23/08/2014

Faut-il une RC professionnelle pour les "journalistes" ?

Lorsqu'un médecin fait une "connerie", cela peut lui coûter très cher. Même chose pour un architecte, conseiller financier, etc.

La responsabilité civile professionnelle a pour but de "dédommager" financièrement le(s) lésés. "Un acte ou une omission commis par négligence suffisent "déjà" à fonder la responsabilité". 

  • Avocats
  • Notaires
  • Médiateurs
  • Fiduciaires
  • Réviseurs (experts-comptables)
  • Conseillers fiscaux
  • Informaticiens
  • Conseillers en placement/gestionnaires de fortune
  • Conseillers d’entreprise
  • Courtiers en assurances
  • Distributeurs de fonds
  • Fiduciaires immobiliers
  • Administrateurs d’immeubles
  • Experts immobiliers
  • Agents en brevets
  • Experts en assurances de pensions/en prévoyance professionnelle

Pas les...journalistes. Et pourtant.

Je vous laisse juste lire ce qui suit. Et cela dure depuis plus de trois ans. Le seul et unique sentiment que j'éprouve à l'encontre de ces énergumènes et leurs torchons respectifs, c'est le dégoût, total et absolu.

http://www.liberation.fr/monde/2013/05/04/un-journaliste-...

10:35 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : journaliste, journaux, repsonsabilité civile

23/09/2013

Véronique De Keyser : Vice Présidente du Groupe Socialiste au Parlement Européen

Aujourd'hui, je vous livre, tel quel, le compte rendu de François Jane d'Othée, journaliste au Vif.be (L'Express) au sujet de la rencontre de Mme de Keyser avec le Président syrien.

http://www.levif.be/info/auteurs/author-4000223280609.htm#


Syrie: Véronique De Keyser rencontre Bachar Al-Assad


François Janne d’Othée

vendredi 20 septembre 2013 à 18h26

Vice-présidente du groupe socialiste au Parlement européen, l’europarlementaire Véronique De Keyser revient d’une mission au Liban et en Syrie. « C’était à titre personnel et dans un objectif humanitaire », explique-t-elle au Vif/L'Express.

Véronique De Keyser, vice-présidente du groupe socialiste au Parlement européen. © IMAGEGLOBE

De retour du Liban et de Syrie, l’europarlementaire Véronique De Keyser (PS) a pu s’entretenir à Damas, pendant une heure, avec le président syrien Bachar Al-Assad, sans autre témoin que le vice-ministre syrien des Affaires étrangères. « Ma visite étant effectuée à titre personnel et pour des raisons humanitaires, j’avais demandé, pour éviter toute instrumentalisation, qu’il n’y ait pas de show médiatique autour de ma visite, et ils ont accepté ».

Que lui a déclaré Bachar ? Deux choses principalement. Un : il ne tient pas à rester au pouvoir mais il n’envisage pas de « quitter maintenant le navire » car, selon lui, « ce qui est en jeu, c’est une Syrie laïque et tolérante à l’égard des minorités, ainsi que l’unité du pays ». Or la montée des groupes radicaux islamiques ne laisse d’autre choix au régime que de « s’en débarrasser ».

Deux : il affirme avoir voulu des réformes, et en a même entrepris, mais, selon lui, les demandes pacifiques des manifestants se sont « très rapidement » transformées en opposition violente. « Je veux continuer à travailler avec l’opposition, mais seulement celle qui œuvre pour une Syrie démocratique », lui a-t-il soutenu. Opposition interne s’entend, car il ne fait pas grand cas des opposants de l’extérieur qu’il soupçonne d’être financés pour la plupart.

A propos des couloirs humanitaires, Bachar Al-Assad a déclaré à l’eurodéputée que « chaque Syrien a le droit de recevoir de l’aide », mais qu’il est parfois très difficile de la faire parvenir à cause de la multiplicité des factions, certaines acceptant le passage des vivres, d’autres pas. A Damas, le nombre d’ONG agréées est passé de 4 à 19, ce qui fait dire à l’eurodéputée (qui a passé une demi-journée avec les agences de l’ONU sur place) que « le mur s’effrite entre elles et le régime ».

Véronique De Keyser a également évoqué le sort des opposants disparus, notamment Abdel-Aziz Al Khayyer, dont on n’a plus signe de vie depuis le 20 septembre 2012 alors qu’il revenait de Chine et se rendait de l’aéroport de Damas vers la capitale. Bachar Al-Assad prétend qu’il aurait été enlevé par des rebelles. Quant au père Paolo dall’Oglio, disparu depuis le 29 juillet 2013, le président n’a pu donner aucune information « car cela s’est passé de l’autre côté ».

« J’ai subi d’énormes pressions pour me dissuader d’aller à Damas, témoigne Véronique De Keyser. Mais quand on voit l’ampleur de la catastrophe, la montée des groupes djihadistes et terroristes, confirmée par les représentants sur place de l’ONU, cela m’a semblé indispensable de me rendre sur place. Certains de mes collègues se sont d’ailleurs montrés solidaires avec ma démarche. C’est maintenant qu’il faut enclencher un dialogue pour préparer une négociation politique, car le désespoir des Syriens de l’intérieur, qui se sentent abandonnés par l’Europe et qui voient leur pays se transformer, est immense. Bien sûr les gens seront comptables de leurs actes, mais ça, ce n’est pas de mon ressort. »

09:01 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, gowrie, journaliste, journalisme, islamisme, jihad, terrorisme, occident

30/07/2013

ATS et Swisscom : quelques corrections.

Swisscom a un portail internet : "bluewin.ch". On y trouve des informations diverses et variées. Parmi celles-ci, certaines concernent la Syrie, estampillées ATS, une agence d'information essayant de ressembler à l'AFP, essayant elle-même de ressembler à on ne sait qui.

Pour ce qui de la Syrie et malgré deux ans et demi de mensonges qui ne convainquent plus personne, l'ATS continuent envers et contre tout à se cacher derrière l'éternel OSDH (qu'ils appellent Observatoire Syrien des Droits de l'Homme) en insistant, à chacun de leurs "articles" (comprenez qu'il y a un journaliste derrière) qu'il (l'OSDH) s'appuie sur un réseau de "200" militants en Syrie. Ce chiffre, comme l'imbécilité de certains (en nombre croissant) porteurs de cartes de presse, n'a pas varié depuis le début du "conflit".

On se demande (question idiote, bien évidemment) par quel miracle divin (ou plutôt journalistique) ces "militants", au cœur du conflit (puisque, selon l'ATS, rapportant de "l'intérieur")  arrivent "comme ça" à s'en sortir sans une seule égratignure alors qu'autour eux, les autres tombent comme des mouches. Mais passons.

Hier, 29 juillet, l'ATS nous livre un article intitulé "Syrie : nouveau succès du régime qui prend un quartier de Homs". Inutile de s'attarder sur le ton de "regret" qui colorie l'article en question. Prenons plutôt quelques morceaux choisis dont la saveur n'a d'égal que le professionnalisme et la déontologie, à jamais perdus, de leurs auteurs.

http://www.bluewin.ch/fr/index.php/139,860708/Syrie__nouv...

C'est ainsi que ceux-ci n'ont pas oublié de rappeler que la conquête d'Alkhaldiyé fait suite à celle d'Al Qousseir, un mois auparavant, laquelle s'est faite grâce à l'appui "vital" du Hezbollah libanais. Et après avoir prédit le contrôle total de Homs, le "journaleux" a remis une couche en expliquant que, comme à Al Qousseir, l'armée a bénéficié du "soutien du Hezbollah, allié indéfectible du pouvoir dans sa guerre contre les rebelles". Il n'a pas oublié de nous rappeler aussi la prise, par l'armée du "régime" de Baba Amr après une offensive qui a fait des "centaines de morts". On ne sait en revanche pas si ce sont les "200 militants" de l'OSDH qui les ont comptés.

L'article continue et le plumitif nous y raconte la prise "par l'armée du régime" de la mosquée Khaled Ben Walid, "haut lieu de la révolte contre le régime". C'est là que le journalisme atteint la perfection de la contre-information.

On ne sait effectivement toujours pas si c'est le réseau des 200 informateurs qui a constaté la chose, mais l'ATS nous parle de cette prise après que les force du régime ont "détruit le mausolée de Ben Walid" dont la mosquée et le quartier en question tirent le nom. Laquelle mosquée "était un symbole de la révolte contre le régime. Les manifestants avaient pour habitude d'en sortir en masse pour défiler contre le pouvoir". Le plumitif oublie juste de dire que la mosquée en question était ni plus ni moins que le QG des terroristes dont il fait l'éloge. Qu'il contenait le centre de commandement et de communication et que les armes, les munitions et les moyens de communication des terroristes y étaient stockés.

C'est certainement la faute des 200 informateurs de l'OSDH d'avoir omis de le signaler.

Alors, Messieurs les plumitifs, pour vous aider un peu dans vos efforts de transmettre la "vérité" aux pauvres imbéciles que sont vos lecteurs, voici le récit, par l'image et sans commentaires, de l'horrible massacre de 51 militaires et une centaine de civiles, exécutés le 27 juillet sommairement d'une balle la tête et une autre dans la poitrine, pour être ensuite partiellement brûlés par les manifestants pacifiques dont vous vous faites les porte-paroles depuis plus de deux ans.

Les images sont dures, très dures, N'ouvrez-pas le lien si vous vous sentez incapables de dormir après.

http://www.youtube.com/watch?v=suI6UV59fCs

L'ATS a, bien évidemment, ignoré la "nouvelle". Les 200 informateurs étaient certainement occupés ailleurs. Il est à préciser que cela se passe après que les victimes se sont "rendus" aux assaillants. Ces derniers les ayant assurés, après une journée de "négociations" qu'ils seraient désarmés et "rendus" à leurs familles.

La RTS, notre télévision nationale à redevance, a fait de même.

Le Temps, grand journal au combien sérieux, pareil.

La TDG, Hebdo, Liberté, etc., pareil.

Le Conseil Fédéral du pays dépositaire de la charte des droits de l'homme, pareil.

Le DFAE, même chose.

La Croix Rouge Suisse, pareil.

Le Conseil des nations-Unis pour les droits de l'homme, quai Wilson à Genève, pareil.

Le Conseil de Sécurité des Nations-Unis, pareil.

Tous étaient certainement occupés à proclamer (comme l'auteur du film de l'exploit) : vive le terrorisme et...Allah Akbar.

Demain, si le responsable de ce blogosphère ne décide pas, très démocratiquement, de faire disparaître mon blog (il a la sensibilité très à fleur de peau lorsqu'il s'agit de ses "confrères"), je tirerai mes conclusions, en 5 ou six lignes.

A demain, donc. Peut-être.

21/05/2013

Des dépeceurs et des mangeurs de coeurs humains

Je ne mettrais bien sûr pas l'horrible vidéo en ligne, de peur de heurter la sensibilité extrêmement à fleur de peau des responsables de cette plateforme. D'ailleurs, il vous suffira de chercher un tout petit peu pour la trouver sur la toile. Tout le monde en a parlé, ou presque.

Mais ce n'est pas pour cela que j'écris.

Au lendemain de la diffusion de la terrible vidéo, montrant un chef "rebelle" dépeçant un soldat de l'armée syrienne, lui arrachant le coeur et portant ce dernier à sa bouche, vidéo authentifiée par la terre entière (le Times a même réussi à contacter l'auteur de l'exploit), le plumitif (comprenez journaliste, professionnel de l'information) officiant à ce moment-là sur France-Info, a poussé l'abjection jusqu'à demander à son invité, représentant local de Human Rights Watch, s'il n'y a pas risque de...manipulation.

Je vous vomis, vraiment, Monsieur le journaliste.

Voici un autre exploit de France-Info. Suite au double attentant dans la province de Ryehanli, au Nord-Ouest de la Syrie, ce torchon (même si l'expression est en principe réservée aux champions de la désinformation écrite) a présenté un sujet montrant des milliers de manifestants turcs scandant des slogans "hostiles" au régime de Damas.

Je vous laisse tranquillement avec la vidéo.

Comme quoi, ils n'ont pas peur de se rincer la figure avec de la pisse de chat.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

Un ultime exploit, pour aujourd'hui, de ce même torchon radiophonique, dans une de ses nombreuses "éditions" matinales, celle d'hier, à 10 heures. Le plumitif nous y parler de la "crainte" d'un massacre de civiles, toujours eux, bien évidemment, lorsqu'il s'agit d'éradiquer les terroristes dépeceurs d'hommes, suite à l'entrée de l'Armée nationale Syrienne dans la ville. Le plumitif en question n'a bien sûr pas manqué de souligner que l'armée est épaulée par des éléments du Hezbollah. C'est un journal bien de chez nous (je vous laisse le soin de le qualifier vous-même), 20 minutes, se cachant, comme de nombreux "confrères" derrière l'OSDH (Observatoire Syrien des Droits de l'Homme) basé à Londres et "s'appuyant sur un réseau de 200 informateurs", selon l'ATS, qui confirme la mort de 23 membres de ce mouvement. Aucun de ces valeureux plumitifs professionnels ne s'est donné la peine de se demander comment ces 200 informateurs, toujours les mêmes, arrivent à donner des bilans et des décomptes aussi précis, ce qui signifie qu'ils doivent être au coeur du combat, sans qu'ils ne soient jamais touchés. Dieu tout puissant doit certainement être de leur côté.

Eh bien, dans ce nuage de mensonges, de contre vérités, de manipulation voire, on l'a constaté dans le deuxième exemple de ce billet, de détournement, parfaitement consciente, de l'information, un petit rétablissement de celle-ci, même s'il ne s'agit que pour les quelques centaines de personnes qui me font l'amitié de me lire, s'impose.

Voici, pour les rédacteurs de ces torchons, mais aussi pour les autres, les valeureux jihadistes combatifs (des civiles pour les plumitifs de nos médias) qui, quelques heures auparavant, se trouvaient dans les tunels de la ville souterraine creusée sous Al Qusair.

 

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 Si l'information, la vraie, pouvait intéresser les plumitifs et leurs maîtres, il s'agit, ici, d'un jihadiste, arrêté par l'armée syrienne alors qu'il essayait de fuir avec les "civiles" dans le "couloir humanitaire" laissé par l'armée pour permettre à ceux qui le souhaitent de fuir les combats.

Bientôt, je vous le garantis, on pourrait insulter quelqu'un en le traitant de...journaliste.

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : syrie, france-info, journaliste, journalisme, gowrié, asl, terroristes, islam, islamisme

02/08/2012

Syrie : un « petit » quiz médiatique

Et attention, il n'y a aucun piège. Il suffit de répondre "journaliste" et vous tomberez juste. Quant à savoir lequel d'entre eux, est-ce vraiment important ?

Concentrez-vous surtout sur le magnifique style tragi-comique, mais surtout très romantique, façon révolutions du 19e siècle, de l'auteur. Comme il est drôle de constater la ressemblance frappante avec certains "articles" de notre Hebdo national.

Voici d'abord l'extrait en question :

http://www.lefigaro.fr/international/2012/07/29/01003-201...

« Après la préparation d'artillerie vient l'attaque. Elle est brutale. En début de matinée, samedi, des fusillades nourries éclatent dans plusieurs secteurs de l'est et du sud de la ville, où se trouvent les positions rebelles. Vers 11 heures, au quartier général des rebelles, installé dans une école du quartier de Sakhour, deux pick-up chargés de combattants arrivent en trombe. Les révolutionnaires débarquent en larmes, s'effondrent en sanglotant sur les marches de l'école. Ils sortent de la voiture le corps criblé de balles de l'un des leurs, qu'ils étreignent en pleurant. Dans la caisse du second véhicule, trois autres corps de révolutionnaires tués. Ils enroulent les corps dans des couvertures. Ils sont bientôt évacués vers les villages du nord pour des funérailles.

«On n'a même pas eu le temps de voir d'où venait l'attaque», explique un des combattants. «Les balles ont plu sur nous comme de la grêle, venues des toits et de troupes au sol.» Il montre le pistolet et la kalachnikov de l'un de ses camarades, le métal déformé par les impacts.

Dans la journée de samedi, plusieurs positions rebelles subissent des attaques du même genre. Les uns après les autres, plusieurs commandants des groupes de l'Armée syrienne libre qui ont mené l'audacieux raid vers Alep sont tués. Ces pertes sont particulièrement cuisantes pour des combattants qui manquent de chefs expérimentés et dont la cohésion est assurée par des liens familiaux ou de voisinage.

Au lieu des soldats démoralisés qui se débandaient devant eux, les rebelles se retrouvent soudain face à des troupes motivées, agressives. L'initiative et la surprise ont changé de camp. »

Le plumitif "révolutionnaire" semble regretter ces pertes chez ses amis terroristes. Et maintenant, la réponse au quiz : il s'agit de notre ami Adrien Jaulmes, ami, lui-même d'une certaine Florence Aubenas, elle aussi hôte de nos amis terroristes-révolutionnaires.

Capture.JPG

Au-delà de ces considérations d'ordre purement comique. L'article de notre ami romantique nous renseigne cependant - oui c'est possible, ils peuvent aussi informer même quant ils ne le font pas exprès- sur deux choses, essentiellement :

  1. Les mensonges, à condition que la partie lésée puisse résister un peu, ne durent qu'un moment. Ainsi, sans le vouloir, notre ami Jaulmes confirme les allégations des autorités syriennes sur les lourdes pertes subies par les terroristes.
  2. Encore plus important, le dernier paragraphe de notre conteur, parlant de soldats motivés, agressifs et volontaires. Avec, c'est le plus important, l'effet de surprise.

Je parlerai de ce dernier point dans mon billet de demain, consacré à la "grande bataille" FINALE de Damas et ce qui s'y est réellement passé.

D'ici là, je présente mes condoléances à Monsieur Jaulmes.

 

02/05/2012

Nos médias : morceaux choisis d’un professionnalisme poussé à son paroxysme

Nos valeureux professionnels du journalisme, pauvre de lui, ajoutent chaque jour une nouvelle corde à leurs arcs. A l'ignorance, mensonge, fabrication de nouvelles inexistantes, s'ajoutent depuis un moment la bêtise et la stupidité. A croire que l'hystérie généralisée dans cette partie du monde au sujet de la Syrie les a rendus encore plus hagards (ce n'est pas le mot que je voulais employer mais il faut que j'observe un minimum de politesse) que d'habitude.

Il n'est désormais nul besoin de faire des recherches poussées pour dénicher les inexactitudes, mensonges, bêtises et autres fabulations, ils ne prennent même plus la peine d'un minimum de vraisemblance : les lecteurs étant des idiots, nul besoin d'avoir une quelconque scrupule. Et je ne parle pas des torchons du coin, non. Il s'agit ici carrément de ce qu'ils appellent : médias de référence.

Savez-vous qui est le fournisseur unique de la totalité de ces « médias de référence » ? C'est l'OSDH, vous savez, l'officine basée à Londres, financée par on ne sait qui et fonctionnant on ne sait comment. Peut-être faut-il poser la question à ses clients, nos journaux de référence. C'est ce même OSDH qui fournit, minute par minute et à l'unité près, on ne sait toujours pas comment ils font, les victimes de la « répression sanglante » du régime syrien. ¨

Récapitulons : l'OSDH fournit les chiffres, que les médias (attention, de référence) reprennent tels quels pour les filer ensuite à nos dirigeants et politiciens qui, à leur tour, les reproduisent tels quels (j'en ai les preuves formelles. Elles seront publiées en temps voulu, prochainement).

Prenons le cas d'un « très grand » journal de référence : Le Monde : je tape lemonde.fr, clique sur l'onglet « international » et là, un onglet spécifique « Syrie » apparaît, c'est dire l'importance du sujet pour ce « très grand » journal. Je clique et tombe sur des « merveilles » journalistiques. Nous n'avons qu'à dérouler la liste. Un titre attire mon attention : « Les Occidentaux dans le piège de Damas ». Je vous livre l'article tel quel Le Monde : les Occidentaux dans le piège de Damas

et me permets juste de souligner ce dont je parlais un peu plus haut : ce ne sont plus des journaleux remplissant des colonnes de torchons, c'est bien au-delà. Ce très grand journal nous apprend que, depuis la proclamation du cessez-le-feu et donc l'arrivée des observateurs, 230 civils ont été tués. C'est très précis : des civils. A peine quelques lignes plus loin, le journaleux du « très grand journal de référence » nous parle de 70 soldats tués depuis la même date.

Hmmmmm. Peut-on en conclure que ces 70 soldats ont été tués par les 230 civils. Mais alors, qui a tué l'autre ? Et puis, des civils « armés » ! On est un peu perdu, non ? A moins que ce ne soient les 230 civils qui aient commencé par tuer les soldats, mais alors, ils étaient tués par qui ensuite ? Le contraire serait aussi possible, les soldats ont commencé par tuer les civils (civil = non armé). Cela ne joue pas non plus. Allez, on va mettre tout cela sur le dos de l'OSDH et...la stupidité de lecteur.

Allez, on choisit, au hasard, un autre journal « référence » : Libération. Attentats meurtriers en Syrie

Parlant des attentats terroristes d'Idlib, le journaleux n'a pas manqué de souligner à plusieurs reprises que les images sont présentées par la « télévision d'Etat » syrienne, histoire de jeter le discrédit sur la nouvelle, quelle abjection. Il n'a pas oublié non plus de citer sa source unique d'information, le très sérieux OSDH, toujours basé à Londres, toujours sans visage et toujours financé par on ne sait qui, ou plutôt si : les bédouins. A son tour, le journaleux nous avance le chiffre de 70 tués, dont, lisez bien, 47 civils, tués par les forces gouvernementales. Qui est tué par les forces gouvernementales : les 47 civils, la totalité des 70 ?

Récapitulons : 70 tués, dont 47 civils. Petite soustraction, cela donne 23...NON CIVILS. Seraient-ce des...militaires, à tout hasard ? Tués, à leur tour par des...civils (civil = personne non armée) ?

Je ne continue pas car : dis-moi ce que, ou qui, tru lis et je te dirais qui tu es. Mon Dieu, quelle horreur.

Un journaliste, qui se reconnaîtra, m'avait écrit un jour : "on ne peut pas jeter le discrédit sur toute une profession à cause des fautes de quelques uns. Ce n'est pas en cassant le thermomètre qu'on guérira le malade". Pour un malade, c'en est effectivement un.

 

23/02/2012

Rémi Ochlik, journaliste français mort en Syrie

La seule chose qui convienne dans de telles circonstances est d'avoir de la peine pour la famille de ce journaliste, tué hier à Homs.

Cela étant dit, compassion ne doit pas être confondue avec complaisance. Ainsi, aussi compatissant que je puisse être, je n'ai nulle intention d'être complaisant.

Ce billet est essentiellement destiné aux journalistes et aux juristes spécialistes en droit international. A ceux-ci, je pose les questions suivantes :

1.  Juppé, ainsi que son chef, affirment que la Syrie est responsable et comptable de la sécurité des ressortissants étrangers se trouvant sur son sol. Votre avis ?

2.  Nous avons plus d'un million et demi d'étrangers sur notre sol, helvétique. Sommes-nous responsables et comptables de leur sécurité ? Votre avis ?

3.  La France compte plus de 5 millions d'étrangers sur son sol. Est-elle responsable et comptable de leur sécurité ? Votre avis ?

4.  Le journaliste mort était entré clandestinement en Syrie. Les autorités syriennes n'étaient dès lors même pas au courant de son existence. Ma question : la Syrie est-elle responsable et comptable aussi des personnes dont elle ignore jusqu'à l'existence ? Votre avis ?

5.  Le rapport suivant, de l'Observatoire Français des Médias, citant l'agence Reuters, parle, en 2004 déjà, de la mort de trois journalistes par l'armée américaine. A votre connaissance, celle-ci était-elle rendue responsable de leur mort. Chirac avait-il à l'époque exigé le départ de Bush ?

6.  Selon le rapport suivant, de la Fédération Internationale des Journalistes, le 8 avril 2003 est une date qui hante le journalisme. L'armée américaine a directement et délibérément tiré sur l'hôtel Palestine, où se trouvaient 150 journalistes, en tuant quelques uns.  Votre avis ?

7.  Selon le rapport suivant, de RIA Novosti, se basant aussi sur l'avis de l'Union des Journalistes Irakiens, plus de 350 journalistes ont été tué en Irak depuis 2003. votre avis ?

8.  A supposer que les USA soient responsables et comptables de la mort de ces journalistes, est-il dans l'intention de Juppé d'entreprendre une action quelconque à leur égard ? Votre avis ?

9.  Juppé, suite, précisément, à la mort de M. Ochlik, a déclaré que cela « suffit ». Que Assad doit vraiment partir. Les deux dernières questions sont les suivantes :

a.  Aussi tragique soit-elle, la mort du journaliste français aurait-elle beaucoup plus de valeur que celle des autres ?

b.  Et si Assad n'obéissait pas à Juppé, que ferait ce dernier ?

Voilà, Mesdames et Messieurs, la balle est maintenant dans votre camp. Vous ferez beaucoup avancer les connaissances des gens en émettant un avis de professionnels sur le sujet.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : rémi ochlik, ochlik, syrie, juppé, france, journaliste, journalisme, gowrié, médias

13/01/2012

France Info, et certains autres : honte à vous

Il y a de cela quelques mois, l'attaque, probablement montée de toutes pièces, d'un opposant syrien à Genève par des membres des services de renseignements syriens spécialement envoyés pour lui, avait mobilisé la totalité des médias romands, dont les journalistes sont confortablement installés dans leurs bureaux. Mercredi, un journaliste de France 2, envoyé avec l'autorisation des autorités syriennes couvrir les événements à Homs pour le compte de l'émission « Envoyé Spécial » trouvait la mort dans des circonstances tragiques. Ce matin, alors même qu'il s'agit d'un des leurs, seuls quelques uns en parlent, reléguant l'information à la 7ème ou 8ème page. Les confrères du journaliste décédé sont certainement gênés d'admettre la réalité. Dès avant hier déjà, il semblait acquis que le groupe de journalistes a été visé par des tirs de roquettes d'insurgés armés. Ceci n'a pas empêché les journaux, TDG d'hier, entre autres, de titrer : un journaliste tué par une explosion. Cela n'a pas non plus empêché France Info de passer l'information toute la journée en parlant d'obus. Ceci n'a pas d'importance ? Au contraire, toute l'importance est là.

France Info a donc passé toute la journée à parler d'un « journaliste français tué par l'explosion d'un obus alors qu'il couvrait une manifestation à Homs (on ne précise pas qui manifeste) ville qui subit la répression du régime, ont déclaré des activistes pro-démocratie ». Je vous laisse imaginer les conclusions de ceux qui écoutent ça. Pas un mot, bien sûr, sur le rapport d'un témoins "oculaire", un des leurs aussi puisqu'il s'agit d'un journaliste de la...BBC , qui, dès mercredi, parlait de roquettes « sans nul doute » tirées par des insurgés armés.

En soi, cela ne me gêne pas autrement. Un peu plus de discrédit jeté sur ces pratiques journalistiques douteuses. Là où je me sens attristé, c'est qu'au service de la guerre qu'ils mènent consciemment contre la Syrie depuis plus de onze mois, ils sont prêts à marcher sur la dépouille d'un des leurs.

Un peu plus près de chez nous, le portail internet de Swisscom consacrait pratiquement un sujet par jour à la Syrie. Rien sur Gilles Jacquier. Quant à la TSR, la nouvelle fut transmise à la manière de France Info avec, en prime, la phrase du présentateur qui précise que le régime organise une répression féroce. Le but est atteint. Vive le professionalisme et l'hônneteté journalistique.

Il y a de cela onze mois, précisément, même moi pouvais avoir un petit doute. Plus maintenant.

Honte à vous.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : syrie, suisse, gowrié, journaliste, journalisme, tsr, tdg, opposition, terrorisme, islam

09/11/2011

Une Fatwa contre Maître Bonnant ?

J'aurais tout aussi bien pu intituler cet article : hommage à Maître Bonnant. Je le lui dédie, s'il a la délicatesse de l'accepter, ainsi qu'à toutes celles et tous ceux dont l'esprit n'a pas encore été pourri par la mollesse ambiante qui règne dans nos contrées, autrefois chrétiennes.

Alors oui : la résistance, est un droit et...peut-être même, un devoir. Le devoir de défendre une identité, une culture et une manière de vivre héritées de plus de deux mille ans d'histoire « commune ».

Article de Me Bonnant.jpgArticle de Me Bonnant.jpg

Dans une langue, on le savait déjà, parfaitement maitrisée, Me Bonnant nous parle « d'idéalistes croyant pouvoir modifier la réalité en la niant ». Non, Cher Maître. Les Sarkosy, Juppé, Cameron et autre Obama ne sont pas des idéalistes même s'ils se trompent complètement, par ignorance historique et myopie cynique. Les idéalistes sont celles et ceux qui regardent le journal télévisé et consultent les autres médias qui se sont donnés pour mission de nous « vendre » ces coups d'état respectifs en les présentant comme des mouvements populaires aspirant à la démocratie et à la liberté.

Vous nous parlez ensuite de « peuples qui ne sont pas faits pour la liberté ». Nous demandez-vous de lire entre les lignes ? Je le crois. Permettez-moi alors de détailler cela à ma manière.

On nous dit que c'est la pauvreté et la misère qui engendrent le fanatisme et  le repli sur soi. Je réponds que l'Arabie Saoudite et les Emirats du Golfe sont les pays les plus riches du monde, et pourtant. Je réponds aussi que les pays de l'Amérique du Sud étaient il n'y a pas si longtemps parmi les plus pauvres du monde. Ils sortaient au surplus de plus de cent cinquante ans de dictatures diverses et variées. Ceci ne les a pas empêchés de devenir des pays totalement démocratiques.

Je vous demande de chercher ce qui différencie les premiers des seconds.

Mieux, l'Inde n'est pas connue pour être le pays le plus riche du monde. Elle est cependant connue pour être la plus grande démocratie du monde.

Encore mieux, C'est le même peuple (lisez bien : le même peuple) qui accède à l'indépendance le 15 août 1947. L'Inde se scinde alors en deux pays : l'Inde actuelle et le Pakistan. Regardez juste où se trouvent les uns et les autres maintenant. Là aussi, je vous demande de chercher ce qui différencie les deux.

Je ne crois pas qu'il soit nécessaire de parcourir comme cela la carte du monde. Ce ne serait que répétition des exemples précédents.

Alain Juppé avait déclaré qu'avec la mort de Khaddafi, « c'est une phase de construction d'un état de droit » qui commence. C'est bien. M. Juppé sait sans doute que c'est le même droit (je crois que l'utilisation même du terme est abusive) qui règne en Arabie Saoudite et...en Afghanistan.

Alors, une Fatwa à l'encontre de Me Bonnant ?

Haine, aveuglement, terreur et peur. Quel fondement pour des sociétés libres et démocratiques. Certains me diront que je ne déborde pas d'amour non plus pour tout le monde. Peut-être. Seulement moi, je ne penserais jamais à lancer des Fatwas, des cocktails Molotov, des appels au meurtre, etc. Lorsque cela s'avère absolument nécessaire, je fais appel à la justice « civile » de mon pays pour obtenir réparation. Ce, quelles que soient mes croyances personnelles.

Alors, Me Bonnant : merci, vraiment.

 

15/10/2011

Mon blog : censuré ? (2)

Troisième jour de censure pour cause inconnue, à moins que ce ne soit de m'être trop approché de la corporation. Cela ne change rien.

Chaque jour qui passe confirme, si besoin est, la justesse de mon attitude et la véracité de mes propos. J'ai , à plusieurs reprises, lancé  le défi à des journalistes dont j'ai attaqué les articles, truffés de fautes, contrevérités et informations falsifiées. Jusqu'à ce jour, je n'ai rien reçu. Si, la censure. Venant de journalistes, admettons que cela est assez singulier.

Par la présente, je le confirme et reconfirme : nos médias ne sont pas indépendants et les quelques journalistes plus ou moins politisés laissent libre cours à leurs penchants quitte à ce que le prix en soit la perte totale de toute notion de déontologie et de professionnalisme.

Depuis quelques semaines que je m'intéresse au sujet, je n'ai découvert que mensonges, informations non vérifiées, voire même trafiquées et falsifiées.

Voilà, je suppose qu'en fin de compte le but n'était autre que celui que tous le censeurs poursuivent depuis des lustres : couper le lien entre celui qui écrit et ses lecteurs. La logique voudrait que la raison en soit aussi la même depuis tout le temps, le premier a vu juste et c'est cela qui dérange. Dans ce cas en particulier, c'était trop grave : je suis allé jusqu'à annoncer que le but de mon blog était de faire découvrir les mensonges, notamment médiatique, C'en était trop pour eux.

Je les remercie, les champions de la liberté.

Voici, pour rire, ou pleurer, la déclaration des devoirs et droits du journaliste. Lisez les 4 premiers article, surtout le troisième.

Declaration2008 devoirs et droits des journalistes.pdf

 

 

13/10/2011

Mon blog : censuré ?

Information à mes lecteurs, nombreaux et fidèles, que je remercie du fond du coeur.

Depuis hier, mon blog ne figure plus dans la rubrique "blogs citoyens", il n'y est plus "promu". Vous ne le trouvez désormais que dans la rubrique "tous les blogs" en attendant qu'un jour, peut-être, il en soit aussi éjecté.

Je ferai quelques remarques, ensuite desquelles je vous souhaiterai une bonne journée.

1. On me dit que dans un de mes articles, j'aurais insulté quelqu'un. J'ai passé toute la journée d'hier à relire la totalité de ce que j'ai publié depuis le début, plus de 27 articles, je n'ai rien trouvé de tel. Même avec cela, je présente mes excuses à celui, celle, ceux, celles, que je ne connais pas mais que j'aurais insultés.

2. Dans la totalité, j'insiste la totalité, de ce que j'ai publié, je n'ai fait qu'une seule et unique chose : retranscrire les faits. Dire simplement ce qui s'est passé. Il est bien claire que je défie quiconque pouvant me prouver le contraire. Je prenais simplement les informations publiées dans les journaux, que je ne commente jamais, et relève les erreurs innombrables qui s'y glissent par suite de non vérification, de précipitation et, parfois, de parti pris des journalistes auteurs.

3. J'ai l'intuition que c'est mon article "Presse Romande : on touche le fond" qui a dérangé. A ceux qui se sont sentis insultés, même si je ne l'ai pas fait, je dis mes excuses. Ceci n'empêche que les informations relatées sont justes, vraies et authentiques à la virgule près.

Voilà. Je continuerai à écrire ce que je pense être juste, authentique et...vérifié et vérifiable, contrairement à certains.

Je vous remercie très sincèrement.

12/10/2011

Le printemps arabe : un hiver gelé

Les gauchistes, alliés des colonialistes, ont applaudi bruyamment les mouvements, que certains qualifient de populaires, de quelques pays arabes en soulignant le caractère pacifique et  démocratique et l'aspiration à la liberté.

Ne voyant, comme d'habitude, pas plus loin que le bout de leur nez, pour les premiers, et avec des visés bien claires pour les seconds, voilà où nous en sommes maintenant. Nous l'avions, quant à nous, prévu dès le premier jour.

Selon les sources, il y aurait entre 24 et 35 morts, chrétiens coptes, en Egypte. Les faites sont les suivants : des chrétiens s'occupant de la réfection de leur église, se font attaquer gratuitement par les islamistes qui en tuent et blessent quelques uns. L'armée et les forces de sécurité arrivent plus tard et trouvent les chrétiens coptes en train de manifester pacifiquement protestant contre les exactions dont ils font l'objet. Ils tirent immédiatement à balles réelles et tuent plus d'une vingtaine de chrétiens coptes. Cela ne suffisant pas, ils attachent quelques uns à des véhicules blindés et les trainent par terre jusqu'à ce que mort s'ensuive.

Nous étions quelques uns à prévoir ce qui se passe aujourd'hui, y compris en Tunisie. Les faits nous donnent raison. Ils étaient beaucoup plus nombreux, des gauchistes comme d'habitude, à applaudir l'avènement de la démocratie et la liberté.

Vive la démocratie et la liberté.

Voici quelques exemples de rayons printaniers

 

http://www.bluewin.ch/fr/index.php/139,472676/Egypte__vive_émotion_aux_funérailles_des_manifestants_coptes_tués/fr/news/international/sda/

 

http://www.youtube.com/watch?v=bK0qagS3dws

 

http://www.youtube.com/watch?v=rkWckV4xZXs

Demain, vous en découvrirez de sublimes sur le journalisme et les journalistes

 

10/10/2011

Presse romande : on touche le fond

Des deux choses l'une :

1.       La presse romande a complètement perdu la tête

2.       Elle se fait payer pour nous sortir autant de sottises en si peu de temps

Quoi qu'il en soit, ces soi-disant journalistes devront un jour en payer le prix. Chaque jour qui passe réduit  encore plus la confiance qu'en ont les gens. Ils savent déjà que personne ne croit plus à leurs histoires.

Entre mardi et jeudi, la totalité de la presse romande, je dis bien la totalité : Le Temps (devenu en très peu de « temps » un tabloïd), le Matin, la Tribune de Genève, n'avaient plus de sujets à traiter sauf, de nouveau, cet opposant syrien qui se serait vu mettre du papier dans le pot d'échappement par un agent des services secrets syriens. Lequel agent serait arrivé dans les valises de l'équipe de diplomates venus à Genève pour la dernière session du Conseil des droits de l'Homme. Le Matin a même réussi l'exploit de photographier l'agent secret en question.

On touche vraiment le fond. Ce n'est plus la honte qui doit vous habiter mais plutôt le dégoût.

Alors que ces journalistes ne se préoccupaient déjà que très peu du contenu et de la véracité de ce qu'ils publient, ils se font maintenant berner par un déséquilibré agité (qui se trouve aussi être un islamiste élève de l'ancien Imam de la Mosquée de Genève).

Je vous demande très sérieusement et très sincèrement et de me dire si je me trompe :

1.       Les agents secrets syriens, arrivent, comme ça, à Genève avec pour mission de traquer cet opposant dont pratiquement personne ne connaît l'existence réelle. La Tribune de Genève elle-même écrivait qu'il n'arrivait à réunir guère plus que 15 personnes lors de ses manifestations. L'agent, que cet opposant, ainsi que les journalistes, connaissent et photographient, se ballade tranquillement, sabote la voiture de l'opposant et rentre tout aussi tranquillement, sans que personne ne s'en préoccupe : ni la police, ni les services secrets suisse, ni personne d'autre.

2.       Plus grave, beaucoup plus. Les journalistes, ayant perdu tout sens du professionnalisme, répètent « bêtement », il n'y a pas d'autres manières de le dire, mot pour mot ce que ce mégalo leur raconte, entre autre la soi-disant nomination d'une Consule de Syrie à Genève, laquelle serait alliée à l'aile dure du régime ! Le journaliste en question, Tribune de Genève, n'a même pas pris la peine de vérifier de qui il s'agissait. A lui, ainsi qu'à tous les autres professionnels du journalisme, je dis : la Consule en question était déjà en poste de...2000 à 2005. Que, selon les usages diplomatiques, elle est repartie vers une autre mission jusqu'en 2008 pour revenir encore une fois à Genève en...2008. Elle est donc, Monsieur le professionnel de la propagande, ici depuis trois ans, et 8 ans en tout en incluant sa première nomination.

La Consule, qui vient, selon le super journaliste, d'arriver, est là depuis plus de 8 ans. Quelle professionnalisme.

Je vous lance, ainsi à qui le veut, un défi : répondez- moi si vous le pouvez.

Soyez un homme et répondez-moi. Ne vous cachez pas derrière les papiers recyclés de votre journal.

 

30/09/2011

Le Temps...et tous les autres

Il y a de cela quelques semaines, Le Temps publiait un article d'une demie page de journal, rien de moins que cela, sur un « exilé » syrien qui vient de se découvrir une âme d'opposant, encore un. Je vous laisse découvrir l'article ci-après. Article que Monsieur Stéphane Bussard.pdf

Scandalisé, car j'en connais de belles sur le personnage, j'envoie plusieurs courriels à l'auteur, qui semble avoir des comptes personnels à régler avec les autorités syriennes, un certain Bussard. Sans résultat. Ce mutisme peut s'interpréter de deux manières :

1.       L'impolitesse, car on pouvait au minimum s'attendre à ce que ce journaliste « professionnel » accuse réception des messages.

2.       La gêne, à la découverte de son incompétence.

Son silence me poussa à écrire une lettre recommandée à sa supérieure hiérarchique, Madame Angélique Mounier-Kuhn, afin de lui faire part de mes observations quant à l'article de son collaborateur. Il s'agissait en l'occurrence de prendre les points soulevés par M. Bussard et les analyser un à un. Voici, précisément, cette lettre. Lettre au Temps concernant l'article de Bussard.pdf Un seul passage est noirci car il s'agit d'éléments très personnels relatifs au personnage et nous attendons les déterminations des autorités compétentes là-dessus. On est tout de même frappé de voir la légèreté, à moins que ce ne soit une totale incompétence, avec laquelle ce journaliste traite le sujet. Il est certain de s'adresser à des imbéciles qui n'y verront que du feu.

Il se trouve que la supérieure hiérarchique n'a pas répondu non plus. Décidément, ça déteint.

Le hasard faisant bien, ou mal, les choses, un collègue à M. Bussard, Boris Mabillard, vient d'écrire un article sur l'opposition syrienne qui  « envisagerait » de passer à la résistance armée. Article de Boris Mabillard.docx C'est curieux. On dirait que toute la rédaction de ce journal est atteinte du même mal. Car, pour peu que l'on maîtrise notre langue, ce titre signifierait que ceci n'est pas encore le cas. Dans le texte, cet « autre » journaliste admet (on sent qu'il le fait à contrecœur) que les manifestants « pacifiques » auraient déjà tué plus de 700 membres des forces de l'ordre.

Résumons : ce journaliste nous parle d'une résistance « pensant » à passer aux armes mais ayant déjà tué plus de 700 soldats. Les voies du Seigneur sont peut-être impénétrables mais celles de l'imbécilité le sont encore plus.

 

14/09/2011

Médias : on déchante

Voici venu le temps des désillusions. Les médias et ceux qui les commandent tirent leurs dernières cartouches dans tous les sens. S'il n'y a plus de manifestations « monstres » dans les villes syriennes, il faut alors trouver autre chose. Car, après Timisoara, l'Irak et tout le reste, on comprend aisément qu'il leur devient de plus en plus difficile de passer encore une fois pour les..dindons de la farce.

Mais puisqu'ils sont en service commandé...

Car comme les scénario égypto-tunisien n'a pas fonctionné en Syrie, on espérait la chute du régime en quelques semaines, il fallait entretenir la flamme par tous les moyens. On en est même arrivé à ce l'ambassadeur américain à Damas sorte lui-même inciter les gens à manifester.

Le voici. Découvert à temps par quelques citoyens, ceux-ci ont scandé des slogans hostiles et l'un d'eux est allé le couvrir d'un portrait du Président syrien. C'est là qu'il fut emmené par ses gardes.

http://www.youtube.com/watch?v=yD_zlCfTQCs

Quant à son laquais, Juppé, il ne sait plus où se donner la tête. Du Conseil de Sécurité aux Droits de l'Homme, pour revenir au Conseil de Sécurité. Il vient de rentrer de Moscou, la queue entre les jambes. Arrivé à Paris, il laisse éclater sa colère. Le Président russe, en personne, ne vient-il de lui signifier une fin de non recevoir en précisant que les « amis pacifiques » de M. Juppé sont des personnes violentes qui peuvent même être qualifiées de « terroristes » ?

Voici sa déclaration à Euro News : http://www.youtube.com/watch?v=GixInuYjL_4

Quant aux laquais « locaux », ligue arabe en tête, leur position a radicalement changé en l'espace d'une petite semaine. L'ultimatum de la semaine dernière s'est transformé en accord de principe entre les deux parties. La raison ? La diplomatie arabe a certainement pris acte, avec quelque retard, de l'essoufflement - confirmé une nouvelle fois ce vendredi 9 septembre - de la contestation en Syrie, de sa marginalisation et aussi de sa radicalisation.

Reste Al Jazeera, décidément (même France 24 l'a lâchée) et quelques journalistes irréductibles ci et là. Voici la dernière trouvaille de cette chaîne (où M. Vannay a été interviewé) : même la Libye devient la Syrie. Al jazeera montre une ville syrienne (Al Rastan). Il se trouve que les images proviennent de la Libye (voir la flèche et l'ovale jaune)

 

02/09/2011

Indépendance et liberté

Je discutais ce matin avec un journaliste de la presse écrite de l'opportunité de publier sur mon blog des documents et vidéos montrant l'atrocité de certains actes commis par des insurgés à Hama, Deir el Zor et ailleurs. Matériel jamais diffusé par les médias alors que ces mêmes médias n'hésitaient pas à se précipiter pour diffuser le moindre document sur le sujet sans même, parfois, en vérifier l'authenticité. C'est ainsi que nous avons visionné, à la télé, des images montrant un charnier d'opposants s'étant fait fusillés après s'être rendus. Nous avons découvert par la suite qu'il s'agissait de l'exact contraire : c-à-d des soldats syriens exécutés par des bandes armés.

Au-delà, le journaliste en question ne comprenait pas comment il est possible de trouver une seule personne, ici, soutenant le régime, là-bas.

Qu'il soit dit une fois pour toutes : nous, je crois pouvoir parler au nom de beaucoup de personnes, ne soutenons pas un "régime". Je l'affirme d'autant plus tranquillement que cela me fut précisément reproché lors de mon intervention à l'émission Infrarouge, il y a de cela quelques mois. On m'a précisément reproché de ne pas soutenir clairement et ouvertement le "régime" et le président syrien. On m'a reproché d'avoir dit "je ne sais si le président Assad restera ou pas, l'essentiel est que la Syrie reste". On m'a reproché d'avoir répondu à Madame Mamarbachi que M. Assad n'est pas "MON" président car je suis un citoyen Suisse et que mes propres enfants se présentent comme tels.

Comme c'est marrant de constater que d'autres, journalistes ou pas, me reprochent maintenant le contraire. Ces libres penseurs, nés dans le pays qui a inventé la démocratie moderne, ne comprennent pas comment, face à un phénomène quelconque, l'on puisse avoir un autre avis.

La pensée unique, voici leur leitmotiv.

A ceux, me reprochant, à tort, de soutenir un régime, je dis :

1. La démocratie ne se réduit pas à la simple question du suffrage universel. Elle se nourrit de la différence des opinions et DOIT être la garante de celle-ci.

2. Qu'aucun d'entre eux ne s'insurgea contre les atrocités commises pendant l'invasion de l'Irak, alors que TOUS en étaient au courant. Il aura fallu des fuites internes, non pas des prouesses journalistiques, pour nous faire découvrir les abominations d'Abou Ghraib et le reste.

3. Que, curieusement, personne, absolument personne, ne se préoccupe de ce qui se passe au Yémen. Cherchez l'erreur.

La liste, on s'en doute, est très longue.

Mais je leur dis aussi, quitte à me répéter, que très peu d'entre eux se firent entendre lors de l'affaire Hannibal Khaddafi où notre pays a subi les foudres de l'Europe pendant des semaines.

Dites, Mesdames et Messieurs, que tout cela est fait selon la loi du plus fort, je l'accepte très volontiers. Mais ne présentez jamais cela comme la défense de la démocratie et de la liberté. Ceux qui vous dirigent n'en sont pas dignes.

En effet, ceux qui ont fait ça...

TorturesIrak_Chien.jpg

TorturesIrak_Couloir.jpg

TorturesIrak_KluKluxKlan.jpg

TorturesIrak_pyramide.jpg

TorturesIrak_Pyramide2.jpg

n'ont pas le moindre droit de prononcer même les mots démocratie et liberté. Surtout pas pour justifier leurs abominations.

Je dis enfin que la démocratie irakienne a coûté un million de victimes, jusqu'à 4 millions de réfugiés et...encore aujourd'hui, entre 200 et 300 morts par mois.

Lorsque cela arrivera en Syrie, les défenseurs de la pensée unique diront : oui, mais Bachar n'est plus là.

Félicitations

 

 

 

 

30/08/2011

Médias, journalistes et réinformation

Le petit article paru aujourd'hui à la neuvième page de la Tribune de Genève me paraît extrêmement intéressant. Monsieur Allemand, l'auteur, y parle d'une résistance syrienne qui "songe" à passer aux armes. Ceci signifie qu'on insiste encore sur le fait que cette même soi-disant résistance ne l'a pas encore fait. Cela devient un classique mais on se demande alors qui a tué les quelque 1'500 membres des forces de l'ordre. On va certainement nous dire que ce sont leurs "copains" de l'armée.

Mais le plus intéressant est l'affirmation, glissée intentionnellement ou par mégarde, concernant les "cargaisons" d'armes qui passent depuis "des semaines" par les frontières irakiennes et libanaises.

Les médias ont essayé de nous vendre le pacifisme des opposants. Ils essaient maintenant de nous préparer à leur "non-pacifisme". On se demande en effet pourquoi des manifestants pacifiques passent des commandes d'armes depuis "des semaines". On se demande surtout comment se fait-il que les médias, encore eux, ne le découvre que maintenant. Je crois plutôt que tout le monde le savait dès le départ. Je crois surtout que les médias changent de veste maintenant, parlant de moins en moins de manifestations pacifiques, et de manifestations tout court, car la publicité qu'ils ont essayé de passer concernant le pacifisme du mouvement n'a pas vraiment pris. A moins qu'on leur ait signifié d'arrêter avec cela et de passer à autre chose maintenant que le but est atteint.

Je vous renvoie à ce lien dont le contenu n'a été passé par aucun média.

http://www.youtube.com/watch?v=g76qW4kDfkY&NR=1

Pour ceux qui croient encore que les journalistes sont là pour transmettre une information exhaustive et déontologique.

Pensons aussi à cette citation de Noam Chomsky : la propagande est aux démocraties ce que la violence est aux dictateurs.