23/09/2011

Drapeau suisse : j'avais raison sur toute la ligne

Ma Patrie, mon amour.

Acte I : juin 2008. Lors d'une conversation très animée avec Antoine*, mon meilleur ami, celui-ci trouva, comme d'habitude, que mes craintes quant à l'avenir de notre pays sont totalement injustifiées. Il n'a, bien évidemment, pas oublié de me rappeler le « truc » habituel : notre démocratie est bien à même de barrer la route à toute tentative en ce sens. Ce jour-là, il peut en témoigner, je lui ai lancé : je te fais le pari, l'enjeu étant l'équivalent de 5 ans de salaire, que certains lanceront, avant 2015, une initiative pour enlever la croix de notre drapeau. Celle-ci, comme  beaucoup d'autres signes distinctifs de notre société, heurte leur sensibilité. Je refuse de parier, même si je suis certain que tu vas perdre, me dit-il.

Acte II : printemps 2010. En conflit avec la Mairie de ma commune au sujet de la crèche, financée à hauteur de 100% par cette dernière mais admettant des responsables  de garde voilées, j'ai tenu le même pari, pour la même somme, avec un autre ami qui se trouve être un de mes voisins. Il a, comme Antoine, refusé le pari, tout en étant aussi sûr que j'allais le perdre.

Je viens de gagner mes deux paris. Vous ne pouvez pas imaginer à quel point j'eus aimé de les perdre, ainsi que deux fois cinq ans de salaires.

Acte III. Voici  qu'un groupuscule de « deuxième-générationnistes » demande maintenant, 4 ans avant 2015, de « virer » la croix de notre drapeau. Drapeau suisse.pdf

Acte IV. Il y aura très certainement, j'en prends le pari, quelques biens pensants qui n'y trouveront rien à redire. Je peux en citer un, fondateur d'une université éphémère, qui se souleva contre la décision de notre pays de sanctionner des aveugles (bénéficiant de l'AI) qui, par miracle, se transformèrent en « chauffeurs de taxi » une fois rentrés chez eux, tout en continuant à percevoir leurs rentes. Avec certains de ses amis, tueurs de patrie, ils nous expliqueront que tout cela n'a aucune importance : ni la nation, ni notre histoire, ni nos traditions, ni nos acquis, ni notre « drapeau » n'ont de l'importance. Je compte sur eux pour nous apprendre ce qui est important.

Certains me conseillèrent de ne pas écrire sur le sujet pour ne pas leur faire de publicité. Je ne puis m'y résoudre.

A tous les patriotes, simples amoureux de notre pays, je lance un appel solennel : ne laissez pas passer cela. Ecrivez-moi, écrivez-vous et faites connaître le message.

A tous les juristes de notre pays : je leur demande de se pencher sur la question et de nous dire si les moyens existent pour rendre la chose constitutionnellement impossible et ce pour toujours. Je leur demande aussi de nous dire si de telles offenses aux symboles de notre patrie peuvent être pénalement réprimées.

Je ne suis pas natif de ce pays mais lorsqu'il m'a accueilli, j'ai décidé de ne lui offrir que ma loyauté. Ce n'est que comme cela que je conçois le patriotisme.

C'est cela, et seulement cela, que j'inculque également à mes enfants natifs, eux, d'ici.

 

07:15 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : drapeau suisse, patrie, islam, patriotisme, juriste, patriote

02/09/2011

Indépendance et liberté

Je discutais ce matin avec un journaliste de la presse écrite de l'opportunité de publier sur mon blog des documents et vidéos montrant l'atrocité de certains actes commis par des insurgés à Hama, Deir el Zor et ailleurs. Matériel jamais diffusé par les médias alors que ces mêmes médias n'hésitaient pas à se précipiter pour diffuser le moindre document sur le sujet sans même, parfois, en vérifier l'authenticité. C'est ainsi que nous avons visionné, à la télé, des images montrant un charnier d'opposants s'étant fait fusillés après s'être rendus. Nous avons découvert par la suite qu'il s'agissait de l'exact contraire : c-à-d des soldats syriens exécutés par des bandes armés.

Au-delà, le journaliste en question ne comprenait pas comment il est possible de trouver une seule personne, ici, soutenant le régime, là-bas.

Qu'il soit dit une fois pour toutes : nous, je crois pouvoir parler au nom de beaucoup de personnes, ne soutenons pas un "régime". Je l'affirme d'autant plus tranquillement que cela me fut précisément reproché lors de mon intervention à l'émission Infrarouge, il y a de cela quelques mois. On m'a précisément reproché de ne pas soutenir clairement et ouvertement le "régime" et le président syrien. On m'a reproché d'avoir dit "je ne sais si le président Assad restera ou pas, l'essentiel est que la Syrie reste". On m'a reproché d'avoir répondu à Madame Mamarbachi que M. Assad n'est pas "MON" président car je suis un citoyen Suisse et que mes propres enfants se présentent comme tels.

Comme c'est marrant de constater que d'autres, journalistes ou pas, me reprochent maintenant le contraire. Ces libres penseurs, nés dans le pays qui a inventé la démocratie moderne, ne comprennent pas comment, face à un phénomène quelconque, l'on puisse avoir un autre avis.

La pensée unique, voici leur leitmotiv.

A ceux, me reprochant, à tort, de soutenir un régime, je dis :

1. La démocratie ne se réduit pas à la simple question du suffrage universel. Elle se nourrit de la différence des opinions et DOIT être la garante de celle-ci.

2. Qu'aucun d'entre eux ne s'insurgea contre les atrocités commises pendant l'invasion de l'Irak, alors que TOUS en étaient au courant. Il aura fallu des fuites internes, non pas des prouesses journalistiques, pour nous faire découvrir les abominations d'Abou Ghraib et le reste.

3. Que, curieusement, personne, absolument personne, ne se préoccupe de ce qui se passe au Yémen. Cherchez l'erreur.

La liste, on s'en doute, est très longue.

Mais je leur dis aussi, quitte à me répéter, que très peu d'entre eux se firent entendre lors de l'affaire Hannibal Khaddafi où notre pays a subi les foudres de l'Europe pendant des semaines.

Dites, Mesdames et Messieurs, que tout cela est fait selon la loi du plus fort, je l'accepte très volontiers. Mais ne présentez jamais cela comme la défense de la démocratie et de la liberté. Ceux qui vous dirigent n'en sont pas dignes.

En effet, ceux qui ont fait ça...

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n'ont pas le moindre droit de prononcer même les mots démocratie et liberté. Surtout pas pour justifier leurs abominations.

Je dis enfin que la démocratie irakienne a coûté un million de victimes, jusqu'à 4 millions de réfugiés et...encore aujourd'hui, entre 200 et 300 morts par mois.

Lorsque cela arrivera en Syrie, les défenseurs de la pensée unique diront : oui, mais Bachar n'est plus là.

Félicitations