02/08/2012

Syrie : un « petit » quiz médiatique

Et attention, il n'y a aucun piège. Il suffit de répondre "journaliste" et vous tomberez juste. Quant à savoir lequel d'entre eux, est-ce vraiment important ?

Concentrez-vous surtout sur le magnifique style tragi-comique, mais surtout très romantique, façon révolutions du 19e siècle, de l'auteur. Comme il est drôle de constater la ressemblance frappante avec certains "articles" de notre Hebdo national.

Voici d'abord l'extrait en question :

http://www.lefigaro.fr/international/2012/07/29/01003-201...

« Après la préparation d'artillerie vient l'attaque. Elle est brutale. En début de matinée, samedi, des fusillades nourries éclatent dans plusieurs secteurs de l'est et du sud de la ville, où se trouvent les positions rebelles. Vers 11 heures, au quartier général des rebelles, installé dans une école du quartier de Sakhour, deux pick-up chargés de combattants arrivent en trombe. Les révolutionnaires débarquent en larmes, s'effondrent en sanglotant sur les marches de l'école. Ils sortent de la voiture le corps criblé de balles de l'un des leurs, qu'ils étreignent en pleurant. Dans la caisse du second véhicule, trois autres corps de révolutionnaires tués. Ils enroulent les corps dans des couvertures. Ils sont bientôt évacués vers les villages du nord pour des funérailles.

«On n'a même pas eu le temps de voir d'où venait l'attaque», explique un des combattants. «Les balles ont plu sur nous comme de la grêle, venues des toits et de troupes au sol.» Il montre le pistolet et la kalachnikov de l'un de ses camarades, le métal déformé par les impacts.

Dans la journée de samedi, plusieurs positions rebelles subissent des attaques du même genre. Les uns après les autres, plusieurs commandants des groupes de l'Armée syrienne libre qui ont mené l'audacieux raid vers Alep sont tués. Ces pertes sont particulièrement cuisantes pour des combattants qui manquent de chefs expérimentés et dont la cohésion est assurée par des liens familiaux ou de voisinage.

Au lieu des soldats démoralisés qui se débandaient devant eux, les rebelles se retrouvent soudain face à des troupes motivées, agressives. L'initiative et la surprise ont changé de camp. »

Le plumitif "révolutionnaire" semble regretter ces pertes chez ses amis terroristes. Et maintenant, la réponse au quiz : il s'agit de notre ami Adrien Jaulmes, ami, lui-même d'une certaine Florence Aubenas, elle aussi hôte de nos amis terroristes-révolutionnaires.

Capture.JPG

Au-delà de ces considérations d'ordre purement comique. L'article de notre ami romantique nous renseigne cependant - oui c'est possible, ils peuvent aussi informer même quant ils ne le font pas exprès- sur deux choses, essentiellement :

  1. Les mensonges, à condition que la partie lésée puisse résister un peu, ne durent qu'un moment. Ainsi, sans le vouloir, notre ami Jaulmes confirme les allégations des autorités syriennes sur les lourdes pertes subies par les terroristes.
  2. Encore plus important, le dernier paragraphe de notre conteur, parlant de soldats motivés, agressifs et volontaires. Avec, c'est le plus important, l'effet de surprise.

Je parlerai de ce dernier point dans mon billet de demain, consacré à la "grande bataille" FINALE de Damas et ce qui s'y est réellement passé.

D'ici là, je présente mes condoléances à Monsieur Jaulmes.