16/05/2012

Presse qui roule...

Il en va ainsi des employés des médias du monde « libre » : il faut bien qu'ils puissent boucler leurs fins de mois.

La ligue des falsificateurs professionnels, dont le spectre des membres va de l'AFP (Agence Fausse Presse) à CNN (Crappy Neverending Nausea, traduisez nausée merdique et sans fin) en passant par la presque totalité des médias français (entre autres Mediapart, Valeurs Actuelles...) et, hélas, quelques titres bien de chez nous. Il est vrai que ces derniers ont, récemment, commencé à être un peu, juste un peu, moins suivistes, moins aveugles et légèrement plus raisonnables, très légèrement. Peut-être que les évènements en Syrie ne font plus tellement vendre. C'était à prévoir.

Ainsi, pour démentir la fabrication de toutes pièces par CNN d'un soi-disant bombardement de l'Armée Syrienne sur des civils à Homs (cliquez sur le lien suivant pour voir La boîte noire médiatique de Baba Amr s'ouvre

l'employé de CNN a réinvité le même Danny de Homs, lui a montré le sujet en question lui demandant de démentir les accusations de fabrication et de collusion avec CNN.CNN refabrication.JPG

Cela commence à la minute 9.03 : le même employé de CNN dit, surpris et manifestement agacé : la télévision syrienne montre le sujet que nous avions tourné avec vous à Baba Amr, comment ont-ils réussi à l'avoir ? (mais alors, n'était-ce pas un sujet public ?)

Danny : je ne sais pas comment ils ont fait. Tout cela est privé et nous l'effaçons normalement. Je ne sais pas ce qui s'est passé.

Employé de CNN : Ils disent que vous avez fabriqué l'événement et que vous avez donné l'ordre à l'un de vos amis de tirer au moment où vous devez transmettere l'information.

Danny : Non, non, il n'y avait pas de tirs au moment où j'étais en ligne avec vous (c'est drôle. Sur le sujet original de CNN, Danny était justement sur la ligne pour témoigner des bombardements incessants).

Danny (minute 10.23) : Non, non, là où j'étais il n'y avait même pas de tirs ??????? Ils frappaient ailleurs, à Khalidia qui se trouve à 15 KM de là où j'étais (lisez bien, 15 kilomètres).

Minute 11.23, on revoit le document original où Danny dit à l'employé de CNN : ils nous frappent d'une manière indiscriminée. On ne peut pas sortir car ils vont nous tirer dessus (je croyais qu'ils se trouvaient à 15 km). Danny poursuit en disant : on entend les tirs à 200, 400 mètres.

Comme cela arrive très souvent dans de pareils cas, essayer de corriger une connerie ne fait qu'empirer les choses car dans le sujet original, source de la polémique, ce même Danny dit qu'il se trouve à ... 200 ou 400 ...MÉTRES du lieu des bombardements.

Le reste du document, saisi à Baba Amr, montre dans les détails la manière dont les "manifestants pacifiques" fabriquaient les sujets à diffuser sur Al Jazeera et ses succursales ici. Y compris une fillette, paraît-il mutilée, à qui on apprenait ce qu'il faut dire.

Ce document, ainsi que des dizaines d'autres, découverts à Baba Amr après la défaite des terroristes, ont été envoyés à nos médias, RTS en tête. Ils ne semblent pas les intéresser. La RTS préfère sans doute se rabattre sur les documents fabriqués par Danny et ses acolytes.

Des nouvelles de l'AFP ? Après avoir pris ses instructions auprès de l'OSDH, l'officine stipendiée du gouvernement de sa Majesté, l'AFP a essayé de nous refaire, à Rastan (où se trouve actuellement le gros des voyous financés, armés et soutRebelles à Rastan.JPGenus par la France, les bédouins du Golfe « persique », ne leur en déplaise, sous l'œil bienveillant, il faut le dire, de nos propres autorités fédérales) le coup de Baba Amr. Pour cela, cette agence a relayé les informations recueillies chez l'OSDH en mettant la photo que vous voyez ci-contre. Comme c'est le cas depuis plus d'une année et puisque les lecteurs sont des « cons », la photo provient du...Liban. Plus précisément de Tripoli où des affrontements ont eu lieu entre factions rivales sur base confessionnelle.

L'histoire des liens entre l'OSDH et les employés de nos médias est par ailleurs fantastique. Ceux-ci, rappelons-le tout de même, professionnels de l'information jusqu'au bout des ongles, commencent systématiquement leurs phrases par : « selon l'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme, l'OSDH », histoire de se dédouaner de mentir.

A propos de Mediapart et cet éternel « combattant » de la vérité qu'est Edwy Plenel, dont les services de renseignements internes n'ont qu'un seul souci : enquêter pour trouver la vérité et dénoncer les mensonges et les abus, au point de ne se concentrer pendant cinq ans que sur un seul sujet : Nicolas Sarkozy. Ne lui est jamais venu à l'esprit « d'essayer » d'aller voir comment fonctionne cet OSDH ? Qui s'y trouve ? Comment est-il financé ? Par qui ?

Je pose la même question à nos valeureux journalistes de la Tribune de Genève, du Temps, du Matin, de 24 Heures, de la RTS  et ... de quelques autres titres champions de la recherche de la vérité du côté des montagnes fribourgeoises : On aimerait bien savoir, puisque vous commencez systématiquement vos « sujets », très recherchés du reste, par la fameuse phrase citée plus haut, ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'essayer de voir à quoi ressemble votre « fournisseur ».

Non ? Mais alors, la vérité, les droits de l'Homme, la Syrie, le régime qui tire sur des « civils », cela ne vous intéresse-il pas ?

Allez, une petite, toute petite, enquête sur l'OSDH, mais aussi, en passant, sur les membres du ce CNS (Conseil National Syrien), d'où viennent-ils ? Comment vivent-ils ? Comment paient-ils leurs journées entre hôtels de luxe et restaurants étoilés ? Où travaillent-ils ? Comment paient-ils leurs voyages et séjours en Chine, en Russie, à Tunis, à Paris, à Istambul, au Caire ? Qui finance tout cela ?

Non, ça ne vous dit pas ? Pour une fois que vous commenceriez un de vos articles par : « notre journaliste, X, qui a enquêté sur..... » au lieu de : « selon l'OSDH... ».

 

06/03/2012

Certains peuvent être honnêtes et professionnels, même à Al Jazeera

Alors que la désinformation devient le lot quotidien de nos médias, au point de devenir un acte militant à part entière, Al Jazeera, chef de file de la désinformation professionnelle, souffre de démissions pouvant être qualifiées de massives. Celles-ci n'intervinrent que depuis le début des événements en ... Syrie. On se demande pourquoi.

Le directeur général de la Chaîne, Wadah Khanfar, Palestinien

Chef du bureau de Beyrouth, le journaliste vedette, Ghassan ben Jeddo (Tunisien)

La Star d'Al Jazeera, Eman Ayad, d'origine palestinienne.

Fayçal Kacem, Syrien (qui est revenu depuis)

Abbas Nasser

Luna El Chibli, Syrienne (a démissionné en direct)

Jumana Nammour, libanaise

Lina Zahreddine, libanaise

Jullinar Moussa, libanaise

Nawfar Afli.

Quelle est la raison unique derrière toutes ces démissions ? je vous laisse lire ce que les concernés eux-mêmes ont déclaré.

« Al Jazzera et nous avec elle, avons perdu toute crédibilité. En couvrant 24 heures sur 24 les événements en Tunisie, Egypte, Libye et Syrie tout en restant totalement silencieuse sur ceux se déroulant au Bahreïn et même en Arabie Saoudite, la chaîne a failli à sa mission. En ne diffusant que des documents non vérifiés, dont certains furent même fabriqués, elle est devenu carrément une cellule d'opérations encourageant à l'incitation et à la provocation ». Fin de la citation.

Voici ceux qui sont partis.

Les démissionnaires.JPG

Voici, à peu près, ceux qui y restent.

Capture.PNG

A CNN, FOX, TF1, France2, BBC, Le Monde, Le Figaro, France-Info, Libération, La liberté, Le Courrier, l'Hebdo  et, hélas TSR, pas de préoccupations de ce genre. Le militantisme des collaborateurs de ces médias ne leur laisse ni le temps, ni la volonté d'avoir de telles préoccupations mineures, alors mêmes qu'ils utilisent du matériel de seconde voire de troisième main.

Quelle importance, à l'instar de Timisoara, Irak, Libye, Kosovo, etc. ils s'excuseront et diront qu'ils ont été trompés.

On les croit sur parole.