18/09/2012

CPI, TPI, ONU, HRW et Conseil Fédéral : l’art de noyer le poisson

Comme on le sait maintenant, ce sont les chancelleries occidentales et les médias de cette partie du monde qui nous l’apprennent, le crise en Syrie n’a pas d’égal dans l’histoire. C’est à peine si la deuxième guerre mondiale a vu autant de pays, de puissances mondiales, de coalitions, etc. s’impliquer à ce point. Et encore.

La dernière trouvaille de notre « puissant » Conseil Fédéral, leader en la matière depuis le début de la crise syrienne, est d’être à la tête du mouvement appelant à traduire la Syrie devant la justice internationale. Pourquoi faire ? Pour juger les « coupables » de crimes de guerre (on ne parle pas encore ouvertement de crimes contre l’humanité mais cela ne tardera certainement pas). La Suisse « se veut exemplaire » en la matière. D’où l’entrain et la véhémence de notre ministre des affaires étrangères.

Voyons déjà ce qu’en dit une de ces organisations.

http://fr.rian.ru/world/20120917/196065699.html

Ils ne sont pas les seuls. Aujourd’hui même, lundi 17 septembre et pour la deuxième fois en l’espace de moins de deux semaines, le Conseil des Droits de l’Homme, sous la houlette de la très agitée Navi Pillay, ne put faire autrement que de reconnaitre, certainement à contrecœur, des exactions, exécutions sommaires, tortures et crimes de guerre commis par les terroristes de l’ASL, ceux que notre DFAE et son chef appellent « opposition légitime ».

Ainsi, notre Conseil Fédéral veut traduire les responsables de crimes de guerre devant la justice internationale. Ayant lu quelque part que cela inclut, c’est cela la nouveauté, « tous les responsables » de quelque bord que ce soit, je puis supposer que les « amis légitimes » de notre DFAE et son chef sont inclus dans cette affaire ! Ils ont même proposé Carla del Ponte, celle qui se donna pour mission de « punir » tous les responsables de crimes de guerre dans l’ex Yougoslavie, surtout si ceux-ci sont Serbes, à l’exclusion de trafiquants d’organes Kosovars, protégés de nos autorités fédérales.

Mais alors. Si les amis « légitimes » de notre ministre des affaires étrangères sont reconnus coupables de crimes de guerre. Comment la « justice » internationale pourra-t-elle qualifier l’attitude de ceux qui ont aidé, financé et fourni armes et aide logistique à ceux-ci ?

Complicité de crime de guerre ? Cela me parait être un minimum.

Une toute dernière chose, histoire de "sourire" un peu. L'enthousiasme de notre ministre des affaires étrangère vaut-il aussi pour "tous" les crimes de guerre, où qu'ils aient pu avoir lieu et par qui que ce soit ?