20/07/2012

ONU : troisième double véto sino-russe

Véto.JPG

Ceux qui soutiennent les insurgés et les voyous, USA, GB et France, sont revenus pour la énième fois devant cette institution pour obtenir une entrée, par la porte arrière, une intervention, éventuellement militaire, en Syrie. Pour la énième fois, ils sont venus avec les mêmes arguments, pour la énième fois, ils nous ont ennuyés avec leurs stupidités et, pour la énième fois, ils ont osé. Ils ont osé à nouveau de nous parler de...manifestants pacifiques qui rencontrent une répression. Ce alors qu'au même moment, ils jubilaient aux nouvelles de la « reconquête » de Damas par les insurgés. Ce n'est plus stupide, c'est lassant.

C'est certainement pour cela que, suite au double pal sino-russe (comprenez double véto) signifiant une fin de non recevoir, les lascars des USA et leurs domestiques se mirent, bouches mousseuses, à presque injurier les représentants de Moscou et de Pékin. Le Français, surtout, n'a pu s'empêcher de déclarer clairement que la France, suite à l'échec du projet occidental, suivra son propre chemin et ne laissera pas « tomber » la Syrie.

En voilà la traduction : la France continuera et intensifiera son aide aux terroristes.

Ceux qui croient que seuls les Russes et les Chinois étaient contre la résolution occidentale se trompent. J'ai écouté toutes les déclarations qui ont suivi le vote. Le Pakistan a clairement indiqué que présenter une résolution sous le « chapitre 7 » était une faute. Le représentant indien a même commencé son intervention en « présentant ses condoléances au gouvernement syrien » pour la perte inestimable suite à l'acte terroriste odieux. C'est tout dire. Le Russe, loin de s'énerver, se contenta de qualifier l'attitude des occidentaux de « pas convenable », entendez : « vous êtes mal élevés ».

La GB, auteure de la résolution, a aussitôt présenté un autre projet prolongeant la mission des observateur de l'ONU...sans condition. Curieux, ces gens-là. Pourquoi n'ont-ils pas commencé par là ?

Le fait le plus remarquable dans toute cette affaire est que les deux puissances, Chine et Russie, gardent, face à l'hystérie occidentale, un sang froid total. Ce n'est de loin pas le résultat d'une quelconque inconscience mais provient plutôt d'une parfaite connaissance des "vraies" réalités sur le terrain.

Voilà, la Syrie, de par son histoire, sa situation géographique et tout le reste (on nous dit que la région côtière renfermerait l'une des plus grandes réserves de gaz au monde) est devenu le théâtre de confrontation des grandes puissances. Il y a toujours des simplets qui continuent à lire les journaux et à écouter les politicards nous raconter qu'il s'agit de liberté, démocratie et défense des droits de l'homme.

Ce qui suit aussi est devenu lassant mais je vais devoir le répéter.

La guerre civile au Sri Lanka (puisqu'il faut, paraît-il, parler de guerre civile en Syrie) a fait plus de 40'000 victimes, combien d'entre vous en a entendu parler ?

  1. Au Congo, plus d'un demi million de 1998 à nos jours. Vous en avez entendu parler ?
  2. Le Darfour, 300'000. Au fait, c'est terminé là-bas ?
  3. Somalie : 400'000 de 1994 à nos jours.
  4. Je ne puis, bien évidemment, pas « louper » ça : presque 2 millions de Vietnamiens, par les Américains.
  5. Ça non plus : plus d'un million d'Irakiens, par les Américains
  6. Plus de 1'400 victimes civiles, en à peine un mois, par l'armée israélienne à Gaza.
  7. Etc.

Des nouvelles pour les défenseurs des droits humains de ce côté-là ?

Un petit conseil, pour le Conseil de Sécurité : il va falloir, pour les Occidentaux, se croyant encore à l'ère colonialiste, qu'ils comprennent que les temps ont changé. Qu'ils n'ont plus les moyens de « dicter » leurs volontés et que, s'ils veulent vraiment prouver qu'ils courent derrière la liberté et la démocratie, mettre TOUTES les atteintes à ces valeur (toutes les atteintes, sans exception aucune et en même temps), y compris et surtout les leurs et leur appliquer LEURS PROPRES REGLES, celles qu'ils préconisent pour les autres. Là, à mon humble avis, il n'y aurait plus grand monde.

TSR 2 a diffusé, avant-hier, pour la énième fois, Lawrence d'Arabie. Au-delà même du romantisme du personnage et de la folie rêveuse qui accompagne généralement de tels aventuriers, il me fut étrange de constater à quel point les choses ont si peu changé. A l'époque ce fut Saiks-Picot, aujourd'hui c'est Clinton-Haig-Fabius. Seulement à l'époque, il n'y avait QUE Saiks-Picot. Aujourd'hui, il faut ajouter Lavrov.

Cela me réjouit-il ? Non, nullement. Seulement, c'est un moindre mal.

P. S. Je pense à quelque chose qui me paraît tout de même assez important et qui va directement dans le sens de ces contradictions dans lesquelles nous nageons depuis une année et demie. Puisque Damas est "presque" tombée, puisque la motié du pays est aux mains des rebelles, puisque Assad est introuvable et sa chute acquise et puisque le régime s'effrite, à quoi eut servi exactement cette résolution et pourquoi tant d'acharnement et tant de colère ?

S'il y a des réponses, alors qu'elles soient directes et exemptes de discours, SVP.

 

08:01 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : syrie, russie, usa, gowrié, onu, véto, chine, lavrov, saiks picot, lawrence d'arabie, clinton, haig, fabius

10/07/2012

Syrie : quoi de neuf ?

Pas mal de choses, en 24 heures.

  • La Turquie, repère et base arrière des terroristes, vient de déclarer, par la bouche de son ministre des affaires étrangères, un certain Davutoglu (fils de David), qu'elle a échoué dans sa tentative de renverser le régime Assad, ce malgré 16 mois d'efforts intenses. Bientôt, c'est une prévision, ce sera le tour des Bédouins, suivis peu après par les Américains et leurs domestiques européens, Français en tête.

Voici la déclaration désenchantée du « fils de David ».

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/199312-la-tu...

  • Turquie toujours. Il semblerait bien qu'Erdogan ait perdu un avion de chasse et deux pilotes pour rien. Comme d'habitude, ses fanfaronnades et ses menaces, à l'instar de celles qu'il a formulées au lendemain de la mort de neuf de ses compatriotes tués par l'armée israélienne, sont restées sans lendemain. Il est fort à parier qu'elles le resteront pour toujours. C'est le sort habituellement réservé aux valets. Il faut bien qu'il s'en accommode. Il le fera.
  • Kofi Annan, tout aussi servile que son patron, Ban Ki Moon, mais un peu plus libre du fait de sa position « moins officielle », vient d'admettre, coup sur coup que :
  1. Sa mission a complètement échoué.
  2. « Ce qui me frappe, c'est qu'autant de commentaires sont faits sur la Russie, tandis que l'Iran est moins mentionné, et que, surtout, peu de choses sont dites à propos des autres pays qui envoient des armes, de l'argent et pèsent sur la situation  sur le terrain ». (entendez par là les USA, la France, le Qatar, la Turquie et l'Arabie Saoudite)
  3. « Je viens juste d'avoir une discussion positive et constructive avec le président Assad. Nous nous sommes mis d'accord sur une approche que je vais partager (communiquer) avec l'opposition ». (Je souligne à ce propos que Annan a trouvé un accord AVEC LE PRESIDENT ASSAD (et personne d'autre). Je souligne aussi qu'une fois la discussion "constructive" terminée, il s'est envolé pour Téhéran où, à la conférence de presse commune avec le chef de la diplomatie iranienne, Kofi Annan a plus qu'insisté sur la nécessité de désarmer les groupes armés).
  4. Je me permets tout de même de rappeler que le Monsieur EST l'envoyé spécial de l'ONU et de la Ligue des Bédouins. Son avis et conclusions personnelles n'intéressent dès lors personne. Non, il exprime certainement le point de vue de ses maîtres qui, du coup, se rendent aussi à l'évidence : ils ont échoué.
  • Aussi pathétiques, voire encore plus, qu'Erdogan et son ministre des affaires étrangères, Clinton et Fabius (ce dernier est membre du club BHL) sont réduits à se lancer dans une surenchère déclarative où se mêlent menaces et tentatives d'intimidation et où les formules sont remâchées et recyclées jusqu'à en avoir la nausée.

Que vont faire maintenant tous ces gens-là ? Je n'oublie bien évidemment pas mes « amis » journalistes (c'est comme cela qu'ils s'appellent). Ils ont tout essayé, tout inventé, tout prévu depuis plus de 16 mois. Leur dernière trouvaille est maintenant l'attente des résultats des élections américaines. Je ne vois pas exactement ce que cela changerait mais puisqu'ils semblent tellement s'y intéresser, je me risquerais à une « petite » prévision et leur donne rendez-vous en novembre : il ne se passera rien.

A propos de prévisions, il y a un blogueur "assez marrant" qui n'arrête pas d'en faire. Une de ses fameuses prévisions est celle où il a prévu que l'année 2012 sera celle de Dominique Strauss-Kahn, vous savez, l'ami de "DODO la Saumure". Il vient de prévoir que Assad ne passera pas l'été à Damas.

Je pousse un ouf de soulagement.

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : syrie, russie, gowrié, france, usa, assad, kofi annan, ban ki moon, chine, iran, turquie, erdogan, fabius

15/06/2012

Fabius a décrété : ce régime doit partir

Fabius_BHL2.jpgUn tout petit rappel d'abord. Le précédent locataire du Quai d'Orsay, un certain Alain Juppé (où est-il maintenant ?), avait en son temps, à peine deux semaines après le début de l'insurrection armée en Syrie, décrété lui aussi le départ du Président Syrien. Nous souhaitons le même succès pour Monsieur Fabius. A ceux qui ne le savent pas encore, c'est le nouveau ministre des affaires étrangères de la France.

Regardons tout d'abord cette photo. Il est en tout cas bien entouré, le Fabius.

BHL à droite et Kouchner à gauche...

Cela promet. Bref, comme dirait l'autre.

Ainsi, ce brave Monsieur, qui se débat pour se débarrasser des couches de naphtaline qui se sont superposées sur sa carcasse fatiguée et bouffie, veut revenir, encore une fois, au Conseil de Sécurité pour obtenir une résolution sous le chapitre VII.

Voici, une fois pour toutes, ce fameux chapitre VII.

Charte de l'ONU : chapitre VII pour celles et ceux qui ne savent pas ce dont il s'agit.

Pour résumer, une résolution votée sous ce chapitre permettrait aux Nations Unies d'entreprendre toutes les mesures nécessaires, y compris l'emploi de la force armée, pour contraindre la partie causant «  une menace contre la paix » à respecter les injonctions de l'Organisation.

Bien.

Sans faire des analyses inutiles, allons-y directement aux prévisions.

La Chine ayant déjà annoncé une fin de non recevoir à l'appel du fatigué du Quai d'Orsay, la Russie infligera, au surplus, une leçon mémorable. Ceux qui espèrent un changement, ne serait-ce que symbolique, dans l'attitude russe, en auront pour leurs frais. Plus le temps passe, plus je crois que ceux-ci deviennent intransigeants sur le dossier syrien. Je prends même le pari d'annoncer qu'ils ne négocieront même pas le départ du Président Syrien. Je vais même prendre un autre pari : dans le cas d'une intervention armée, de quiconque, la Russie interviendra, physiquement, militairement, pour défendre la Syrie. Je crois même que les Occidentaux en doutent.

Est-ce que c'est bien ? Cela dépend de savoir pour qui.

Fabius et compagnies savent pertinemment que les Chinois et les Russes ne voteront jamais une telle résolution, sous quelque prétexte que ce soit. Pourquoi dès lors s'acharnent-ils à vouloir revenir devant le Conseil de Sécurité ? Et bien pour une raison très simple : Tout d'abord parce que cela leur permettra de se donner bonne conscience. Ce n'est pas eux qui empêchent l'évolution de la situation en Syrie, mais les Russes et les Chinois. Ensuite et c'est plus important encore, ceci leur évitera d'intervenir. Surprenant et contradictoire ? Absolument pas. Tout le monde sait maintenant pertinemment que les Occidentaux ne souhaitent et ne peuvent pas intervenir en Syrie. Ceci est définitivement acquis. Dès lors, la manière la plus simple, la moins coûteuse et, surtout, la plus valorisante, de se débarrasser de cette tâche est de le mettre sur le dos des...Russes. « C'est finalement ces derniers qui nous empêchent de le faire ».

Vous y êtes ?

La Syrie souffrira encore, beaucoup. Mais finira, plutôt tôt que tard d'ailleurs, par venir à bout des terroristes...et de leurs soutiens. J'en donne RDV à Fabius et aux autres.

Chaque chose en son temps.

 

08:03 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : france, syrie, gowrié, fabius, russie, chine, terroristes, onu, chapitre 7

07/06/2012

Groupe de Shanghai : la douche froide

Il y a de cela deux jours, le monde était de nouveau en effervescence. Le monde ? Oui, celui des médias et des « spécialistes » de tous poils. Un obscure vice quelque chose russe aurait déclaré que le maintien du Président syrien aux commandes du pays n'est pas une priorité absolue pour la Russie.

Je ne suis pas un fana des Russes, ni des Chinois, ni de personne d'autre d'ailleurs. Je trouve juste qu'il est salutaire et indispensable que la puissance malfaisante des USA et quelques uns de leurs larbins puisse être constructivement contrée par une puissance au moins aussi forte. Pour le reste, ils peuvent tous aller au diable. Je ne vois pas qui donnerait le droit à X ou Y de décider du sort qui doit être réservé aux autres.

Pour revenir aux Russes et aux Chinois, ceux-ci viennent pour la énième fois de refroidir les ardeurs des Occidentaux. Coup sur coup, ils déclarent, par la bouche de Lavrov, toujours lui, qu'il n'est pas question ne serait-ce que de penser à mettre le nez dans les affaires internes de la Syrie et que le changement du « régime » conduira à une catastrophe régionale. Comprenne qui pourra. Si le langage diplomatiques doit, apparemment, être interprété d'une manière très spécifique, le patron de l'Alliance Atlantique, Rasmussen, vient de déclarer qu'il n'est pas question pour l'OTAN de s'immiscer dans les affaires intérieures de la Syrie. On voit que non seulement il n'est pas question d'intervention militaire, mais l'idée même de mettre son nez dans les affaires syriennes est hors de question.

La leçon commence manifestement à entrer. A la bonheur.

Et tant pis pour tous ceux qui se sont excités à l'annonce de la bonne nouvelle : le énième lâchage de la Syrie par la Russie. Parmi ceux-ci, se trouve notamment un blogueur, prévisionniste et philosophe de son état, invité permanent de ce blogosphère, qui n'arrête pas depuis plus d'une année de constater l'isolement grandissant de la Russie et les fissures qui apparaissent par ci par là dans les relation syro-russes.

Il est vrai qu'il a aussi prévu que l'année 2012 sera celle de...DSK

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : syrie, russie, gowrié, chine, usa, france, dsk

01/06/2012

La Syrie doit défier l’Occident

C'est la seule manière de l'obliger à changer de ton et de...manière. Ce n'est pas l'entêtement qui me pousse à le dire mais l'enseignement de l'histoire, celle qui est encore là, en Irak, en Libye et ailleurs. Ce d'autant que ces derniers n'avaient pas les moyens de le faire alors que la Syrie oui. Il est absolument indéniable que l'Occident se fiche éperdument de la démocratie, de la liberté et du bonheur du peuple syrien comme il se fiche de ces valeurs partout ailleurs dans le monde.

En Irak, l'histoire en devient lassante, cela a commencé par l'introduction des barbouzes, appelés pour l'occasion « observateurs », de l'ONU, bien évidemment, qui, pendant deux ans, ont rassemblé toutes les informations nécessaires à l'invasion américaine, avec les conséquences que l'on sait. C'est pour cette raison, mais pas seulement, que la Syrie doit se dépêcher de mettre à la porte dans les plus brefs délais ces mêmes barbouzes, avec leur chef. Elle doit défier l'Occident et répondre à chaque provocation de celui-ci, jusqu'à le provoquer, à son tour. C'est le seul langage qu'il comprend. Cela fait 14 mois que « toutes les options sont sur la table », selon une expression devenue lassante et insupportable. Eh bien, puisque toutes les options, moins une, ont déjà été mises en œuvre, qu'on en finisse et que la dernière soit lancée. Je crois que, contrairement à ce que la plupart des pseudos analystes pensent, les Syriens ont tort de jouer sur le temps. Ils ont déjà eu grand tort d'attendre 14 mois. Ils devaient les défier dès le premier jour. Dès l'instant où ceux-ci, grisés par leur « victoire » en Libye et par leur stupidité historique, ont déclaré que le président Syrien a perdu toute légitimité et qu'il devaient partir. Je rappelle à ce propos que feu Juppé lui avait donné deux semaines pour le faire. Les Syriens devaient comprendre dès ce jour là que les Occidentaux ne pouvaient pas revenir en arrière et qu'ils feraient tout, comme à leur habitude, pour ne pas perdre la face et le peu de respectabilité qu'il leur reste dans le monde. Faire tout ? Oui, y compris le pire, détruire la Syrie pour arriver à leurs fins.

Ceux, y compris les syriens, qui croient que la Russie protège la Syrie et qu'elle est son dernier rempart ont aussi tort. C'est probablement l'inverse qui est vrai et les Russes l'ont très bien compris. C'est un atout majeur que les Syriens devraient savoir utiliser. C'est effectivement la Syrie qui est le dernier rempart sur les frontières russes. La survie, sur le plan international et stratégique, de la Russie, passe par la Syrie. Non seulement les occidentaux ne feront aucune concession pour amadouer les russes et leur faire changer de position, mais il est illusoire de croire qu'ils respecteront le moindre engagement, la moindre parole donnée. Ce n'est ni dans leurs habitudes, ni dans leur mœurs.  A supposer même qu'un tel marchandage soit possible, les Occidentaux, une fois l'affaire terminée, entendez le départ, sous une forme ou une autre, du Président Syrien, se retourneront contre les Russes, les isoleront totalement et les mettront à genoux. Ceci aussi les Russe, du moins je l'espère, l'ont très bien compris. Ce n'est pas pour rien non plus que le président Russe, M. Poutine, a déjà mis les points sur les i avant même qu'il ne se rende à Paris, en ironisant même sur les propos de son « homologue » Français, lequel vient, lui aussi, de faire allusion à « toutes les options mises sur la table ».

Quoi qu'il en soit, tout cela ne changera rien pour les Syriens. On sait tous que si les Occidentaux voulaient et pouvaient intervenir militairement en Syrie, ils l'auraient fait et ils le feraient, avec l'aval russe ou pas. Je rappelle, là aussi, qu'ils n'ont pas attendu les Russes pour intervenir en Serbie. Ils ne les ont pas attendu non plus pour ravager et saccager l'Irak et tuer un million de ses habitants. Cette histoire de « légitimité » légale n'est donc qu'une boutade, une mascarade que même la fameuse opinion publique commence à trouver très peu amusante. Ce ne sont donc pas les Russes qui empêchent les Occidentaux de faire quoi que ce soit. Ce sont plutôt les Occidentaux qui trouvent cette situation extrêmement commode. Cela leur donne l'occasion de mettre la responsabilité du blocage de la situation sur le dos des Russes et des Chinois.

J'irais encore plus loin. A supposer même que non seulement les Russes acceptent de lâcher leur soi-disant allié syrien, mais se joignent même aux Occidentaux. Qu'est-ce que cela changerait-il ? Quelques avions ennemis de plus ou moins dans le ciel syrien !

Ils ont eu tort de s'en prendre immédiatement aux autorités syriennes. Ils ont eu tort de s'acharner ensuite. Ils ont eu tort de financer, armer et envoyer les terroristes en Syrie. Ils ont eu tout aussi tort d'expulser les diplomates syriens. La Syrie doit, enfin, en profiter, faire ce qu'elle a à faire et frapper fort, très fort.

Pour finir, je reviens, petit à petit, sur "le massacre" de Houla. Dernier épisode dans la besace des Occidentaux. Comme pour Baba Amr qui nous a livré ses trésors "médiatiques" après l'assaut des forces de l'armée syriennes (vidéos fabriquées, morts inventés, etc.) il semblerait, c'est même certain, que les autorités syriennes s'apprêtent à sortir au grand jour toute la vérité concernant ce dernier massacre et toutes les manipulations, notamment médiatiques, autour de celui-ci. Je m'en réjouis et attends de voire la tête des employés de nos journaux.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie.occident, russie, france, hollande, poutine, gowrié, chine, terrorisme, terroristes

01/05/2012

L’ONU et ses observateurs : virez-les

S'il est vrai que les Russes se sont très bien rattrapés en déclarant que c'est l'opposition syrienne, composée essentiellement de groupes terroristes, et ses soutiens, Juppé, Clinton, Hamad, Erdogan et Cie, qui sapent le plan de Kofi Annan, il n'en demeure pas moins qu'ils se sont fait partiellement avoir, pour la deuxième fois depuis l'épisode libyen.

Alors qu'ils sont parfaitement au courant des moindres détails sur le terrain, qu'ils sont conscients des raisons réelles de cette mascarade dangereuse qu'est la mission de l'ancien Secrétaire Général de cette institution aussi inutile que néfaste : fournir un quelconque prétexte, que les Occidentaux recherchent depuis des mois, à une intervention étrangère sous une forme ou une autre, ils ont malgré cela tombés dans le piège que ces derniers leur ont tendu. Ils ont, avec les Chinois, voté la résolution permettant l'envoi d'observateurs dont la mission est de vérifier le respect du cessez-le-feu. Seuls les Syriens ont eu la lucidité et la fermeté nécessaires pour refuser tout observateur national d'un pays « hostile ». D'observateurs, soi disant neutres, tout le monde sait que ces gens n'en ont que le nom, et encore. Tout comme les journalistes « clandestins », pour la plupart des militants pro terroristes, voire des barbouzes, ces observateurs ne sont là que pour glaner le maximum d'informations et fournir un quelconque prétexte justifiant une intervention étrangère.

Stratégiquement, je crois que la « faute » des Russes est impardonnable. Alors que la soi-disant ASL, groupement hétéroclite de déserteurs et de terroristes islamistes, était Euronews armes à destination des rebelles.JPGaux abois, que l'armée nationale syrienne était sur le point de les écraser, cette résolution est venue saper tous ces efforts et sacrifices et donner un ballon d'oxygène inespéré aux terroristes. Comme par hasard et coup sur coup, on apprenait samedi dernier que les autorités libanaises ont arrêté un bateau, en provenance de la Libye, chargé d'armes et de munitions destinées aux terroristes et que les forces armées syriennes ont intercepté plusieurs bâtiments chargés d'hommes et d'armes, en provenance de la Turquie cette fois-ci, qui se dirigeaient vers la côte syrienne.

On voit dès lors clairement le but réel de cette résolution et des « observateurs » : fournir aux terroristes le temps et le répit nécessaire pour se refaire une santé, s'armer (comme l'avaient bien promis les Français et les islamistes des monarchies pétrolières).

La Russie vient donc de déclarer qu'elle et la Chine sont « d'accord à 100% » sur la Syrie et qu'il est désormais "nécessaire que les autorités syriennes puissent repousser avec fermeté les terroristes qui opèrent dans le pays". Les Russes ont ajouté que les acteurs à l'intérieur comme à l'extérieur (du pays) doivent les empêcher de recevoir le soutien qu'ils réclament. Lavrov a dit cela sans utiliser le moindre subterfuge de langage diplomatique. Juppé a dû apprécier. Romandie.com : la Syrie doit repousser avec fermeté les terroristes.

Tout cela est bien. Ce qui serait encore mieux est que les Syriens commencent par virer les barbouzes de l'ONU, de fermer la porte à toute tentative, quelle qu'elle soit, d'ingérence dans les affaires « internes » du pays.

Juppé et les autres n'ont qu'à continuer à pester dans leur coin

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : onu, france, juppé, lavrov, russie, chine, syrie, gowrié, terroristes, observateurs

30/04/2012

Juppé le fou, Ki Moon le laquais aveugle

La différence essentielle entre les Russes et les laquais cités plus haut, est que contrairement à ces derniers, les Russes ne se basent pas sur les « rapports » d'Al Jazeera et de ses nombreuses « succursales » ici, la presque totalité de nos journaux et nos médias télévisuels, ni sur les dires de Vannay, Hammouche, Vallélian, Daniels ou encore cette Bouvier, pour décider de la politique à suivre. Ils ont des milliers de « vrais » observateurs sur le terrain, lesquels ont une idée extrêmement précise sur la réalité des événements là-bas.

Dès lors, le soutien sans faille de la Russie à la Syrie n'est pas uniquement dicté par les éternels intérêts géostratégiques dont tous ceux qui fréquentent les bistrots du coin se plaisent à parler, il est aussi largement construit autour d'une parfaite connaissance des réalités sur le terrain. En effet, voyant le « fou » rêver du matin au soir de sa guerre contre la Syrie, ainsi que l'aveugle ignorer totalement plusieurs attentats terroristes ayant fait des dizaines de morts, les Russes ne peuvent pas faire autrement que de soutenir totalement les autorités syriennes. Ils viennent à cet effet de faire une déclaration, la première du genre à être aussi claire et aussi définitive, pour ne pas dire défiante vis-à-vis de l'Occident : la Russie demande aux autorités syriennes de mener une action aussi vigoureuse que possible afin d'éradiquer le terrorisme et d'anéantir les terroristes et leurs soutiens.

A propos de soutien, on vient aussi d'apprendre que les autorités libanaises viennent d'arrêter un bateau en provenance de la Lybie chargé d'armes et de munitions à destination de ces mêmes terroristes.

Il ne vous aura pas échappé non plus qu'aucun pays occidental, y compris, hélas, le nôtre, n'a condamné les attentats terroristes dont on a parlé plus haut. Normal, on ne peut espérer que des terroristes condamnent certains des leurs.

La défaite de tout ce petit monde étant annoncée à plus ou moins courte échéance, viendra un jour le temps des bilans et certains doivent rendre des comptes. Ce sera très cher.

Juppé le bélliqueux veut une guerre avec la Syrie. Juppé représente officiellement son pays, la France. Comme on ne fait pas la guerre contre ses "amis", la France veut être considérée comme un ennemi. Il faut absolument en retour la considérer comme tel, avec toutes les conséquences que cela suppose. Les ennemis, on les combat et, si possible, on les bat, PAR TOUS LES MOYENS.

N'est-ce pas un chef Gaullois, Brennus le vainqueur des Romains en l'an 390 avant JC qui aurait déclaré : « malheur aux vaincus » ?

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : juppé, france.syrie, gowrie, ban ki moon, terrorisme, terroristes, russie, chine

06/02/2012

Véto sino-russe et cercle des amis de la Syrie

 

Voici en quelques mots le résumé de la soirée de samedi au Conseil de Sécurité à New York. Je ne vais ni qualifier ni analyser le double véto, historique, de la Russie et de la Chine (cette dernière n'avait pas besoin de le faire mais elle l'a fait tout de même) mais surtout les réactions violentes et inédites, à l'intérieur et extérieur de ce même Conseil de Sécurité à la suite de ce vote. La rapidité des «  décisions » notamment française et américaine prouvent la justesse de celles de la Chine et de la Russie.  Français et Américains n'ont pas fait leurs déclarations en réaction au double véto, leurs discours étaient déjà prêts : « nous allons continuer et intensifier notre aide aux forces de l'opposition syrienne ». Tout est dit. Quelques minutes après, on apprenait aussi la constitution du « Cercle des Amis de la Syrie ». Cela vous rappelle quelque chose ?  Mais si, la Libye. Ça a commencé comme cela. La Russie avait donc raison sur toute la ligne, le scénario libyen était déjà sur le tapis. Continuer et intensifier l'aide ? Continuer à fournir armes, munitions, aide militaire et logistique, renseignements ? Oui.

Dans le temps l'Arabie Saoudite en avait le monopole, le Qatar prend maintenant le relais : financer et armer tous les mouvements jihadistes et salafistes possibles et imaginables. Les Talibans furent créés par les Américains , armés, soutenus et financés par les Saoudiens. Les terroristes d'aujourd'hui sont mis en place paNous avons créé AlQaida.JPGr les Américains et les Français et se font armer et financer par les Qataris. Je me permets à ce propos de rappeler encore une fois que le chef militaire de la région de Tripoli, en Libye, est le numéro deux d'Al Qaïda dans la région, rien de moins que cela.

Toute la stratégie des Occidentaux consiste à donner la possibilité au insurgés de contrôler un point d'entrée en Syrie, tous les efforts des autorités syriennes consiste à éviter une telle éventualité à tout prix. Ce n'est pas pour rien que, depuis le premier jour, oui le premier jour, on tourne systématiquement autour des mêmes points : Deraa (frontières jordaniennes), Zabadani (frontière libanaises), Homs (frontières libanaises), Idlib et Jisr el Choughour (frontières turques) et ainsi de suite. Il est par ailleurs plus qu'étrange de constater que les essais sur les autres frontières, Deir el Zor et Boukamal (frontières irakiennes) et Hassaké (frontières turco-irakiennes), sont restés sans lendemain. La Syrie entre donc parfaitement dans le plan global de remodelage de cette partie du monde. La Russie ne s'en est malheureusement rendue compte que tard, mais assez à temps pour déclencher l'énorme colère des Occidentaux, lesquels savent qu'ils ne pourront pas faire plier les Russes, surtout pas économiquement.

Revenons aux « essais » abandonnés. Au sud -est et à l'est, il y a l'Irak qui semble avoir complètement échappé au contrôle des Américains et refuse obstinément d'entrer dans leur jeu. Au Nord, le cas de la Turquie semble un peu plus compliqué mais le silence assourdissant et très abrupt de celle-ci est plus que significatif. On ne parle même plus du soi-disant camp de réfugiés syriens sur la frontière et l'Armée Syrienne Libre, ASL, semble avoir complètement disparu de la région, à l'exception de son chef : Riad el Assad. Selon certaines sources, les autorités syriennes auraient fait prisonniers des dizaines d'agents turcs et que la Turquie négocierait le libération de ceux-ci et, surtout, la non diffusion de leurs aveux contre la livraison de ce colonel. Un premier échange avait déjà eu lieu il y a de cela quelques semaines (plusieurs agences l'ont rapporté), celui concernant le commandant déserteur Hussein Harmouche.

Et la suite ?

Ma réponse peut paraître étrange mais j'y crois vraiment : il ne faut pas qu'il y ait un...vainqueur . Comme tout porte à croire que, militairement, ni cette ASL ni ses soutiens ne pourront faire le poids et  si l'on veut vraiment éviter un bain de sang qui, hélas, ne servira à rien, il faut se battre pour une solution à 100% syrienne. S'être dépêché pour tomber dans les bras des Américains, Français, Anglais et quelques autres larbins de moindre importance fut et est toujours une faute impardonnable. Je lisais l'autre jour une comparaison assez pertinente et étrangement actuelle entre ce Bourhan Ghalioun, sorti de nulle part (en fait du chapeau des Occidentaux) et propulsé Président du Conseil National Syrien et Ahmed Chalabi, placé à la tête du Congrès National Irakien, afin de faciliter l'invasion de l'Irak. CNS, CNI, on ne sait plus où donner la tête. Charlatan, totalement inconnu voire insignifiant, aucune assise populaire, ne représentant que lui-même. Où se trouve ce Chalabi aujourd'hui ?  Regardez cet article, écrit en 2004 déjà.

 

Ahmed Chalabi : où est-il ?

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ahmed_Chalabi

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : chine, russie, véto, chalabi, ghalioun, qatar, syrie

18/01/2012

Les soutiens de la Syrie se comptent sur les doigts d'une seule main

Les soutiens de la Syrie.PNGDeux mots après quelques jours d'arrêt. Pour vous parler, encore une fois, malheureusement, du bla bla journalistique, mais aussi politique, habituel, raconté pour ne rien dire, écrit pour être consommé sans être lu.

C'est un journaliste d'I-télé, dont j'oubliai le nom, qui en parle. Il n'est pas le premier.

Ainsi, les soutiens de la Syrie dans le monde se comptent sur les doigts d'une seule main, et encore, ils sont généreux. Faisons les comptes :

Russie

Chine

Inde

Iran

Brésil

Vénézuela...et quelques autres.

Cela fait, si toutes les études démographiques ne sont pas falsifiées par le régime syrien, quelque 3 milliards de personnes, plus de 40% de la population mondiale. La main en question doit avoir souffert d'un dérèglement génétique suite à une exposition prolongée aux radiations de...allez, Fukushima, ça vous va ?

Il est vrai que les « adversaires » de la Syrie sont emmenés par le Qatar, brrrrrrr. Ce dernier compte 830'000 habitants, dont 80% sont des...indiens, pakistanais, iraniens... Il possède en outre une chaîne de télé et...un club de football.

A se demander combien de temps cela va encore durer. Ils sont vraiment infatigables. Mais bon, il paraît, selon ce même journaliste, qui le dit totalement dépité, que le temps joue en faveur des autorités syriennes.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, suisse, média, tdg, tsr, russie, chine, inde, gowrié