05/02/2015

Selon la RTS, le responsable de la barabarie de l'Etat Islamique, c'est nous

Voici d'abord les liens vers les éditions d'hier, le 12h45 et le 19h30 du TJ de la RTS.

http://www.rts.ch/play/tv/le-12h45/video/le-12h45?id=6511...

http://www.rts.ch/play/tv/le-19h30/video/le-19h30?id=6513...

Vous remarquerez, pas même une allusion, rien.

Les Dhimmis, un temps farouches défenseurs de la "rébellion" syrienne, continuent donc leur combat sous une autre forme, celle de la soumission.

Ceci ne les a pas empêchés de faire d'autres allusions aux "vrais dangers" qui nous guettent : la montée de "l'extrémisme", notamment de droite. Manquait juste la fameuse phrase condamnant tous les extrémismes "de quelque bord que ce soit" y compris celui des...catholiques (je n'en suis pas un, au cas où). Manquait aussi le rappel de l'inquisition aux 16e et 17e siècles. Surtout, il manquait la comparaison entre la carbonisation de ce pauvre pilote jordanien par les protégés de Fabius et celles pratiquées par les inquisiteurs il y a de cela quelques centaines d'années.

Décidément, la soumission est en marche, à pas forcés.

A cela, une "vedette" de la RTS répond par ceci : "Le fait de montrer le moins possible les assassinats mis en scène par le groupe « état islamique » n’est certainement pas une complaisance à son égard. Bien au contraire, c’est la nécessité de ne pas faire son jeu. Cela ne signifie pas passer sous silence ses atrocités, mais ne pas reprendre telles quelles ses images de propagande – montrer en revanche les victimes, les messages de solidarités, les messages de leurs familles, etc. C’est un équilibre bien sûr difficile, mais c’est une responsabilité morale de le trouver. Notez d’ailleurs qu’il s’agit d’un débat vieux comme le monde. Le vieux lion Churchill savait admirablement manier la censure de guerre pour éviter de montrer certaines images de destructions réussie par les nazis; ce n’était évidemment pas une forme de faiblesse, mais au contraire une stratégie honorable pour écraser in fine, d’une main de fer, les ennemis de nos libertés".

On ne sait plus s'il s'agit d'un rêve ou d'un cauchemar. Il cite Chrchill et il aurait pu tout aussi bien citer la censure de l'armée US lorsqu'elle a envahi l'Irak. On sait maintenant ce qu'il en était. La vedette en question ne se rend même pas compte qu'elle est en train de nous raconter qu'elle exerce l'autocensure poussée à son paroxysme. Elle ne se rend même pas compte qu'entre faire la "publicité" au groupe État Islamique et ne pas même mentionner la "nouvelle", il y a un énorme espace. Elle cite Churchill et ne se rend même pas compte que le bonhomme vivait en...1940. Je ne sais même pas si cette "vedette" est au courant qu'en 2015, l'internet existe. Je ne sais si elle est au courant que les gens n'ont pas besoin des images de la RTS pour savoir ce qui se passe. Je disais croire rêver mais c'est finalement un cauchemar. Elle ne veut pas faire la pub à ces barbares (on la croit sur parole) mais elle ne veut pas faire son travail non plus : un travail de recherche (de la vérité, on l'espère, je veux dire on peut toujours rêver) de dénonciation et d'appel au réveil des "téléspectateurs". Elle n'a pas besoin, "la vedette", de montrer les images atroces. Celles-ci sont librement disponible sur le net, qui n'existait pas en 1940, année référence, semble-t-il, pour la RTS.

Une toute dernière chose, bien sûr. Al Azhar, la plus haute "autorité religieuse" du monde islamique, en réaction à l’assassinat du pilote jordanien, vient de décréter qu'il faut "tuer ET crucifier" les membres de l’État Islamique.Ils croyait certainement très bien faire comme cela mais je crois dur comme fer que cette déclaration a été mûrement réfléchie. Il faut les...CRUCIFIER

Mais l'Islam n'a rien à voir avec cela.

P:S. Ce billet a été écrit mercredi, 4 février vers 16 heures. Plus de 24 heures après le terrible assassinat du pilote jordanien. A 19h30, Darius Rochebin a tout de même fini par en dire quelques mots.

21/08/2014

James Foley : soigner un cancer après l'avoir inoculé ou lorsque l'abjection le dispute à l'immondice

Obama, le président de la première puissance mondiale, accessoirement bienfaitrice de l'humanité, vient de déclarer que l'EIIL (État Islamique en Irak et au Levant) est un "cancer qu'il faut éliminer" et "que de telles organisations n'ont pas leur place au 21e siècle". Le problème est que l'EIIL est une création...américaine, entre autres. Ce n'est pas moins que Hillary Clinton elle-même qui l'avoue mot pour mot dans son livre "Hard Choices".

Ainsi, comme cela est le cas depuis pratiquement tout le temps, le monstre échappe à son créateur.

Mais cela n'est pas vraiment le plus abject dans l'histoire. J'ai toujours pensé qu'il faut systématiquement se méfier lorsqu'il y a consensus général sur un sujet quelconque. Il s'agit ici en l'occurrence de l'égorgement (et non pas décapitation, comme l’édulcoration journalistique habituelle essaie de le laisser penser) du journaliste américain Foley. La terre entière est dégoûtée par cette barbarie. Pauvre et immonde terre que l’égorgement de milliers de pauvres innocents par ces mêmes barbares ne fait pas bouger. Effectivement, la vie d'un Américain vaut certainement bien plus que celle de milliers d'autres damnés de la terre.

Les médias n'ont pas oublié non plus de souligner, à maintes reprises, que le journaliste est allé pour faire "découvrir au monde la souffrance du peuple syrien". Sans plus de commentaires, bien évidemment. Ils faisaient accompagner cela par quelques photos du journaliste quelque part au nord d'Alep où on le voit accompagner ... ses futurs égorgeurs, qui combattent, forcément, le tyran de Damas.

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Et bien pardon, mille fois pardon mais lorsqu'on fait un choix dans la vie, en l'occurrence celui de l'EIIL, contre M. Assad, le minimum serait qu'on l'assume.

10:42 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : james foley, eiil, isis, usa, france, syrie, irak

03/10/2012

Le déclin de l'empire

Saakachvili est le président qui vient de perdre les élections en Géorgie. Saakachvili est le président qui, avec les encouragements de ses maîtres d’outre Atlantique, a crû bon de défier son puissant voisin. Saakachvili l’a crû parce que ses maîtres d’outre Atlantique croyaient eux-mêmes que Yeltsine était encore vivant. Du coup, Saakachvili a vu son armée mise en pièces en quelque 48 heures. Il eut un temps, à l’époque de l’ivrogne du Kremlin, où les Américains croyaient dur comme fer qu’il s’en était fini de l’empire russe, qu’ils appelaient encore soviétique. Ils le croyaient tellement qu’ils ont décidé de pousser leurs pions/valets au cœur même de la Russie : Ukraine, Géorgie, pays baltes, quelques pays d'Asie centrale, ex républiques soviétiques, etc. Et voilà que le plus servile, mais véhément, des pions qui tombe à son tour. A peine trois semaines après que l’annonce de la fermeture définitive de la dernière base militaire et stratégique américaine en Asie Centrale, celle du Kirghistan. Le même Kirghistan qui a annoncé le maintien de la base militaire russe sur son territoire. On croit rêver. La Russie qui, pour enfoncer le clou, a annoncé qu’elle fournira une aide à hauteur de deux milliards de dollars. Cela vous rappelle-t-il quelque chose ? Un peu la manière de faire…américaine, non ? Oui, lorsque ceux-ci en avaient les moyens.

Ainsi, en l’espace d’à peine une dizaine d’années, ce qui devait être la consécration de l’hégémonie définitive de l’Amérique, pendant des décennies encore, sur le monde, s’est transformée en début de déclin pitoyable. Partis la queue entre les jambes d’Irak, bientôt d’une manière encore plus humiliante de l’Afghanistan, les Américains sont plus que jamais acculés à s’accrocher à ce qu’il leur reste dans la région : les Qataris et les Saoudiens, quel déchéance. Même leurs nouveaux amis, les islamistes fondamentalistes du Caire et de Tripoli, l’ancienne capitale de Khaddafi, leur échappent.

Je voulais aussi un peu parler de la France. Pays qui a crû, ou à qui on a fait croire, qu’il a sa place parmi les grands, ceux qui ont les moyens de décider. Mais cela ne vaut vraiment pas la peine. Car ce faisant, je m’abaisserais à devoir parler des bédouins. Ceux qui dictent à la France ce qu’elle doit faire. Je laisse cela aux Guignols de l’Info et à Leonardo, porte-parole de "la" Prince auprès de ces mêmes guignols.

Quel rapport tout cela a à voir avec le sujet auquel je consacre plus de 90% de l’espace que j’occupe sur cette blogosphère, la Syrie ? C’est simple, la Syrie fut la dernière cartouche tirée par les Américains dans la série du printemps salafiste. Le temps a manifestement joué contre eux.

Je vous laisse dès lors volontiers avec le commentaire d’un de mes lecteurs, qui le fait pour la première fois. J’en profite pour saluer sa lucidité et présence d’esprit.

Il se fait appeler Collin.

"La dernière carte que les pays "du golfe" envisageaient de jouer, c'est de constituer un corps expéditionnaire militaire pour porter main forte aux "rebelles" Syriens et tenter démettre le gouvernement Syrien légal.

Or il est curieux de constater que cette idée "lumineuse" a fait pschitt....quand ils ont réalisé qu'en envoyant leurs militaires, leurs armées, guerroyer en Syrie, ils faisaient un boulevard à une très légitime révolution populaire dans leurs propres pays qui ne laisserait pas passer une si belle occasion de renverser ces dictatures sanguinaires des Saoud, et du Qatar...

Bientôt échec et mat,c'est une affaire de quelques coups....les Russes et les Iraniens sont décidément de grands joueurs d'échecs..."

10/09/2012

Syrie : crise humanitaire, DFAE, HCR et CICR

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Ce qui caractérise le plus la guerre en Syrie, c’est la singularité permanente et systématique avec laquelle les événements qui s’y déroulent sont traités. Les passions, le terme n’est pas exagéré, qu’elle déchaîne, tous les jours, dans toutes les rédactions et les chancelleries du monde « libre ».

Je parlais de singularité car aucun doute n’est plus permis. C’est bien d’un plan, je n’aime pas le terme « complot », mûrement réfléchi dont il s’agit. Le coup des manifestations « pacifiques » n’ayant pas marché (car, ne l’oublions pas, on se demande où ont disparus les manifestants pacifiques alors qu’on nous parle de zones « libérées » sous le contrôle des insurgés), on a sorti, comme par miracle, presque du jour au lendemain, des dizaines de milliers d’hommes armés, ayant décidé de libérer le pays de son tyran. Quelque 14 mois et des dizaines de milliards qataro-saoudiens après, la belle « révolution populaire » s’est transformée en cauchemar islamiste avec son lot d’exécutions sommaires, d’égorgements individuels et collectifs, d’otages pris puis libérés contre paiement de rançon, etc.

Tout cela n’ayant pas marché, on s’est rabattu sur le sort atroce des « réfugiés » syriens, en Turquie, au Liban et en Jordanie. 15 milles « malheureux », puis 40'000, puis, 150'000 et , maintenant, 224'000, précisément. Je ne vais m’étendre ni sur la réalité des chiffres ni, surtout, sur la nature et l’identité réelles de ces « réfugiés » car nous savons que ces camps, surtout ceux en Turquie et au Liban, ne sont rien d’autres que des bases arrières et de repli pour les terroristes de l’ASL et certains sont des « stations » de tri et de passage pour les jihadistes de tous poils. Non, je me contenterais de contempler la manière dont nos politiciens et, surtout, nos journalistes, en parlent. A les entendre, le « drame » des réfugiés syriens n’a pas d’égal dans l’histoire moderne, voire dans l’histoire tout court.

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J’ai essayé, à propos d’histoire récente, de trouver ce qu’on a dit à propos des réfugiés irakiens, résultat de la libération du pays par les Américains, et dois avouer que je n’ai pas trouvé grand-chose. Et pour cause.

La plupart des études sur le sujet s’accordent pour articuler le chiffre de 4'000'000 de réfugiés irakiens, dont la moitié ont trouvé refuge…en Syrie. Plus de deux millions de réfugiés « accueillis » par la Syrie. Où étaient-ils passés ?

Et bien…nulle part. Ils étaient « chez eux ». Plus de  deux millions, un dixième de la population syrienne en quelques mois, ont trouvé refuge dans le pays même. A Alep, Damas et ailleurs. Pas une seule tente ne fut dressée, pas un seul camp de réfugiés mis en place. Les Syriens ont accueilli les Irakiens « chez eux ». Ce fut pareil lorsque plus de 300'000 Libanais ont trouvé refuge en Syrie en 2006 lors de l’agression israélienne contre leur pays.

Les Syriens ne se sont jamais plaints. Ils n’ont jamais demandé rien à personne non plus.

Ni le DFAE, ni le HCR ou le CICR ne se sont déplacés pour inspecter le sort "tragique" de ces deux millions de réfugiés...Irakiens.

Mais cela, le DFAE et la RTS n’aiment pas trop en parler. Les camps, très voyants, de réfugiés, sont nettement plus « vendeurs ».

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, gowrié, dfae, terrorisme, islam, asl, suisse, réfugiés, irak

15/08/2012

10 jours en Allemagne, impressions (2) : l’UDC, a-t-elle raison ?

Une des premières choses qu'un « nouvel arrivé » (appelons-les comme cela) en Allemagne doit faire, après s'être débarrassé de ses papiers d'identité, est de s'adresser à un « spécialiste » de l'immigration, entendez par là quelqu'un qui connaît à la perfection les démarches et la tactique à suivre.

Le candidat à l'immigration part de Syrie, d'Irak, de Turquie ou d'ailleurs. Il est pris en main par un « passeur » (prix moyen 7'000 euros par personne) lequel commence par le débarrasser de ses papiers d'identité. Certains passeurs « honnêtes » ne touchent l'argent que si la personne arrive à destination. Une fois cette étape terminée, le candidat est pris en main par des locaux, la plupart du temps des membres de la famille. Il est « briefé » pendant quelques jours sur le discours et les termes exacts qu'il doit employer. Ce n'est qu'une fois certain que la « leçon » est bien apprise qu'il se livre aux autorités. La procédure est la suivante : les candidats, parfois des familles entières, sont mis dans des centres d'accueil (des « Heims ») où ils doivent passer quelques semaines avant d'être présentés devant le juge pour une première audience. D'après mes observations, le taux de rejet approche les 100%. C'est dire sur les convictions des autorités quant aux motivations réelles des candidats. Cela étant, tout le monde le sait et c'est le lendemain ou le surlendemain au plus tard que le candidat fait appel du jugement. Quelques mois passent, les enfants sont scolarisés et le cas repasse devant un autre juge. Cette fois, plus de 70% des cas reçoivent un avis favorable et un permis de séjour est délivré. Finalement, une infime minorité, la plupart du temps des jeunes hommes seuls, est vraiment renvoyée.

Je viens de décrire, à la virgule près, le parcours de la famille Halabi (nom d'emprunt) que je connais très bien. Le père de famille était cadre dans un service étatique. Propriétaire de son logement et dont la situation pouvait être qualifiée de normale, sous réserve de quelques pots de vin touchés par ci par là. Il a vendu sa maison, ainsi que toutes ses possessions et parti, avec sa famille, chercher « refuge » en Allemagne où d'autres membres de sa famille l'avaient précédé. Il vient, après trois passages devant les juges, d'obtenir un permis de séjour « annuel », ce qui le rendit furieux car il en voulait un permanent. L'Etat lui a offert une allocation pour logement de 600 euros (largement suffisant dans la région en question), ainsi que diverses autres allocations pour lui et sa famille. En Allemagne, ainsi que dans les pays scandinaves, on dit "être au social". Je lui pose une seule question : à supposer que ton parcours se répète exactement de la même manière et à la virgule près. Que les autorités allemandes ne forment aucune opposition à ton séjour et qu'elles te donnent toute la liberté et tous les droits de n'importe quel autre citoyen mais...sans un centime. On te laisse te débrouiller, chercher un travail, n'importe lequel et prendre ton destin en main.

Sa réponse fut sans équivoque : « t'es fou ? »

 

02/02/2012

Le scandale syrien

Capture.PNG

Scandale. C'est ainsi que « l'excellent » ministre des affaires étrangères de la Gaulle, qualifie la situation en Syrie. La seule chose que cette excellente personne oublie de faire, c'est de nous dire pourquoi. On peut cependant deviner : ce serait ce qu'il appelle, avec insistance, la répression, par le régime, du mouvement populaire pacifique. Dans cette dernière partie de la phrase, on trouve :

1. Mouvement populaire. Ainsi, on nous vend depuis des mois la « popularité » du mouvement. Dites-vous bien que, après dix mois d'un bourrage de crâne inconnu jusqu'alors dans l'histoire, 55% des Syriens seraient pour le maintien du président actuel au pouvoir. Il se trouve que ce sondage a été commandé par le Doha Debates, un institut Qatari. On ne peut donc pas les soupçonner d'être à la solde du régime. Il est aussi vrai que 81% des Arabes, ainsi que les USA ez leurs vassaux, souhaitent son départ. Le problème, pour eux, est que Assad est le Président de la Syrie et non pas des Arabes, Américains.  ou autres.

Capture Doha Debates.PNG

 

 

 

Ce sondage, à l'instar du rapport de la Commission des Observateurs de la Ligue ARABE en Syrie, personne n'en parle, encore moins nos valeureux guerriers de l'information qui seraient même prêts à prétexter jusqu'à leur ignorance de l'existence de ces documents.

Le voici aussi, ce rapport, totalement ignoré par nos politiques et nos médias. Il n'a même pas été présenté hier, lors de la réunion de Conseil de Sécurité censé condamner la Syrie.

Capture rapport observateurs.PNG

 

 

 

2. Pacifique. Oui, certainement. Je ne sais comment ils font, ils doivent certainement l'apprendre aussi dans leur formation, mais ils vont maintenant jusqu'à parler de « combats » entre l'armée régulière et des « insurgés » tout en qualifiant l'attitude de cette même armée de répressive. Si je comprends bien, les forces de l'ordre, en combattant des terroristes armés, exerce une répression sur ceux-ci. Bon, j'apprends quelque chose.

Allez, juste pour vous, quelques images de ces manifestants pacifiques.Manifestants armés (2).jpg

Avant-hier, Al Jazeera et quelques unes de ses succursales d'ici ont rapporté avec jubilation la « prise » de quelques quartiers de la banlieue de Damas par les insurgés wahhabites. Al Jazeera a même annoncé que le « régime est tombé » alors que certaines succursales, un peu plus prudentes, parlaient de la « fuite » de la famille du président syrien. Ce sont les mêmes qui, quelques heures après, ont recommencé à appeler à l'aide de la communauté internationale et à la protection de la population « civile pacifique ». Raison ? L'armée a mis en pièces les terroristes, certainement pacifiques.

L'autre sujet de scandale, toujours selon l'excellent Juppé, concerne l'attitude de la Russie face à la même problématique.

Ma question est extrêmement claire, sérieuse et simple : Qu'y a-t-il de scandaleux dans l'attitude de la Russie ? Son soutien inconditionnel à la Syrie ? De quoi se plaint-on ? Eh bien, chers amis, chacun fait comme il peut. Les USA soutiennent des monarchies pétrolières où le rêve ultime de toutes les femmes est de conduire une voiture, où l'on décapite, lapide et coupe les mains à tour de bras et ce n'est pas un jeu de mots. Ils installent des islamistes fondamentalistes en Tunisie, Egypte, Libye et bientôt au Yémen, lesquelles s'empressent de déclarer la Charia comme loi fondamentale du pays, pourchassent les minorités et les déclarant mécréants.

Alors, le soutien de la Russie à la Syrie n'est pas seulement un droit mais un devoir, moral. Le droit et le devoir de s'opposer à un ordre soi-disant mondial qui n'a semé que malheurs et désolation. Le droit et surtout le devoir de faire un tant soit peu de ce pays le dernier rempart où les vagues wahhabites finiront toujours et systématiquement par se briser.

Celles et ceux qui se scandalisent maintenant parce que les autorités syriennes pourchassent les terroristes, financés et armés par les monarchies wahhabites et dont un bon nombre, les touristes du Jihad, viennent d'Egypte, de Libye, de l'Arabie Saoudite et d'ailleurs, n'avaient qu'à être tout aussi véhéments à dénoncer les centaines de milliers de morts, les tortures, les viols et les meurtres de l'armée américaine en Iraq.

Espèce de lâches.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : scandale, syrie, juppé, russie, iraq, irak

19/12/2011

Les Américains se retirent d'Irak

Mission Accomplished.jpg20 mars 2003, après une préparation « médiatique » de plus d'une année, les Américains et leurs « alliés » occupent l'Irak pour le débarrasser de son dictateur sanguinaire et, surtout, débarrasser le monde des armes de destruction massives, que le Monsieur possédait.

Neuf ans après, le dictateur est pendu, la démocratie est installée et les armes de destruction massive sont...euh, où sont-elles ?

Cela devient vieux ? Non, je ne le crois pas car, de même que nous, pardon, VOUS avez tout gobé alors, vous gobez tout maintenant et vous goberez tout demain.

Je regardais ce vendredi une émission qui traitait des événements à Falluja, haut lieu de la résistance, et de la répression américaine (tiens, ce mot m'est familier. Il provoque l'ire de remplisseurs des colonnes de journaux et des bons pensants qui, alors, sont restés étrangement silencieux). A Falluja, les Américains, après avoir fermé la ville (on accuse aujourd'hui les autorités syriennes de faire la même chose) ont rasé tout sur leur passage, poursuivant les « insurgés » jusqu'à l'intérieur des mosquées pour les massacrer. Exécutant des blessés qui se trouvaient par terre, utilisant des armes interdites, parmi lesquelles se trouvent des armes à composantes atomiques.

Quelques mois après le début de l'invasion de l'Irak, Bush fils, alors Président des USA, fait atterrir son hélicoptère sur un destroyer où l'on avait posé une énorme banderole sur laquelle on pouvait lire : « mission accomplie »

Neuf ans après, son successeur, en qui la terre entière, pauvre d'elle, croyait tellement, se retire de l'Irak en déclarant : nous partons avec le sentiment du devoir accompli.

Voici le bilan du devoir accompli en Irak par les Américains :

baniere_TortureIrak1.jpg

Morts civiles : entre 560'000 et 1'000'000

Nombre de blessés : plus d'un million et demi

Déplacés à l'extérieur du pays : 4'000'000

Déplacés à l'intérieur du pays : 2'500'000

Nombre d'orphelins : 2'500'000

Le summum fur atteint lorsqu'il, Obama, a déclaré : nous espérons que les Irakiens « sauront » faire face au danger du terrorisme qui les guette.

Mais alors, ce n'est pas encore fait ?

Voici le visage du nouvel Irak libre et démocratique. Ce qui n'empêche pas certains, éternels invités de ce coin blogs, de louer les efforts des Américains pour pacifier le monde et y apporter sécurité et prospérité. N'hésitant même pas à qualifier cette action de « morale ».

Un minimum de morale, et d'humanité, vous ferait le plus grand bien. Seulement, en êtes-vous capables ? J'en doute.

 

09:04 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : iran, irak, syrie, suisse, gowrié, usa, amérique, médias, guerre, morale, printemps arabe, terrorisme