16/03/2012

Après Baba Amr et Rastan, les insurgés se retirent « stratégiquement » d’Idleb

Promue nouvelle capitale de la « révolution » syrienne, Idleb est sous le contrôle « total » de l'Armée Syrienne. Par Armée Syrienne, il faut entendre l'armée légale d'un pays souverain.

On peut se demander pourquoi Idleb, ville bastion des insurgés échappant, selon CNN et Al Jazeera, au contrôle des autorités centrales depuis plus de six mois, est « tombée » en moins de trois jours et avec un nombre de « victimes » relativement modeste, alors qu'à Baba Amr, un quartier de Homs, il fallut plus de trois semaines pour venir à bout des terroristes qui y faisaient régner leur loi ?

Parce que, contrairement à ce que nous racontent Al Jazeera et ses succursales ici, l'Armée Syrienne n'a pas voulu d'un bain de sang à Baba Amr. Parce que cette armée voulait débusquer les terroristes responsables, eux, de ces atrocités dont Bouvier, Daniels, etc. en font la promotion. On sait maintenant que ces gens n'ont de journalistes que le nom et qu'il s'agissait en réalité d'aventuriers militants.

Le plus intéressant dans cette affaire est que l'armée syrienne, la vraie, opère, avec méthode, sur la frontière turque, au nez et à la barbe d'Erdogan l'Ottoman. Aucune zone, humanitaire ou pas, de non droit, à la Benghazi, ne sera jamais tolérée en Syrie, jamais. Il est par ailleurs très révélateur de constater qu'Erdogan, qui « accueille » l'ASL et le CNS chez lui, qui veut attaquer les navires de guerre israéliens qui s'opposeraient à son «  aide » aux Palestiniens et qui « ordonne » au Président syrien de s'en aller, est à ce point incapable de soutenir « son armée syrienne libre ».

L'ASL défaite, sauf chez Al Jazeera et Al Arabiya, reste le problème des Jihadistes, fournis et financés par les Bédouins. Les infiltrations, notamment au travers les longues frontières irakiennes, ne pouvant être totalement stoppées, elles seront néanmoins beaucoup moins efficaces, pour autant qu'elles ne l'aient jamais réellement été. Cela est notamment vrai pour ce qui est du soutien logistique qui leur est indispensable.

Les « très » mauvaises nouvelles se succèdent pour Al Jazeera et Al Arabiya où les démissions s'enchaînent à un rythme effréné. Elles sont tout aussi mauvaises pour la soi-disant opposition syrienne où, après Manna, grande figure de cette dernière, Michel Kilo, historique et respectable opposant syrien, se distance à son tour du Conseil d'Istanbul. Elles ne sont pas plus brillantes non plus pour le tandem Juppé/Sarkozy, libérateurs de la Libye et spectateurs de la probable guerre civile qui s'y prépare.

Les nouvelles sont décidément tout aussi mauvaises pour nos médias, vous savez, les succursales d'Al Jazeera. Alors qu'ils s'y étaient préparés, ils ne pourront malheureusement, pou eux, pas nous rééditer le feuilleton de Baba Amr à Idleb. Ils y furent pris de court. Il n'y a « presque » plus rien à voir. Ils doivent s'en prendre à l'ASL qui s'en était retirée « stratégiquement ».

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : homs, syrie, gowrié, baba amr, asl, juppé, sarkozy, cns, kilo, manaa, terrorisme, opposition syrienne