16/03/2012

Après Baba Amr et Rastan, les insurgés se retirent « stratégiquement » d’Idleb

Promue nouvelle capitale de la « révolution » syrienne, Idleb est sous le contrôle « total » de l'Armée Syrienne. Par Armée Syrienne, il faut entendre l'armée légale d'un pays souverain.

On peut se demander pourquoi Idleb, ville bastion des insurgés échappant, selon CNN et Al Jazeera, au contrôle des autorités centrales depuis plus de six mois, est « tombée » en moins de trois jours et avec un nombre de « victimes » relativement modeste, alors qu'à Baba Amr, un quartier de Homs, il fallut plus de trois semaines pour venir à bout des terroristes qui y faisaient régner leur loi ?

Parce que, contrairement à ce que nous racontent Al Jazeera et ses succursales ici, l'Armée Syrienne n'a pas voulu d'un bain de sang à Baba Amr. Parce que cette armée voulait débusquer les terroristes responsables, eux, de ces atrocités dont Bouvier, Daniels, etc. en font la promotion. On sait maintenant que ces gens n'ont de journalistes que le nom et qu'il s'agissait en réalité d'aventuriers militants.

Le plus intéressant dans cette affaire est que l'armée syrienne, la vraie, opère, avec méthode, sur la frontière turque, au nez et à la barbe d'Erdogan l'Ottoman. Aucune zone, humanitaire ou pas, de non droit, à la Benghazi, ne sera jamais tolérée en Syrie, jamais. Il est par ailleurs très révélateur de constater qu'Erdogan, qui « accueille » l'ASL et le CNS chez lui, qui veut attaquer les navires de guerre israéliens qui s'opposeraient à son «  aide » aux Palestiniens et qui « ordonne » au Président syrien de s'en aller, est à ce point incapable de soutenir « son armée syrienne libre ».

L'ASL défaite, sauf chez Al Jazeera et Al Arabiya, reste le problème des Jihadistes, fournis et financés par les Bédouins. Les infiltrations, notamment au travers les longues frontières irakiennes, ne pouvant être totalement stoppées, elles seront néanmoins beaucoup moins efficaces, pour autant qu'elles ne l'aient jamais réellement été. Cela est notamment vrai pour ce qui est du soutien logistique qui leur est indispensable.

Les « très » mauvaises nouvelles se succèdent pour Al Jazeera et Al Arabiya où les démissions s'enchaînent à un rythme effréné. Elles sont tout aussi mauvaises pour la soi-disant opposition syrienne où, après Manna, grande figure de cette dernière, Michel Kilo, historique et respectable opposant syrien, se distance à son tour du Conseil d'Istanbul. Elles ne sont pas plus brillantes non plus pour le tandem Juppé/Sarkozy, libérateurs de la Libye et spectateurs de la probable guerre civile qui s'y prépare.

Les nouvelles sont décidément tout aussi mauvaises pour nos médias, vous savez, les succursales d'Al Jazeera. Alors qu'ils s'y étaient préparés, ils ne pourront malheureusement, pou eux, pas nous rééditer le feuilleton de Baba Amr à Idleb. Ils y furent pris de court. Il n'y a « presque » plus rien à voir. Ils doivent s'en prendre à l'ASL qui s'en était retirée « stratégiquement ».

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : homs, syrie, gowrié, baba amr, asl, juppé, sarkozy, cns, kilo, manaa, terrorisme, opposition syrienne

05/03/2012

Syrie : la boite noire, médiatique, de Baba Amro s’ouvre

Ainsi, baba Amro, quartier rebelle « libéré » par les manifestants « pro démocratie », selon Les succursales d'Al Jazeera ici, est tombé. Entre manifestants « pacifiques », déserteurs bien moins pacifiques, simples truands, bandits de grands chemins, hommes d'Al Qaeda et...journalistes clandestins, le « melting pot » (en français « pot pourri », au propre comme au figuré) de ce quartier a de quoi é(dé)tonner.

Il paraît même que la Françe veut rendre les autorités syriennes responsables de la mort des « journalistes » qui se trouvaient dans le centre de médias (il l'appellent comme cela, le plus sérieusement du monde) au cœur de ce même quartier. Comme il devient fatiguant de parler de la stupidité des personnes lançant de tels propos, il conviendrait à ce stade de tirer un trait définitif là-dessus en leur conseillant d'aller personnellement le faire, sur place, s'ils le peuvent . Pour ma part, la France fait tout pour apparaître comme un pays ennemi, il faut dès lors la traiter comme tel : en ennemi, avec toutes les conséquences que cela suppose.

Voici le premier d'une série de documents, découverts, entre autres, dans le centre des « médias » à Baba Amro. Il nous montre le « héro » médiatique de Homs : Danny le magnifique, pourvoyeur officiel de nos médias ici de la plupart des « documents » que vous avez vus sur vos écrans. En l'occurrence, il préparait un document « exclusif » pour CNN. Edifiant.

En voici la traduction :

9ème - 12ème seconde : Danny, correspondant de CNN, attend qu'on l'appelle.Capture Danny.JPG

19ème - 25ème seconde, Danny  : c'est bon, qu'on laisse le fusil avec nous.

33ème - 41ème : « remarquez, aucun bruit de coups de feu, d'explosions, etc.)

1min03 - 1.07 : J'ai les doigts gelés. Il dit ensuite : amène-moi un matelas STP (il est fatigué d'attendre).

1.21 - 1.25 : « remarquez, Danny semble à l'aise, pas de danger de tirs ou d'explosions.

1.36 - 1.38 : (il plaisante ), c'est ta grand-mère qui t'appelle.

1.39 - 1.42 : On est « Al Waiting » (il le dit en anglais) mis en attente mec.

1.48 - 1.51 : un quart d'heure d'attente

1.56 - 2.09 : une conversation entre le caméraman et « Danny »

Le caméraman : Danny tiens-toi prêt, ça peut venir à n'importe quel moment.

Danny : est-ce que tu lui a demandé de préparer la cible ? Qu'il frappe...non, non, qu'il frappe.

Le caméraman : regarde la caméra

Danny : comme je te le dis (qu'il frappe)

2.10 - 2.11 : on entends une sorte d'explosion (comme demandé)

3.05 - 3.11m le caméraman dit à « Danny » : dis-leur qu'il y a des immeubles en ruine et qu'on est en train de retirer les cadavres des décombres.

3.17-3.18, après presque une heure d'attente, c'est le tour de Danny sur CNN : « yes, yes I can hear you. Oui, oui, je vous entends)

3.35 - 3.38 : (est-ce qu'on entend des bruits de tirs ou d'explosions ?)

3.40 - 3.47 « Danny » : vous-voulez savoir ce qui se passe, oui ? Ils bombardent depuis plus de trois heures.

3.50 : que l'on compare la situation avec ce que diffuse CNN en même temps.

3.53 : le présentateur de CNN demande s'il y a quelque deux cents morts depuis une heure ou deux

3.58 : « Danny », nous avons 200 morts depuis deux heures (on se demande qui a eu le temps d'aller compter les morts, en direct et sous les bombes)

4.03 : « Danny » dans la première demie heure il y a eu 40 morts.

4.14 : le présentateur demande à Danny : à quel point les tirs de mortiers sont-ils aléatoires ? Est-ce que vous êtes en train de dire que l'armée tire sans discrimination ?

4.21 - 4.22 : dans la ville même, dans la ville même (on remarque ce que CNN diffuse en même temps alors que « Danny » enregistre tranquillement « son sujet »). La rue est juste à côté de moi, il n'y a que des civiles là-dedans et j'entends les tirs là, là-dedans.

5.00 (une autre présentatrice CNN interroge « Danny ») : dites-nous « Danny » quelle est la situation ? Qu'avez-vous entendu ou vu ?

Danny : la situation est vraiment, vraiment mauvaise. On est bombardé depuis cinq heures maintenant et il y a eu 200 morts (ce chiffre semble magique). Il y a des gens au beau milieu de la rue et on n'arrive pas à les enlever. Si vous essayez de les enlever, on vous tire dessus (cela se voit, non ?)

6.21 : on demande l'aide de n'importe qui, Israel ou n'importe qui d'autre.

Il va sans dire que nos médias, en possession de dizaines de tels documents, ne les diffusent pas, se contentant de ceux postés par...Danny.

A ceux qui objecteront en disant que si on laissait les journalistes entrer librement en Syrie, on couperait la route à Danny et ses acolytes, je dis : Faux.

1.       Parce que les articles et reportages de ceux-ci sont écrits à l'avance (on a vu l'épisode de Gilles Jacquier et le crime d'état dont nos « journalistes » ont accusé les autorités syriennes alors même que ce sont les insurgés qui ont tiré). On a aussi vu l'épisode de M. Vannay, qu'on n'entend plus depuis.

2.       Parce qu'un journaliste professionnel, au contraire d'un militant, se doit de présenter les choses de sorte à ce que son lecteur (téléspectateur) puisse comprendre les choses des « deux » côtés de la ligne de démarcation. Mais, je le reconnais, ceci est du ressort des seuls journalistes « professionnels ».

La dernière « trouvaille » des Européens, qui ont chargé le président turc de la transmettre, est de déclarer qu'un scénario à la yéménite serait la meilleure solution pour la Syrie. C'est vraiment fantastique de voir, alors qu'ils sont battus à plate couture, comme ces gens continuent à faire croire qu'il peuvent encore dire qui doit faire quoi. Pour le reste, on vient d'apprendre que les militants « pacifiques » d'Al Qaeda au Yémen, viennent de tuer une trentaine de soldats de l'armée régulière.

Les terroristes, chassés de Baba Amro, viennent de déclarer se retirer de Rastan « après l'avoir libérée ». Cela a été relayé des centaines de fois par Al Jazeera et ses succursales ici.

Et pour finir, voici les derniers exploits des manifestants pacifiques :

Mardi, une bombe explosait à Alep, quartier El Ferdous, faisant deux morts de 15 et 17 ans. Silence total de nos médias

Samedi 3 mars, un home s'est fait exploser, avec sa voiture, à Damas, on ne connait pas le nombre exact des victimes. Silence de nos médias.

Samedi toujours, dans un quartier très fréquenté à Alep, deux jeunes gens, arméniens, sont kidnapés par des hommes armés. Silence de nos médias.

Ceux qui ont fait tout cela sont certainement des héros comme auraient pu le dire Edith Bouvier et William Daniels.

Si on nous prend pour des imbéciles, c'est qu'on l'a certainement mérité.

 

27/02/2012

Les amis de la Syrie et la Nouvelle Constitution syrienne

La première chose qui frappe lorsque l'on regarde d'un peu plus près la liste des quelque soixante pays réunis à Tunis il y a de cela quelques jours, c'est qu'elle ne contenait que des...ennemis de la Syrie. Drôle de manière de déclarer son amitié. Je sais, on nous dira que les participants sont là par amour du « peuple » syrien.

Amour du peuple tunisien, égyptien, yéménite...libyen. Nous débordons d'amour pour ces peuples.

Petite question : les Saoudiens (on se le rappelle, de très grands démocrates où le rêve ultime des femmes est de conduire une voiture), Somaliens, Ethiopiens, Tibétains, Bahreinis, Irakiens...la liste est longue, ne méritent-ils pas un peu de notre amour aussi ?

Pour revenir à des considérations un peu plus terre à terre, on nous apprend que les Saoudiens ont claqué la porte déclarant que les conclusions/décisions finales de la réunion sont en dessous de tout. Ils ont dès lors décidé de faire cavalier seul disant que le départ du régime syrien est désormais leur objectif unique et qu'ils feront tout pour le réaliser, de gré ou de force.

On sait à peu près ce que signifie l'expression de gré. Là où les choses se corsent est lorsque les Bédouins nous disent vouloir faire partir Assad par la force.

Cela vous rappelle-il quelque chose ? Moi, oui.

L'histoire étant maintenant plus que connue, je me contenterai de l'évoquer : les Talibans en Afghanistan. Là aussi, les gardiens du temple (de la liberté et de la démocratie dans le monde) étaient derrière. Ainsi, c'est presque tout aussi hystériquement que son ambassadrice auprès de l'ONU que Madame Clinton a déclaré, la conférence à peine terminée, que le CNS « est » le représentant légitime de la Syrie, que les USA feront tout ce qui est en leur pouvoir pour faire partir le président syrien y compris en armant et en équipant les insurgés, lesquels sont déjà largement infestés de jihadistes irakiens, jordaniens, libyens, qataris, saoudiens, égyptiens...(pour la petite histoire, les Américains se sont empressés de corriger quelques heures après disant qu'ils voulaient parlé de la représentation de l'opposition syrienne, non pas de la Syrie).

L'histoire se répète. Il se trouve juste que, comme pour tout le reste, la Syrie n'est pas l'Afghanistan, 2012 n'est pas 1979 et...la Russie de 2012 n'est pas lURSS de 1979.

Enfin, même l'ONU a dû reconnaître que des exactions pouvant être qualifiées de crimes contre l'humanité ont été commises par les groupes armés semant la terreur en Syrie. Les USA et leurs amis se trouvent dès lors de facto responsables, voire même coupables, de ces mêmes crimes. Je sais, pour des gens qui ont massacré plus de 500'000 irakiens, soutenir des gangs armés...

Pour ce qui est de la nouvelle Constitution Syrienne, dont les points les plus importants sont l'abrogation de l'article faisant du Baath le parti unique et leader du pays, de limiter l'exercice de la fonction présidentielle à deux septennats consécutifs et l'instauratLogo constitution française.PNGion du multipartisme, les réactions n'ont pas manqué. Les plus drôles étant bien évidemment celles de nos amis Français. La stupidité n'ayant pas de limites, les plus hauts responsables de ce pays ont qualifié cette constitution de mascarade. Savez-vous pourquoi ? Parce que le Président syrien garderait l'essentiel de ses prérogatives, savoir être le chef des forces armées et de nommer le premier ministre et les ministres. Il y a en arabe un proverbe dont la traduction donnerait à peu près ceci : si tu ne peux ressentir la honte, alors fais ce que tu veux.

Je vous invite juste à lire la Constitution de la République Français, notamment les articles 5 à 19, consacrés au Président de la République.

Je me suis permis de surligner, en jaune, les passages les plus savoureux de cette constitution, sublime.

 

12/12/2011

Et maintenant la Russie (2)

Selon des informations, pour l'instant confidentielles, la Syrie disposerait d'informations extrêmement gênantes concernant le rôle actif et direct joué par les Américains et leurs « alliés » régionaux, Turquie et Qatar en tête, et s'apprêterait à les sortir au grand jour si les dernières négociations, visant à mettre fin à l'instabilité dans le pays, n'aboutissaient pas. Il semblerait même que les services secrets syriens aient fait prisonniers des officiers de l'armée turque qui se trouvaient dans les régions de Deraa et de Homs.

Est-ce que cela explique le silence inhabituel de l'Ottoman ? Probablement. Il est par ailleurs curieux de constater que la Turquie, pouvant plaisanter avec tout sauf lorsqu'il s'agit de son prestige militaire, n'ait pas réagi aux mouvements de troupes syriennes à ses frontières, à la déclaration de l'armée syrienne qu'elle détruirait toute zone tampon entre les deux pays. Les autorités turques cherchaient même à temporiser hier niant les informations selon lesquelles l'armée syrienne aurait tiré sur des éléments armés qui essayaient d'entrer en territoire syrien.

Nous verrons.

Revenons à la Russie. A l'instar des manifestations « pacifiques », je ne m'en lasse pas, pour la liberté et la démocratie dans les pays arabes et suite à la mise dans les roues des USA de quelques bâtons russes, empêchant la mise en œuvre du plan américain global pour le Moyen Orient, l'Oncle Sam a actionné ses pions dans la capitale russe : effondrement du tandem Medvedev-Poutine de plus de 15% en l'espace de quelques semaines, manifestations géantes pour dénoncer les manipulations des élections...Rappelons une fois encore que, il n'y a de cela que quelques semaines, les deux hommes étaient crédités de plus de 65% d'avis favorables.

Le prix du retour à la stabilité en Russie serait-il que celle-ci « lâche » la Syrie ? Tout dépendra de la manière dont Poutine règlera, plus ou moins rapidement, le problème « interne ». Le pari américain n'est pas pour autant gagné, car parmi les opposants russes on trouve notamment...les communistes, pas forcément amoureux fous de l'Oncle Sam.

Tout va donc dans le même sens : empêcher les Russes d'étendre leurs zones d'influence dans la région. Ces derniers viennent de s'octroyer une grande victoire à travers le gazoduc qui alimente maintenant l'Europe, augmentant la dépendance de celle-ci vis-à-vis de la Russie et la diminuant face aux Américains (par le truchement du gaz qatari qui ne peut plus rivaliser car nécessitant des opérations de liquéfaction avant son acheminement vers les pays consommateurs). Ce n'est pas non plus par hasard si le grand projet du Gazoduc Nabucco a pris autant de retard, on parle maintenant de 2017 au plus tôt. Nabucco, quèsaco ?  Sans aller dans les détails, il s'agit d'un projet américain rassemblant les gaz produits dans toute la région, y compris dans l'est de la Méditerranée, pour l'acheminer vers l'Europe à travers la Turquie, en évitant même la Grèce. Isoler la Russie, y compris et surtout pour ce qui est de ses possibilités d'écouler ses ressources naturelles, en la contournant.

Révolution orange en Ukraine, où passait le gaz russe vers l'Europe, des pressions sur la Biélorussie, où passe aussi une partie du gaz russe. La guerre, du gaz, arriva à son paroxysme lorsque les Russes ont coupé le gaz acheminé via l'Ukraine. Pressions américaines sur les Européens pour accepter leur projet, les Russes soulignent la fragilité des projets américains et leur vulnérabilité face aux attaques « terroristes » et sabotages. L'Ukraine est finalement lâchée et les « Orangistes » sont écartés avec la bénédiction des Européens. Leur cheffe de file ira bientôt même en prison. Les projets américains semblent par ailleurs compromis par leurs échecs successives et retentissants :Afghanistan, Iraq (seul pays arabe, avec la Jordanie, à refuser d'appliquer une quelconque sanction contre la Syrie alors qu'il est encore sous « occupation » américaine, c'est dire), défaite de la guerre de 2006 au Liban, etc.

Les Américains essaient maintenant d'aller frapper au cœur. Certains médias, TSR ce dimanche, commencent même à en parler : même méthodologie qu'en Egypte. Moubarak est tombé, est-ce que Poutine tombera ?

Pas sûr. Pas sûr du tout. Ils ont essentiellement parié sur des régimes qui leur doivent beaucoup, ou d'autres qu'ils ont fait tomber par la force. Dans le cas présent, ni la Syrie, ni la Russie ne leur doivent un centime, quant à l'usage de la force...on vous attend.

Comme d'habitude, une petite question, destinée notamment aux remplisseurs de colonnes de journaux : pourquoi tant d'acharnement de la part des Américains et, accessoirement, Français (on entend déjà moins les Anglais et plus du tout les autres, Qatar mis à part) ? Attention, ceux qui répondront que le motif est la défense de la démocratie et la liberté recevront un...bonnet d'âne.

N'en déplaise aussi aux remplisseurs de colonnes de journaux, près de 10 mois après le début des troubles en Syrie, aucun diplomate, lisez bien : aucun, même pas un concierge d'ambassade, n'a fait défection (analysez). Ne leur en déplaise aussi, ABC, grande chaîne d'information américaine, vient de se confondre d'excuses à n'en plus finir pour avoir déformé l'interview qu'une de leurs journalistes vient de faire avec le Président Syrien. Ils viennent de diffuser l'interview dans son intégralité en ajoutant ces commentaires : Assad n'est pas Khaddafi, il n'est pas non plus Moubarak, ni Ben Ali.

 

01/12/2011

La Russie et la nouvelle guerre froide

Après un premier envoi, il y a de cela deux semaines, la Russie vient de compléter sa présence militaire sur les rives orientales de la Méditerranée par l'expédition de la deuxième partie de sa flottille de guerre, dirigée cette fois-ci par le porte-avions Admiral Kouznetzow. La même Russie vient aussi de demander aux occidentaux et leurs laquais locaux « d'arrêter » de menacer la Syrie car cela ne servira à rien. Ce n'est plus un message, c'est une déclaration claire. M. Lavrov vient au surplus de déclarer que son pays n'arrêtera sous aucun prétexte ses livraisons d'armes à la Syrie.

D'un autre côté, les occidentaux, et leurs laquais locaux, emmenés par les Ottomans, devenus totalement incontrôlables, ont décidé d'augmenter leurs pressions et d'engager de nouvelles sanctions contre la Syrie. Je crois que la boucle est maintenant bouclée.

Nul besoin d'avoir une grande expérience de la vie pour comprendre que dans n'importe quel affrontement, la meilleure façon de perdre est de ne point laisser une porte de sortie, honorable ou non, à l'adversaire. C'est pourtant la faute ultime que viennent de commettre les adversaires de la Syrie. Pour ce qui est des sanctions, au-delà même du fait que leurs effets seront négligeables, tout le monde sait que lors d'un changement quelconque dans la vie d'un peuple, le moment le plus difficile à vivre est précisément celui de passage de l'état d'avant à celui d'après. Au-delà, le temps que les gens s'habituent à la nouvelle donne, les effets s'estomperont. Il semblerait même que dans ce cas la Syrie ne soit pas forcément la plus grande perdante dans l'affaire. Ses voisins immédiats, les Ottomans mis à part, viennent de déclarer qu'ils n'appliqueront pas les sanctions. Pour ce qui est des produits pétroliers, les Iraniens viennent même de déclarer qu'ils répondront à tous les besoins de la Syrie.

Il ne restera plus que l'option de la guerre. Pour cela, même s'il ne s'agira que de la poudre aux yeux, il va falloir inventer une raison et...une couverture que d'aucuns appellent légale, entendez le Conseil de Sécurité. Cette dernière étant impossible, les ennemis de la Syrie l'agresseront...sans raison.

Revenons au début de cet article. Alors même que je crois le signal envoyé par la Russie d'une extrême clarté, il me paraît difficile, mais pas impossible, que celle-ci intervienne directement dans le cas d'un éventuel conflit armé. La stratégie occidentale, consistant à bombarder « d'en haut » tout en se protégeant des ripostes en détruisant en premier les moyens de défense anti-aériens, les Russes fourniront aux Syriens, via les installations qu'ils sont en train de mettre en place, les moyens nécessaires, essentiellement les renseignements et les systèmes électroniques de détection et de guidage, pour compenser cette éventuelle perte. Par la suite, les dégâts que les Syriens pourront infliger aux agresseurs seront énormes. Ce sans même parler de leur capacité à étendre le conflit sur toute la région.

Je ne crois pas que le courage légendaire des britanniques, Cher Monsieur Hayoun, n'y changera quoi que ce soit.

 

30/11/2011

Grande-Bretagne, Iran, Syrie, ambassades, consulats, vandalisme, saccage, etc.

Ce billet sera court..une petite comparaison qui en embêtera, je l'espère, certains.

1.       Mardi 29 novembre, des manifestants attaquent l'ambassade britannique à Téhéran.

Samedi 8 octobre, des manifestants attaquent le consulat de Syrie à Genève.

2.       Les manifestants iraniens escaladent les murs et entrent dans l'enceinte de l'ambassade.

Les manifestants de Genève escaladent les murs, fracassent les fenêtres et entrent dans les locaux du consulat.

3.       Les manifestant iraniens arrachent le drapeau britannique

Les manifestants de Genève arrachent le drapeau syrien

4.       Les manifestants iraniens plantent le drapeau iranien

Les manifestants de Genève plantent le drapeau...kurde.

5.       Les manifestants iraniens ramassent des documents, en jettent certains et en brûlent d'autres.

Les manifestants de Genève détruisent des bureaux et jettent des documents et des classeurs.

Acte final

Mardi 29 novembre, le Conseil de Sécurité, rien de moins que cela, se réunit spécifiquement pour condamner énergiquement l'attaque de l'ambassade britannique à Téhéran

Samedi 8 octobre, personne n'intervient, ou plutôt si : certains leaders de partis de gauche étaient présents pour soutenir et encourager les saccageurs du consulat de Syrie. L'évènement a même été spécifiquement « couvert » par un certain Ezzedine Haykel, photographe et accessoirement observateur à Genève pour les élections en Tunisie. Il l'a même intitulé : action surprise et spectaculaire. On se demande comment il a pu tout préparer et photographier alors qu'il s'agissait d'une action « surprise ». La même question se pose quant à la présence des représentants des partis de gauche.

Qu'en pensez-vous ? Marrant, non ?

Les narrateurs et rapporteurs d'évènements, auraient-ils un avis sur le sujet ?

 

15/11/2011

Questions aux amoureux fous de démocratie

Le 14 août 2008, le TPI (traduisez Tribunal Pénal International...Waoooo), dont les USA n'ont pas signé le protocole, lance un mandat d'arrêt international à l'encontre d'Omar El-Bechir, le Président du Soudan. Lisez bien ce qui suit :

Luis Moreno-Campo, Procureur de la CPI (traduisez Cour Pénale Internationale) affirme détenir « des preuves » irréfutables permettant d'accuser El-Bechir de génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre. Rien de moins que cela. Savez-vous ce que cela signifie ? On met ce Monsieur au même niveau que Hesse, Goering, Ribbentrop, Rosenberg, Frick, Keitel, etc. A souligner aussi que Slobodan Milosevic est mort dans les geôles du même tribunal et que Mladic et Kardzic y croupissent pour des faits bien moins graves, du moins numériquement.

Nous sommes le 14 novembre 2011, trois ans et trois mois plus tard.

Entre-temps, le Soudan a été coupé en deux, El-Bechir a exécuté tout ce que les Amérciains et leurs laquais lui ont demandé.

Ma question est la suivante : où en est le mandat d'arrêt international pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide. Un rapport de l'ONU situait le nombre de morts entre 200'000 et 250'000 en 2008.

Alors, Juppé ?

Alors Obama ?

Alors, Sarkosy ?

Alors, Cameron ?

Alors, Calmy-Rey ?

Alors, les nabots ?

Et...surtout : alors, Messieurs les journalistes, si indépendants et si férus de liberté, de démocratie et bla...bla...bla ?

Sans doute que le Darfour et ses centaines de milliers de morts...on s'en fout. De plus, George Clooney s'en occupe tellement bien, ça laisse tout le temps aux Juppé, Sarkosy, Obama, Cameron et...TOUS les journalistes libres de nos médias pour se consacrer entièrement...à la Syrie.

Quelqu'un a des réponses à mes questions ?

Un minimum d'honnêteté et de professionnalisme, ça vous dirait ?

Non ?

 

31/10/2011

Je persiste et signe : oui, on a touché le fond

J'ai, depuis le 19 août, publié 31 notes sur ce blog, la plupart traitant de la problématique syrienne, des menaces islamistes, ici et là-bas, du démantèlement de certaines de nos valeurs les plus essentielles et, surtout, du traitement médiatique de ces sujets.

Tout allait "plus ou moins" bien jusqu'au jour où, entre le 10 et le 11 octobre, j'ai publié une note intitulée : presse romande, on touche le fond.

Le lendemain ou le surlendemain, je ne me le rappelle plus, mon blog a disparu des blogs citoyens et se trouva perdu, comme un de mes lecteurs l'a si bien dit, dans la "fosse commune" de tous les blogs. En essayant d'en savoir plus, le médiateur me répondit que la raison en était les insultes que j'aurais proférées à l'endroit des...journalistes. J'ai, par trois fois, demandé à ce que l'on me montre UNE SEULE insulte lancée sur la trentaine de notes publiées, j'attends toujours la réponse.

J'attends toujours la réponse.

Je connais, quant à moi, la vraie raison. Tant que je restais loin de la corporation, ça allait bien. Il se trouve que le 10 octobre, je m'en suis approché beaucoup trop près.

Et bien oui, nous n'avons malheureusement pas de médias libres. Les journalistes de ces médias, je ne leur en veux même pas, sont des « employés », comme vous et moi, recevant des ordres qu'ils doivent exécuter du mieux, ou pire, qu'ils le peuvent. Seule différence, vous et moi on se fait renvoyé pour faute pofessionnelle.

Il y a de cela un peu plus de deux semaines, un journaliste d'un média visuel me dit ne pas comprendre mon attitude. Il se demandait quelle intérêt aurait ce média, public, à être partial, à prendre position et déformer la réalité.

Je lui retourne la question.

Quel intérêt, Cher Monsieur, aurait la TSR à diffuser plus de 150 sujets, totalisant plus de 300 minutes d'antenne à l'opposition syrienne, ici et là-bas, et seulement...57 secondes à nous ?

Quel intérêt aurait la TSR à ne pas diffuser le seul et unique sujet qu'elle a consacré à notre manifestation d'il y a une dizaine de jours, prétextant des priorités de derrière les fagots et courir une semaine après pour diffuser, vendredi 28 octobre, un sujet Ô combien important sur la réunion, Ô combien importante, d'une dizaine « d'opposants » syriens à Lausanne ?

Non, les médias ne sont pas libres

Oui, ils sont totalement partiaux.

Oui ils sont instrumentalisés.

Oui, ils sont tendancieux.

Non, ils ne recherchent pas la vérité.

Oui, ils déforment la réalité.

L'honnêteté, professionnelle et intellectuelle n'est malheureusement pas votre point fort.

A propos, où en est-on de la plainte, déposée par un opposant syrien, contre un agent du régime syrien qui le traquait, lequel agent était même photographié par le journaliste du Matin ? Cette affaire a bien été l'unique souci de la...totalité de la presse romande pendant une semaine, non ?

Pas de nouvelles ?

 

17/10/2011

Opposition syrienne : violence et vandalisme

A l'instar des soi-disant révolutionnaires pacifiques qui, tout le monde le reconnaît maintenant, a réussi à tuer plus de 1'200 soldats et membres des forces de l'ordre, la soi-disant opposition syrien nage dans le mensonge et la violence.

A l'instar de la soi-disant révolution pacifique, les opposants « sautent » d'un thème à l'autre, en montent la sauce, probablement en concertation avec les médias disponibles, essayant de passer pour ce qu'ils ne sont pas.

Samedi 15 octobre, devant le Palais Wilson, nous étions presque quatre vingtaines de « pro-syriens » à manifester. Les thèmes furent spécifiés dans le communiqué qui a été remis aux médias présents : la TSR et la Tribune de Genève :

1. Soutien à la Syrie, aux réformes promises ET entreprises

2. Rejet total de toute forme d'intervention étrangère

3. Protester contre l'attaque inadmissible des locaux du consulat de Syrie et l'appel, le matin même par le Collectif Jasim, pour venir assister aux "saccage".

4. Marquer notre "totale" opposition au soi-disant Conseil National Syrien. Cette instance représente à peine les personnes qui la composent. Les Syriens de Suisse, la majorité d'entre eux en tout cas, ne le reconnaissent, et ne s'y reconnaissent, en aucun cas

5. Appeler à un dialogue constructif, y compris avec les opposants. Par opposants, nous entendons celles et ceux qui souhaitent exprimer leurs avis d'une manière démocratique, pacifique, loyal et patriotique. A l'exclusion de tous ceux qui appellent des puissances étrangers à venir "bombarder" leur propre pays.

Comme l'a souligné le blog de la TDG, la manifestation s'est déroulée dans le calme et la bonne humeur. A un moment, nous avons vu le barbu en Sarouel du Collectif Jasmin passer lentement avec sa voiture nous filmer. Nous avons aussi vu une autre voiture passer, avec un autre barbu et une femme voilée à bord, l'homme donna quelques bras d'honneur et montra son doigt majeur tandis que le femme faisait le geste du couteau coupant la gorge.

Si la journaliste de la Tribune a parlé d'une manifestation calme, c'est que cela fut le cas jusqu'à son départ, avec les journalistes de la TSR. Les opposants « pacifiques » qui n'aiment manifestement pas qu'on voit autre chose qu'eux, se sont alors rués sur certains d'entre nous, alors que nous nous prêtions à plier bagages. La Police était heureusement là, qui les empêcha de s'approcher, fit monter quelques vandales dans leur fourgonnette pour les laisser partir ensuite.

Je connais personnellement deux de ces vandales dont un habite ma propre commune et qui n'est même pas syrien. C'est aussi le cas de plus de 80% des soi-disant membres du collectif Jasmin qui n'arrive manifestement pas ni à rassembler ni à représenter suffisamment de syriens. Ce qui n'empêche pas les médias de leur demander leur avis chaque fois qu'il s'agit de la Syrie.

Ils commencent par « distribuer » des mensonges, en espérant que cela prenne et si ce n'est pas le cas, on en fabrique d'autres et ainsi de suite. Manifestant sans que personne ne les dérange ni même s'occupe d'eux pratiquement toutes les semaines (réunissant à peine une quinzaine de personnes dont les deux tiers de non syriens) ils ne peuvent pas tolérer (super démocrates qu'ils sont) qu'on puisse entendre d'autres voix.

Menteurs, vandales et violents.

 

05/10/2011

Le Temps : antichambre des opposants syriens

Je ne croyais pas devoir en parler de nouveau, mais il semblerait que ce journal ait décidé d'adopter les opposants syriens. Pis, il en devient pratiquement le porte-parole.

Quel dommage.

Après « l'immense » article consacré par M. Bussard à un « exilé » syrien dont, par ailleurs curieusement, personne n'entend plus parler, après aussi le long article de M. Mabillard concernant l'opposition syrienne qui « songerait » à passer aux armes mais qui a tout de même réussi à tuer (à mains nues peut-être) 700 membres des forces de l'ordre, voici ce même Mabillard prendre sous son aile un autre « dissident » syrien, dont j'avoue avoir déjà oublié le nom, qui serait menacé par les services secrets syriens ici en Suisse. Ces services seraient déjà entrés chez lui, dérobé quelques objets, détruit sa voiture, pris son téléphone portable, du matériel consacré à la Syrie, etc. Ces services auraient même essayé de l'assassiner en plaçant une banane à l'extrémité de son pot d'échappement, à moins que ce ne soit une saucisse (Ô quelle horreur), ce qui le poussa à lever le doit pour prononcer le Chehada (que M. Mabillard explique comme étant la profession de foi musulmane). Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, ce Monsieur se préparait à mourir en martyre. Je vous laisse lire tranquillement l'article et savourer la théatralité des propos. Cela laisse songeur. http://www.letemps.ch/Page/Uuid/5211fdce-edff-11e0-94d4-2...

Comme tout a déjà échoué et comme la totalité de leurs mensonges sort au grand jour, il faut bien qu'ils trouvent autre chose. Songez donc, les services secrets syriens faire tranquillement tout ce qu'ils veulent, ici chez nous, sans que personne n'en sache rien. Songez aussi à l'importance extraordinaire de ce personnage pour que ces services prennent autant de peine à le pourchasser, laissant de côté tous ceux qui viennent de constituer le "Conseil de Transition Syrien".

M. Mabillard, avez-vous vraiement perdu vos moyens à ce point ?

Beaucoup plus sérieusement, je peux affirmer, preuves à l'appui, ce que les opposants et leurs médias n'ont JAMAIS réussi à faire, que c'est l'exact contraire qui est vrai. Ce sont plutôt les soutiens des autorités syriennes qui font l'objet de menaces et se font assassiner d'une manière méthodique. Certains ont même dû quitter le pays et se réfugier en Europe car ils connaissaient l'emplacement exact de leurs noms sur la liste des assassins terroristes. L'un d'eux tiendra par ailleurs une conférence à ce sujet très bientôt. Je vous en donnerai les détails en temps voulu.

Je ne crois pas trop risquer en annonçant ce qui suit : pour autant que cela soit réellement arrivé, c'est ce Monsieur, ou certains de ses amis, qui l'ont fait. Il donnerait tout ce qu'il a pour qu'on parle de lui.

Un dernier mot, nous attendons toujours les preuves du voyage de Monsieur Vannay à Hama. Nous attendons aussi les réponses de Madame Mounier quant à l'article de M. Bussard.

 

30/08/2011

Médias, journalistes et réinformation

Le petit article paru aujourd'hui à la neuvième page de la Tribune de Genève me paraît extrêmement intéressant. Monsieur Allemand, l'auteur, y parle d'une résistance syrienne qui "songe" à passer aux armes. Ceci signifie qu'on insiste encore sur le fait que cette même soi-disant résistance ne l'a pas encore fait. Cela devient un classique mais on se demande alors qui a tué les quelque 1'500 membres des forces de l'ordre. On va certainement nous dire que ce sont leurs "copains" de l'armée.

Mais le plus intéressant est l'affirmation, glissée intentionnellement ou par mégarde, concernant les "cargaisons" d'armes qui passent depuis "des semaines" par les frontières irakiennes et libanaises.

Les médias ont essayé de nous vendre le pacifisme des opposants. Ils essaient maintenant de nous préparer à leur "non-pacifisme". On se demande en effet pourquoi des manifestants pacifiques passent des commandes d'armes depuis "des semaines". On se demande surtout comment se fait-il que les médias, encore eux, ne le découvre que maintenant. Je crois plutôt que tout le monde le savait dès le départ. Je crois surtout que les médias changent de veste maintenant, parlant de moins en moins de manifestations pacifiques, et de manifestations tout court, car la publicité qu'ils ont essayé de passer concernant le pacifisme du mouvement n'a pas vraiment pris. A moins qu'on leur ait signifié d'arrêter avec cela et de passer à autre chose maintenant que le but est atteint.

Je vous renvoie à ce lien dont le contenu n'a été passé par aucun média.

http://www.youtube.com/watch?v=g76qW4kDfkY&NR=1

Pour ceux qui croient encore que les journalistes sont là pour transmettre une information exhaustive et déontologique.

Pensons aussi à cette citation de Noam Chomsky : la propagande est aux démocraties ce que la violence est aux dictateurs.

19/08/2011

Syrie, vérités et mensonges

La Syrie, est-ce vraiment une révolution démocratique ?

Nous assistons depuis quelques mois à une déferlante anti syrienne menée par les "puissances" habituelles qui se sont alliées les services de groupes médiatiques avec comme fer de lance AlJazeera (qui, rappelons-le, fut le porte parole officiel d'Ussama Bin Laden, décidément, les temps changent).

On nous présente les choses comme étant une révolte "populaire" ne demandant que la démocratie et la liberté pour un pays qui en est privé.

Ben voyons.

Voici, tout d'abord, le profil des défenseurs de la liberté et de la démocratie.

1. Al Jazeera: appartenant à l'émir du Qatar. Pays champion en matière de liberté et de démocratie.

2. Al Arabiya : saoudienne. Championne toutes catégories en matière de liberté et de démocratie.

3. France 24 : pas une nouvelle sur la Syrie qui ne soit pas démentie par la suite. Nous rappellerons à cet effet le fameux épisode de la démission de l'ambassadrice de Syrie en France. Canular de France 24

4. BBC Arabe : Plusieurs documents diffusés provenaient d'archives irakiennes, libanaises, etc. C'est par ailleurs une constante chez pratiquement tous les médias depuis le début des événements en Syrie

5. Les Etats-Unis. Cela devient lassant d'exposer leurs exploits en matière de démocratie et de liberté, et beaucoup de mensonges. Le dernier en date, concernant l'Irak, a coûté la vie à plus d'un million de personnes innocentes.

Ce mouvement, sans exclure totalement une frange de la population y aspirant réellement, n'a rien d'un mouvement cherchant la démocratie et la liberté. Le but des insurgés, les médias commencent déjà à les appeler comme cela, est la chute du régime, point. On ne peut prétendre chercher la liberté et la démocratie tout en affichant un mot d'ordre de "non au dialogue" lors d'une de ces récentes manifestations. Personne ne peut plus croire à cela. C'est une offensive bien orchestrée visant à changer, l'occasion faisant le larron, la carte de toute la région avec un minimum de frais pour les bienfaiteurs de l'humanité cités plus haut. Pour cela, tous les moyens sont bons.

Prenons quelques exemples et réfléchissons.

1. Il paraît que le régime a récemment tiré sur la banlieue sud de Lataquié à partir de croiseurs naviguant au large de cette ville. Pour appuyer ces affirmations, certains médias nous ont montré ces bâtiments de guerre. C'est curieux, on n'a pas vu un seul projectile tiré !

2. On nous affirme que des chars et l'artillerie tirent des obus sur certains quartiers de certaines villes. Là aussi, pour appuyer ces affirmations, on nous montrent des images de ces engins. Curieux : toujours aucune image d'aucun tir. Pis, n'importe quel expert militaire vous dira qu'un obus de char ou d'artillerie laisserait un trou de 'un dizaine, voire vingtaine de mètres au moins. Aucune des images supposées nous prouver cela ne montre une quelconque trace.

3. Nous avons trouvé et envoyé des images atroces montrant les terroristes à Hama et Deir el Zor tuer, puis mutiler, décapiter et jeter dans la rivière les cadavres de personnes estimées être à la solde du régime. Aucun média n'a accepté d'en parler. Ces mêmes médias qui passent leur temps à publier des vidéos totalement invérifiables montrant la soi-disant répression du régime.

Soyons vigilants. Découvrons et faisons connaître la vérité. Ne nous laissons pas pour la énième fois bernés par les mensonges avancés par les uns et véhiculés par les autres.

Vous découvrirez la vérité au fur et à mesure du développement de ce blog. Dans les prochaines publications, nous vous parlerons de la visite imaginaire de 10 jours à Hama de M. Gaëtan Vannay, chef du service international à la RSR. Vous découvrierez ensuite les documents que les médias refusent de publier car ils ne vont pas dans le sens dicté par leurs maîtres