriste contre le quartier d'Al Meskana (à l'est de la ville) fut repoussée par les habitants. Le chef des terroristes, un certain Abou Hamza, a été tué.

La meilleure manière de voir l'évolution de la situation dans ce pays est de suivre Al Jazeera, Al Arabiya, ainsi que quelques une de leurs succursales ici. On voit très bien que le cœur n'y est plus. Ils n'arrivent même plus à faire passer les mensonges habituels. Leur combat sera très bientôt terminé. Et eux avec.

 

25/07/2012

Damas « libérée », c’est au tour d’Alep de l’être

Savez-vous où j'ai entendu cette phrase ? Sur France Info, dimanche dernier  vers 18h30 alors que j'était sur la route qui me ramenait chez moi après une fin de semaine en montagne, loin des tumultes, médiatiques ou autres, qui m'entourent en ce moment.

Ainsi, France Info nous informe que :

  1. Damas est libérée et est sous contrôle de l'ASL
  2. La bataille pour la libération d'Alep a commencé.

C'est bien.

Arrivé chez moi, j'allume la télé et tombe sur Al Arabiya. Sur le la bande qui défile en bas de l'écran je lis : « la bataille d'Alep a commencé, l'ASL continue de combattre les milices gouvernementales à Damas. Sur la même chaîne, mais cette fois annoncé en « alerte » confirmée par la suite par la boniche qui présentait les « nouvelles », on apprend que Alep est désormais sous le contrôle des insurgés.

On nous dit qu'il s'agit d'une guerre médiatique sans précédent. Je dis qu'il s'agit de stupidités sans précédent. Je vous laisse imaginer l'état des habitants d'Alep, j'en connais beaucoup, lisant cette annonce pendant qu'ils se baladent et font leurs achats dans les rues de la villes.

Je vous laisse tout ce qui précède sans commentaire. Je suis certain que vous saurez en tirer les conclusions qui conviennent.

Le hic dans tout cela (malheureusement pour France Info, Al Arabiya, ... allez je ne vais pas vous dérouler toute la liste des genoux lisses (je m'expliquerais sur ce point dans quelques lignes) car il suffit pour cela d'ouvrir n'importe quel torchon publié dans cette partie, occidentale, du monde) est qu'en l'espace de 48 heures, l'Armée nationale syrienne a non seulement écrasé les voyous, des dizaines de tués et de capturés parmi les protégés de Fabius, Clinton et Burkhalter, mais que ceux-ci, de l'aveu même de l'OSDH, se seraient cachés dans les « vergers » entourant la banlieue de Mazzé, où ils sont encerclés par l'armée. Du coup, pour célébrer la « libération » de Damas, l'ASL (regardez attentivement ces voyous que financent, équipent et soutiennent les puissances du monde « libre ») a décidé de lancer la deuxième « grande offensive » libératrice, sur Alep, cette fois-ci.

Question, sans provocation aucune : Damas libérée, après la grande et finale offensive, Alep aux mains des insurgés, ainsi que les frontières, etc. Où est dès lors le problème ? Si je comprends bien, c'est fini et le régime est tombé. C'est bien, me semble-t-il, ce qu'on voulait, non ? Dès lors, quelqu'un aurait-il la bonté de m'expliquer cette hystérie continue, ces gesticulations et ces sanctions, encore et toujours, contre un régime qui a...euh, comment dire, disparu !

Je reviens aux genoux lisses. Al Mutanabbi, probablement le plus grand poète arabe de tous les temps, a, une fois, reçu une « commande » d'un notable pour quelques vers à l'encontre d'un de ses rivaux. Le poète se concentra surtout sur la mère du rival et, dans un des vers en question, il mentionna les « genoux lisses » de celle-ci.

C'est le résultat logique d'une position prolongée à quatre pattes.

 

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : syrie, alep, damas, gowrié, médias, fabius, qatar, russie

24/07/2012

Les terroristes « libérateurs » de Midane écrasés par l’Armée Nationale Syrienne

Exactement comme prévu dans mon précédent billet, ce sont les mêmes qui jubilaient à l'annonce, largement médiatisée, de l'assaut final sur Damas, prévoyant la chute de la capitale et du régime avec, qui se mettent à pleurer maintenant à l'annonce, bien moins médiatisée, de l'écrasement TOTAL des terroristes à Midane, quartier emblématique de Damas. Cette fois-ci, les pertes « civiles » furent, fait marquant, minimes. La rapidité, contrairement à ce qui s'est passé à Homs, avec laquelle les unités armées sont venues à bout des combattants insurgés est vraiment étonnante. En effet, pour la première fois depuis le début de la crise syrienne, l'armée envoie au "combat" certaines de ses unités spéciales. D'où l'écrasement spectaculaire des insurgés, les pertes pratiquement inexistantes de l'armée ainsi que des pertes "civiles" pratiquement inexistantes.

Voici une vidéo montrant une partie des pertes chez les insurgés. Comme nous pouvons le constater, ils n'ont d'insurgés que le nom, et encore. Car, comme la vidéo le montre, les terroristes en question sont envoyés par les "frères" arabes.

Certaines images, montrant des terroristes morts, peuvent être choquantes.

http://www.youtube.com/watch?v=uf7y6zqdOPU&feature=yo...

Du coup, nos médias, si prompts à relayer les exploits de l'ASL (on rappelle qu'il s'agissait de la bataille pour la libération de Damas) sont restés TOTALEMENT silencieux aux nouvelles de la "libération" de Damas, des insurgés.

A propos de médias, on apprend que les compagnies satellitaires Arabsat et Nilesat ont arrêté la diffusion de la chaîne Syrienne Addounia et ceci arrive après une décision similaire des Européens et des Américains. Addounia étant, selon eux, un instrument de propagande aux mains du régime. Waooo. Contrairement à qui ? A Al Jazeera, Al Arabiya, Fox News, CNN, France Info, RTS, Le Temps, Le Courrier, l'Hebdo, La liberté, AFP, France 24 et d'autres, par exemple ?

Qu'avons-nous découvert à Midane ? En dehors des terroristes tués, l'Armée Nationale Syrienne en capturé des dizaines, qui seront certainement extrêmement utiles par la suite et mis la main à des quantités ahurissantes d'armes de toutes sortes. Un nombre important de terroristes est originaire des pays « frères » : Saoudiens, Qataris, Libyens, Égyptiens, Jordaniens, Somaliens et même Soudanais.  Manifestement, l'Armée, il était temps, commence prendre la mesure des voyous. Je n'ai jamais prétendu que cette guerre, car c'est de cela dont il s'agit, sera facile. Il n'a jamais été facile, même pour les armées les mieux équipées et les plus entrainées au monde de venir à bout de terroristes disséminés parmi la population, qu'ils prennent en otages, dans des quartiers très densément habités. On sait tous qu'un seul terroriste peut tenir une rue pendant des heures voir des jours. La guerre sera donc longue, dure et douloureuse. Les terroristes ne reculeront devant aucune atrocité. Est-ce moi qui le dis ? Non, ce sont les médias « atlantistes » qui ne peuvent plus NE PAS le dire.

C'est ainsi que le Figaro nous apprend que les amis « pacifiques » de nos plumitifs, souvent nommément cités dans mes billets, ont découpé les bras et les jambes d'un colonel de l'armée alors qu'il était encore vivant.

http://www.lefigaro.fr/international/2012/07/19/01003-201...

Ceci mettra du baume au coeur des naïfs qui, de temps à autres, m'écrivent pour me parler de la bonté certaine des défenseurs de la liberté qui luttent contre un régime sanguinaire.

Mais bon. Que pouvons-nous attendre de voyous et de criminels ayant appris leurs leçons dans les écoles des salafistes Saoudiens et Qataris et dont l'entrainement et l'armement sont assurés par Fabius, Cameron, Clinton et...Didier Burkhalter.

 

05/06/2012

Houla : œuvre des terroristes, sous les ordres du Qatar, la France et les USA

Il devient de plus en plus certain que le massacre de Houla a été commis par les terroristes de Homs. Ceux-ci en ont très probablement reçu l'ordre de leurs soutiens à l'étranger : les Qataris, Saoudiens et quelques pays occidentaux, en tête desquels se trouvent la France et les USA.

Tout dans ce drame nous rappelle l'épisode de l'assassinat, par les mêmes terroristes, sous les yeux de pseudo-journalistes tels que Vallélien et Hammouche, du journaliste français Gilles Jacquier. Ce qui ne les a pas empêchés d'en accuser, sans délai, les autorités syriennes. Depuis, comme pour tout le reste, plus un seul mot sur cette affaire. L'essentiel étant fait : le mensonge de départ. Après, la vérité ne compte plus. Comme par hasard, le gouvernement français ne cherche plus à connaître la vérité sur la mort du journaliste. La raison en est simple : les autorités française savent parfaitement qui a commis le forfait et sur les ordres de qui.

Il en va donc de même pour le massacre de Houla. A peine celui-ci connu et alors que personne n'a la moindre idée sur les circonstances du drame, les bédouins, ainsi que leurs « alliés » occidentaux, s'empressèrent d'en déclarer le régime syrien directement responsable. Le drame de Houla était planifié et ses conséquences décidées à l'avance. La coordination entre les différents acteurs ne laisse pas place au moindre doute. Je dis acteurs mais j'aurais tout aussi bien pu les appeler « commanditaires ».

Cela fait plusieurs fois que j'appelle à ce qui va suivre. Cet événement tragique ne fait que me confirmer dans mes convictions. La Syrie doit commencer par virer sans délai les barbouzes de l'ONU, ainsi et avant tout leur propre chef, qui semble avoir élu domicile à Doha dont il reçoit probablement les ordres. Elle doit rejeter toutes les décisions qui sortent de ces instances internationales totalement inutiles et néfastes. Elle doit accomplir ce qu'elle doit dans les plus brefs délais : éradiquer le terrorisme de la manière la plus impitoyable qui soit. On ne peut accepter que des terroristes sanguinaires, tuant à bout pourtant et de sang froid des dizaines de victimes innocentes et que ces mêmes tueurs terroristes soient considérés par les Occidentaux et leurs relais médiatiques, RTS en tête, comme victimes du régime. Ceci ne relève plus ni du mensonge ni de la falsification de faits. Les auteurs, les Occidentaux et les dits médias doivent être considérés comme les instigateurs et les complices de ces crimes. Ils doivent être traduits en justice et punis en conséquence.

Pour la petite histoire, sachez que les victimes du drame de Houla sont toutes, sans aucune exception, des personnes de confession chiites, partisans du gouvernement

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : france, suisse, syrie, gowrie, terrorisme, islamisme, qatar, houla, houlla, massacre

18/05/2012

Presse qui roule...parfois cool

Mais seulement parfois.

De temps à autre, comme si une mouche leur aurait piqués, des employés de quelques médias se réveillent, retrouvent un peu de leur dignité d'hommes et de professionnels et « essaient » de transmettre la vérité.

Alors que l'AFP, l'expresse, Médiapart, Valeurs Actuels, Le Monde, Libération, mais aussi la plupart de nos propres médias continuent leur militantisme actif pro-terroristes syriens, qu'ils persistent à appeler manifestants pacifiques, le Washington Poste vient de sortir au grand jour ce que nous avancions depuis le premier jour : les USA et les bédouins sont directement liés à la rébellion terroriste syrienne.

Les bédouins financent, achètent et fournissent, les Américains coordonnent et assurent l'acheminement et la logistique.

Voici, déjà, le lien vers l'article du journal en question.

http://fr.canoe.ca/infos/international/archives/2012/05/2...

TDG, Le Matin, Le Temps, les titres des montagnes fribourgeoises et ... la RTS, la super RTS, vont-ils en parler ? J'en doute. Ils attendent peut-être les instructions d'Al Jazeera.

Ainsi, les terroristes soutiennent maintenant ouvertement leurs camarades salafistes, que notre Ministre des affaires étrangères, le Conseiller Fédéral Burkhalter appelle manifestants pacifiques (c'est pour cela qu'il a fermé notre Ambassade à Damas). Il nous paraît dès lors plus que légitime que les premiers lésés, les Syriens, puissent se défendre par tous les moyens. Il nous paraît légitime et nécessaire que les syriens puissent porter la bataille chez les terroristes et sur leur terrain. Je crois qu'ils en ont les moyens. Il serait légitime, que dis-je utile et salutaire, que les Américains, les Français et les bédouins goûtent, chez eux, l'amertume de la tasse qu'ils font boire au peuple syrien. Ceci les calmera, peut-être, un peu.

Armer, financer, entrainer et assurer le soutien logistique aux « rebelles pacifiques » à New York, Doha, Paris, Istanbul ou Ryad, ce serait bien, non ?

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : presse, médias, washington poste, syrie, gowrié, france, istanbul, terrorisme, qatar, doha, ryad, usa

11/05/2012

Médias, politiciens et terroristes : même combat ?

Oui.

Hier matin, alors que je me trouvais dans le train qui m'emmenait à Aarau, un employé de France Info, encore elle, a annoncé : deux explosions, que la télévision d'Etat a présenté comme étant des attentats terroristes, on secoué Damas, il y aurait des dizaines de morts.

A l'instar de la totalité des succursales d'Al Jazeera ici qui insistent pour s'appeler médias et journalistes, les commerciaux de la terreur exécutent à la perfection la tâche qu'on leur a confiée. C'est la télévision d'Etat qui a parlé, c'est la télévision d'Etat qui a montré, c'est la

télévision d'Etat qui a ...3983350.jpg

C'est certainement aussi l'Etat qui est derrière ces attentats terroristes. C'est peut-être aussi pour cette raison que les autorités politiques des Etats communément appelé Occidentaux, y compris, hélas, le nôtre, n'en ont condamné aucun.

Effectivement, on ne condamne pas les tueries commises par ses amis.

Car, il ne vous aura pas échappé que, jusqu'à maintenant, la position officielle de nos autorités est : le régime syrien tire sur des « manifestants pacifiques ». N'est-ce pas pour protester contre cela que notre Ambassadeur a été rappelé de Damas et que notre Ambassade y fut fermée ? Pour protester contre la « terreur d'Etat » face à des

manifestants pacifiques ? Que vont maintenant faire nos vaillantes autorités pour « protester » contre ces attentats ? Puisqu'elles ne les ont même pas condamnés ?

Dès lors, le doute n'est plus permis. La seule logique qu'il convient de d'utiliser est la suivante : lorsqu'on ne condamne pas, c'est qu'on est pour. Nos autorités sont pour que des attentats terroristes soient commis et pour que des personnes innocentes en soient les victimes.

Elles sont derrières les terroristes, elles les soutiennent et ce sont nos médias qui en assurent la promotion. Des médias terroristes faisant la promotion du terrorisme et envoyant des barbouzes terroristes sous ordre de leurs chefs terroristes. Il semblerait bien par ailleurs que les informations selon lesquelles des terroristes Français, Anglais et Belges aient été capturés et certains tués. Des barbouzes et des terroristes parmi lesquels se trouvent même les forces des Nations Unies au Sud Liban, lesquelles ont laissé passer un navire chargé de plus de 180 tonnes d'armes destinées aux terroristes.

La Syrie, je le répète pour la troisième fois, a eu tort d'accepter le soi-disant plan Annan. Elle a eu tort d'accepter l'entrée d'un seul observateur sur son territoire. Des observateurs dont la majorité n'est que barbouzes à la solde des bédouins.

Ce que la Syrie devrait faire est d'ordonner à ces « observateurs » de

quitter son territoire sous 24 heures. Suite à quoi l'état d'urgence et un couvre feu strict devraient être institués. Ce qui permettrait de débusquer les terroristes et les chercher jusque dans les « chiottes » comme disait l'autre. Les terroristes, quels qu'ils soient et d'où qu'ils viennent, doivent disparaître, jusqu'au dernier. Ceux qui les soutiennent, quels qu'ils soient, doivent en subir aussi les conséquences, par tous les moyens. Ce ne serait que de la légitime défense.

Ceux à qui ceci ne plairait pas n'ont qu'à venir personnellement empêcher, par la force, le régime syrien de le faire.

Au moins, les choses seraient claires.

P. S. J'attends pour voir quand mon blog sera fermé, ou jeté dans la poubelle parce que j'ose m'attaquer à la "corporation". Effectivement, l'affichage et la promotion de la médiocrité est infiniment plus commode.

 

20/04/2012

Corans brûlés, cadavres souillés, civils tués, mais droits de l’homme préservés

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Voilà une quatrième « affaire », c'est comme cela que nos médias appellent les horreurs commises par l'armée américaine en Afghanistan, en quatre mois.

En soi, je le dis quitte à m'attirer les foudres des gentils « gauchos », ces « affaires n'ont rien de si extraordinaire. Notre époque semble non seulement avoir oublié qu'en temps de guerre, il pourrait y avoir des morts, des blessés et handicapés, mais aussi crû que la propreté des guerres modernes, uniquement celles conduites par nos « démocraties occidentales », n'a d'égale que celle d'une chambre aseptisée privée d'une clinique suisse.

Non, ce qui m'insupporte est la manière dont les choses sont présentées, avec la complicité affligeante et lamentable de nos médias. Voici donc une affaire, la dernière, celle où l'on voit des soldats poser fièrement sur les cadavres et les restes éparpillées d'insurgés afghans, qui ne sort que...deux ans après. N'importe quel statisticien débutant vous dira que cela signifie que les horreurs dont nous n'avons pas connaissance doivent représenter plus de dix fois le nombre connu. Donald Rumsfeld, le criminel de guerre, n'a d'ailleurs en son temps pas caché la chose : après les révélations horribles d'Abou Ghraib, il avait clairement indiqué, devant la Commission du Sénat Américain, que des documents plus nombreux et encore plus horribles existent mais qu'ils ne seront jamais révélés au public « pour ne pas compromettre la sécurité de nos soldats là-bas ».

1. Détruire l'Irak, tuer plus d'un million de ses habitants et en déplacer plus de quatre fois ce nombre est un acte « démocratique ». Commettre toutes les horreurs dont nous prenons connaissance petit à petit en Afghanistan est une « lutte contre le terrorisme ». En revanche, les actions de l'Armée Nationale Syrienne contre ces mêmes terroristes sont répression, massacres et terreur.

2. Interdire à la totalité des médias, dans la mesure du possible en Irak comme à Gaza, Jérusalem ou Afghanistan, de publier quoi que ce soit sur les activités « héroïques » des armées américaine et israélienne, voire carrément l'interdiction qui leur est faite même d'aller sur place, est un acte parfaitement légitime. Nos médias ne semblent aucunement s'offusquer de cela. Voir ces mêmes médias falsifier voire fabriquer des événements en Syrie est un acte d'information professionnelle.

3. L'Amérique est un très grand pays démocratique où la loi garantit un traitement équitable à tout le monde. C'est pour cela que ce pays se contente d'actionner seulement sa propre « justice » pour faire régner la loi et, justement, la justice. C'est pour cela aussi qu'il n'y a pas besoin d'envoyer des observateurs Onusiens vérifier sur place. C'est pour cela aussi que des centaines de personnes croupissent depuis plus de dix ans dans une zone de non droit, Guantanamo, sans qu'ils ne sachent même ce qui leur est reproché et sans, là non plus, que des observateurs extérieurs « neutre » puissent aller constater. La Syrie, par contre, est un pays tout sauf démocratique et est, au surplus, incapable d'assurer la justice par ses propres moyens. C'est certainement pour cela qu'il faut l'aider en envoyant des « observateurs ».

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Enfin, je ne peux pas terminer ce billet sans parler de nos valeureux remplisseurs de colonnes de journaux. Il paraît qu'ils s'appellent journalistes. Sans parler de cette grande dame Pilay, grande prêtresse du Conseil des Droits de l'Homme sis 20 Quai Wilson sur les rives du Léman. Les premiers faisaient le siège de cette magnifique institution lorsque celle-ci réunissait ses « membres » pour condamner la Syrie, avec Madame Pilay au bord de la crise des nerfs et des larmes. Ce sont les mêmes, toujours aussi valeureux et toujours aussi professionnels, qui semblent totalement ignorer la Syrie maintenant. Cela fera l'objet de mon prochain billet mais disons dès maintenant que l'ONU, non pas la Syrie, ni la Chine ni la Russie mais la commission d'enquête mandaté par ce même Conseil (des droits de l'Homme) vient de rendre un rapport, le 16 avril et nous sommes le 20, selon lequel les groupes armés, amis de Juppé, Erdogan, Clinton, Hamad et certains gauchistes, et journalistes, d'ici, se sont rendu coupables de « tueries extrajudiciaires de soldats capturés lors de confrontations armées ». Lisez bien le terme choisi : tueries.

Le Monde.fr : des groupes armés se sont rendus coupables de "tueries".

Cela intéresse-t-il certains de nos politiciens et...journalistes ?

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : usa, gowrié, afghanistan, syrie, france, terrorisme, qatar, insurgés syriens

18/04/2012

Je salue tous les démocrates et ceux qui luttent contre le terrorisme

En particulier les démocrates Qataris et Saoudiens, pour ce qui est de la démocratie

Les Américains, Français, Anglais et quelques autres laquais, en ce qui concerne la lutte contre le terrorisme.

Pour ne pas répéter Qataris et Saoudiens tout au long de ce billet, je vais les appeler les Bédouins. Avec un B majuscule.

Je salue les Bédouins pour les efforts immenses qu'ils déploient pour la transmission de leur magnifique expérience, que dis-je, expertise, de la démocratie dans le monde arabe...enfin, seulement dans des endroits bien choisis de ce monde.

Je les salue pour l'immense réalisation démocratique remarquablement achevée dans leurs nombreuses institutions démocratiques.

Je les salue sincèrement pour le pluralisme politique, culturel ET confessionnel dont le monde entier chante les louanges

Je les salue pour les efforts déployés pour la transmission de leur expérience en matière de liberté : religieuse, sociale, politique...

Je salue, au passage, le roi du Maroc qui, à l'occasion de la circoncision de son nouveau-né, fit libérer 7'500 prisonniers de ses geôles. Cela fait 750 détenus par millimètre de peau coupée, à supposer que le morceau en question faisait un centimètre.

Je salue les valeureux guerriers des armées Bédouines pour les sacrifices immenses endurés dans leur lutte pour libérer Jérusalem et la Mosquée Al Aqsa, deuxième lieu saint de l'Islam, après la Mecque.

Je salue également ces armées qui sont entrées au Bahreïn pour y ramener la liberté et en faire un sanctuaire démocratique.

Je les salue pour tout ce qu'ils ont fait en 2006 pour le Liban et en ...je ne sais plus depuis quand, pour Gaza.

Je les salue pour leur acharnement, quotidien, à rendre la vie impossible à l'ennemi sioniste (je crois que c'est comme cela qu'ils appellent Israël) exactement comme ils le font pour...le frère syrien

Je m'incline devant cette magnifique institution qu'est le Bureau Qatari des droits de l'homme, ainsi que son équivalent saoudien.

Je les salue surtout pour la liberté de croyance et de culte qu'ils offrent à leurs citoyens Sunnites, Chiites, Alaouites, Druzes, Kurdes, Arméniens, Syriaques, Chrétiens Catholiques et Orthodoxes, Ismaéliens et même Athées.

Je salue en eux ces hommes d'honneur (les bédouins, hommes du désert, sont connus pour cela) qui ont libéré l'Irak, le Lybie, la Somalie et le Soudan, juste après avoir libéré la Palestine.

Je les salue d'avoir regardé sans broncher, voire activement aidé, les Américains à liquider un million d'Irakiens et plus de cent mille Libyens

Je salue ces grands hommes dont l'honneur suprême ce concentre dans à peine une dizaine de centimètres carrés entre les jambes de leurs « femelles ».

Je salue ces grands hommes d'honneur qui, depuis plus de mille ans « rampent » sous les dominations successives des Seldjoukides, Mogols, Mamlouks, Ottomans, Anglais, Français et...Américains.

Je salue en eux des gens fiers de ne point avoir de pays, mais une vague Umma (nation de l'Islam).

Je salue ces grands guerriers dont le souci unique et d'aller faire le Jihad tantôt en Afghanistan, tantôt au Kosovo, en Tchétchénie ou ailleurs, mais point en...Palestine.

Je salue les Bédouins, grands démocrates des temps modernes, d'avoir aidé leurs « frères » irakiens lorsque ceux-ci levaient le drapeau blanc et s'agenouillaient pour baiser les bottes de l'envahisseur Américain lequel, respectant scrupuleusement les « règles » de la guerre, leur tirait dessus.

Le plus grand poète arabe de tous les temps, Al Mutanabbi,  a dit : « n'achète l'esclave que s'il a son propre fouet sur lui ». Tout est dit.

Mais je salue aussi, dans la foulée et très sincèrement, les parties génitales des soldats Américains qui ont pissé sur les cadavres des Talibans morts, comme ils pisseront sur ces temps arabes, que ceux-ci soient printaniers ou pas. Ces temps bédouins qui ont découvert l'ennemi ultime : la Syrie.

Je salue aussi les plus grands défenseurs de la démocratie de l'histoire humaine : les Américains et les Français. Ceux-ci viennent de déclarer vouloir « mener une guerre sans merci » contre le terrorisme. Vous avez bien lu ; contre le terrorisme. Ces déclarations faisaient suite aux "offensives de printemps"  des...Talibans, au cœur même de Kabul. Je les salue aussi pour financer, armer et entrainer les terroristes qui sèment terreur et désolation en Syrie.

Je salue nos valeureux remplisseurs de colonnes de journaux qui continuent à les appeler « manifestants pacifiques » alors même qu'il n'y a plus de manifestations.

Je salue les défenseurs de la liberté et de la démocratie qui oublient le Mali, la Guinée, le Yémen, le Bahreïn et ailleurs pour se concentrer exclusivement sur la Syrie.

Voilà, je vous salue tous, qui vous souciez au plus profond de vos âmes du sort de la liberté et de la démocratie, bien installés partout dans le monde, sauf en Syrie.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : syrie, usa, france, qatar, arabie saoudite, démocratie, liberté, terrorisme, bédouins

07/04/2012

Syrie : les opposants et les loyalistes

J'étais très jeune, 11 ans, quand j'ai perdu mon père, mon exemple. Des quelques années qu'il me fut donné de passer avec lui, il me reste très peu de souvenirs, forcément ceux en relation avec des événements heureux, tristes ou saillants.

Je me rappelle notamment de quelques mots qui resteront à jamais gravés dans ma mémoire. Très croyant, mon père a eu ces paroles, définitives : au-dessus de vous, il y a Dieu. Au dessus de Dieu, il y a votre honneur, votre fierté.

Cela fait 30 ans que j'ai quitté le pays où j'étais né et avec lequel il me reste très peu de relations. Et pourtant.

Comme il est bizarre de constater que ceux, comme moi, ayant pratiquement coupé tout lien, réel, avec leur pays de naissance le défendent aujourd'hui, envers et contre tout, prenant sur leur temps et celui de leurs familles et leurs enfants, alors que ceux, prétendument du pays, le détruisent et font tout pour le ramener au moyen âge, d'où ils viennent.

Voici la traduction d'un magnifique article, écrit par Hussam Yazgi.

Mon cher opposant,

« Laisse-moi tout d'abord corriger une expression qui a circulé dernièrement pour distinguer deux catégories du peuple syrien : les loyalistes et les opposants. Nous sommes en réalité tous loyalistes et tous opposants.

Nous nous opposons à l'incurie, à la corruption, aux passe-droits et aux mafias qui ont amené la Syrie là où elle est aujourd'hui. Mais nous sommes loyalistes lorsqu'il s'agit de justice, de liberté et de suprématie de la loi sur tous.

Vous ne trouverez pas parmi nous des gens qui approuvent la corruption ni qui demandent de limiter les libertés ou de sceller les bouches. En fait, pour catégoriser correctement les tendances, disons qu'il y a deux courants : les aveugles et les voyants.

Les voyants sont ceux qui comprennent clairement qu'il y a une conspiration visant le pays, non pas le régime. Et malgré tout le mal qu'ils peuvent penser du régime, des erreurs de la période passée et leur refus total de cet état de faits, ils considèrent que leur devoir national leur dicte de mettre tout cela de côté et protéger leur pays par tous les moyens. Les aveugles, eux, ne voient pas ce danger et croient que le Qatar et l'Arabie Saoudite se soucient vraiment du sort des Syriens et de l'état de la démocratie et de la liberté. L'aveugle ne se demande pas pourquoi ne les donnent-ils pas à leurs propres peuples d'abord.

Les aveugles croient que les Américains, qui ne se sont jamais préoccupés du sort tragique du peuple palestinien, se font réellement du souci pour le peuple syrien, innocemment.

Ils croient que le colonisateur français qui a colonisé le pays et en a tué l'élite  est devenu aujourd'hui l'ami du peuple. Comme si le sang de Youssef Al Azmeh (héro de la révolution syrienne) a définitivement séché sur leurs mains.

Ils croient que les Ottomans, qui ont colonisé le pays, l'ont pillé, avili son peuple et commis les pires atrocités pendant 400 ans, en sont maintenant devenus les amis et les protecteurs.

Malheur à ceux qui ne se souviennent pas de l'histoire et n'en apprennent pas.

Je suis un simple citoyen syrien, je n'ai jamais profité de quoi que ce soit ni de qui que ce soit et la politique n'a jamais rien signifié pour moi. Je me suis trouvé malgré moi pris dans la tragédie qui secoue mon pays. Je hais les abus et la corruption, je hais les passe-droits, je hais la répression mais j'ai un sentiment et une conscience plus forts que tout cela : mon amour pour mon pays.

Permet-moi, cher opposant (aveugle) d'avoir peur et effroi lorsque je vois les USA et les Occidentaux, amenés par les monarchies de la traitrise, de la perfidie et de la bassesse, prêter main forte à cette soi-disant révolution. Ma crainte et mon effroi sont légitimes. Car les révolutions sont comme les taureaux : vous pouvez les monter mais vous ne pouvez ni les maitriser ni prédire leur direction. Je crois que, indépendamment des motivations des « révolutionnaires », pour autant qu'il s'agisse de cela, ils ne sont que des poupées aux mains de puissances qui ont leurs propres agendas.

La première révolution arabe, celle de 1916, a été appuyée par l'Occident dans un seul but : mettre à genou et chasser les Ottomans. Ces mêmes Occidentaux n'ont même pas attendu le lendemain de la victoire pour dépecer le Moyen Orient et tuer les héros de la révolution. La suite ne fut pas meilleure : Irak, Afghanistan, Libye. Ils veulent maintenant « monter » sur la vague des protestations dans mon cher pays pour le détruire aussi. Ils n'ont amené que destruction, désolation et malheurs.

J'ai lu, mon cher opposant, les plus grandes révolutions de l'histoire : la Française, la Russe, l'Américaine même. Aucune, je dis bien aucune, n'a eu recours à des puissances extérieures pour se réaliser. Pourquoi ? Parce qu'elles étaient des révolutions « populaires ».

Mon cher opposant, nous sommes les enfants d'un magnifique pays et même pendant la « période précédente », celle que vous reprochez au régime, et malgré tous les défauts qu'on peut lui reprocher, notre pays est resté uni, libre, debout et...fier. Nous n'avons jamais été prisonniers dans notre pays. On ne nous tuait pas et nous ne subissions pas d'exactions. Cette idée fut inventée et commercialisée par vos patrons et les médias de ceux-ci. L'idée que nous sommes un peuple soumis, prisonnier et torturé depuis 40 ans. Est-ce vraiment la vérité ? Te rappelle-tu ta vie il y a de cela un peu plus d'un an ?

Mon cher opposant, les régimes vont et viennent. Mais si la patrie s'en va, où trouverons-nous en une autre ?

Cher opposant, avec tout le respect et la compréhension que je dois à ta cause, tu m'excuseras, ma patrie est infiniment plus importante ».

Magnifiques paroles d'un patriote, un vrai. Je souscris entièrement, sauf lorsqu'il parle d'aveugles. Ils ne le sont pas. Ils le font en conscience, ce qui est encore pire.

En effet, que penser de quelqu'un qui est d'accord « à 500% » qu'on vienne bombarder son propre pays. Qu'il réfléchisse simplement à ce que ceux qui le bombarderont vont penser de lui.

Je crois que cela lui est égal. L'exemple des « Libyens Libres » est là pour nous le rappeler.

Les traitres, d'où qu'ils proviennent (je ne dis pas quelle que soit leur patrie car ils n'en ont pas) n'ont jamais eu honte. Ne pas avoir honte est même une condition préalable à leur situation de traitres.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : syrie, gowrié, opposition, usa, france, qatar, arabie saoudite

02/04/2012

Les amis de la Syrie

Ce billet sera très court. Me méfiant beaucoup de tout ce qu'on peut lire ou entendre le jour du 1er avril, j'ai préféré ne rien écrire. Je publie juste la photo "souvenir" de quelques amis de la Syrie réunis pour "rendre service" au peuple syrien.

hillary-clinton-monarques-arabes.jpg

Que pourrons-nous mettre comme légende ?

Les sept nains et blanche neige ?

Il manque juste Juppé et Haig, ne trouvez-vous pas ?

Sinon, voici, tel quel, le dernier billet de Georges Malbrunot à ce sujet. Comme d'habitude, je préfère plutôt citer ceux qui "n'aiment pas" la Syrie, je veux dire son régime.

Georges Malbrunot : un diplomate français met le pied dans le plat

 

11:01 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : usa, qatar, syrie, gowrié, france, turquie, arabie saoudite

17/03/2012

Entretien avec Fouad et Talal, de retour de Syrie

Fouad (prénom réel) et Talal (nom d'emprunt), citoyens suisses ordinaires d'origine syrienne, viennent de rentrer de Syrie. Le premier y est resté plus de cinq mois de suite, à Alep, et compte y revenir dès le mois prochain, alors que Talal, originaire de Homs, en rentrait après une dizaine de jours passés auprès de la famille et des amis. Le premier est chrétien alors que l'autre est musulman...sunnite.

C'est sous un soleil printanier, autour d'un verre sur une terrasse genevoise, que cet entretien eut lieu.

Je pose la première question aux deux : alors, que se passe-t-il...réellement ?

Fouad : en dehors de quelques points périphériques, assez bien connus même ici, il ne se passe rien. La vie à Alep est normale, les gens sortent, vont aux restaurants, sortent même la nuit. On y vit « presque » normalement. Je dis presque car on ne peut ne pas entendre et discuter de ce qui se passe dans le pays.

Talal : la situation à Homs est un peu plus compliquée. Les autorités, par souci d'épargner le maximum de vies innocentes, a, malheureusement, laissé les insurgés, pour la plupart des bandes armées dont l'activité principale est de kidnapper et rançonner, prendre le contrôle, réel, de certains quartiers de la ville. On y a assisté à des déplacements, sous la menace, de dizaines de familles, alaouites et chrétiennes.

Que pensent réellement les gens ?

Fouad : A Alep, les choses sont simples. La majorité écrasante des gens est totalement hostile à cette soi-disant révolution. Les gens disent que c'est une véritable calamité. De fait, on n'entend que des nouvelles du genre : on a kidnappé une tel et demandé rançon à sa famille. On a découvert à Sarakeb (banlieue assez malfamée) plus de 200 véhicules volés dont les propriétaires ont aussi reçu des demandes de rançon. On a kidnappé le fils des voisins de ma mère et menacé la famille de le lui rendre en plusieurs morceaux si celle-ci ne payait pas 5 millions de livres (CHF. 62'000). On se déplace la plupart du temps en taxi à Alep (note : c'est vrai. La plupart des chauffeurs ne sont pas les propriétaires des véhicules mais sont salariés auprès de ces derniers et viennent majoritairement des régions périphériques de l'agglomération). Je n'ai pas rencontré un seul qui ne m'ait dit avoir ras le bol de ces bandits qui mettent le pays à feu et à sang et veulent le détruire. Certains m'ont raconté avoir crû au début à un vrai mouvement populaire de mécontentement mais ont dû très vite déchanter.

Talal : A Homs, mais aussi, d'après ce que j'entends, ailleurs, les insurgés procèdent toujours de la même manière. Quelques individus, 4 ou 5 au maximum, attaquent à la mitraillette un point de contrôle ou un bâtiment officiel puis ils s'enfuient et se cachent de préférence dans des quartiers très peuplés et notamment les quartiers chrétiens.

Fouad : quelques familles, ayant fui Homas, nous ont dit que des bandes armés marquaient les maisons disant qu'il s'agissait de « butins » et que leurs occupants doivent partir, ou mourir.

Il s'agissait essentiellement de qui ?

Talal : de familles chrétiennes.

Que regardiez-vous essentiellement pendant votre séjour en syrie ?

Fouad . tout. On regarde tout. Comme tu le sais, tout le monde est équipé de paraboles et reçoit les chaînes satellitaires. J'ai moi-même participé à plusieurs émissions en direct sur la BBC Arabe (note . j'ai effectivement entendu Fouad intervenir en direct à au moins deux reprises alors qu'il se trouvait à Alep). Mon activité préféré était que, lorsqu'une télé diffusait « en direct » des manifestations, des affrontements, etc. je courrais, avec quelques amis, voir sur place se qui se passait. Dans 90% des cas, on tombait sur...rien. Je te le jure sur la tête des mes enfants.

Comment as-tu pu intervenir sur la BBC ?

Fouad : J'ai fait comme en Suisse. Je me présentais parfois comme quelqu'un de l'opposition pour qu'ils me permettent d'intervenir. Parfois je disais aussi que je ne suis ni d'un bord ni de l'autre mais que je me souciais de la situation dans le pays et aimerais dès lors donner mon avis et, surtout, un témoignage oculaire.

Talal : on a découvert à Homs, à Baba Amr, des locaux équipés de matériel électronique  et de communication assez sophistiqué. Tout ce qui est nécessaire pour « réaliser » des « sujets » à fournir à ces chaînes. (note : j'en ai envoyé plusieurs à nos médias. Aucun n'a été diffusé. Voici, pour rappel, le dernier, avec la traduction complète)

CNN et Danny fabriquent des massacres à Homs

Comment réagissent les gens à la vue des sujets diffusés sur Al Jazeera, Al Arabiya, BBC, CNN, etc. ?

Fouad : je ne me trouvais pas en Syrie au début des événements en mars 2011. Les gens m'ont dit qu'ils étaient très perturbés lorsqu'ils voyaient les images diffusées sur ces chaînes. Avec le temps, surtout après la démission spectaculaire du journaliste vedette d'Al Jazeera, Ghassan Ben Jeddo, ils ont commencé à réaliser que quelque chose n'allait pas. Certains m'ont raconté avoir eu la même réaction que moi : aller près des endroits montrés sur ces chaînes pour voir. Ils n'y voyaient rien. J'ai des amis de Damas qui, alors qu'ils circulaient à bord de leurs voitures à la place d'Al Abbasiyeen, ont entendu une radio étrangère dire que des manifestations anti régime monstres s'y déroulaient.

Talal : Le pire c'était Homs. On a découvert que les choses se préparaient depuis des mois, voire des années. Homs était préparée pour devenir le centre des opérations militaires. Une véritable petite ville souterraine était creusée et je ne puis m'empêcher de le reprocher aux autorités qui ont laissé faire je ne sais pour quelle raison. Ce n'est pas par hasard si, dès le début, des émirats ont été déclarés par ci par là autour de Homs et tout près des frontières avec le Liban. Les gens ont commencé à réaliser la réalité des choses lorsqu'ils ont vus leurs propres enfants montrés, morts, alors qu'ils étaient vivants.

Fouad : On entendait partout sur ces chaînes dire que l'armée tire sur des manifestants pacifiques. Je ne peux pas exclure que certaines bavures aient été commises mais qui parle des horribles bavures des armées américaines ou anglaises en Irak ? Je ne peux exclure ces bavures mais j'ai eu la certitude que, dans l'écrasante majorité des cas, ce sont ces gangs armés qui semaient la terreur obligeant l'armée, c'est son rôle, à réagir. J'ai souvent posé cette question lors de mes interventions sur BBC : il y a des manifestations à Hassaké (nord-est de la Syrie), à Kameshli, à Rakka et même quelques fois à Alep, pourquoi l'armée ne tire pas et pourquoi n'y a-t-il pas de morts ? Je n'ai jamais eu de réponse.

Que disent les gens en général lorsque vous leur parliez de ce qu'on voit sur les médias ici ?

Fouad : la plupart des gens sont surpris et ne comprennent pas. Ils sont en majorité très en colère notamment après les épisodes de ces soi-disant journalistes entrés clandestinement en Syrie. Alors que, je le sais, ils étaient très majoritairement favorables à une ouverture complète du pays aux journalistes et médias « pour qu'ils viennent constater de leurs propres yeux », ils disent maintenant comprendre parfaitement la position du gouvernement. Ils ont vu des militants dont les sujets ont été écrits à l'avance. C'est aussi ce que j'ai souvent dis lors de mes diverses interventions.

Et qu'elle est le sentiment des gens vis-à-vis des Occidentaux, de la Russie, de la Chine, des autres pays arabes, etc. ?

Talal : Là, les choses sont extrêmement claires. Je dois dire que j'ai constaté une véritable haine chez la plupart des gens que j'ai rencontrés. Curieusement, ou peut-être pas, cette haine est surtout ressentie vis-à-vis de la Turquie et...des pays arabes, surtout ceux du Golfe.

Fouad : Dis-toi bien que ces pays appellent ouvertement à armer les terroristes. Ce n'est pas surprenant. Ils ont armé tous les terroristes (islamistes) de la terre. Là où la surprise des gens était la plus grande, c'est de voir à quel point la haine de ces pays était grande. Même les vrais ennemis de la Syrie n'ont pas été aussi loin. Quelqu'un m'dit : tu vois, ils nous attaquent 24 heures sur 24, ils veulent armer les terroristes, mais on ne les entend même pas pour ce qui est des Ghazzaouis. On ne les a pas entendus dire qu'ils veulent les armer !

Talal : Oui, c'est tout à fait ça. Les gens sont sincèrement très reconnaissants à la Russie et à la Chine. Ils ne le sont pas aveuglément. Ils savent que le soutien de ces deux pays n'est pas entièrement dû à leur amour pour la Syrie mais cela leur importe peu. L'essentiel est le résultat et la non répétition du scénario, en 100 fois pire, à la libyenne. Les gens sont persuadés  que les Occidentaux veulent la destruction du pays et instrumentalisent leurs laquais de la région à cette fin.

Fouad : Ils ne sont pas idiots. Ils voient que la terre entière n'a plus qu'un seul souci, la Syrie et ça les surprend un peu. Tu sais, tout le monde le dit : quel que soit la main mise du « régime » sur le pays et quelle que soit sa force militaire, si, de nos jours, le peuple voulait vraiment la chute d'un régime, n'importe lequel, ce dernier tomberait. Mais la majorité de peuple ne le veut pas, peut-être pas pour le régime en soi, mais parce que les gens, toute confession et toute appartenance confondues, savent que l'arrivée de cette soi-disant opposition au pouvoir est synonyme de chao, guerre civile, morts et désolation. Les indices en sont innombrables. Les gens les plus simples disent : on n'a qu'à voir qui les soutient (les terroristes) pour savoir que ce n'est pas bon. En effet : l'Arabie Saoudite, le Qatar, le Turquie, les USA, la France, la GB, ça promet. Mais pas l'Irak, alors même que celui-ci est dominé par les Américains. C'est tout dire.

P. S. Cet entretien est authentique et les personnes concernées, réelles, sont prêtes à le confirmer. Notamment à des journalistes « avides » de vérité. Moi, je suis persuadé que cela n'intéresse pas ces derniers, lesquels  préfèrent se rabattre sur les opposants  uniquement (histoire de faire honneur à leur réputation de militants et de simple exécutants d'ordres) même si les histoires de ceux-ci, les opposants, sont fausses et fabriquées, y compris par les journalistes eux-mêmes. Nous attendons en effet toujours la suite de l'enquête concernant les attaques dont furent l'objet certains « opposants » de la part des services secrets syriens ici, à Genève.

Je crois que nous devrions attendre encore très longtemps.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : syrie, gowrié, opposition, france, usa, qatar, arabie saoudite, islamisme

27/02/2012

Les amis de la Syrie et la Nouvelle Constitution syrienne

La première chose qui frappe lorsque l'on regarde d'un peu plus près la liste des quelque soixante pays réunis à Tunis il y a de cela quelques jours, c'est qu'elle ne contenait que des...ennemis de la Syrie. Drôle de manière de déclarer son amitié. Je sais, on nous dira que les participants sont là par amour du « peuple » syrien.

Amour du peuple tunisien, égyptien, yéménite...libyen. Nous débordons d'amour pour ces peuples.

Petite question : les Saoudiens (on se le rappelle, de très grands démocrates où le rêve ultime des femmes est de conduire une voiture), Somaliens, Ethiopiens, Tibétains, Bahreinis, Irakiens...la liste est longue, ne méritent-ils pas un peu de notre amour aussi ?

Pour revenir à des considérations un peu plus terre à terre, on nous apprend que les Saoudiens ont claqué la porte déclarant que les conclusions/décisions finales de la réunion sont en dessous de tout. Ils ont dès lors décidé de faire cavalier seul disant que le départ du régime syrien est désormais leur objectif unique et qu'ils feront tout pour le réaliser, de gré ou de force.

On sait à peu près ce que signifie l'expression de gré. Là où les choses se corsent est lorsque les Bédouins nous disent vouloir faire partir Assad par la force.

Cela vous rappelle-il quelque chose ? Moi, oui.

L'histoire étant maintenant plus que connue, je me contenterai de l'évoquer : les Talibans en Afghanistan. Là aussi, les gardiens du temple (de la liberté et de la démocratie dans le monde) étaient derrière. Ainsi, c'est presque tout aussi hystériquement que son ambassadrice auprès de l'ONU que Madame Clinton a déclaré, la conférence à peine terminée, que le CNS « est » le représentant légitime de la Syrie, que les USA feront tout ce qui est en leur pouvoir pour faire partir le président syrien y compris en armant et en équipant les insurgés, lesquels sont déjà largement infestés de jihadistes irakiens, jordaniens, libyens, qataris, saoudiens, égyptiens...(pour la petite histoire, les Américains se sont empressés de corriger quelques heures après disant qu'ils voulaient parlé de la représentation de l'opposition syrienne, non pas de la Syrie).

L'histoire se répète. Il se trouve juste que, comme pour tout le reste, la Syrie n'est pas l'Afghanistan, 2012 n'est pas 1979 et...la Russie de 2012 n'est pas lURSS de 1979.

Enfin, même l'ONU a dû reconnaître que des exactions pouvant être qualifiées de crimes contre l'humanité ont été commises par les groupes armés semant la terreur en Syrie. Les USA et leurs amis se trouvent dès lors de facto responsables, voire même coupables, de ces mêmes crimes. Je sais, pour des gens qui ont massacré plus de 500'000 irakiens, soutenir des gangs armés...

Pour ce qui est de la nouvelle Constitution Syrienne, dont les points les plus importants sont l'abrogation de l'article faisant du Baath le parti unique et leader du pays, de limiter l'exercice de la fonction présidentielle à deux septennats consécutifs et l'instauratLogo constitution française.PNGion du multipartisme, les réactions n'ont pas manqué. Les plus drôles étant bien évidemment celles de nos amis Français. La stupidité n'ayant pas de limites, les plus hauts responsables de ce pays ont qualifié cette constitution de mascarade. Savez-vous pourquoi ? Parce que le Président syrien garderait l'essentiel de ses prérogatives, savoir être le chef des forces armées et de nommer le premier ministre et les ministres. Il y a en arabe un proverbe dont la traduction donnerait à peu près ceci : si tu ne peux ressentir la honte, alors fais ce que tu veux.

Je vous invite juste à lire la Constitution de la République Français, notamment les articles 5 à 19, consacrés au Président de la République.

Je me suis permis de surligner, en jaune, les passages les plus savoureux de cette constitution, sublime.

 

15/02/2012

Syrie (Russie,Chine) : la victoire est proche. USA (laquais et bédouins) : la défaite est imminente

Je n'aime pas d'habitude le jeu des pronostics et préfère me contenter de relever les faits. Il se trouve que les développements hystérico/rapides de ces dernières vingt quatre heures et le fait que les Bédouins n'aient laissé que 24 heures, aussi, à la Syrie pour survivre, me poussent à tenter l'exercice.

A propos de développements, en voici quelques perles.

1.  Les Bédouins.

  • Après le Qatar, c'est maintenant l'Arabie Saoudite qui monte au front. Il parait, selon certains, que le roi, dans un langage et une posture totalement maîtrisés, a qualifié le double véto sino-russe de de "déni de justice". Pour un pays qui n'a même pas de Constitution, où le rêve ultime d'une femme est de conduire une voiture, c'est un véritable exploit.
  • Le Qatar semble être en ébullition...hystérique. Certaines rumeurs font état d'un «presque» coup d'état, de Hamad contre Hamad. Premier ministre vs Emir. D'un autre côté, il semblerait que le torchon brûle entre les bédouins Qataris et leurs «frères» Saoudiens. Une vidéo montrerait Hamad, PM, critiquant les Saoudiens et appelant à un changement de régime.
  • Au Bahreïn, la police, aidée par les forces...saoudiennes, mâte des manifestants...pacifiques.

2.  Syrie. En préambule, n'en déplaise aux marchands de malheur, confectionneurs d'articles malfaisants et propagandistes fondamentalo/Otanistes, il ne se passe pour ainsi dire plus grand-chose en dehors des dernières poches de résistance à Homs.  A Homs, justement, « ville martyre », selon les têtes de ponts de l'offensive médiatique occidentale, les manifestants « pacifiques » se révélèrent être des combattants jihadistes dont le nombre pourrait avoir avoisiné les 12'000. Je mets cela au passé car cela semble n'être bientôt qu'un très mauvais souvenir. Des milliers semblent avoir été capturés et d'autres se livrent par centaines. Quelques centaines semblent cependant avoir pris la fuite en direction des montagnes sur la frontière libanaises, où les attendait l'armée de ce pays. Aux dernières nouvelles, des dizaines de Qataris et de Saoudiens semblent faire partie du lot. C'est pour cette raison que le Qatar aurait proposé d'échanger ses « terroristes » capturés contre le retour du calme à Homs. Refus total des autorités syriennes qui auraient envoyé un message aux bédouins leur signifiant que le calme reviendra à Homs que ces derniers le veuillent ou non.

3.  Swisscom osdh homs, etc..JPGLes USA et les laquais. Grande, que dis-je immense, incommensurable surprise du jour est la déclaration de « Super Juppé » : une intervention militaire en Syrie ne peut en aucun cas être envisagé. En creusant un peu, on découvre la saleté de la guerre que ce larbin a essayé de mener contre la Syrie dans son expression la plus classique et la plus abjecte. Des officiers et...des « snipers » Français auraient été capturés à Homs. Les cartes dont disposent la Syrie, hors Russie et Chine, semblent donc nombreuses. Et alors que, selon l'OSDH, source d'informations au combien précieuse pour les remplisseurs de colonnes de journaux ici, nous indique que 2 roquettes s'abattent sur Homs « chaque minute » (lisez bien 2 roquettes/minute), ce qui donne 120 à l'heure et 1'200 en dix heures, on est surpris de voir que, selon bluewin.ch et l'OSDH,  seuls six personnes (on n'oublie pas de préciser « civiles) ont été tuées. Il y a quand-même des miracles dont on a de la peine à saisir le sens : 1'200 roquettes, six tués...

Ce n'est pas tout. Selon le même article, les fous du régime tirent maintenant « sans discernement » sur les zones civiles de Homs. Ce depuis le 4 février.

1'200 roquettes/jour = 12'000 (douze mille roquettes depuis le 4 février)

Sans discernement = sans distinction = aveuglément

Sur des zones civiles = où il y a de la population civile = zones pas vides

Même en prenant les chiffres des valeureux journalistes de Bluewin.ch (alimentés par l'OSDH), c'est-à-dire 300 tués, cela nous donne 40 roquettes pour une personne tuée. Décomptes macabres ? Non, médias macabres, journalistes macabres, autorités défaillantes, surveillance nulle, éthique absent, professionnalisme inexistant. Pis, comme me l'a ouvertement dit un jour un responsable de l'information dans un média romand : on ne s'adresse pas forcément à des gens qui ont votre faculté d'analyse. Voici comment j'interprète ce « compliment » : nous mentons et nous comptons sur des imbéciles pour nous croire. Voilà le fond du problème : une infime minorité a le temps, l'intérêt spécifique et la volonté de vérifier les âneries dont on nous gave à longueur de journée.

Voici maintenant un souhait, sincère : si la Syrie devait être le point de départ de la défaite des Américains et leur laquais, je n'oublie bien sûr pas les bédouins, il faut alors espérer que cela puisse être la fin de ce panarabisme qui leur a tant coûté. La fin de ce cauchemar inutile, malfaisant et coûteux, à tous les points de vue. Le point de départ de la défaite de ce mal absolu qu'est le fondamentalisme islamiste. Que les bédouins continue à le pratiquer, chez eux, comme bon leur semble, mais chez eux, si cela leur fait à ce point plaisir. Une Syrie où la religion n'est qu'une religion et non pas un système politico/socialo/doctrinaire ramenant l'homme soit à l'état d'une bête dénouée de tout discernement, soit une bête sauvage assoiffé de sang. Où la religion est écartée du pouvoir, y compris pas la force. C'est la seule garantie d'un état moderne, libre et démocratique.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : syrie, usa, france, gowrié.juppé, bédouins, qatar, islam, médias, bluewin

06/02/2012

Véto sino-russe et cercle des amis de la Syrie

 

Voici en quelques mots le résumé de la soirée de samedi au Conseil de Sécurité à New York. Je ne vais ni qualifier ni analyser le double véto, historique, de la Russie et de la Chine (cette dernière n'avait pas besoin de le faire mais elle l'a fait tout de même) mais surtout les réactions violentes et inédites, à l'intérieur et extérieur de ce même Conseil de Sécurité à la suite de ce vote. La rapidité des «  décisions » notamment française et américaine prouvent la justesse de celles de la Chine et de la Russie.  Français et Américains n'ont pas fait leurs déclarations en réaction au double véto, leurs discours étaient déjà prêts : « nous allons continuer et intensifier notre aide aux forces de l'opposition syrienne ». Tout est dit. Quelques minutes après, on apprenait aussi la constitution du « Cercle des Amis de la Syrie ». Cela vous rappelle quelque chose ?  Mais si, la Libye. Ça a commencé comme cela. La Russie avait donc raison sur toute la ligne, le scénario libyen était déjà sur le tapis. Continuer et intensifier l'aide ? Continuer à fournir armes, munitions, aide militaire et logistique, renseignements ? Oui.

Dans le temps l'Arabie Saoudite en avait le monopole, le Qatar prend maintenant le relais : financer et armer tous les mouvements jihadistes et salafistes possibles et imaginables. Les Talibans furent créés par les Américains , armés, soutenus et financés par les Saoudiens. Les terroristes d'aujourd'hui sont mis en place paNous avons créé AlQaida.JPGr les Américains et les Français et se font armer et financer par les Qataris. Je me permets à ce propos de rappeler encore une fois que le chef militaire de la région de Tripoli, en Libye, est le numéro deux d'Al Qaïda dans la région, rien de moins que cela.

Toute la stratégie des Occidentaux consiste à donner la possibilité au insurgés de contrôler un point d'entrée en Syrie, tous les efforts des autorités syriennes consiste à éviter une telle éventualité à tout prix. Ce n'est pas pour rien que, depuis le premier jour, oui le premier jour, on tourne systématiquement autour des mêmes points : Deraa (frontières jordaniennes), Zabadani (frontière libanaises), Homs (frontières libanaises), Idlib et Jisr el Choughour (frontières turques) et ainsi de suite. Il est par ailleurs plus qu'étrange de constater que les essais sur les autres frontières, Deir el Zor et Boukamal (frontières irakiennes) et Hassaké (frontières turco-irakiennes), sont restés sans lendemain. La Syrie entre donc parfaitement dans le plan global de remodelage de cette partie du monde. La Russie ne s'en est malheureusement rendue compte que tard, mais assez à temps pour déclencher l'énorme colère des Occidentaux, lesquels savent qu'ils ne pourront pas faire plier les Russes, surtout pas économiquement.

Revenons aux « essais » abandonnés. Au sud -est et à l'est, il y a l'Irak qui semble avoir complètement échappé au contrôle des Américains et refuse obstinément d'entrer dans leur jeu. Au Nord, le cas de la Turquie semble un peu plus compliqué mais le silence assourdissant et très abrupt de celle-ci est plus que significatif. On ne parle même plus du soi-disant camp de réfugiés syriens sur la frontière et l'Armée Syrienne Libre, ASL, semble avoir complètement disparu de la région, à l'exception de son chef : Riad el Assad. Selon certaines sources, les autorités syriennes auraient fait prisonniers des dizaines d'agents turcs et que la Turquie négocierait le libération de ceux-ci et, surtout, la non diffusion de leurs aveux contre la livraison de ce colonel. Un premier échange avait déjà eu lieu il y a de cela quelques semaines (plusieurs agences l'ont rapporté), celui concernant le commandant déserteur Hussein Harmouche.

Et la suite ?

Ma réponse peut paraître étrange mais j'y crois vraiment : il ne faut pas qu'il y ait un...vainqueur . Comme tout porte à croire que, militairement, ni cette ASL ni ses soutiens ne pourront faire le poids et  si l'on veut vraiment éviter un bain de sang qui, hélas, ne servira à rien, il faut se battre pour une solution à 100% syrienne. S'être dépêché pour tomber dans les bras des Américains, Français, Anglais et quelques autres larbins de moindre importance fut et est toujours une faute impardonnable. Je lisais l'autre jour une comparaison assez pertinente et étrangement actuelle entre ce Bourhan Ghalioun, sorti de nulle part (en fait du chapeau des Occidentaux) et propulsé Président du Conseil National Syrien et Ahmed Chalabi, placé à la tête du Congrès National Irakien, afin de faciliter l'invasion de l'Irak. CNS, CNI, on ne sait plus où donner la tête. Charlatan, totalement inconnu voire insignifiant, aucune assise populaire, ne représentant que lui-même. Où se trouve ce Chalabi aujourd'hui ?  Regardez cet article, écrit en 2004 déjà.

 

Ahmed Chalabi : où est-il ?

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ahmed_Chalabi

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : chine, russie, véto, chalabi, ghalioun, qatar, syrie

03/02/2012

Les bédouins et les chameaux

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En préambule et à propos de mon encadré journalier jaune, je suis heureux de citer le billet d'un autre blogueur, que le responsable des blogs TDG a lui-même référencé dans sa "sélection de tous les blogs". Il y rend un hommage terrible à la TSR, télé publique à redevance, soumise à l'article 93 de la Constitution Fédérale.

La malformation des télévisions romandes

Article 93 de la Constituion Fédérale

 

Ainsi, le projet des bédouins est totalement vidé. Après la lamentable prestation au Conseil de Sécurité du leader du pays le plus puissant du monde, le Qatar, où il arrivait à peine à déchiffrer ce qu'on lui avait écrit, toutes les demandes, pardon, menaces et ordres, donnés par les bédouins à la Syrie sont supprimés :

On n'exige plus le départ du Président Syrien

On n'exige plus son remplacement par le vice-président

On n'exige plus des sanctions, de quelque nature que ce soit.

Les sanctions économiques des bédouins doivent être levées.

Nulle part dans la résolution ne doit être mentionnée même l'éventualité d'une intervention militaire. On se demande d'ailleurs pourquoi les USA et leurs vassaux mourants ont tellement besoin de cette « autorisation ». Ils ont bien passé outre en Serbie et en Irak ! Auraient-ils...peur ?

On exige, en revanche, l'arrêt de toutes les livraisons d'armes (mais uniquement celles destinées aux terroristes, pardon, manifestants pacifiques).

On demande très gentiment aux Syriens de réaliser les réformes qu'ils ont commencé à entreprendre.

La Russie continuera ses livraisons d'armes au pays « souverain » qu'est la Syrie.

On ne leur met plus de limite de temps (dans le projet de départ, c'était : deux semaines, trois jours, 24 heures et que sais-je encore, sinon...)

Les autorités syriennes et l'opposition (attention opposition et non pas les traîtres, c'est-à-dire seulement ceux qui n'ont jamais appelé à une intervention étrangère) iront négocier à...Moscou, au nez et à la barbe de tout le monde.

Eh oui. C'est ainsi que vont les choses.

Je vous le disais, un nouvel ordre mondial est, peut-être, né. C'est salutaire et jubilatoire.

Défaite en Irak, au prix, malheureusement, de centaines de milliers de morts innocents

Défaite en Afghanistan, les Talibans reviennent au pouvoir.

Défaite mémorable, je le souhaite, en Syrie.

Les USA et les vassaux doivent se contenter des fondamentalistes islamistes qu'ils ont crû installer en Tunisie, Libye, Egypte et Yémen. Crû parce que la prochaine étape, des fondamentalistes, c'est l'Europe décadente et en faillite.

La civilisation est née en Syrie, il y a de cela plus de six mille ans.

L'alphabet y fut inventé plus de trois mille cinq cents ans en arrière.

Le Christ a choisi sa langue, l'Araméen/Syriaque, pour enseigner.

Les nouveaux maîtres du monde ont 236 ans, 6200 ans de moins que la Syrie. Dans cinq mille ans, s'ils sont encore là, ils auront 5236 ans, mais toujours 6200 de moins que la Syrie.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : qatar, arabie saoudite, syrie, tsr

11/01/2012

Qatar, Turquie, Tunisie et les autres : plus dure fut la chute

J'avoue ne pas savoir comment commencer ni où me donner la tête. Je voulais écrire un billet sur l'affaire de la BNS, suite à celui que j'ai publié lundi et voilà que le Président Syrien prononce un discours assez important, que l'Emir du Qatar se fait proprement mettre à la porte alors que sa visite, avec une suite imposante, en Mauritanie venait à peine de commencer et qu'en Tunisie, les islamistes « soft » d'Ennahda (grande fierté des gouvernements et, surtout, médias occidentaux) n'ont même pas pu attendre les 12 mois réglementaires pour annoncer, à leur tour après les frères musulmans d'Egypte et les démocrates libyens commandés par un chef d'Al Qaïda, qu'à « long terme », le Califat est le but ultime de la « révolution ».

1.       Commençons avec ceux-là, justement. Il est presque minuit, Arte diffuse un reportage consacré à la Tunisie « d'après Ben Ali ». A un moment donné, un des enfants chéris de nos médias d'ici, le premier ministre tunisien, Hamadi Jebali, accompagné de deux représentants du Hamas, lance : c'est ici que commence, inchalla, la libération de Jérusalem, c'est d'ici que se déclarera, inchalla, le 6e Califat. On a plutôt l'habitude d'entendre cela dans la bouche de feu Oussama ben Laden. Bien évidemment, ce ne fut qu'une facette de la partie émergée de l'iceberg car, presque au même moment, l'Imam de la Grande Mosquée de Kairouan déclarait « textuellement » qu'Islam et laïcité sont incompatibles.

Il n'y a effectivement que chez nous que des « spécialistes » de la région et de l'islam, ainsi que "l'excellent Juppé" considèrent que cette compatibilité est parfaitement possible.

2.       Pour ce qui est du Qatar, il semble bien que de Nouakchott à Bagdad et Beirut, en passant par Alger, Le Caire et même, peut-être, Riyad, on  commence à en avoir assez. Le Bédouin a déjà mangé son pain blanc.

Voici un joli commentaire d'avant la visite de Hamad, l'Emir, en Mauritanie

http://www.slateafrique.com/80511/mauritanie-visite-de-le...

Et en voici un autre, après.

http://lavoixdesmartyrsdelaplume.over-blog.com/article-ma...

...et un autre

http://lecalame.info/contenu_news.php?id=2610

Ainsi, tous ces dizaines de milliards de dollars n'auraient servi à rien. Bientôt, l'Emir et sa chaîne Al Jazeera, peut-être même quelques succursales de celle-ci ici, apprendront que la Réal Politique prendra le pas, qu'il a eu sa petite heure de gloire, qui aura tout de même duré un an et qu'il devra dorénavant se contenter de dépenser ses milliards dans des loisirs plus « conformes » à son histoire : immeubles, voitures luxueuses, harem, balades sur les bords du Léman, etc. Il est fort à parier que le grand partisan de cet échec soit le Président syrien, je veux dire la résistance de ce dernier, qui commence à porter ses fruits.

3.       Avant de parler du discours du Président syrien, signalons seulement les réactions, étrangement mollassonnes, de l'Ottoman Erdogan et du Gaullois Juppé. Il y a de cela quelques semaines seulement, ils ne tarissaient pas de commentaires quotidiens sur la nécessité, que dis-je, obligation, pour le Président Syrien de quitter le pouvoir...sinon.

Cela semble avoir fait pschitt. Dès lors :

4.       Contrairement à ce que beaucoup de pseudo analystes croient ou prévoient, le dernier discours du Président Assad ne démontre nullement une déconnexion de la réalité mais, tout au contraire, une parfaite connaissance de se qui se passe. Les Syriens savent ce qu'ils peuvent et ne peuvent pas faire. Ils savent exactement sur qui compter. La semaine dernière, les « mini » manœuvres militaires, consistant uniquement au lancement de missiles « longue portée », n'étaient destinées qu'à être repérées par les satellites espions américaines. Ces missiles ont atterri dans le désert...iranien.  Assad, malgré des pressions immenses, a promis de frapper les terroristes avec une main de fer. Entre nous, c'est bien le souci principal des Américains, non ? Je me trompe ? Oh, ces derniers disent que les opposants en Syrie sont « pacifiques ». Il y a quelque chose, encore un, que je ne comprends pas : Il y a de cela quelques semaines, le Président syrien a appelé les insurgés à remettre leurs armes aux autorités, tous les insurgés. Quelques minutes après seulement, le département d'état des USA, affaires étrangères, a conseillé à ses opposants de ne pas le faire. Serait-ce un aveu claire que ceux-ci sont armés ?

Pour ce qui de l'Ottoman, il semblerait que les forces de sécurité syriennes aient capturé une bonne quarantaine d'officiers turques sur le territoire syrien, ce qui expliquerait le silence soudain d'Erdogan. Le bédouin qatari semble aussi très en retrait en ce moment. Je mettrai tout cela au conditionnel mais il semblerait que certains, en Syrie, ont en leur possession des enregistrements très compromettants concernant le bouillant premier ministre et ministre des affaires étrangères du Qatar. On a par ailleurs déjà entendu un de ces enregistrements circuler sur le net. Dans celui-ci, le premier ministre du bédouin parle de tout, sauf d'éloges, à l'encontre du souverain saoudien. Ambiance.

La Syrie semble être sur le bon chemin pour gagner la partie. C'est tant mieux. Aaprès les mésaventures islamistes et islamisantes de la Tunisie, Libye et Egypte, la Syrie est, comme d'habitude, le dernier rempart contre les fondamentalistes.

Je vous le dis comme je le pense : entre un gouvernement autoritaire quelconque et les salafistes/talibans, je n'hésite pas une seconde.

P. S. Je sors un peu du sujet mais aux nouvelles de ce matin, il semblerait que les Américains veulent se débarrasser de certains de leurs « invités » à Guantamo et cherchent des pays pour les accueillir. La France déclare être favorable pour en accueillir quelques uns. Ceux qui ont été emprisonnés à tort et dont les aveux leur ont été arrachés par la torture. Ah bon ? Les Américains pratiquent la torture ? Et le fameux rapport annuel sur l'état des droits de l'homme dans le monde, est-ce le Saint Esprit qui le publie ?

 

12:11 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : syrie, suisse, tsr, média, médias, qatar, france, juppé, erdogan, usa, opposition, printemps arabe, assad

01/12/2011

La Russie et la nouvelle guerre froide

Après un premier envoi, il y a de cela deux semaines, la Russie vient de compléter sa présence militaire sur les rives orientales de la Méditerranée par l'expédition de la deuxième partie de sa flottille de guerre, dirigée cette fois-ci par le porte-avions Admiral Kouznetzow. La même Russie vient aussi de demander aux occidentaux et leurs laquais locaux « d'arrêter » de menacer la Syrie car cela ne servira à rien. Ce n'est plus un message, c'est une déclaration claire. M. Lavrov vient au surplus de déclarer que son pays n'arrêtera sous aucun prétexte ses livraisons d'armes à la Syrie.

D'un autre côté, les occidentaux, et leurs laquais locaux, emmenés par les Ottomans, devenus totalement incontrôlables, ont décidé d'augmenter leurs pressions et d'engager de nouvelles sanctions contre la Syrie. Je crois que la boucle est maintenant bouclée.

Nul besoin d'avoir une grande expérience de la vie pour comprendre que dans n'importe quel affrontement, la meilleure façon de perdre est de ne point laisser une porte de sortie, honorable ou non, à l'adversaire. C'est pourtant la faute ultime que viennent de commettre les adversaires de la Syrie. Pour ce qui est des sanctions, au-delà même du fait que leurs effets seront négligeables, tout le monde sait que lors d'un changement quelconque dans la vie d'un peuple, le moment le plus difficile à vivre est précisément celui de passage de l'état d'avant à celui d'après. Au-delà, le temps que les gens s'habituent à la nouvelle donne, les effets s'estomperont. Il semblerait même que dans ce cas la Syrie ne soit pas forcément la plus grande perdante dans l'affaire. Ses voisins immédiats, les Ottomans mis à part, viennent de déclarer qu'ils n'appliqueront pas les sanctions. Pour ce qui est des produits pétroliers, les Iraniens viennent même de déclarer qu'ils répondront à tous les besoins de la Syrie.

Il ne restera plus que l'option de la guerre. Pour cela, même s'il ne s'agira que de la poudre aux yeux, il va falloir inventer une raison et...une couverture que d'aucuns appellent légale, entendez le Conseil de Sécurité. Cette dernière étant impossible, les ennemis de la Syrie l'agresseront...sans raison.

Revenons au début de cet article. Alors même que je crois le signal envoyé par la Russie d'une extrême clarté, il me paraît difficile, mais pas impossible, que celle-ci intervienne directement dans le cas d'un éventuel conflit armé. La stratégie occidentale, consistant à bombarder « d'en haut » tout en se protégeant des ripostes en détruisant en premier les moyens de défense anti-aériens, les Russes fourniront aux Syriens, via les installations qu'ils sont en train de mettre en place, les moyens nécessaires, essentiellement les renseignements et les systèmes électroniques de détection et de guidage, pour compenser cette éventuelle perte. Par la suite, les dégâts que les Syriens pourront infliger aux agresseurs seront énormes. Ce sans même parler de leur capacité à étendre le conflit sur toute la région.

Je ne crois pas que le courage légendaire des britanniques, Cher Monsieur Hayoun, n'y changera quoi que ce soit.