29/03/2016

En France, il y a ONPC. Chez nous : Infrarouge made in RTS

Cela fait des mois que je ne regarde plus ni l'une, ni l'autre des deux "émissions" et c'est seulement suite à des commentaires de téléspectateurs outrés, voire dégoûtés, que j'ai décidé de voir ce dont il s'agissait. Manifestement, c'est de mal en pis. Un grand point de satisfaction cependant sont, précisément, ces commentaires qui démontrent que les gens sont infiniment moins bêtes que ne le croient ceux qui conduisent ces émissions qui, eux, le sont vraiment.

Ruquier, comique de son état et pâle imitation de celui qu'il a remplacé chez Franc 2, un certain Ardisson qui, lui, qu'on l'aime ou pas, a du talent, croit qu'il suffit de passer trois heures à lancer des séries de vannes, d'une lourdeur variable, pour monter une émission de télé. Il a ainsi commencé, comme d'habitude, par quelques unes et son fameux "Flop Ten" où il donne des notes à celles et ceux dont l'action ne colle pas à ses standards : un mix LGBT-gauche caviar aussi invraisemblable que lamentable et où il faut passer son temps à rire, rire...rire, pour tout et rien. Face à lui, des "chroniqueurs" : Yann Moix (pardon mais je ne puis m'empêcher : juste regardez-le) qui essaie de faire du Baffie, avec infiniment moins de talent et une certaine Léa Salamaé (de son vrai nom Hala Salamé) qui parle, parle et parle, pose ensuite ce qu'elle croit être des questions et, sans attendre la réaction des invités, y répond elle-même. Yann Moix est celui que Michel Honfray a conseillé de ne pas s'essayer à la pensée et de se contenter d'écrire des romans, ce qui fut très gentil de la part du philosophe, mais aussi celui qui a écrit :  "Ce n'est pas un pays. La Suisse n'est rien. La Suisse n'existe qu'en détruisant. En neutralisant. Ce n'est pas un pays neutre, non: c'est un pays qui neutralise (...) C'est un pays qui se vend sans cesse au plus offrant. Qui courbe incessamment l'échine devant le plus fort. (...) La Suisse ne se donne même pas, comme le feraient des salopes ordinaires: la Suisse se prête au plus fort. Elle prête sa soumission. C'est une pute."   Il y avait aussi des invités, un Belge qui a remercié Ruquier d'être le "seul à ne pas inviter des gens de l'extrême droite". Ce à quoi "l'animateur" a répliqué en disant "oui, mais nous y serons obligés, lois électorales obligent". Laurent Ruquier est celui qui n'arrête pas de vanter sa droiture et sa "satisfaction" de payer des impôts. C'est aussi le même Ruquier qui, dernièrement (tout comme quelques uns avant lui) a déclaré vouloir "prendre ses cliques et ses claques et se tirer si le  FN passe en 2017". Il n'a cependant pas oublié, le courageux animateur bien droit dans ses bottes et qui ne vit que de ses principes, de dire qu'il "s'en fout, qu'il a 53 balais, qu'il a gagné sa vie et qu'il n'a pas de problèmes". Effectivement, LGBT-Caviar qui peut se permettre de se casser "car il a bien gagné sa vie". Les principes, il faut repasser. Car on ne sait pas très bien ce que l'animateur à principes aurait fait en 2017 si le FN passe alors qu'il ... n'a pas bien gagné sa vie.

On a tiré le gros lot samedi dernier car l'invité de jour ne fut autre que Dany le Rouge. Celui qui, tour à tour fut Gauchiste, communiste, 68 huitard et même écologiste. Lui, pour contrer le FN, décidément, a trouvé la parade : "une grande coalition gauche-droite". Une coalition Gauche-droite ? N'est-ce pas ce que la présidente du FN appelle...UMPS ? Chez nous, cela donnerait PLRPDCPS, c'est un peu long, je le reconnais. Chez nous aussi, Mamarbachi a invité un "islamologue" : Tariq Ramadan. Et alors que son passe-temps favori (l'animatrice) est de couper la parole aux invités (certains d'entre eux en tout cas) le prédicateur islamiste (celui qui voulait instaurer un moratoire (définition) à la lapidation des femmes) a eu tout le loisir de "développer" ses "idées" sans que l'animatrice n'y trouve rien à redire. C'est ainsi que l'islamiste a qualifié les propos du Conseiller d’État Pierre Maudet de "dangereux" lorsque ce dernier a dit que les terroristes "nous attaquent pour ce que nous sommes". L'islamiste s'insurge contre Maudet qui "ne voit pas que ces pauvres garçons sont en colère contre ce qu'on (l'Occident) leur fait là-bas". Ainsi, des jeunes, nés ici, qui ont grandi ici, ont gréquenté l'école d'ici, etc., considèrent (selon l'islamiste) que "chez eux" c'est là-bas. Chassez le naturel, il revient au galop. Ni Maudet, ni Mamarbachi, ni personne d'autre sur le plateau n'a posé la question de savoir pourquoi des "citoyens belges et français" se font exploser "chez eux" au milieux (exclusivement) des gens (civiles) innocents,! A moins qu'ils ne considèrent pas qu'ils soient des citoyens belges et français et que ce n'est pas chez eux. Comme c'est curieux de constater que ceux qui sont en colère contre les interventions de l'Occident "là-bas", au point de tuer des centaines d'hommes, femmes et enfants sont exclusivement de religion musulmane ! Mais cela n'est certainement que pur hasard.

A moins que ce ne soit de la...stigmatisation.

Voire de...l'amalgame

 

10:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : laurent ruquier, moax, léa salamé, onpc, gowrié, infrarouge, rts, mamarbachi, ardisson

02/10/2013

Voile, Burqua, Niquab et...nous

C'est une émission, à priori d'information, donc sérieuse, Infrarouge qui s'est attelée aujourd'hui à traiter le sujet (ce billet a été écrit immédiatement après la fin de l'émission).

http://www.infrarouge.ch/ir/2031-faut-interdire-burqa

Et voilà une autre émission qui ne sert à "presque" rien. Presque car il y a bien eu un certain Freysinger qui a essayé de poser les questions de fonds. Essayé pas pu.

Il y a aussi eu ce Rachid Nekkaz, exemple parfait de l'imposteur : cheveux longs dont la coupe est empruntée aux "philosophes" français (BHL et compagnie), sourire faisant apparaître une dentition éclatante et, surtout, une association, encore une : "Ne touche pas à ma Constitution". Et voilà : Le Monsieur est un défenseur ardent du droit, des droits. Le problème est que ceux-ci, empêtrés dans leur doctrine de base, l'islamisme dans son expression la plus abjecte, finissent toujours par se trahir. En effet, vers la fin de l'émission, le dandy en question ne pût s'empêcher de joindre sa voix à celle du "vrai dangereux de l'émission" le biennois Abdullah Blancho, pour demander aux militantes islamistes porteuses du Niqab de "ne pas respecter la loi et de désobéir". Et c'est seulement là que cette chère Brunschwig Graf a tout de même décidé de marquer son "désaccord". On la remercie chaleureusement. Inutile de parler de sa "collègue" socialiste. Il manquait juste un vert.

Blancho, quant à lui, arborant un look dont le ridicule le disputait au pitoyable, est allé, dans sa "conviction" (religieuse ?), jusqu'à emprunter l'accent de ses (coreligionnaires ?). Ridicule ? Pas vraiment. Car à la différence de l'adage, le ridicule de Blanco ET compagnie...tue. Blancho le converti est porteur de la doctrine la plus meurtrière dans ce courant qu'on appelle communément islamiste : nier l'autre, tuer, égorger. Ce sont entre 600 et 1000 convertis comme lui qui, de France, Allemagne, Belgique et d'ailleurs, sont allés faire le "jihad" en Syrie et participer à des égorgements rituels sur des civiles et soldats capturés.

Pourquoi dès lors encore une émission pour rien ? Pour deux raisons :

1. Glissant de plus en plus vers le sensationnel (bientôt une télé crochet ?), l'information et le traitement rigoureuse de celle-ci n'occupent qu'une part négligeable du temps consacré à la supposée problématique du jour. On l'a par ailleurs reconnu ouvertement à un moment où, présentant le "Blancho féminin" de Suisse, une certaine Nora Illi, la présentatrice d'Infrarouge a reconnu le caractère accrocheur de la chose : "les télévisions se l'arrachent, elle intervient sur tous les plateaux, etc.". Tout cela pour voire une femme pitoyable déambuler dans les rues de Berne, s’asseoir sur une terrasse siroter péniblement un renversé par-dessous son voile intégral. Minable.

2. Parce qu'aussi longtemps qu'on persistera à nier les vrais problèmes et se cachera derrière des raisons à moitié fallacieuses voire inutiles, le problème ne sera pas réglé. Aussi longtemps que les vraies raisons ne seront pas évoquées, les choses empireront. Il faut, une fois pour toutes, avoir le courage de « ses » opinions. Sinon, qu’on la ferme et qu’on laisse les choses telles quelles. Quelles opinions ? La réponse est simple : les femmes qui, ici (ici et non pas là-bas) portent le voile, la burqa, le Niquab (appelez-les comme vous voulez) le font en toute connaissance de cause. Il faut arrêter, une fois pour toutes, de se cacher derrière la défense des femmes, de leur liberté et que sais-je encore. Elles le font ici de leur plein gré et il faut le reconnaître. C’est donc un acte « militant ». La religion n’y est pour rien. Ces femmes, ainsi que les hommes qui, eux, se cachent derrière, se foutent de la religion comme de l’an 40. Ils militent comme le feraient les membres de n’importe quel parti politique, association ou…secte. Et c’est exactement comme cela qu’il faut les considérer. Ce doit être le point de départ pour traiter et régler le problème. Car il y a un problème. En effet, à la différence d’un parti politique (quoique), d’une association (quoique) ou d’une secte (un grand quoique), ces militants véhiculent une doctrine violente et c’est ce point-là, et rien d’autre, qui doit être pris en considération et combattu. La France a bien interdit trois organisations « d’extrême » droite après la mort d’un militant de gauche lors de heurts entre les deux factions dernièrement. En Allemagne, on interdit bien des organisations néo nazi, skinheads et autres. Mais on n’a jamais interdit à un skinhead de se raser le crâne ni obligé ce dernier à se laisser pousser les cheveux.

Une fois on a compris cela, on aura tout compris.

13/09/2013

Les Anglosaxons...et les autres : la question syrienne

Qu'on les aime ou pas, les Anglo-saxons ont deux facultés dont la plupart des autres peuples sont maigrement pourvus : le pragmatisme et la capacité d'adaptation à toute situation que les "circonstances" leur imposent.

C'est , à peu près, l'unique raison expliquant l'hégémonie britannique sur le monde pendant plus de trois siècles et celle des USA ensuite.

Les dogmes ? Ils les laissent aux autres. Eux, ils cherchent plutôt l'efficacité. Celle, Parfois malheureusement, de l'éléphant, ou plutôt du Rhinocéros, détruisant sans distinction tout sur son passage.

Revenons à la question syrienne. Il y a de cela un peu plus de deux semaines, tout le monde qualifiait Cameron soit de lâche soit, au mieux, d'un hésitant s'étant tiré une balle dans son propre pied. Je n'ai jamais crû cela. Je crois au contraire que le Premier Ministre de sa Gracieuse Majesté s'en est impeccablement bien sorti. Il faut parfois non seulement lire entre les lignes, mais aussi observer les postures. La véhémence du ministre des Affaires Étrangères, Haig, n'avait d'égal que ses menaces répétées à l'encontre du régime de Damas. Jusqu'au jour où...il a reçu les premières analyses de ses services chargés d'enquêter sur la supposée attaque chimique de Ghouta près de Damas. Depuis, on ne l'entend plus. Mais plus du tout. Et hop...Cameron sort la consultation de son Parlement de sa pochette magique. Il est vrai que la GB, surtout lorsque cela l'arrange, est une grande démocratie.

Cela vaut la peine de s'attarder sur cet épisode car le sémillant Hussein Obama est en train de suivre le même chemin, toutefois d'une manière un peu plus maladroite.

Cameron nous a bien vendu son histoire de champion de la démocratie voulant s'assurer de l'adhésion de "son peuple". Un numéro d'artiste : il continuait à montrer une attitude extrêmement agressive envers la Syrie, faisait même croire à un lobbying très actif auprès des députés mais, derrière les coulisses, c'est le lobbying inverse dont il a chargé ses services d'exercer auprès des élus. C'est exactement ce que Obama a commencé à faire dès la semaine dernière. Ce dernier va jusqu'à demander à ses services de préparer la liste des cibles à attaquer mais, en même temps, décide de consulter, à son tour, le Congrès.

Comme Cameron, Obama "exerce" un "lobbying" très actif auprès des élus, en surface. Derrière, c'est l'exact contraire : on leur fait bien comprendre qu'il vaut mieux se montrer...hostiles à une intervention armée.

La face est sauvée.

Et qui est le dindon de la farce ? Les Français, comme d'habitude. Raison ? Dogmatiques, comme d'habitude.

L'affaire est même, je le crois, plus savoureuse que cela, si je puis m'exprimer ainsi. Tout le monde semble avoir totalement ignoré que la proposition fracassante de la Russie, concernant la mise sous surveillance internationale de l'arsenal chimique de la Syrie, qui semble avoir pris tout le monde de court, n'est en réalité pas du tout la leur. C'est Kerry, oui, Kerry lui-même qui, deux jours auparavant, à Londres, en a parlé le premier.

C'est Kerry qui demande mais c'est Lavrov qui propose.

De nouveau, la face est sauvée. Et qui est, de nouveau, le dindon de la farce ? Je vous le donne en mille.

La suite, on la connaît. Une offensive russe tous azimutes. Sans possibilité pour personne d'autre d'en placer une. La dernière en date, sous forme d'une leçon magistrale sur la manière dont les affaires du monde doivent être conduites, est l'interview accordée par Poutine au New York Times, calmement, sans agressivité. En vrai homme d'état, pour une fois, leader d'une "vrai" grande puissance, n'en déplaise à certains esprits chagrins. Ceci ne l'empêche toutefois pas, dans la même tribune, de hausser encore un peu plus le ton en, cette fois, mettant en garde les Américains contre toute velléité d'intervention militaire en Syrie.

Je terminerais par une nouvelle qui doit certainement faire plaisir aux producteurs de l'émission Infrarouge, qui s'est, mardi dernier, consacrée à faire la énième promotion de la CNS, vous savez, ceux qui veulent que l'on bombarde leur propre pays. Les "purs" qui veulent remplacer le régime corrompu de Damas, ramassant, au passage, les miettes que les monarchies bédouines daignent leur jeter. L'ASL, comprenez Armée Syrienne Libre, vient de déclarer qu'elle refuse l'initiative russe. Il y a aussi le CNS, très chère à l'émission Infrarouge, qui a fait de même.

Puisque cette initiative vise à...contrôler les armes chimiques (l'ASL et ses maîtres à Washington et Paris accusent le régime de les avoir utilisées), ils doivent, à l'ASL et à la CNS (Coalition Nationale Syrienne, hôtes du Qatar et de la Turquie), plutôt s'en réjouir, non ?