05/05/2014

Il ya 2000 ans, Rome et ses relais locaux crucifiait Jésus

Aujourd'hui, Rome (l'Occident islamiste) et ses relais locaux recommencent : on crucifie en Syrie

Lire la suite

09:37 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (23) | Tags : occident, usa, syrie, jésus, christ, croix, gowrié

23/09/2013

Véronique De Keyser : Vice Présidente du Groupe Socialiste au Parlement Européen

Aujourd'hui, je vous livre, tel quel, le compte rendu de François Jane d'Othée, journaliste au Vif.be (L'Express) au sujet de la rencontre de Mme de Keyser avec le Président syrien.

http://www.levif.be/info/auteurs/author-4000223280609.htm#


Syrie: Véronique De Keyser rencontre Bachar Al-Assad


François Janne d’Othée

vendredi 20 septembre 2013 à 18h26

Vice-présidente du groupe socialiste au Parlement européen, l’europarlementaire Véronique De Keyser revient d’une mission au Liban et en Syrie. « C’était à titre personnel et dans un objectif humanitaire », explique-t-elle au Vif/L'Express.

Véronique De Keyser, vice-présidente du groupe socialiste au Parlement européen. © IMAGEGLOBE

De retour du Liban et de Syrie, l’europarlementaire Véronique De Keyser (PS) a pu s’entretenir à Damas, pendant une heure, avec le président syrien Bachar Al-Assad, sans autre témoin que le vice-ministre syrien des Affaires étrangères. « Ma visite étant effectuée à titre personnel et pour des raisons humanitaires, j’avais demandé, pour éviter toute instrumentalisation, qu’il n’y ait pas de show médiatique autour de ma visite, et ils ont accepté ».

Que lui a déclaré Bachar ? Deux choses principalement. Un : il ne tient pas à rester au pouvoir mais il n’envisage pas de « quitter maintenant le navire » car, selon lui, « ce qui est en jeu, c’est une Syrie laïque et tolérante à l’égard des minorités, ainsi que l’unité du pays ». Or la montée des groupes radicaux islamiques ne laisse d’autre choix au régime que de « s’en débarrasser ».

Deux : il affirme avoir voulu des réformes, et en a même entrepris, mais, selon lui, les demandes pacifiques des manifestants se sont « très rapidement » transformées en opposition violente. « Je veux continuer à travailler avec l’opposition, mais seulement celle qui œuvre pour une Syrie démocratique », lui a-t-il soutenu. Opposition interne s’entend, car il ne fait pas grand cas des opposants de l’extérieur qu’il soupçonne d’être financés pour la plupart.

A propos des couloirs humanitaires, Bachar Al-Assad a déclaré à l’eurodéputée que « chaque Syrien a le droit de recevoir de l’aide », mais qu’il est parfois très difficile de la faire parvenir à cause de la multiplicité des factions, certaines acceptant le passage des vivres, d’autres pas. A Damas, le nombre d’ONG agréées est passé de 4 à 19, ce qui fait dire à l’eurodéputée (qui a passé une demi-journée avec les agences de l’ONU sur place) que « le mur s’effrite entre elles et le régime ».

Véronique De Keyser a également évoqué le sort des opposants disparus, notamment Abdel-Aziz Al Khayyer, dont on n’a plus signe de vie depuis le 20 septembre 2012 alors qu’il revenait de Chine et se rendait de l’aéroport de Damas vers la capitale. Bachar Al-Assad prétend qu’il aurait été enlevé par des rebelles. Quant au père Paolo dall’Oglio, disparu depuis le 29 juillet 2013, le président n’a pu donner aucune information « car cela s’est passé de l’autre côté ».

« J’ai subi d’énormes pressions pour me dissuader d’aller à Damas, témoigne Véronique De Keyser. Mais quand on voit l’ampleur de la catastrophe, la montée des groupes djihadistes et terroristes, confirmée par les représentants sur place de l’ONU, cela m’a semblé indispensable de me rendre sur place. Certains de mes collègues se sont d’ailleurs montrés solidaires avec ma démarche. C’est maintenant qu’il faut enclencher un dialogue pour préparer une négociation politique, car le désespoir des Syriens de l’intérieur, qui se sentent abandonnés par l’Europe et qui voient leur pays se transformer, est immense. Bien sûr les gens seront comptables de leurs actes, mais ça, ce n’est pas de mon ressort. »

09:01 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, gowrie, journaliste, journalisme, islamisme, jihad, terrorisme, occident

20/06/2013

G8 ? Non. Un contre 7

Le contenu de la réunion en question n’a, bien évidemment, aucune importance. Il n’y en a de toute façon pas. Non. Le plus remarquable dans cette réunion sont précisément les allures des uns et…de l’autre. Les uns sont les larbins, laquais et leur maître Yankee. L’autre, c’est bien sûr le Russe.

La solution, syrienne, sera russe, rien d’autre.

Pas la moindre concession de la part du locataire du Kremlin : pas d’armement pour les terroristes en Syrie de la part des Occidentaux et toutes les armes nécessaires pour écraser ces mêmes terroristes pour l’Armée Nationale Syrienne. Le Yankee et ses laquais, parfaitement conscients du changement du cours de l’histoire et de leur position sur la pente descendante de celle-ci, mais aussi suite à la tournure dramatique, entendez positive, de la guerre contre le terrorisme après la bataille décisive de Qousseir, se sont rendus à l’évidence : pour eux, c’est terminé en Syrie. Les gesticulations comiques du premier ministre britannique, changeant d’avis au gré des ordres venant du Maître, n’y changeront rien.

A Berlin, en la présence du Yankee, venu prononcer un autre discours « historique », 50 ans après celui du mari de Jacqueline Kennedy, Merkel, petit maître « local » en Europe, a déclaré, en regardant l'Américain : pas d'armement pour les terroristes (elle les a appelés "opposition", mais cela importe peu).

Pour ce qui est des Arabes, le "coup de maître" des Occidentaux semble avoir totalement réussi. Nous savons depuis très longtemps déjà que tout, absolument tout, sans la moindre exception, dans la région tourne autour d'un seul et unique sujet : Israël. Il s'agit non seulement d'annihiler toute possibilité pour ses "ennemis" de le menacer, mais il faut au surplus que toute éventualité "future" de la faire soit tuée dans l'oeuf. Tout cela a commencé tôt, très tôt.

Sans refaire l'histoire, regardons en le résumé aujourd'hui. L'armée irakienne occupée uniquement à combattre les terroristes. Elle n'existe plus dans sa fonction essentielle. L'armée syrienne s'épuise à son tour en affrontant la pire offensive terroriste mondiale. L'idée étant qu'une fois le régime tombé (on attendait cela beaucoup plus tôt) tous ces terroristes devaient se diriger vers le Sinaï, pour mettre à genoux l'armée égyptienne. Regardez la carte de la région et constatez visuellement ce que cela donnerait.

La Jordanie n'existant déjà plus depuis très longtemps, il ne restait plus que le...Hezbollah. Le moment est venu pour le neutraliser. Mais, à l'instar des pronostics concernant la chute rapide du régime syrien, le choc d'Al Qousseir est venu chambouler totalement les plans occidentaux. La capacité de résistance et d'organisation des Syriens et leurs alliés semblent aller bien au-delà de ce que pouvaient imaginer les plus optimistes, ou pessimistes, c'est selon.

Est-ce que cela refroidira définitivement Américains, Israéliens, laquais et bédouins ? Rien n'est moins sûr. Il semble désormais tout à fait admis que les bédouins du Golfe considèrent l'issu de la crise syrienne comme une question de vie ou de mort. Quant aux Américains et Israéliens, une défaite, admise comme telle, de leurs troupes de terroristes, signifiera la fin définitive de leur influence dans la région. C'est pour cette raison qu'ils ne renonceront pas à soutenir les terroristes jusqu'au bout, même si cela devait se faire au prix d'une destruction totale de la Syrie, ce qui semble être leur Ultime objectif.

Il y a de cela deux jours, on assistait, coup sur coup, à deux événements, passés presque inaperçus mais dont l'importance ne devrait pas être négligée. Il y a tout d'abord eu le coup d'humeur du chef des islamistes égyptiens, Mohammad Morsi, Président de l'Egypte pour certains, qui a décidé de couper d'un seul coup toutes les relations avec la Syrie. C'est à peu près au même moment que le vieux roitelet de l'Arabie Saoudite annulait ses vacances au Maroc pour rentrer chez lui, à Riyad.

Les paris sont ouverts, pour imaginer ce qui se trame.

09:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : syrie, occident, usa, gowrié, arabe, qatar, islam, terrorisme, jihad, arabie saoudite, cameron, obama, merkel

08/05/2013

La ligne rouge : c'est l'arme chimique

La phrase vient de ce Cher Obama, prénommé Barak, Président d'une grande démocratie (preuve en est les centaines de prisonniers innocents de Guantanamo) et accessoirement mauvais gendarme du Monde : Hiroshimam Nagasaki, Vietnam, Corée, Cuba, Irak, Afhganisatn, entre autres. Elle a été prononcée à l'occasion des rumeurs sur l'utilisation, par le régime de Damas, bien évidemment, d'armes chimiques pour "mâter" la révolution "pacifique" du Peuple Syrien. Révolution "pacifiquement" conduite par le "Front d'Al Nosra", classé par ailleurs organisation terroriste par ces mêmes Américains.

Vous suivez ?

Les choses sont tellement imbriquées en Syrie, les gesticulations tellement nombreuses et contradictoires, qu'on n'arrive plus à savoir si les déclarations des uns et des autres sont le résultat de faits avérés ou de calculs savamment orchestrés. En l'occurrence, suite aux déclarations fracassantes de Carla del Ponte, concluant sur l'utilisation d'armes chimiques par...les "rebelles", on se demande si les Américains ne voulaient pas se ménager une porte de sortie vis-à-vis des terroristes. Car on voit mal comment ils peuvent ignorer les résultats de cette "enquête". Cela étant, ces mêmes Américains, ayant auparavant donné l'ordre aux pantins de la Commissions d'enquête, viennent de déclarer qu'il serait fort improbable que des armes chimiques aient été utilisées en Syrie alors que, à peine deux jours auparavant, ils avaient déclaré que des indices "concordants" concluaient à leur utilisation.

Cela nous conduit inévitablement à poser la question de savoir pourquoi Madame del Ponte s'est "précipité" à faire sa déclaration. La raison en est toute simple : elle savait par avance que cette même commission, une fois les résultats de l'enquête connus, recevrait l'ordre d'étouffer l'affaire. Les événements viennent de lui donner entièrement raison.

Nous voilà donc dans un monde où l'Occident, très démocratique et très humaniste, dans le but existentiel unique de faire tomber un régime, est prêt même à laisser utiliser des armes chimiques par des terroristes estampillés comme tels par ce même Occident.

09:51 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : gowrié, occident, usa, amérique, syrie, terroristsme, islam, islamisme

24/09/2012

Innocence des Musulmans, Charly Hebdo, la dernière tentation du Christ et la décadence occidentale

Pour commencer, je n’ai pas visionné le navet qui a mis le feu aux poudres des fondamentalistes et autres salafistes du monde arabo-musulman. Je n’ai pas non plus vu la dernière tentation du Christ, ni le code Da Vinci, dont je n’ai pas lu le livre non plus. Impossible en revanche d’échapper aux caricatures de Charly Hebdo, dont je n’ai vu que celle de la couverture du journal satirique, par la force des choses. Elle est visible partout sur le net, y compris sur la page « home » de tdg.ch.

Je ne l’ai pas fait parce que je trouve cela au moins sans intérêt. Je ne vois en effet pas ce que tout cela changerait à ma connaissance, ou méconnaissance, amour, ou détestation, des sujets traités. Tout cela n’a pas la moindre importance.

Ce qui est important ce sont les réactions, au mieux comiques, mais le plus souvent tragiques et lamentables des différents « acteurs » de cette pièce dont le niveau s’apparente au mieux à celui d’une série Z.

Je ne commenterais pas les réactions des chefs des trois courants religieux les plus répandus dans nos contrées. Ils sont dans leur rôle et doivent avant tout penser à leurs commerces respectifs. Ce qui est plus significatif est la réaction des chefs « politiques » et, tiens tiens, certains « confrères » de ceux qui ont commis le forfait chez Charly Hebdo.

Ainsi, les gauchistes de tous bords, en France bien sûr, se sont élevés comme un seul homme, Fabius, bien évidemment, en tête pour condamner « l’inconscience » des responsables du journal en question, notamment « dans le contexte actuel ». Comprenez les violences suscitées par la diffusion sur le net du navet de Nakula, alias Bacile. Les Américains ont même été plus loin en déclarant, tenez-vous bien, que l’attaque contre leur consulat de Benghazi et la mort de leur Ambassadeur en Libye en même temps que trois de ses compatriotes, ne peut être considéré comme…un acte terroriste.

Les réactions de certains « confrères » est encore plus, comment dire…marrante. Nous lisons ainsi sur tdg.ch  les dessinateurs de presse romande sont partagés  que, en dehors de Burki, les dessinateurs romands ont des avis « plutôt négatifs » quant à l’opportunité de publier ces caricatures qui « n’apporteraient rien au débat ». Formidable. Je ne savais en effet pas qu’il y avait un débat et encore moins que les dessins de ces gens-là avaient pour but d’éclaircir certaines facettes restées obscures pour les lecteurs moyens que nous sommes. Philippe Becquelin, alias Mix et Remix, va encore plus loin. Il dit que « les Musulmans, extrémistes ou modérés, n’ont pas la culture des dessins de presse. Ces caricatures ne servent donc qu’à choquer ». Il considère par ailleurs qu’il est « délicat de jouer avec les religions des autres, surtout quand on n’en connaît pas les codes ». Et voilà.

Mix et Remix considère :

  1. Que les autres, autres que les musulmans, maitrisent parfaitement la culture des dessins de presse et qu’on peut dès lors y aller sans problème. Ainsi, les Chrétiens ne doivent pas être choqués de voir le Crucifix plongé dans un urinoir.
  2. Que, justification habituelle de la lâcheté de certains, on ne peut s’attaquer qu’à sa propre religion. Je ne savais en effet pas que ces dessinateurs, cinéastes, etc. étaient des catholiques.

Je suis remonté un peu en arrière pour voir quelles étaient les réactions de tous ces gens-là lors de la sortie du Dernière Tentation du Christ, Da Vinci Code, Crucifix dans l’urinoir, etc., et trouvé qu’ils ont aussi condamné. Euh, j’oublie juste de préciser qu’ils ont, systématiquement, condamné les…contestataires, catholiques en général. Ce jour-là, c’est la liberté d’opinion qui était sacrée.

Que peut-on en conclure et quel rapport avec le déclin occidental ?

  1. Que, manifestement et malheureusement, c’est uniquement par la force et l’intimidation qu’on peut soumettre les autres à sa volonté. Les faibles ont toujours tort, même si, dixit le Christ, les portes du Paradis leur seront grandes ouvertes. Les Américains n’ont déguerpis du Vietnam que forcés, de l’Irak qu’au prix de dizaines de milliers de morts et de blessés, de l’Afghanistan, bientôt, qu’au même prix. Les Espagnols ont quitté l’Irak au lendemain de « l’exécution » de 270 des leurs dans les gares d’Atocha, El Pozo del Tío Raimundo, Santa Eugenia, ainsi que dans un train juste en dehors d'Atocha à la Calle Téllez. Les italiens n’ont retiré leurs troupes d’Irak qu’au lendemain des images horribles montrant treize de leurs soldats morts trainés et piétinés dans les rues de Baghdad. Les Israéliens ont le monde à leurs pieds non pas parce que les habitants de celui-ci les adorent et compatissent à leur sort (les divers sondages, mondiaux, à ce sujet sont très claires). Mais parce qu’ils ont su se munir de la force, militaire, financière et politique nécessaires à la réalisation de leur destin. C’est la force, mais aussi la cupidité, qui obligent des Américains traumatisés pour toujours par les attentas « terroristes » du 11 septembre à déclarer que l’attaque de leur consulat à Benghazi n’est pas un acte « terroriste ».
  2. Quant au déclin, prévisible et inéluctable de l’Occident, il suffit de lire les lignes précédentes, si besoin est, pour le constater. Tout commence par le dénigrement de soi, le rejet de ses propres valeurs et histoire. Rome, contrairement à ce que l’on croit, n’est pas tombée en 476. Le 4 septembre 476, l’empereur Romulus Augustule n’a fait qu’abdiquer, comprenez qu’il n’a fait qu’entériner un état de faits établi. La chute, militaire, physique, appelez-là comme vous voulez, de l’empire, ne fut que le couronnement de sa longue et lente décadence, commencée à la fin du deuxième siècle de notre ère. Certains font remonter cela jusqu’à Caligula. La décadence, l’histoire nous l’enseigne, est avant tout morale. Ceux qui croient que l’empire Abbasside a duré jusqu’à la fin du 13e siècle ont tort. Ce sont les Germains des Abbassides, les Seljukides, qui tenaient en réalité les rênes du pouvoir.

Dans notre cas, c’est encore pire. Si, dans les exemples historiques, la décadence morale s’accompagnait systématiquement d’un affaiblissement militaire et économique, ce n’est de loin pas le cas de l’Occident actuel. On dirait que cette décadence est le résultat d’un processus inéluctable de reniement de nos valeurs, d’une détestation de soi. C’est une décision consciente, un suicide programmé.

 

 

26/07/2012

Lavrov : USA & terroristes, même combat


Lire la suite

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (34) | Tags : russie, syrie, gowrié, asl, usa, france, occident, islamisme, terrorisme

26/06/2012

Turquie - Syrie : l'escalade ?

J'emprunte volontiers le début de ce billet à un de mes commentateurs qui a très justement souligné la différence de langage, de contenu et de ton des Turcs immédiatement après le tir syrien réussi sur un de leurs chasseurs et deux jours après, c'est-à-dire après consultation avec les Américains.

Au début, en effet, le président turc et son premier ministre ont admis que leur chasseur aurait pu violer l'espace aérien syrien. Hier, pourtant, les deux parlaient d'acte hostile très grave de la part de la Syrie. Acte hostile grave ? Est-ce le début de la phase finale de l'offensive occidentale ? Nous ne pouvons pas l'exclure. Il semblerait en tout cas que tout le monde s'y prépare, y compris les Russes.

Les coïncidences sont en tout cas très troublantes. L'accélération et la simultanéité de certains évènements le sont encore plus.

Ainsi, en l'espace de trois jours, un colonel de l'armée de l'air syrien part, avec son chasseur MIG 21 se réfugier en Jordanie. J'y reviendrai. A peine 24 heures après, la défense aérienne syrienne abat un chasseur turc (on nous dit même qu'il ne volait pas seul et que le deuxième avion fut aussi touché mais qu'il a réussi à regagner sa base). C'est en même temps qu'une demi douzaine d'officiers de l'armée syrienne fuient, avec femmes et enfants, vers la Turquie qui devient de fait en état de guerre avec la Syrie. Tout cela ne peut être fortuit.

A l'intérieur du pays, il semblerait aussi que tout retour en arrière est désormais exclu. La guerre armée régulière-terroristes et mercenaires est définitivement engagée. Le scenario libyen est dès lors bel et bien présent, non pas celui exécuté par l'OTAN mais une variante se basant essentiellement sur la faune locale d'abord. Il est fort probable que l'OTAN, même si je continue à croire que toute intervention directe de sa part serait suicidaire (les Russes semblent en effet décidés à intervenir eux aussi directement), fournira armes et soutien logistique et militaire limité, en attendant de voir. Dès lors, la stratégie, militaire, de la Syrie est claire : tout doit aller vite, très vite. Aucun répit ne doit plus être accordé aux terroristes. D'où la contre-stratégie occidentale : provoquer un énième incident, histoire de retarder cette échéance et donner du temps aux insurgés.

Le fait le plus marquant depuis vendredi est le silence « relative » des Russes. Alors que leurs dirigeants répondaient du tac au tac et élevaient un mur infranchissable contre toute velléité d'agression vis-à-vis de la Syrie, on les a très peu entendus depuis deux jours. Je vais peut-être surprendre mais j'y vois un bon signe, pour la Syrie. Les Russes sont entrés dans une phase d'engagement effectif.

Les Occidentaux voulaient provoquer les Syriens avec l'histoire du chasseur turc, les Syriens, mais aussi et surtout les Russes, ont répondu sans hésiter en testant, à leur tour, leur matériel et les moyens, ultramodernes, de défense aérienne.

Je regrette d'emblée ce qui va suivre mais force est de constater qu'en semant le vent, on récolte la tempête.

Une véritable guerre est maintenant engagée en Syrie. Il va falloir un gagnant et un perdant.

Une sorte de troisième guerre mondiale est aussi engagée. Là aussi, il va falloir des gagnants et des perdants.

Je ne crois pas que les Russes vont se permettre d'être dans le camp des perdants et ils ont parfaitement les moyens de se trouver dans l'autre camp. Simplement parce que les Occidentaux n'ont plus les moyens de leurs ambitions.

Je le dis à regret mais c'est tant mieux. Car trop c'est trop.

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : turquie, syrie, gowrié, occident, russie, erdogan, assad