12/06/2012

Selon Lavrov, USA, France et GB sont les responsables directs de la situation en Syrie

Dans un précédent billet, où je parlais de l'ours et des idiots, j'avais écrit qu'en d'autres circonstances et en d'autres lieux, même un âne aurait compris. Il faut croire que les cités dans le titre doivent être encore plus bêtes que les ânes, maintenant qu'on sait qu'ils sont plus criminels que les pires des assassins.

Je ne me rappelle même plus le nombre de fois où les Russes et les Chinois ont clairement et par avance informé les autistes de la futilité de leurs innombrables essais contre la Syrie. Rien n'y fait. Un ping-pong sans fin entre le Conseil des Droits de l'Homme et le Conseil de sécurité, avec des passages furtifs à la Ligue des Bédouins, histoire d'arracher, à force de lassitude, une résolution autorisant les ennemis de la Syrie à y intervenir « militairement ». Comme si les criminels cités plus haut en avaient vraiment besoin. Comme si, pour intervenir et ravagé la Serbie ou l'Irak, ils avaient auparavant consulté cette Assemblée.

Lavrov a, pour la première fois depuis le début de la crise syrienne, désigné très clairement les acteurs de celle-ci : les USA, la France, la GB et les bédouins des pays wahhabites où les femmes n'ont même pas le droit de conduire (ni de sortir avec des ongles vernis)

Femme saoudienne défie la police religieuse.JPG

Jamais, je dis bien jamais, dans l'histoire, une « affaire » n'avait touché autant au sordide. Les pires criminels, arriérés mentaux, associés à des salafistes et des terroristes, proclament la liberté et la démocratie pour le peuple syrien. Les Occidentaux nous font maintenant le coup de la guerre civile totale en Syrie. Je repose la question : guerre civile entre qui et qui ? Entre l'armée nationale d'un pays souverain et des bandes de terroristes financés, Lavrov l'a dit cette fois-ci clairement, ouvertement par les criminels cités plus haut ? On craint une guerre civile mais on finance, fournit et aide logistiquement l'acteur principal de cette éventuelle guerre, les terroristes ?

Comme il ne fait plus le moindre doute que les gesticulations fiévreuses des Français, Américains et Britanniques pour obtenir une résolution au Conseil de Sécurité  sous le chapitre 7, qui permettrait éventuellement une intervention militaire dans le pays, ne sont que de la poudre aux yeux destinés essentiellement à se donner bonne conscience car, le monde entier le sait aussi, aucun des protagonistes n'a ni l'envie ni la capacité de le faire, on a du coup choisi la voie la plus simple, pour eux, mais la plus coûteuse, notamment en vies, aux Syriens : la guerre civile.

Je ne sais vraiment pas comment tout cela finira. Je ne sais si une faction l'emportera sur l'autre. Je ne sais si les Syriens sauront éradiquer ce poison qui leur a été injecté par des criminels sans foi ni loi. Mais j'espère.

J'espère qu'un jour, une fois les choses rentrées dans l'ordre, en la défaveur des précités, que ceux-ci seront lacérés par le même feu qu'ils ont allumé là-bas. Qu'ils puissent goûter aux mêmes malheurs qu'ils essaient d'infliger aux autres.

Ce n'est peut-être pas chrétien, mais ce n'est que justice.

 

20/02/2012

Printemps arabe, Syrie : état des lieux

Voici, alors que certains peuples « libérés » fêtent le premier anniversaire de leur marche vers la démocratie et la liberté, le bilan, officiel, de ces évolutions « historiques ».

1.  Libye. Je commence par ce pays car ici, l'exploit démocratique dépasse toutes les prévisions les plus optimistes. Le soi-disant état libyen ne contrôle en réalité rien et tout est aux mains des milices, pardon, manifestants pacifiques protégés par les avions américains, britanniques et français. Les viols, exactions et tortures se pratiquent à une très grande échelle dans les geôles de ces derniers. Une information sur plusieurs médias faisait même état de la mort sous la torture de la journaliste Hala Misrati. Cette information a été démentie, puis confirmée, pour être de nouveau démentie. Personne en revanche n'a nié les viols et tortures quitidiens de la journaliste. Ni le Conseil de transition, ni les libérateurs, dont la valeur suprême est la défense des droits de l'homme de par le monde, n'en ont dit quoi que ce soit. L'exploit de ceux-ci est historique car, non contents de leur succès afghan, ils ont réussi l'installation d'un nouvel  Afghanistan en Libye. La seule différence est que celui-ci se trouve à nos frontières, chez nous, pour ainsi dire. A propos du Conseil National de Transition (on se demande transition de où et vers où), celui-ci vient d'ébaucher un énième projet de la constitution de la Libye nouvelle. Une grande avancée par rapport à celle qui a été tuée par NOS grands démocrates. En effet, elle prévoit de supprimer les « quelques » sièges prévus pour les femmes dans l'Assemblée Populaire, je crois que c'est comme cela qu'ils l'appellent.

On me posera bien évidemment la question éternelle, et stupide, habituelle : auriez-vous préféré la situation d'avant. Eh bien la réponse est on ne peut plus simple : toute action est à évaluer par son résultat, son bilan. L'état n'existe pas (comme en Afghanistan), les milices font régner la terreur (comme les Talibans) et personne ne peut rien dire, tortures, viols, exactions, meurtres. Les criminels (Sarkozy, Cameron, Juppé...) ainsi que certaines institutions de défense des droits de l'homme ont certainement un autre avis. Il est vrai que la préoccupation première de ces derniers en ce moment est...la Syrie.

Dans une Europe à l'agonie et à vendre, ce sont maintenant les bédouins qui dictent les limites de la morale et des droits de l'homme. Le retour de la Russie sur la scène mondiale est dès lors salutaire. Il faut juste espérer que les Russes puissent continuer dans la durée. Ils peuvent en tout cas faire face au « coût » financier de leurs ambitions.

2.  Le Koweït. Il y avait, paraît-il, des élections législatives la semaine dernière, ou celle d'avant. Le refrain est habituel : victoire écrasante des islamistes avec, dans ce cas aussi, un petit bonus, devenant lui aussi habituel, les quatre ou cinq femmes qui faisaient de la figuration dans l'ancienne Assemblée ont toutes été éjectées.

3.  La Tunisie. Ici, tout va bien. Les chefs des manifestations « pacifiques » d'avant Ben Ali, viennent de déclarer que les manifestations, grèves et settings seront...interdits.

4.  Egypte. Même chose, à quelques détails près, que la Tunisie. L'armée semble bien décidée à dire que les plaisanteries n'ont que trop bien duré. Les réalisations de la « révolution » sont immenses : pays au bord du chao, tourisme à zéro, les salafistes partout et je n'oublie bien sûr pas, dans ce cas, le sort réservé au Coptes.

5.  La Syrie. Il y a de cela quelques semaines, certains blogueurs, amoureux fous d'Al Jazeera et Al Arabiya, se frottaient les mains : l'ASL (traduisez Armée syrienne Libre) est à 500 mètres du palais présidentiel. Malheureusement, pour eux, les rigolos terroristes ont été laminés et poussés, presque tous, à Baba Amr, à Homs. Baba Amr où, aux dernières nouvelles, demandant encore confirmation, un lieutenant colonel des renseignements français, quelques officiers qataris ET britanniques, auraient été capturés. Je ne sais pas si cela est vrai. Je constate seulement que Haig et son patron, Cameron, sont maintenant parmi les plus ardenst défenseurs de la « non-intervention » militaire. Pour revenir aux amoureux d'Al Jazeera, ils nous annoncent la fin du régime syrien parce que la manifestation de samedi s'est déroulée à quelques centaines de mètres du même palais présidentiel. Quant le ridicule ne tue pas.

6.  Les médias. Je ne pouvais bien évidemment pas les oublier. J'ai, dans mon avant dernier billet, déjà parlé du magnifique article de Bluewin.ch, parlant de deux roquettes tirées par minute sur Homs. Je vous ai aussi présenté un joli calcul : cela fait 12'000 roquettes par jour. Avec une charge explosive de 3 kg par unité, pas plus, on obtient presque quatre tonnes. Je vous laisse imaginer les dégâts que cela peut causer. Pourtant, Bluewin.ch nous parle de...6 morts.

Dans ce billet, je vous laisse parcourir un article paru dans un journal très sérieux, Le Monde. Cet article m'a été envoyé par un lecteur que je respecte et remercie. Lisez surtout cette magnifique phrase, que j'ai soulignée en jaune. L'exploit « journalistique » dépasse tout ce qu'aurait pu produire l'imagination la plus fertile. A noter que l'auteure est, de nouveau, une spécialiste de la question, doctorante à l'école des hautes études en sciences sociales. Celle-ci nous dit que si « elle veut préserver sa révolution pacifique (elle a mis ces deux derniers mots entre parenthèses) l'opposition, tant civile que militaire... ».

Le Monde.fr.JPG

Une toute dernière chose. Alors que même les Américains ont dû se résoudre à conclure que tous les attentats commis à Damas et à Alep sont l'œuvre d'Al Qaeda, nos valeureux journalistes persistent et signent : c'est le régime qui a fait cela.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : printemps arabe, syrie, journalistes, médias.gowrié, le monde, bluewin.ch

11/01/2012

Qatar, Turquie, Tunisie et les autres : plus dure fut la chute

J'avoue ne pas savoir comment commencer ni où me donner la tête. Je voulais écrire un billet sur l'affaire de la BNS, suite à celui que j'ai publié lundi et voilà que le Président Syrien prononce un discours assez important, que l'Emir du Qatar se fait proprement mettre à la porte alors que sa visite, avec une suite imposante, en Mauritanie venait à peine de commencer et qu'en Tunisie, les islamistes « soft » d'Ennahda (grande fierté des gouvernements et, surtout, médias occidentaux) n'ont même pas pu attendre les 12 mois réglementaires pour annoncer, à leur tour après les frères musulmans d'Egypte et les démocrates libyens commandés par un chef d'Al Qaïda, qu'à « long terme », le Califat est le but ultime de la « révolution ».

1.       Commençons avec ceux-là, justement. Il est presque minuit, Arte diffuse un reportage consacré à la Tunisie « d'après Ben Ali ». A un moment donné, un des enfants chéris de nos médias d'ici, le premier ministre tunisien, Hamadi Jebali, accompagné de deux représentants du Hamas, lance : c'est ici que commence, inchalla, la libération de Jérusalem, c'est d'ici que se déclarera, inchalla, le 6e Califat. On a plutôt l'habitude d'entendre cela dans la bouche de feu Oussama ben Laden. Bien évidemment, ce ne fut qu'une facette de la partie émergée de l'iceberg car, presque au même moment, l'Imam de la Grande Mosquée de Kairouan déclarait « textuellement » qu'Islam et laïcité sont incompatibles.

Il n'y a effectivement que chez nous que des « spécialistes » de la région et de l'islam, ainsi que "l'excellent Juppé" considèrent que cette compatibilité est parfaitement possible.

2.       Pour ce qui est du Qatar, il semble bien que de Nouakchott à Bagdad et Beirut, en passant par Alger, Le Caire et même, peut-être, Riyad, on  commence à en avoir assez. Le Bédouin a déjà mangé son pain blanc.

Voici un joli commentaire d'avant la visite de Hamad, l'Emir, en Mauritanie

http://www.slateafrique.com/80511/mauritanie-visite-de-le...

Et en voici un autre, après.

http://lavoixdesmartyrsdelaplume.over-blog.com/article-ma...

...et un autre

http://lecalame.info/contenu_news.php?id=2610

Ainsi, tous ces dizaines de milliards de dollars n'auraient servi à rien. Bientôt, l'Emir et sa chaîne Al Jazeera, peut-être même quelques succursales de celle-ci ici, apprendront que la Réal Politique prendra le pas, qu'il a eu sa petite heure de gloire, qui aura tout de même duré un an et qu'il devra dorénavant se contenter de dépenser ses milliards dans des loisirs plus « conformes » à son histoire : immeubles, voitures luxueuses, harem, balades sur les bords du Léman, etc. Il est fort à parier que le grand partisan de cet échec soit le Président syrien, je veux dire la résistance de ce dernier, qui commence à porter ses fruits.

3.       Avant de parler du discours du Président syrien, signalons seulement les réactions, étrangement mollassonnes, de l'Ottoman Erdogan et du Gaullois Juppé. Il y a de cela quelques semaines seulement, ils ne tarissaient pas de commentaires quotidiens sur la nécessité, que dis-je, obligation, pour le Président Syrien de quitter le pouvoir...sinon.

Cela semble avoir fait pschitt. Dès lors :

4.       Contrairement à ce que beaucoup de pseudo analystes croient ou prévoient, le dernier discours du Président Assad ne démontre nullement une déconnexion de la réalité mais, tout au contraire, une parfaite connaissance de se qui se passe. Les Syriens savent ce qu'ils peuvent et ne peuvent pas faire. Ils savent exactement sur qui compter. La semaine dernière, les « mini » manœuvres militaires, consistant uniquement au lancement de missiles « longue portée », n'étaient destinées qu'à être repérées par les satellites espions américaines. Ces missiles ont atterri dans le désert...iranien.  Assad, malgré des pressions immenses, a promis de frapper les terroristes avec une main de fer. Entre nous, c'est bien le souci principal des Américains, non ? Je me trompe ? Oh, ces derniers disent que les opposants en Syrie sont « pacifiques ». Il y a quelque chose, encore un, que je ne comprends pas : Il y a de cela quelques semaines, le Président syrien a appelé les insurgés à remettre leurs armes aux autorités, tous les insurgés. Quelques minutes après seulement, le département d'état des USA, affaires étrangères, a conseillé à ses opposants de ne pas le faire. Serait-ce un aveu claire que ceux-ci sont armés ?

Pour ce qui de l'Ottoman, il semblerait que les forces de sécurité syriennes aient capturé une bonne quarantaine d'officiers turques sur le territoire syrien, ce qui expliquerait le silence soudain d'Erdogan. Le bédouin qatari semble aussi très en retrait en ce moment. Je mettrai tout cela au conditionnel mais il semblerait que certains, en Syrie, ont en leur possession des enregistrements très compromettants concernant le bouillant premier ministre et ministre des affaires étrangères du Qatar. On a par ailleurs déjà entendu un de ces enregistrements circuler sur le net. Dans celui-ci, le premier ministre du bédouin parle de tout, sauf d'éloges, à l'encontre du souverain saoudien. Ambiance.

La Syrie semble être sur le bon chemin pour gagner la partie. C'est tant mieux. Aaprès les mésaventures islamistes et islamisantes de la Tunisie, Libye et Egypte, la Syrie est, comme d'habitude, le dernier rempart contre les fondamentalistes.

Je vous le dis comme je le pense : entre un gouvernement autoritaire quelconque et les salafistes/talibans, je n'hésite pas une seconde.

P. S. Je sors un peu du sujet mais aux nouvelles de ce matin, il semblerait que les Américains veulent se débarrasser de certains de leurs « invités » à Guantamo et cherchent des pays pour les accueillir. La France déclare être favorable pour en accueillir quelques uns. Ceux qui ont été emprisonnés à tort et dont les aveux leur ont été arrachés par la torture. Ah bon ? Les Américains pratiquent la torture ? Et le fameux rapport annuel sur l'état des droits de l'homme dans le monde, est-ce le Saint Esprit qui le publie ?

 

12:11 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : syrie, suisse, tsr, média, médias, qatar, france, juppé, erdogan, usa, opposition, printemps arabe, assad

28/12/2011

Génocide arménien : dans quel camp se trouve la balle ?

geno47s[1].jpgJ'ai bien fait d'attendre aujourd'hui pour publier mon billet. D'abord parce qu'il fallait publier l'autre et ensuite parce que je viens de lire celui du blogueur "Les Hommes-Libres".

Son billet résume parfaitement l'état du monde dans pratiquement tous les domaines. Ce n'est pas un compliment, loin de là.

Deux points ont essentiellement attiré mon attention : l'auteur nous parle d'abord de cette gauche dont « l'humanisme supposé n'est plus qu'une machine à se tirer des balles dans les pieds ». Sur ce point, je ne puis qu'être d'accord. J'irai encore plus loin : l'humanisme de la gauche n'est que supposé et dicté par un dogmatisme qui, de nos jours, prêterait à rire si ce n'est que les effets en sont désastreux. Quant aux balles, qu'ils s'en tirent autant qu'ils veulent dans leurs pieds, à condition qu'elles ne touchent pas les nôtres.

Le deuxième point concerne la nécessité d'une telle loi aujourd'hui. Là, je ne puis qu'être totalement en désaccord.

Tout le monde sait maintenant ce que je pense de la France, de ses autorités, notamment son Président et son...excellent ministre des affaires étrangères (remarquez, ce dernier était contre, bien sûr). Pour autant, peut-on leur en vouloir d'avoir fait passer cette loi ? Motivations électoralistes, me direz-vous ! Ah bon ? Parce que vous croyez que toutes les autres lois sont dictées uniquement par des motifs humanistes ou légales ? Est-ce de la naïveté ou du cynisme ?

Autant me « re » présenter, histoire de fermer la porte à tous ceux qui me traiterait d'impartial. Oui, je ne puis qu'être impartial. Comme vous tous. Ce qui n'affecte en rien mon penchant pour une justice totale et...égale.

Mon grand-père maternel est syriaque et son épouse est...arménienne. C'est cette dernière qui est partie en courant (c'est une image) en 1916 pour fuir les massacres et se réfugier en Grèce où ma mère est née et a grandi et où un certain nombre de ses cousins et cousines vivent encore.

Quant à mon père, Dieu ait son âme, il est Syriaque du côté des montagnes du sud-est de la Turquie. Pour la « petite » histoire, les Syriaques (les derniers dans le monde à parler encore la langue du Christ) furent déplacés et massacrés en masse entre 1915 et 1920 par les armées ottomanes et...les forces kurdes. Les dernières estimations situent le nombre de tués entre 500'000 et 750'000, soit environs 70% de la populations totale. Indépendamment du nombre, je vous laisse imaginer ce que signifie 70% d'une population quelconque, en terme de génocide, dans le vrai sens de celui-ci.

Génocide Assyrien, ou Assyro-Chaldéo-Syriaque (document magnifique)

Comme cela ne suffisait pas, Ils ont subi un deuxième massacre en Irak entre 1938 et 1948.

Je rappelle, enfin, que des dizaines de milliers d'arméniens furent accueillis et protégés par la Syrie qui, depuis, leur accorde non seulement égards et protection, mais toutes les garanties, sans restriction aucune, quant à la pratique de leur langue, culture et culte. A bon entendeur. Les Syriaques, qui ont donné à la Syrie son nom, et les Arméniens lui seront éternellement reconnaissants.

Alors, y a-t-il encore quelqu'un qui puisse contester le droit des Arméniens et Assyro-Chaldéen-Syriaques à une reconnaissance de leur(s) génocide(s) ? Est-ce pour autant une raison suffisante pour une victimisation permanente et systématique ? Non.

Portes ouverte aux Amérindiens, Indiens d'Amérique, Congolais et autres ? Et alors ? Car, Chers amis, on ne peut avoir les avantages d'un processus sans les inconvénients de celui-ci. On a voulu légiférer sur tout et rien et cela a commencé à un moment précis de l'Histoire : on a le droit de dire ceci, pas le droit de dire cela, écrire ceci, mais pas cela, dessiner ceci, mais pas cela, se moquer de ceux-ci, mais pas de ceux-là...racisme, antisémitisme, discrimination positive, négative, tout y passe. Est-ce bien ? Est-ce mauvais ? A vous de voir.

Ainsi, oui, les Arméniens, Assyro-Chaldéo-Syriaques ont le droit absolu de faire reconnaître leurs génocide, pas plus, pas moins que les autres. Il n'y a pas de degrés dans la souffrance humaine, non plus dans celle d'un peuple.

Nous ne récoltons que ce que nous avons semé, strictement.

Dans un monde où un nouveau peuple élu, une partie de celui-ci en tout cas, commet les pires atrocités (je le répéterais jusqu'à en avoir la nausée), en Irak, tout en échappant totalement à la justice, alors même qu'il exige l'application stricte de celle-ci, aux autres, il ne faut pas s'attendre à trouver la bonté et le bonheur régner partout.

Les cyniques savent tout cela mais ne font rien, prétendant la cécité.

Les idiots ne savent rien de tout cela.

Que Dieu puisse avoir pitié des deux.

 

27/12/2011

BHL, Hayoun…et les autres : le masques tombent.

Dans mon billet d'hier, je prévoyais d'écrire sur le vote, par l'Assemblée Nationale en France, concernant le génocide arménien, « sauf si l'actualité en décide autrement ». Il se trouve que le blogueur cité plus haut a décidé, enfin, d'y aller franco, sans, comme à son habitude, édulcorer son discours par des considérations humanistes ou humanisantes  devenues inutiles. Il rejoint bruyamment BHL dont le récit des exploits a été relaté hier. Voilà que les contours du plan commencent à bien se dessiner. Alors même que tout le monde, ou presque, commence à montrer une grande déception et des inquiétudes grandissantes quant aux développements des événements en Libye, Egypte et Tunisie, les mêmes, ou presque, persistent à vouloir installer les islamistes en Syrie. Le plan est donc bien en marche. Comme nous l'avions dit et prévu dès le premier jour, la démocratie, la défense des libertés et des droits de l'homme n'y sont pour strictement rien.

Strictement rien.

L'alliance objective, entre les islamistes, les Américains, les Français et...un autre pays, comme dirait BHL, ne fait pas de doute. Au fait, Jodel, ai-je le droit de parler de ça ?

M. Hayoun croit que l'intervention militaire en Syrie devient une obligation...morale. J'ai déjà entendu ça quelque part. Il croit même que c'est l'armée israélienne, dont il prend grand soin d'appeler Tsahal, qui doit y aller. C'est la première fois que j'entends cela. Au fait, pourquoi et sous quel prétexte ? Israël se soucierait-il du sort des populations arabes ? Si ce n'est pas le cas, que serait-ce alors ? Quelqu'un pourrait m'aider ?

En prenant même les chiffres de M. Hayoun, on arrive à un nombre de morts « civiles » de 3'000 personnes. Cela fait une moyenne journalière de 11 personnes. Pour moi, ce sont 11 personnes de trop car, c'est aussi cela mon éducation, chrétienne, rien ne justifie la mort violente d'un homme. Cela étant dit, n'ayant pas une idée précise des écrits de M. Hayoun, j'aurais bien aimé savoir ce qu'il pense des 1038 morts civils (parmi lesquels 338 enfants) qu'Israël a causé entre le 27 décembre 2008 et le 15 janvier 2010 ? Comme d'habitude, voici mes sources :

Offensive israélienne sur Gaza : Libération du 15 janvier 2009

Offensive israélienne sur Gaza : le Figaro du 14 janvier 2009

Offensive israélienne sur Gaza : Le Monde du 3 janvier 2009

Offensive israélienne sur Gaza : Amnesty International

Cela fait, puisque vous aimez les décomptes macabres, une moyenne d'une soixantaine de victimes civiles par jour. Une extrapolation simple sur 10 mois donnerait...plus de 17'000 morts.

Résultat : même pas une enquête, rien, zéro, si, si, si : deux vétos américains au Conseil de Sécurité, en l'espace de deux semaines. Ce même Conseil de Sécurité que tout le monde veut voir maintenant condamner, que dis-je, entreprendre une action militaire contre la Syrie.

Tout cela est vieux et classique ? Oui, je le sais, mais c'est comme ça.

M. Hayoun fait même dans la tactique militaire. Il croit qu'une demie division blindée, même pas une entière, sur les hauteurs du Golan, SYRIEN, suffirait à « fixer » la moitié de l'armée syrienne. Peut-être, l'armée israélienne se serait alors très bien entrainée depuis sa mésaventure libanaise de 2006.

Il est en plus drôle, ce Monsieur. Il nous parle si gaiement d'un pays « entouré » de voisins qui ne soutiennent pas le régime actuel. Et alors ? Si on devait attaquer militairement tous les pays  entourés de voisins qui ne les aiment pas ! Si vous voyez ce que je veux dire.

La situation de Homs ressemble à celui de Benghazi. Ah bon ? N'est-ce pas BHL qui disait ça ? L'intervention de l'OTAN a sauvé plusieurs dizaines de milliers de vies ? C'est curieux, les chiffres « officiels » disent exactement le contraire ! Et pourquoi charger la Ligue Arabe de la transmission du dossier au Conseil de Sécurité ? Les USA, France, GB ou...même Israël peuvent bien le faire et n'ont besoin de l'autorisation de personne, non ?

Mieux, beaucoup mieux. Pas de raison pour que la Syrie soit traitée différemment de la Libye ? C'est BHL et vous qui le décrétez ? Est-ce valable uniquement pour la Libye et la Syrie ?

Voici, pour tout le monde, ce que pensent les Syriens de ce qui passe en Syrie :

Prière des Syriens

Un prêtre et un imam, récitant, d'une seule voix...Notre Père qui es aux Cieux suivi par « je vous salue Marie, pleine de grâce » et, enfin, par la première sourate du...Qoran.

Et voici les messages véhiculés par les amis de MM. BHL et Hayoun, dont une bonne partie vient d'Afghanistan, d'Irak et de...Libye (Libye-BHL ? Hmmmmm) :

AArour, Al Qaïda en Syrie : quelques jours et nous prierons sur les minarets de Lattaquié et Qerdaha

Cela est diffusé un jour seulement avant le double attentat de Damas.

Je laisse la traduction à M. Hayoun qui, semble-t-il, comprend l'arabe, puisqu'il passe son temps à suivre les « nouvelles » sur Al Jazerra, Al Arabiya, etc.

Voyez-vous, M. Hayoun, avant de vous saluer, car c'est la dernière fois que je citerais votre nom dans un billet à moi (juste pour ne pas me sentir encore plus ridicule), je dois vous avouer être d'accord avec vous sur un point : s'il y a quelque chose à regretter, c'est que les Syriens, au lieu de passer les 40 dernières années à servir les intérêts de celui-ci celui-là, auraient dû s'armer, jusqu'aux dents, se renforcer, encore et encore, dans un seul et unique but : le cas échéant et lorsque cela s'avère nécessaire, envoyer, allez je vais être poli, balader tout le monde.

Certains voisins se le permettent depuis plus de soixante ans.

Vous voyez pour qui tout le monde roule ?

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : bhl, hayoun, tdg, syrie, suisse, israël, usa, france, médias, printemps arabe, gowrié

26/12/2011

Bernard Henry Lévy : le grand silence

Grand silence de qui ? De nos remplisseurs de colonnes de journaux, journalistes indépendants n'ayant, bien évidemment, pour but dans la vie que la transmission de la vérité, toute la vérité, rien que la vérité.

Au fait, ai-je le « droit » de parler de BHL ? A quelle distance devrais-je me tenir ? Que dois-je dire pour ne pas « déraper » ? Ce sujet fait-il partie des sujets tabous ? Que risqué-je rien qu'en rapportant ce qui a été « effectivement » dit ?

Allez, je me lance.

Il y a de cela quelques jours, je tombe sur un article « électronique » intitulé : c'est en tant que juif que j'ai participé à l'aventure politique en Libye.  Méfiant, je tape ces quelques mots sur un moteur de recherche célèbre et tombe sur plusieurs dizaines d'articles traitant du sujet. Je décide d'ouvrir ceux qui me semblent offrir un minimum de sérieux et trouve Le Figaro.fr, juif.org, ainsi que...le discours de BHL lui-même que voici.

Le Figaro : Libye, BHL s'engage en tant que juif

Juif.org : c'est en tant que juif que j'ai participé à l'aventure

Ainsi, c'est en tant que juif que BHL a engagé la France dans « sa » guerre. Moi qui croyais naïvement que le Monsieur, aventurier des temps modernes, grand humaniste devant l'Eternel, tiens, s'est tordu de douleur à la vue du martyre de Benghazi et que c'est pour cela qu'il est rentré en courant solliciter l'aide de l'Elysée ! A moins que ce ne soit...donner l'ordre à l'Elysée ?

Le Figaro, Silvia Cattori aussi, rapportent les mêmes termes, ahurissants : « que j'ai contribué à définir des fronts militants, que j'ai contribué à élaborer pour mon pays et pour un autre pays une stratégie et des tactiques ». Mégalomanie hors normes ou, plus vraisemblablement, un plan parfaitement étudié. Pour mon pays et pour un autre pays : lequel des deux est le sien ? BHL a aussi dit : J'ai porté en étendard ma fidélité à mon nom et ma fidélité au sionisme et à Israël ».

« Je ne l'aurais pas fait si je n'avais pas été juif ».

 

Le plus ahurissant, et significatif, n’est même pas ce qui vient d’être dit. Le plus important est ce sentiment d’impunité absolue qui se dégage du discours de BHL. BHL n’a nul besoin de prendre la moindre précaution lorsqu’il fait des déclarations. Il est intouchable. Pourquoi est-il intouchable ?

Pourquoi est-il intouchable ? Je laisse à M. Hayoun et à « l’excellent » M. Juppé le soin de nous apporter des réponses.

Alors, à tous les grands professionnels, libres et neutres, de l’info, la Star Rochebin (il a reçu le grand philosophe récemment) en tête, je pose une question extrêmement simple : où étiez-vous pendant que tout cela se déroulait ?

Une autre question : qu’auriez-vous fait si quelqu’un d’autre avait commencé le même genre de discours en disant : c’est en tant que musulman que… ou : c’est en tant que chrétien que…

Tout intouchable qu’il est, BHL n’est pas le courageux qu’il prétend être et n’assume pas ses propos. Quelques jours après son fameux discours, il nie partiellement ce qu’il a dit, prétendant que ses propos avaient été sortis de leur contexte, etc., etc.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=9EMyufx-LLg

A moins que l’actualité n’en décide autrement et si mon blog n'est pas supprimé, j’écrirai demain sur le vote de l’Assemblée Nationale en France concernant le génocide arménien. « L’excellent » M. Juppé pense que « cette initiative n’était pas opportune ». De son côté, M. Acoyer, Président de cette même assemblée, a déclaré à plusieurs reprises qu’il n’est pas favorable à l’adoption d’une telle loi et que « à la base », il est hostile AUX LOIS qui prétendent encadrer le travail des historiens. Vraiment, M. Acoyer ? A toutes les lois ? Que pense l’excellent M. Hayoun de tout cela ?

19/12/2011

Les Américains se retirent d'Irak

Mission Accomplished.jpg20 mars 2003, après une préparation « médiatique » de plus d'une année, les Américains et leurs « alliés » occupent l'Irak pour le débarrasser de son dictateur sanguinaire et, surtout, débarrasser le monde des armes de destruction massives, que le Monsieur possédait.

Neuf ans après, le dictateur est pendu, la démocratie est installée et les armes de destruction massive sont...euh, où sont-elles ?

Cela devient vieux ? Non, je ne le crois pas car, de même que nous, pardon, VOUS avez tout gobé alors, vous gobez tout maintenant et vous goberez tout demain.

Je regardais ce vendredi une émission qui traitait des événements à Falluja, haut lieu de la résistance, et de la répression américaine (tiens, ce mot m'est familier. Il provoque l'ire de remplisseurs des colonnes de journaux et des bons pensants qui, alors, sont restés étrangement silencieux). A Falluja, les Américains, après avoir fermé la ville (on accuse aujourd'hui les autorités syriennes de faire la même chose) ont rasé tout sur leur passage, poursuivant les « insurgés » jusqu'à l'intérieur des mosquées pour les massacrer. Exécutant des blessés qui se trouvaient par terre, utilisant des armes interdites, parmi lesquelles se trouvent des armes à composantes atomiques.

Quelques mois après le début de l'invasion de l'Irak, Bush fils, alors Président des USA, fait atterrir son hélicoptère sur un destroyer où l'on avait posé une énorme banderole sur laquelle on pouvait lire : « mission accomplie »

Neuf ans après, son successeur, en qui la terre entière, pauvre d'elle, croyait tellement, se retire de l'Irak en déclarant : nous partons avec le sentiment du devoir accompli.

Voici le bilan du devoir accompli en Irak par les Américains :

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Morts civiles : entre 560'000 et 1'000'000

Nombre de blessés : plus d'un million et demi

Déplacés à l'extérieur du pays : 4'000'000

Déplacés à l'intérieur du pays : 2'500'000

Nombre d'orphelins : 2'500'000

Le summum fur atteint lorsqu'il, Obama, a déclaré : nous espérons que les Irakiens « sauront » faire face au danger du terrorisme qui les guette.

Mais alors, ce n'est pas encore fait ?

Voici le visage du nouvel Irak libre et démocratique. Ce qui n'empêche pas certains, éternels invités de ce coin blogs, de louer les efforts des Américains pour pacifier le monde et y apporter sécurité et prospérité. N'hésitant même pas à qualifier cette action de « morale ».

Un minimum de morale, et d'humanité, vous ferait le plus grand bien. Seulement, en êtes-vous capables ? J'en doute.

 

09:04 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : iran, irak, syrie, suisse, gowrié, usa, amérique, médias, guerre, morale, printemps arabe, terrorisme

22/11/2011

Printemps arabe, Egypte, Syrie, etc.

A l'instar du blogueur Maurice-Ruben Hayoun, qui se délectait hier, à juste titre,  de la victoire « posthume » de Hosni Moubarak, beaucoup commencent à être déçues par la froideur de l'hiver qui prend ses quartiers dans les pays arabes.

J'ai, quant à moi, annoncé ce qui arrive maintenant dès le premier jour.

M. Hayoun nous parle de l'erreur sur l'appréciation de la nature même des islamistes, qu'il appelle Frères Musulmans. Quelle surprise ! On ne le savait donc pas, pauvres ignares que nous sommes.

Non, M. Hayoun, certains le savaient très bien. Au point de tout planifier dès le départ, et même avant le départ. C'est maintenant seulement que l'on découvre que les fameux blogueurs « libres » ont commencé à recevoir une instruction spécifique dès 2007 déjà.  Je le répète pour la énième fois : non, pas la moindre aspiration à la démocratie et à la liberté. C'est simplement la même histoire qui se répète, servie à la sauce des années 2000. Certains sont restés trop longtemps en place, il faut les remplacer. Frères Musulmans ou pas, ce sont les intérêts, des 40 prochaines années qui comptent.

Mais on se trompe, lourdement.

Je vous résume : "les pays arabes doivent s'occuper eux-mêmes de leurs affaires". Oui, absolument. Mais pourquoi nous dites-vous ça ? Est-ce une autre manière de dire qu'il faut arrêter de nous en mêler ? Est-ce de la Naïveté ou du cynisme ?

Vous nous dites ensuite que ces pays doivent arrêter de guerroyer contre Israël. Cela signifie que c'est le cas. Ah bon ? A moins que je ne sois une victime précoce d'Alzheimer, il me semble que la dernière fois que ces ex dictatures, futurs khalifats, étaient en guerre contre Israël remonte à...1973 ! Vous finissez votre phrase en disant : seul pays démocratique de la région. C'est la deuxième, ou troisième fois, en deux jours. Vraiment ? Ne confondez-vous pas démocratie et suffrage universel ? Et l'Irak alors ? Moi qui croyais qu'on a sacrifié entre 500'000 et 1'000'000 d'irakiens pour y installer la démocratie.  Pour le reste, au moins techniquement, le Liban, n'est-ce pas une démocratie ?

Vous nous annoncez aussi la chute « khaddafienne » de Bachar el Assad. Qui s'en chargera ? En Libye, c'était l'Otan et en Syrie ? L'Otan, la Turquie ou...Israël ? Nous verrons. Je crois quant à moi que lui, il va en rire de son « vivant ». Pour autant que nous les laissions régler leurs affaires seuls. C'est ce que vous préconisez, non ?

En fait, toujours à propos de l'Egypte, avez-vous remarqué la différence entre le premier « soulèvement » des « démocrates » égyptiens et celui de ces jours ? Alors que des dizaines de milliers de femmes ont participé au premier, les avez-vous comptées dans le second ?  Cela vous dit quelque chose ?

Vous vous êtes réveillé bien plus tôt que d'autres, ceux qui ont essayé de nous vendre le fameux printemps arabe. On ne peut que vous en féliciter.

Vive la démocratie, la liberté...et tout le reste

Ecoutez bien ce reportage, sur France Info, qu'on ne peut pas qualifier de pro Assad. Cette journaliste de RTBF s'est, elle aussi, rendue en Syrie. Elle a vu et entendu des choses bien différentes de celles véhiculées par Al Jazeera et ses succursales ici.

Syrie : une journaliste de la RTBF a pu entrer dans le pays. Elle se trouve à 80 km de Damas, à Homs...

 

 

 

08:05 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : syrie, suisse, hayoun, gowrié, printemps arabe, liban, egypte

07/11/2011

Syrie, printemps arabe, Charia, etc.

Comme certains d'entre nous, probablement le plus lucides et certainement les moins cyniques, l'avions annoncé dès le début, les événements en Syrie n'ont rien à voir avec des aspirations à la démocratie et à la liberté. Ce n'est pas non plus la dictature insupportable des Assad qui en est l'origine. Il s'agit ni plus ni moins d'une lutte pour le pouvoir sous la forme la plus classique qui soit, même si les moyens de communication modernes et, cela devient un grand classique, les médias font de leur mieux pour nous vendre la chose comme une grande révolution populaire.

Mais, je le prédis, le retour de bâton risque de leur être plus que douloureux.

Populaires et spontanés ? peut-être. A mon avis, cela n'a duré que quelques minutes, les toutes premières, le temps que ce malheureux vendeur ambulant tunisien s'immole pour crier son ras le bol devant tant injustices. A partir de cet instant, tout, ou presque, fut planifié, organisé, instrumentalisé.

1.       En Tunisie même, personne n'est dupe, c'est l'armée qui a « gentiment » demandé à Ben Ali de partir.

2.       Les choses furent un peu plus compliquées en Egypte et le résistance de Moubarak plus forte. N'empêche que, dans ce cas aussi, ce ne fut qu'un coup d'état avec, comme d'habitude, une main mise absolue de l'armée sur tout.

3.       Au Yémen, c'est une mini guerre civile qui oppose partisans et opposants au Président Saleh. Le plus étonnant dans ce cas, c'est le silence « presque » absolu des puissances « démocratiques » et leurs bras médiatiques. Il paraît que , selon certains, le Yémen, on s'en fout.

4.       La Libye est, pour l'instant, la dernière en lice. Je ne reviendrai pas sur le coût de cette « libération ». Dans ce cas, je soulignerais seulement l'attitude de nos « fédéraux », se mettant à genou devant le défunt dictateur, l'actuelle Présidente de la Confédération qui a : « presque de la peine » pour son ancien collègue (Merz). Elle a juste oublié qu'elle l'a bien accompagné à certains moments, les révélations récentes à son sujet de la part de la police genevoise sont à ce propos délicieuses. Elle a aussi oublié qu'elle s'est fait photographiée, voilée, sous un portrait géant de Khomeini, quelques mois auparavant.

Aucun de ces ex grands amis de nos puissances « libres » n'est à regretter. Mais la question n'est pas là. Il se trouve que personne ne s'est posé la seule vraie question qui s'impose : les remplacer ? Oui, mais par qui, par quoi ?

N'oublions pas, tout cela a été fait au nom des...droits de l'homme, malmenés dans ces pays. Bravo pour les visionnaires qui applaudissent maintenant l'instauration de la Charia partout.

On m'a conseillé de ne pas faire d'articles longs pour ne pas ennuyer le lecteur. Je me contenterais de ces lignes aujourd'hui et je publierai le reste demain.