27/05/2013

Soldats poignardés : le boomerang

C’est au moment même que le ministre des affaires étrangères britannique, encore plus chauve mais pas moins myope que son homologue du Quai d’Orsay, appelait à armer les terroristes en Syrie, qu’un soldat de Sa gracieuse Majesté se faisait tuer par deux « compatriotes » au nom…d’Allah. Deux jours après, c’est au tour d’un soldat de la République de subir le même sort, avec moins de dommages toutefois.

Les exploits politico-médiatiques, surtout médiatiques d’ailleurs, n’ont pas manqué. Au soir de l’agression, un certain Delahousse (France 2) qui semble militer pour confirmer l’adage : sois belle et tais toi, reçoit le ministre de l’intérieur, le bouillant et « très » efficace Manuel Valls. Ce dernier a parlé de ses craintes concernant les centaines de Français combattant en Syrie et les risques qu’ils représentaient pour la sécurité de la France. Un journaliste de classe et intelligence moyennes aurait sauté sur l’occasion pour poser la question suivante au ministre : parlez-vous de ces combattants que votre collègue Fabius, ainsi que le Président de la République, arment et financent ? Un journaliste d’intelligence et liberté moyennes, oui. Pas Delahousse.

Maintenant que l’armée syrienne semble s’acheminer vers l’écrasement des terroristes et, je l’espère, plus tard, de leurs soutiens, il va falloir que les « démocraties » occidentales règlent le cas de leurs « citoyens » revenant du Jihad.

L’ont-ils mérité. Je vous laisse juger.

L’ont-il cherché ? Certainement.

Faut-il s'en réjouir ? La question reste ouverte.

 

 

11:15 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : france, gb, angleterre, fabius, syrie, haig, gowrié, terrorisme, islamisme, islam

12/06/2012

Selon Lavrov, USA, France et GB sont les responsables directs de la situation en Syrie

Dans un précédent billet, où je parlais de l'ours et des idiots, j'avais écrit qu'en d'autres circonstances et en d'autres lieux, même un âne aurait compris. Il faut croire que les cités dans le titre doivent être encore plus bêtes que les ânes, maintenant qu'on sait qu'ils sont plus criminels que les pires des assassins.

Je ne me rappelle même plus le nombre de fois où les Russes et les Chinois ont clairement et par avance informé les autistes de la futilité de leurs innombrables essais contre la Syrie. Rien n'y fait. Un ping-pong sans fin entre le Conseil des Droits de l'Homme et le Conseil de sécurité, avec des passages furtifs à la Ligue des Bédouins, histoire d'arracher, à force de lassitude, une résolution autorisant les ennemis de la Syrie à y intervenir « militairement ». Comme si les criminels cités plus haut en avaient vraiment besoin. Comme si, pour intervenir et ravagé la Serbie ou l'Irak, ils avaient auparavant consulté cette Assemblée.

Lavrov a, pour la première fois depuis le début de la crise syrienne, désigné très clairement les acteurs de celle-ci : les USA, la France, la GB et les bédouins des pays wahhabites où les femmes n'ont même pas le droit de conduire (ni de sortir avec des ongles vernis)

Femme saoudienne défie la police religieuse.JPG

Jamais, je dis bien jamais, dans l'histoire, une « affaire » n'avait touché autant au sordide. Les pires criminels, arriérés mentaux, associés à des salafistes et des terroristes, proclament la liberté et la démocratie pour le peuple syrien. Les Occidentaux nous font maintenant le coup de la guerre civile totale en Syrie. Je repose la question : guerre civile entre qui et qui ? Entre l'armée nationale d'un pays souverain et des bandes de terroristes financés, Lavrov l'a dit cette fois-ci clairement, ouvertement par les criminels cités plus haut ? On craint une guerre civile mais on finance, fournit et aide logistiquement l'acteur principal de cette éventuelle guerre, les terroristes ?

Comme il ne fait plus le moindre doute que les gesticulations fiévreuses des Français, Américains et Britanniques pour obtenir une résolution au Conseil de Sécurité  sous le chapitre 7, qui permettrait éventuellement une intervention militaire dans le pays, ne sont que de la poudre aux yeux destinés essentiellement à se donner bonne conscience car, le monde entier le sait aussi, aucun des protagonistes n'a ni l'envie ni la capacité de le faire, on a du coup choisi la voie la plus simple, pour eux, mais la plus coûteuse, notamment en vies, aux Syriens : la guerre civile.

Je ne sais vraiment pas comment tout cela finira. Je ne sais si une faction l'emportera sur l'autre. Je ne sais si les Syriens sauront éradiquer ce poison qui leur a été injecté par des criminels sans foi ni loi. Mais j'espère.

J'espère qu'un jour, une fois les choses rentrées dans l'ordre, en la défaveur des précités, que ceux-ci seront lacérés par le même feu qu'ils ont allumé là-bas. Qu'ils puissent goûter aux mêmes malheurs qu'ils essaient d'infliger aux autres.

Ce n'est peut-être pas chrétien, mais ce n'est que justice.