23/05/2012

La désinformation de trop.

Al Jazeera n'a pas hésité une seule seconde : mettant en scène un soi-disant commandant de l'Armée Syrienne, passé sous la bannière de la milice terroriste ASL, financée par les bédouins, armée par les Français, les Américains et les Anglais et soutenue par le Turcs et...une partie de nos autorités fédérales, la chaîne des bédouins nous annoncé ni plus ni moins que l'assassinat, accompagné de l'occupation de la capitale Damas par l'ASL, des :

Ministre de l'intérieur

Ministre de la défense

Adjoint du Vice-président de la République

Numéro deux du parti Baas

Président de la cellule de gestion de la crise

Si je regrette une seule chose, c'est que les autorités syriennes, ainsi que les intéressés eux-mêmes, n'aient pas attendu un ou deux jours avant de sortir, comme ils l'ont fait, personnellement démentir cette désinformation tragi-comique. Je le regrette simplement parce que nous avons raté le suicide collectif de toutes les officines  de désinformations du genre AFP, France Info, France 24, Libération, quelques autres torchons français, ainsi que quelques titres bien de chez nous, notamment ceux qui sévissent du côté des terres fribourgeoises. Ces torchons n'auraient effectivement pas manqué, comme ils le font depuis plus d'un an, de reprendre la désinformation telle quelle et d'y rajouter même un peu de sel.

Dommage.

Faillite médiatique, faillite morale, faillite professionnelle, agissements ridicules et grotesques, à l'image de celles et ceux qui les véhiculent, de CNN à Al Jazeera en passant par tout le spectre politico médiatique de cette partie du monde.

Cette manière de faire « militante » de la chaîne des bédouins semble en effet tellement inspirer les employés de nos médias que certains de ceux-ci, une fois revenus de Syrie, après un séjour clandestin, Vannay, ou pas, Hhhhaammmouche, se rendent immédiatement et en premier chez les bédouins leur donnant la primeur de l'exclusivité. Cherchez l'erreur.

Al Jazeera et ses succursales sont devenues à ce point hystériques et rêvent tellement de pouvoir diffuser une telle information, qu'elles sont prêtes à tout. Tant mieux.

Pour Al Jazeera, il y aura un avant et un après 20 mai, surtout pour les Syriens. Juppé et compagnie gisant depuis quelques jours déjà dans les poubelles de l'histoire, il faut juste espérer qu'ils y soient bientôt rejoints par les patrons de leurs clubs de foot et quelques autres joyeusetés « journalistiques ». La fosse commune des ratés aigris en quelque sorte