29/06/2012

Dernier jour avant les vacances : vives les médias

La Croix est l'un des derniers médias que je m'efforçais encore à respecter. Ceux qui y travaillent semblaient garder un minimum d'honneur (les autres peuvent bien évidemment se sentir visés). Et voici qu'au détour d'une recherche sur la toile je tombe sur cet article.

http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Monde/En-Syr...

Lisez très attentivement ce qui suit. Alors même que le "journaliste" y reproduit mot pour mot la déclaration du ministre syrien de l'information : " Tous ceux qui incitent à la violence, tous ceux qui font campagne contre la Syrie, que ce soit des médias, des responsables ou le Conseil de sécurité (de l'ONU), notamment ceux qui ignorent la présence d'hommes armés, assument l'entière responsabilité du crime ". prononcée suite à la tragique attaque de la chaîne d'information Al Ikhbaria, au cours de laquelle 7 personnes avaient été sauvagement assassinées par les protégés de nos médias, ce même journal titrait le même article : " Une annonce du gouvernement Syrien stipule que "tout ceux qui font campagne contre la Syrie", médias compris, doivent être "exécutés". Il mettait le mot exécutés entre parenthèses.

Comparez la déclaration, encore une fois reproduite texto dans l'article, avec le titre de ce même article.

Que dire ? Tout commentaire est désormais "vraiment" superflu.

Vous n'avez aucun honneur et seule mon éducation m'empêche de vous envoyer le liquide qui convient à la figure. Mais ce n'est pas l'envie qui manque.

Hier, une bande de VOS amis terroristes a massacré à son domicile à Al Hossen, près de Homs, Ahlam Ilad, professeur à la faculté du génie pétrochimique de l’université al-Baas de Homs. Avec ellle sont tombés sous les balles des assassins soutenus pEglise désacralisée.jpgar VOUS et notre ministre des affaires étrangères, Monsieur Burkhalter, sa mère, son père et trois enfants de sa soeur.

Il y a de cela quelques semaines, des militants "pro-démocratie" (c'est bien comme cela que VOUS les appelez, non ?) ont détruit et désacralisé des églises à Homs où il n'y en a plus une seule qui reste debout. Regardez bien ces images. Demandez à Boris Mabillard, à Vannay, à Hammouche et aux autres si c'est bien cela qu'ils ont vu lors de leur "immersion" parmi les manifestants pacifiques de Homs. Demandez leur ce que ces églises viennent faire dans la lutte que leurs "amis et protégés" terroristes mènent contre le régime et pour la démocratie et la liberté.

Alors oui, vous devez et vous allez rendre des comptes. Bien plus rapidement que vous ne le croyez.

Honte à vous.

16/05/2012

Presse qui roule...

Il en va ainsi des employés des médias du monde « libre » : il faut bien qu'ils puissent boucler leurs fins de mois.

La ligue des falsificateurs professionnels, dont le spectre des membres va de l'AFP (Agence Fausse Presse) à CNN (Crappy Neverending Nausea, traduisez nausée merdique et sans fin) en passant par la presque totalité des médias français (entre autres Mediapart, Valeurs Actuelles...) et, hélas, quelques titres bien de chez nous. Il est vrai que ces derniers ont, récemment, commencé à être un peu, juste un peu, moins suivistes, moins aveugles et légèrement plus raisonnables, très légèrement. Peut-être que les évènements en Syrie ne font plus tellement vendre. C'était à prévoir.

Ainsi, pour démentir la fabrication de toutes pièces par CNN d'un soi-disant bombardement de l'Armée Syrienne sur des civils à Homs (cliquez sur le lien suivant pour voir La boîte noire médiatique de Baba Amr s'ouvre

l'employé de CNN a réinvité le même Danny de Homs, lui a montré le sujet en question lui demandant de démentir les accusations de fabrication et de collusion avec CNN.CNN refabrication.JPG

Cela commence à la minute 9.03 : le même employé de CNN dit, surpris et manifestement agacé : la télévision syrienne montre le sujet que nous avions tourné avec vous à Baba Amr, comment ont-ils réussi à l'avoir ? (mais alors, n'était-ce pas un sujet public ?)

Danny : je ne sais pas comment ils ont fait. Tout cela est privé et nous l'effaçons normalement. Je ne sais pas ce qui s'est passé.

Employé de CNN : Ils disent que vous avez fabriqué l'événement et que vous avez donné l'ordre à l'un de vos amis de tirer au moment où vous devez transmettere l'information.

Danny : Non, non, il n'y avait pas de tirs au moment où j'étais en ligne avec vous (c'est drôle. Sur le sujet original de CNN, Danny était justement sur la ligne pour témoigner des bombardements incessants).

Danny (minute 10.23) : Non, non, là où j'étais il n'y avait même pas de tirs ??????? Ils frappaient ailleurs, à Khalidia qui se trouve à 15 KM de là où j'étais (lisez bien, 15 kilomètres).

Minute 11.23, on revoit le document original où Danny dit à l'employé de CNN : ils nous frappent d'une manière indiscriminée. On ne peut pas sortir car ils vont nous tirer dessus (je croyais qu'ils se trouvaient à 15 km). Danny poursuit en disant : on entend les tirs à 200, 400 mètres.

Comme cela arrive très souvent dans de pareils cas, essayer de corriger une connerie ne fait qu'empirer les choses car dans le sujet original, source de la polémique, ce même Danny dit qu'il se trouve à ... 200 ou 400 ...MÉTRES du lieu des bombardements.

Le reste du document, saisi à Baba Amr, montre dans les détails la manière dont les "manifestants pacifiques" fabriquaient les sujets à diffuser sur Al Jazeera et ses succursales ici. Y compris une fillette, paraît-il mutilée, à qui on apprenait ce qu'il faut dire.

Ce document, ainsi que des dizaines d'autres, découverts à Baba Amr après la défaite des terroristes, ont été envoyés à nos médias, RTS en tête. Ils ne semblent pas les intéresser. La RTS préfère sans doute se rabattre sur les documents fabriqués par Danny et ses acolytes.

Des nouvelles de l'AFP ? Après avoir pris ses instructions auprès de l'OSDH, l'officine stipendiée du gouvernement de sa Majesté, l'AFP a essayé de nous refaire, à Rastan (où se trouve actuellement le gros des voyous financés, armés et soutRebelles à Rastan.JPGenus par la France, les bédouins du Golfe « persique », ne leur en déplaise, sous l'œil bienveillant, il faut le dire, de nos propres autorités fédérales) le coup de Baba Amr. Pour cela, cette agence a relayé les informations recueillies chez l'OSDH en mettant la photo que vous voyez ci-contre. Comme c'est le cas depuis plus d'une année et puisque les lecteurs sont des « cons », la photo provient du...Liban. Plus précisément de Tripoli où des affrontements ont eu lieu entre factions rivales sur base confessionnelle.

L'histoire des liens entre l'OSDH et les employés de nos médias est par ailleurs fantastique. Ceux-ci, rappelons-le tout de même, professionnels de l'information jusqu'au bout des ongles, commencent systématiquement leurs phrases par : « selon l'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme, l'OSDH », histoire de se dédouaner de mentir.

A propos de Mediapart et cet éternel « combattant » de la vérité qu'est Edwy Plenel, dont les services de renseignements internes n'ont qu'un seul souci : enquêter pour trouver la vérité et dénoncer les mensonges et les abus, au point de ne se concentrer pendant cinq ans que sur un seul sujet : Nicolas Sarkozy. Ne lui est jamais venu à l'esprit « d'essayer » d'aller voir comment fonctionne cet OSDH ? Qui s'y trouve ? Comment est-il financé ? Par qui ?

Je pose la même question à nos valeureux journalistes de la Tribune de Genève, du Temps, du Matin, de 24 Heures, de la RTS  et ... de quelques autres titres champions de la recherche de la vérité du côté des montagnes fribourgeoises : On aimerait bien savoir, puisque vous commencez systématiquement vos « sujets », très recherchés du reste, par la fameuse phrase citée plus haut, ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'essayer de voir à quoi ressemble votre « fournisseur ».

Non ? Mais alors, la vérité, les droits de l'Homme, la Syrie, le régime qui tire sur des « civils », cela ne vous intéresse-il pas ?

Allez, une petite, toute petite, enquête sur l'OSDH, mais aussi, en passant, sur les membres du ce CNS (Conseil National Syrien), d'où viennent-ils ? Comment vivent-ils ? Comment paient-ils leurs journées entre hôtels de luxe et restaurants étoilés ? Où travaillent-ils ? Comment paient-ils leurs voyages et séjours en Chine, en Russie, à Tunis, à Paris, à Istambul, au Caire ? Qui finance tout cela ?

Non, ça ne vous dit pas ? Pour une fois que vous commenceriez un de vos articles par : « notre journaliste, X, qui a enquêté sur..... » au lieu de : « selon l'OSDH... ».

 

16/03/2012

Après Baba Amr et Rastan, les insurgés se retirent « stratégiquement » d’Idleb

Promue nouvelle capitale de la « révolution » syrienne, Idleb est sous le contrôle « total » de l'Armée Syrienne. Par Armée Syrienne, il faut entendre l'armée légale d'un pays souverain.

On peut se demander pourquoi Idleb, ville bastion des insurgés échappant, selon CNN et Al Jazeera, au contrôle des autorités centrales depuis plus de six mois, est « tombée » en moins de trois jours et avec un nombre de « victimes » relativement modeste, alors qu'à Baba Amr, un quartier de Homs, il fallut plus de trois semaines pour venir à bout des terroristes qui y faisaient régner leur loi ?

Parce que, contrairement à ce que nous racontent Al Jazeera et ses succursales ici, l'Armée Syrienne n'a pas voulu d'un bain de sang à Baba Amr. Parce que cette armée voulait débusquer les terroristes responsables, eux, de ces atrocités dont Bouvier, Daniels, etc. en font la promotion. On sait maintenant que ces gens n'ont de journalistes que le nom et qu'il s'agissait en réalité d'aventuriers militants.

Le plus intéressant dans cette affaire est que l'armée syrienne, la vraie, opère, avec méthode, sur la frontière turque, au nez et à la barbe d'Erdogan l'Ottoman. Aucune zone, humanitaire ou pas, de non droit, à la Benghazi, ne sera jamais tolérée en Syrie, jamais. Il est par ailleurs très révélateur de constater qu'Erdogan, qui « accueille » l'ASL et le CNS chez lui, qui veut attaquer les navires de guerre israéliens qui s'opposeraient à son «  aide » aux Palestiniens et qui « ordonne » au Président syrien de s'en aller, est à ce point incapable de soutenir « son armée syrienne libre ».

L'ASL défaite, sauf chez Al Jazeera et Al Arabiya, reste le problème des Jihadistes, fournis et financés par les Bédouins. Les infiltrations, notamment au travers les longues frontières irakiennes, ne pouvant être totalement stoppées, elles seront néanmoins beaucoup moins efficaces, pour autant qu'elles ne l'aient jamais réellement été. Cela est notamment vrai pour ce qui est du soutien logistique qui leur est indispensable.

Les « très » mauvaises nouvelles se succèdent pour Al Jazeera et Al Arabiya où les démissions s'enchaînent à un rythme effréné. Elles sont tout aussi mauvaises pour la soi-disant opposition syrienne où, après Manna, grande figure de cette dernière, Michel Kilo, historique et respectable opposant syrien, se distance à son tour du Conseil d'Istanbul. Elles ne sont pas plus brillantes non plus pour le tandem Juppé/Sarkozy, libérateurs de la Libye et spectateurs de la probable guerre civile qui s'y prépare.

Les nouvelles sont décidément tout aussi mauvaises pour nos médias, vous savez, les succursales d'Al Jazeera. Alors qu'ils s'y étaient préparés, ils ne pourront malheureusement, pou eux, pas nous rééditer le feuilleton de Baba Amr à Idleb. Ils y furent pris de court. Il n'y a « presque » plus rien à voir. Ils doivent s'en prendre à l'ASL qui s'en était retirée « stratégiquement ».

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : homs, syrie, gowrié, baba amr, asl, juppé, sarkozy, cns, kilo, manaa, terrorisme, opposition syrienne

15/03/2012

Le Matin : journal militant

Ce billet devait paraître hier mais la pudeur et la tristesse m'en empêchèrent. Ceci ne fut malheureusement pas le cas de tout le monde. Les vingt huit victimes, dont 22 enfants, de l'accident de car en Valais, ne dût pas les émouvoir autre mesure.

Ainsi, on pouvait lire, sur la manchette de ce journal : «Atrocités en Syrie, signer l'appel du Matin».

Dans la version électronique, on lit que Madame Calmy Rey, ex ConseiCalmy Rey voilée.PNGllère Fédérale a déjà signé l'appel. On lit aussi qu'elle est « pour une intervention militaire en Syrie ». Et pour ce qui est de l'Iran, que pense cette grande Dame ?

Voici le monde merveilleux de nos médias. La patience n'étant pas la vertu première de « nos » journalistes, on apprend gentiment que le « massacre » de Homs d'une cinquantaine d'hommes, de femmes et d'enfants est probablement l'œuvre des insurgés que Madame Bouvier, vous savez la « journaliste, paraît-il » militante française est allée soutenir.

Je rappelle à cette occasion que nous n'avons toujours pas la moindre image, le moindre document du périple de cette personne en terre du Jihad à Baba Amr.

Pour revenir au massacre de Homs, comme pour tout le reste des informations distribuées par Al Jazeera à nos médias, sait-on pourquoi personne n'en parle plus, d'un seul coup ? Serait-ce parce qu'on sait maintenant qui l'a commis ? Les enfants d'Al Jazeera et des Bédouins, soutenus par Juppé et compagnie ? Les médias qui ont « commercialisé » la nouvelle, seront-ils sanctionnés un jour ?

Est-ce que vous savez maintenant pourquoi la Russie et la Chine ne bougeront pas d'in iota de leur ligne concernant la crise syrienne ? Serait-ce parce que la vérité, sur le terrain, ne correspond pas à celle commercialisée par Al Jazeera, Al Arabiya et leurs succursales ici ? Oui, certainement.

Voici, à ma "presque" grande surprise, un billet écrit par un autre blogueur, Monsieur Demir Sönmez. Les consciences commencent-elles à se réveiller ?

Demir Sönmez : l'assassinat d'un imam à Anderlecht

Oui, je fais porter l'entière responsabilité de la situation aux oiseaux de malheurs : Al Jazeera, Al Arabiya, BBC, France 24, France Info, mais aussi, hélas, nos propres médias ici.

 

09:19 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : le matin, syrie, gowrié, micheline calmy rey, calmy, homs, juppé, al jazeera, médias

08/03/2012

Daniels, Bouvier et les autres : dans l’enfer de Homs

Celui qui a écrit le scénario unique qu'exécutent à tour de rôle les « journalistes » se rendant en Syrie doit se frotter les mains : l'exécution frise en effet la perfection.

Avec, toutefois, quelques...imperfections.

Commençons par la fin, le retour, après 9 jours de « clandestinité » à Homs, des « journalistes » Bouvier et Daniels. Ce dernier ne sait plus où se donner la tête tellement il est « sollicité ». Une des meilleures performances est celle réalisée par France Info, dont voici la reproduction originale complète. Je me contenterais, quant à moi, des âneries des deux : France Info et William Daniels.

Capture.PNG

La plus grosse, par ailleurs commune à tous nos médias, étant de raconter, pratiquement dans la même phrase, une chose et son exact contraire.

On nous prend, à tort, pour des ânes.

Daniels a donc vu, de ses propres yeux, à partir du « centre de médias » à Homs, que l'armée syrienne « visait spécifiquement les journalistes ». On avait Hamouche et son crime d'état, nous avons maintenant Daniels et ses drones.

1.    Daniels nous confirme donc avoir vu les mortiers de l'armée syrienne viser les journalistes. Il suppose donc que cette même armée savait qu'il y avait des journalistes et où ils se trouvaient. C'est ce même Daniels qui nous confirme être entré « clandestinement » en Syrie et que personne, à part ceux qui l'hébergeaient, ne le savait.

2.    L'armée syrienne sait donc précisément où se trouvent les journalistes et les « bombarde » consciemment, d'où l'accusation pour meurtre de Juppé. On aimerait juste savoir comment ce Daniels a pu s'échapper et partir pour le Liban alors que l'armée syrienne avait pris possession du quartier depuis trois jours. N'oubliez pas : l'armée connaissait la maison où se cachait Daniels.

3.    Le plus marrant, c'est certainement pour cela que plus personne ne croit ces pseudos journalistes, est lorsque, dans la même phrase, Daniels, ainsi que le « collègue » qui l'interroge, parlent d'une armée syrienne visant spécifiquement les journalistes et tirer aveuglément sur la population « civile ». Daniels nous parle même de drones, il les a vus de ses propres yeux, survolant « tout le temps » Homs afin de photographier les mouvements des « insurgés » et guider les tirs. C'est fantastique, non ? Ce n'est donc pas la faute des drones qui, eux, ont bien guidé les tirs. Ce sont juste ces derniers qui n'en font qu'à leur tête. Certains s'en vont viser « spécifiquement » les journalistes, alors que d'autres, probablement excédentaires, vont tomber « aveuglément » sur la population civile.

Le pire est que ces gens n'ont même pas le courage d'assumer le rôle qu'ils se sont choisi. Daniels et ses acolytes, sont entrés clandestinement en Syrie où ils sont allés rejoindre leurs « camarades » dont certains, les jihadistes wahhabites, y sont aussi entrés clandestinement. Mais Daniels ne va malheureusement pas au bout de sa démarche militante.

On attend maintenant juste qu'il fasse la tournée habituelle : deux ou trois médias par ci par là et...la fameuse interview d'Al Jazeera.

A propos, maintenant que j'y pense, ce Daniels, ainsi que tous les "clandestins" de Homs, sont des journalistes et, surtout, paraît-il, des photographes. Peut-on leur demander de nous montrer un petit quelque chose à se mettre sous la dent ? Quelques photos, un petit reportage, des rencontres, avec les manifestants pacifiques, n'importe quoi, non ? A moins qu'ils ne veuillent qu'on se contente de leurs...récits !

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : homs, syrie, daniels, bouvier, gowrié, islamisme, médias, désinformation, al jazeera

05/03/2012

Syrie : la boite noire, médiatique, de Baba Amro s’ouvre

Ainsi, baba Amro, quartier rebelle « libéré » par les manifestants « pro démocratie », selon Les succursales d'Al Jazeera ici, est tombé. Entre manifestants « pacifiques », déserteurs bien moins pacifiques, simples truands, bandits de grands chemins, hommes d'Al Qaeda et...journalistes clandestins, le « melting pot » (en français « pot pourri », au propre comme au figuré) de ce quartier a de quoi é(dé)tonner.

Il paraît même que la Françe veut rendre les autorités syriennes responsables de la mort des « journalistes » qui se trouvaient dans le centre de médias (il l'appellent comme cela, le plus sérieusement du monde) au cœur de ce même quartier. Comme il devient fatiguant de parler de la stupidité des personnes lançant de tels propos, il conviendrait à ce stade de tirer un trait définitif là-dessus en leur conseillant d'aller personnellement le faire, sur place, s'ils le peuvent . Pour ma part, la France fait tout pour apparaître comme un pays ennemi, il faut dès lors la traiter comme tel : en ennemi, avec toutes les conséquences que cela suppose.

Voici le premier d'une série de documents, découverts, entre autres, dans le centre des « médias » à Baba Amro. Il nous montre le « héro » médiatique de Homs : Danny le magnifique, pourvoyeur officiel de nos médias ici de la plupart des « documents » que vous avez vus sur vos écrans. En l'occurrence, il préparait un document « exclusif » pour CNN. Edifiant.

En voici la traduction :

9ème - 12ème seconde : Danny, correspondant de CNN, attend qu'on l'appelle.Capture Danny.JPG

19ème - 25ème seconde, Danny  : c'est bon, qu'on laisse le fusil avec nous.

33ème - 41ème : « remarquez, aucun bruit de coups de feu, d'explosions, etc.)

1min03 - 1.07 : J'ai les doigts gelés. Il dit ensuite : amène-moi un matelas STP (il est fatigué d'attendre).

1.21 - 1.25 : « remarquez, Danny semble à l'aise, pas de danger de tirs ou d'explosions.

1.36 - 1.38 : (il plaisante ), c'est ta grand-mère qui t'appelle.

1.39 - 1.42 : On est « Al Waiting » (il le dit en anglais) mis en attente mec.

1.48 - 1.51 : un quart d'heure d'attente

1.56 - 2.09 : une conversation entre le caméraman et « Danny »

Le caméraman : Danny tiens-toi prêt, ça peut venir à n'importe quel moment.

Danny : est-ce que tu lui a demandé de préparer la cible ? Qu'il frappe...non, non, qu'il frappe.

Le caméraman : regarde la caméra

Danny : comme je te le dis (qu'il frappe)

2.10 - 2.11 : on entends une sorte d'explosion (comme demandé)

3.05 - 3.11m le caméraman dit à « Danny » : dis-leur qu'il y a des immeubles en ruine et qu'on est en train de retirer les cadavres des décombres.

3.17-3.18, après presque une heure d'attente, c'est le tour de Danny sur CNN : « yes, yes I can hear you. Oui, oui, je vous entends)

3.35 - 3.38 : (est-ce qu'on entend des bruits de tirs ou d'explosions ?)

3.40 - 3.47 « Danny » : vous-voulez savoir ce qui se passe, oui ? Ils bombardent depuis plus de trois heures.

3.50 : que l'on compare la situation avec ce que diffuse CNN en même temps.

3.53 : le présentateur de CNN demande s'il y a quelque deux cents morts depuis une heure ou deux

3.58 : « Danny », nous avons 200 morts depuis deux heures (on se demande qui a eu le temps d'aller compter les morts, en direct et sous les bombes)

4.03 : « Danny » dans la première demie heure il y a eu 40 morts.

4.14 : le présentateur demande à Danny : à quel point les tirs de mortiers sont-ils aléatoires ? Est-ce que vous êtes en train de dire que l'armée tire sans discrimination ?

4.21 - 4.22 : dans la ville même, dans la ville même (on remarque ce que CNN diffuse en même temps alors que « Danny » enregistre tranquillement « son sujet »). La rue est juste à côté de moi, il n'y a que des civiles là-dedans et j'entends les tirs là, là-dedans.

5.00 (une autre présentatrice CNN interroge « Danny ») : dites-nous « Danny » quelle est la situation ? Qu'avez-vous entendu ou vu ?

Danny : la situation est vraiment, vraiment mauvaise. On est bombardé depuis cinq heures maintenant et il y a eu 200 morts (ce chiffre semble magique). Il y a des gens au beau milieu de la rue et on n'arrive pas à les enlever. Si vous essayez de les enlever, on vous tire dessus (cela se voit, non ?)

6.21 : on demande l'aide de n'importe qui, Israel ou n'importe qui d'autre.

Il va sans dire que nos médias, en possession de dizaines de tels documents, ne les diffusent pas, se contentant de ceux postés par...Danny.

A ceux qui objecteront en disant que si on laissait les journalistes entrer librement en Syrie, on couperait la route à Danny et ses acolytes, je dis : Faux.

1.       Parce que les articles et reportages de ceux-ci sont écrits à l'avance (on a vu l'épisode de Gilles Jacquier et le crime d'état dont nos « journalistes » ont accusé les autorités syriennes alors même que ce sont les insurgés qui ont tiré). On a aussi vu l'épisode de M. Vannay, qu'on n'entend plus depuis.

2.       Parce qu'un journaliste professionnel, au contraire d'un militant, se doit de présenter les choses de sorte à ce que son lecteur (téléspectateur) puisse comprendre les choses des « deux » côtés de la ligne de démarcation. Mais, je le reconnais, ceci est du ressort des seuls journalistes « professionnels ».

La dernière « trouvaille » des Européens, qui ont chargé le président turc de la transmettre, est de déclarer qu'un scénario à la yéménite serait la meilleure solution pour la Syrie. C'est vraiment fantastique de voir, alors qu'ils sont battus à plate couture, comme ces gens continuent à faire croire qu'il peuvent encore dire qui doit faire quoi. Pour le reste, on vient d'apprendre que les militants « pacifiques » d'Al Qaeda au Yémen, viennent de tuer une trentaine de soldats de l'armée régulière.

Les terroristes, chassés de Baba Amro, viennent de déclarer se retirer de Rastan « après l'avoir libérée ». Cela a été relayé des centaines de fois par Al Jazeera et ses succursales ici.

Et pour finir, voici les derniers exploits des manifestants pacifiques :

Mardi, une bombe explosait à Alep, quartier El Ferdous, faisant deux morts de 15 et 17 ans. Silence total de nos médias

Samedi 3 mars, un home s'est fait exploser, avec sa voiture, à Damas, on ne connait pas le nombre exact des victimes. Silence de nos médias.

Samedi toujours, dans un quartier très fréquenté à Alep, deux jeunes gens, arméniens, sont kidnapés par des hommes armés. Silence de nos médias.

Ceux qui ont fait tout cela sont certainement des héros comme auraient pu le dire Edith Bouvier et William Daniels.

Si on nous prend pour des imbéciles, c'est qu'on l'a certainement mérité.

 

22/02/2012

Homs ne craint pas l’assaut final, elle l’espère

Une grande majorité d'entre ses habitants en tout cas, comme par ailleurs la très grande majorité des Syriens. Fatigués par onze mois d'une gigantesque prise d'otages, par quelques gangs armés, à l'échelle d'un pays, que la propagande « hystérique » de nos médias présente, aujourd'hui encore, comme des manifestants pacifiques, ce alors même que plus personne, ou presque, ne manifeste en Syrie. Il semblerait que leur vœu sera très bientôt exaucé, à moins qu'Angelina Joli n'ait dégainé la première (il ne faut tout de même pas oublier qu'il s'agit de Lara Croft ; brrrrrrrrr)

A part cela, le terrible Juppé et la non moins terrible Clinton, ordonnant le départ du Président syrien dès les premiers jours des "manifestations pacifiques" insistent maintenant pour aboutir à une solution politique. Mais alors, moi qui croyais qu'Assad a perdu toute légitimité et "qu'il n'y a pas moyen" qu'il reste au pouvoir, ni qu'on négocie avec lui ! pour ne pas perdre la face, il leur en reste, les Américains précisent que cependant" toutes les autres options restent sur la table (j'adore cette expression) si Assad refuse de négocier. Bon.

On aura tout vu dans la crise syrienne, y compris ce que l'on peut ranger dans la case du jamais vu, ce sur tous les plans : diplomatique, pour autant que ce mot ait encore un sens, politique et, surtout, médiatique. Je ne crois pas me tromper en affirmant qu'aucun autre événement dans l'histoire ne fut traité avec une telle intensité, un tel acharnement et avec autant d'application. C'est du quotidien, voire du multi quotidien.

Que peut-on invoquer pour expliquer une telle hystérie ? Nous évacuons immédiatement les préoccupations démocratiques car cela ne fait plus rire personne. Serait-ce la compassion ? Que nenni, aux dernières nouvelles des milliers de personnes meurent chaque jour, et pas uniquement de faim, en Somalie et au Darfour (où plus de 300'000 personnes auraient péri). La misère et le désarroi des gens ? Hmmm. Lors de l'invasion « amicale » de l'Irak par les « libérateurs » Américains, plus de 4 millions des habitants de ce pays l'ont fui. Dans le cas syrien, malgré les essais désespérés des Occidentaux et aux dires même des « organisations humanitaires », le mouvement n'arrive pas à « décoller ». On a complètement oublié le grand camp de réfugiés sur la frontière turc et celui de Jordanie n'arrive pas à « attirer » plus de trois mille personnes. A propos du camp turc, où, tiens, Angelina Joli s'était rendue en son temps, savez-vous pourquoi plus personne n'en parle ? Serait-ce parce qu'il s'agissait, dès le départ, d'un camp destiné à accueillir les...gangs armés (ils s'appellent l'ASL) ?

A propos d'ASL, où en est-on exactement ? On nous dit que les désertions se comptent par milliers ! Quel est le plus haut gradé ayant déserté ? En dehors, bien évidemment d'un colonel...à la retraite !

Il y a, notamment dans le cas de Homs, quelque chose d'incompréhensible. Logique mais incompréhensible. C'est au moment même où les gangs armés et leurs couvertures médiatiques d'ici se targuent de contrôler la majorité de la ville, ils lancent, tous les deux, des appels désespérés à l'aide « parce que, je vous le donne en mille, le régime « réprime » les manifestants « pacifiques ». La même chose s'était déroulée dans les « banlieues » de Damas. Les médias d'ici ne tenaient plus sur place : l'ASL est à quelques mètres du Palais présidentiel. Ce sont les mêmes, exactement les mêmes, qui ont recommencé les larmoiements lorsqu'ils furent littéralement laminés par l'armée, la vraie.

Ne l'auriez-vous pas encore compris ? Cela ne prend plus...depuis un moment déjà.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, homs, gowrié, asl, turquie, jordanie, médias

21/02/2012

L'excellent Monsieur Ford

Une des choses les plus remarquables dans la crise syrienne, c'est sa singularité. Rendez-vous compte : les USA, leurs laquais européens, les bédouins dans leur totalité...une offensive d'une violence inouï e et sans précédent s'abat sur ce pays. Des ambassadeurs rappelés, d'autres, syriens, renvoyés. Une hystérie fiévreuse s'est emparé des Occidentaux et leurs alliés locaux : la Syrie résiste.

Certains acteurs semblent avoir des comptes personnels à régler avec la Syrie. L'antipathique Juppé poursuit inlassablement l'œuvre de son ex patron Chirac. Ce dernier, vous ne le savez peut-être pas, habite un luxueux appartement en face du Louvre offert gracieusement par Saad Harriri, vous savez, le fils de Rafik Hariri, assassiné en 2004 par les Syriens (selon, bien évidemment, les Américains et les Français). Depuis, on nous dit que c'est le Hezbollah. Et demain ?

Un autre qui semble avoir des comptes personnels à régler avec la Syrie est Monsieur l'Ambassadeur.

Monsieur Ford est l'actuel ambassadeur à...nulle part. Il est donc l'ex ambassadeur des USA à Damas. Accessoirement, il fut et est toujours un acteur majeur dans la crise qui secoue la Syrie actuellement. Il se trouve actuellement, avec la totalité de son staff en...Jordanie. Tiens, tiens : que se passe-il en Jordanie ?

Après avoir « essayé » et partiellement réussi son entreprise malfaisante là où il était supposé représenter les intérêts » de son pays, cet agitateur professionnel s'en alla exercer ses talents chez le laquais local le plus fidèle : le roi de Jordanie. De là, il vient de publier, je crois que ce doit être la première fois dans l'histoire de la diplomatie, des cartes prises par les satellites américains de ce qui est supposé être des quartiers bombardés par l'armée syrienne. La folie dogmatique de cet homme n'a décidément aucune limite. A peine sortis, Moon of Alabama, célèbre blog de l'autre côté de l'atlantique, nous apprend que non seulement les clichés en question ne démontrent rien, mais que certains d'entre eux démontrent l'exact contraire. Pauvre Monsieur Ford. A noter que, à l'instar de tous les autres propagandistes d'ici, l'histoire n'a vécu que quelques heures, le temps de produire son effet immédiat et éphémère. Depuis, plus rien, zéro, le néant.

Revenons à la Jordanie. Le « truc » de Deraa ayant échoué, de même que celui de Banias, Zabadani, Jisr el Shoughour (sur la frontière turc), Idlib et bientôt Homs, où les terroristes wahhabites vivent probablement leurs dernières heures, c'est la Jordanie qui est maintenant chargée de prendre la relais. Les Jordaniens vont très certainement le regretter.

On assiste effectivement depuis quelques semaines à une sorte de « préparation  médiatique », un petit « show » montrant des blessés libyens arrivant en masse se faire soigner...en Jordanie. Pas en Tunisie, pas en Algérie, pas en Egypte, pas au Qatar, même pas en France, mais en Jordanie. La médecine jordanienne doit être à ce point performante...

De plus en plus de voix s'élèvent en Jordanie, dans les endroits où la densité des « malades libyens » est assez forte, pour dénoncer les pratiques et exactions des « frères libyens ». Des rumeurs, non encore vérifiées, parlent de milliers de jihadistes libyens concentrés dans une zone militaire proche de la frontière avec la Syrie, certains d'entre eux semblent les avoir déjà traversées. D'autres rapports font état d'hommes et d'armes traversant la frontière irakiennes. Le but étant, évidemment, d'aider la révolte « pacifique » syrienne.

A ce stade, nous n'avons toujours aucune réponse quant aux raisons de cet acharnement extraordinaire contre la Syrie. Quelqu'un aurait-il des pistes ? Attention, il y a un piège : il s'appelle démocratie et liberté.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ford, usa, juppé, gowrié, syrie, homs