30/10/2012

Didier le Magnifique

 

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Chez son homologue et « ami » russe, ministre des affaires étrangères d’une grande puissance mondiale, Didier Burkhalter, notre ministre des affaires étrangères, déclara, à propos de l’Iran, pays dont la puissance est autrement plus à craindre que la Syrie, que la Suisse « ne soutiendra jamais des sanctions, imposées par quelque alliance que ce soit, en dehors du cadre juridique du Conseil de Sécurité de l’ONU.« Par principe, nous ne soutenons pas de telles sanctions ».

Ah bon ? Par principe ?

Avant lui, pas plus loin que le mois dernier, la non moins magnifique Madame Widmer Schlumpf a, elle aussi, critiqué les sanctions unilatérales de l’occident contre l’Iran en les qualifiant« d’inacceptables. »

En remontant un peu plus loin, on trouve l’inégalable Calmy Rey, jadis elle aussi ministre des affaires étrangères « très active ». Comme par hasard elle aussi chez nos amis iraniens, voilée sous le portrait de Khomeiny.

Décidément, l’exemplarité de nos Conseillers Fédéraux n’a d’égal que leur courage. A relever, bien évidemment, le sens « unique » de leur démarche.

Revenons à l’actuel locataire du Palais Fédéral Ouest, 3003 Berne, qui n’a bien évidemment pas oublié que la Suisse est un important centre mondial pour le négoce du pétrole et qu'elle accueille les bureaux de la National Iranian Oil Company (NIOC, la société pétrolière publique iranienne). Reprenons aussi son affirmation du début de ce billet. Ainsi, la Suisse ne soutient, par principe, pas de telles sanctions.

A ma connaissance, notre pays, qui ne prend  "par principe" jamais de telles sanctions, en a bien pris, avant et encore plus que tous les autres pays réunis et en dehors de tout cadre légal, onusien ou pas, à l’encontre de la Syrie.

La légalité, le courage, les principes et le droit international n’ont qu’un seul sens, selon Didier le magnifique : celui de nos intérêts…économiques. Celui aussi de notre couardise.

Couardise parce qu’il n’a même pas le courage de l’admettre.


 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : didier burkhalter, syrie, suisse, gowrié, onu, widmer schlumpf, clamy rey, russie, iran

18/09/2012

CPI, TPI, ONU, HRW et Conseil Fédéral : l’art de noyer le poisson

Comme on le sait maintenant, ce sont les chancelleries occidentales et les médias de cette partie du monde qui nous l’apprennent, le crise en Syrie n’a pas d’égal dans l’histoire. C’est à peine si la deuxième guerre mondiale a vu autant de pays, de puissances mondiales, de coalitions, etc. s’impliquer à ce point. Et encore.

La dernière trouvaille de notre « puissant » Conseil Fédéral, leader en la matière depuis le début de la crise syrienne, est d’être à la tête du mouvement appelant à traduire la Syrie devant la justice internationale. Pourquoi faire ? Pour juger les « coupables » de crimes de guerre (on ne parle pas encore ouvertement de crimes contre l’humanité mais cela ne tardera certainement pas). La Suisse « se veut exemplaire » en la matière. D’où l’entrain et la véhémence de notre ministre des affaires étrangères.

Voyons déjà ce qu’en dit une de ces organisations.

http://fr.rian.ru/world/20120917/196065699.html

Ils ne sont pas les seuls. Aujourd’hui même, lundi 17 septembre et pour la deuxième fois en l’espace de moins de deux semaines, le Conseil des Droits de l’Homme, sous la houlette de la très agitée Navi Pillay, ne put faire autrement que de reconnaitre, certainement à contrecœur, des exactions, exécutions sommaires, tortures et crimes de guerre commis par les terroristes de l’ASL, ceux que notre DFAE et son chef appellent « opposition légitime ».

Ainsi, notre Conseil Fédéral veut traduire les responsables de crimes de guerre devant la justice internationale. Ayant lu quelque part que cela inclut, c’est cela la nouveauté, « tous les responsables » de quelque bord que ce soit, je puis supposer que les « amis légitimes » de notre DFAE et son chef sont inclus dans cette affaire ! Ils ont même proposé Carla del Ponte, celle qui se donna pour mission de « punir » tous les responsables de crimes de guerre dans l’ex Yougoslavie, surtout si ceux-ci sont Serbes, à l’exclusion de trafiquants d’organes Kosovars, protégés de nos autorités fédérales.

Mais alors. Si les amis « légitimes » de notre ministre des affaires étrangères sont reconnus coupables de crimes de guerre. Comment la « justice » internationale pourra-t-elle qualifier l’attitude de ceux qui ont aidé, financé et fourni armes et aide logistique à ceux-ci ?

Complicité de crime de guerre ? Cela me parait être un minimum.

Une toute dernière chose, histoire de "sourire" un peu. L'enthousiasme de notre ministre des affaires étrangère vaut-il aussi pour "tous" les crimes de guerre, où qu'ils aient pu avoir lieu et par qui que ce soit ?

20/07/2012

ONU : troisième double véto sino-russe

Véto.JPG

Ceux qui soutiennent les insurgés et les voyous, USA, GB et France, sont revenus pour la énième fois devant cette institution pour obtenir une entrée, par la porte arrière, une intervention, éventuellement militaire, en Syrie. Pour la énième fois, ils sont venus avec les mêmes arguments, pour la énième fois, ils nous ont ennuyés avec leurs stupidités et, pour la énième fois, ils ont osé. Ils ont osé à nouveau de nous parler de...manifestants pacifiques qui rencontrent une répression. Ce alors qu'au même moment, ils jubilaient aux nouvelles de la « reconquête » de Damas par les insurgés. Ce n'est plus stupide, c'est lassant.

C'est certainement pour cela que, suite au double pal sino-russe (comprenez double véto) signifiant une fin de non recevoir, les lascars des USA et leurs domestiques se mirent, bouches mousseuses, à presque injurier les représentants de Moscou et de Pékin. Le Français, surtout, n'a pu s'empêcher de déclarer clairement que la France, suite à l'échec du projet occidental, suivra son propre chemin et ne laissera pas « tomber » la Syrie.

En voilà la traduction : la France continuera et intensifiera son aide aux terroristes.

Ceux qui croient que seuls les Russes et les Chinois étaient contre la résolution occidentale se trompent. J'ai écouté toutes les déclarations qui ont suivi le vote. Le Pakistan a clairement indiqué que présenter une résolution sous le « chapitre 7 » était une faute. Le représentant indien a même commencé son intervention en « présentant ses condoléances au gouvernement syrien » pour la perte inestimable suite à l'acte terroriste odieux. C'est tout dire. Le Russe, loin de s'énerver, se contenta de qualifier l'attitude des occidentaux de « pas convenable », entendez : « vous êtes mal élevés ».

La GB, auteure de la résolution, a aussitôt présenté un autre projet prolongeant la mission des observateur de l'ONU...sans condition. Curieux, ces gens-là. Pourquoi n'ont-ils pas commencé par là ?

Le fait le plus remarquable dans toute cette affaire est que les deux puissances, Chine et Russie, gardent, face à l'hystérie occidentale, un sang froid total. Ce n'est de loin pas le résultat d'une quelconque inconscience mais provient plutôt d'une parfaite connaissance des "vraies" réalités sur le terrain.

Voilà, la Syrie, de par son histoire, sa situation géographique et tout le reste (on nous dit que la région côtière renfermerait l'une des plus grandes réserves de gaz au monde) est devenu le théâtre de confrontation des grandes puissances. Il y a toujours des simplets qui continuent à lire les journaux et à écouter les politicards nous raconter qu'il s'agit de liberté, démocratie et défense des droits de l'homme.

Ce qui suit aussi est devenu lassant mais je vais devoir le répéter.

La guerre civile au Sri Lanka (puisqu'il faut, paraît-il, parler de guerre civile en Syrie) a fait plus de 40'000 victimes, combien d'entre vous en a entendu parler ?

  1. Au Congo, plus d'un demi million de 1998 à nos jours. Vous en avez entendu parler ?
  2. Le Darfour, 300'000. Au fait, c'est terminé là-bas ?
  3. Somalie : 400'000 de 1994 à nos jours.
  4. Je ne puis, bien évidemment, pas « louper » ça : presque 2 millions de Vietnamiens, par les Américains.
  5. Ça non plus : plus d'un million d'Irakiens, par les Américains
  6. Plus de 1'400 victimes civiles, en à peine un mois, par l'armée israélienne à Gaza.
  7. Etc.

Des nouvelles pour les défenseurs des droits humains de ce côté-là ?

Un petit conseil, pour le Conseil de Sécurité : il va falloir, pour les Occidentaux, se croyant encore à l'ère colonialiste, qu'ils comprennent que les temps ont changé. Qu'ils n'ont plus les moyens de « dicter » leurs volontés et que, s'ils veulent vraiment prouver qu'ils courent derrière la liberté et la démocratie, mettre TOUTES les atteintes à ces valeur (toutes les atteintes, sans exception aucune et en même temps), y compris et surtout les leurs et leur appliquer LEURS PROPRES REGLES, celles qu'ils préconisent pour les autres. Là, à mon humble avis, il n'y aurait plus grand monde.

TSR 2 a diffusé, avant-hier, pour la énième fois, Lawrence d'Arabie. Au-delà même du romantisme du personnage et de la folie rêveuse qui accompagne généralement de tels aventuriers, il me fut étrange de constater à quel point les choses ont si peu changé. A l'époque ce fut Saiks-Picot, aujourd'hui c'est Clinton-Haig-Fabius. Seulement à l'époque, il n'y avait QUE Saiks-Picot. Aujourd'hui, il faut ajouter Lavrov.

Cela me réjouit-il ? Non, nullement. Seulement, c'est un moindre mal.

P. S. Je pense à quelque chose qui me paraît tout de même assez important et qui va directement dans le sens de ces contradictions dans lesquelles nous nageons depuis une année et demie. Puisque Damas est "presque" tombée, puisque la motié du pays est aux mains des rebelles, puisque Assad est introuvable et sa chute acquise et puisque le régime s'effrite, à quoi eut servi exactement cette résolution et pourquoi tant d'acharnement et tant de colère ?

S'il y a des réponses, alors qu'elles soient directes et exemptes de discours, SVP.

 

08:01 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : syrie, russie, usa, gowrié, onu, véto, chine, lavrov, saiks picot, lawrence d'arabie, clinton, haig, fabius

13/07/2012

Les textes des Occidentaux à l’ONU, ainsi qu’eux-mêmes : à la poubelle

Comme tous ceux qui l'ont précédé, la dernière trouvaille des Américains et certains de leurs domestiques européens, consistant à lancer un ultimatum à la Syrie, de 10 jours, très précisément, sinon le pays devrait subir les foudres « économiques » des occidentaux, finira à la poubelle où elle a été gentiment poussée par le véto, annoncé à l'avance, russe.

Quelle a été la stratégie atlantiste ? Après l'échec des aller-retour Conseil de Sécurité - Conseil des Droits de l'Homme, les Occidentaux ont découvert une faille qui aurait pu faire basculer la position russe. Ils n'ont demandé « que » le retrait des armes lourdes des zones urbaines, sinon la Syrie devrait subir des sanctions « économiques ». Un projet tellement « soft » et tellement peu exigeant que les Russes ne pouvaient raisonnablement pas s'y opposer. De plus, il se base assez, dans l'esprit du moins, sur le plan Annan, que les Russes appuient fortement.

C'est complètement raté. Pourquoi ?

Comme je l'avais déjà mentionné à plusieurs reprises et notamment dans ce billet,  http://independanceetverite.blog.tdg.ch/archive/2012/06/1..., la raison en est extrêmement simple : toute résolution, quelle qu'elle soit, concernant la Syrie sera rejetée. Par principe ? Quelque part oui. Les Russes partent d'un constat extrêmement simple : une résolution présentée par les Occidentaux, quelle que soit sa nature et sa teneur, ne peut, par définition, qu'être néfaste, hostile et dangereuse. Dès lors, il n'est même pas utile de la discuter. Mieux vaut la rejeter par avance. Il est vrai que le précédent libyen les a à ce point échaudés qu'ils ne pourront plus faire confiance même aux projets apparemment les plus nobles des Occidentaux. Il est vrai aussi qu'ils ont parfaitement compris que leur propre survie géostratégique en dépend. Enfin, dans le nouveau rôle qu'ils se sont assignés, redevenir une très grande puissance mondiale, ils ne peuvent plus se permettre une quelconque reculade.

Alors, effectivement, l'armée syrienne ne pourra, peut-être, pas  à courte échéance éradiquer les terroristes et les voyous qui sèment la terreur et la désolation dans le pays. Après 11 ans d'efforts, l'armée de la plus grande puissance du monde, les USA, n'a pu venir à bout de quelques villageois armés de kalachnikovs, les Talibans qui, au surplus, gagnent chaque jour un peu plus de terrain. Mais ils, les Syriens, finiront par le faire. Je n'en ai pas le moindre doute.

Un nouvel ordre mondial est en train de naître. Pour le plus grand bien de l'humanité.

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : usa, syrie, gowrié, russie, onu, véto, kofi annan

18/06/2012

Lavrov : Clinton est une menteuse, Fabius un larbin ignare

Ce n'est pas en substance mais mot pour mot ce que le ministre des affaires étrangères russe vient de déclarer.

Autant la tête même de Juppé ne me revenait pas, je ne puis m'empêcher de m'esclaffer devant celle de son successeur. Avec celui-ci, on a vraiment l'impression de se trouver devant un caniche hagard. A peine ses maîtres de Washington, par la bouche de la femme de l'ancien Président Clinton, ont-ils déclaré discuter avec les Russes d'un changement politique en Syrie, que le chauve, tiens, du Quai d'Orsay s'empressa de déclarer que la France discutait, elle aussi, avec la Russie de l'après Assad.

Je ne sais comment des gens de ce niveau puissent supporter d'être constamment et pareillement humiliés. A moins que ce ne soit l'inverse, savoir qu'il faut pouvoir en supporter autant pour pouvoir en arriver là où ils sont.

Voici d'abord la réponse de Lavrov à l'Américaine : « J'ai lu quelque part aujourd'hui que la porte-parole du département d'État américain, Victoria Nuland, aurait dit que les États-Unis et la Russie discutaient de changements politiques en Syrie après le départ de Bachar al-Assad. Si cela a été vraiment dit, c'est faux. De telles discussions n'ont pas eu lieu et ne peuvent avoir lieu. Cela est en totale contradiction avec notre position ».

Quant à Fabius... euh, tiens : Lavrov n'a même pas daigné commenter ses déclarations. Il a sans doute estimé que la réponse donnée aux maîtres suffisait largement. Le larbin passera ramasser les miettes après que les patrons se soient levés de table.

Lavrov a même ajouté : « nous ne sommes pas impliqués dans les changements de régimes à travers le Conseil de Sécurité de l'ONU ni ne participons à des complots politiques ».

Je continue pour ma part à croire que la Syrie est parfaitement capable d'en finir avec tout cela sans l'aide, ni l'avis de personne. Et plutôt serait le mieux.

Ceux à qui ceci ne plairait pas n'ont qu'à aller se faire voir chez les grecques.

 

08:09 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : juppé, france, onu, fabius, gowrié, russie, syrie, lavrov, clinton, usa

15/06/2012

Fabius a décrété : ce régime doit partir

Fabius_BHL2.jpgUn tout petit rappel d'abord. Le précédent locataire du Quai d'Orsay, un certain Alain Juppé (où est-il maintenant ?), avait en son temps, à peine deux semaines après le début de l'insurrection armée en Syrie, décrété lui aussi le départ du Président Syrien. Nous souhaitons le même succès pour Monsieur Fabius. A ceux qui ne le savent pas encore, c'est le nouveau ministre des affaires étrangères de la France.

Regardons tout d'abord cette photo. Il est en tout cas bien entouré, le Fabius.

BHL à droite et Kouchner à gauche...

Cela promet. Bref, comme dirait l'autre.

Ainsi, ce brave Monsieur, qui se débat pour se débarrasser des couches de naphtaline qui se sont superposées sur sa carcasse fatiguée et bouffie, veut revenir, encore une fois, au Conseil de Sécurité pour obtenir une résolution sous le chapitre VII.

Voici, une fois pour toutes, ce fameux chapitre VII.

Charte de l'ONU : chapitre VII pour celles et ceux qui ne savent pas ce dont il s'agit.

Pour résumer, une résolution votée sous ce chapitre permettrait aux Nations Unies d'entreprendre toutes les mesures nécessaires, y compris l'emploi de la force armée, pour contraindre la partie causant «  une menace contre la paix » à respecter les injonctions de l'Organisation.

Bien.

Sans faire des analyses inutiles, allons-y directement aux prévisions.

La Chine ayant déjà annoncé une fin de non recevoir à l'appel du fatigué du Quai d'Orsay, la Russie infligera, au surplus, une leçon mémorable. Ceux qui espèrent un changement, ne serait-ce que symbolique, dans l'attitude russe, en auront pour leurs frais. Plus le temps passe, plus je crois que ceux-ci deviennent intransigeants sur le dossier syrien. Je prends même le pari d'annoncer qu'ils ne négocieront même pas le départ du Président Syrien. Je vais même prendre un autre pari : dans le cas d'une intervention armée, de quiconque, la Russie interviendra, physiquement, militairement, pour défendre la Syrie. Je crois même que les Occidentaux en doutent.

Est-ce que c'est bien ? Cela dépend de savoir pour qui.

Fabius et compagnies savent pertinemment que les Chinois et les Russes ne voteront jamais une telle résolution, sous quelque prétexte que ce soit. Pourquoi dès lors s'acharnent-ils à vouloir revenir devant le Conseil de Sécurité ? Et bien pour une raison très simple : Tout d'abord parce que cela leur permettra de se donner bonne conscience. Ce n'est pas eux qui empêchent l'évolution de la situation en Syrie, mais les Russes et les Chinois. Ensuite et c'est plus important encore, ceci leur évitera d'intervenir. Surprenant et contradictoire ? Absolument pas. Tout le monde sait maintenant pertinemment que les Occidentaux ne souhaitent et ne peuvent pas intervenir en Syrie. Ceci est définitivement acquis. Dès lors, la manière la plus simple, la moins coûteuse et, surtout, la plus valorisante, de se débarrasser de cette tâche est de le mettre sur le dos des...Russes. « C'est finalement ces derniers qui nous empêchent de le faire ».

Vous y êtes ?

La Syrie souffrira encore, beaucoup. Mais finira, plutôt tôt que tard d'ailleurs, par venir à bout des terroristes...et de leurs soutiens. J'en donne RDV à Fabius et aux autres.

Chaque chose en son temps.

 

08:03 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : france, syrie, gowrié, fabius, russie, chine, terroristes, onu, chapitre 7

14/06/2012

Je l’ai dit : il faut virer les barbouzes

Alors que l'armée syrienne, que certains aigris ici recommencent à appeler « régulière », semble avoir pris la décision d'en finir coûte que coûte avec les terroristes, les voyous et les bandits de grands chemins qui sèment terreur et désolation dans le pays, les barbouzes de l'ONU, accompagnés de leurs relais médiatiques habituels, viennent de nous servir une nouvelle invention de derrière les fagots. L'armée « régulière » :

  1. Emprisonnent des enfants
  2. Torture des enfants
  3. Utilise des enfants comme boucliers humains

Hmmm...

Dieu, appelez-le comme vous voulez, a mis une cervelle dans la tête des gens pour que ceux-ci puissent réfléchir. Il semble en avoir oublié certains, de plus en plus nombreux, je le crains.

Pour ne pas être long et contenter ainsi certains de mes lecteurs, je poserais quelques toutes petites questions.

Aux barbouzes de l'ONU et à leurs collègues des 90% de nos médias, je dis : vous nous bombardez quotidiennement de dizaines d'images, prises par des « insurgés », que vous persistez à appeler pacifiques, montrant les « forces du régime » commettant ceci et infligeant cela. Pourriez-vous avoir l'amabilité de nous gratifier de quelques unes prouvant ce que vous avancez ? Des images, prises avec des téléphones portables, d'enfants utilisés comme boucliers humains par l'armée du régime, ça doit être faciles à prendre, non ?

J'accepte tout, y compris les images truquées. Ce doit vous être facile, non ?

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : syrie, gowrié, insurgés, terroristes, onu, médias

01/05/2012

L’ONU et ses observateurs : virez-les

S'il est vrai que les Russes se sont très bien rattrapés en déclarant que c'est l'opposition syrienne, composée essentiellement de groupes terroristes, et ses soutiens, Juppé, Clinton, Hamad, Erdogan et Cie, qui sapent le plan de Kofi Annan, il n'en demeure pas moins qu'ils se sont fait partiellement avoir, pour la deuxième fois depuis l'épisode libyen.

Alors qu'ils sont parfaitement au courant des moindres détails sur le terrain, qu'ils sont conscients des raisons réelles de cette mascarade dangereuse qu'est la mission de l'ancien Secrétaire Général de cette institution aussi inutile que néfaste : fournir un quelconque prétexte, que les Occidentaux recherchent depuis des mois, à une intervention étrangère sous une forme ou une autre, ils ont malgré cela tombés dans le piège que ces derniers leur ont tendu. Ils ont, avec les Chinois, voté la résolution permettant l'envoi d'observateurs dont la mission est de vérifier le respect du cessez-le-feu. Seuls les Syriens ont eu la lucidité et la fermeté nécessaires pour refuser tout observateur national d'un pays « hostile ». D'observateurs, soi disant neutres, tout le monde sait que ces gens n'en ont que le nom, et encore. Tout comme les journalistes « clandestins », pour la plupart des militants pro terroristes, voire des barbouzes, ces observateurs ne sont là que pour glaner le maximum d'informations et fournir un quelconque prétexte justifiant une intervention étrangère.

Stratégiquement, je crois que la « faute » des Russes est impardonnable. Alors que la soi-disant ASL, groupement hétéroclite de déserteurs et de terroristes islamistes, était Euronews armes à destination des rebelles.JPGaux abois, que l'armée nationale syrienne était sur le point de les écraser, cette résolution est venue saper tous ces efforts et sacrifices et donner un ballon d'oxygène inespéré aux terroristes. Comme par hasard et coup sur coup, on apprenait samedi dernier que les autorités libanaises ont arrêté un bateau, en provenance de la Libye, chargé d'armes et de munitions destinées aux terroristes et que les forces armées syriennes ont intercepté plusieurs bâtiments chargés d'hommes et d'armes, en provenance de la Turquie cette fois-ci, qui se dirigeaient vers la côte syrienne.

On voit dès lors clairement le but réel de cette résolution et des « observateurs » : fournir aux terroristes le temps et le répit nécessaire pour se refaire une santé, s'armer (comme l'avaient bien promis les Français et les islamistes des monarchies pétrolières).

La Russie vient donc de déclarer qu'elle et la Chine sont « d'accord à 100% » sur la Syrie et qu'il est désormais "nécessaire que les autorités syriennes puissent repousser avec fermeté les terroristes qui opèrent dans le pays". Les Russes ont ajouté que les acteurs à l'intérieur comme à l'extérieur (du pays) doivent les empêcher de recevoir le soutien qu'ils réclament. Lavrov a dit cela sans utiliser le moindre subterfuge de langage diplomatique. Juppé a dû apprécier. Romandie.com : la Syrie doit repousser avec fermeté les terroristes.

Tout cela est bien. Ce qui serait encore mieux est que les Syriens commencent par virer les barbouzes de l'ONU, de fermer la porte à toute tentative, quelle qu'elle soit, d'ingérence dans les affaires « internes » du pays.

Juppé et les autres n'ont qu'à continuer à pester dans leur coin

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : onu, france, juppé, lavrov, russie, chine, syrie, gowrié, terroristes, observateurs

06/10/2011

ONU dehors, bonjour l'OTAN

Une résolution par semaine, sans succès. L'acharnement lamentable des nouveaux colonialistes en devient à ce point ridicule que les mots me manquent pour le qualifier. C'est désormais un défi. Il faut soumettre la Syrie. Je souligne que le gouvernement yéménite bombarde quotidiennement ses opposants sans que cela n'offusque les gentils Juppé, Rice, Obama ou Cameron. C'est comme ça. Il n'y a plus que la Syrie dans le monde. Comment cela se fait, leur tenir tête ?

Voici dès lors le scénario le plus probable à venir. Puisque l'ONU ne sert à rien (elle est utile seulement lorsque le Conseil de Sécurité vote la destruction des pays par les puissances occidentales) ce sera l'OTAN qui s'en chargera. Comment ? Comme suit.

Erdogan, on se demande quelle est la raison exacte d'une telle haine (probablement les centaines de millions de dollars que les saoudiens et Qataris ont fait pleuvoir sur lui et Sarkosy) provoquera un conflit armé avec la Syrie, c'est à peu près certain. Membre de l'OTAN, celle-ci se lancera à son tour  pour « aider » un de ses membres faisant fasse à une « agression ». car il n'aura échappé à personne que c'est la Syrie qui agressera la Turquie. Il y aura bien évidemment des Vannay, Bussard, Mabillard et autres pour nous le confirmer.

Je suis au-delà des 70% quant à la possibilité de réalisation de ce scénario.

Reste à savoir si les imbéciles ont bien calculé leur coup. C'est moins certain.

 

07:15 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : nations unies, otan, onu, syrie, suisse, vannay, mabillard, bussard, france, erdogan, turquie