03/06/2013

Bye Bye Al Nosra, bonjour Istanbul (ou l'effet boomerang)

Al Nosra, pour ceux qui ne la connaissent pas encore, est une composante, la plus violente, la plus arriérée, la plus fondamentaliste et la mieux entrainée (selon les "spécialistes" d'ci, toujours eux) de cette Assemblée aussi hétéroclite que pitoyable et misérable qu'est la Coalition Nationale Syrienne dont certains membres, assis sur les genoux d'Erdogan à Istanbul, espèrent encore un destin similaire à celui dont ont bénéficié certains traitres irakiens rentrés à Baghdad sur les chars des USA. Les voilà repartis pour un exil prolongé de plusieurs dizaine d'années.

Ainsi, Al Nosra vient de subir les pires pertes dans ses rangs, de l'aveu même de l'OSDH (rideau derrière lequel se cachent les plumitifs de nos médias). Plus de deux cents depuis deux jours. Le fait le plus marquant est "l'ncident" de Baalbek, au Liban, où les combattants du Hezbollah ont mis d'une manière définitive hors d'état de nuire une vingtaine de membres de cette organisation fondamentaliste et terroriste. Je disais fait marquant car il s'agissait de la cellule qui, il y a de cela deux semaines, a lancé des missiles sur la banlieue sud de Beyrouth. Hezbollah a réussi à déterminer avec précision l'endroit d'où sont parties les projectiles et l'a anéanti. Le message envoyé, encore, à Washington et Tel Aviv est clair. La suite ? Plus d'une soixantaine de terroristes, essayant de transporter leurs blessés vers Al Zabadani, en Syrie voisine, ont été accueillis cette fois par l'armée syrienne. L'OSDH, c'est bien de le citer dans ces circonstances, nous dit qu'aucun d'entre eux n'en est sorti indemne.

Quant à ce cher Erdogan, dont le souriant ministre des affaires étrangères vient de déclarer que son parti n'est rien d'autre que le symbole du retour de l'époque ottomane, ça promet, il vient de goûter à son tour aux joies des manifestations "pacifiques". Nous lui souhaitons bonne chance pour la suite.

J'entends déjà certains "spécialistes" rire. Tout cela n'est que bénéfice pour "l'Occident" et son "représentant" dans la région. Sans perdre un seul homme, un seul avion, char ou même une trottinette, ces derniers ont réussi à affaiblir le seul état qui leur résiste encore dans la région, la Syrie et, beaucoup mieux, impliquer, enfin, le Hezbollah directement dans le conflit et l'affaiblir à son tour.

Peut-être.

Ils oublient juste qu'on ne juge une action qu'à la lumière du résultat...final. Affaiblis, peut-être mais aguerris, aggressifs et disposant de tous les moyens nécessaires pour dissuader quiconque d'en profiter.

Hier matin, Le Matin Dimanche nous a gratifiés d'une très longue interview avec le professeur Ricardo Bocco, IHEID. Ce dernier, a estimé les chances pour que la conférence Genève 2 ait lieu à plus de 50%. Il a aussi déclaré que la Russie a "déjà" lâché Assad et cherche et imaginer la suite sans lui.

Allez. J'ai déjà pris des paris. Pour ce qui est de genève 2, je ne sais pas mais cela ne changera strictement rien. D'ailleurs, Cher professeur Bocco, avez-vous entendu notre ami Juppé (pardon, pour la deuxième fois...Fabius) déclarer que la conférence porrait avoir lieu en...juillet ?

1. C'est comme si Fanius avait son mot à dire.

2. Il sait en revanche que, d'ici là, la conférence n'aura pour objet que la confirmation d'un état de fait. On prend des paris là-dessus ?

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, liban, gowrie, erdogan, assad, russie, usa, israel, al nosra, hezbollah, ricardo bocco

04/10/2012

Comment sommes-nous devenus des terroristes

Nous ? Oui, nous, les citoyens de ce pays, sept fois centenaire et plus vieille démocratie du monde. Et puisque, précisément, notre démocratie, unique en son genre, est directe, nos gouvernants sont supposés nous représenter, tous…directement.

D’où notre implication.

Aujourd’hui, alors que je me rendais à mon bureau en centre-ville, j’entendis le présentateur de la radio que j’écoutais annoncer l’explosion de deux, voire trois, voitures piégées à Alep, ville où une partie de ma famille vit encore. J’appelai immédiatement ma mère de 86 ans qui me dit avoir entendu les trois explosions jusque chez elle, à plus de trois km du lieu des attentats.

Au moins 48 personnes périrent dans ces attentats.

En quoi tout cela nous concerne ? Il faut poser la question à Monsieur Didier Burkhalter, notre Conseiller Fédéral chef du DFAE, notre représentant…légal. Ce dernier a clairement qualifié les auteurs de ces attentats, je pèse mes mots, oui, les auteurs de ces attentats, d’opposition « légitime ».

Ainsi, les auteurs d’attentats terroristes à la voiture piégée sont des opposants « légitimes » selon M. Burkhalter.

Pouvons-nous vraiment en arriver à cette conclusion ? Pour en avoir le cœur net, je ferai appel au syllogisme d’Aristote : « l’homme est mortel, les Grecs sont des hommes, etc. ». Appliqué à notre gouvernement, cela donne : ceux qui commettent des attentats sont des terroristes, notre gouvernement soutient les auteurs de ces attentats, notre gouvernement est dès lors…terroriste. C’est comme cela que nous sommes devenus, par le truchement de nos représentants, des terroristes.

Voici les images des lieux des attentats, avant et après ceux-ci. Regardez bien les "petits" immeubles devenus poussière. Je les connais très bien. Ils datent de plus de 150 ans et sont uniques dans leur genre au monde. Regardez bien le premier étage "suspendu" en bois sculpté.

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D’un autre côté, les Turcs affirment que cinq de leurs citoyens périrent dans l’explosion d’un obus de mortier tiré de…Syrie. Il va sans dire que les Turcs en ont immédiatement accusé l’armée « régulière » syrienne. Soit.

A supposer même que cela soit vrai, ce dont je doute fort car on peut très sérieusement penser que ce sont les Turcs eux-mêmes, dans leur fuite en avant, qui ont « commandité » le tir à leurs « poulains » terroristes à l’intérieur de la Syrie, ceux que notre DFAE qualifie d’opposition légitime. Que pouvons-nous en conclure ?

Je n’analyserais pas l’évènement mais irais directement à mes prévisions. Le problème d’Erdogan le Turc est d’avoir surinterprété les intentions réelles de ses amis Américains. Il crut très sérieusement que ces derniers n’attendaient qu’un signe pour déverser un déluge de feu sur la Syrie. On voit ce qu’il en est. L’OTAN vient de déclarer être totalement « solidaire » de la Turquie. On en est content.

Pour enfoncer le clou, les autorités de Damas viennent d’envoyer un message « officiel » on ne peut plus claire à Ankara : « les autorités turques feraient mieux de revenir à la raison, de surveiller leurs frontières et d’arrêter d’en faire le point de passage des terroristes et salafistes de tous poils. A défaut, les conséquences en seront incalculables ».

Il faut mettre cela en parallèle avec le message de « solidarité », sans plus, de l’OTAN à l’adresse de la Turquie pour tout comprendre.

Erdogan semble être le seul à avoir de la peine à le faire.

Quel est, enfin, le rapport entre les deux "événements" ? A priori rien. Sauf que, alors que les deux eurent lieu le même jour à quelques heures d'intervalle, les Occidentaux ont "très vivement" condamné les tirs sur la Turquie. Pour ce qui est des "attentats" d'Alep, pas un mot.

Celui qui ne dit mot...consent. Non ?

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : suisse, syrie, gowrié.didier burkhalter, otan, turquie, erdogan, islam, salafiste

27/07/2012

Rebelles kurdes VS rebelles ASL

Allons-y.

Ainsi, nous apprenons, jeudi 26 juillet 2012, que le bouillant Erdogan menace (décidément, cela devient un toc, à moins que ce ne soit un tic) la Syrie d'intervenir « directement sur son territoire » pour pourchasser et éliminer les rebelles du PKK qui séviraient à partir de ce territoire, précisément.

Pour corser l'affaire, la Turquie accuse la Syrie de « sous traiter » la lutte contre l'ASL avec le PKK (vous verrez, vous allez vous perdre avec toutes ces abréviations).

Turquie/PKK, Syrie/ASL... il y a comme quelque chose qui, comment dire, ne joue pas, ou plutôt qui joue complètement.

Le PKK est pour la Turquie une organisation terroriste qui menace la sécurité nationale et l'intégrité du pays.

L'ASL est, pour la Syrie, une organisation terroriste, constituée au surplus d'éléments étrangers (Afghans, Égyptiens, Jordaniens, Saoudiens, Qataris, Koweitiens, etc.) qui menace la sécurité nationale et l'intégrité du pays.

Le PKK se considère comme une organisation qui défend les intérêts légitimes du peuple kurde contre l'oppression, sanguinaire, du « régime » turque.

L'ASL se considère comme une organisation qui défend les intérêts légitimes du peuple syrien contre l'oppression, sanguinaire, du « régime » de Damas.

Dès lors, la Turquie s'arroge le droit, pour sauvegarder sa sécurité nationale et défendre l'intégrité de son territoire, de combattre les « rebelles PKK » y compris à l'intérieur du territoire syrien, où ils s'abritent.

Dès lors, la Syrie s'arroge le droit, pour sauvegarder sa sécurité nationale et défendre l'intégrité de son territoire, de combattre les « rebelles ASL » y compris à l'intérieur du territoire turque, où ils s'abritent. Là, je sens que ça ne joue plus. N'est-ce pas, Monsieur Erdogan ?

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : turquie, syrie, gowrié, erdogan, pkk, asl, kurdes

10/07/2012

Syrie : quoi de neuf ?

Pas mal de choses, en 24 heures.

  • La Turquie, repère et base arrière des terroristes, vient de déclarer, par la bouche de son ministre des affaires étrangères, un certain Davutoglu (fils de David), qu'elle a échoué dans sa tentative de renverser le régime Assad, ce malgré 16 mois d'efforts intenses. Bientôt, c'est une prévision, ce sera le tour des Bédouins, suivis peu après par les Américains et leurs domestiques européens, Français en tête.

Voici la déclaration désenchantée du « fils de David ».

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/199312-la-tu...

  • Turquie toujours. Il semblerait bien qu'Erdogan ait perdu un avion de chasse et deux pilotes pour rien. Comme d'habitude, ses fanfaronnades et ses menaces, à l'instar de celles qu'il a formulées au lendemain de la mort de neuf de ses compatriotes tués par l'armée israélienne, sont restées sans lendemain. Il est fort à parier qu'elles le resteront pour toujours. C'est le sort habituellement réservé aux valets. Il faut bien qu'il s'en accommode. Il le fera.
  • Kofi Annan, tout aussi servile que son patron, Ban Ki Moon, mais un peu plus libre du fait de sa position « moins officielle », vient d'admettre, coup sur coup que :
  1. Sa mission a complètement échoué.
  2. « Ce qui me frappe, c'est qu'autant de commentaires sont faits sur la Russie, tandis que l'Iran est moins mentionné, et que, surtout, peu de choses sont dites à propos des autres pays qui envoient des armes, de l'argent et pèsent sur la situation  sur le terrain ». (entendez par là les USA, la France, le Qatar, la Turquie et l'Arabie Saoudite)
  3. « Je viens juste d'avoir une discussion positive et constructive avec le président Assad. Nous nous sommes mis d'accord sur une approche que je vais partager (communiquer) avec l'opposition ». (Je souligne à ce propos que Annan a trouvé un accord AVEC LE PRESIDENT ASSAD (et personne d'autre). Je souligne aussi qu'une fois la discussion "constructive" terminée, il s'est envolé pour Téhéran où, à la conférence de presse commune avec le chef de la diplomatie iranienne, Kofi Annan a plus qu'insisté sur la nécessité de désarmer les groupes armés).
  4. Je me permets tout de même de rappeler que le Monsieur EST l'envoyé spécial de l'ONU et de la Ligue des Bédouins. Son avis et conclusions personnelles n'intéressent dès lors personne. Non, il exprime certainement le point de vue de ses maîtres qui, du coup, se rendent aussi à l'évidence : ils ont échoué.
  • Aussi pathétiques, voire encore plus, qu'Erdogan et son ministre des affaires étrangères, Clinton et Fabius (ce dernier est membre du club BHL) sont réduits à se lancer dans une surenchère déclarative où se mêlent menaces et tentatives d'intimidation et où les formules sont remâchées et recyclées jusqu'à en avoir la nausée.

Que vont faire maintenant tous ces gens-là ? Je n'oublie bien évidemment pas mes « amis » journalistes (c'est comme cela qu'ils s'appellent). Ils ont tout essayé, tout inventé, tout prévu depuis plus de 16 mois. Leur dernière trouvaille est maintenant l'attente des résultats des élections américaines. Je ne vois pas exactement ce que cela changerait mais puisqu'ils semblent tellement s'y intéresser, je me risquerais à une « petite » prévision et leur donne rendez-vous en novembre : il ne se passera rien.

A propos de prévisions, il y a un blogueur "assez marrant" qui n'arrête pas d'en faire. Une de ses fameuses prévisions est celle où il a prévu que l'année 2012 sera celle de Dominique Strauss-Kahn, vous savez, l'ami de "DODO la Saumure". Il vient de prévoir que Assad ne passera pas l'été à Damas.

Je pousse un ouf de soulagement.

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : syrie, russie, gowrié, france, usa, assad, kofi annan, ban ki moon, chine, iran, turquie, erdogan, fabius

27/06/2012

L’Alliance des Lâches condamne l’attaque syrienne

Comme prévu, la réunion de l'Alliance des Lâches a fait pschitt. La Turquie elle-même, par la bouche de sa marionnette islamiste Erdogan, a rebaissé de ton après cette réunion. Obama et ses larbins, Hollande, Cameron et les autres, ont dû lui dire : on s'excuse mais pour l'instant on ne peut faire mieux. En langage de tous les jours, cela signifie : essaie de te débrouiller tout seul car nous, on n'attaque que ceux qui ne peuvent se défendre.

L'OTAN s'est écrasé. Obama et ses larbins, Hollande et Fabius en tête, nagent dans leurs propres excréments.

Il y a de cela 15 mois, Juppé, Clinton, Rice, Cameron et même quelques bédouins incultes, dictaient « leurs exigences » : Assad doit faire ceci, Assad doit exécuter cela. Il doit partir, il doit être traduit devant la justice internationale et des conneries du genre. Aujourd'hui, alors même que la réunion de l'Alliance des Lâches sous l'égide de l'article 4 de sa charte n'est que la deuxième du genre depuis 60 ans, c'est dire l'importance qu'ils donnent à l'incident, le Secrétaire Général de l'Alliance, Rasmussen, « demande » gentiment à la Syrie de tout mettre en œuvre pour éviter de nouveaux incidents du genre. SVP, essayez de ne plus vous attaquer à nos chasseurs.

Ainsi, Merdogan l'islamiste, lamentable et nain, qui n'a ni réagi ni demandé l'intervention de l'Alliance des Lâches lorsque les commandos israéliens ont tué plusieurs ressortissants turcs en 2009, essaie tant bien que mal de bomber le torse avec des déclarations aussi médiocres que sa propre personne : « nous allons aider par tous les moyens le peuple syrien jusqu'à la chute du régime du Président Syrien. On se demande ce qu'il va pouvoir faire de plus que ce qu'il fait aujourd'hui car ce n'est même plus un secret de polichinelle : la Turquie EST en guerre contre la Syrie : elle accueille les terroristes, les héberge, les nourrit, leur achemine financement et armes, facilite leur passage à travers ses frontières...

Pour ne rien vous cacher, je trouve cela plutôt rassurant. Plus il aboiera, plus la Syrie devra augmenter sa pression sur les terroristes, jusqu'à l'anéantissement total de ceux-ci, partout où ils peuvent se trouver. Nettoyage au Kärcher.

Pour le reste, le message le plus important que la Syrie a voulu envoyer au monde entier et que l'Alliance des Lâches voulait précisément tester, est qu'elle est puissante et ne craint pas la guerre, quel que soit l'adversaire.

Une fois les terroristes anéantis, viendra alors, peut-être, le temps des vrais comptes à liquider : les Bédouins, tout d'abord, la Turquie et la France ensuite. Ils soutiennent ouvertement le terrorisme, il serait parfaitement juste qu'ils puissent y goûter, le plus possible.

Au fait, puisqu'on parle beaucoup avions, de chasse, en ce moment. Les Syriens, deux jours après la défection du colonel de l'armée de l'air syrien, ont exigé et obtenu la récupération illico du chasseur en question. Comme quoi, ils aboient peut-être moins, mais...

Au fait, bis. Aux esprits chagrins et à ceux, Juppé d'abord, suivi par Clinton, Hollande, Fabius et les autres, "flairant" sans cesse un changement dans l'attitude russe, ces derniers, au nez et à la barbe de tous, viennent d'acheminer les systèmes de défense aérienne les plus modernes dont ils disposent. Des batteries capables de fixer et tirer sur 24 cibles à la fois. Les pilotes des rafales et des F-16 ayant bombardé Khadhafi doivent "pester".

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : otan, syrie, obama, gowrié, hollande, turquie, erdogan, terroristes, islamiste, assad

26/06/2012

Turquie - Syrie : l'escalade ?

J'emprunte volontiers le début de ce billet à un de mes commentateurs qui a très justement souligné la différence de langage, de contenu et de ton des Turcs immédiatement après le tir syrien réussi sur un de leurs chasseurs et deux jours après, c'est-à-dire après consultation avec les Américains.

Au début, en effet, le président turc et son premier ministre ont admis que leur chasseur aurait pu violer l'espace aérien syrien. Hier, pourtant, les deux parlaient d'acte hostile très grave de la part de la Syrie. Acte hostile grave ? Est-ce le début de la phase finale de l'offensive occidentale ? Nous ne pouvons pas l'exclure. Il semblerait en tout cas que tout le monde s'y prépare, y compris les Russes.

Les coïncidences sont en tout cas très troublantes. L'accélération et la simultanéité de certains évènements le sont encore plus.

Ainsi, en l'espace de trois jours, un colonel de l'armée de l'air syrien part, avec son chasseur MIG 21 se réfugier en Jordanie. J'y reviendrai. A peine 24 heures après, la défense aérienne syrienne abat un chasseur turc (on nous dit même qu'il ne volait pas seul et que le deuxième avion fut aussi touché mais qu'il a réussi à regagner sa base). C'est en même temps qu'une demi douzaine d'officiers de l'armée syrienne fuient, avec femmes et enfants, vers la Turquie qui devient de fait en état de guerre avec la Syrie. Tout cela ne peut être fortuit.

A l'intérieur du pays, il semblerait aussi que tout retour en arrière est désormais exclu. La guerre armée régulière-terroristes et mercenaires est définitivement engagée. Le scenario libyen est dès lors bel et bien présent, non pas celui exécuté par l'OTAN mais une variante se basant essentiellement sur la faune locale d'abord. Il est fort probable que l'OTAN, même si je continue à croire que toute intervention directe de sa part serait suicidaire (les Russes semblent en effet décidés à intervenir eux aussi directement), fournira armes et soutien logistique et militaire limité, en attendant de voir. Dès lors, la stratégie, militaire, de la Syrie est claire : tout doit aller vite, très vite. Aucun répit ne doit plus être accordé aux terroristes. D'où la contre-stratégie occidentale : provoquer un énième incident, histoire de retarder cette échéance et donner du temps aux insurgés.

Le fait le plus marquant depuis vendredi est le silence « relative » des Russes. Alors que leurs dirigeants répondaient du tac au tac et élevaient un mur infranchissable contre toute velléité d'agression vis-à-vis de la Syrie, on les a très peu entendus depuis deux jours. Je vais peut-être surprendre mais j'y vois un bon signe, pour la Syrie. Les Russes sont entrés dans une phase d'engagement effectif.

Les Occidentaux voulaient provoquer les Syriens avec l'histoire du chasseur turc, les Syriens, mais aussi et surtout les Russes, ont répondu sans hésiter en testant, à leur tour, leur matériel et les moyens, ultramodernes, de défense aérienne.

Je regrette d'emblée ce qui va suivre mais force est de constater qu'en semant le vent, on récolte la tempête.

Une véritable guerre est maintenant engagée en Syrie. Il va falloir un gagnant et un perdant.

Une sorte de troisième guerre mondiale est aussi engagée. Là aussi, il va falloir des gagnants et des perdants.

Je ne crois pas que les Russes vont se permettre d'être dans le camp des perdants et ils ont parfaitement les moyens de se trouver dans l'autre camp. Simplement parce que les Occidentaux n'ont plus les moyens de leurs ambitions.

Je le dis à regret mais c'est tant mieux. Car trop c'est trop.

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : turquie, syrie, gowrié, occident, russie, erdogan, assad

25/06/2012

La Syrie abat un chasseur turc

Le 6 octobre 2011 déjà, j'ai écrit le billet que voici : ONU dehors, bonjour l'OTAN

Dans celui-ci, je prévoyais, dans le détail, le scenario qui est en train de se dérouler depuis vendredi dernier. Je ne suis pas tout à fait certain que la Turquie, par ordre de ses maîtres de l'OTAN, voulait « tester » la réaction syrienne à une telle provocation mais ce dont je suis en revanche absolument sûr est que les Syriens n'auraient jamais pu répliquer aussi rapidement, aussi violemment et sans aucune hésitation s'ils n'étaient pas totalement certains de pouvoir se le permettre. La Syrie semble déterminée à envoyer des signaux extrêmement clairs aux Turcs et à leurs maîtres : « nous n'hésiterons pas une seconde, ce quelle que soit la menace à laquelle nous devrions faire face ».

La réaction des Turcs fut tout aussi prévisible : ils ont fait appel à leurs « alliés » de l'OTAN pour « étudier la réponse à donner suite à cet incident ».

Commençons par la fin et revenons aux détails ensuite. Après une escalade verbale et l'offensive médiatique habituelles, l'affaire fera...pschitt.

Pourquoi ? Pour une raison extrêmement simple : nous venons de dire que les Syriens ne se seraient jamais permis une telle réaction s'ils n'étaient pas certains de pouvoir se le permettre. Mais ce n'est pas tout. Sous réserve des moyens de défense aérienne utilisés pour descendre le chasseur turc, il y a certainement l'ombre des...Russes. Car, comme d'habitude, une petite phrase, inhabituellement claire et très menaçante, prononcée par Lavrov la semaine dernière, est passée presque inaperçue ici. Le ministre Russe des affaires étrangères a déclaré que la répétition du scenario libyen en Syrie est exclue. « nous nous en portons garants ».

Si l'OTAN, au travers de la Turquie, a voulu tester la Syrie, celle-ci vient d'envoyer un signal très clair. Il se pourrait même que les Syriens aient eux aussi voulu tester leurs propres moyens de riposte.

Cependant, la question essentielle à se poser ici se trouve, selon moi, ailleurs. On peut se poser des questions sur le « timing » de l'incident. Pourquoi maintenant ?

Revenons un peu en arrière. Il y a de cela quelques mois et alors que les forces de l'ordre syriennes étaient sur le point de venir à bout des insurgés et des terroristes, totalement pris à la gorge, la Ligue des Bédouins a décidé d'envoyer des observateurs en Syrie. Comme par hasard, ceci a donné un ballon d'oxygène inespéré aux rebelles, qui se sont refait une petite santé. Les Bédouins repartis, la traque des terroristes a repris. Pour la deuxième fois en l'espace de moins de six moins et alors que l'armée syrienne réduisait une à une les poches de résistance des rebelles, l'ONU a pondu sa résolution décidant l'envoi de 300 observateurs (barbouzes ?). Un deuxième répit pour les terroristes. Lesquels en profitent pour perpétrer les pires massacres et atrocités envers des gens innocents, entre autre le massacre de Houla.

Troisième acte, maintenant. Aux dernières nouvelles, les autorités syriennes semblent maintenant décidées à anéantir les terroristes et les poursuivre où qu'ils soient. On nous dit aussi que le chef de l'ASL (armée syrienne libre) le colonel Riad Assaad aurait pris la fuite emportant avec lui deux millions de dollars. Nous pouvons raisonnablement estimer que les jours de cette soi-disant révolution sont comptés et que les autorités syriennes veulent une victoire claire et nette. Et cette fois-ci, rien ne les détournera de cet objectif, y compris les éventuelles gesticulations de l'OTAN et de leur larbin Otoman.

Erdogan veut jouer les Atatürk. Regardez ces images et essayez d'estimer ses chances de succès.

Lamentable.

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08:01 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : syrie, turquie, erdogan, atatürk, gowrié, otan

29/05/2012

Embargo et sanctions à tour de bras, rien n’y fait. C’est tant mieux

A peine la crise syrienne déclenchée, par les bédouins, les islamistes et les voyous de tous bords, que les gouvernements occidentaux, le nôtre, hélas, avant les autres (notre politique depuis quelques années est qu'il faut systématiquement être plus royalistes que le Roi, ce dans tous les domaines : accords fiscaux, accords bilatéraux, couchage devant les Américains, les Allemands et les Français, etc.) se sont précipités pour :

1.   Demander, que dis-je, exiger et ordonner le départ du président Assad. Certains lui donnèrent même deux semaines pour s'exécuter.

2.   Lancer la batterie habituelle de sanctions de tous genres : économiques, politiques, financières, blocage d'avoirs, etc.

Le hic, dans le cas syrien, est que ceux-ci sont infiniment plus futés que les Libyens, Tunisiens et autres. On n'invente pas l'agriculture, la civilisation, l'alphabet, les sciences, l'algèbre et l'astronomie pour rien.

Qu'avons-nous trouvé comme avoirs à bloquer ? Rien. Absolument rien. J'ai dit futés mais il ne s'agit pas uniquement de cela. S'il est indéniable que les personnes qu'on veut sanctionner et dont on veut bloquer les avoirs ont des « petits » quelques choses par ci par là, la plupart de ce qu'ils ont se trouve...chez eux, à l'intérieur du pays. C'est peut-être pour cela qu'à l'hystérie généralisée de l'impuissance occidentale face à la résistance syrienne vient s'ajouter, est-ce vraiment une surprise, le ridicule hystérique. Au point de s'en prendre à la mère, octogénaire d'Assad et à sa femme, à qui on reproche une surconsommation de chaussures de chez Louboutin.

Les Occidentaux ne semblent toujours pas avoir compris. Cinquante ans d'embargo et de sanctions contre Cuba, des dizaines d'années de sanctions contre l'Iran, contre la Corée du Nord, etc. On voit le résultat.

Pour revenir aux Syriens, ces derniers, se foutant, à raison, des sanctions stupides et inutiles des « Occidentaux » viennent de passer des accords économiques et financiers très importants avec la Russie. A terme, cela devrait aboutir à l'adhésion de la Syrie à l'accord de libre échange avec la Russie, le Belarus et le Kazakhstan.

Avec « ça », on peut, les Occidentaux, toujours espérer que la Russie lâche son « allié » syrien. Car, il n'aura échappé à personne, la Russie fait cela avec...le gouvernement de M. Assad. Elle n'a pas attendu « pour voir ». Pour les professionnels de la politique et de la diplomatie, ceci doit certainement avoir une grande signification. La Russie envoie un message on ne peut plus claire : nous sommes en train de revenir sur la scène internationale même si cela devait se faire au prix d'une nouvelle guerre froide.

Pour ce qui est des sanctions, embargos et autres stupidités du genre, le Venezuela vient de mettre « ses menaces » (ses promesses) à exécution. Elle a déjà commencé ses livraisons de mazout à la Syrie. Laquelle semble aussi pouvoir se fournir en liquide raffiné ailleurs. La logique du soutien politique de certains pays de la Syrie, se prolonge donc par un soutien économique.

Il ne restera, comme parade, pour les Occidentaux, que l'intervention, militaire, direct.

Ça décantera pas mal de choses.

A ce propos, chose étrange : quelqu'un pourrait nous dire où se trouvent actuellement l'islamiste Erdogan et son ministre des affaires étrangères ?

 

08:34 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : turquie, iran, russie, venezuela, syrie, gowrié, erdogan, france, usa, asl, terrorisme, islamisme

17/05/2012

100'000 "vrais amis" de la Syrie manifestent, chez Erdogan, leur opposition à lui et à ses terroristes

Plus qu'une simple manifestation, c'est un message d'avertissement à Erdogan, qu'on n'entend plus, ainsi qu'à ses protégés terroristes islamistes.

Il y a de cela plus d'une année, Juppé le lamentable donnait deux semaines au "régime" syrien pour partir. Le "régime" syrien est toujours là et Juppé le sinistre chauve est accueilli fastueusement dans les poubelles de l'histoire.

Erdogan, aussi, se croyant faire parti des "grands" avait donné quelques jours au "régime" de Damas pour partir.

Je vous laisse lire la suite du sujet, repris tel quel de l'article écrit le 15 mai par Guy Delorme.

Cela vaut vraiment le détour.

Bonne lecture.

En Turquie : un grand concert de soutien à la Syrie réelle

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, erdogan, turquie, gowrié, terrorisme, france, suisse

11/01/2012

Qatar, Turquie, Tunisie et les autres : plus dure fut la chute

J'avoue ne pas savoir comment commencer ni où me donner la tête. Je voulais écrire un billet sur l'affaire de la BNS, suite à celui que j'ai publié lundi et voilà que le Président Syrien prononce un discours assez important, que l'Emir du Qatar se fait proprement mettre à la porte alors que sa visite, avec une suite imposante, en Mauritanie venait à peine de commencer et qu'en Tunisie, les islamistes « soft » d'Ennahda (grande fierté des gouvernements et, surtout, médias occidentaux) n'ont même pas pu attendre les 12 mois réglementaires pour annoncer, à leur tour après les frères musulmans d'Egypte et les démocrates libyens commandés par un chef d'Al Qaïda, qu'à « long terme », le Califat est le but ultime de la « révolution ».

1.       Commençons avec ceux-là, justement. Il est presque minuit, Arte diffuse un reportage consacré à la Tunisie « d'après Ben Ali ». A un moment donné, un des enfants chéris de nos médias d'ici, le premier ministre tunisien, Hamadi Jebali, accompagné de deux représentants du Hamas, lance : c'est ici que commence, inchalla, la libération de Jérusalem, c'est d'ici que se déclarera, inchalla, le 6e Califat. On a plutôt l'habitude d'entendre cela dans la bouche de feu Oussama ben Laden. Bien évidemment, ce ne fut qu'une facette de la partie émergée de l'iceberg car, presque au même moment, l'Imam de la Grande Mosquée de Kairouan déclarait « textuellement » qu'Islam et laïcité sont incompatibles.

Il n'y a effectivement que chez nous que des « spécialistes » de la région et de l'islam, ainsi que "l'excellent Juppé" considèrent que cette compatibilité est parfaitement possible.

2.       Pour ce qui est du Qatar, il semble bien que de Nouakchott à Bagdad et Beirut, en passant par Alger, Le Caire et même, peut-être, Riyad, on  commence à en avoir assez. Le Bédouin a déjà mangé son pain blanc.

Voici un joli commentaire d'avant la visite de Hamad, l'Emir, en Mauritanie

http://www.slateafrique.com/80511/mauritanie-visite-de-le...

Et en voici un autre, après.

http://lavoixdesmartyrsdelaplume.over-blog.com/article-ma...

...et un autre

http://lecalame.info/contenu_news.php?id=2610

Ainsi, tous ces dizaines de milliards de dollars n'auraient servi à rien. Bientôt, l'Emir et sa chaîne Al Jazeera, peut-être même quelques succursales de celle-ci ici, apprendront que la Réal Politique prendra le pas, qu'il a eu sa petite heure de gloire, qui aura tout de même duré un an et qu'il devra dorénavant se contenter de dépenser ses milliards dans des loisirs plus « conformes » à son histoire : immeubles, voitures luxueuses, harem, balades sur les bords du Léman, etc. Il est fort à parier que le grand partisan de cet échec soit le Président syrien, je veux dire la résistance de ce dernier, qui commence à porter ses fruits.

3.       Avant de parler du discours du Président syrien, signalons seulement les réactions, étrangement mollassonnes, de l'Ottoman Erdogan et du Gaullois Juppé. Il y a de cela quelques semaines seulement, ils ne tarissaient pas de commentaires quotidiens sur la nécessité, que dis-je, obligation, pour le Président Syrien de quitter le pouvoir...sinon.

Cela semble avoir fait pschitt. Dès lors :

4.       Contrairement à ce que beaucoup de pseudo analystes croient ou prévoient, le dernier discours du Président Assad ne démontre nullement une déconnexion de la réalité mais, tout au contraire, une parfaite connaissance de se qui se passe. Les Syriens savent ce qu'ils peuvent et ne peuvent pas faire. Ils savent exactement sur qui compter. La semaine dernière, les « mini » manœuvres militaires, consistant uniquement au lancement de missiles « longue portée », n'étaient destinées qu'à être repérées par les satellites espions américaines. Ces missiles ont atterri dans le désert...iranien.  Assad, malgré des pressions immenses, a promis de frapper les terroristes avec une main de fer. Entre nous, c'est bien le souci principal des Américains, non ? Je me trompe ? Oh, ces derniers disent que les opposants en Syrie sont « pacifiques ». Il y a quelque chose, encore un, que je ne comprends pas : Il y a de cela quelques semaines, le Président syrien a appelé les insurgés à remettre leurs armes aux autorités, tous les insurgés. Quelques minutes après seulement, le département d'état des USA, affaires étrangères, a conseillé à ses opposants de ne pas le faire. Serait-ce un aveu claire que ceux-ci sont armés ?

Pour ce qui de l'Ottoman, il semblerait que les forces de sécurité syriennes aient capturé une bonne quarantaine d'officiers turques sur le territoire syrien, ce qui expliquerait le silence soudain d'Erdogan. Le bédouin qatari semble aussi très en retrait en ce moment. Je mettrai tout cela au conditionnel mais il semblerait que certains, en Syrie, ont en leur possession des enregistrements très compromettants concernant le bouillant premier ministre et ministre des affaires étrangères du Qatar. On a par ailleurs déjà entendu un de ces enregistrements circuler sur le net. Dans celui-ci, le premier ministre du bédouin parle de tout, sauf d'éloges, à l'encontre du souverain saoudien. Ambiance.

La Syrie semble être sur le bon chemin pour gagner la partie. C'est tant mieux. Aaprès les mésaventures islamistes et islamisantes de la Tunisie, Libye et Egypte, la Syrie est, comme d'habitude, le dernier rempart contre les fondamentalistes.

Je vous le dis comme je le pense : entre un gouvernement autoritaire quelconque et les salafistes/talibans, je n'hésite pas une seconde.

P. S. Je sors un peu du sujet mais aux nouvelles de ce matin, il semblerait que les Américains veulent se débarrasser de certains de leurs « invités » à Guantamo et cherchent des pays pour les accueillir. La France déclare être favorable pour en accueillir quelques uns. Ceux qui ont été emprisonnés à tort et dont les aveux leur ont été arrachés par la torture. Ah bon ? Les Américains pratiquent la torture ? Et le fameux rapport annuel sur l'état des droits de l'homme dans le monde, est-ce le Saint Esprit qui le publie ?

 

12:11 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : syrie, suisse, tsr, média, médias, qatar, france, juppé, erdogan, usa, opposition, printemps arabe, assad

21/11/2011

Syrie : la nouvelle offensive

Une nouvelle offensive, essentiellement médiatique, a commencé hier. Celle-ci, comme toutes celles qui l'ont précédée, a été pensée à Washington, est financée par le Qatar et sera exécutée par les médias du monde « libre », lequel a décidé d'être gouverné par Goldman Sachs.

Permettez-moi de faire un petit détour avant de revenir au sujet central de ce billet. Il y a de cela quelques semaines, les journaux de toute la Romandie n'avaient pour seul souci que les malheurs d'un certain opposant, qui s'est trouvé poursuivi par les services secrets syriens et dont la voiture a été sabotée par ceux-ci. Un petit rappel : un journaliste du Matin a même réussi à photographier l'agent secret en question. Il paraît même que cet opposant ait déposé une plainte. D'autres journalistes, a qui je reprochais d'écrire tout et n'importe quoi, surtout n'importe quoi, sans la moindre vérification et en fabriquant même les événements, certains me répondirent disant que l'essentiel du métier du journaliste consiste à « investiguer », vérifier et relater. Je les crois sur parole et c'est pour cela que je leur demande : où en est cette histoire ? Vous ne vous sentez plus envahis par cette envie dévorante d'investiguer et de suivre le résultats de vos « enquêtes » si professionnelles et si « neutres » ?

La presse romande touche le fond

Revenons à notre sujet du jour.

Voici les détails du plan.

1.       Brouiller, voire couper, la réception des médias audiovisuels syriens. Je rappelle à ce sujet que cela a déjà commencé. En effet, les démocrates d'ici ont déjà réduit au silence la chaîne Al Dounia. Celle-ci se contentait de « rediffuser » les images d'Al Jazeera, France 24, Reuters et autres en montrant la manière dont elles éraient « fabriquées ».

2.       Saboter les réseaux de communications et diffuser des informations disant que l'institution militaire syrienne est tombée.

3.       Diffuser des images « filmées au Qatar » montrant des soi-disant défections en masse dans l'armée syrienne. Ceci a par ailleurs été déjà confirmé par certains observateurs.

4.       Les pays du Golfe, cherchez l'erreur, demanderont une intervention militaire étrangère. C'est probablement la Turquie qui s'en chargera. Je l'avais déjà prédit et les événements de ces derniers jours viennent le confirmer.

ONU dehors, bonjour l'OTAN

La Tuquie, ange du Moyen-Orientl

Voici aussi un lien qu'un de mes lecteurs vient de m'envoyer :

http://www.wikistrike.com/article-la-syrie-deploie-son-ar...

Ainsi, tout ce que nous avions prévu et avancé, depuis le début des événements, se révèle être juste et vérifié par les faits.

Ainsi, tout ce que les médias on écrit et relaté, depuis le début des événements, se révèle faux et démenti par les événements.

Pour les « prévisionnistes » libres et démocrates, aveugles au point de ne pas voir ce qui se passe en Tunisie et en Libye, j'offre une perle, en provenance de l'Egypte.

On y voit une journaliste d'une télévision égyptienne, interviewant un barbu démocrate, refusant de parler directement à la journaliste et exigeant une voile entre elle et lui.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

Enfin, il semblerait que des bâtiments de guerre russes aient atteint les rives orientales de la Méditerranée, face à Lattaquié. Message parfaitement claire à Obama, le nabot français et le lanceur de missiles turque ? Je le crois.

 

06/10/2011

ONU dehors, bonjour l'OTAN

Une résolution par semaine, sans succès. L'acharnement lamentable des nouveaux colonialistes en devient à ce point ridicule que les mots me manquent pour le qualifier. C'est désormais un défi. Il faut soumettre la Syrie. Je souligne que le gouvernement yéménite bombarde quotidiennement ses opposants sans que cela n'offusque les gentils Juppé, Rice, Obama ou Cameron. C'est comme ça. Il n'y a plus que la Syrie dans le monde. Comment cela se fait, leur tenir tête ?

Voici dès lors le scénario le plus probable à venir. Puisque l'ONU ne sert à rien (elle est utile seulement lorsque le Conseil de Sécurité vote la destruction des pays par les puissances occidentales) ce sera l'OTAN qui s'en chargera. Comment ? Comme suit.

Erdogan, on se demande quelle est la raison exacte d'une telle haine (probablement les centaines de millions de dollars que les saoudiens et Qataris ont fait pleuvoir sur lui et Sarkosy) provoquera un conflit armé avec la Syrie, c'est à peu près certain. Membre de l'OTAN, celle-ci se lancera à son tour  pour « aider » un de ses membres faisant fasse à une « agression ». car il n'aura échappé à personne que c'est la Syrie qui agressera la Turquie. Il y aura bien évidemment des Vannay, Bussard, Mabillard et autres pour nous le confirmer.

Je suis au-delà des 70% quant à la possibilité de réalisation de ce scénario.

Reste à savoir si les imbéciles ont bien calculé leur coup. C'est moins certain.

 

07:15 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : nations unies, otan, onu, syrie, suisse, vannay, mabillard, bussard, france, erdogan, turquie

26/09/2011

Erdogan, le Sultanat et le syndrome de Serengeti

En 1916, année marquant la fin officielle de 4 siècles de domination ottomane du Moyen-Orient, Tendance Oriental, un mouvement né en Egypte, a appelé à la constitution d'un « Khalifat » oriental, sous domination turque, s'étendant du Maghreb au Pakistan (le Sind). Au même moment, un autre mouvement, né en Syrie et au Liban, constitué essentiellement de « patriotes » et d'intellectuels (aujourd'hui on dirait « occidentalisés »), appelait au renouveau du monde arabe, à sa modernisation et à son entrée dans le vingtième siècle.

Aujourd'hui, 100 ans après, les choses ont très peu changé. Lors de la visite d'Erdogan au pays des pharaons, les frères musulmans l'ont accueilli aux cris de : Khalifat islamique en Egypte et en Turquie.

Les Arabes, sont-ils vraiment nés pour être dominés ?

A voir la manière dont les Libyens ont accueilli leurs « libérateurs » Français et Anglais, on le croirait.

Pour revenir au « Sultan » Erdogan, si vous me demandez pourquoi le syndrome du Serengeti (http://independanceetliberte.blog.24heures.ch/archive/201...), il suffit de se rappeler de l'autre événement, autrement plus tragique, marquant l'année 1916. Un à un million et demi d'arméniens, mais aussi de Chaldéens, Assyriens et Syriaques, furent massacrés par les armées turques en l'espace d'un peu plus d'une année.

Pour donner un minimum de crédibilité aux appels d'Erdogan concernant la manière dont certains régimes arabes traitant leurs « sujets », il conviendrait, au minimum, qu'il reconnaisse le génocide.

Logique implacable.

07:15 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : turquie, erdogan, moyen orient, proche orient, syrie, islam, islamiste, terrorisme