26/01/2015

Davos 2015 : la lutte contre le terrorisme est lancée

On a rarement assisté à un tel degré de bêtise, incurie et bassesse "politique" voire simplement humaine. De passage à Davos avant de s'envoler pour saluer pour la dernière fois son "ami" feu le roi Abdallah, le gros de l’Élysée, très à l'aise devant un parterre rempli d'ennemis (vous savez, les financiers du temps de sa campagne électorale) s'est fendu d'un discours que seule la décence m'empêche de qualifier. Décence dont ce personnage semble désormais totalement dépourvu.

Pas de discours donc. On se contentera de reproduire strictement celui du flasque.

Après avoir reconnu que le terrorisme bénéficie de "flux financiers considérables", il s'adressa aux personnes présentes, représentants de l'économie, en ces termes (minute 15:15):"j'appelle le système financier à couper les sources de financement d'alimentation du terrorisme, à en terminer avec les paradis fiscaux". "Ne laissez pas agir aujourd'hui une bête qui vous frappera aussi le moment venu". Ce fut ce qu'il a dit, mot pour mot. Inutile de dire que tous les médias ont répété cela toute la journée à un rythme d'une fois toutes les trente minutes. Sans que cela ne soulève le moindre commentaire de la part de personne.

Ainsi, à réécouter encore et encore le discours de Flamby, histoire d'être certain de ce qu'on a entendu, on comprend que c'est le système financier international qui est responsable du financement du terrorisme"islamiste" (j'insiste sur ce point, très important car c'est le gros lui-même qui l'a précisé au début de son discours). On comprend aussi que la responsabilité des paradis fiscaux dans l'affaire est grande. Voyons donc cela.

  1. Le système financier international n'est autre que UBS, CS, BNP, Crédit Agricole, Société Générale, Deutsche Bank et je ne vais pas citer tous les instituts financiers du globe. Ceux-là sont donc responsables du financement du terrorisme islamique, puisque le Président de la République leur demande de couper les sources de financement de ce dernier.
  2. Les paradis fiscaux. Regardons pour cela cette magnifique carte, où notre pays figure en très bonne place.   paradis fiscaux dans le monde   Mais aussi:
  • Le Delaware
  • Les Bermudes
  • Jersey
  • Guernsey
  • Singapoure
  • Andorre et j'en passe.

C'est ainsi qu'on découvre maintenant que la Suisse, l'UBS et le Crédit Suisse financent le terrorisme islamique.

Quelques heures après ce discours, Hollande s'envolait pour dire au revoir à "son ami" le roi Abdallah, d'Arabie Saoudite. Au passage, il a pondu cette perle incomparable : "je salue la mémoire d'un homme  d'état dont la vision d'une paix juste et durable au Moyen Orient reste plus que jamais d'actualité".

Et tout cela se passe, sans le moindre problème, sans le moindre commentaire, de la part de personne

Croyez-le ou pas, ce qui précède n'est même pas le plus important dans le "discours" du Gros de l’Élysée. Au début de la partie consacrée au terrorisme, il a parlé de la...Libye. Tout comme le terrorisme islamique est, selon Flamby, la responsabilité du système financier, il n'y est pour rien non plus pour ce qui est de la Libye où c'est le manque de "suivi" qui a conduit le pays là où il est maintenant. Bientôt, on découvrira que l'Algérie a été colonisée par des extraterrestres et que Sarkozy est le fils naturel de Liliane Betencourt. Quoique, dans ce dernier cas...

En revanche, lisez encore une fois attentivement ce que ce personnage a déclaré à propos de feu le chef du royaume wahhabite : "Je salue la mémoire d'un homme  d'état dont la vision d'une paix juste et durable au Moyen Orient reste plus que jamais d actualité"".

10:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (22) | Tags : davos, terrorisme, islam, islamisme, hollande, france, arabie saoudite

03/03/2014

Ukraine : ce que la Russie devrait faire

Les événements semblent s'accélérer en Ukraine. Comme prévu, les pantins de Kiev, à l'image de leur prédécesseur géorgien, l'homme aux manches trop courtes, ont, sous l’impulsion (ordre ?) de leurs commanditaires occidentaux, pratiquement déclaré la guerre à la Russie. Ils croient manifestement que leurs "amis" de l'Ouest courront à leur secours.

L'OTAN, par la voix de son secrétaire général, vient par ailleurs de déclarer que la Russie "menace la paix et la sécurité en Europe". Logiquement, cela signifie que les Occidentaux et l'OTAN la garantissent. Curieux mais habituel jeu double des "Occidentaux" : la démocratie et la liberté sont des valeurs "suprêmes". Voyons cela.

Le président ukrainien, aussi corrompu soit-il, est élu démocratiquement. Cela n'empêche pas les "démocrates" occidentaux de courir à Kiev, haranguer les foules et demander à la Russie de "respecter" la volonté du Peuple.Quel Peuple ? Celui qui manifeste à Maidan ? C'est la nouvelle mode maintenant. Dès qu'un Peuple manifeste, il faut respecter sa volonté et déguerpir. A une seule condition : que ce peuple soit "non occidental". Comme par hasard, le peuple (et non pas Peuple) qui manifeste à l'est de l'Ukraine n'a pas le droit de faire. Sa volonté, elle, n'est pas vraiment...démocratique.

A partir de là, les Occidentaux "montent" le ton et...menacent même la Russie. Rasmussen, le secrétaire général de l'OTAN, a, préalablement à la réunion "urgente" de son organisation, nommé directement La Russie et Poutine les accusant de "menacer la paix et la sécurité" en Europe. Avec son maître d'outre Atlantique, ils sont allé jusqu'à menacer la Russie.

Pour l'instant, les Russes, contrairement à leurs "partenaires" Occidentaux, ne font pas beaucoup de commentaires Ils se contentent de...faire. Il n'aura échappé à personne que, jusqu'à l'heure où ces lignes sont écrites et alors même que la Crimée est entièrement sous contrôle russe, pas une balle ne fut tirée. On parie que les Russes attendent et rêvent d'une petite folie, même individuelle, de la part de l'Ukraine.

Voyons maintenant ce que les Occidentaux déclarent vouloir "infliger" aux Russes : sanctions économiques, isolement sur la "scène internationale", ainsi que la panoplie habituelle de leur part en de pareilles circonstances. Les Américains poussent la folie jusqu'à déclarer vouloir geler les avoirs russes. Et c'est ici que, je l'avoue, j'en veux aux dirigeants russes. Car, contrairement aux Américains, les Russes ne sont pas encore "habitués" à leur force réelle. C'est probablement la raison essentielle de leurs hésitations et réactions quelque peu timides. Le problème des Russes est qu'ils ne se posent pas réellement la question de savoir comment les Occidentaux réagiront si, par mesure de rétorsion :

  1. Ils commencent par couper toutes les livraisons de gaz à l'Ukraine, du jour au lendemain.
  2. Ils exigent le remboursement des 20 milliards d'Euros que l'Ukraine leur doit.
  3. Ils coupent, du jour au lendemain, les livraisons de gaz à destination de l'Europe tout en gênant, pour ne pas dire plus, militairement, toute sortie d'hydrocarbures du Golfe persique
  4. Ils considèrent toute déclaration de la part des Occidentaux comme hostile et appelle une réaction violente.

Science fiction ? Folie ? Pas vraiment.

Encore une fois la question : que peuvent faire les Occidentaux ?

Rien, absolument rien. Sauf, peut-être, revenir à la raison, trop tard comme à leur habitude pour aller quémander de l'Ours.

Et le Peuple, dans tout cela ? Et bien, cette question, il faut la poser à Obama, Hollande et le sinistre Fabius. A moins que BHL ne s'en charge lui-même

 

 

 

09:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : ukraine, russie, bhl, hollande, obama, poutine, crimée

13/09/2013

Les Anglosaxons...et les autres : la question syrienne

Qu'on les aime ou pas, les Anglo-saxons ont deux facultés dont la plupart des autres peuples sont maigrement pourvus : le pragmatisme et la capacité d'adaptation à toute situation que les "circonstances" leur imposent.

C'est , à peu près, l'unique raison expliquant l'hégémonie britannique sur le monde pendant plus de trois siècles et celle des USA ensuite.

Les dogmes ? Ils les laissent aux autres. Eux, ils cherchent plutôt l'efficacité. Celle, Parfois malheureusement, de l'éléphant, ou plutôt du Rhinocéros, détruisant sans distinction tout sur son passage.

Revenons à la question syrienne. Il y a de cela un peu plus de deux semaines, tout le monde qualifiait Cameron soit de lâche soit, au mieux, d'un hésitant s'étant tiré une balle dans son propre pied. Je n'ai jamais crû cela. Je crois au contraire que le Premier Ministre de sa Gracieuse Majesté s'en est impeccablement bien sorti. Il faut parfois non seulement lire entre les lignes, mais aussi observer les postures. La véhémence du ministre des Affaires Étrangères, Haig, n'avait d'égal que ses menaces répétées à l'encontre du régime de Damas. Jusqu'au jour où...il a reçu les premières analyses de ses services chargés d'enquêter sur la supposée attaque chimique de Ghouta près de Damas. Depuis, on ne l'entend plus. Mais plus du tout. Et hop...Cameron sort la consultation de son Parlement de sa pochette magique. Il est vrai que la GB, surtout lorsque cela l'arrange, est une grande démocratie.

Cela vaut la peine de s'attarder sur cet épisode car le sémillant Hussein Obama est en train de suivre le même chemin, toutefois d'une manière un peu plus maladroite.

Cameron nous a bien vendu son histoire de champion de la démocratie voulant s'assurer de l'adhésion de "son peuple". Un numéro d'artiste : il continuait à montrer une attitude extrêmement agressive envers la Syrie, faisait même croire à un lobbying très actif auprès des députés mais, derrière les coulisses, c'est le lobbying inverse dont il a chargé ses services d'exercer auprès des élus. C'est exactement ce que Obama a commencé à faire dès la semaine dernière. Ce dernier va jusqu'à demander à ses services de préparer la liste des cibles à attaquer mais, en même temps, décide de consulter, à son tour, le Congrès.

Comme Cameron, Obama "exerce" un "lobbying" très actif auprès des élus, en surface. Derrière, c'est l'exact contraire : on leur fait bien comprendre qu'il vaut mieux se montrer...hostiles à une intervention armée.

La face est sauvée.

Et qui est le dindon de la farce ? Les Français, comme d'habitude. Raison ? Dogmatiques, comme d'habitude.

L'affaire est même, je le crois, plus savoureuse que cela, si je puis m'exprimer ainsi. Tout le monde semble avoir totalement ignoré que la proposition fracassante de la Russie, concernant la mise sous surveillance internationale de l'arsenal chimique de la Syrie, qui semble avoir pris tout le monde de court, n'est en réalité pas du tout la leur. C'est Kerry, oui, Kerry lui-même qui, deux jours auparavant, à Londres, en a parlé le premier.

C'est Kerry qui demande mais c'est Lavrov qui propose.

De nouveau, la face est sauvée. Et qui est, de nouveau, le dindon de la farce ? Je vous le donne en mille.

La suite, on la connaît. Une offensive russe tous azimutes. Sans possibilité pour personne d'autre d'en placer une. La dernière en date, sous forme d'une leçon magistrale sur la manière dont les affaires du monde doivent être conduites, est l'interview accordée par Poutine au New York Times, calmement, sans agressivité. En vrai homme d'état, pour une fois, leader d'une "vrai" grande puissance, n'en déplaise à certains esprits chagrins. Ceci ne l'empêche toutefois pas, dans la même tribune, de hausser encore un peu plus le ton en, cette fois, mettant en garde les Américains contre toute velléité d'intervention militaire en Syrie.

Je terminerais par une nouvelle qui doit certainement faire plaisir aux producteurs de l'émission Infrarouge, qui s'est, mardi dernier, consacrée à faire la énième promotion de la CNS, vous savez, ceux qui veulent que l'on bombarde leur propre pays. Les "purs" qui veulent remplacer le régime corrompu de Damas, ramassant, au passage, les miettes que les monarchies bédouines daignent leur jeter. L'ASL, comprenez Armée Syrienne Libre, vient de déclarer qu'elle refuse l'initiative russe. Il y a aussi le CNS, très chère à l'émission Infrarouge, qui a fait de même.

Puisque cette initiative vise à...contrôler les armes chimiques (l'ASL et ses maîtres à Washington et Paris accusent le régime de les avoir utilisées), ils doivent, à l'ASL et à la CNS (Coalition Nationale Syrienne, hôtes du Qatar et de la Turquie), plutôt s'en réjouir, non ?

02/04/2013

Le Jihad de la baise

La crise syrienne, sans nul pareil dans l'histoire, nous en aura fait voir de toutes les couleurs. C'est ainsi que, coup sur coup, le 26 et 27 mars, des "ulémas" (entendez docteurs en religion) Tunisiens et Saoudiens, nous ont sorti des fatwas toutes fraîches autorisant :

1. Le "mariage de baise" (c'est la traduction littérale de l'arabe)

2. La capture des femmes, dans les endroits "libérés" par les jihadistes. Ceux que François Hollande, David cameroun veulent armer. Ceux que notre DFAE a déjà financés.

De quoi s'agit-il exactement ? Pour ce qui est de la première, les Jihadistes, à qui est promis le Paradis et une cohorte de 72 Houris (Houris), ont, en attendant leur "martyre", besoin de quelques distractions. Techniquement, on touche là au sordide, le Jihadiste se "marie" avec une jeune femme et peut passer immédiatement à l'acte. Suite à quoi, il doit "impérativement" divorcer d'elle, afin qu'un autre Jihadiste puisse se "marier" à son tour. A cet effet, une trentaine de jeunes filles Tunisiennes ont déjà été expédiées en Syrie. Parmi elles, une jeune "vierge" de 16 ans, partie avec "son frère" de 3 ans son aîné. Lui pour le Jihad, elle pour...

Pour ce qui est de la capture des femmes, dont le terme en arabe, emprunté, comme pour tout le langage utilisé par les islamistes, aux premiers jours de l'Islam, est bien plus abaissant, il s'agit ni plus ni moins de réduire en escalvage, en l'occurrence sexuel, toute femme se trouvant dans les zones investies par les Jihadistes.

C'est ainsi qu'on a trouvé dans les poches de Jihadistes Tunisiens et Marocains des pochettes contenant une septentaine de mouchoirs parfumés, au nombre des Houris, ainsi que quelques cachets de Viagra.


Il faut peut-être demander à MM. Hollande, Cameron et, accessoirement, Burkhalter de nous expliquer comment comptent-ils instaurer la démocratie rêvée une fois que leurs protégés sont, ces derniers peuvent toujours rêver, au pouvoir (à l'instar des Talibans en Afghanistan après le départ des Soviétiques, par exemple). Il faut aussi demander à ceux qui commandent aux destinées de notre RTS nationale, à redevance, ce qu'il est advenu de tous ces sujets et reportages piochés tels quels dans la besace d'AlJazeera voire directement chez les terroristes.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : islam, jihad, jihadiste, syrie, hollande, cameroun, dfae, didier burkhalter, fatwa

18/01/2013

Les terroristes face à leurs rejetons

En Syrie, ce sont des combattants de la liberté. Au Mali, ce sont des terroristes. Et en Algérie, ils sont des preneurs d'otages sanguinaires.

Reprenons depuis le début : Afghanistan, 1979. L'URSS envahit le pays, les Américains, décidés à abbattre les Soviétiques, créent les Talibans et, dans la foulée, Al Qaïda. Ils sont alors des "résistants" contre l'envahisseur. Les Américains leur avaient même fourni les fameux Stingers qu'ils, soit dit en passant et expérience faite, leur refusent en Syrie. Quelques années plus tard et deux tours jumelles descendues, ils deviennent des terroristes. Toujours terroristes en Irak, parce que combattant l'envahisseur Américain, tiens, ils changent encore une fois de peau pour devenir des révolutionnaires à la recherche de la liberté, en Lybie. Rappelons tout de même que le "commandant militaire" de la région de Tripoli ne fut autre qu'un certain Abdelhakim Belhadj, numéro deux d'Alqaida dans le pays, revenu fraîchement d'Afghanisatan où il combattait le "mécréant américain". La démocratie et la liberté installées, ils se dispersent, avec les armes que leur parrains leurs ont laissées en cadeau, au Mali, en Algérie et...en Syrie, devenue terre de Jihad. C'est là qu'ils obtiennent, encore une fois, le label de combattants de liberté. Hollande/Fabius et avant eux Sarkozy/Juppé les soutiennent avec l'ardeur habituelle des héritiers de Danton et Robespierre et, accessoirement, obligés de Saad hariri et de quelques chameliers Qataris.

Dernier acte, le 11 ianvier, offensive tricolore contre les Jihadistes du Mali, ceux à qui l'on a distribué les cadeaux laissés par Kadhaffi, pour, je vous le donne en mille...libérer le pays du terrorisme.

Chapeau bas l'artiste. On a rarement pu assister à un numéro d'équilibriste aussi parfaitement exécuté. Car, à la différence des autres fois, les rejetons ne sont plus successivement, mais à la fois démocrates, comabattants de la liberté et...terroristes.

On se demande vraiment comment ils font. Peut-être que certains de nos...journalistes pourront nous le dire !

Q'en pensez-vous ?

12/09/2012

Dominique de Villepin : grandeur et décadence. A qui le tour ?

 

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Voici donc le grand homme, celui du discours historique de 2003 à l’ONU, du discours non moins historique de bienvenue à la Suisse lors de l’entrée, hélas, de notre pays à cette institution, en garde à vue. En garde à vue pour une sombre affaire d’escroquerie visant l’association des relais et châteaux. Laquelle association fut présidée, à l’époque des faits, par un certain Régis Bulot, écroué en 2011 pour escroquerie en bande organisée et blanchiment.

Que du beau monde en somme.

Inutile de vous dire ce qu’il serait arrivé à vous et à moi, pauvres gueux que nous sommes, si nous avions commis le dixième de leurs méfaits. C’est ce même de Villepin, encore une fois celui du discours historique de 2003 à l’ONU contre la guerre en Irak, qui, il y a de cela à peine quelques semaines, appelait à une intervention militaire étrangère directe en Syrie. A l’instar de certains de ses compatriotes, Fabius, Hollande et BHL en tête, il doit, le pauvre, se faire des soucis pour le sort tragique réservés par le régime sanguinaire de Damas à « ses » amis terroristes d’Al Qaeda et jihadistes de tous poils.

Qu’est-ce qui a changé le personnage à ce point ? Mais au fait, était-il vraiment différent à l’heure de sa gloire passée ? Je ne le crois pas. Ce sont seulement les circonstances qui ne sont plus les mêmes. Les accusations, mises en examen, perquisitions et autres gardes à vue se multiplient depuis que l’homme a quitté ses fonctions au sommet de cet état voisin. Tout cela coûte cher, très cher et le Qatar et Saad Al Hariri, ennemis jurés de la Syrie, sont riches, très riches.

Savez-vous quel est le « prix » d’un ambassadeur syrien acceptant de faire défection ? 1.5 millions de dollars et 25'000 de pension mensuelle pendant deux ans. Pour ceux de rang inférieur, les prix descendent graduellement jusqu’à un « minimum » de 200'000 dollars.

Malgré tout cela, savez-vous combien de diplomates, tous rangs confondus, ont fait le pas depuis plus d’une année et demie de conflit en Syrie ? Neuf, en tout et pour tout.

Il semblerait que cette révolution ne soit populaire que dans les têtes mal faites, pour ne pas dire malfaisantes, de Fabius, Juppé, Hollande, Cameron et, puisqu’il nous faut notre part de gloire, aussi minable soit-elle, de Didier Burkhalter. Celui dont le département aide et finance les rebelles syriens. Ceux que même Navi Pillay, locataire du 20, Quai Wilson ne peut faire autrement que de qualifier de criminels de guerre.

 

28/08/2012

Hollande exécute le scénario libyen. La Turquie n’accueille plus de Syriens

 

Dans le rôle de chef de fil des pays hostiles, que le nôtre lui dispute âprement, le président français vient de franchir un nouveau pas en déclarant vouloir reconnaître un hypothétique gouvernement syrien de transition, incitant au passage l’opposition syrienne à le former au plus vite. Dans la foulée, le Président « normal » a pour la énième fois parlé de l’institution d'une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Syrie.

 

Pour ce qui est du gouvernement, on peut supposer que la France sera suivie par d’autres pays dont le nôtre, bien évidemment. Reste juste à savoir où va siéger ce gouvernement, sur quel territoire, quelle population représentera-il, qui acceptera qu’il soit représenté par lui ? De plus, contrairement à l’époque de l’ivrogne russe, Eltsine, nul besoin d’être devin pour être certain que Russes, Chinois, ainsi que des dizaines d’autres pays ne reconnaitront jamais ce gouvernement fantoche. On est bien en présence d’une nouvelle guerre froide. Il y aura donc un gagnant et un perdant. Nous verrons.

 

Pour ce qui est de la zone d’exclusion aérienne, force est de constater que les rêves du Français sont un peu étranges. Il en parle en effet comme s’il pouvait en décider. Sachant que l’ONU, grâce aux actions combinées des Russes et des Chinois, ne prendra jamais cette décision, sachant aussi que les amis « maîtres ? » de Hollande ne veulent pas en entendre parler, on se demande en effet comment compte-il s’y prendre, à moins que ce ne soit de nouveau une énième figure de style, voire un constat d’impuissance totale. On se demande aussi comment, techniquement, il va s’y prendre ? Peut-être exigera-il des Syriens que ceux-ci ne tirent pas sur ses avions ? On ne sait pas.

 

La Turquie, elle, a, pour la énième fois aussi, menacé la Syrie d’intervenir directement si la situation, selon elle, devait s’empirer. Traduction : lorsque le seuil fatidique des 100'000 réfugiés syriens aura été atteint. Le plus cocasse dans l’affaire est que, 48 heures après cette annonce fracassante, les autorités turques ont décidé de ne plus accueillir de nouveaux réfugiés. Traduction (2) : les Turcs interviendront sans doute à 100'000, mais arrêteront les comptes à 76'000.

 

Décidément, la crise syrien nous aura fait voir de toutes les couleurs.

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : syrie, gowrié, france, terroisme, suisse, hollande

27/06/2012

L’Alliance des Lâches condamne l’attaque syrienne

Comme prévu, la réunion de l'Alliance des Lâches a fait pschitt. La Turquie elle-même, par la bouche de sa marionnette islamiste Erdogan, a rebaissé de ton après cette réunion. Obama et ses larbins, Hollande, Cameron et les autres, ont dû lui dire : on s'excuse mais pour l'instant on ne peut faire mieux. En langage de tous les jours, cela signifie : essaie de te débrouiller tout seul car nous, on n'attaque que ceux qui ne peuvent se défendre.

L'OTAN s'est écrasé. Obama et ses larbins, Hollande et Fabius en tête, nagent dans leurs propres excréments.

Il y a de cela 15 mois, Juppé, Clinton, Rice, Cameron et même quelques bédouins incultes, dictaient « leurs exigences » : Assad doit faire ceci, Assad doit exécuter cela. Il doit partir, il doit être traduit devant la justice internationale et des conneries du genre. Aujourd'hui, alors même que la réunion de l'Alliance des Lâches sous l'égide de l'article 4 de sa charte n'est que la deuxième du genre depuis 60 ans, c'est dire l'importance qu'ils donnent à l'incident, le Secrétaire Général de l'Alliance, Rasmussen, « demande » gentiment à la Syrie de tout mettre en œuvre pour éviter de nouveaux incidents du genre. SVP, essayez de ne plus vous attaquer à nos chasseurs.

Ainsi, Merdogan l'islamiste, lamentable et nain, qui n'a ni réagi ni demandé l'intervention de l'Alliance des Lâches lorsque les commandos israéliens ont tué plusieurs ressortissants turcs en 2009, essaie tant bien que mal de bomber le torse avec des déclarations aussi médiocres que sa propre personne : « nous allons aider par tous les moyens le peuple syrien jusqu'à la chute du régime du Président Syrien. On se demande ce qu'il va pouvoir faire de plus que ce qu'il fait aujourd'hui car ce n'est même plus un secret de polichinelle : la Turquie EST en guerre contre la Syrie : elle accueille les terroristes, les héberge, les nourrit, leur achemine financement et armes, facilite leur passage à travers ses frontières...

Pour ne rien vous cacher, je trouve cela plutôt rassurant. Plus il aboiera, plus la Syrie devra augmenter sa pression sur les terroristes, jusqu'à l'anéantissement total de ceux-ci, partout où ils peuvent se trouver. Nettoyage au Kärcher.

Pour le reste, le message le plus important que la Syrie a voulu envoyer au monde entier et que l'Alliance des Lâches voulait précisément tester, est qu'elle est puissante et ne craint pas la guerre, quel que soit l'adversaire.

Une fois les terroristes anéantis, viendra alors, peut-être, le temps des vrais comptes à liquider : les Bédouins, tout d'abord, la Turquie et la France ensuite. Ils soutiennent ouvertement le terrorisme, il serait parfaitement juste qu'ils puissent y goûter, le plus possible.

Au fait, puisqu'on parle beaucoup avions, de chasse, en ce moment. Les Syriens, deux jours après la défection du colonel de l'armée de l'air syrien, ont exigé et obtenu la récupération illico du chasseur en question. Comme quoi, ils aboient peut-être moins, mais...

Au fait, bis. Aux esprits chagrins et à ceux, Juppé d'abord, suivi par Clinton, Hollande, Fabius et les autres, "flairant" sans cesse un changement dans l'attitude russe, ces derniers, au nez et à la barbe de tous, viennent d'acheminer les systèmes de défense aérienne les plus modernes dont ils disposent. Des batteries capables de fixer et tirer sur 24 cibles à la fois. Les pilotes des rafales et des F-16 ayant bombardé Khadhafi doivent "pester".

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : otan, syrie, obama, gowrié, hollande, turquie, erdogan, terroristes, islamiste, assad

22/06/2012

Les amis dObama, Hollande, Cameron et...Burkhalter

Ce billet sera extrêmement court. Vous y trouverez de gentils manifestants pacifiques, soutenus activement par notre ministre des affaires étrangères, ainsi que par les journaleux de nos grands médias, jettant un méchant habitant d'une localité proche de Damas, Nabek, d'un étage élevé. Le malheureux se contente de dire : que Dieu ne vous donne pas fortune, que Dieu ne vous donne pas fortune, qui peut se traduire par : que Dieu vous maudisse.

http://french.irib.ir/galeries/videos/item/195362-ُsyrie-...

Voici une autre source

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

Je n'ai pas envie de dire autre chose. A Burkhalter, le ministre, et ses journaleux, je dis : que Dieu ne vous donne pas fortune, que Dieu vous envoie en enfer.

 

 

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : obama, burkhalter, syrie, hollande, cameron, suisse, médias, terroristes

21/06/2012

Hé Barak : au pied

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Après le larbin, Hollande, c'est autour du maître, Obama, de mettre de l'eau, beaucoup d'eau, dans son vin. Plus de deux heures d'entretien n'ont pas fait bougé Poutine d'un millimètre sur sa position concernant la Syrie. Si le Russe peut à ce point se le permettre, c'est qu'il est absolument certain qu'il en a les moyens.

Tant mieux.

Je dois vous l'avouer, ce que je trouve de plus jouissif dans cette affaire est ce constat d'impuissance totale et absolue des Occidentaux, Américains en tête. A voir la tête de mort que Barak Obama affichait à la fin de la conférence de presse et le refus des deux dirigeants de se regarder, on peut imaginer les gifles que le Russe a dû infliger deux heures durant au Yankee.

Pas la moindre allusion au départ nécessaire du Président Syrien

Pas d'intervention étrangère, sous quelque forme que ce soit

Pas de chapitre VII, ni aucun autre chapitre, de la charte de l'ONU

Rien du tout, nada, peanuts, zéro.

Loin de consentir la moindre concession, la Russie durcit au contraire sa position. Lavrov vient en effet d'exiger l'arrêt immédiat de toute livraison d'armes aux terroristes ainsi que l'arrêt, immédiat, aussi, de la guerre médiatique contre la Syrie. Vous pariez qu'il va les obtenir ? Au fait, préalablement à cela, la Russie avait, le 7 juin, procédé a deux tirs de missiles balistiques intercontinentaux. Vous savez ce que cela signifie ?

Pauvre Barak, pauvres larbins, pauvres journaleux, clandestins ou pas, de la RTS, du Temps ou d'ailleurs. Que vont-ils maintenant faire de leurs torchons ? Tous ces chapeaux à avaler ! Remarquez, ils ont bien essayé de nous faire avaler leurs conneries.

Erdogan l'Othoman l'a définitivement fermé, de même que les bédouins du Qatar et de l'Arabie Saoudite. Restent Al Jazeera et Al Arabiya, avec quelques unes de leurs succursales ici : RTS, France Info, France 24, Libération, Le Temps, La Liberté, Le Courrier et l'Hebdo. Je me réjouis déjà de voir comment vont-elles procéder pour changer de veste. Mais je ne me fais pas trop de soucis. Ils trouveront certainement le moyen de s'excuser, exactement comme ils l'ont fait après l'invention de Timisoara, des armes de destruction massive en Irak, des avions imaginaires de Kadhafi bombardant des civils, du massacre de Houla perpétré par leurs amis islamistes et attribué à l'armée syrienne, du journaliste Gilles Jacquier assassiné par les amis de Haammmouche (c'est, paraît-il, un journaliste travaillant pour un journal fribourgeois) sous les yeux de ce dernier, ce qui ne l'a pas empêché d'en attribuer la responsabilité à l'armée syrienne, des Palestiniens dansant et sautant de joie à l'annonce de l'attaque des tours du WTC (alors que les images provenaient en réalité de la deuxième Intifada), etc.

La vague médiatico-terroriste qui se brise sur le mur de la Syrie. Reste à éradiquer définitivement les terroristes eux-mêmes, à l'intérieur du pays. Ce sera pour très bientôt.

 

04/06/2012

Hé Hollande : au pied

Ainsi, pour faire mieux que son prédécesseur, le client de Weight Watchers a versé dans la surenchère : je veux aller jusqu'au point de non-retour. C'est en substance le résumé la position du « mou » sur la Syrie.

Manifestement, le marchandage avec Poutine n'a pas abouti. L'offre des Occidentaux, en faillite économique et en faillite tout court, a dû être aussi minable que lamentable et pathétique. Le sourire crispé d'un constipé, le « nouveau » président des Français, très différent de celui qui bronze actuellement sous le soleil marocain (c'est une boutade, bien sûr) est allé encore plus loin en déclarant que le départ du Président syrien devient une nécessité. Puisqu'on nous oblige à le répéter, je rappelle que son illustre prédécesseur, par la voix de son non moins illustre ministre des affaires étrangères, avait déjà exigé ceci il y a de cela plus d'une année.

En guise de réponse, le Russe a simplement répondu : niet.

Voilà. Manifestement peu habitué au langage diplomatique, traduisez langue de bois et malhonnêteté intellectuelle, le Président Russe, s'adressant directement à son « homologue », le Président des Français, a ajouté : « pourriez-vous me dire combien de civils ont été massacrés par les Autres (c'est la terme qu'il a utilisé), ceux que vous soutenez » ?

Je ne sais si notre Conseiller Fédéral Burkhalter rencontrera prochainement des responsables russes. Il serait en tout cas bien inspiré de ne pas leur répéter « bêtement » ce que « ses partenaires », Français, entre autres, lui auraient inculqué.

Comment peut-on être à ce point bête, malhonnête, idiot, minable et médiocre ?

Poutine a même mentionné le massacre de Houla, vous savez la goutte qui, selon Hollande, a fait déborder le vase. Il lui a dit son étonnement de voir des pays de cette importance prendre des décisions en quelques heures alors que personne ne savait ce qui s'était réellement passé. Il lui a aussi dit que ceci se retournera contre les Occidentaux car la vérité sur Houla est tout sauf celle qui nous a été raconté par la RTS, France Info, TF1, france2, etc., bref, les succursales d'Al Jazeera).

Dernière trouvaille des Occidentaux : la Russie livrerait des armes au régime syrien. Celui-ci pourrait les utiliser contre les manifestants (attention : pacifiques, selon Hollande, Cameron et, accessoirement, Burkhalter). Je dois avouer que là, le Président Russe a un peu manqué d'esprit.

Voyez-vous, cette dernière stupidité résume à elle seule toute la situation : nous sommes en présence de gens qui financent, entrainent et arment des terroristes et qui reprochent aux Russe d'armer les autorités qui les combattent.

En juillet, Hollande accueillera, pour la énième fois, la conférence des « ennemis de la Syrie ». Il faut juste espérer que, d'ici là, cette mascarade aura trouvé son dénouement et que la Syrie, avec ses « vrais amis » aura trouvé le moyen d'en finir avec les terroristes et ceux qui les fournissent.

Tout doit commencer par la mise à la porte immédiate des barbouzes onusiens. En premier leur chef, résident genevois, du côté de la vieille ville, pour l'occasion.

 

08:33 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : france, syrie, gowrié, hollande, rts, médias, al jazeera, juppé, fabius, didier burkhalter

01/06/2012

La Syrie doit défier l’Occident

C'est la seule manière de l'obliger à changer de ton et de...manière. Ce n'est pas l'entêtement qui me pousse à le dire mais l'enseignement de l'histoire, celle qui est encore là, en Irak, en Libye et ailleurs. Ce d'autant que ces derniers n'avaient pas les moyens de le faire alors que la Syrie oui. Il est absolument indéniable que l'Occident se fiche éperdument de la démocratie, de la liberté et du bonheur du peuple syrien comme il se fiche de ces valeurs partout ailleurs dans le monde.

En Irak, l'histoire en devient lassante, cela a commencé par l'introduction des barbouzes, appelés pour l'occasion « observateurs », de l'ONU, bien évidemment, qui, pendant deux ans, ont rassemblé toutes les informations nécessaires à l'invasion américaine, avec les conséquences que l'on sait. C'est pour cette raison, mais pas seulement, que la Syrie doit se dépêcher de mettre à la porte dans les plus brefs délais ces mêmes barbouzes, avec leur chef. Elle doit défier l'Occident et répondre à chaque provocation de celui-ci, jusqu'à le provoquer, à son tour. C'est le seul langage qu'il comprend. Cela fait 14 mois que « toutes les options sont sur la table », selon une expression devenue lassante et insupportable. Eh bien, puisque toutes les options, moins une, ont déjà été mises en œuvre, qu'on en finisse et que la dernière soit lancée. Je crois que, contrairement à ce que la plupart des pseudos analystes pensent, les Syriens ont tort de jouer sur le temps. Ils ont déjà eu grand tort d'attendre 14 mois. Ils devaient les défier dès le premier jour. Dès l'instant où ceux-ci, grisés par leur « victoire » en Libye et par leur stupidité historique, ont déclaré que le président Syrien a perdu toute légitimité et qu'il devaient partir. Je rappelle à ce propos que feu Juppé lui avait donné deux semaines pour le faire. Les Syriens devaient comprendre dès ce jour là que les Occidentaux ne pouvaient pas revenir en arrière et qu'ils feraient tout, comme à leur habitude, pour ne pas perdre la face et le peu de respectabilité qu'il leur reste dans le monde. Faire tout ? Oui, y compris le pire, détruire la Syrie pour arriver à leurs fins.

Ceux, y compris les syriens, qui croient que la Russie protège la Syrie et qu'elle est son dernier rempart ont aussi tort. C'est probablement l'inverse qui est vrai et les Russes l'ont très bien compris. C'est un atout majeur que les Syriens devraient savoir utiliser. C'est effectivement la Syrie qui est le dernier rempart sur les frontières russes. La survie, sur le plan international et stratégique, de la Russie, passe par la Syrie. Non seulement les occidentaux ne feront aucune concession pour amadouer les russes et leur faire changer de position, mais il est illusoire de croire qu'ils respecteront le moindre engagement, la moindre parole donnée. Ce n'est ni dans leurs habitudes, ni dans leur mœurs.  A supposer même qu'un tel marchandage soit possible, les Occidentaux, une fois l'affaire terminée, entendez le départ, sous une forme ou une autre, du Président Syrien, se retourneront contre les Russes, les isoleront totalement et les mettront à genoux. Ceci aussi les Russe, du moins je l'espère, l'ont très bien compris. Ce n'est pas pour rien non plus que le président Russe, M. Poutine, a déjà mis les points sur les i avant même qu'il ne se rende à Paris, en ironisant même sur les propos de son « homologue » Français, lequel vient, lui aussi, de faire allusion à « toutes les options mises sur la table ».

Quoi qu'il en soit, tout cela ne changera rien pour les Syriens. On sait tous que si les Occidentaux voulaient et pouvaient intervenir militairement en Syrie, ils l'auraient fait et ils le feraient, avec l'aval russe ou pas. Je rappelle, là aussi, qu'ils n'ont pas attendu les Russes pour intervenir en Serbie. Ils ne les ont pas attendu non plus pour ravager et saccager l'Irak et tuer un million de ses habitants. Cette histoire de « légitimité » légale n'est donc qu'une boutade, une mascarade que même la fameuse opinion publique commence à trouver très peu amusante. Ce ne sont donc pas les Russes qui empêchent les Occidentaux de faire quoi que ce soit. Ce sont plutôt les Occidentaux qui trouvent cette situation extrêmement commode. Cela leur donne l'occasion de mettre la responsabilité du blocage de la situation sur le dos des Russes et des Chinois.

J'irais encore plus loin. A supposer même que non seulement les Russes acceptent de lâcher leur soi-disant allié syrien, mais se joignent même aux Occidentaux. Qu'est-ce que cela changerait-il ? Quelques avions ennemis de plus ou moins dans le ciel syrien !

Ils ont eu tort de s'en prendre immédiatement aux autorités syriennes. Ils ont eu tort de s'acharner ensuite. Ils ont eu tort de financer, armer et envoyer les terroristes en Syrie. Ils ont eu tout aussi tort d'expulser les diplomates syriens. La Syrie doit, enfin, en profiter, faire ce qu'elle a à faire et frapper fort, très fort.

Pour finir, je reviens, petit à petit, sur "le massacre" de Houla. Dernier épisode dans la besace des Occidentaux. Comme pour Baba Amr qui nous a livré ses trésors "médiatiques" après l'assaut des forces de l'armée syriennes (vidéos fabriquées, morts inventés, etc.) il semblerait, c'est même certain, que les autorités syriennes s'apprêtent à sortir au grand jour toute la vérité concernant ce dernier massacre et toutes les manipulations, notamment médiatiques, autour de celui-ci. Je m'en réjouis et attends de voire la tête des employés de nos journaux.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie.occident, russie, france, hollande, poutine, gowrié, chine, terrorisme, terroristes

08/05/2012

Hollande Président : la désillusion, déjà

En regardant d'un peu plus près les chiffres relatifs à l'élection présidentielle d'avant-hier et les quelques sondages, déjà, qui l'ont suivie, on sent surgir une impression étrange : Hollande et, partant les socialistes, ont gagné...malgré eux.

Commençons par le premier sondage, IPSOS, dont la question était la suivante : croyez-vous que la situation de la France s'améliorera, se dégradera ou ne changera pas durant les cinq prochaines années, la réponse de la majorité des « Français » est sans équivoque : 46% d'entre eux croient que la situation se dégradera. Je rappelle qu'ils venaient juste d'élire le nouveau Président.

Ainsi, les socialistes ont une victoire dont ils ne savent quoi faire.

Mais le chiffre le plus important est celui du résultat lui-même de l'élection.  A peine plus de 2 points séparent les deux hommes alors qu'il y a à peine une dizaine de jours, on étaient encore à 54% - 46%, 8 points de différence, ce qui, en termes d'électeurs, représente presque 3 millions. Ce qui est très intéressant est que cette différence aurait été impossible à rattraper, par Sarkozy, ce quels que soient les reports de voix respectifs. Et c'est là que les choses deviennent intéressantes. En effet, avec à peine plus de 2 points, des reports de voix des électeurs du Modem et du Front national, sur Sarkozy, plus importants de ce qui a été prévu, respectivement 40 et 58% mais surtout, un report de plus de 75% des voix du Front de gauche sur Hollande, on découvre que la victoire de ce dernier ne fut possible que grâce à eux. Ceci n'était pas vraiment prévu, ni, je le crois, souhaité par les socialistes.

Que va exiger Mélenchon ? Il a en tout cas déjà annoncé, sur les divers plateaux de télévisions auxquels il a participé avant-hier, que le drapeau « rouge » flotte déjà très haut dans le ciel de la République. C'est de bon augure.

L'autre question à se poser est de savoir de quelle majorité disposera le nouveau président à la future Assemblée. Je ne parle pas uniquement du nombre, majoritaire, en lui-même, mais de la composition de cette majorité, ce qui dictera la manière dont le pays sera gouverné les cinq prochaines années, ce pour autant que cette Assemblée tienne, ce dont je doute déjà. Tout dépendra du degré de participation des électeurs de droite aux futures élections législatives. Habituellement, les électeurs du candidat perdant renoncent à aller voter massivement, ce qui augmente les chances de victoire, aux législatives, du président élu. Mais avec les résultats des élections présidentielles, tout ceci semble bien plus compliqué que d'habitude. Surtout, des alliances, avouées ou non, entre UMPéistes et Frontistes pourraient complètement changer la donne.

Tout cela me fait penser que si grande surprise il devrait y avoir, ce serait que les Français ne donnent pas la majorité espérée au nouveau Président. En tout cas pas celle qui lui permettrait de gouverner « confortablement ».

Que vont faire les Socialistes ? Ce qu'ils savent faire de mieux : démanteler, encore plus, le pays et l'Etat en voulant, précisément, renforcer ce dernier. Car, pour les Soicalistes, renforcer l'Etat consiste à gonfler ses services et à en faire exploser les coûts. Pour le reste, tout sauf un Etat fort : vote des étrangers, ouverture des frontières, molesse judiciaire et sociale.

J'ai, pour des raisons évidentes, beaucoup écrit sur la Syrie et la manière dont la France mais aussi, hélas, la Suisse traitent cette crise. J'ai, dans mon billet d'hier, exprimé ma satisfaction personnelle de ne point voir la tête, ni plus entendre la voix, de ce sinistre personnage qu'est Juppé. Cela étant dit, il paraît que Madame Aubry, fille d'un certain Delors mais surtout épouse d'un certain Jean-Louis Brochen et artisane de l'instauration des horaires différenciés dans les piscines de la ville dont elle est le Maire depuis un certain nombre d'années, est pressentie pour le poste de premier ministre. Auquel cas je souhaite bien de bonheur aux Syriens.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, gowrié, juppé, aubry, hollande, sarkozy, syrie, brochen, islamisme

07/05/2012

La France a un nouveau Président. Et alors ?

Un non événement, comme tant d'autres dans ce monde politico-médiatique, vient d'avoir lieu : l'élection de M. Hollande au poste de Président de la République Française.

Pourquoi un non événement ? Pour la simple raison que, depuis 1974, c'est le cinquième Président à prendre les commandes de ce pays, je vous demande simplement de me dire ce qui a changé depuis ! Qu'a fait Mitterrand que d'Estaing n'avait pas réussi avant lui ? Quel changement fondamental a apporté Chirac au destin de la France ? Nul besoin de reposer la même question concernant Sarkozy, tout le monde sait ce que j'en pense.

Je pousse des portes ouvertes ? Peut-être. Mais alors, ce tapage incessant, y compris chez nous, du matin au soir, dans la totalité de nos médias...c'est pourquoi ?

Alors, plutôt que de se joindre au troupeau, livrons-nous à un petit jeu de pronostics.

Personnellement, malgré tout ce que je viens de dire, je trouve qu'il y a tout de même du bon dans la défaite, sorti par la petite porte, de Sarkozy : on ne verra, ni entendra plus le sinistre Juppé qui, dit-on, était pressenti pour le poste de premier ministre. Où ira-il ? Déguster du vin à la Mairie de Bordeaux, à moins qu'il ne prenne des vacances prolongées chez son ami/bailleur Hariri ou chez ses maîtres, je vous laisse deviner. Il y a un indice : il y a de cela pas très longtemps, ils se déplaçaient à dos de dromadaires.

Est-ce que l'élection de Hollande y changerait quelque chose ? Un statisticien répondra en étalant le graphique de tous les indicateurs socio économiques depuis la deuxième guerre mondiale et en extrapolera un tableau très sombre, ce quelque soit l'homme ou la femme aux manettes du pays. Il se pourrait bien que le statisticien en question soit en dessous de la réalité car, comme l'élu de gauche essayera d'appliquer les recettes susceptibles, selon lui, de corriger les errements de son prédécesseur, il ne fera qu'empirer les choses. Certains Français, ceux dont l'allié Mélenchon voudrait que l'on fasse les poches, ne s'y sont pas trompés qui se préparent déjà à s'exiler. Ceci nous vaudra, nous Suisses, une autre décente à la Woerth, d'autres falsifications, par les services concernés des listes des clients de nos banques et...des abdications conséquentes et habituelles de nos autorités fédérales.

Dès la semaine prochaine, les grandes manœuvres de refonte de la droite française commenceront. Sarkozy ayant lui-même largement contribué à en tracer les grandes lignes, une bonne partie ira grossir les rangs du Front National, qui, entretemps, aura changé de nom (voir le billet que j'ai publié le 24 avril : François Hollande, vainqueur de demain, Marine Le pen, d'après-demain

A propos de personnes, j'essaie juste d'imaginer une équipe gouvernementale comptant dans ses rangs Martine Aubry et Harlem Désir. Mon Dieu : les prières de rue officialisées, les horaires différenciés aux piscines et la viande halale aux cantines instituionalisés, c'est peut-être ce qui attend les Français demain.

Ainsi, il est fort probable que le vrai gagnant de cette mascarade soit la "nouvelle droite" que Marine Le Pen s'emploie à mettre en place. Je ne crois même pas que la proportionnelle sera nécessaires aux prochaines grandes élections en France. La contribution, très active, de Hollande à la victoire de la droite « Marinienne » suffira largement.

Mais, pour la France, ce sera trop tard.

P. S. Je ne peux bien évidemment pas terminer ce billet sans y mentionner un énième exploit "journalistique". En effet, vers 19h50, la "journaliste" (il paraît que c'est comme cela qu'on les appelle) de France 2, postée devant l'Elysée, a annoncé : "je me trouve devant l'entrée principale du Palais, d'où Sarkozy doit sortir tout à l'heure, à moins que ce ne soit par la porte arrière". Voyez-vous, je ne sais si les voies du Seigneur sont impénétrables, mais celles du journalisme professionnel...

A ce propos, voici, en cadeau, ce qu'en pensait, dans les années 80 déjà, le regretté Coluche : Les journalistes

P. S. bis. Alors qu'il se trouvait sur le plateau de France 2 pour commenter le résultat des élections, la seule chose que ce sinistre Juppé a trouvé à dire est : le plus important est que la France sache garder les acquis obtenus sur la scène internationale grâce à "notre" action. Décidément, il ne pense qu'à ça. Bon vent, sinistre personnage.

 

03/05/2012

Sarkozy-Hollande : les jeux sont faits

Personne ne s'attendait à ce que l'on apprenne quoi que ce soit de nouveau du débat d'hier soir entre les deux candidats à la présidence de la République Française. Ce fut effectivement le cas, les positions étant claires et bien tranchées depuis bien de semaines déjà. Personne ne s'attend par ailleurs non plus à ce que ce débat change quoi que ce soit quant au résultat des élections de dimanche.

Ce fut donc un débat pour rien, un non sujet. Sauf sur un point : la médiocrité. Bataille de chiffres invérifiables, propositions à profusion, sujets hachés...Qu'avons-nous appris ?

Pour le reste, l'actuel Président fut limite pitoyable, alors que le probable futur Président semblait mieux disposé et bien plus sûr de lui.

Pas de phrases chocs non plus. Je crois que les deux avaient trop peur que cela ne se retourne contre l'auteur.

C'est surtout l'attitude de l'actuel Président qui mérite qu'on s'y attarde un peu. Notamment lorsqu'il s'est agit d'évoquer le sujet de l'immigration, mais aussi à la fin lorsqu'il se mit à « mendier » pitoyablement les voix des électeurs de Marine Le Pen et François Bayrou.

Pour ce qui est du « danger » de l'immigration, Sarkozy a surtout évoqué et insisté sur le danger de l'Islam. Il a prononcé cette phrase ahurissante : « j'aimerais que les pays musulmans respectent les Chrétiens du Moyen Orient comme la France respecte les Musulmans sur son territoire ».

Ainsi, Sarkozy se fait des soucis pour les Chrétiens d'Orient, lesquels subissent les pires exactions de la part de ceux-là qu'il a lui-même installés, entrainés, financés et soutenus : les fondamentalistes islamistes. Il se fait, le pitoyable, du souci pour les Chrétiens alors qu'il fait tout ce qu'il peut pour installer les terroristes islamistes dans le seul pays où des Chrétiens peuvent encore jouir d'un minimum de liberté et où ils vivent « normalement » : la Syrie. Décidément, lui et les éditorialistes du Monde, du Figaro et de Libération doivent fréquenter les mêmes bistrots.

Il n'a pas oublié non plus de se montrer très préoccupé par la situation au Mali et de souligner la montée du terrorisme islamiste dans la région. Il a juste, de nouveau, oublié qu'il a lui-même enfanté les terroristes dont il parle. Il les a enfantés, armés, financés et lâchés dans la nature.

Pitoyable et lamentable.

Est-ce que sera mieux avec l'autre ? Je ne le crois pas. Un guignol en remplacera un autre

 

23/04/2012

François Hollande, vainqueur de demain. Marine Le Pen, de l’après-demain

Ainsi, le calamiteux Sarkozy et, je ne puis m'en empêcher, son triste, lamentable, atlantiste et islamiste ministre des affaires étrangères, sont battus, largement. Ni les gesticulations anti islamistes de dernière minute ni les déclarations fumantes aux relents populistes n'auront suffi à changer la donne. Ils sortiront par la petite porte. Ce d'autant que nous assisterons certainement à un deuxième tour caractérisée par une extrême violence. Pour aller directement en but, je crois que c'est Marine Le Pen, seule réelle vainqueur du premier tour, qui en profitera, j'y reviendrai.

Quant au deuxième grand perdant, celui qui a su se faire « oublier » de tous, c'est bien Jean Luc Mélenchon. Pourquoi ? Parce que le grand holdup de Mélenchon est d'avoir fait croire qu'il faut comprendre sa candidature comme étant celle d'un mouvement à part, ce qui est totalement faux. La meilleure manière pour s'en convaincre est de consulter les chiffres. Mélenchon tournerait autour de 11% et, c'est là que les choses deviennent claires, le résultat cumulé de TOUS les candidats de ce qui est communément convenu d'appeler l'extrême gauche est de 12.85%. Ce même extrême gauche qui, en 2002 avait fait 13.34% et presque 9% en 2007. Finalement, ceux qui ont voté pour lui ne sont autres que ceux qui votaient pour les autres candidats d'extrême gauche. Ils ont simplement vu en lui un meilleur représentant. C'est en quelque sorte le « vote utile » du peuple de l'extrême gauche. Quant à son pari de passer devant Le Pen au premier tour...

Elections présidentielles françaises 2002

Elections présidentielles françaises 2007

Voir, en plus, ce pauvre Mélenchon manger son chapeau et rentrer dans le rang à peine les résultats prononcés, que c'est lamentable.

A ce propos, juste histoire d'enfoncer encore plus le clou au sujet des différents spécialites et autres prévisionnistes dont regorgent les plateaux de télévision, je vais me risquer à une "petite" prévision : Mélenchon est un politicien...fini. J'irai encore plus loin, je ne lui donne pas plus loin que les élections législatives. Après quoi, il disparaîtra probablement de la scène politique française.

Je crois vraiment que le grand gagnant de ce premier tour est le Front National. Lequel réalise un résultat historique de plus de 18%. Cela aurait certainement embêté Le Pen père, qui n'aurait pas su quoi en faire. La fille, elle, sera en profiter. Qu'en fera-t-elle ? Le système électoral français, comme tout système à scrutin majoritaire, est fait de telle manière qu'une formation, arrivant en troisième position avec un cinquième de l'électorat français, 8 millions d'électeurs, 12 millions d'habitants, n'a pas la moindre chance d'être représentée au sein des Assemblées représentatives du peuple. Ainsi, 12 millions de personnes se trouvent potentiellement privés de représentants et, partant, de porte-voix, alors que des "verdâtres version Fjords" se trouvent attribuer un groupe parlementaire, rien de moins que de cela, avec 2.3% des voix. Je n'ai franchement pas d'avis particulier sur la pertinence ou pas d'un tel état de faits. Je dis simplement que si cela paraît salutaire aux yeux de certains au vu de ce qui est véhiculé à propos du Front Nationale, il faut alors songer à changer de système politique et arrêter de se faire les champions  toutes catégories de la démocratie. Je rappelle à ce propos que presque 20% de Français risquaient de ne pas pouvoir voter pour leur candidate, celle-ci ayant peiné à trouver les 500 signatures nécessaires à sa candidature.

Le 6 mai prochain, François Hollande sera élu président de la République et, selon toute probabilité, l'UMP, création sarkozienne montée spécialement pour réussir l'élection de l'actuel Président, éclatera. C'est là où Marine Le Pen entrera vraiment en jeu pour ramasser toute l'aile se trouvant à droite de l'actuelle formation présidentielle et en faire LE grand parti de droite...populaire. Elle en profitera pour...changer le nom de sa formation et faire oublier une bonne partie de la réputation sulfureuse que celle-ci traine derrière elle.

Ce serait en tout cas très intelligent, politiquement parlant.