30/07/2013

ATS et Swisscom : quelques corrections.

Swisscom a un portail internet : "bluewin.ch". On y trouve des informations diverses et variées. Parmi celles-ci, certaines concernent la Syrie, estampillées ATS, une agence d'information essayant de ressembler à l'AFP, essayant elle-même de ressembler à on ne sait qui.

Pour ce qui de la Syrie et malgré deux ans et demi de mensonges qui ne convainquent plus personne, l'ATS continuent envers et contre tout à se cacher derrière l'éternel OSDH (qu'ils appellent Observatoire Syrien des Droits de l'Homme) en insistant, à chacun de leurs "articles" (comprenez qu'il y a un journaliste derrière) qu'il (l'OSDH) s'appuie sur un réseau de "200" militants en Syrie. Ce chiffre, comme l'imbécilité de certains (en nombre croissant) porteurs de cartes de presse, n'a pas varié depuis le début du "conflit".

On se demande (question idiote, bien évidemment) par quel miracle divin (ou plutôt journalistique) ces "militants", au cœur du conflit (puisque, selon l'ATS, rapportant de "l'intérieur")  arrivent "comme ça" à s'en sortir sans une seule égratignure alors qu'autour eux, les autres tombent comme des mouches. Mais passons.

Hier, 29 juillet, l'ATS nous livre un article intitulé "Syrie : nouveau succès du régime qui prend un quartier de Homs". Inutile de s'attarder sur le ton de "regret" qui colorie l'article en question. Prenons plutôt quelques morceaux choisis dont la saveur n'a d'égal que le professionnalisme et la déontologie, à jamais perdus, de leurs auteurs.

http://www.bluewin.ch/fr/index.php/139,860708/Syrie__nouv...

C'est ainsi que ceux-ci n'ont pas oublié de rappeler que la conquête d'Alkhaldiyé fait suite à celle d'Al Qousseir, un mois auparavant, laquelle s'est faite grâce à l'appui "vital" du Hezbollah libanais. Et après avoir prédit le contrôle total de Homs, le "journaleux" a remis une couche en expliquant que, comme à Al Qousseir, l'armée a bénéficié du "soutien du Hezbollah, allié indéfectible du pouvoir dans sa guerre contre les rebelles". Il n'a pas oublié de nous rappeler aussi la prise, par l'armée du "régime" de Baba Amr après une offensive qui a fait des "centaines de morts". On ne sait en revanche pas si ce sont les "200 militants" de l'OSDH qui les ont comptés.

L'article continue et le plumitif nous y raconte la prise "par l'armée du régime" de la mosquée Khaled Ben Walid, "haut lieu de la révolte contre le régime". C'est là que le journalisme atteint la perfection de la contre-information.

On ne sait effectivement toujours pas si c'est le réseau des 200 informateurs qui a constaté la chose, mais l'ATS nous parle de cette prise après que les force du régime ont "détruit le mausolée de Ben Walid" dont la mosquée et le quartier en question tirent le nom. Laquelle mosquée "était un symbole de la révolte contre le régime. Les manifestants avaient pour habitude d'en sortir en masse pour défiler contre le pouvoir". Le plumitif oublie juste de dire que la mosquée en question était ni plus ni moins que le QG des terroristes dont il fait l'éloge. Qu'il contenait le centre de commandement et de communication et que les armes, les munitions et les moyens de communication des terroristes y étaient stockés.

C'est certainement la faute des 200 informateurs de l'OSDH d'avoir omis de le signaler.

Alors, Messieurs les plumitifs, pour vous aider un peu dans vos efforts de transmettre la "vérité" aux pauvres imbéciles que sont vos lecteurs, voici le récit, par l'image et sans commentaires, de l'horrible massacre de 51 militaires et une centaine de civiles, exécutés le 27 juillet sommairement d'une balle la tête et une autre dans la poitrine, pour être ensuite partiellement brûlés par les manifestants pacifiques dont vous vous faites les porte-paroles depuis plus de deux ans.

Les images sont dures, très dures, N'ouvrez-pas le lien si vous vous sentez incapables de dormir après.

http://www.youtube.com/watch?v=suI6UV59fCs

L'ATS a, bien évidemment, ignoré la "nouvelle". Les 200 informateurs étaient certainement occupés ailleurs. Il est à préciser que cela se passe après que les victimes se sont "rendus" aux assaillants. Ces derniers les ayant assurés, après une journée de "négociations" qu'ils seraient désarmés et "rendus" à leurs familles.

La RTS, notre télévision nationale à redevance, a fait de même.

Le Temps, grand journal au combien sérieux, pareil.

La TDG, Hebdo, Liberté, etc., pareil.

Le Conseil Fédéral du pays dépositaire de la charte des droits de l'homme, pareil.

Le DFAE, même chose.

La Croix Rouge Suisse, pareil.

Le Conseil des nations-Unis pour les droits de l'homme, quai Wilson à Genève, pareil.

Le Conseil de Sécurité des Nations-Unis, pareil.

Tous étaient certainement occupés à proclamer (comme l'auteur du film de l'exploit) : vive le terrorisme et...Allah Akbar.

Demain, si le responsable de ce blogosphère ne décide pas, très démocratiquement, de faire disparaître mon blog (il a la sensibilité très à fleur de peau lorsqu'il s'agit de ses "confrères"), je tirerai mes conclusions, en 5 ou six lignes.

A demain, donc. Peut-être.

10/06/2013

Les habitants de Qousseir reviennent chez eux

Ce qui veut dire qu’ils l'avaient auparavant quitté. On se demande pourquoi alors que les terroristes d’Al Nosra les avaient « libérés » du joug du régime syrien. Curieux masochistes que ces habitants qui quittent leurs « libérateurs » et reviennent sous leur « tyran » de toujours. Les plus étonnés seront toujours les plumitifs de nos medias qui ne manqueront certainement pas de relayer les faits.

Ainsi, les rats de Qousseir ont quitté leurs trous, au propre. Car ces bestioles malfaisantes vivaient terrées dans leurs tunnels et n’en sortaient que pour semer la terreur, sauf, peut-être, pour Edith Bouvier, qui semble avoir pris du bon temps en compagnie de ces mêmes terroristes, dans les mêmes trous. C'est aussi dans ces mêmes trous que des officiers "Occidentaux", Turques et Qataris auraient été capturés par les soldats de l'Armée Nationale Syrienne. Enfin, les médias israéliens ont affirmé qu'une petite dizaine de "rebelles" blessés ont été transportés pour être soignés dans les hôpitaux en Israël. Il s'agirait plutôt d'agents infiltrés (Israéliens ou pas, on n'est pas encore sûrs).

C’est maintenant le tour des rats d’Alep. Alep fut épargnée par les troubles « libérateurs » jusqu’au 22 juillet 2012, très précisément. Surpris du manque de soif de liberté et démocratie des Aleppins, les terroristes d’Al Nosra ont décidé de les libérer « malgré eux ». Et, comme partout ailleurs alors que personne ne leur a rien demandé, ils sont entrés dans les quartiers et les maisons, dont il ont chassé les habitants, pour en faire des repères…de rats. Ils y laisseront bientôt leurs misérables vies, aux mains des Hourries de leur paradis immonde.

Voici, pour la TDG, La Liberté, l’Hebdo, Le Temps et quelques autres, de quoi célébrer les exploits récents de leur « amis » démocrates, dans les rues d’Alep.

La nouvelle est relayée par…l’OSDH. Histoire de citer les mêmes « sources » que les « professionnels » précités. Il s’agit d’un garçon d’une quinzaine d’années, vendeur de café à la sauvette. Le texte dit que « des hommes, parlant l’arabe littéraire (ce qui présuppose une origine étrangère) ont entendu le pauvre gamin, de 15 ans, dire : même si Mahomet revenait (descendait), je ne te prêterais pas. Des hommes d’une « Katiba » (brigade de jihadistes) l’ont entendu, emmené avec eux pour revenir, quelque temps après, traces de flagellation sur le corps du petit disant à l’attroupement, où se trouvaient aussi le père et la mère de l’enfant : voici comment finissent les mécréants. Ils ont abattu le garçon de deux balles, dont une dans la gorge, devant ses parents. Des personnes assistant à la scène ont déclaré qu’un poste de sécurité appartenant au « comité de la Charia » n’a rien fait pour empêcher la tuerie ».

http://www.syriahr.com/index.php?option=com_news&nid=...

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09:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : syrie, jihad, islam, terrorisme, terroristes, gowrié, alep, al nosra, tdg, le temps, la liberté, l'hebdo

21/07/2012

Gilles Jacquier tué par les terroristes. L’information suisse par l’Hebdo, Le Courrier, La Liberté…et les autres.

Chacun sa spécialité. Les voyous et les terroristes tuent les gens. Les voyous et les terroristes médiatiques s'occupent du reste.

Il ne sert à rien d'être long. Je me suis donné pour mission de dénoncer les manipulations et les mensonges des plumitifs de certains torchons. Je n'ai jamais, dès l'instant même où la nouvelle concernant la mort du reporter français a été diffusée, changé de ligne : ce sont les terroristes amis de certains journalistes sur place qui ont commis ce meurtre. Pourtant, comme pour tout le reste, ces mêmes journalistes, n'ont pas hésité à accuser l'armée syrienne d'avoir elle-même effectué le tir.

Voici l'article, fraîchement cueilli, du Figaro. Lisez notamment la fin de celui-ci où il est question de « Certains journalistes accompagnant Jacquier ont longtemps maintenu avoir été visés intentionnellement par l'armée syrienne. Sollicitée, la veuve de Gilles Jacquier n'a pas souhaité réagir ».

Ne manquez-pas non plus le passage de l'article où l'auteur, ne pouvant s'empêcher de le faire, parle d'une « bavure » des rebelles. Voyez-vous, nous avons affaire, selon cet autre plumitif, à une organisation respectable, constitué d'éléments non moins respectables, disciplinés et hautement qualifiés, dont le sens premier est l'honneur et dont cet acte, isolé bien sûr, serait une « bavure ».

http://www.lefigaro.fr/international/2012/07/17/01003-201...

Soyez tout aussi attentifs au passage suivant :

« Les rapports de la mission indiquent que le journaliste français a été tué à la suite de tirs de mortier par l'opposition», soulignait le paragraphe 44 du document. Précision importante: le texte cite «les rapports». En effet, un autre texte plus détaillé, rédigé par les observateurs arabes à Homs, existe au siège de la Ligue au Caire. Mais il n'a jamais été rendu public. «J'ai demandé aux assistants du secrétaire général, Nabil el-Arabi, pourquoi la Ligue n'avait pas publié le second rapport, souligne un responsable de l'opposition syrienne. On m'a répondu que les Français et le Qatar, qui dirigeait à l'époque le comité ministériel de la Ligue, nous avaient demandé de ne rien publier, car c'est une affaire désormais entre les mains de la justice française. Les uns et les autres soutiennent l'Armée syrienne libre, ils n'ont pas intérêt, selon cet opposant, à ce que les dissidents soient reconnus coupables de l'assassinat d'un journaliste ». Comme quoi, comme je l'ai avancé dès le premier jour, les Français n'ont strictement rien à faire de la vie ou de la mort d'un de leur ressortissants. Et, à propos de ces derniers, les Français, si l'on ajoute leur implication dans l'attentat (un attentat est par définition un acte terroriste) contre l'immeuble de la sûreté nationale à Damas, on ne peut en conclure que d'une seule façon : voici un pays terroriste, la France, qui utilise des méthodes de voyous pour le compte d'autres voyous.

Nous verrons ce que pensent de tout cela certains de nos médias, jadis respectables, Le Temps p.ex. Nous verrons aussi ce qu'en pensent les torchons en question. Nous verrons enfin ce qu'en pense le Conseil Suisse de la Presse, auprès duquel une plainte a été déposée, il y a de cela plus de six mois, contre les trois titres susmentionnés et les journaleux auteurs du fameux « crime d'Etat ».

 

12/07/2012

Syrie : le vent tourne. Chez les médias aussi.

Ceux qui connaissent un peu le pays, je remercie Dieu d'en faire partie, l'avaient prévu dès le premier jour. Malgré cela, il fallait avoir une bonne dose de foi et un peu d'optimisme aussi. Ce n'est pas facile de se trouver en guerre ouverte avec le « vrai axe du mal » dont la tête se trouve à Washington et la queue à Paris, Londres, Istanbul, Doha, Ryad et, un peu, hélas, Berne.

Avoir la foi, ne jamais en douter et...surtout, l'honnêteté intellectuelle et la lucidité permettant une analyse objective de la situation. C'est tout cela qui a manqué à tous ceux se présentant comme spécialistes de la chose. C'est surtout cela qui a manqué à nos amis remplisseurs de colonnes de journaux, spécialistes de l'immersion populaire qui aiment à s'appeler « journalistes ».

J'avais, en toute modestie, il n'y a pas si longtemps de cela, prévu le déroulement des évènements mais aussi et surtout que le moment où tous ces gens-là devront rendre des comptes de leurs mensonges, manipulations, trafiques d'images et trucage de nouvelles. Il semblerait bien que ce moment-là est arrivé.

Les RTS, France Info, France 2, TF1, TDG, pour les moins pires et Le Temps, France 24, AFP, l'Hebdo, Le Courrier, La liberté, Libération et Le Monde pour les vrais spécialistes de la désinformation et des trucages médiatiques, en vrai succursales d'Al Jazeera et d'Al Arabiya, commencent déjà à réduire la voilure et à chercher par quelle porte sortir. La fréquence des nouvelles en provenance de la Syrie pour ces vrais spécialistes des contre-vérités est divisée par deux, par trois, voire même totalement disparues pour certains. Même Al Jazeera et Al Arabiya doivent avaler des chapeaux. Tout règlement de la crise syrienne passe par Damas et uniquement par elle. On peut désormais parler  carrément d'une multiplication d'initiatives syriennes, voire pro-syriennes. C'est Damas qui dictent le rythme et la méthode.

TF1, pour ne donner que cet exemple, a brusquement fait un virage à 1800 le mardi 10 elle a diffusé le reportage de l'équipe de Patricia Allémonière qui s'est rendu à l'hôpital militaire de Damas-Tichrine. Elle y a filmé des obsèques de militaires, qui se poursuivent - 25 cercueils ce lundi matin 9 juillet. Et puis il y a les blessés qui arrivent  - la commentatrice précise que certains ont été « égorgés » - et parmi ceux-ci, une femme d'officier, touchée par un sniper insurgé alors qu'elle sortait d'une résidence militaire avec ses deux enfants. A propos des égorgés constatés par une équipe occidentale pourtant totalement alignée sur les positions atlantistes, il faut demander à M. Boris Mabillard, journaliste et, accessoirement, grand-reporter au Temps, s'il a constaté la même chose lors de son « immersion » historique de 17 jours parmi les opposants « pacifiques ».

Ainsi, l'accord Annan-Assad consiste, c'est Assad qui le formule, à sortir « graduellement » de la crise. La traduction du mot « graduellement » est très simple : nettoyage graduel des zones les plus agitées, désarmement des terroristes et des voyous et reprise totale du pays par les mains des autorités « légitimes ».

Qu'est-ce qu'une autorité légitime ? C'est toute autorité, tout régime, où qu'il soit dans le monde, qui ne se plie pas aux volontés néfastes des USA et de leurs domestiques Occidentaux. Je ne parle plus des Turques et des bédouins car ces derniers, comme je l'ai tout aussi modestement prévu, ont repris leurs taille et importance habituelles conformes à leur nanisme historique.

Hamad, le premier ministre d'un micro-Etat, pour autant qu'on puisse qualifier un puits de gaz d'Etat, avait, il y a de cela quelques mois, déclaré que tout ce qu'il craint, c'est de devoir à nouveau embrasser les moustaches d'Assad (chez les bédouins, on s'embrasse sur la moustache). Eh bien, je crains, moi, qu'il ne doive songer à embrasser d'autres parties de l'anatomie du Président Syrien et pas forcément les plus avenantes.

 

 

28/06/2012

Les amis de nos journalistes égorgent leurs confrères

Afin que les choses soient claires, les Boris Mabillard, Darius Rochebin, Vannay, Hammouche, Burkhalter (le journaliste), Burkhalter (le Conseiller Fédéral) et quelques autres dont deux billets de cette longueur ne peuvent suffire à contenir les noms, peuvent se sentir directement concernés.

Ainsi, les protégés des précités, pauvres manifestants pacifiques, se sont attaqués hier à l'immeuble abritant la chaîne d'information Al Ikhbaria, à Damas. Ils ont tué les gardes qui se trouvaient devant l'immeuble, ligoté les journalistes qui s'y trouvaient pour les égorger ensuite. Ils ont enfin fait sauter l'immeuble en y plaçant une charge explosive avant qu'ils ne repartent.

Alors, Monsieur Boris Mabillard, mais j'aurais pu tout aussi bien m'adresser à tous les autres. Il se trouve juste que c'est le dernier à avoir effectué une immersion clandestine parmi les « révolutionnaires pacifiques ». Le compte rendu de ses dix sept jours de « clandestinité pacifique » frise la perfection journalistique et humaine.

Les manifestants pacifiques dont vous vous faites les porte-drapeaux ne sont que des criminels de la pire espèce. Les révolutionnaires pacifiques dont vous faites la promotion à longueur de journée depuis plus de quinze mois ne sont en réalité que des terroristes sanguinaires sans foi ni loi. Vous n'avez jamais ni parlé ni dénoncé aucun de ces crimes atroces. De là à vous faire prendre part de la responsabilité de ces événements, il n'y a qu'un pas. Je laisse vos lecteurs et les miens de décider de le franchir. Moi, je l'ai déjà fait.

Aujourd'hui, mercredi 27 juin 2012, je me suis adressé à toutes les personnes précitées ainsi qu'à leurs rédactions respectives. Aucune n'a répondu. Ils n'hésiteront pas demain, après-demain ou dans quelques jours, à vous parler des exploits clandestins de quelques uns de leurs "journalistes" parmi les révolutionnaires "pro-démocratie". Ils n'hésiteront pas non plus à vous présenter le massacre de Houla, oeuvre de leurs protégés, comme étant celui du régime. Ils n'hésiteront pas à parler des terroristes comme des manifestants pacifiques.

Je me suis toujours demandé comment certains malfrats peuvent, après avoir commis leurs méfaits, vivre normalement parmi leurs (semblables?) comme si de rien n'était. Je commence maintenant à comprendre. Certains continuent à vivre le plus normalement et tranquillement du monde, après vous avoir parlé de terroristes, meurtriers sanguinaires, comme étant des manifestants pacifiques pro-démocratie.

http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/Attaque-d-une-cha...

...entre autres

 

08:46 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : le temps, tdg, rts, hammouche, la liberté, le courrier, l'hebdo, gowrié, mabillard, rochebin

11/06/2012

Médias professionnels et neutres ? Parfois même de connivence avec les terroristes

Evacuons vite la question du professionnalisme, qui ne mérite même pas qu'on s'y attarde. Vous avez certainement comme moi entendu parler du dernier projet du très grand « journal de référence » qu'est Le Monde. Celui-ci vient, à la suite de TF1 et de M6, de The Voice, Secret Story, Le Loft, etc. de lancer sa « journaliste académie », avec à la clef trois CDD au bout d'une année de "compétition". Comme si nous n'avions pas assez avec ceux qui sont déjà là. On ne sait en revanche pas quel sera le titre de...j'allais dire l'émission : Top Journalise, un journaliste presque parfait, Master Reporter...

On attend maintenant des actions similaires de la part de France 24, France Info, Libération et, plus près de chez nous, la RTS et, beaucoup plus conforme à leur culture, l'Hebdo, La Liberté et Le Courrier.395px-Gregorios-III-in-Cassano-Magnago-Italy.jpg

Pour ce qui est de la neutralité et de ce souci permanent et absolu de la recherche de la vérité, que la vérité et rien que la vérité, j'aimerais vous raconter l'histoire de Grégoire III Laham, Patriarche des Catholiques de rite Grecque. Celui-ci, se rendant en Allemagne pour une visite « pastorale », fut reçu par les représentants, ils s'appellent journalistes, d'une bonne vingtaine de médias. Vu la situation, les questions de ces derniers furent attendues. Le vieil homme leur a expliqué la situation, telle qu'il la vit lui-même, ainsi que des millions d'autres Syriens. En d'autres termes, autrement que ce que ces mêmes médias nous montrent ici. A votre avis, sur la bonne vingtaine de médias ayant rencontré le Patriarche, combien ont relayé ses propos ?

Aucun.

Je vais aussi vous raconter l'histoire d'un certain Pierre Piccinin. Chercheur, journaliste et politologue belge. Personne, je dis bien personne, n'avait entendu parler de cet homme jusqu'à il y a deux semaines en arrière. Pourtant, le Monsieur se rendit plusieurs fois en Syrie, couvrit et écrivit sur les événements en d'innombrables reprises. Il fut taxé de soutien au régime syrien car il contredisait souvent les récits des opposants. Pourquoi cet intérêt soudain ? Parce que, il y a de cela précisément deux semaines, Piccinin a décidé de retourner sa veste et d'accuser le régime syrien de tout ce qui se passe dans le pays. Il est du coup devenu un « client » convenable pour les médias, toujours neutres et professionnels.

Je finirai cet article par l'hiAlex Thompson.JPGstoire d'Alex Thompson, grand reporter et correspondant en chef britannique travaillant pour Channel IV (ayant échappé à l'Académie de Le Monde). Tout le monde sait ce que je pense des Anglo-Saxons. Malgré cela, il faut que leur reconnaisse humblement cette faculté admirable de sortir, envers et contre tout, de temps à autre, des exemples extraordinaires de liberté et d'indépendance intellectuelles. Comme d'habitude, je ne voulais pas vous livrer les récits véhiculés par des personnes, sites ou médias taxés de pro-régime, mais le récit original, de Channel IV et de The Guardian. Le journaliste y dit très clairement que les soi-disant rebelles ont essayé de le tuer, plus précisément de le faire tuer, pour mettre cela sur le dos du régime. Exactement comme cela fut le cas pour le journaliste français Gilles Jacquier et exactement, je le crains très fort, comme ce fut le cas pour les massacres de Houla et de Mazraat. Plus important, il accuse clairement certains de ses collègues de "connivence avec les rebelles".

Cliquer aussi sur ce lien pour avoir, non pas la traduction, mais la retranscription du récit. En cas de doute, vous pouvez demander à des personnes maitrisant bien l'anglais.

http://www.infosyrie.fr/re-information/un-grand-reporter-...

Savez-vous combien de médias, en dehors de son propre employeur et The Gurdian, ont relayé le récit d'Alex Thompson ?

Aucun.

Les lavettes.

 

06/03/2012

Certains peuvent être honnêtes et professionnels, même à Al Jazeera

Alors que la désinformation devient le lot quotidien de nos médias, au point de devenir un acte militant à part entière, Al Jazeera, chef de file de la désinformation professionnelle, souffre de démissions pouvant être qualifiées de massives. Celles-ci n'intervinrent que depuis le début des événements en ... Syrie. On se demande pourquoi.

Le directeur général de la Chaîne, Wadah Khanfar, Palestinien

Chef du bureau de Beyrouth, le journaliste vedette, Ghassan ben Jeddo (Tunisien)

La Star d'Al Jazeera, Eman Ayad, d'origine palestinienne.

Fayçal Kacem, Syrien (qui est revenu depuis)

Abbas Nasser

Luna El Chibli, Syrienne (a démissionné en direct)

Jumana Nammour, libanaise

Lina Zahreddine, libanaise

Jullinar Moussa, libanaise

Nawfar Afli.

Quelle est la raison unique derrière toutes ces démissions ? je vous laisse lire ce que les concernés eux-mêmes ont déclaré.

« Al Jazzera et nous avec elle, avons perdu toute crédibilité. En couvrant 24 heures sur 24 les événements en Tunisie, Egypte, Libye et Syrie tout en restant totalement silencieuse sur ceux se déroulant au Bahreïn et même en Arabie Saoudite, la chaîne a failli à sa mission. En ne diffusant que des documents non vérifiés, dont certains furent même fabriqués, elle est devenu carrément une cellule d'opérations encourageant à l'incitation et à la provocation ». Fin de la citation.

Voici ceux qui sont partis.

Les démissionnaires.JPG

Voici, à peu près, ceux qui y restent.

Capture.PNG

A CNN, FOX, TF1, France2, BBC, Le Monde, Le Figaro, France-Info, Libération, La liberté, Le Courrier, l'Hebdo  et, hélas TSR, pas de préoccupations de ce genre. Le militantisme des collaborateurs de ces médias ne leur laisse ni le temps, ni la volonté d'avoir de telles préoccupations mineures, alors mêmes qu'ils utilisent du matériel de seconde voire de troisième main.

Quelle importance, à l'instar de Timisoara, Irak, Libye, Kosovo, etc. ils s'excuseront et diront qu'ils ont été trompés.

On les croit sur parole.