29/04/2014

Journalistes Français "libérés" en syrie : minables un jour...

... minables toujours.

Je ne me suis pas vraiment intéressé à la nouvelle de libération des quatre journalistes qui étaient détenus en Syrie. Ce fut au milieu des vacances de Pâques et puis...bof.

Jusqu'à hier matin.

France Info, encore elle (mais bon, on peut facilement ranger dans le même panier tous les autres, ou presque, de ce côté-là de l'Oural) avait invité l'un d'eux, un certain Nicolas Hénin, raconter "son histoire". Pas une seule fois, ni le "journaliste" ni, à plus forte raison, son "confrère" de France Info, n'ont indiqué chez qui les journalistes étaient "invités" durant les 8 derniers mois. Dès lors, j'ai voulu en savoir plus et ainsi parcouru le marché des journaux (de même que celui des journaleux) qui, depuis la "libération" nous racontent leur histoire.

 

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Le même silence, quant aux personnes dont les journalistes étaient les hôtes.

Puisqu'il s'agit de "libération", commençons, précisément, par le "journal ?" du même nom. Voici ce qu'il en dit ce grand journal "de gauche". Lire la suite.

Je fais appel à votre aide, au cas vous trouverez, caché dans un coin de l'article, un endroit où l'on parle des geôliers.

Voici maintenant une liste, non exhaustive, de quelques autres "papiers-journal".

  • Le Figaro, un journal, cette fois, de droite. Lire la suite.
  • France 24 : véritable machine de propagande pro-terroristes. Lire la suite.
  • France Info, de nouveau. Lire la suite.
  • Oh, je vous dois des excuses. En parcourant les pages du WEB, je suis quand-même tombé sur un article de l'Express (Express.fr) qui a indiqué que les quatre journalistes étaient aux mains d'un "groupe jihadiste".

Nous revenons à France Info qui recevait Nicolas Hénin. le groupe qui retenait le journaliste étant passé sous silence, restaient les conditions de détention. Hénin nous raconta des conditions "très" difficiles, où les préoccupations premières étaient de manger, déféquer et dormir. Ce fut difficile aussi car "on ne pouvait ne pas entendre les cris des gens qui se faisaient torturés à côté". Aucun commentaire de la part de son "confrère" non plus. Des geôliers passés sous silence, de la torture atroce à côté, il n'y a plus qu'un petit pas et l'auditeur croira au kidnapping par le régime.

Minables, dis ai-je. C'est plus que cela. La profondeur de ce misérabilisme journalistique est abyssale. Notamment lorsque la dernière pierre est portée à l'édifice : les geôliers étaient des..compatriotes. Des "Français". C'est aussi un fait établi. 

C'est sur France Info aussi, décidément, qu'on apprend que les journalistes "ont été abandonnés par des hommes inconnus". Lire la suite.

N.B Hier soir, sur la RTS, Sébastien Faure, de retour d'Ukraine, expliquait sur le plateau du journal de 19h30 que, je cite, "C'est un vrai mouvement populaire, les gens sur les barricades, même armés de Kalachnikovs, sont des travailleurs, des artisans, etc. Ils ont le soutien d'une large frange de la population". C'est exactement au même moment qu'on apprend, sur les médias de l'Hexagone, que ces mouvements séparatistes sont ultra minoritaires. Mieux, France Info, encore et toujours, nous gratifie ce matin d'une interview "exclusive" avec un "passant" à l'est de l'Ukraine qui nous dit que ces mêmes séparatistes ne sont rien d'autre que les hommes de main d'un oligarque, qu'ils ne représentent que quelques dizaines de personnes à la solde de Moscou. Soit.

On aimerait tout de même savoir, de la part de ces médias extra indépendants, qui dit vrai. Les échanges commerciaux de la Suisse avec la Russie, très florissants et qui ont fait un bond depuis le début de la "crise ukrainienne", y seraient-ils pour quelque chose ?

 

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02/05/2012

Nos médias : morceaux choisis d’un professionnalisme poussé à son paroxysme

Nos valeureux professionnels du journalisme, pauvre de lui, ajoutent chaque jour une nouvelle corde à leurs arcs. A l'ignorance, mensonge, fabrication de nouvelles inexistantes, s'ajoutent depuis un moment la bêtise et la stupidité. A croire que l'hystérie généralisée dans cette partie du monde au sujet de la Syrie les a rendus encore plus hagards (ce n'est pas le mot que je voulais employer mais il faut que j'observe un minimum de politesse) que d'habitude.

Il n'est désormais nul besoin de faire des recherches poussées pour dénicher les inexactitudes, mensonges, bêtises et autres fabulations, ils ne prennent même plus la peine d'un minimum de vraisemblance : les lecteurs étant des idiots, nul besoin d'avoir une quelconque scrupule. Et je ne parle pas des torchons du coin, non. Il s'agit ici carrément de ce qu'ils appellent : médias de référence.

Savez-vous qui est le fournisseur unique de la totalité de ces « médias de référence » ? C'est l'OSDH, vous savez, l'officine basée à Londres, financée par on ne sait qui et fonctionnant on ne sait comment. Peut-être faut-il poser la question à ses clients, nos journaux de référence. C'est ce même OSDH qui fournit, minute par minute et à l'unité près, on ne sait toujours pas comment ils font, les victimes de la « répression sanglante » du régime syrien. ¨

Récapitulons : l'OSDH fournit les chiffres, que les médias (attention, de référence) reprennent tels quels pour les filer ensuite à nos dirigeants et politiciens qui, à leur tour, les reproduisent tels quels (j'en ai les preuves formelles. Elles seront publiées en temps voulu, prochainement).

Prenons le cas d'un « très grand » journal de référence : Le Monde : je tape lemonde.fr, clique sur l'onglet « international » et là, un onglet spécifique « Syrie » apparaît, c'est dire l'importance du sujet pour ce « très grand » journal. Je clique et tombe sur des « merveilles » journalistiques. Nous n'avons qu'à dérouler la liste. Un titre attire mon attention : « Les Occidentaux dans le piège de Damas ». Je vous livre l'article tel quel Le Monde : les Occidentaux dans le piège de Damas

et me permets juste de souligner ce dont je parlais un peu plus haut : ce ne sont plus des journaleux remplissant des colonnes de torchons, c'est bien au-delà. Ce très grand journal nous apprend que, depuis la proclamation du cessez-le-feu et donc l'arrivée des observateurs, 230 civils ont été tués. C'est très précis : des civils. A peine quelques lignes plus loin, le journaleux du « très grand journal de référence » nous parle de 70 soldats tués depuis la même date.

Hmmmmm. Peut-on en conclure que ces 70 soldats ont été tués par les 230 civils. Mais alors, qui a tué l'autre ? Et puis, des civils « armés » ! On est un peu perdu, non ? A moins que ce ne soient les 230 civils qui aient commencé par tuer les soldats, mais alors, ils étaient tués par qui ensuite ? Le contraire serait aussi possible, les soldats ont commencé par tuer les civils (civil = non armé). Cela ne joue pas non plus. Allez, on va mettre tout cela sur le dos de l'OSDH et...la stupidité de lecteur.

Allez, on choisit, au hasard, un autre journal « référence » : Libération. Attentats meurtriers en Syrie

Parlant des attentats terroristes d'Idlib, le journaleux n'a pas manqué de souligner à plusieurs reprises que les images sont présentées par la « télévision d'Etat » syrienne, histoire de jeter le discrédit sur la nouvelle, quelle abjection. Il n'a pas oublié non plus de citer sa source unique d'information, le très sérieux OSDH, toujours basé à Londres, toujours sans visage et toujours financé par on ne sait qui, ou plutôt si : les bédouins. A son tour, le journaleux nous avance le chiffre de 70 tués, dont, lisez bien, 47 civils, tués par les forces gouvernementales. Qui est tué par les forces gouvernementales : les 47 civils, la totalité des 70 ?

Récapitulons : 70 tués, dont 47 civils. Petite soustraction, cela donne 23...NON CIVILS. Seraient-ce des...militaires, à tout hasard ? Tués, à leur tour par des...civils (civil = personne non armée) ?

Je ne continue pas car : dis-moi ce que, ou qui, tru lis et je te dirais qui tu es. Mon Dieu, quelle horreur.

Un journaliste, qui se reconnaîtra, m'avait écrit un jour : "on ne peut pas jeter le discrédit sur toute une profession à cause des fautes de quelques uns. Ce n'est pas en cassant le thermomètre qu'on guérira le malade". Pour un malade, c'en est effectivement un.

 

06/03/2012

Certains peuvent être honnêtes et professionnels, même à Al Jazeera

Alors que la désinformation devient le lot quotidien de nos médias, au point de devenir un acte militant à part entière, Al Jazeera, chef de file de la désinformation professionnelle, souffre de démissions pouvant être qualifiées de massives. Celles-ci n'intervinrent que depuis le début des événements en ... Syrie. On se demande pourquoi.

Le directeur général de la Chaîne, Wadah Khanfar, Palestinien

Chef du bureau de Beyrouth, le journaliste vedette, Ghassan ben Jeddo (Tunisien)

La Star d'Al Jazeera, Eman Ayad, d'origine palestinienne.

Fayçal Kacem, Syrien (qui est revenu depuis)

Abbas Nasser

Luna El Chibli, Syrienne (a démissionné en direct)

Jumana Nammour, libanaise

Lina Zahreddine, libanaise

Jullinar Moussa, libanaise

Nawfar Afli.

Quelle est la raison unique derrière toutes ces démissions ? je vous laisse lire ce que les concernés eux-mêmes ont déclaré.

« Al Jazzera et nous avec elle, avons perdu toute crédibilité. En couvrant 24 heures sur 24 les événements en Tunisie, Egypte, Libye et Syrie tout en restant totalement silencieuse sur ceux se déroulant au Bahreïn et même en Arabie Saoudite, la chaîne a failli à sa mission. En ne diffusant que des documents non vérifiés, dont certains furent même fabriqués, elle est devenu carrément une cellule d'opérations encourageant à l'incitation et à la provocation ». Fin de la citation.

Voici ceux qui sont partis.

Les démissionnaires.JPG

Voici, à peu près, ceux qui y restent.

Capture.PNG

A CNN, FOX, TF1, France2, BBC, Le Monde, Le Figaro, France-Info, Libération, La liberté, Le Courrier, l'Hebdo  et, hélas TSR, pas de préoccupations de ce genre. Le militantisme des collaborateurs de ces médias ne leur laisse ni le temps, ni la volonté d'avoir de telles préoccupations mineures, alors mêmes qu'ils utilisent du matériel de seconde voire de troisième main.

Quelle importance, à l'instar de Timisoara, Irak, Libye, Kosovo, etc. ils s'excuseront et diront qu'ils ont été trompés.

On les croit sur parole.