10/10/2011

Presse romande : on touche le fond

Des deux choses l'une :

1.       La presse romande a complètement perdu la tête

2.       Elle se fait payer pour nous sortir autant de sottises en si peu de temps

Quoi qu'il en soit, ces soi-disant journalistes devront un jour en payer le prix. Chaque jour qui passe réduit  encore plus la confiance qu'en ont les gens. Ils savent déjà que personne ne croit plus à leurs histoires.

Entre mardi et jeudi, la totalité de la presse romande, je dis bien la totalité : Le Temps (devenu en très peu de « temps » un tabloïd), le Matin, la Tribune de Genève, n'avaient plus de sujets à traiter sauf, de nouveau, cet opposant syrien qui se serait vu mettre du papier dans le pot d'échappement par un agent des services secrets syriens. Lequel agent serait arrivé dans les valises de l'équipe de diplomates venus à Genève pour la dernière session du Conseil des droits de l'Homme. Le Matin a même réussi l'exploit de photographier l'agent secret en question.

On touche vraiment le fond. Ce n'est plus la honte qui doit vous habiter mais plutôt le dégoût.

Alors que ces journalistes ne se préoccupaient déjà que très peu du contenu et de la véracité de ce qu'ils publient, ils se font maintenant berner par un déséquilibré agité (qui se trouve aussi être un islamiste élève de l'ancien Imam de la Mosquée de Genève).

Je vous demande très sérieusement et très sincèrement et de me dire si je me trompe :

1.       Les agents secrets syriens, arrivent, comme ça, à Genève avec pour mission de traquer cet opposant dont pratiquement personne ne connaît l'existence réelle. La Tribune de Genève elle-même écrivait qu'il n'arrivait à réunir guère plus que 15 personnes lors de ses manifestations. L'agent, que cet opposant, ainsi que les journalistes, connaissent et photographient, se ballade tranquillement, sabote la voiture de l'opposant et rentre tout aussi tranquillement, sans que personne ne s'en préoccupe : ni la police, ni les services secrets suisse, ni personne d'autre.

2.       Plus grave, beaucoup plus. Les journalistes, ayant perdu tout sens du professionnalisme, répètent « bêtement », il n'y a pas d'autres manières de le dire, mot pour mot ce que ce mégalo leur raconte, entre autre la soi-disant nomination d'une Consule de Syrie à Genève, laquelle serait alliée à l'aile dure du régime ! Le journaliste en question, Tribune de Genève, n'a même pas pris la peine de vérifier de qui il s'agissait. A lui, ainsi qu'à tous les autres professionnels du journalisme, je dis : la Consule en question était déjà en poste de...2000 à 2005. Que, selon les usages diplomatiques, elle est repartie vers une autre mission jusqu'en 2008 pour revenir encore une fois à Genève en...2008. Elle est donc, Monsieur le professionnel de la propagande, ici depuis trois ans, et 8 ans en tout en incluant sa première nomination.

La Consule, qui vient, selon le super journaliste, d'arriver, est là depuis plus de 8 ans. Quelle professionnalisme.

Je vous lance, ainsi à qui le veut, un défi : répondez- moi si vous le pouvez.

Soyez un homme et répondez-moi. Ne vous cachez pas derrière les papiers recyclés de votre journal.