03/06/2013

Bye Bye Al Nosra, bonjour Istanbul (ou l'effet boomerang)

Al Nosra, pour ceux qui ne la connaissent pas encore, est une composante, la plus violente, la plus arriérée, la plus fondamentaliste et la mieux entrainée (selon les "spécialistes" d'ci, toujours eux) de cette Assemblée aussi hétéroclite que pitoyable et misérable qu'est la Coalition Nationale Syrienne dont certains membres, assis sur les genoux d'Erdogan à Istanbul, espèrent encore un destin similaire à celui dont ont bénéficié certains traitres irakiens rentrés à Baghdad sur les chars des USA. Les voilà repartis pour un exil prolongé de plusieurs dizaine d'années.

Ainsi, Al Nosra vient de subir les pires pertes dans ses rangs, de l'aveu même de l'OSDH (rideau derrière lequel se cachent les plumitifs de nos médias). Plus de deux cents depuis deux jours. Le fait le plus marquant est "l'ncident" de Baalbek, au Liban, où les combattants du Hezbollah ont mis d'une manière définitive hors d'état de nuire une vingtaine de membres de cette organisation fondamentaliste et terroriste. Je disais fait marquant car il s'agissait de la cellule qui, il y a de cela deux semaines, a lancé des missiles sur la banlieue sud de Beyrouth. Hezbollah a réussi à déterminer avec précision l'endroit d'où sont parties les projectiles et l'a anéanti. Le message envoyé, encore, à Washington et Tel Aviv est clair. La suite ? Plus d'une soixantaine de terroristes, essayant de transporter leurs blessés vers Al Zabadani, en Syrie voisine, ont été accueillis cette fois par l'armée syrienne. L'OSDH, c'est bien de le citer dans ces circonstances, nous dit qu'aucun d'entre eux n'en est sorti indemne.

Quant à ce cher Erdogan, dont le souriant ministre des affaires étrangères vient de déclarer que son parti n'est rien d'autre que le symbole du retour de l'époque ottomane, ça promet, il vient de goûter à son tour aux joies des manifestations "pacifiques". Nous lui souhaitons bonne chance pour la suite.

J'entends déjà certains "spécialistes" rire. Tout cela n'est que bénéfice pour "l'Occident" et son "représentant" dans la région. Sans perdre un seul homme, un seul avion, char ou même une trottinette, ces derniers ont réussi à affaiblir le seul état qui leur résiste encore dans la région, la Syrie et, beaucoup mieux, impliquer, enfin, le Hezbollah directement dans le conflit et l'affaiblir à son tour.

Peut-être.

Ils oublient juste qu'on ne juge une action qu'à la lumière du résultat...final. Affaiblis, peut-être mais aguerris, aggressifs et disposant de tous les moyens nécessaires pour dissuader quiconque d'en profiter.

Hier matin, Le Matin Dimanche nous a gratifiés d'une très longue interview avec le professeur Ricardo Bocco, IHEID. Ce dernier, a estimé les chances pour que la conférence Genève 2 ait lieu à plus de 50%. Il a aussi déclaré que la Russie a "déjà" lâché Assad et cherche et imaginer la suite sans lui.

Allez. J'ai déjà pris des paris. Pour ce qui est de genève 2, je ne sais pas mais cela ne changera strictement rien. D'ailleurs, Cher professeur Bocco, avez-vous entendu notre ami Juppé (pardon, pour la deuxième fois...Fabius) déclarer que la conférence porrait avoir lieu en...juillet ?

1. C'est comme si Fanius avait son mot à dire.

2. Il sait en revanche que, d'ici là, la conférence n'aura pour objet que la confirmation d'un état de fait. On prend des paris là-dessus ?

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, liban, gowrie, erdogan, assad, russie, usa, israel, al nosra, hezbollah, ricardo bocco

26/09/2012

Sale temps pour les prévisionnistes.

J’attendais d’être sûr que l’été est bien loin avant d’écrire ce billet. Nous sommes donc le 25 septembre, l’automne est « officiellement » là depuis le 21 et le temps, très maussade, d’aujourd’hui est parfait pour le confirmer.

Allez, commençons par un locataire amovible des « invités » de ce blogosphère, qui se présente comme philosophe et…professeur d’université, pauvres étudiants. J’ai beaucoup hésité mais finalement décidé à lui faire la pub. Je ne recommencerais plus après.

Des prévisions comme celles de son, certainement, ami Alain Minc, qui changent au gré des déclarations de X ou Y. Voici Poutine qui dit que le gouvernement syrien doit répondre aux aspirations de la population et notre prévisionniste qui voit le régime lâché par Mouscou. Clinton qui croit qu’Assad est fini et le prévisionniste qui voit les Marines à Damas en quelques jours, etc. Il a prévu que l’année 2012 sera celle de DSK, que la GB allait envahir l’Iran suite à l’attaque, par des étudiants, de son Ambassade à Téhéran, qu’Israël allait dépêcher une division au Golan pour « fixer » toute l’armée syrienne, que :

  1. Bachar el Assad ne passera pas l’été (d’où l’introduction de mon billet) http://mrhayoun.blog.tdg.ch/archive/2012/07/07/la-syrie-l...
  2. Que la bataille de Damas signait la fin du régime http://mrhayoun.blog.tdg.ch/archive/2012/07/17/la-bataill...
  3. Que les jours du régime sont comptés http://mrhayoun.blog.tdg.ch/archive/2012/07/19/rumeurs-de...
  4. Qu’Assad ne pourra plus reconquérir Damas, qu’il quittera pour Lattaquié http://mrhayoun.blog.tdg.ch/archive/2012/07/21/questions-...
  5. Qu’une zone d’exclusion aérienne est pratiquement établie et que la partie pour Bachar est finie  http://mrhayoun.blog.tdg.ch/archive/2012/08/12/une-zone-d...
  6. et que…fichtre, il prévoit maintenant qu’Assad pourrait finir par l’emporter. Si cette prévision suit le même chemin que toutes celles qui l’ont précédée, c’en sera effectivement fini pour Bachar el Assad. http://mrhayoun.blog.tdg.ch/archive/2012/09/19/titre-de-l...
  7. Remarquez, pour quelqu’un qui a prévu que l’événement de l’année sera le retour et la réhabilitation de DSK, ami de Dodo la Saumure..Que le même DSK reste le « meilleur espoir pour la France ».    http://mrhayoun.blog.tdg.ch/archive/2011/12/28/l-evenemen...

Un peu de lucidité tout de même. Avec d’autres, il constate qu’il n’y a pratiquement plus de défections dans l’armée, plus rien non plus dans la classe politique. Je vais l’aider un peu. Je ne crois pas du tout que la cause en est que la mauvaise graine s’en est allée et ne restent que les fidèles. Cela ne m’empêche pas d’être très pessimiste, pour les amis de Didier Burkhalter et Laurent Fabius, bien sûr. Les défections ont duré le temps que certains…y croyaient encore. L’arrêt de celles-ci signifie une seule chose : ceux qui en auraient envie n’y croient plus. C’est cela même qui est rassurant et préfigure l’issu de la crise.

En France, il y a le CNRS, Centre national de Recherche Scientifique, où on trouve tout et, surtout, n’importe quoi. On y conduit toutes sortes de « recherches ». L’autre jour, sur France Info, tiens, un CNRS’ist, esquissait le tableau de « l’après Bachar ». Ceci signifie que cela est une « donnée » : « quoi qu’il arrive, ce régime ne peut pas rester ». Admettons.

Il y a tout de même quelque chose qui m’échappe : en admettant qu’il s’agit d’une « guerre ». En admettant même que cette guerre est conduite par le régime. Que se passerait-il si, selon toute probabilité, le régime l’emportait ? Didier Burkhalter deviendra rouge de colère mais comment obligera-t-il Assad, le vainqueur, à partir ?

Voyons maintenant, pour finir, la signification des derniers développements, très riches d’enseignements, « sur le terrain ».

Coup sur coup, on apprend que :

L’armée jordanienne a arrêté un groupe entier de…rebelles syriens, après un bref échange de tirs. On apprend aussi qu’une bande de l’ASL est entrés en territoire libanais et a attaqué ! un poste de la police libanaise. Enfin, la même ASL vient de déclarer qu’elle « a transféré » son commandement de la Turquie en Syrie.

Conclusions : on y croit plus à l’intérieur, à l’extérieur (hors Fabius, Hamad et Burkhalter) non plus. La Turquie, grande ennemie de la Syrie, semble même vouloir se débarrasser du boulet que la France et les USA lui ont imposé. Ils mourront en martyre, les armes à la main, comme ils l’ont voulu. Et ils iront rejoindre leurs 72 Hourries, promises à tout jihadiste digne de ce non, au paradis.

Le résident des Hôpitaux Universitaires de Genève l’a échappé belle.

21/08/2012

En Syrie, les terroristes sont maintenant traqués

Un à un.

Ce qui devait être une bataille « finale bis » à Alep s'est transformée en cauchemar final pour les bandes armés (opposition légitime selon Clinton et Fabius) stipendiées des monarchies moyenâgeuses du Golfe bédouin et de nos « démocraties » occidentales, y compris la nôtre dont les « dons » connus aux terroristes s'élèvent à 60'000 francs jusqu'à présent. Sans parler des livraisons d'armes passant, pour se donner bonne conscience, par ces mêmes monarchies hyper démocratiques.

Cette nouvelle façon de faire est devenue possible pour plusieurs raisons :

En dehors de quelques quartiers décentrés où les terroristes pouvaient, de part la composition même de la population, relevant de l'islam fondamental, avoir quelques appuis et aides, les habitants d'Alep et de Damas, ont dans leur grande majorité totalement rejeté les terroristes et ont largement contribué aux succès de l'armée.

Les renseignements. redevenus efficaces et pour cause. Il aura fallu plus d'une année et demie pour purger les services, où les espions à la solde de l'ASL et des renseignements étrangers pullulaient et renseignaient les terroristes sur les mouvements des troupes. D'où aussi les pertes minimes en hommes de l'armée. A ce propos, sans pouvoir, pour l'instant le confirmer à 100%, il semblerait de plus en plus acquis que la défection du vice président syrien, Farouq Al Charaa, annoncée avec fracas par l'ASL, soit réelle, sauf que...elle a échouée. Certains se posaient effectivement beaucoup de questions sur la pourriture qui doit régner au sein de l'appareil de l'Etat syrien pour que des défections, qu'on peut qualifier d'importantes, telle que celle du premier ministre éphémère, puissent se faire au nez et à la barbe de ces services. Le pourrissement et la corruption étant des faits admis, il semble tout de même que l'avortement de la dernière tentative d'envergure en le domaine, celle du vice président, marque un tournant. Il en va de même pour le vice premier secrétaire du parti Baath, Abdullah Al Ahmar. Ils seraientt maintenant en résidence surveillé. Ils peuventt remercier le ciel car à ce niveau de responsabilité, ils pourraient très facilement être traduits devant la haute cour pour désertion, haute trahison et complicité avec des services étrangers hostiles. C'est la potence à coup sûr.

Ce qui précède est aussi à lier à la "nouvelle" façon de faire, plus moderne, de l'armée syrienne. L'impact psychologique s'en fit immédiatement sentir. L'armée se fait maintenant systématiquement suivre par les caméras, de vraies et non pas des portables, montrant la réalité de ce qui se fait sur le terrain. Seuls nos plumitifs et leurs torchons continuent leur combat perdu aux côtés des terroristes.

 

La troisième raison est à chercher dans la stratégie même de ces bandes de terroristes, appelées, pour la forme, ASL. Ceci marque par ailleurs une première défaite militaire indirecte aux pays occidentaux qui les appuient car ce sont les conseillers militaires de ces pays qui dirigent les opérations de ces bandes. A ce propos,il convient de lire les rapports, de plus en plus nombreux, mettant en cause directement les services occidentaux et les accusant de fournir une aide directe, en rensignements et en logistique, aux terroristes. Voici d'abord un article très intéressant à ce propos du Bild.

http://www.bild.de/politik/ausland/politik-ausland/deutsc...

Et voici un navire d'espionnage allemand, posté en face des côtes syriennes, collectant les informations, notamment sur les communications et les mouvements des troupes régulières et les fournissant, via les services de renseignements britanniques et turcs, aux terroristes.

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La Bataille « finale » de Damas avait deux objectifs. Le premier, direct, espérer un effondrement soudain du régime et s'emparer de la capitale et du pays. Le deuxième objectif étant le détournement de l'attention et des moyens de l'armée d'Alep, où les terroristes comptaient réaliser, pour le compte des occidentaux et des Turcs, la fameuse zone « libre » allant de cette ville jusqu'à la frontière turque. D'où aussi les coups de main spectaculaires consistant à s'emparer de plusieurs points importants allant précisément de ces frontières et jusqu'à la ville d'Alep. Tout le monde criait victoire. On a même lu que Azaaz, très proche de la frontière turque, vit déjà à l'heure de l'après Assad. On y a même installé le QG des insurgés au nord, lequel vient d'être totalement anéanti par une frappe aérienne. C'est précisément à ce moment, comme par miracle, qu'il est devenu école abritant des civiles. Il en est de même de toute la ligne « libérée » par l'ASL allant de la frontière turque jusqu'à Alep. D'où les déboires, manque de ressources et pertes terribles des terroristes.

Pour le reste, les mots ayant une importance extrême, notamment dans ce contexte, sauf pour les Français qui, comme d'habitude, seront les dindons de la farce, les USA viennent, pour la première fois depuis le début de la crise en Syrie, de « souhaiter bonne chance et plein succès » à M. Lakhdar Ibrahimi, nouvel envoyé des Nations Unies en Syrie, dans sa mission. De son côté, ce dernier vient de déclarer que le départ d'Assad n'est en aucun cas à l'ordre du jour. En liant les deux déclarations, on peut supposer que la nouvelle donne, sur le terrain, commence à imposer certaines réalités.

Sauf pour Fabius et, accessoirement, Burkhalter, bien évidemment.

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : syrie, gowrié, usa.france, terroristes, fabius, didier burkhalter, assad

10/07/2012

Syrie : quoi de neuf ?

Pas mal de choses, en 24 heures.

  • La Turquie, repère et base arrière des terroristes, vient de déclarer, par la bouche de son ministre des affaires étrangères, un certain Davutoglu (fils de David), qu'elle a échoué dans sa tentative de renverser le régime Assad, ce malgré 16 mois d'efforts intenses. Bientôt, c'est une prévision, ce sera le tour des Bédouins, suivis peu après par les Américains et leurs domestiques européens, Français en tête.

Voici la déclaration désenchantée du « fils de David ».

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/199312-la-tu...

  • Turquie toujours. Il semblerait bien qu'Erdogan ait perdu un avion de chasse et deux pilotes pour rien. Comme d'habitude, ses fanfaronnades et ses menaces, à l'instar de celles qu'il a formulées au lendemain de la mort de neuf de ses compatriotes tués par l'armée israélienne, sont restées sans lendemain. Il est fort à parier qu'elles le resteront pour toujours. C'est le sort habituellement réservé aux valets. Il faut bien qu'il s'en accommode. Il le fera.
  • Kofi Annan, tout aussi servile que son patron, Ban Ki Moon, mais un peu plus libre du fait de sa position « moins officielle », vient d'admettre, coup sur coup que :
  1. Sa mission a complètement échoué.
  2. « Ce qui me frappe, c'est qu'autant de commentaires sont faits sur la Russie, tandis que l'Iran est moins mentionné, et que, surtout, peu de choses sont dites à propos des autres pays qui envoient des armes, de l'argent et pèsent sur la situation  sur le terrain ». (entendez par là les USA, la France, le Qatar, la Turquie et l'Arabie Saoudite)
  3. « Je viens juste d'avoir une discussion positive et constructive avec le président Assad. Nous nous sommes mis d'accord sur une approche que je vais partager (communiquer) avec l'opposition ». (Je souligne à ce propos que Annan a trouvé un accord AVEC LE PRESIDENT ASSAD (et personne d'autre). Je souligne aussi qu'une fois la discussion "constructive" terminée, il s'est envolé pour Téhéran où, à la conférence de presse commune avec le chef de la diplomatie iranienne, Kofi Annan a plus qu'insisté sur la nécessité de désarmer les groupes armés).
  4. Je me permets tout de même de rappeler que le Monsieur EST l'envoyé spécial de l'ONU et de la Ligue des Bédouins. Son avis et conclusions personnelles n'intéressent dès lors personne. Non, il exprime certainement le point de vue de ses maîtres qui, du coup, se rendent aussi à l'évidence : ils ont échoué.
  • Aussi pathétiques, voire encore plus, qu'Erdogan et son ministre des affaires étrangères, Clinton et Fabius (ce dernier est membre du club BHL) sont réduits à se lancer dans une surenchère déclarative où se mêlent menaces et tentatives d'intimidation et où les formules sont remâchées et recyclées jusqu'à en avoir la nausée.

Que vont faire maintenant tous ces gens-là ? Je n'oublie bien évidemment pas mes « amis » journalistes (c'est comme cela qu'ils s'appellent). Ils ont tout essayé, tout inventé, tout prévu depuis plus de 16 mois. Leur dernière trouvaille est maintenant l'attente des résultats des élections américaines. Je ne vois pas exactement ce que cela changerait mais puisqu'ils semblent tellement s'y intéresser, je me risquerais à une « petite » prévision et leur donne rendez-vous en novembre : il ne se passera rien.

A propos de prévisions, il y a un blogueur "assez marrant" qui n'arrête pas d'en faire. Une de ses fameuses prévisions est celle où il a prévu que l'année 2012 sera celle de Dominique Strauss-Kahn, vous savez, l'ami de "DODO la Saumure". Il vient de prévoir que Assad ne passera pas l'été à Damas.

Je pousse un ouf de soulagement.

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : syrie, russie, gowrié, france, usa, assad, kofi annan, ban ki moon, chine, iran, turquie, erdogan, fabius

27/06/2012

L’Alliance des Lâches condamne l’attaque syrienne

Comme prévu, la réunion de l'Alliance des Lâches a fait pschitt. La Turquie elle-même, par la bouche de sa marionnette islamiste Erdogan, a rebaissé de ton après cette réunion. Obama et ses larbins, Hollande, Cameron et les autres, ont dû lui dire : on s'excuse mais pour l'instant on ne peut faire mieux. En langage de tous les jours, cela signifie : essaie de te débrouiller tout seul car nous, on n'attaque que ceux qui ne peuvent se défendre.

L'OTAN s'est écrasé. Obama et ses larbins, Hollande et Fabius en tête, nagent dans leurs propres excréments.

Il y a de cela 15 mois, Juppé, Clinton, Rice, Cameron et même quelques bédouins incultes, dictaient « leurs exigences » : Assad doit faire ceci, Assad doit exécuter cela. Il doit partir, il doit être traduit devant la justice internationale et des conneries du genre. Aujourd'hui, alors même que la réunion de l'Alliance des Lâches sous l'égide de l'article 4 de sa charte n'est que la deuxième du genre depuis 60 ans, c'est dire l'importance qu'ils donnent à l'incident, le Secrétaire Général de l'Alliance, Rasmussen, « demande » gentiment à la Syrie de tout mettre en œuvre pour éviter de nouveaux incidents du genre. SVP, essayez de ne plus vous attaquer à nos chasseurs.

Ainsi, Merdogan l'islamiste, lamentable et nain, qui n'a ni réagi ni demandé l'intervention de l'Alliance des Lâches lorsque les commandos israéliens ont tué plusieurs ressortissants turcs en 2009, essaie tant bien que mal de bomber le torse avec des déclarations aussi médiocres que sa propre personne : « nous allons aider par tous les moyens le peuple syrien jusqu'à la chute du régime du Président Syrien. On se demande ce qu'il va pouvoir faire de plus que ce qu'il fait aujourd'hui car ce n'est même plus un secret de polichinelle : la Turquie EST en guerre contre la Syrie : elle accueille les terroristes, les héberge, les nourrit, leur achemine financement et armes, facilite leur passage à travers ses frontières...

Pour ne rien vous cacher, je trouve cela plutôt rassurant. Plus il aboiera, plus la Syrie devra augmenter sa pression sur les terroristes, jusqu'à l'anéantissement total de ceux-ci, partout où ils peuvent se trouver. Nettoyage au Kärcher.

Pour le reste, le message le plus important que la Syrie a voulu envoyer au monde entier et que l'Alliance des Lâches voulait précisément tester, est qu'elle est puissante et ne craint pas la guerre, quel que soit l'adversaire.

Une fois les terroristes anéantis, viendra alors, peut-être, le temps des vrais comptes à liquider : les Bédouins, tout d'abord, la Turquie et la France ensuite. Ils soutiennent ouvertement le terrorisme, il serait parfaitement juste qu'ils puissent y goûter, le plus possible.

Au fait, puisqu'on parle beaucoup avions, de chasse, en ce moment. Les Syriens, deux jours après la défection du colonel de l'armée de l'air syrien, ont exigé et obtenu la récupération illico du chasseur en question. Comme quoi, ils aboient peut-être moins, mais...

Au fait, bis. Aux esprits chagrins et à ceux, Juppé d'abord, suivi par Clinton, Hollande, Fabius et les autres, "flairant" sans cesse un changement dans l'attitude russe, ces derniers, au nez et à la barbe de tous, viennent d'acheminer les systèmes de défense aérienne les plus modernes dont ils disposent. Des batteries capables de fixer et tirer sur 24 cibles à la fois. Les pilotes des rafales et des F-16 ayant bombardé Khadhafi doivent "pester".

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : otan, syrie, obama, gowrié, hollande, turquie, erdogan, terroristes, islamiste, assad

26/06/2012

Turquie - Syrie : l'escalade ?

J'emprunte volontiers le début de ce billet à un de mes commentateurs qui a très justement souligné la différence de langage, de contenu et de ton des Turcs immédiatement après le tir syrien réussi sur un de leurs chasseurs et deux jours après, c'est-à-dire après consultation avec les Américains.

Au début, en effet, le président turc et son premier ministre ont admis que leur chasseur aurait pu violer l'espace aérien syrien. Hier, pourtant, les deux parlaient d'acte hostile très grave de la part de la Syrie. Acte hostile grave ? Est-ce le début de la phase finale de l'offensive occidentale ? Nous ne pouvons pas l'exclure. Il semblerait en tout cas que tout le monde s'y prépare, y compris les Russes.

Les coïncidences sont en tout cas très troublantes. L'accélération et la simultanéité de certains évènements le sont encore plus.

Ainsi, en l'espace de trois jours, un colonel de l'armée de l'air syrien part, avec son chasseur MIG 21 se réfugier en Jordanie. J'y reviendrai. A peine 24 heures après, la défense aérienne syrienne abat un chasseur turc (on nous dit même qu'il ne volait pas seul et que le deuxième avion fut aussi touché mais qu'il a réussi à regagner sa base). C'est en même temps qu'une demi douzaine d'officiers de l'armée syrienne fuient, avec femmes et enfants, vers la Turquie qui devient de fait en état de guerre avec la Syrie. Tout cela ne peut être fortuit.

A l'intérieur du pays, il semblerait aussi que tout retour en arrière est désormais exclu. La guerre armée régulière-terroristes et mercenaires est définitivement engagée. Le scenario libyen est dès lors bel et bien présent, non pas celui exécuté par l'OTAN mais une variante se basant essentiellement sur la faune locale d'abord. Il est fort probable que l'OTAN, même si je continue à croire que toute intervention directe de sa part serait suicidaire (les Russes semblent en effet décidés à intervenir eux aussi directement), fournira armes et soutien logistique et militaire limité, en attendant de voir. Dès lors, la stratégie, militaire, de la Syrie est claire : tout doit aller vite, très vite. Aucun répit ne doit plus être accordé aux terroristes. D'où la contre-stratégie occidentale : provoquer un énième incident, histoire de retarder cette échéance et donner du temps aux insurgés.

Le fait le plus marquant depuis vendredi est le silence « relative » des Russes. Alors que leurs dirigeants répondaient du tac au tac et élevaient un mur infranchissable contre toute velléité d'agression vis-à-vis de la Syrie, on les a très peu entendus depuis deux jours. Je vais peut-être surprendre mais j'y vois un bon signe, pour la Syrie. Les Russes sont entrés dans une phase d'engagement effectif.

Les Occidentaux voulaient provoquer les Syriens avec l'histoire du chasseur turc, les Syriens, mais aussi et surtout les Russes, ont répondu sans hésiter en testant, à leur tour, leur matériel et les moyens, ultramodernes, de défense aérienne.

Je regrette d'emblée ce qui va suivre mais force est de constater qu'en semant le vent, on récolte la tempête.

Une véritable guerre est maintenant engagée en Syrie. Il va falloir un gagnant et un perdant.

Une sorte de troisième guerre mondiale est aussi engagée. Là aussi, il va falloir des gagnants et des perdants.

Je ne crois pas que les Russes vont se permettre d'être dans le camp des perdants et ils ont parfaitement les moyens de se trouver dans l'autre camp. Simplement parce que les Occidentaux n'ont plus les moyens de leurs ambitions.

Je le dis à regret mais c'est tant mieux. Car trop c'est trop.

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : turquie, syrie, gowrié, occident, russie, erdogan, assad

11/01/2012

Qatar, Turquie, Tunisie et les autres : plus dure fut la chute

J'avoue ne pas savoir comment commencer ni où me donner la tête. Je voulais écrire un billet sur l'affaire de la BNS, suite à celui que j'ai publié lundi et voilà que le Président Syrien prononce un discours assez important, que l'Emir du Qatar se fait proprement mettre à la porte alors que sa visite, avec une suite imposante, en Mauritanie venait à peine de commencer et qu'en Tunisie, les islamistes « soft » d'Ennahda (grande fierté des gouvernements et, surtout, médias occidentaux) n'ont même pas pu attendre les 12 mois réglementaires pour annoncer, à leur tour après les frères musulmans d'Egypte et les démocrates libyens commandés par un chef d'Al Qaïda, qu'à « long terme », le Califat est le but ultime de la « révolution ».

1.       Commençons avec ceux-là, justement. Il est presque minuit, Arte diffuse un reportage consacré à la Tunisie « d'après Ben Ali ». A un moment donné, un des enfants chéris de nos médias d'ici, le premier ministre tunisien, Hamadi Jebali, accompagné de deux représentants du Hamas, lance : c'est ici que commence, inchalla, la libération de Jérusalem, c'est d'ici que se déclarera, inchalla, le 6e Califat. On a plutôt l'habitude d'entendre cela dans la bouche de feu Oussama ben Laden. Bien évidemment, ce ne fut qu'une facette de la partie émergée de l'iceberg car, presque au même moment, l'Imam de la Grande Mosquée de Kairouan déclarait « textuellement » qu'Islam et laïcité sont incompatibles.

Il n'y a effectivement que chez nous que des « spécialistes » de la région et de l'islam, ainsi que "l'excellent Juppé" considèrent que cette compatibilité est parfaitement possible.

2.       Pour ce qui est du Qatar, il semble bien que de Nouakchott à Bagdad et Beirut, en passant par Alger, Le Caire et même, peut-être, Riyad, on  commence à en avoir assez. Le Bédouin a déjà mangé son pain blanc.

Voici un joli commentaire d'avant la visite de Hamad, l'Emir, en Mauritanie

http://www.slateafrique.com/80511/mauritanie-visite-de-le...

Et en voici un autre, après.

http://lavoixdesmartyrsdelaplume.over-blog.com/article-ma...

...et un autre

http://lecalame.info/contenu_news.php?id=2610

Ainsi, tous ces dizaines de milliards de dollars n'auraient servi à rien. Bientôt, l'Emir et sa chaîne Al Jazeera, peut-être même quelques succursales de celle-ci ici, apprendront que la Réal Politique prendra le pas, qu'il a eu sa petite heure de gloire, qui aura tout de même duré un an et qu'il devra dorénavant se contenter de dépenser ses milliards dans des loisirs plus « conformes » à son histoire : immeubles, voitures luxueuses, harem, balades sur les bords du Léman, etc. Il est fort à parier que le grand partisan de cet échec soit le Président syrien, je veux dire la résistance de ce dernier, qui commence à porter ses fruits.

3.       Avant de parler du discours du Président syrien, signalons seulement les réactions, étrangement mollassonnes, de l'Ottoman Erdogan et du Gaullois Juppé. Il y a de cela quelques semaines seulement, ils ne tarissaient pas de commentaires quotidiens sur la nécessité, que dis-je, obligation, pour le Président Syrien de quitter le pouvoir...sinon.

Cela semble avoir fait pschitt. Dès lors :

4.       Contrairement à ce que beaucoup de pseudo analystes croient ou prévoient, le dernier discours du Président Assad ne démontre nullement une déconnexion de la réalité mais, tout au contraire, une parfaite connaissance de se qui se passe. Les Syriens savent ce qu'ils peuvent et ne peuvent pas faire. Ils savent exactement sur qui compter. La semaine dernière, les « mini » manœuvres militaires, consistant uniquement au lancement de missiles « longue portée », n'étaient destinées qu'à être repérées par les satellites espions américaines. Ces missiles ont atterri dans le désert...iranien.  Assad, malgré des pressions immenses, a promis de frapper les terroristes avec une main de fer. Entre nous, c'est bien le souci principal des Américains, non ? Je me trompe ? Oh, ces derniers disent que les opposants en Syrie sont « pacifiques ». Il y a quelque chose, encore un, que je ne comprends pas : Il y a de cela quelques semaines, le Président syrien a appelé les insurgés à remettre leurs armes aux autorités, tous les insurgés. Quelques minutes après seulement, le département d'état des USA, affaires étrangères, a conseillé à ses opposants de ne pas le faire. Serait-ce un aveu claire que ceux-ci sont armés ?

Pour ce qui de l'Ottoman, il semblerait que les forces de sécurité syriennes aient capturé une bonne quarantaine d'officiers turques sur le territoire syrien, ce qui expliquerait le silence soudain d'Erdogan. Le bédouin qatari semble aussi très en retrait en ce moment. Je mettrai tout cela au conditionnel mais il semblerait que certains, en Syrie, ont en leur possession des enregistrements très compromettants concernant le bouillant premier ministre et ministre des affaires étrangères du Qatar. On a par ailleurs déjà entendu un de ces enregistrements circuler sur le net. Dans celui-ci, le premier ministre du bédouin parle de tout, sauf d'éloges, à l'encontre du souverain saoudien. Ambiance.

La Syrie semble être sur le bon chemin pour gagner la partie. C'est tant mieux. Aaprès les mésaventures islamistes et islamisantes de la Tunisie, Libye et Egypte, la Syrie est, comme d'habitude, le dernier rempart contre les fondamentalistes.

Je vous le dis comme je le pense : entre un gouvernement autoritaire quelconque et les salafistes/talibans, je n'hésite pas une seconde.

P. S. Je sors un peu du sujet mais aux nouvelles de ce matin, il semblerait que les Américains veulent se débarrasser de certains de leurs « invités » à Guantamo et cherchent des pays pour les accueillir. La France déclare être favorable pour en accueillir quelques uns. Ceux qui ont été emprisonnés à tort et dont les aveux leur ont été arrachés par la torture. Ah bon ? Les Américains pratiquent la torture ? Et le fameux rapport annuel sur l'état des droits de l'homme dans le monde, est-ce le Saint Esprit qui le publie ?

 

12:11 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : syrie, suisse, tsr, média, médias, qatar, france, juppé, erdogan, usa, opposition, printemps arabe, assad