21/07/2012

Gilles Jacquier tué par les terroristes. L’information suisse par l’Hebdo, Le Courrier, La Liberté…et les autres.

Chacun sa spécialité. Les voyous et les terroristes tuent les gens. Les voyous et les terroristes médiatiques s'occupent du reste.

Il ne sert à rien d'être long. Je me suis donné pour mission de dénoncer les manipulations et les mensonges des plumitifs de certains torchons. Je n'ai jamais, dès l'instant même où la nouvelle concernant la mort du reporter français a été diffusée, changé de ligne : ce sont les terroristes amis de certains journalistes sur place qui ont commis ce meurtre. Pourtant, comme pour tout le reste, ces mêmes journalistes, n'ont pas hésité à accuser l'armée syrienne d'avoir elle-même effectué le tir.

Voici l'article, fraîchement cueilli, du Figaro. Lisez notamment la fin de celui-ci où il est question de « Certains journalistes accompagnant Jacquier ont longtemps maintenu avoir été visés intentionnellement par l'armée syrienne. Sollicitée, la veuve de Gilles Jacquier n'a pas souhaité réagir ».

Ne manquez-pas non plus le passage de l'article où l'auteur, ne pouvant s'empêcher de le faire, parle d'une « bavure » des rebelles. Voyez-vous, nous avons affaire, selon cet autre plumitif, à une organisation respectable, constitué d'éléments non moins respectables, disciplinés et hautement qualifiés, dont le sens premier est l'honneur et dont cet acte, isolé bien sûr, serait une « bavure ».

http://www.lefigaro.fr/international/2012/07/17/01003-201...

Soyez tout aussi attentifs au passage suivant :

« Les rapports de la mission indiquent que le journaliste français a été tué à la suite de tirs de mortier par l'opposition», soulignait le paragraphe 44 du document. Précision importante: le texte cite «les rapports». En effet, un autre texte plus détaillé, rédigé par les observateurs arabes à Homs, existe au siège de la Ligue au Caire. Mais il n'a jamais été rendu public. «J'ai demandé aux assistants du secrétaire général, Nabil el-Arabi, pourquoi la Ligue n'avait pas publié le second rapport, souligne un responsable de l'opposition syrienne. On m'a répondu que les Français et le Qatar, qui dirigeait à l'époque le comité ministériel de la Ligue, nous avaient demandé de ne rien publier, car c'est une affaire désormais entre les mains de la justice française. Les uns et les autres soutiennent l'Armée syrienne libre, ils n'ont pas intérêt, selon cet opposant, à ce que les dissidents soient reconnus coupables de l'assassinat d'un journaliste ». Comme quoi, comme je l'ai avancé dès le premier jour, les Français n'ont strictement rien à faire de la vie ou de la mort d'un de leur ressortissants. Et, à propos de ces derniers, les Français, si l'on ajoute leur implication dans l'attentat (un attentat est par définition un acte terroriste) contre l'immeuble de la sûreté nationale à Damas, on ne peut en conclure que d'une seule façon : voici un pays terroriste, la France, qui utilise des méthodes de voyous pour le compte d'autres voyous.

Nous verrons ce que pensent de tout cela certains de nos médias, jadis respectables, Le Temps p.ex. Nous verrons aussi ce qu'en pensent les torchons en question. Nous verrons enfin ce qu'en pense le Conseil Suisse de la Presse, auprès duquel une plainte a été déposée, il y a de cela plus de six mois, contre les trois titres susmentionnés et les journaleux auteurs du fameux « crime d'Etat ».

 

12/07/2012

Syrie : le vent tourne. Chez les médias aussi.

Ceux qui connaissent un peu le pays, je remercie Dieu d'en faire partie, l'avaient prévu dès le premier jour. Malgré cela, il fallait avoir une bonne dose de foi et un peu d'optimisme aussi. Ce n'est pas facile de se trouver en guerre ouverte avec le « vrai axe du mal » dont la tête se trouve à Washington et la queue à Paris, Londres, Istanbul, Doha, Ryad et, un peu, hélas, Berne.

Avoir la foi, ne jamais en douter et...surtout, l'honnêteté intellectuelle et la lucidité permettant une analyse objective de la situation. C'est tout cela qui a manqué à tous ceux se présentant comme spécialistes de la chose. C'est surtout cela qui a manqué à nos amis remplisseurs de colonnes de journaux, spécialistes de l'immersion populaire qui aiment à s'appeler « journalistes ».

J'avais, en toute modestie, il n'y a pas si longtemps de cela, prévu le déroulement des évènements mais aussi et surtout que le moment où tous ces gens-là devront rendre des comptes de leurs mensonges, manipulations, trafiques d'images et trucage de nouvelles. Il semblerait bien que ce moment-là est arrivé.

Les RTS, France Info, France 2, TF1, TDG, pour les moins pires et Le Temps, France 24, AFP, l'Hebdo, Le Courrier, La liberté, Libération et Le Monde pour les vrais spécialistes de la désinformation et des trucages médiatiques, en vrai succursales d'Al Jazeera et d'Al Arabiya, commencent déjà à réduire la voilure et à chercher par quelle porte sortir. La fréquence des nouvelles en provenance de la Syrie pour ces vrais spécialistes des contre-vérités est divisée par deux, par trois, voire même totalement disparues pour certains. Même Al Jazeera et Al Arabiya doivent avaler des chapeaux. Tout règlement de la crise syrienne passe par Damas et uniquement par elle. On peut désormais parler  carrément d'une multiplication d'initiatives syriennes, voire pro-syriennes. C'est Damas qui dictent le rythme et la méthode.

TF1, pour ne donner que cet exemple, a brusquement fait un virage à 1800 le mardi 10 elle a diffusé le reportage de l'équipe de Patricia Allémonière qui s'est rendu à l'hôpital militaire de Damas-Tichrine. Elle y a filmé des obsèques de militaires, qui se poursuivent - 25 cercueils ce lundi matin 9 juillet. Et puis il y a les blessés qui arrivent  - la commentatrice précise que certains ont été « égorgés » - et parmi ceux-ci, une femme d'officier, touchée par un sniper insurgé alors qu'elle sortait d'une résidence militaire avec ses deux enfants. A propos des égorgés constatés par une équipe occidentale pourtant totalement alignée sur les positions atlantistes, il faut demander à M. Boris Mabillard, journaliste et, accessoirement, grand-reporter au Temps, s'il a constaté la même chose lors de son « immersion » historique de 17 jours parmi les opposants « pacifiques ».

Ainsi, l'accord Annan-Assad consiste, c'est Assad qui le formule, à sortir « graduellement » de la crise. La traduction du mot « graduellement » est très simple : nettoyage graduel des zones les plus agitées, désarmement des terroristes et des voyous et reprise totale du pays par les mains des autorités « légitimes ».

Qu'est-ce qu'une autorité légitime ? C'est toute autorité, tout régime, où qu'il soit dans le monde, qui ne se plie pas aux volontés néfastes des USA et de leurs domestiques Occidentaux. Je ne parle plus des Turques et des bédouins car ces derniers, comme je l'ai tout aussi modestement prévu, ont repris leurs taille et importance habituelles conformes à leur nanisme historique.

Hamad, le premier ministre d'un micro-Etat, pour autant qu'on puisse qualifier un puits de gaz d'Etat, avait, il y a de cela quelques mois, déclaré que tout ce qu'il craint, c'est de devoir à nouveau embrasser les moustaches d'Assad (chez les bédouins, on s'embrasse sur la moustache). Eh bien, je crains, moi, qu'il ne doive songer à embrasser d'autres parties de l'anatomie du Président Syrien et pas forcément les plus avenantes.

 

 

28/06/2012

Les amis de nos journalistes égorgent leurs confrères

Afin que les choses soient claires, les Boris Mabillard, Darius Rochebin, Vannay, Hammouche, Burkhalter (le journaliste), Burkhalter (le Conseiller Fédéral) et quelques autres dont deux billets de cette longueur ne peuvent suffire à contenir les noms, peuvent se sentir directement concernés.

Ainsi, les protégés des précités, pauvres manifestants pacifiques, se sont attaqués hier à l'immeuble abritant la chaîne d'information Al Ikhbaria, à Damas. Ils ont tué les gardes qui se trouvaient devant l'immeuble, ligoté les journalistes qui s'y trouvaient pour les égorger ensuite. Ils ont enfin fait sauter l'immeuble en y plaçant une charge explosive avant qu'ils ne repartent.

Alors, Monsieur Boris Mabillard, mais j'aurais pu tout aussi bien m'adresser à tous les autres. Il se trouve juste que c'est le dernier à avoir effectué une immersion clandestine parmi les « révolutionnaires pacifiques ». Le compte rendu de ses dix sept jours de « clandestinité pacifique » frise la perfection journalistique et humaine.

Les manifestants pacifiques dont vous vous faites les porte-drapeaux ne sont que des criminels de la pire espèce. Les révolutionnaires pacifiques dont vous faites la promotion à longueur de journée depuis plus de quinze mois ne sont en réalité que des terroristes sanguinaires sans foi ni loi. Vous n'avez jamais ni parlé ni dénoncé aucun de ces crimes atroces. De là à vous faire prendre part de la responsabilité de ces événements, il n'y a qu'un pas. Je laisse vos lecteurs et les miens de décider de le franchir. Moi, je l'ai déjà fait.

Aujourd'hui, mercredi 27 juin 2012, je me suis adressé à toutes les personnes précitées ainsi qu'à leurs rédactions respectives. Aucune n'a répondu. Ils n'hésiteront pas demain, après-demain ou dans quelques jours, à vous parler des exploits clandestins de quelques uns de leurs "journalistes" parmi les révolutionnaires "pro-démocratie". Ils n'hésiteront pas non plus à vous présenter le massacre de Houla, oeuvre de leurs protégés, comme étant celui du régime. Ils n'hésiteront pas à parler des terroristes comme des manifestants pacifiques.

Je me suis toujours demandé comment certains malfrats peuvent, après avoir commis leurs méfaits, vivre normalement parmi leurs (semblables?) comme si de rien n'était. Je commence maintenant à comprendre. Certains continuent à vivre le plus normalement et tranquillement du monde, après vous avoir parlé de terroristes, meurtriers sanguinaires, comme étant des manifestants pacifiques pro-démocratie.

http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/Attaque-d-une-cha...

...entre autres

 

08:46 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : le temps, tdg, rts, hammouche, la liberté, le courrier, l'hebdo, gowrié, mabillard, rochebin

21/06/2012

Hé Barak : au pied

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Après le larbin, Hollande, c'est autour du maître, Obama, de mettre de l'eau, beaucoup d'eau, dans son vin. Plus de deux heures d'entretien n'ont pas fait bougé Poutine d'un millimètre sur sa position concernant la Syrie. Si le Russe peut à ce point se le permettre, c'est qu'il est absolument certain qu'il en a les moyens.

Tant mieux.

Je dois vous l'avouer, ce que je trouve de plus jouissif dans cette affaire est ce constat d'impuissance totale et absolue des Occidentaux, Américains en tête. A voir la tête de mort que Barak Obama affichait à la fin de la conférence de presse et le refus des deux dirigeants de se regarder, on peut imaginer les gifles que le Russe a dû infliger deux heures durant au Yankee.

Pas la moindre allusion au départ nécessaire du Président Syrien

Pas d'intervention étrangère, sous quelque forme que ce soit

Pas de chapitre VII, ni aucun autre chapitre, de la charte de l'ONU

Rien du tout, nada, peanuts, zéro.

Loin de consentir la moindre concession, la Russie durcit au contraire sa position. Lavrov vient en effet d'exiger l'arrêt immédiat de toute livraison d'armes aux terroristes ainsi que l'arrêt, immédiat, aussi, de la guerre médiatique contre la Syrie. Vous pariez qu'il va les obtenir ? Au fait, préalablement à cela, la Russie avait, le 7 juin, procédé a deux tirs de missiles balistiques intercontinentaux. Vous savez ce que cela signifie ?

Pauvre Barak, pauvres larbins, pauvres journaleux, clandestins ou pas, de la RTS, du Temps ou d'ailleurs. Que vont-ils maintenant faire de leurs torchons ? Tous ces chapeaux à avaler ! Remarquez, ils ont bien essayé de nous faire avaler leurs conneries.

Erdogan l'Othoman l'a définitivement fermé, de même que les bédouins du Qatar et de l'Arabie Saoudite. Restent Al Jazeera et Al Arabiya, avec quelques unes de leurs succursales ici : RTS, France Info, France 24, Libération, Le Temps, La Liberté, Le Courrier et l'Hebdo. Je me réjouis déjà de voir comment vont-elles procéder pour changer de veste. Mais je ne me fais pas trop de soucis. Ils trouveront certainement le moyen de s'excuser, exactement comme ils l'ont fait après l'invention de Timisoara, des armes de destruction massive en Irak, des avions imaginaires de Kadhafi bombardant des civils, du massacre de Houla perpétré par leurs amis islamistes et attribué à l'armée syrienne, du journaliste Gilles Jacquier assassiné par les amis de Haammmouche (c'est, paraît-il, un journaliste travaillant pour un journal fribourgeois) sous les yeux de ce dernier, ce qui ne l'a pas empêché d'en attribuer la responsabilité à l'armée syrienne, des Palestiniens dansant et sautant de joie à l'annonce de l'attaque des tours du WTC (alors que les images provenaient en réalité de la deuxième Intifada), etc.

La vague médiatico-terroriste qui se brise sur le mur de la Syrie. Reste à éradiquer définitivement les terroristes eux-mêmes, à l'intérieur du pays. Ce sera pour très bientôt.

 

11/06/2012

Médias professionnels et neutres ? Parfois même de connivence avec les terroristes

Evacuons vite la question du professionnalisme, qui ne mérite même pas qu'on s'y attarde. Vous avez certainement comme moi entendu parler du dernier projet du très grand « journal de référence » qu'est Le Monde. Celui-ci vient, à la suite de TF1 et de M6, de The Voice, Secret Story, Le Loft, etc. de lancer sa « journaliste académie », avec à la clef trois CDD au bout d'une année de "compétition". Comme si nous n'avions pas assez avec ceux qui sont déjà là. On ne sait en revanche pas quel sera le titre de...j'allais dire l'émission : Top Journalise, un journaliste presque parfait, Master Reporter...

On attend maintenant des actions similaires de la part de France 24, France Info, Libération et, plus près de chez nous, la RTS et, beaucoup plus conforme à leur culture, l'Hebdo, La Liberté et Le Courrier.395px-Gregorios-III-in-Cassano-Magnago-Italy.jpg

Pour ce qui est de la neutralité et de ce souci permanent et absolu de la recherche de la vérité, que la vérité et rien que la vérité, j'aimerais vous raconter l'histoire de Grégoire III Laham, Patriarche des Catholiques de rite Grecque. Celui-ci, se rendant en Allemagne pour une visite « pastorale », fut reçu par les représentants, ils s'appellent journalistes, d'une bonne vingtaine de médias. Vu la situation, les questions de ces derniers furent attendues. Le vieil homme leur a expliqué la situation, telle qu'il la vit lui-même, ainsi que des millions d'autres Syriens. En d'autres termes, autrement que ce que ces mêmes médias nous montrent ici. A votre avis, sur la bonne vingtaine de médias ayant rencontré le Patriarche, combien ont relayé ses propos ?

Aucun.

Je vais aussi vous raconter l'histoire d'un certain Pierre Piccinin. Chercheur, journaliste et politologue belge. Personne, je dis bien personne, n'avait entendu parler de cet homme jusqu'à il y a deux semaines en arrière. Pourtant, le Monsieur se rendit plusieurs fois en Syrie, couvrit et écrivit sur les événements en d'innombrables reprises. Il fut taxé de soutien au régime syrien car il contredisait souvent les récits des opposants. Pourquoi cet intérêt soudain ? Parce que, il y a de cela précisément deux semaines, Piccinin a décidé de retourner sa veste et d'accuser le régime syrien de tout ce qui se passe dans le pays. Il est du coup devenu un « client » convenable pour les médias, toujours neutres et professionnels.

Je finirai cet article par l'hiAlex Thompson.JPGstoire d'Alex Thompson, grand reporter et correspondant en chef britannique travaillant pour Channel IV (ayant échappé à l'Académie de Le Monde). Tout le monde sait ce que je pense des Anglo-Saxons. Malgré cela, il faut que leur reconnaisse humblement cette faculté admirable de sortir, envers et contre tout, de temps à autre, des exemples extraordinaires de liberté et d'indépendance intellectuelles. Comme d'habitude, je ne voulais pas vous livrer les récits véhiculés par des personnes, sites ou médias taxés de pro-régime, mais le récit original, de Channel IV et de The Guardian. Le journaliste y dit très clairement que les soi-disant rebelles ont essayé de le tuer, plus précisément de le faire tuer, pour mettre cela sur le dos du régime. Exactement comme cela fut le cas pour le journaliste français Gilles Jacquier et exactement, je le crains très fort, comme ce fut le cas pour les massacres de Houla et de Mazraat. Plus important, il accuse clairement certains de ses collègues de "connivence avec les rebelles".

Cliquer aussi sur ce lien pour avoir, non pas la traduction, mais la retranscription du récit. En cas de doute, vous pouvez demander à des personnes maitrisant bien l'anglais.

http://www.infosyrie.fr/re-information/un-grand-reporter-...

Savez-vous combien de médias, en dehors de son propre employeur et The Gurdian, ont relayé le récit d'Alex Thompson ?

Aucun.

Les lavettes.

 

06/03/2012

Certains peuvent être honnêtes et professionnels, même à Al Jazeera

Alors que la désinformation devient le lot quotidien de nos médias, au point de devenir un acte militant à part entière, Al Jazeera, chef de file de la désinformation professionnelle, souffre de démissions pouvant être qualifiées de massives. Celles-ci n'intervinrent que depuis le début des événements en ... Syrie. On se demande pourquoi.

Le directeur général de la Chaîne, Wadah Khanfar, Palestinien

Chef du bureau de Beyrouth, le journaliste vedette, Ghassan ben Jeddo (Tunisien)

La Star d'Al Jazeera, Eman Ayad, d'origine palestinienne.

Fayçal Kacem, Syrien (qui est revenu depuis)

Abbas Nasser

Luna El Chibli, Syrienne (a démissionné en direct)

Jumana Nammour, libanaise

Lina Zahreddine, libanaise

Jullinar Moussa, libanaise

Nawfar Afli.

Quelle est la raison unique derrière toutes ces démissions ? je vous laisse lire ce que les concernés eux-mêmes ont déclaré.

« Al Jazzera et nous avec elle, avons perdu toute crédibilité. En couvrant 24 heures sur 24 les événements en Tunisie, Egypte, Libye et Syrie tout en restant totalement silencieuse sur ceux se déroulant au Bahreïn et même en Arabie Saoudite, la chaîne a failli à sa mission. En ne diffusant que des documents non vérifiés, dont certains furent même fabriqués, elle est devenu carrément une cellule d'opérations encourageant à l'incitation et à la provocation ». Fin de la citation.

Voici ceux qui sont partis.

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Voici, à peu près, ceux qui y restent.

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A CNN, FOX, TF1, France2, BBC, Le Monde, Le Figaro, France-Info, Libération, La liberté, Le Courrier, l'Hebdo  et, hélas TSR, pas de préoccupations de ce genre. Le militantisme des collaborateurs de ces médias ne leur laisse ni le temps, ni la volonté d'avoir de telles préoccupations mineures, alors mêmes qu'ils utilisent du matériel de seconde voire de troisième main.

Quelle importance, à l'instar de Timisoara, Irak, Libye, Kosovo, etc. ils s'excuseront et diront qu'ils ont été trompés.

On les croit sur parole.

 

01/02/2012

Exploits médiatiques

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1. Bavure. Dans le dictionnaire, on trouve : erreur fâcheuse et généralement grave. Curieusement, l'exemple le plus souvent cité est celui de la bavure policière. Lorsque des policiers tirent et tuent, par erreur, des malfrats, on parle de bavure. Lorsque des malfrats tirent sur des policiers, on parle de meurtre, d'assassinat. Lorsque l'armée américaine tire des missiles sur des personnes célébrant un mariage dans un village en Afghanistan et en tue quelques dizaines, on parle de bavure. Si ce sont des Talibans que tuent des « soldats » Américains, on parle d'insurgés et de terroristes.

Un seul cas échappe à cette règle, la « bavure » de ce que nos médias ont convenu d'appeler les « opposants syriens » à Homs. Je ne serais pas étonné de voir même la définition du dictionnaire s'inverser après cette « bavure ». Ainsi, nos valeureux guerriers de l'information ont-ils commencé par imputer le meurtre/assassinat (ce n'était pas « encore » une bavure) au pouvoir syrien le qualifiant de crime d'état. A la découverte de la vérité, la version a complètement changé et la quasi-totalité de nos médias qualifièrent l'accident de bavure. Quasi-totalité ? A l'exception des premiers diffuseurs : La Liberté, Le Courrier et l'Hebdo. Au fait, où en est-on du professionnalisme journalistique, de la recherche de la vérité, de la commission d'enquête international, etc. ? Vous ne pleurez plus de chaudes larmes sur votre pauvre confrère ?

2. Manifestations pacifiques. Dans le dictionnaire, cela donne : rassemblement, défilé populaire destinés à manifester une intention politique, à exprimer une protestation. L'exploit de nos médias est ici phénoménal : on montre ouvertement des insurgés et des groupes armés, d'une soi-disant armée syrienne libre, on parle de « combats » avec l'armée régulière, on parle (voire on jubile) de ces mêmes terroristes contrôlant des secteurs et des quartiers mais on continue, comme si de rien n'était, de parler d'un pouvoir syrien réprimant l'opposition.

Rassurez vous, si vous êtes encore vivants, ce n'est QUE parce que le ridicule ne tue pas.

3. Obus. Dans le dictionnaire, on trouve : projectile explosif lancé par une pièce d'artillerie. Les effets sont généralement assez importants, voire parfois dévastateurs. Des trous béants. Il paraît, nos médias le confirment, que l'armée syrienne, on ne sait plus laquelle, tire avec ses chars et, précisément, ses pièces d'artillerie, sur les « manifestants pacifiques ». Pour preuve, on nous montre des images postées sur le net. J'ai beau chercher, pas une seule ne montre un char tirer, pas un seul trou...à moins que ce ne soit dans certains cerveaux.

4. Jubilation. Dans le dictionnaire, on trouve : grande joie, liesse. Nos valeureux guerriers de l'information on rapporté, mot pour mot (jubilation à peine dissimulée) que les membres de l'ASL seraient aux portes de Damas et qu'ils contrôleraient une grande partie du pourtour de la Capitale (ils deviennent même des spécialistes de la région et nous parlent de Harasta, Douma, Zabadani, etc.).  Quelques heures après, alors que la vraie armée, n'utilisant pour l'instant que des petits joujoux, pourchasse, tue ou fait prisonniers la plupart de ces terroristes, les mêmes professionnels (il paraît qu'ils suivent une formation spéciale), ont rapporté la nouvelle en ces termes : le régime syrien continue sa « répression » sanglante.

Franchement, j'essayerais de mon mieux de dissimuler ma condescendance : que pouvons-nous attendre en réponse à des gens qui combattent et font la guerre ? Quoique, il paraît maintenant qu'en France, certains veuillent actionner la justice pour obtenir réparation après la mort des leurs faisant...la guerre. Vous savez quoi ? Je crois que le grand fautif dans toute cette histoire est...Nintendo.

Pour le reste, il paraît que les bédouins ont obtenu ce qu'ils voulaient, transférer le dossier syrien au Conseil de Sécurité. Je n'ai à vrai dire jamais compris le but de cette manœuvre, mais bon, si cela les amuse. Plus sérieusement, la Russie, mais aussi la Chine qui semble re-durcir sa position, ont signifié une fin de non recevoir définitive à l'empire et ses vassaux mourants : aucun moyen de soutenir une résolution condamnant la Syrie de « quelque » manière que ce soit, qui lui impose des sanctions, qui demande un changement de pouvoir, rien. Pour peu, Lavrov allait qualifier Juppé d'imbécile. Il a dû remarquer que ce n'était pas nécessaire.

Pourquoi la Russie peut se permettre d'agir de la sorte ? La raison en est très simple : parce qu'elle ne risque rien. Mieux, elle ne peut plus se permettre des revirements de dernière minute qui lui ferait perdre toute crédibilité dans la région et partout ailleurs dans le monde. On ne peut plus l'étrangler économiquement et c'est même plutôt le contraire qui est vrai.

C'est tant mieux.

P. S. Ce billet a été écrit avant la réunion du Conseil de Sécurité au sujet de la Syrie. Les USA et leurs vassaux mourants ont envoyé l'artillerie lourde : tous leur ministres des affaires étrangères, alors que la Russie se contenta de son ambassadeur. Voilà, même un âne aurait dû comprendre : toute proposition, présente ou future, est par avance refusée.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hamouche, sieber, le courrier, hebdo, la liberté

24/01/2012

France-Afghanistan : la débâcle des laquais


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Les Américains viennent de présenter leurs excuses au gouvernement afghan, ils l'appellent comme cela, d'avoir pissé sur les corps ensanglantés de quelques Talibans que leurs soldats, les pisseurs, venaient de tuer. Ils ont dit espérer que cette action ne compromettra pas le processus de négociation entamé avec...ces mêmes Talibans, lesquels, de leur côté, viennent de tuer quatre soldats Français et 6 autres soldats de la...coalition.

A n'y plus rien comprendre ? Pourtant...

Selon le comique à la tête de la France, pays souhaitant retrouver son lustre d'antan, et le beaucoup moins comique ministre des affaires étrangères de ce même pays, la mission de la France en Afghanistan, pays qui, selon le comique, vivait au moyen âge et où les femmes et les petites filles n'ont pas de droits, cette mission est la suivante : débarrasser, d'abord, le pays du terrorisme Et des Talibans (c'est fait) et entrainer l'armée afghane qui, après le retrait des troupes « étrangères » saura assurer la défense du pays, c'est fait aussi.

Qu'est-ce que cette armée afghane ? Constitué à plus de 70% de Pachtounes, réserve inépuisable de...Talibans, les Français se trouvent en train d'entrainer...les Talibans. Tragicomique, à moins que ce ne soit tragique tout court.

Les Français semblent même en avoir fait une spécialité. En Syrie, ils financent, arment et entrainent les terroristes, que nos médias appellent « manifestants pacifiques ». Voilà que ceux-ci viennent de tuer un journaliste français, au grand dam d'un pseudo autre journaliste, Sid Hammouche, qui nous dit que c'est un crime d'état.

L'Histoire n'étant qu'une roue qui tourne perpétuellement, je vais vous raconter rapidement celle de Rome, à partir de la deuxième moitié du deuxième siècle de notre ère. Entièrement romaine, l'armée commence petit à petit à accepter tout et n'importe qui dans ses rangs jusqu'à ce que, à la fin de l'empire de l'ouest, les non Romains, Germains pour l'essentiel, mais aussi Berbères, Espagnols, etc., commencent à en constituer une bonne partie. Ce fut le début de la fin.

Un jour, peut-être plus tellement lointain, ce ne sera plus des Talibans qui tireront sur l'armée française mais bien des « soldats » de cette même armée qui tireront sur leurs propres camarades.

Cela a déjà commencé aux USA. Le commandant Hassan a tué 13 de ses camarades. Il évoquait avant tout sa...confession.

Tout cela en attendant que "les autres" viennent mettre de l'ordre chez nous, parce qu'on n'est plus capable de le faire nous mêmes. Nous gouverner en quelque sorte. ça commence avec l'intégration des étrangers dans nos propres forces de police. Je vous le disais, l'histoire n'est qu'une roue qui tourne perpétuellement.

Je les entends déjà : holà, vous y allez trop vite. Oui, je le sais. Cela fait 50 ans qu'on va trop vite et qu'on déclanche des peurs injustifiées voire inexistantes. Regardez la perfection à laquelle nous sommes arrivés.

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, afghanistan, hammouche, jacquier, le courrier

23/01/2012

Jacquier, Hammouche, Le Courrier, TDG et les autres

 

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Comme prévu dans mon dernier billet, nous n'avons pas dû attendre trop longtemps, moins de 6 heures ont suffi pour vérifier la véracité de mes propos (ce billet est écrit le samedi 21 janvier).

Le VRP de la désinformation, le journaliste ?  Hammouche, travaillant pour l'une des rédactions les plus hostiles en Suisse, doit maintenant pester. Rendez-vous compte, plus de 10 mois d'acharnement continu, quotidien et inlassable. Une désinformation « professionnelle » sans précédent : des faits détournés, des images truquées, des histoires inventées, des morts inexistants, pis, qu'on retrouve vivants quelque temps après, et j'en passe. Un seul but : faire tomber le régime syrien coûte que coûte. Après ? On s'excusera, comme les Américains l'avaient fait en son temps à propos de l'Irak, une fois le but atteint. La question se pose d'elle-même : pour qui roulent les médias suisses ? Qui sont les commanditaires ?

Mais la Syrie n'est pas l'Irak. Elle n'est pas la Tunisie, pas la Libye et encore moins l'Egypte. Voulez-vous savoir pourquoi ? Regardez qui a pris le pouvoir dans ces trois pays et vous saurez pourquoi.

Tant pis pour Hammouche, sa rédaction et ses acolytes.

Etrange silence de toutes ces rédactions face à la nouvelle. Le jour de la mort de Gilles Jacquier, France Info diffusait et commentait l'information toutes les 10 minutes environs. Aujourd'hui, silence totale. Ils n'en ont même pas parlé.

Voici l'état de nos médias aujourd'hui. La liste est longue, très longue.

On l'appellera : ligue des désinformateurs professionnels

Alors, M. Hammouche : toujours un crime d'état ? Ne vous en faites pas. Certains de vos "collègues" ont déjà trouvé une parade : les rebelles ont été provoqués par le régime. On aura tout vu.

Je vous le dis comme je le pense. Si on appliquait les mêmes règles de droit, si chères à Human Rights Watch et leurs maîtres, ils seraient condamnés pour crimes de guerre, assassinats et meurtres. Vous, vous serez certainement condamné pour incitation à la violence et au crime. La désinformation intentionnelle n'étant, pour le moment, pas condamnée juridiquement.

P. s. Les manifestations anti WEF tuées, selon vos propres termes, dans l'oeuf, sont-elles...euh, pacifiques ? Et si certains manifestants avaient, au surplus, tiré quelques pétards, qu'auraient fait nos forces de sécurité ?

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jacquier, hammouche, tdg, le courrier, la liberté, tsr