29/08/2012

Attentat contre un convoi « funèbre » à Damas. L’abjection à l’état pur

 

L’irakisation du de la Syrie, je ne dis pas conflit car on ne peut être en conflit lorsqu’on lutte contre des terroristes et des barbares, bat son plein. C’est ainsi qu’hier à Jaramana, proche banlieue de Damas, une voiture piégée a explosé au passage d’un convoi funéraire tuant entre 10 et 15 personnes, 12 étant le chiffre le plus communément admis.

 

Qu’est-ce que Jaramana ? Une banlieue relativement récente, qui a beaucoup grandi à la fin du siècle dernier et la première décennie de ce siècle. Une banlieue comme beaucoup d’autres dans cette partie du monde, sans âme particulière. De petits immeubles de 4 à 5 étages où vivent essentiellement des chrétiens, ceux qui n’ont pas les moyens de s’offrir un appartement à Damas, ainsi que des Druzes, mais aussi la panoplie habituelle de la population syrienne sans toutefois la concentration confessionnelle habituelle de ceux-ci. Durant l’occupation de l’Irak par les Américains, Jaramana a accueilli la majorité des réfugiés irakiens qui ont choisi le chemin de Damas, plus de 400'000, sans le moindre incident pendant plus de 5 ans. Jusqu’au début des récents événements encore, il y en restait une bonne centaine de milliers.

 

Rien de très exceptionnel en soi, en somme.

 

Pas pour les terroristes qui, luttant pour la liberté et la démocratie, contre un régime dictatorial, ont décidé de porter un coup « décisif » à un convoi funèbre. Une noblesse qui force l’admiration. C’est certainement cette noblesse qui pousse François Hollande à les qualifier d’opposition légitime et notre DFAE de les soutenir financièrement. En somme, nous finançons directement, ce n’est même plus un secret de polichinelles, des gens qui font exploser des voitures au passage de convois funèbres et qui jettent des postiers du haut d’un immeuble de plus de 10 mètres.

 

Quant à l’abjection, elle nous a été gracieusement offerte par France Info qui relatait l’événement en ces termes : «  Les violences continuent en Syrie. Les affrontements armés et les bombardement ne cessent pas. Par ailleurs, dans une banlieue proche de Damas, une voiture piégée a explosé au passage d’un convoi funèbre de partisans de Bashar el Assad… »

 

L’abjection à l’état pur.

Il est maintenant 13H10. Le dernier bilan de cet attenat fait état de 27 morts. On ne sait pas qui il faut remercier. 

 

19/07/2012

Attentat à Damas : les Américains selon toute probabilité

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Des sources très bien informées, notamment les services de renseignements français, il apparaît que l'exécuteur de l'attentat qui a coûté la vie au ministre de la défense, à son vice ministre et à Assef Shawkat et en a blessé plusieurs autres, parmi lesquels se trouve Hicham El Khetiar, le directeur de la sûreté nationale, ne serait que le directeur de cabinet de ce dernier et qui se trouve actuellement dans les locaux de l'ambassade des USA à Damas, distante d'à peine 145 mètres du bâtiment. Tout cela ne serait donc l'œuvre ni de l'ASL, ni d'une quelconque autre organisation mais un téléguidage américain.

On apprend aussi que les mêmes locaux abriteraient pas moins d'une vingtaine de personnes liées à l'opposition en Syrie. L'engin explosif, d'une quarantaine de kilo, aurait été introduit par le directeur de cabinet samedi dernier et caché dans le faux plafond de la salle de réunions. Il a ensuite été actionné à distance. Les mêmes sources parisiennes parlent d'une cellule d'opérations se trouvant dans les locaux même de l'ambassade des USA à Damas.

C'est de cette même cellule d'opérations, à l'intérieur de l'ambassade des USA, que se planifieraient les attentats et les opérations de liquidation, ainsi que les manifestations et sittings.

La même source indique que les locaux de l'ambassade de France fonctionneraient à peu près de la même manière. Les deux ambassades bénéficiant de l'immunité, elles sont devenues le repère de dizaines de figures de l'opposition, y compris armée. On y trouve, entre autres, l'écrivain Yassine Haj Saleh et l'avocate Razan Zaitouneh, qui coordonnent les opérations avec les médias,

Une question demeure : pourquoi les forces de l'ordre n'attaquent pas les deux ambassades alors même que le droit international le leur en donne le droit ? On peut supposer que c'est le grand piège que la Syrie essaye d'éviter, y compris au prix d'énormes sacrifices, savoir éviter un affrontement direct avec les deux puissances.

A voir.

 

13:17 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Tags : usa, france, gowrié, syrie, attentat, damas, services secrets