30/07/2013

ATS et Swisscom : quelques corrections.

Swisscom a un portail internet : "bluewin.ch". On y trouve des informations diverses et variées. Parmi celles-ci, certaines concernent la Syrie, estampillées ATS, une agence d'information essayant de ressembler à l'AFP, essayant elle-même de ressembler à on ne sait qui.

Pour ce qui de la Syrie et malgré deux ans et demi de mensonges qui ne convainquent plus personne, l'ATS continuent envers et contre tout à se cacher derrière l'éternel OSDH (qu'ils appellent Observatoire Syrien des Droits de l'Homme) en insistant, à chacun de leurs "articles" (comprenez qu'il y a un journaliste derrière) qu'il (l'OSDH) s'appuie sur un réseau de "200" militants en Syrie. Ce chiffre, comme l'imbécilité de certains (en nombre croissant) porteurs de cartes de presse, n'a pas varié depuis le début du "conflit".

On se demande (question idiote, bien évidemment) par quel miracle divin (ou plutôt journalistique) ces "militants", au cœur du conflit (puisque, selon l'ATS, rapportant de "l'intérieur")  arrivent "comme ça" à s'en sortir sans une seule égratignure alors qu'autour eux, les autres tombent comme des mouches. Mais passons.

Hier, 29 juillet, l'ATS nous livre un article intitulé "Syrie : nouveau succès du régime qui prend un quartier de Homs". Inutile de s'attarder sur le ton de "regret" qui colorie l'article en question. Prenons plutôt quelques morceaux choisis dont la saveur n'a d'égal que le professionnalisme et la déontologie, à jamais perdus, de leurs auteurs.

http://www.bluewin.ch/fr/index.php/139,860708/Syrie__nouv...

C'est ainsi que ceux-ci n'ont pas oublié de rappeler que la conquête d'Alkhaldiyé fait suite à celle d'Al Qousseir, un mois auparavant, laquelle s'est faite grâce à l'appui "vital" du Hezbollah libanais. Et après avoir prédit le contrôle total de Homs, le "journaleux" a remis une couche en expliquant que, comme à Al Qousseir, l'armée a bénéficié du "soutien du Hezbollah, allié indéfectible du pouvoir dans sa guerre contre les rebelles". Il n'a pas oublié de nous rappeler aussi la prise, par l'armée du "régime" de Baba Amr après une offensive qui a fait des "centaines de morts". On ne sait en revanche pas si ce sont les "200 militants" de l'OSDH qui les ont comptés.

L'article continue et le plumitif nous y raconte la prise "par l'armée du régime" de la mosquée Khaled Ben Walid, "haut lieu de la révolte contre le régime". C'est là que le journalisme atteint la perfection de la contre-information.

On ne sait effectivement toujours pas si c'est le réseau des 200 informateurs qui a constaté la chose, mais l'ATS nous parle de cette prise après que les force du régime ont "détruit le mausolée de Ben Walid" dont la mosquée et le quartier en question tirent le nom. Laquelle mosquée "était un symbole de la révolte contre le régime. Les manifestants avaient pour habitude d'en sortir en masse pour défiler contre le pouvoir". Le plumitif oublie juste de dire que la mosquée en question était ni plus ni moins que le QG des terroristes dont il fait l'éloge. Qu'il contenait le centre de commandement et de communication et que les armes, les munitions et les moyens de communication des terroristes y étaient stockés.

C'est certainement la faute des 200 informateurs de l'OSDH d'avoir omis de le signaler.

Alors, Messieurs les plumitifs, pour vous aider un peu dans vos efforts de transmettre la "vérité" aux pauvres imbéciles que sont vos lecteurs, voici le récit, par l'image et sans commentaires, de l'horrible massacre de 51 militaires et une centaine de civiles, exécutés le 27 juillet sommairement d'une balle la tête et une autre dans la poitrine, pour être ensuite partiellement brûlés par les manifestants pacifiques dont vous vous faites les porte-paroles depuis plus de deux ans.

Les images sont dures, très dures, N'ouvrez-pas le lien si vous vous sentez incapables de dormir après.

http://www.youtube.com/watch?v=suI6UV59fCs

L'ATS a, bien évidemment, ignoré la "nouvelle". Les 200 informateurs étaient certainement occupés ailleurs. Il est à préciser que cela se passe après que les victimes se sont "rendus" aux assaillants. Ces derniers les ayant assurés, après une journée de "négociations" qu'ils seraient désarmés et "rendus" à leurs familles.

La RTS, notre télévision nationale à redevance, a fait de même.

Le Temps, grand journal au combien sérieux, pareil.

La TDG, Hebdo, Liberté, etc., pareil.

Le Conseil Fédéral du pays dépositaire de la charte des droits de l'homme, pareil.

Le DFAE, même chose.

La Croix Rouge Suisse, pareil.

Le Conseil des nations-Unis pour les droits de l'homme, quai Wilson à Genève, pareil.

Le Conseil de Sécurité des Nations-Unis, pareil.

Tous étaient certainement occupés à proclamer (comme l'auteur du film de l'exploit) : vive le terrorisme et...Allah Akbar.

Demain, si le responsable de ce blogosphère ne décide pas, très démocratiquement, de faire disparaître mon blog (il a la sensibilité très à fleur de peau lorsqu'il s'agit de ses "confrères"), je tirerai mes conclusions, en 5 ou six lignes.

A demain, donc. Peut-être.

02/04/2013

Le Jihad de la baise

La crise syrienne, sans nul pareil dans l'histoire, nous en aura fait voir de toutes les couleurs. C'est ainsi que, coup sur coup, le 26 et 27 mars, des "ulémas" (entendez docteurs en religion) Tunisiens et Saoudiens, nous ont sorti des fatwas toutes fraîches autorisant :

1. Le "mariage de baise" (c'est la traduction littérale de l'arabe)

2. La capture des femmes, dans les endroits "libérés" par les jihadistes. Ceux que François Hollande, David cameroun veulent armer. Ceux que notre DFAE a déjà financés.

De quoi s'agit-il exactement ? Pour ce qui est de la première, les Jihadistes, à qui est promis le Paradis et une cohorte de 72 Houris (Houris), ont, en attendant leur "martyre", besoin de quelques distractions. Techniquement, on touche là au sordide, le Jihadiste se "marie" avec une jeune femme et peut passer immédiatement à l'acte. Suite à quoi, il doit "impérativement" divorcer d'elle, afin qu'un autre Jihadiste puisse se "marier" à son tour. A cet effet, une trentaine de jeunes filles Tunisiennes ont déjà été expédiées en Syrie. Parmi elles, une jeune "vierge" de 16 ans, partie avec "son frère" de 3 ans son aîné. Lui pour le Jihad, elle pour...

Pour ce qui est de la capture des femmes, dont le terme en arabe, emprunté, comme pour tout le langage utilisé par les islamistes, aux premiers jours de l'Islam, est bien plus abaissant, il s'agit ni plus ni moins de réduire en escalvage, en l'occurrence sexuel, toute femme se trouvant dans les zones investies par les Jihadistes.

C'est ainsi qu'on a trouvé dans les poches de Jihadistes Tunisiens et Marocains des pochettes contenant une septentaine de mouchoirs parfumés, au nombre des Houris, ainsi que quelques cachets de Viagra.


Il faut peut-être demander à MM. Hollande, Cameron et, accessoirement, Burkhalter de nous expliquer comment comptent-ils instaurer la démocratie rêvée une fois que leurs protégés sont, ces derniers peuvent toujours rêver, au pouvoir (à l'instar des Talibans en Afghanistan après le départ des Soviétiques, par exemple). Il faut aussi demander à ceux qui commandent aux destinées de notre RTS nationale, à redevance, ce qu'il est advenu de tous ces sujets et reportages piochés tels quels dans la besace d'AlJazeera voire directement chez les terroristes.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : islam, jihad, jihadiste, syrie, hollande, cameroun, dfae, didier burkhalter, fatwa

28/09/2012

Rebelles jihadistes en Syrie : et maitenant, c'est la RTS

Ce n'est pas cette note là que je devais publier aujourd'hui. Il se trouve que la RTS, télévision publique à redevance, qui s'est donnée pour mission, malgré l'article 93 de la Constitution, de promouvoir la cause des Jihadistes Islamistes. Du coup, je re-publie la note d'avant hier car la RTS a, précisément, décidé aujourd'hui de promouvoir l'histoire du même jihadiste, armé, comme le montre le reportage, jusqu'aux dents. Ce dernier a bien pris soin, certainement sous les conseils du journaliste, de dire qu'il ne faisait pas le Jihad. Il se trouve que, malheureusement pour lui et le journaliste, il avait déjà déclaré appartenir à la brigade "d'Ansar el Islam". Branche d'Al Qaeda prônant une application pure et dure de la Charia.

Voici le reportage de la RTS.

http://www.rts.ch/video/info/journal-19h30/#/video/info/j...

Vous pouvez ensuite lire le corps du texte.

Lire la suite

19/09/2012

Les crimes (de guerre ?) des terroristes de l’ASL ne s’arrêtent plus

Il y a d’abord eu Vannay, journaliste à la RTS qui, après une immersion d’une dizaine de jours parmi les « manifestants pacifiques » à Hama, est revenu avec une besace pleine d’éloges sur eux. Il a depuis été imité par des Vallélian, Hammouche, Mabillard et d’autres militants de la cause wahhabite. Dernier militant en date, le chef du DFAE qui veut traduire tout le monde devant la justice…internationale.

Tout le monde ? Pas tout à fait. Il ne faut tout de même pas trop pousser. Parmi les acteurs du conflit syriens, il y a ce qu’il appelle « l’opposition légitime », l’ASL.

Je vous mets ci-après plusieurs documents réalisés par les membres de cette « opposition légitime » eux-mêmes. Inutile de vous dire que les précités n’en ont dit mot. Cela se comprend, bien évidemment.

 

ATTENTION : LES IMAGES SONT DURES, TRÈS DURES.

http://breizatao.com/?p=9981

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/09/10/97001-201209...

http://www.france24.com/fr/20120911-asl-syrie-armee-syrie...

Et la toute dernière, datant du mardi 18 septembre.

http://www.youtube.com/watch?v=vg3Q4zojXdg

Comme d'habitude, il se pourrait que Firefox ait de la difficulté à ouvrir certains liens.

Au fait, Messieurs les précités et, surtout, Monsieur le Conseiller Fédéral zélé, où sont les images montrant les exactions de l'armée syrienne ?

Comme je l'ai dit à maintes reprises, l'abjection à l'état pur.

 

18/09/2012

CPI, TPI, ONU, HRW et Conseil Fédéral : l’art de noyer le poisson

Comme on le sait maintenant, ce sont les chancelleries occidentales et les médias de cette partie du monde qui nous l’apprennent, le crise en Syrie n’a pas d’égal dans l’histoire. C’est à peine si la deuxième guerre mondiale a vu autant de pays, de puissances mondiales, de coalitions, etc. s’impliquer à ce point. Et encore.

La dernière trouvaille de notre « puissant » Conseil Fédéral, leader en la matière depuis le début de la crise syrienne, est d’être à la tête du mouvement appelant à traduire la Syrie devant la justice internationale. Pourquoi faire ? Pour juger les « coupables » de crimes de guerre (on ne parle pas encore ouvertement de crimes contre l’humanité mais cela ne tardera certainement pas). La Suisse « se veut exemplaire » en la matière. D’où l’entrain et la véhémence de notre ministre des affaires étrangères.

Voyons déjà ce qu’en dit une de ces organisations.

http://fr.rian.ru/world/20120917/196065699.html

Ils ne sont pas les seuls. Aujourd’hui même, lundi 17 septembre et pour la deuxième fois en l’espace de moins de deux semaines, le Conseil des Droits de l’Homme, sous la houlette de la très agitée Navi Pillay, ne put faire autrement que de reconnaitre, certainement à contrecœur, des exactions, exécutions sommaires, tortures et crimes de guerre commis par les terroristes de l’ASL, ceux que notre DFAE et son chef appellent « opposition légitime ».

Ainsi, notre Conseil Fédéral veut traduire les responsables de crimes de guerre devant la justice internationale. Ayant lu quelque part que cela inclut, c’est cela la nouveauté, « tous les responsables » de quelque bord que ce soit, je puis supposer que les « amis légitimes » de notre DFAE et son chef sont inclus dans cette affaire ! Ils ont même proposé Carla del Ponte, celle qui se donna pour mission de « punir » tous les responsables de crimes de guerre dans l’ex Yougoslavie, surtout si ceux-ci sont Serbes, à l’exclusion de trafiquants d’organes Kosovars, protégés de nos autorités fédérales.

Mais alors. Si les amis « légitimes » de notre ministre des affaires étrangères sont reconnus coupables de crimes de guerre. Comment la « justice » internationale pourra-t-elle qualifier l’attitude de ceux qui ont aidé, financé et fourni armes et aide logistique à ceux-ci ?

Complicité de crime de guerre ? Cela me parait être un minimum.

Une toute dernière chose, histoire de "sourire" un peu. L'enthousiasme de notre ministre des affaires étrangère vaut-il aussi pour "tous" les crimes de guerre, où qu'ils aient pu avoir lieu et par qui que ce soit ?

17/09/2012

Pape Benoit XVI – Cheikh Karadawi : là est toute la différence

 


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Je ne suis pas fan du premier et encore, vous en doutez bien, moins, beaucoup moins, du second. Mais là n’est pas la question.

Le pape vient d’achever une visite « pastorale » de trois jours au…Liban, à deux pas de…la Syrie. Visite triomphale, à en juger par l’accueil et la ferveur populaire, tous bords confessionnels, c’est très important, confondus. Je ne m’attarderai pas sur les détails, politiques ou religieux, de cette visite. Ils ont été relayés et largement commentés, notamment par les médias arabes, tiens, tiens. J’aimerais juste souligner ce qui me parait essentiel dans ce voyage : le message profond que le souverain pontife a voulu délivrer.

Qu’a-t-il dit ?

Le Liban est un cas unique de cohabitation entre une multitude de confessions. Il peut fournir un formidable exemple, non seulement aux pays qui l’entourent, mais au monde entier.

Le peuple syrien souffre et il faut que les puissances et factions ayant de l’influence collaborent pour faire cesser cette souffrance

Il faut pour cela « arrêter » les livraisons d’armes à destination de la Syrie. C’est là que l’opposition armée l’a tout de suite traité de « Chabbiha ». Pour ceux qui ne le savent pas encore, les Chabbiha sont les milices accusés de travailler pour les autorités syriennes.

« j’appelle toutes les autorités, politiques ou religieuses, à combattre le fondalmentalisme ».

Pour finir, il prononça cette phrase : « puisse Dieu condéder à votre pays, à la Syrie et au Moyen Orient le don de la Paix des cœurs, le silence des armes et l’arrêt de toute violence ».

Voilà le message d’un « homme de Dieu ». Qu’on y croit ou pas.

Cheikh Karadawi est, aussi, parait-il, un homme de Dieu. Il est l’autorité sunnite la plus influente dans le monde. Certains « démocrates » ici reçoivent leurs instructions directement de lui, ce qui n’empêche pas notre DFAE de leur accorder des centaines de milliers de francs pour les « aider à réussir leur mission »…humanitaire, bien sûr.

Voici, à quelques minutes près, ce que cet autre homme de Dieu vient de déclarer, à l’adresse de l’opposition syrienne, des musulmans de partout dans le monde ainsi qu’à tous les jihaddistes du monde. « allez, combattez-les. Attaquez leurs casernes et saisissez-vous de leurs armes. Tuez-les et n’ayez pas pitié de ces mécréants.

Le premier : « envoyez la paix en Syrie, non pas les armes »

Le second : « tuez-les. Ouvrez les armureries et envoyez les armes en Syrie ».

Effectivement, là est toute la différence.

 

11/09/2012

Le DFAE aide et finance les rebelles, accusés de crimes de guerre

Lorsque ce département, par la bouche de son chef, déclare officiellement que l’ASL fait partie des représentants « légitimes » du peuple syrien, il se met alors d’office en position de caution pour les actes de celle-ci. Lorsque le même DFAE finance le CNS, soi-disant bras « politique » des terroristes de l’ASL, il devient de fait un soutien direct des crimes de ces derniers, voire même un complice. Même Navi Pillay, Haut Commissaire pour les droits de l'Homme et adversaire notable de la Syrie, n'a pû s'empêcher de déclarer aujourd'hui que les rebelles syriens se sont rendus coupables de crimes de guerre, voire de crimes contre l'humanité.

http://www.rts.ch/info/suisse/4166740-la-suisse-a-finance...

Et là aussi, d'une manière on ne peut plus claire :

http://www.rts.ch/la-1ere : le DFAE apporte son soutient à l'opposition syrienne

Nous apprenons aujourd’hui, lundi 10 septembre 2012, que les protégés de notre gouvernement, opposition légitime selon lui, viennent d’exécuter froidement une vingtaine de soldats de l’armée régulière qu’ils avaient fait prisonniers auparavant. Ces soldats étaient ligotés et les yeux bandés.

Je vous laisse d’abord avec les comptes rendus de médias « hostiles » au régime syrien.

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/syri...

Et voici « l’événement », filmé fièrement par les protégés de notre DFAE.

http://www.youtube.com/watch?v=YgO48q174mQ#

La même opposition « légitime », selon le chef du DFAE, vient de faire sauter une camionnette bourrée d’explosifs dans une rue à Alep. Plus d’une trentaine de morts civils et des dizaines de blessés.

Ainsi, M. Burkhalter considère-il qu’il est « légitime » de faire exploser des voitures piégées et d’exécuter sommairement des prisonniers ayant les mains liées.

J’ai, à l’occasion d’une petite recherche, découvert que la complicité de crime de guerre existe. Voici comment elle se définit :

"Situation de celui qui, par aide ou assistance, facilite la préparation ou la consommation d’une infraction, sans en réaliser lui-même les éléments constitutifs, ou encore provoque à une infraction ou donne des instructions pour la commettre".

Je me rappelle aussi avoir entendu le chef du DFAE déclarer, à deux reprises au moins, qu’il faut absolument que les crimes commis en Syrie « ne restent pas impunis ».

Que Dieu vous entende, Monsieur le Conseiller Fédéral. J’aimerais beaucoup voir à quoi vous ressemblerez dans le box des accusés. Je verrais bien notre gouvernement, croulant depuis un moment sous les plaintes pour raisons diverses et variées, être l'objet d'une plainte pour complicité de crimes de guerre.

Certains juristes pourront certainement se pencher sur le sujet.

 

08:03 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : dfae, dider burkhalter, syrie, gowrié, suisse, asl, cns, média, terrorisme, navi pillay

10/09/2012

Syrie : crise humanitaire, DFAE, HCR et CICR

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Ce qui caractérise le plus la guerre en Syrie, c’est la singularité permanente et systématique avec laquelle les événements qui s’y déroulent sont traités. Les passions, le terme n’est pas exagéré, qu’elle déchaîne, tous les jours, dans toutes les rédactions et les chancelleries du monde « libre ».

Je parlais de singularité car aucun doute n’est plus permis. C’est bien d’un plan, je n’aime pas le terme « complot », mûrement réfléchi dont il s’agit. Le coup des manifestations « pacifiques » n’ayant pas marché (car, ne l’oublions pas, on se demande où ont disparus les manifestants pacifiques alors qu’on nous parle de zones « libérées » sous le contrôle des insurgés), on a sorti, comme par miracle, presque du jour au lendemain, des dizaines de milliers d’hommes armés, ayant décidé de libérer le pays de son tyran. Quelque 14 mois et des dizaines de milliards qataro-saoudiens après, la belle « révolution populaire » s’est transformée en cauchemar islamiste avec son lot d’exécutions sommaires, d’égorgements individuels et collectifs, d’otages pris puis libérés contre paiement de rançon, etc.

Tout cela n’ayant pas marché, on s’est rabattu sur le sort atroce des « réfugiés » syriens, en Turquie, au Liban et en Jordanie. 15 milles « malheureux », puis 40'000, puis, 150'000 et , maintenant, 224'000, précisément. Je ne vais m’étendre ni sur la réalité des chiffres ni, surtout, sur la nature et l’identité réelles de ces « réfugiés » car nous savons que ces camps, surtout ceux en Turquie et au Liban, ne sont rien d’autres que des bases arrières et de repli pour les terroristes de l’ASL et certains sont des « stations » de tri et de passage pour les jihadistes de tous poils. Non, je me contenterais de contempler la manière dont nos politiciens et, surtout, nos journalistes, en parlent. A les entendre, le « drame » des réfugiés syriens n’a pas d’égal dans l’histoire moderne, voire dans l’histoire tout court.

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J’ai essayé, à propos d’histoire récente, de trouver ce qu’on a dit à propos des réfugiés irakiens, résultat de la libération du pays par les Américains, et dois avouer que je n’ai pas trouvé grand-chose. Et pour cause.

La plupart des études sur le sujet s’accordent pour articuler le chiffre de 4'000'000 de réfugiés irakiens, dont la moitié ont trouvé refuge…en Syrie. Plus de deux millions de réfugiés « accueillis » par la Syrie. Où étaient-ils passés ?

Et bien…nulle part. Ils étaient « chez eux ». Plus de  deux millions, un dixième de la population syrienne en quelques mois, ont trouvé refuge dans le pays même. A Alep, Damas et ailleurs. Pas une seule tente ne fut dressée, pas un seul camp de réfugiés mis en place. Les Syriens ont accueilli les Irakiens « chez eux ». Ce fut pareil lorsque plus de 300'000 Libanais ont trouvé refuge en Syrie en 2006 lors de l’agression israélienne contre leur pays.

Les Syriens ne se sont jamais plaints. Ils n’ont jamais demandé rien à personne non plus.

Ni le DFAE, ni le HCR ou le CICR ne se sont déplacés pour inspecter le sort "tragique" de ces deux millions de réfugiés...Irakiens.

Mais cela, le DFAE et la RTS n’aiment pas trop en parler. Les camps, très voyants, de réfugiés, sont nettement plus « vendeurs ».

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, gowrié, dfae, terrorisme, islam, asl, suisse, réfugiés, irak

30/08/2012

Britannique, médecin et...terroriste

Pour la troisième fois depuis août 2011, date à laquelle j’ai commencé à écrire sur cette plateforme, je dois rendre humblement hommage aux « vrais » professionnels de l’information que sont les journalistes britanniques. Professionnalisme et indépendance, alors même qu’ils sont soumis aux mêmes impératifs politico-financiers imposés par leurs employeurs. Certains de chez nous seraient bien inspirés d’en prendre exemple. Mais cela est une autre histoire.

John Cantlie est un journaliste, photographe et vidéographe anglais qui a toujours travaillé dans un environnement « hostile ». Comprenez qu’il a écumé tous les endroits chauds de notre planète : Libye, Afghanistan, Irak, Tchétchénie, etc. De retour de Syrie, où il a été retenu « captif » par une bande armée dont l’un des chefs était un ses « compatriotes », médecin dans un centre hospitalier appartenant à l’Etat et parti faire le "jihad en Syrie", il nous livre le récit de son séjour parmi les « combattants de la liberté ». L’accumulation de ces témoignages, images terrifiantes et autres massacres commis par les « rebelles » fait froid dans le dos. Voici, encore une fois, ceux que notre DFAE et son chef financent et soutiennent.

Voici l’article du Daily Mail.

http://www.dailymail.co.uk/news/article-2193771/John-Cant...

Et sa traduction.

« Le médecin né en Grande Bretagne était un des chefs d’une bande de militants lourdement armés qui a retenu en captivité deux photographes dans un camp d’une Syrie en proie à la guerre.

Le médecin a dit au captif John Cantlie qu’il avait obtenu un congé de son poste dans un grand hôpital londonien pour aller faire la «guerre sainte.»

L’extrémiste – qui a une femme et un enfant en Grande Bretagne – à l’intention de reprendre un emploi au NHS à son retour de Syrie ».

 

par Rebecca Evans, The Daily Mail (UK) 26 août 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Les services de renseignements tentaient hier de pister un médecin du NHS qui appartenant à une cellule terroriste qui a kidnappé et tiré sur un photographe Britannique en Syrie.

Le médecin à l’AK-47 fait partie d’une bande d’extrémistes qui a retenu en otages John Cantlie,  un photographe de guerre chevronné, et un de ses collègues de la presse occidentale pendant une semaine.

Ce fanatique islamique a la barbe fournie a indiqué à ses prisonniers qu’il avait pris un congé sabbatique de son emploi au NHS pour faire la ‘guerre sainte’ en Syrie.

Il leur a dit aussi qu’il prévoyait de retourner à son poste de haut niveau dans un service hospitalier de Londres Sud.

Hier soir, le General Medical Council a annoncé qu’il allait enquêter sur le récit de M. Cantlie.

Un porte parole a déclaré : «’Protéger les patients est notre priorité. Nous examinons de très près ces allégations.’

M. Cantlie, 41 ans, avait été capturé le mois dernier avec son collègue Hollandais Jeroen Oerlemans alors qu’ils couvraient la guerre civile entre l’armée du président Assad et les combattants rebelles.

Pendant une tentative d’évasion ratée, M. Cantlie avait reçu une balle dans le bras mais avait été ensuite soigné par le docteur qui utilisait un kit médical frappé d’un écusson du NHS bien en évidence.

Quand ils lui ont demandé son nom, il a dit aux captifs : ‘Appelez-moi simplement docteur – je suis le seul ici.’

Le médecin, qui a dit avoir 28 ans et avoir une femme et un enfant en Grande Bretagne faisait partie des chefs du groupe qui envisageait de décapiter des ‘espions’ et avait été furieux quand l’exécution de deux Syriens considérés comme des espions avait été interrompue.

Cette information intervient à peine quelques jours après que les services de renseignements aient prévenu que des dizaines de Britanniques, dont beaucoup seraient d’origine pakistanaise, se rendaient en Syrie pour participer au djihad, ou guerre sainte. On s’inquiète de les voir revenir en Grande Bretagne radicalisés, posant ainsi un problème de sécurité.

Au sujet de son ravisseur, M. Cantlie a déclaré au Daily Mail : ‘Quand il m’a dit qu’il était un médecin du service de santé publique, j’ai pensé que c’était bizarre.

 ‘Voilà un homme qui a fait le serment de sauver les gens et de les aider, et ici, il se balade avec un Kalashnikov et prêche la charia. Je ne connais aucun docteur qui fait ça.

 Et glissant vers le macabre, le médecin qui parlait avec un accent du sud de Londres et dissimulait constamment son visage avec des lunettes de soleil et un foulard – a expliqué qu’il était content de son expérience en Syrie parce qu’à son retour en Grande Bretagne il souhaitait se spécialiser en traumatologie.

M. Cantlie a ajouté : «Il disait que soigner les djihadistes blessés au combat était un bon entraînement et qu’il avait un pack de soins avec de la gaze, des médicaments, des perfusions et du matériel médical.

«Quand il soignait ma blessure par balle dans le bras, on voyait bien qu’il savait ce qu’il faisait. Il était très bien formé.’

M. Cantlie et son collègue avait été capturés quand ils s’étaient rendus dans un camp qu’ils avaient précédemment visité, ignorant que des terroristes en avaient pris le contrôle entretemps.

Il a dit au sujet du médecin : ‘Comme nous étions tous deux de Londres, je lui ai demandé de l’aide mais il a refusé ne serait-ce que d’envoyer un texto à ma petite amie pour lui faire savoir que j’étais en vie. Il a dit qu’i serait décapité s’il le faisait.

 Il m’a dit, »Je ne peux pas rester ici [avec vous] trop longtemps parce que les autres gars disent que je suis trop sympa avec vous.»’

Le médecin, dont on pense qu’il est d’origine pakistanaise, faisait partie de la quinzaine de ressortissants Britanniques du camp terroriste, en territoire syrien tous près de la frontière, dont la plupart avaient des accents de Londres. Ils faisaient partie d’une cellule forte de 40 hommes appelée Al Absi qui veut convertir les Syriens à la charia.

Quand M. Cantlie avait essayé de s’échapper le deuxième jour d’une captivité qui en a duré sept, un de ceux qui avaient ouvert le feu était un Britannique, le blessant au coude tandis que son ami Hollandais était touché à la jambe.

Il a déclaré : «le médecin était le gars qui nous a soigné par la suite.»

 ‘Il a stabilisé Jeroen avec des perfusions de solution saline qui portaient des logos du NHS, il lui a donné des antibiotiques et a suturé sa blessure. Son assistant, un autre Londonien, a bandé mes blessures. Ce type avait tiré sur moi quant j’avais essayé de fuir.

 ‘Il m’avait aussi donné un coup sur la tête avec la crosse de son fusil après que nous ayons été repris. Certains des Britanniques étaient vindicatifs. Ils nous voulaient morts.’

Il a dit qu’après ça, le docteur ‘est venu dans notre tente où nous étions menottés et les yeux bandés. Les militants m’avaient tapé dessus parce qu’ils prétendaient que j’étais l’instigateur de la tentative d’évasion.

 ‘Il avait dit, «Vous m’avez beaucoup déçu, John. Avant [l’évasion] vous alliez être échangés contre une rançon, mais maintenant je ne sais pas. Je vous avais dit d’être patient, que ça irait bien. Maintenant, ça va mal aller.»

‘Ce n’était pas très amusant d’attendre pour finir dans une vidéo d’exécution entre les mains d’extrémistes – dont l’un soignait des Londoniens comme moi il y a seulement quelques mois.’

Le lendemain, à l’horreur de M. Cantlie, il avait vu qu’on installait une table à tréteaux et il avait entendu le bruit de couteaux qu’on aiguise, mais il avait ensuite appris que ces préparatifs étaient pour les deux Syriens qui seront finalement épargnés après s’être repentis et avoir promis de suivre la charia.

Il a ajouté : ‘Le médecin était ennuyé. Il disait qu’ils auraient dû être décapités parce que c’étaient des espions Syriens.’

Tout au long de son calvaire, M. Cantlie avait été maintenu menotté dans une tente. En une occasion, il avait entendu le docteur téléphoner à sa famille.

‘Il disait, «Hello mes chéris, comment va le petit ? Place-le près du téléphone que je puisse l’entendre. »’ A un autre moment, il s’était même plaint devant ses otages de l’état du NHS.

‘Il nous disait que le NHS était bon quand on a un accident grave mais que c’était terrible d’être sur une liste d’attente pour une prothèse de la hanche,’ explique M. Cantlie.

 S’exprimant hier, M. Cantlie qui a subi des lésions nerveuses sur son bras gauche et dont la motricité des doigts es maintenant réduite, a déclaré qu’il était toujours impatient de retourner en Syrie pour informer sur la guerre malgré son expérience traumatisante.

Il a dit ; ‘Je suis pressé de retourner là-bas. La seule chose qui m’en empêche, ce sont mes appareils photos, je les ai perdus là-bas et il faut que j’en achète d’autres’.

Vous connaissez ce docteur? Appelez le bureau de l’information du Daily Mail au 02079386059

 

Comme d’habitude, il est toujours intéressant de varier ses sources. En voici deux autres : Channel 4 et la BBC.

http://www.channel4.com/news/fighting-rages-in-syrian-cit...

http://www.bbc.co.uk/news/world-middle-east-19135839

 

29/08/2012

Attentat contre un convoi « funèbre » à Damas. L’abjection à l’état pur

 

L’irakisation du de la Syrie, je ne dis pas conflit car on ne peut être en conflit lorsqu’on lutte contre des terroristes et des barbares, bat son plein. C’est ainsi qu’hier à Jaramana, proche banlieue de Damas, une voiture piégée a explosé au passage d’un convoi funéraire tuant entre 10 et 15 personnes, 12 étant le chiffre le plus communément admis.

 

Qu’est-ce que Jaramana ? Une banlieue relativement récente, qui a beaucoup grandi à la fin du siècle dernier et la première décennie de ce siècle. Une banlieue comme beaucoup d’autres dans cette partie du monde, sans âme particulière. De petits immeubles de 4 à 5 étages où vivent essentiellement des chrétiens, ceux qui n’ont pas les moyens de s’offrir un appartement à Damas, ainsi que des Druzes, mais aussi la panoplie habituelle de la population syrienne sans toutefois la concentration confessionnelle habituelle de ceux-ci. Durant l’occupation de l’Irak par les Américains, Jaramana a accueilli la majorité des réfugiés irakiens qui ont choisi le chemin de Damas, plus de 400'000, sans le moindre incident pendant plus de 5 ans. Jusqu’au début des récents événements encore, il y en restait une bonne centaine de milliers.

 

Rien de très exceptionnel en soi, en somme.

 

Pas pour les terroristes qui, luttant pour la liberté et la démocratie, contre un régime dictatorial, ont décidé de porter un coup « décisif » à un convoi funèbre. Une noblesse qui force l’admiration. C’est certainement cette noblesse qui pousse François Hollande à les qualifier d’opposition légitime et notre DFAE de les soutenir financièrement. En somme, nous finançons directement, ce n’est même plus un secret de polichinelles, des gens qui font exploser des voitures au passage de convois funèbres et qui jettent des postiers du haut d’un immeuble de plus de 10 mètres.

 

Quant à l’abjection, elle nous a été gracieusement offerte par France Info qui relatait l’événement en ces termes : «  Les violences continuent en Syrie. Les affrontements armés et les bombardement ne cessent pas. Par ailleurs, dans une banlieue proche de Damas, une voiture piégée a explosé au passage d’un convoi funèbre de partisans de Bashar el Assad… »

 

L’abjection à l’état pur.

Il est maintenant 13H10. Le dernier bilan de cet attenat fait état de 27 morts. On ne sait pas qui il faut remercier.