21/07/2012

Gilles Jacquier tué par les terroristes. L’information suisse par l’Hebdo, Le Courrier, La Liberté…et les autres.

Chacun sa spécialité. Les voyous et les terroristes tuent les gens. Les voyous et les terroristes médiatiques s'occupent du reste.

Il ne sert à rien d'être long. Je me suis donné pour mission de dénoncer les manipulations et les mensonges des plumitifs de certains torchons. Je n'ai jamais, dès l'instant même où la nouvelle concernant la mort du reporter français a été diffusée, changé de ligne : ce sont les terroristes amis de certains journalistes sur place qui ont commis ce meurtre. Pourtant, comme pour tout le reste, ces mêmes journalistes, n'ont pas hésité à accuser l'armée syrienne d'avoir elle-même effectué le tir.

Voici l'article, fraîchement cueilli, du Figaro. Lisez notamment la fin de celui-ci où il est question de « Certains journalistes accompagnant Jacquier ont longtemps maintenu avoir été visés intentionnellement par l'armée syrienne. Sollicitée, la veuve de Gilles Jacquier n'a pas souhaité réagir ».

Ne manquez-pas non plus le passage de l'article où l'auteur, ne pouvant s'empêcher de le faire, parle d'une « bavure » des rebelles. Voyez-vous, nous avons affaire, selon cet autre plumitif, à une organisation respectable, constitué d'éléments non moins respectables, disciplinés et hautement qualifiés, dont le sens premier est l'honneur et dont cet acte, isolé bien sûr, serait une « bavure ».

http://www.lefigaro.fr/international/2012/07/17/01003-201...

Soyez tout aussi attentifs au passage suivant :

« Les rapports de la mission indiquent que le journaliste français a été tué à la suite de tirs de mortier par l'opposition», soulignait le paragraphe 44 du document. Précision importante: le texte cite «les rapports». En effet, un autre texte plus détaillé, rédigé par les observateurs arabes à Homs, existe au siège de la Ligue au Caire. Mais il n'a jamais été rendu public. «J'ai demandé aux assistants du secrétaire général, Nabil el-Arabi, pourquoi la Ligue n'avait pas publié le second rapport, souligne un responsable de l'opposition syrienne. On m'a répondu que les Français et le Qatar, qui dirigeait à l'époque le comité ministériel de la Ligue, nous avaient demandé de ne rien publier, car c'est une affaire désormais entre les mains de la justice française. Les uns et les autres soutiennent l'Armée syrienne libre, ils n'ont pas intérêt, selon cet opposant, à ce que les dissidents soient reconnus coupables de l'assassinat d'un journaliste ». Comme quoi, comme je l'ai avancé dès le premier jour, les Français n'ont strictement rien à faire de la vie ou de la mort d'un de leur ressortissants. Et, à propos de ces derniers, les Français, si l'on ajoute leur implication dans l'attentat (un attentat est par définition un acte terroriste) contre l'immeuble de la sûreté nationale à Damas, on ne peut en conclure que d'une seule façon : voici un pays terroriste, la France, qui utilise des méthodes de voyous pour le compte d'autres voyous.

Nous verrons ce que pensent de tout cela certains de nos médias, jadis respectables, Le Temps p.ex. Nous verrons aussi ce qu'en pensent les torchons en question. Nous verrons enfin ce qu'en pense le Conseil Suisse de la Presse, auprès duquel une plainte a été déposée, il y a de cela plus de six mois, contre les trois titres susmentionnés et les journaleux auteurs du fameux « crime d'Etat ».

 

21/01/2012

Gilles Jacquier, journaliste de France 2 mort en Syrie

Je ne voulais pas écrire ce billet avant d'avoir vu le reportage d'Envoyé Spécial sur la Syrie, dont Gilles Jacquier est devenu le sujet.

A ma grande surprise, je trouvai le traitement du sujet « presque » équilibré. Ne croyant pas à un sursaut d'une morale journalistique retrouvée, je crois plutôt qu'ils ne pouvaient pas faire autrement. Ainsi, pour commencer par la conclusion, le narrateur prend, par deux fois, soin de nous dire qu'ils ne sont pas certains quant aux responsables des tirs, tout en donnant la parole à un journaliste faisant partie de l'équipe, Josephe Heida qui, photos à l'appui, nous affirme que les projectiles sont partis de la zone où se trouvent les « insurgés ». C'est ce qu'avait déjà dit, dès le premier jour, le journaliste de la BBC, à qui on n'a pas redonné la parole.

Insurgés, projectiles ? Mais alors, nous n'aurions pas affaire à des...manifestants pacifiques ? Si, si, un certain Sid Hammouche, journaliste à La Liberté, diffusé en terre fribourgeoise, nous l'affirme : les manifestants, il les appelle comme cela, sont pacifiques et la mort de Gilles Jacquier est un crime d'état. Ah, Hammouche, Hammouche. Lui, il a tout vu, tout entendu et tout analysé. Il n'a pas le moindre doute. Cela me rappelle furieusement un certain Vannay, grand reporter à la RSR qui, lui aussi, a vu des manifestants pacifiques partout. Alors que les premiers concernés, la famille du défunt et, surtout, sa famille professionnelle, observent une assez grande discrétion quant à l'interprétation des faits, Hammouche, lui, croit devoir faire du marketing autour de l'évènement.

Je ne vous ai pas dit. Comme Vannay, tiens, avant lui, on a vu Hammouche, au lendemain de l'accident, apparaître sur l'écran de...Al Jazeera. Ce sont, à ma connaissance, les deux seuls à l'avoir fait. Je vous laisse apprécier.

Petite question, en dehors de leurs récits respectifs (j'espère qu'on n'ira pas jusqu'à nous demander de les croire sur parole) auraient-ils un petit quelque chose à nous mettre sous la dent ? Un petit reportage, des photos, des interviews, des preuves puisque, paraît-il, ils en ont ?

A voir l'énergie qu'il dépense, on peut se poser des questions sur les motivation réelles de ce personnages. Je ne puis affirmer sans preuves, moi. Je ne puis que supputer. Les prochains jours nous en apporterons la réponse, j'en suis certain et puis vous en assurer.

Autre petite question. Puisque, en dehors des derniers résistants sévissant, hélas, dans nos médias suisses, le mensonge de départ (concernant le pacifisme du mouvement) est maintenant abandonné, que doivent, à votre avis, faire l'armée et les forces de sécurité d'un pays face à des terroristes armés leur tirant dessus et, dans certains cas, prenant le contrôle et terrorisant des quartiers entiers ? Croiser les bras...pacifiquement !

Hier, pendant la diffusion du reportage, on a vu des religieux chrétiens ET musulmans, célébrer, dans une église, une office religieux en mémoire d'un petit enfant tué, devant sa mère, par des terroristes pacifiques. Après la messe, le Mufti de la République fit une déclaration. Le narrateur, de France 2 (rappelons qu'il s'agissait encore du sujet tourné par l'équipe d'Envoyé Spécial) le présenta comme un religieux « Alaouite ». Savez-vous ce que c'est que le « Mufti de la République » ? C'est la plus grande autorité religieuse « SUNNITE » du pays.

Une toute dernière chose, voici les dernières déclarations de Sarkosy, non moins stupide mais plus drôle que son ministre des affaires étrangères :

1.    Une attaque « militaire » contre l'Iran conduirait à la « guerre » et à la confusion. On ne savait pas que les actions militaires conduisent à des guerres.

2.    La France ne peut pas rester silencieuse face au scandale syrien ! De quel scandale parle-il ? Des tireurs pacifiques ? Que compte-il entreprendre ? Une action...militaire ?

3. Dans son allocution/commentaire suite à la mort vendredi de quatre soldats français en Afghanistan, il a dit :

a. La Françe est allée en Afghanistan pour "lutter contre le terrorisme et contre les Talibans". Juste entre nous, je crois savoir que les Talibans viennent d'ouvrir un bureau au Qatar (propriétaire d'Al Jazeera et du PSG) et que Français et Américains négocient avec.

b. La Françe, écoutez ou plutôt lisez bien, ne peut accepter que la "sécurité de ses soldats ne soit pas assurée". La France, selon Sarko, voudrait bien faire la guerre mais à condition que ses soldats soient en sécurité. C'est effectivement inacceptable que des soldats "professionnels" puissent être tués en faisant la guerre.

Sarkosy et la mort de soldats français.jpg

Nicolas Sarkosy confirme la mort de quatre soldats français en Afghanistan : écoutez bien

Cela n'a rien à voir mais il avait, en son temps, aussi déclaré que le taux de chômage en France sera en dessous de 5% à la fin de son mandat.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france 2, gilles jacquier, syrie, france, hammouche, vannay