31/07/2012

Des politicards et des plumitifs

On aurait bien évidemment pu ajouter criminels, voyous et bandits de grand chemin.

Commençons par les politicards. Alors que je parcourais l'autre jour les nouvelles concernant la Syrie, je suis tombé sur une déclaration pour le moins étonnante émanant de l'Ambassadeur américain à Moscou, un certain Michael McFaul. J'ai, je l'avoue, failli tomber à la renverse : « En réalité, nous ne soutenons aucun groupe impliqué dans le conflit syrien. Nous ne sommes pas hostiles aux Syriens qui soutiennent al-Assad. Ce n'est pas notre combat. Nous plaidons pour les négociations » a-t-il dit.

220px-Michael_McFaul.jpg

http://fr.rian.ru/world/20120727/195494070.html

Pendant un moment, je me suis demandé si les différentes sources, qui d'habitude font leur marché auprès du même fournisseur (regardez pour cela les quelques torchons de chez nous et leur source, tellement digne de confiance, l'OSDH), ne se sont pas trompé de personnage. Qu'elles aient inter changé les noms du Russe et de l'Américain. Et puis, non. C'est bien le Yankee qui a fait la déclaration. Plus loin, McFaul déclarait : « En Égypte, en Tunisie et en Syrie, nous soutenons les règles du jeu et non les vainqueurs et les vaincus. Nous ne cherchons pas à déstabiliser Syrie. Nous ne voulons pas la chute de l'État syrien. Nous l'avons vu en Irak, en Somalie et dans d'autres pays. Nous partageons l'objectif du gouvernement russe: prévenir la désintégration de l'État syrien ».

Ce n'est peut-être qu'une diversion car, à moins qu'il ne prenne les autres pour des imbécile et il aurait tort de la faire, il ne reste plus que les nourrissons qui ne sachent pas encore l'ampleur de l'aide apportée par les Américains au terroristes en Syrie. Même dans ce cas, l'Amérique signe ici une défaite diplomatique, une de plus, en admettant, serait-ce un début ?, la réalité sur le terrain. Cette réalité est la suivante : l'ASL et les terroristes seront écrasés, ce malgré l'aide sans précédent apportée par les Yankees, leurs domestiques européens et les bédouins du Golfe. La réalité est que les Russes se sont définitivement engagés aux côtés des Syriens et iront jusqu'à l'affrontement, militaire, direct, s'il le faut. La réalité est que ces derniers viennent de déclarer que les sanctions et autre embargo décrétés par les Occidentaux n'ont aucune signification pour eux et que ces derniers seraient bien inspirés de ne pas songer à intercepter les navires russes se dirigeant vers la Syrie ou essayer de les inspecter.

Enfin, pour en finir avec l'attitude de la Russie, qui, selon les sources, de l'ordre de 100'000 qui se trouvent en Syrie. Vous êtes-vous déjà posé la question de savoir pourquoi n'a-t-elle jamais ni appelé ni procédé à une quelconque évacuation d'aucun de ceux-ci ?

Pour ce qui est des plumitifs, la perle provient de l'AFP. A l'instar des torchons qui se fournissent auprès d'elle, l'AFP se fournit elle-même auprès de ... l'OSDH. C'est dire le sérieux et le souci d'informer qui caractérise tout ce petit monde de...l'édition libre. Bref, l'AFP vient, une année et demie après le début de la crise et après une bonne douzaine d'essais de désinformation transformés, entre autres la transformation du massacre de 120 soldats à Jisr el Shoughour en massacre de civiles, vient de lâcher une petite bombe médiatique : « une bonne partie des combattants à Alep sont des étrangers » Qu'y trouve-t-on ? La composition habituelle des touristes du Jihad : Saoudiens, Tchéchènes, Jordaniens, Égyptiens, etc.

http://www.afp.com/fr/node/359201

Tout cela en attendant que le triomphalisme affiché aux nouvelles de la « prise » d'Alep par les insurgés se transforme en pleurs sur le sort de ces mêmes insurgés qui, je vous en fais le pari, redeviendront du coup de pauvres « civiles » massacrés par l'armée du régime.

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : syrie, usa, russie, gowrié, afp, asl, insurgés, terroristes, islam, jihad, alep, mcfaul

14/06/2012

Je l’ai dit : il faut virer les barbouzes

Alors que l'armée syrienne, que certains aigris ici recommencent à appeler « régulière », semble avoir pris la décision d'en finir coûte que coûte avec les terroristes, les voyous et les bandits de grands chemins qui sèment terreur et désolation dans le pays, les barbouzes de l'ONU, accompagnés de leurs relais médiatiques habituels, viennent de nous servir une nouvelle invention de derrière les fagots. L'armée « régulière » :

  1. Emprisonnent des enfants
  2. Torture des enfants
  3. Utilise des enfants comme boucliers humains

Hmmm...

Dieu, appelez-le comme vous voulez, a mis une cervelle dans la tête des gens pour que ceux-ci puissent réfléchir. Il semble en avoir oublié certains, de plus en plus nombreux, je le crains.

Pour ne pas être long et contenter ainsi certains de mes lecteurs, je poserais quelques toutes petites questions.

Aux barbouzes de l'ONU et à leurs collègues des 90% de nos médias, je dis : vous nous bombardez quotidiennement de dizaines d'images, prises par des « insurgés », que vous persistez à appeler pacifiques, montrant les « forces du régime » commettant ceci et infligeant cela. Pourriez-vous avoir l'amabilité de nous gratifier de quelques unes prouvant ce que vous avancez ? Des images, prises avec des téléphones portables, d'enfants utilisés comme boucliers humains par l'armée du régime, ça doit être faciles à prendre, non ?

J'accepte tout, y compris les images truquées. Ce doit vous être facile, non ?

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : syrie, gowrié, insurgés, terroristes, onu, médias

13/12/2011

On aimerait bien une bonne guerre civile, mais comment y arriver ?

Voici la question que les exterminateurs des indiens d'Amérique et les tueurs de plus d'un million d'Algériens se posent. Ils ne savent plus où se donner la tête, ni par quel bout prendre le « régime » syrien. Rien n'y fait. Ils résistent, ces maudits Syriens. Cela fait même des années que ça dure, y en a marre.

Les loyalistes, que j'appelle ainsi par opposition aux traitres et aux collaborateurs, ont, dès le début des troubles, inventé une expression que je trouve délicieuse : « la Syrie, c'est Dieu qui la protège ».

Je n'en ai plus le moindre doute : c'est vrai.

En 2003, les tueurs de plus d'un million et demi de Vietnamiens auraient bien voulu continuer l'aventure irakienne en Syrie. Il leur a manqué un peu de temps. La Syrie fut sauvée une première fois au prix, malheureusement, de plus d'un demi million de morts irakiens innocents. Il y eut ensuite plusieurs tentatives, la dernière étant celle de la Libye qui, malheureusement pour les libyens aussi, se solda par le deuxième sauvetage de la Syrie.

Je fais une petite parenthèse, histoire de ne pas perdre le fil de mes idées. Les défenseurs de la « démocratie » et de la « liberté », épaulés par des ONG sans reproche et par des remplisseurs de colonnes de journaux qui ne savent plus reconnaître la dignité d'un homme, encore moins la leur, prétendent, depuis longtemps déjà, que le Président Assad a perdu sa légitimité. Ah bon ? C'est décidé où, comment et par qui ? A la place, ils sortent de leurs chapeaux un clown, dont personne ne connaissait même l'existence, un certain Ghalioun, président d'un Conseil National encore plus clownesque et décrètent que ce cirque EST le représentant légitime du « peuple » syrien.

Revenons à « l'impuissance » des puissances occidentales. Leur pari initial, une chute rapide du régime, ayant été perdu, ils se sont rabattu sur une succession d'inventions pitoyables :

-          pauvres manifestants « pacifiques », payés et un peu armés, tout de même. Résultats peu probants, on passe aux :

-          Blindés, chars, qui tirent sur les manifestants « pacifiques ». Problème, les trous, béants, causés par les obus sont imaginaires et les fumées des explosions sont causés par des pneus brûlés par les « révolutionnaires ».

-          Viennent alors les colonnes de réfugiés syriens fuyant la « répression ». Problème : aucune image, aucune, ne nous parvient de ces camps pleins de milliers de réfugiés, en dehors, bien entendu, de celles d'Angelina Jolie visitant des réfugiés que l'on ne voit pas.

-          On passe ensuite à l'étape des défections dans l'armée. Financée à coup de millions de dollars, l'armée fantoche ne compte guère plus que quelques centaines d'éléments faisant plutôt penser à une association de malfaiteurs.

-          Cela ne fonctionne pas non plus. Que faire ?

Une bonne guerre civile, dont on commence déjà à faire la...publicité.

Autant le dire tout de suite : cela ne marchera pas non plus. Les Yankees, qu'ils le veuillent ou non, vont devoir y aller eux-mêmes. A la bonheur.

Comme le présente le Dr. Amin Hoteit, expert en stratégie militaire, pour qu'une guerre civile ait lieu, il faut réunir trois conditions :

1.       Un pouvoir faible et incohérent. On voit ce qu'il en est

2.       Un peuple divisé et des peurs réciproques en son sein. Non seulement c'est loin d'être le cas, mais au-delà du triangle Deraa, Homs, Idleb, où le pouvoir syrien a réussi à isoler les insurgés et les terroristes, il ne se passe pour ainsi dire pas grand-chose ailleurs.

3.       Le facteur externe, on passera rapidement là-dessus. Des puissances étrangères empêchent le dialogue entre les parties et fournissent  armes, argent et médiatisation à certains, créant un climat favorable à l'émergence de haines réciproques.

On voit bien qu'on dehors de ce troisième facteur, les deux autres sont totalement insignifiants. Et si les Français nient le fait qu'ils financent et entrainent militairement les insurgés, sur les terres turques, c'est simplement pour éviter la défaite en cas d'échec. Techniquement parlant, la Syrie dispose d'unités d'intervention rapide très entrainées et extrêmement mobiles capables de briser toute tentative visant à allumer l'étincelle conduisant à une guerre civile. C'est tant mieux.

Je reviens aux Yankees. Je lis, dans la TDG électronique d'hier, que les USA quittent l'Irak la tête haute : Ha...ha...ha. Non, qu'ils le veuillent ou non, ils quittent l'Irak la queue entre les jambes, comme ils quitteront l'Afghanistan bientôt et comme ils quittèrent le Vietnam avant.

Quant aux soldats qui quittent l'Irak maintenant, vous croyez qu'ils partent chez les bédouins du Golfe ? Non, quelques unités se sont secrètement dirigées vers la...Jordanie. La Jordanie ? C'est tout près de...Deraa, non ?

Leurs tentatives s'étant toutes soldées par des échecs, il ne leur reste que la dernière.

L'Histoire est faite pour nous donner des leçons. Ils n'apprendront jamais, ou peut-être si, à leur dépens. C'est tout le mal que je leur souhaite.