07/06/2012

Groupe de Shanghai : la douche froide

Il y a de cela deux jours, le monde était de nouveau en effervescence. Le monde ? Oui, celui des médias et des « spécialistes » de tous poils. Un obscure vice quelque chose russe aurait déclaré que le maintien du Président syrien aux commandes du pays n'est pas une priorité absolue pour la Russie.

Je ne suis pas un fana des Russes, ni des Chinois, ni de personne d'autre d'ailleurs. Je trouve juste qu'il est salutaire et indispensable que la puissance malfaisante des USA et quelques uns de leurs larbins puisse être constructivement contrée par une puissance au moins aussi forte. Pour le reste, ils peuvent tous aller au diable. Je ne vois pas qui donnerait le droit à X ou Y de décider du sort qui doit être réservé aux autres.

Pour revenir aux Russes et aux Chinois, ceux-ci viennent pour la énième fois de refroidir les ardeurs des Occidentaux. Coup sur coup, ils déclarent, par la bouche de Lavrov, toujours lui, qu'il n'est pas question ne serait-ce que de penser à mettre le nez dans les affaires internes de la Syrie et que le changement du « régime » conduira à une catastrophe régionale. Comprenne qui pourra. Si le langage diplomatiques doit, apparemment, être interprété d'une manière très spécifique, le patron de l'Alliance Atlantique, Rasmussen, vient de déclarer qu'il n'est pas question pour l'OTAN de s'immiscer dans les affaires intérieures de la Syrie. On voit que non seulement il n'est pas question d'intervention militaire, mais l'idée même de mettre son nez dans les affaires syriennes est hors de question.

La leçon commence manifestement à entrer. A la bonheur.

Et tant pis pour tous ceux qui se sont excités à l'annonce de la bonne nouvelle : le énième lâchage de la Syrie par la Russie. Parmi ceux-ci, se trouve notamment un blogueur, prévisionniste et philosophe de son état, invité permanent de ce blogosphère, qui n'arrête pas depuis plus d'une année de constater l'isolement grandissant de la Russie et les fissures qui apparaissent par ci par là dans les relation syro-russes.

Il est vrai qu'il a aussi prévu que l'année 2012 sera celle de...DSK

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : syrie, russie, gowrié, chine, usa, france, dsk

14/05/2012

DSK : une année après, on attend toujours l’homme de l’année 2012

Une année après les faits et alors que la France a un nouveau Président, M6 a choisi hier de nous gratifier d'une « zone interdite » qui est revenu sur l'affaire DSK depuis la naissance de celle-ci. Une enquête rondement menée et d'un professionnalisme « journalistique » absolu, comme d'habitude.

On y revoit les mêmes protagonistes, amis, partisans, courtisans, opportunistes, lavettes cathodiques et ... analystes de tout bord : politologues, sociologues, psychologues et même sexologues, raconter leurs âneries habituelles. Pour certains, ce fut l'exact contraire de ce qu'ils disaient une année en arrière.

Voici donc l'ami de toujours, le confident et le directeur de cabinet, Pierre Moscovici, scandalisé et fou de colère il y a de cela un an, quitter le premier la fête d'anniversaire de son autre ami, Julien Drey, car DSK y était invité.

Voici aussi tous les médias, notamment américains, désignant DSK comme le mal (mâle) absolu, retourner leur veste quelques jours après pour traiter Nafissatou Dialo de "Hooker" : pute.

Faut-il aussi parler de Jack Lang, pour qui il n'y a pas eu mort d'homme, de Pierre Elkabbach, d'Alain Duhamel, de Jean-François Kahn pour qui Strauss-Kahn n'a fait que "trousser une soubrette" et de tous les autres, grands spécialistes de tout ?

Inutile de parler des cas de tous les autres. Ce serait une copie conforme du cas Moscovici. Rappelons-nous juste que celui qui risquait de devenir le Président de la République Française avait des fréquentations du genre "DODO LA SAUMURE".

Cela n'empêche pas quelques « irréductibles » de persévérer. Parmi ceux-ci, on trouve un certain Patrick Bruel, joueur de poker et chanteur. Celui-ci vient de déclarer que, selon lui, DSK restait le meilleur candidat et le meilleur espoir « pour la France ». Il y a aussi le cas d'un blogueur, invité permanent de cet espace où il est très souvent promu, qui, mois après mois, continue de croire que l'année 2012 sera celle de DSK. Le  même blogueur nous raconte dans un billet récent qu'il conviendrait de suivre le chemin tracé par le Qatar et l'Arabie Saoudite.

La médiocrité étant de nos jours élevée en valeur suprême, nous sommes bien servis. Seule consolation, les « prévisions » de ces personnages (ils ne font que ça) s'étant révélées fausses dans leurs totalité, il faut juste espérer qu'ils continuent.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : dsk, france, hayoun, gowrié, médias, moscowici, nafissatou dialo, syrie, dodo la saumure

31/01/2012

31 janvier 2012 : premier bilan mensuel de l’année

Comme prévu, je vous livre aujourd'hui mon premier bulletin mensuel de l'année.

On commencera par les prévisions dont la quasi-totalité ne se réalisa pas. Ainsi :

DSK est toujours empêtré dans ses histoires de fesses. Il n'est pas encore l'homme de l'année 2012, on a même parlé de son absence à Davos. Il est vrai qu'il était fatigué après son séjour triomphal en Chine.

L'Iran n'est pas encore envahi, alors qu'on l'avait prévu pour le 15 janvier. Aucune bombe ne s'est abattue non plus sur ses installations, nucléaires ou pas, alors que, parait-il, "le compte à rebours avait déjà commencé" et que "seul un miracle pouvait désormais sauver l'Iran"

La Grande Bretagne, dont le courage des soldats, circulant à pied et sans casque de protection à Bassorah, n'est plus à démontrer, n'a pas non plus mis l'Iran à genou. Cela fut aussi prévu par certains suite à l'attaque, par de jeunes manifestants iraniens, des locaux de l'Ambassade de GB, suivie de sa fermeture.

L'Iran et la Syrie ne se sont pas encore disloqués.

Les jours du pouvoir syrien, se comptant en semaines en avril 2011, prolongées de quelques autres semaines en juillet, puis encore de quelques jours en octobre, semblent se prolonger de plus en plus.

A propos de ce dernier, la Ligue, Arabe, lui a donné deux mois pour partir (dès le mi mars 2011, Juppé, Sarkozy, Clinton, Cameron, etc. avaient exigé la même chose) que se passerait-il s'il ne le faisait pas ?

Les démocraties qui devaient s'installer dans le monde arabo musulman se transforment petit à petit en une série de "républiques ?" islamiques.

La Russie, malgré les efforts louables des agitateurs à l'ouest de l'Oural et de l'Atlantique, semble avoir gagné la partie et marque définitivement son retour comme une "très" grande puissance mondiale. Certains tacticiens/prévisionnistes n'avaient même pas remarqué que deux éléments essentiels des années 80 et 90 manquaient : on ne peut plus les étrangler économiquement, c'est même plutôt le contraire qui serait vrai, et...Eltsine (l'ivrogne) est mort.

Allez, rendez-vous le 29 février, si le ciel ne nous tombe pas sur la tête d'ici là.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : dsk, hayoun, iran, russie, syrie

29/12/2011

2011 : l'événement le plus marquant

dsk-arrete.jpgIl y a de cela deux jours, j'avais promis de plus citer le nom d'un blogueur, prévisionniste de son état, pour ne pas me sentir encore plus ridicule. Je ne savais pas à quel point j'ai eu raison de la faire.

Pour ce billet, qui sera très court, je n'ai même pas besoin de faire des recherches : L'événement le plus marquant de l'année 2011 fut l'affaire DSK et sa réhabilitation. Pour le reste, rien à signaler, le monde va à merveille :

Fukushima ? Qu'est-ce que c'est ? Vous en avez entendu parler ?

La Grèce, l'Espagne, l'Italie et le reste ? C'est où ?

Le Printemps Arabe ? Euh.. on est en hiver, non ?

Les dizaines de milliers de morts de faim en Somalie ? C'est un pays, la Somalie ?

Le chômage qui culmine au quart de la population dans certains pays européens ? Ah, là, je me suis moi-même piégé : DSK non plus n'a plus de travail. Pardon.

Remarquez, il a raison, le Monsieur : lorsque notre TSR nationale à redevance, plus précisément Infrarouge, consacre deux émissions de suite à l'affaire, il n'y a plus de quoi s'étonner.

Comme quoi, en 2011, il suffit de fourrer son appareil dans la bouche d'une femme de chambre pour que la terre s'arrête de tourner.

Pauvres de nous, pauvres de vous.

P. S. A propos de pauvres, mes pensées vont surtout à certains habitants, jeunes, de Strasbourg, Bâle et Heidelberg.

P. S. bis. C'est ce même Monsieur qui croit que c'est une obligation morale pour le monde d'attaquer militairement la Syrie, en chargeant Tsahal de le faire.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : syrie, suisse, hayoun, bhl, dsk, usa, france, morale, israël

21/09/2011

Les délinquants de la République (3 et fin) : sexe, argent et pouvoir

Les délinquants de la République peuvent dormir tranquilles. Il ne leur arrivera rien.

Pour le comprendre, regardez ce qui suit.

Le premier débat télévisé des primaires socialistes eut lieu jeudi soir de la semaine dernière. Quelle que soit sa médiocrité ou l'intérêt qu'on peut y porter, il rassembla quelque 5 millions de téléspectateurs.

Dimanche soir sur TF1, l'interview de DSK, un peu plus de 23 minutes, tout de même, intéressa...13 millions de Français.

Voici le résumé de l'état dans lequel se trouve notre (leur ?) société.

Ainsi, les tribulations sexuelles de l'ancien président du FMI intéressent-elles les hexagonaux trois fois plus que l'avenir de leur pays.

Selon la dépêche.fr http://www.ladepeche.fr/article/2011/09/20/1171601-dsk-l-... cela représente 47% de parts de marché. Presque la moitié des Français ont suivi les ébats de DSK.

A la fin du premier siècle de notre ère (j'espère que je n'offusque personne en considérant que la naissance du Christ constitue le début de notre ère) Juvénal http://fr.wikipedia.org/wiki/Juv%C3%A9nal disait déjà : panem et circenses (du pain et des jeux).

Les Arabes, quant à eux, ont un proverbe qu'on peut traduire par : « comme vous êtes vous serez gouvernés ».

Dès lors, quand on est comme cela, il ne faut pas nous étonner d'être gouvernés par ceux-là.

C'est dans l'ordre des choses.