26/01/2015

Davos 2015 : la lutte contre le terrorisme est lancée

On a rarement assisté à un tel degré de bêtise, incurie et bassesse "politique" voire simplement humaine. De passage à Davos avant de s'envoler pour saluer pour la dernière fois son "ami" feu le roi Abdallah, le gros de l’Élysée, très à l'aise devant un parterre rempli d'ennemis (vous savez, les financiers du temps de sa campagne électorale) s'est fendu d'un discours que seule la décence m'empêche de qualifier. Décence dont ce personnage semble désormais totalement dépourvu.

Pas de discours donc. On se contentera de reproduire strictement celui du flasque.

Après avoir reconnu que le terrorisme bénéficie de "flux financiers considérables", il s'adressa aux personnes présentes, représentants de l'économie, en ces termes (minute 15:15):"j'appelle le système financier à couper les sources de financement d'alimentation du terrorisme, à en terminer avec les paradis fiscaux". "Ne laissez pas agir aujourd'hui une bête qui vous frappera aussi le moment venu". Ce fut ce qu'il a dit, mot pour mot. Inutile de dire que tous les médias ont répété cela toute la journée à un rythme d'une fois toutes les trente minutes. Sans que cela ne soulève le moindre commentaire de la part de personne.

Ainsi, à réécouter encore et encore le discours de Flamby, histoire d'être certain de ce qu'on a entendu, on comprend que c'est le système financier international qui est responsable du financement du terrorisme"islamiste" (j'insiste sur ce point, très important car c'est le gros lui-même qui l'a précisé au début de son discours). On comprend aussi que la responsabilité des paradis fiscaux dans l'affaire est grande. Voyons donc cela.

  1. Le système financier international n'est autre que UBS, CS, BNP, Crédit Agricole, Société Générale, Deutsche Bank et je ne vais pas citer tous les instituts financiers du globe. Ceux-là sont donc responsables du financement du terrorisme islamique, puisque le Président de la République leur demande de couper les sources de financement de ce dernier.
  2. Les paradis fiscaux. Regardons pour cela cette magnifique carte, où notre pays figure en très bonne place.   paradis fiscaux dans le monde   Mais aussi:
  • Le Delaware
  • Les Bermudes
  • Jersey
  • Guernsey
  • Singapoure
  • Andorre et j'en passe.

C'est ainsi qu'on découvre maintenant que la Suisse, l'UBS et le Crédit Suisse financent le terrorisme islamique.

Quelques heures après ce discours, Hollande s'envolait pour dire au revoir à "son ami" le roi Abdallah, d'Arabie Saoudite. Au passage, il a pondu cette perle incomparable : "je salue la mémoire d'un homme  d'état dont la vision d'une paix juste et durable au Moyen Orient reste plus que jamais d'actualité".

Et tout cela se passe, sans le moindre problème, sans le moindre commentaire, de la part de personne

Croyez-le ou pas, ce qui précède n'est même pas le plus important dans le "discours" du Gros de l’Élysée. Au début de la partie consacrée au terrorisme, il a parlé de la...Libye. Tout comme le terrorisme islamique est, selon Flamby, la responsabilité du système financier, il n'y est pour rien non plus pour ce qui est de la Libye où c'est le manque de "suivi" qui a conduit le pays là où il est maintenant. Bientôt, on découvrira que l'Algérie a été colonisée par des extraterrestres et que Sarkozy est le fils naturel de Liliane Betencourt. Quoique, dans ce dernier cas...

En revanche, lisez encore une fois attentivement ce que ce personnage a déclaré à propos de feu le chef du royaume wahhabite : "Je salue la mémoire d'un homme  d'état dont la vision d'une paix juste et durable au Moyen Orient reste plus que jamais d actualité"".

10:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (22) | Tags : davos, terrorisme, islam, islamisme, hollande, france, arabie saoudite

20/06/2013

G8 ? Non. Un contre 7

Le contenu de la réunion en question n’a, bien évidemment, aucune importance. Il n’y en a de toute façon pas. Non. Le plus remarquable dans cette réunion sont précisément les allures des uns et…de l’autre. Les uns sont les larbins, laquais et leur maître Yankee. L’autre, c’est bien sûr le Russe.

La solution, syrienne, sera russe, rien d’autre.

Pas la moindre concession de la part du locataire du Kremlin : pas d’armement pour les terroristes en Syrie de la part des Occidentaux et toutes les armes nécessaires pour écraser ces mêmes terroristes pour l’Armée Nationale Syrienne. Le Yankee et ses laquais, parfaitement conscients du changement du cours de l’histoire et de leur position sur la pente descendante de celle-ci, mais aussi suite à la tournure dramatique, entendez positive, de la guerre contre le terrorisme après la bataille décisive de Qousseir, se sont rendus à l’évidence : pour eux, c’est terminé en Syrie. Les gesticulations comiques du premier ministre britannique, changeant d’avis au gré des ordres venant du Maître, n’y changeront rien.

A Berlin, en la présence du Yankee, venu prononcer un autre discours « historique », 50 ans après celui du mari de Jacqueline Kennedy, Merkel, petit maître « local » en Europe, a déclaré, en regardant l'Américain : pas d'armement pour les terroristes (elle les a appelés "opposition", mais cela importe peu).

Pour ce qui est des Arabes, le "coup de maître" des Occidentaux semble avoir totalement réussi. Nous savons depuis très longtemps déjà que tout, absolument tout, sans la moindre exception, dans la région tourne autour d'un seul et unique sujet : Israël. Il s'agit non seulement d'annihiler toute possibilité pour ses "ennemis" de le menacer, mais il faut au surplus que toute éventualité "future" de la faire soit tuée dans l'oeuf. Tout cela a commencé tôt, très tôt.

Sans refaire l'histoire, regardons en le résumé aujourd'hui. L'armée irakienne occupée uniquement à combattre les terroristes. Elle n'existe plus dans sa fonction essentielle. L'armée syrienne s'épuise à son tour en affrontant la pire offensive terroriste mondiale. L'idée étant qu'une fois le régime tombé (on attendait cela beaucoup plus tôt) tous ces terroristes devaient se diriger vers le Sinaï, pour mettre à genoux l'armée égyptienne. Regardez la carte de la région et constatez visuellement ce que cela donnerait.

La Jordanie n'existant déjà plus depuis très longtemps, il ne restait plus que le...Hezbollah. Le moment est venu pour le neutraliser. Mais, à l'instar des pronostics concernant la chute rapide du régime syrien, le choc d'Al Qousseir est venu chambouler totalement les plans occidentaux. La capacité de résistance et d'organisation des Syriens et leurs alliés semblent aller bien au-delà de ce que pouvaient imaginer les plus optimistes, ou pessimistes, c'est selon.

Est-ce que cela refroidira définitivement Américains, Israéliens, laquais et bédouins ? Rien n'est moins sûr. Il semble désormais tout à fait admis que les bédouins du Golfe considèrent l'issu de la crise syrienne comme une question de vie ou de mort. Quant aux Américains et Israéliens, une défaite, admise comme telle, de leurs troupes de terroristes, signifiera la fin définitive de leur influence dans la région. C'est pour cette raison qu'ils ne renonceront pas à soutenir les terroristes jusqu'au bout, même si cela devait se faire au prix d'une destruction totale de la Syrie, ce qui semble être leur Ultime objectif.

Il y a de cela deux jours, on assistait, coup sur coup, à deux événements, passés presque inaperçus mais dont l'importance ne devrait pas être négligée. Il y a tout d'abord eu le coup d'humeur du chef des islamistes égyptiens, Mohammad Morsi, Président de l'Egypte pour certains, qui a décidé de couper d'un seul coup toutes les relations avec la Syrie. C'est à peu près au même moment que le vieux roitelet de l'Arabie Saoudite annulait ses vacances au Maroc pour rentrer chez lui, à Riyad.

Les paris sont ouverts, pour imaginer ce qui se trame.

09:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : syrie, occident, usa, gowrié, arabe, qatar, islam, terrorisme, jihad, arabie saoudite, cameron, obama, merkel

03/10/2012

Le déclin de l'empire

Saakachvili est le président qui vient de perdre les élections en Géorgie. Saakachvili est le président qui, avec les encouragements de ses maîtres d’outre Atlantique, a crû bon de défier son puissant voisin. Saakachvili l’a crû parce que ses maîtres d’outre Atlantique croyaient eux-mêmes que Yeltsine était encore vivant. Du coup, Saakachvili a vu son armée mise en pièces en quelque 48 heures. Il eut un temps, à l’époque de l’ivrogne du Kremlin, où les Américains croyaient dur comme fer qu’il s’en était fini de l’empire russe, qu’ils appelaient encore soviétique. Ils le croyaient tellement qu’ils ont décidé de pousser leurs pions/valets au cœur même de la Russie : Ukraine, Géorgie, pays baltes, quelques pays d'Asie centrale, ex républiques soviétiques, etc. Et voilà que le plus servile, mais véhément, des pions qui tombe à son tour. A peine trois semaines après que l’annonce de la fermeture définitive de la dernière base militaire et stratégique américaine en Asie Centrale, celle du Kirghistan. Le même Kirghistan qui a annoncé le maintien de la base militaire russe sur son territoire. On croit rêver. La Russie qui, pour enfoncer le clou, a annoncé qu’elle fournira une aide à hauteur de deux milliards de dollars. Cela vous rappelle-t-il quelque chose ? Un peu la manière de faire…américaine, non ? Oui, lorsque ceux-ci en avaient les moyens.

Ainsi, en l’espace d’à peine une dizaine d’années, ce qui devait être la consécration de l’hégémonie définitive de l’Amérique, pendant des décennies encore, sur le monde, s’est transformée en début de déclin pitoyable. Partis la queue entre les jambes d’Irak, bientôt d’une manière encore plus humiliante de l’Afghanistan, les Américains sont plus que jamais acculés à s’accrocher à ce qu’il leur reste dans la région : les Qataris et les Saoudiens, quel déchéance. Même leurs nouveaux amis, les islamistes fondamentalistes du Caire et de Tripoli, l’ancienne capitale de Khaddafi, leur échappent.

Je voulais aussi un peu parler de la France. Pays qui a crû, ou à qui on a fait croire, qu’il a sa place parmi les grands, ceux qui ont les moyens de décider. Mais cela ne vaut vraiment pas la peine. Car ce faisant, je m’abaisserais à devoir parler des bédouins. Ceux qui dictent à la France ce qu’elle doit faire. Je laisse cela aux Guignols de l’Info et à Leonardo, porte-parole de "la" Prince auprès de ces mêmes guignols.

Quel rapport tout cela a à voir avec le sujet auquel je consacre plus de 90% de l’espace que j’occupe sur cette blogosphère, la Syrie ? C’est simple, la Syrie fut la dernière cartouche tirée par les Américains dans la série du printemps salafiste. Le temps a manifestement joué contre eux.

Je vous laisse dès lors volontiers avec le commentaire d’un de mes lecteurs, qui le fait pour la première fois. J’en profite pour saluer sa lucidité et présence d’esprit.

Il se fait appeler Collin.

"La dernière carte que les pays "du golfe" envisageaient de jouer, c'est de constituer un corps expéditionnaire militaire pour porter main forte aux "rebelles" Syriens et tenter démettre le gouvernement Syrien légal.

Or il est curieux de constater que cette idée "lumineuse" a fait pschitt....quand ils ont réalisé qu'en envoyant leurs militaires, leurs armées, guerroyer en Syrie, ils faisaient un boulevard à une très légitime révolution populaire dans leurs propres pays qui ne laisserait pas passer une si belle occasion de renverser ces dictatures sanguinaires des Saoud, et du Qatar...

Bientôt échec et mat,c'est une affaire de quelques coups....les Russes et les Iraniens sont décidément de grands joueurs d'échecs..."

18/04/2012

Je salue tous les démocrates et ceux qui luttent contre le terrorisme

En particulier les démocrates Qataris et Saoudiens, pour ce qui est de la démocratie

Les Américains, Français, Anglais et quelques autres laquais, en ce qui concerne la lutte contre le terrorisme.

Pour ne pas répéter Qataris et Saoudiens tout au long de ce billet, je vais les appeler les Bédouins. Avec un B majuscule.

Je salue les Bédouins pour les efforts immenses qu'ils déploient pour la transmission de leur magnifique expérience, que dis-je, expertise, de la démocratie dans le monde arabe...enfin, seulement dans des endroits bien choisis de ce monde.

Je les salue pour l'immense réalisation démocratique remarquablement achevée dans leurs nombreuses institutions démocratiques.

Je les salue sincèrement pour le pluralisme politique, culturel ET confessionnel dont le monde entier chante les louanges

Je les salue pour les efforts déployés pour la transmission de leur expérience en matière de liberté : religieuse, sociale, politique...

Je salue, au passage, le roi du Maroc qui, à l'occasion de la circoncision de son nouveau-né, fit libérer 7'500 prisonniers de ses geôles. Cela fait 750 détenus par millimètre de peau coupée, à supposer que le morceau en question faisait un centimètre.

Je salue les valeureux guerriers des armées Bédouines pour les sacrifices immenses endurés dans leur lutte pour libérer Jérusalem et la Mosquée Al Aqsa, deuxième lieu saint de l'Islam, après la Mecque.

Je salue également ces armées qui sont entrées au Bahreïn pour y ramener la liberté et en faire un sanctuaire démocratique.

Je les salue pour tout ce qu'ils ont fait en 2006 pour le Liban et en ...je ne sais plus depuis quand, pour Gaza.

Je les salue pour leur acharnement, quotidien, à rendre la vie impossible à l'ennemi sioniste (je crois que c'est comme cela qu'ils appellent Israël) exactement comme ils le font pour...le frère syrien

Je m'incline devant cette magnifique institution qu'est le Bureau Qatari des droits de l'homme, ainsi que son équivalent saoudien.

Je les salue surtout pour la liberté de croyance et de culte qu'ils offrent à leurs citoyens Sunnites, Chiites, Alaouites, Druzes, Kurdes, Arméniens, Syriaques, Chrétiens Catholiques et Orthodoxes, Ismaéliens et même Athées.

Je salue en eux ces hommes d'honneur (les bédouins, hommes du désert, sont connus pour cela) qui ont libéré l'Irak, le Lybie, la Somalie et le Soudan, juste après avoir libéré la Palestine.

Je les salue d'avoir regardé sans broncher, voire activement aidé, les Américains à liquider un million d'Irakiens et plus de cent mille Libyens

Je salue ces grands hommes dont l'honneur suprême ce concentre dans à peine une dizaine de centimètres carrés entre les jambes de leurs « femelles ».

Je salue ces grands hommes d'honneur qui, depuis plus de mille ans « rampent » sous les dominations successives des Seldjoukides, Mogols, Mamlouks, Ottomans, Anglais, Français et...Américains.

Je salue en eux des gens fiers de ne point avoir de pays, mais une vague Umma (nation de l'Islam).

Je salue ces grands guerriers dont le souci unique et d'aller faire le Jihad tantôt en Afghanistan, tantôt au Kosovo, en Tchétchénie ou ailleurs, mais point en...Palestine.

Je salue les Bédouins, grands démocrates des temps modernes, d'avoir aidé leurs « frères » irakiens lorsque ceux-ci levaient le drapeau blanc et s'agenouillaient pour baiser les bottes de l'envahisseur Américain lequel, respectant scrupuleusement les « règles » de la guerre, leur tirait dessus.

Le plus grand poète arabe de tous les temps, Al Mutanabbi,  a dit : « n'achète l'esclave que s'il a son propre fouet sur lui ». Tout est dit.

Mais je salue aussi, dans la foulée et très sincèrement, les parties génitales des soldats Américains qui ont pissé sur les cadavres des Talibans morts, comme ils pisseront sur ces temps arabes, que ceux-ci soient printaniers ou pas. Ces temps bédouins qui ont découvert l'ennemi ultime : la Syrie.

Je salue aussi les plus grands défenseurs de la démocratie de l'histoire humaine : les Américains et les Français. Ceux-ci viennent de déclarer vouloir « mener une guerre sans merci » contre le terrorisme. Vous avez bien lu ; contre le terrorisme. Ces déclarations faisaient suite aux "offensives de printemps"  des...Talibans, au cœur même de Kabul. Je les salue aussi pour financer, armer et entrainer les terroristes qui sèment terreur et désolation en Syrie.

Je salue nos valeureux remplisseurs de colonnes de journaux qui continuent à les appeler « manifestants pacifiques » alors même qu'il n'y a plus de manifestations.

Je salue les défenseurs de la liberté et de la démocratie qui oublient le Mali, la Guinée, le Yémen, le Bahreïn et ailleurs pour se concentrer exclusivement sur la Syrie.

Voilà, je vous salue tous, qui vous souciez au plus profond de vos âmes du sort de la liberté et de la démocratie, bien installés partout dans le monde, sauf en Syrie.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : syrie, usa, france, qatar, arabie saoudite, démocratie, liberté, terrorisme, bédouins

07/04/2012

Syrie : les opposants et les loyalistes

J'étais très jeune, 11 ans, quand j'ai perdu mon père, mon exemple. Des quelques années qu'il me fut donné de passer avec lui, il me reste très peu de souvenirs, forcément ceux en relation avec des événements heureux, tristes ou saillants.

Je me rappelle notamment de quelques mots qui resteront à jamais gravés dans ma mémoire. Très croyant, mon père a eu ces paroles, définitives : au-dessus de vous, il y a Dieu. Au dessus de Dieu, il y a votre honneur, votre fierté.

Cela fait 30 ans que j'ai quitté le pays où j'étais né et avec lequel il me reste très peu de relations. Et pourtant.

Comme il est bizarre de constater que ceux, comme moi, ayant pratiquement coupé tout lien, réel, avec leur pays de naissance le défendent aujourd'hui, envers et contre tout, prenant sur leur temps et celui de leurs familles et leurs enfants, alors que ceux, prétendument du pays, le détruisent et font tout pour le ramener au moyen âge, d'où ils viennent.

Voici la traduction d'un magnifique article, écrit par Hussam Yazgi.

Mon cher opposant,

« Laisse-moi tout d'abord corriger une expression qui a circulé dernièrement pour distinguer deux catégories du peuple syrien : les loyalistes et les opposants. Nous sommes en réalité tous loyalistes et tous opposants.

Nous nous opposons à l'incurie, à la corruption, aux passe-droits et aux mafias qui ont amené la Syrie là où elle est aujourd'hui. Mais nous sommes loyalistes lorsqu'il s'agit de justice, de liberté et de suprématie de la loi sur tous.

Vous ne trouverez pas parmi nous des gens qui approuvent la corruption ni qui demandent de limiter les libertés ou de sceller les bouches. En fait, pour catégoriser correctement les tendances, disons qu'il y a deux courants : les aveugles et les voyants.

Les voyants sont ceux qui comprennent clairement qu'il y a une conspiration visant le pays, non pas le régime. Et malgré tout le mal qu'ils peuvent penser du régime, des erreurs de la période passée et leur refus total de cet état de faits, ils considèrent que leur devoir national leur dicte de mettre tout cela de côté et protéger leur pays par tous les moyens. Les aveugles, eux, ne voient pas ce danger et croient que le Qatar et l'Arabie Saoudite se soucient vraiment du sort des Syriens et de l'état de la démocratie et de la liberté. L'aveugle ne se demande pas pourquoi ne les donnent-ils pas à leurs propres peuples d'abord.

Les aveugles croient que les Américains, qui ne se sont jamais préoccupés du sort tragique du peuple palestinien, se font réellement du souci pour le peuple syrien, innocemment.

Ils croient que le colonisateur français qui a colonisé le pays et en a tué l'élite  est devenu aujourd'hui l'ami du peuple. Comme si le sang de Youssef Al Azmeh (héro de la révolution syrienne) a définitivement séché sur leurs mains.

Ils croient que les Ottomans, qui ont colonisé le pays, l'ont pillé, avili son peuple et commis les pires atrocités pendant 400 ans, en sont maintenant devenus les amis et les protecteurs.

Malheur à ceux qui ne se souviennent pas de l'histoire et n'en apprennent pas.

Je suis un simple citoyen syrien, je n'ai jamais profité de quoi que ce soit ni de qui que ce soit et la politique n'a jamais rien signifié pour moi. Je me suis trouvé malgré moi pris dans la tragédie qui secoue mon pays. Je hais les abus et la corruption, je hais les passe-droits, je hais la répression mais j'ai un sentiment et une conscience plus forts que tout cela : mon amour pour mon pays.

Permet-moi, cher opposant (aveugle) d'avoir peur et effroi lorsque je vois les USA et les Occidentaux, amenés par les monarchies de la traitrise, de la perfidie et de la bassesse, prêter main forte à cette soi-disant révolution. Ma crainte et mon effroi sont légitimes. Car les révolutions sont comme les taureaux : vous pouvez les monter mais vous ne pouvez ni les maitriser ni prédire leur direction. Je crois que, indépendamment des motivations des « révolutionnaires », pour autant qu'il s'agisse de cela, ils ne sont que des poupées aux mains de puissances qui ont leurs propres agendas.

La première révolution arabe, celle de 1916, a été appuyée par l'Occident dans un seul but : mettre à genou et chasser les Ottomans. Ces mêmes Occidentaux n'ont même pas attendu le lendemain de la victoire pour dépecer le Moyen Orient et tuer les héros de la révolution. La suite ne fut pas meilleure : Irak, Afghanistan, Libye. Ils veulent maintenant « monter » sur la vague des protestations dans mon cher pays pour le détruire aussi. Ils n'ont amené que destruction, désolation et malheurs.

J'ai lu, mon cher opposant, les plus grandes révolutions de l'histoire : la Française, la Russe, l'Américaine même. Aucune, je dis bien aucune, n'a eu recours à des puissances extérieures pour se réaliser. Pourquoi ? Parce qu'elles étaient des révolutions « populaires ».

Mon cher opposant, nous sommes les enfants d'un magnifique pays et même pendant la « période précédente », celle que vous reprochez au régime, et malgré tous les défauts qu'on peut lui reprocher, notre pays est resté uni, libre, debout et...fier. Nous n'avons jamais été prisonniers dans notre pays. On ne nous tuait pas et nous ne subissions pas d'exactions. Cette idée fut inventée et commercialisée par vos patrons et les médias de ceux-ci. L'idée que nous sommes un peuple soumis, prisonnier et torturé depuis 40 ans. Est-ce vraiment la vérité ? Te rappelle-tu ta vie il y a de cela un peu plus d'un an ?

Mon cher opposant, les régimes vont et viennent. Mais si la patrie s'en va, où trouverons-nous en une autre ?

Cher opposant, avec tout le respect et la compréhension que je dois à ta cause, tu m'excuseras, ma patrie est infiniment plus importante ».

Magnifiques paroles d'un patriote, un vrai. Je souscris entièrement, sauf lorsqu'il parle d'aveugles. Ils ne le sont pas. Ils le font en conscience, ce qui est encore pire.

En effet, que penser de quelqu'un qui est d'accord « à 500% » qu'on vienne bombarder son propre pays. Qu'il réfléchisse simplement à ce que ceux qui le bombarderont vont penser de lui.

Je crois que cela lui est égal. L'exemple des « Libyens Libres » est là pour nous le rappeler.

Les traitres, d'où qu'ils proviennent (je ne dis pas quelle que soit leur patrie car ils n'en ont pas) n'ont jamais eu honte. Ne pas avoir honte est même une condition préalable à leur situation de traitres.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : syrie, gowrié, opposition, usa, france, qatar, arabie saoudite

02/04/2012

Les amis de la Syrie

Ce billet sera très court. Me méfiant beaucoup de tout ce qu'on peut lire ou entendre le jour du 1er avril, j'ai préféré ne rien écrire. Je publie juste la photo "souvenir" de quelques amis de la Syrie réunis pour "rendre service" au peuple syrien.

hillary-clinton-monarques-arabes.jpg

Que pourrons-nous mettre comme légende ?

Les sept nains et blanche neige ?

Il manque juste Juppé et Haig, ne trouvez-vous pas ?

Sinon, voici, tel quel, le dernier billet de Georges Malbrunot à ce sujet. Comme d'habitude, je préfère plutôt citer ceux qui "n'aiment pas" la Syrie, je veux dire son régime.

Georges Malbrunot : un diplomate français met le pied dans le plat

 

11:01 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : usa, qatar, syrie, gowrié, france, turquie, arabie saoudite

19/03/2012

Attentats terroristes à Damas : c’est certainement le régime


Images des attentas.PNG

Vous l'auriez compris, le titre est une boutade...tragique. J'attends juste de voir combien de lignes cela représentera dans nos médias, à l'affût de la « vérité ». En tout cas, sur bluewin.ch, pas de problème : c'est la « télévision d'état » qui dit que...

Le rédacteur de « l'article » n'a pas oublié de mettre le mot « terroriste » entre parenthèses. Il doit certainement avoir suivi sa formation dans la même école que Hammouche Vannay, Bouvier et Daniels. Il est à signaler que la TDG, dans sa version électronique, a fait appel aux mêmes parenthèses pour parler des terroristes. L'OSDH, source d'information « presque » unique de nos valeureux médias, faisait, lui, état de morts militaires seulement. On se demande, là aussi, comment a-t-il pu faire pour nous fournir des renseignements aussi rapides et aussi précis.

Tous doivent être contents : 27 civiles tués par leurs amis démocrates, dans des attentats « pacifiques ». Le quartier visé étant en majorité habité par des chrétiens, le but poursuivi est claire. Il faut juste savoir que samedi est jour de congé, sauf pour les écoles privées. Au moment de l'explosion, des bus scolaires pleins de petits enfants passaient, leurs vitres ont éclaté en mille morceaux et des dizaines d'enfants ont été blessés.

Les manifestants « pacifiques » défaits, ils se tournent maintenant vers le terrorisme anonyme le plus lâche et le plus criminel.

Les monarchies pétrolières, nos « démocraties » occidentales et...nos médias, les ont soutenus activement et continuent de le faire.

L'alliance de la terreur, en quelque sorte.

Toute autre chose. L'Arabie Saoudite, grand pays démocrate, vient de déclarer qu'il faut « détruire » toutes les églises dans la péninsule arabique. Là aussi, les islamistes de tous bords, y compris ceux de nos médias, doivent être ravis.

Il paraît que Juppé a condamné "avec fermeté" les attentats. Il y a en arabe un proverbe dont la traduction pourrait donner : tuer et marcher dans le convoi funèbre derrière le mort. On rappelle juste que c'est Juppé et ses amis, les bédouins, qui financent et arment ces terroristes.

 

 

Bluewin.ch.PNG
P. S. Les choses allant très vite, les amis "pacifiques" de MM Juppé, Sarkozy, etc. viennent de commetre un autre attentat à Alep, ce dimanche 18.03.2012. Cela se passa à Al Souléimanié, à quelques mètres d'une église et au moment où des parents venaient chercher leurs enfants à l'école.

J'accuse la France, les USA, la GB et l'Europe d'être directement responsables de ces attentats terroristes.

J'accuse les bédouins Qataris et Saoudiens d'être les commenditaires directs de ces attentats.

J'accuse nos médias qui, une année durant, ont fait la promotion et milité activement en faveur des groupes terroristes, d'être au moins autant responsables de ces attentats. Ces mêmes médias continuant, aujourd'hui même, à qualifier ces actes terroristes de révolution "pacifique".

Il serait temps, je le dis sans détour, que les autorités syriennes frappent d'une main de fer ces terroristes sans foi ni loi. De les poursuivre partout où ils peuvent se trouver, jusque dans les chiottes, et qu'elles leur infligent le châtiment qu'ils méritent.

Il paraît que l'Arabie Saoudite achemine maintenant directement des armes aux terroristes Islamistes via la Jordanie. La syrie doit déclarer ces pays comme ennemis et prendre les dispositions, y compris militaires, qui s'imposent. La Jordanie a décidé de faire de ses frontières avec la Syrie le point de passage des terroristes et de leur matériel, elle doit en répondre directement.

Aujourd'hui, dans les 10 secondes que la RTS a consacré à la Syrie, la présentatrice n'a rien trouvé de mieux que de dire : "alors que la répression continue en Syrie, le Président du CICR ira à Moscou, etc., etc.". Pas un mot des attentats terroristes. Effectivement, ls RTS n'a pas envie de dire du mal de ses protégés "pacifiques".

En effet, écrasés militairement, les groupes terroristes de la soi-disant ASL et, j'insiste, ceux qui les soutiennent et en font la promotion, n'ont rien trouvé de mieux que de se reconvertir dans le terrorisme des attentats suicide. A se demander quant cela fera officiellement partie du programme des écoles militaires et...de journalisme.


 

 

 

 

 

 

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, terrorisme, arabie saoudite, gowrié, russie, france, islamisme

17/03/2012

Entretien avec Fouad et Talal, de retour de Syrie

Fouad (prénom réel) et Talal (nom d'emprunt), citoyens suisses ordinaires d'origine syrienne, viennent de rentrer de Syrie. Le premier y est resté plus de cinq mois de suite, à Alep, et compte y revenir dès le mois prochain, alors que Talal, originaire de Homs, en rentrait après une dizaine de jours passés auprès de la famille et des amis. Le premier est chrétien alors que l'autre est musulman...sunnite.

C'est sous un soleil printanier, autour d'un verre sur une terrasse genevoise, que cet entretien eut lieu.

Je pose la première question aux deux : alors, que se passe-t-il...réellement ?

Fouad : en dehors de quelques points périphériques, assez bien connus même ici, il ne se passe rien. La vie à Alep est normale, les gens sortent, vont aux restaurants, sortent même la nuit. On y vit « presque » normalement. Je dis presque car on ne peut ne pas entendre et discuter de ce qui se passe dans le pays.

Talal : la situation à Homs est un peu plus compliquée. Les autorités, par souci d'épargner le maximum de vies innocentes, a, malheureusement, laissé les insurgés, pour la plupart des bandes armées dont l'activité principale est de kidnapper et rançonner, prendre le contrôle, réel, de certains quartiers de la ville. On y a assisté à des déplacements, sous la menace, de dizaines de familles, alaouites et chrétiennes.

Que pensent réellement les gens ?

Fouad : A Alep, les choses sont simples. La majorité écrasante des gens est totalement hostile à cette soi-disant révolution. Les gens disent que c'est une véritable calamité. De fait, on n'entend que des nouvelles du genre : on a kidnappé une tel et demandé rançon à sa famille. On a découvert à Sarakeb (banlieue assez malfamée) plus de 200 véhicules volés dont les propriétaires ont aussi reçu des demandes de rançon. On a kidnappé le fils des voisins de ma mère et menacé la famille de le lui rendre en plusieurs morceaux si celle-ci ne payait pas 5 millions de livres (CHF. 62'000). On se déplace la plupart du temps en taxi à Alep (note : c'est vrai. La plupart des chauffeurs ne sont pas les propriétaires des véhicules mais sont salariés auprès de ces derniers et viennent majoritairement des régions périphériques de l'agglomération). Je n'ai pas rencontré un seul qui ne m'ait dit avoir ras le bol de ces bandits qui mettent le pays à feu et à sang et veulent le détruire. Certains m'ont raconté avoir crû au début à un vrai mouvement populaire de mécontentement mais ont dû très vite déchanter.

Talal : A Homs, mais aussi, d'après ce que j'entends, ailleurs, les insurgés procèdent toujours de la même manière. Quelques individus, 4 ou 5 au maximum, attaquent à la mitraillette un point de contrôle ou un bâtiment officiel puis ils s'enfuient et se cachent de préférence dans des quartiers très peuplés et notamment les quartiers chrétiens.

Fouad : quelques familles, ayant fui Homas, nous ont dit que des bandes armés marquaient les maisons disant qu'il s'agissait de « butins » et que leurs occupants doivent partir, ou mourir.

Il s'agissait essentiellement de qui ?

Talal : de familles chrétiennes.

Que regardiez-vous essentiellement pendant votre séjour en syrie ?

Fouad . tout. On regarde tout. Comme tu le sais, tout le monde est équipé de paraboles et reçoit les chaînes satellitaires. J'ai moi-même participé à plusieurs émissions en direct sur la BBC Arabe (note . j'ai effectivement entendu Fouad intervenir en direct à au moins deux reprises alors qu'il se trouvait à Alep). Mon activité préféré était que, lorsqu'une télé diffusait « en direct » des manifestations, des affrontements, etc. je courrais, avec quelques amis, voir sur place se qui se passait. Dans 90% des cas, on tombait sur...rien. Je te le jure sur la tête des mes enfants.

Comment as-tu pu intervenir sur la BBC ?

Fouad : J'ai fait comme en Suisse. Je me présentais parfois comme quelqu'un de l'opposition pour qu'ils me permettent d'intervenir. Parfois je disais aussi que je ne suis ni d'un bord ni de l'autre mais que je me souciais de la situation dans le pays et aimerais dès lors donner mon avis et, surtout, un témoignage oculaire.

Talal : on a découvert à Homs, à Baba Amr, des locaux équipés de matériel électronique  et de communication assez sophistiqué. Tout ce qui est nécessaire pour « réaliser » des « sujets » à fournir à ces chaînes. (note : j'en ai envoyé plusieurs à nos médias. Aucun n'a été diffusé. Voici, pour rappel, le dernier, avec la traduction complète)

CNN et Danny fabriquent des massacres à Homs

Comment réagissent les gens à la vue des sujets diffusés sur Al Jazeera, Al Arabiya, BBC, CNN, etc. ?

Fouad : je ne me trouvais pas en Syrie au début des événements en mars 2011. Les gens m'ont dit qu'ils étaient très perturbés lorsqu'ils voyaient les images diffusées sur ces chaînes. Avec le temps, surtout après la démission spectaculaire du journaliste vedette d'Al Jazeera, Ghassan Ben Jeddo, ils ont commencé à réaliser que quelque chose n'allait pas. Certains m'ont raconté avoir eu la même réaction que moi : aller près des endroits montrés sur ces chaînes pour voir. Ils n'y voyaient rien. J'ai des amis de Damas qui, alors qu'ils circulaient à bord de leurs voitures à la place d'Al Abbasiyeen, ont entendu une radio étrangère dire que des manifestations anti régime monstres s'y déroulaient.

Talal : Le pire c'était Homs. On a découvert que les choses se préparaient depuis des mois, voire des années. Homs était préparée pour devenir le centre des opérations militaires. Une véritable petite ville souterraine était creusée et je ne puis m'empêcher de le reprocher aux autorités qui ont laissé faire je ne sais pour quelle raison. Ce n'est pas par hasard si, dès le début, des émirats ont été déclarés par ci par là autour de Homs et tout près des frontières avec le Liban. Les gens ont commencé à réaliser la réalité des choses lorsqu'ils ont vus leurs propres enfants montrés, morts, alors qu'ils étaient vivants.

Fouad : On entendait partout sur ces chaînes dire que l'armée tire sur des manifestants pacifiques. Je ne peux pas exclure que certaines bavures aient été commises mais qui parle des horribles bavures des armées américaines ou anglaises en Irak ? Je ne peux exclure ces bavures mais j'ai eu la certitude que, dans l'écrasante majorité des cas, ce sont ces gangs armés qui semaient la terreur obligeant l'armée, c'est son rôle, à réagir. J'ai souvent posé cette question lors de mes interventions sur BBC : il y a des manifestations à Hassaké (nord-est de la Syrie), à Kameshli, à Rakka et même quelques fois à Alep, pourquoi l'armée ne tire pas et pourquoi n'y a-t-il pas de morts ? Je n'ai jamais eu de réponse.

Que disent les gens en général lorsque vous leur parliez de ce qu'on voit sur les médias ici ?

Fouad : la plupart des gens sont surpris et ne comprennent pas. Ils sont en majorité très en colère notamment après les épisodes de ces soi-disant journalistes entrés clandestinement en Syrie. Alors que, je le sais, ils étaient très majoritairement favorables à une ouverture complète du pays aux journalistes et médias « pour qu'ils viennent constater de leurs propres yeux », ils disent maintenant comprendre parfaitement la position du gouvernement. Ils ont vu des militants dont les sujets ont été écrits à l'avance. C'est aussi ce que j'ai souvent dis lors de mes diverses interventions.

Et qu'elle est le sentiment des gens vis-à-vis des Occidentaux, de la Russie, de la Chine, des autres pays arabes, etc. ?

Talal : Là, les choses sont extrêmement claires. Je dois dire que j'ai constaté une véritable haine chez la plupart des gens que j'ai rencontrés. Curieusement, ou peut-être pas, cette haine est surtout ressentie vis-à-vis de la Turquie et...des pays arabes, surtout ceux du Golfe.

Fouad : Dis-toi bien que ces pays appellent ouvertement à armer les terroristes. Ce n'est pas surprenant. Ils ont armé tous les terroristes (islamistes) de la terre. Là où la surprise des gens était la plus grande, c'est de voir à quel point la haine de ces pays était grande. Même les vrais ennemis de la Syrie n'ont pas été aussi loin. Quelqu'un m'dit : tu vois, ils nous attaquent 24 heures sur 24, ils veulent armer les terroristes, mais on ne les entend même pas pour ce qui est des Ghazzaouis. On ne les a pas entendus dire qu'ils veulent les armer !

Talal : Oui, c'est tout à fait ça. Les gens sont sincèrement très reconnaissants à la Russie et à la Chine. Ils ne le sont pas aveuglément. Ils savent que le soutien de ces deux pays n'est pas entièrement dû à leur amour pour la Syrie mais cela leur importe peu. L'essentiel est le résultat et la non répétition du scénario, en 100 fois pire, à la libyenne. Les gens sont persuadés  que les Occidentaux veulent la destruction du pays et instrumentalisent leurs laquais de la région à cette fin.

Fouad : Ils ne sont pas idiots. Ils voient que la terre entière n'a plus qu'un seul souci, la Syrie et ça les surprend un peu. Tu sais, tout le monde le dit : quel que soit la main mise du « régime » sur le pays et quelle que soit sa force militaire, si, de nos jours, le peuple voulait vraiment la chute d'un régime, n'importe lequel, ce dernier tomberait. Mais la majorité de peuple ne le veut pas, peut-être pas pour le régime en soi, mais parce que les gens, toute confession et toute appartenance confondues, savent que l'arrivée de cette soi-disant opposition au pouvoir est synonyme de chao, guerre civile, morts et désolation. Les indices en sont innombrables. Les gens les plus simples disent : on n'a qu'à voir qui les soutient (les terroristes) pour savoir que ce n'est pas bon. En effet : l'Arabie Saoudite, le Qatar, le Turquie, les USA, la France, la GB, ça promet. Mais pas l'Irak, alors même que celui-ci est dominé par les Américains. C'est tout dire.

P. S. Cet entretien est authentique et les personnes concernées, réelles, sont prêtes à le confirmer. Notamment à des journalistes « avides » de vérité. Moi, je suis persuadé que cela n'intéresse pas ces derniers, lesquels  préfèrent se rabattre sur les opposants  uniquement (histoire de faire honneur à leur réputation de militants et de simple exécutants d'ordres) même si les histoires de ceux-ci, les opposants, sont fausses et fabriquées, y compris par les journalistes eux-mêmes. Nous attendons en effet toujours la suite de l'enquête concernant les attaques dont furent l'objet certains « opposants » de la part des services secrets syriens ici, à Genève.

Je crois que nous devrions attendre encore très longtemps.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : syrie, gowrié, opposition, france, usa, qatar, arabie saoudite, islamisme

03/02/2012

Les bédouins et les chameaux

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En préambule et à propos de mon encadré journalier jaune, je suis heureux de citer le billet d'un autre blogueur, que le responsable des blogs TDG a lui-même référencé dans sa "sélection de tous les blogs". Il y rend un hommage terrible à la TSR, télé publique à redevance, soumise à l'article 93 de la Constitution Fédérale.

La malformation des télévisions romandes

Article 93 de la Constituion Fédérale

 

Ainsi, le projet des bédouins est totalement vidé. Après la lamentable prestation au Conseil de Sécurité du leader du pays le plus puissant du monde, le Qatar, où il arrivait à peine à déchiffrer ce qu'on lui avait écrit, toutes les demandes, pardon, menaces et ordres, donnés par les bédouins à la Syrie sont supprimés :

On n'exige plus le départ du Président Syrien

On n'exige plus son remplacement par le vice-président

On n'exige plus des sanctions, de quelque nature que ce soit.

Les sanctions économiques des bédouins doivent être levées.

Nulle part dans la résolution ne doit être mentionnée même l'éventualité d'une intervention militaire. On se demande d'ailleurs pourquoi les USA et leurs vassaux mourants ont tellement besoin de cette « autorisation ». Ils ont bien passé outre en Serbie et en Irak ! Auraient-ils...peur ?

On exige, en revanche, l'arrêt de toutes les livraisons d'armes (mais uniquement celles destinées aux terroristes, pardon, manifestants pacifiques).

On demande très gentiment aux Syriens de réaliser les réformes qu'ils ont commencé à entreprendre.

La Russie continuera ses livraisons d'armes au pays « souverain » qu'est la Syrie.

On ne leur met plus de limite de temps (dans le projet de départ, c'était : deux semaines, trois jours, 24 heures et que sais-je encore, sinon...)

Les autorités syriennes et l'opposition (attention opposition et non pas les traîtres, c'est-à-dire seulement ceux qui n'ont jamais appelé à une intervention étrangère) iront négocier à...Moscou, au nez et à la barbe de tout le monde.

Eh oui. C'est ainsi que vont les choses.

Je vous le disais, un nouvel ordre mondial est, peut-être, né. C'est salutaire et jubilatoire.

Défaite en Irak, au prix, malheureusement, de centaines de milliers de morts innocents

Défaite en Afghanistan, les Talibans reviennent au pouvoir.

Défaite mémorable, je le souhaite, en Syrie.

Les USA et les vassaux doivent se contenter des fondamentalistes islamistes qu'ils ont crû installer en Tunisie, Libye, Egypte et Yémen. Crû parce que la prochaine étape, des fondamentalistes, c'est l'Europe décadente et en faillite.

La civilisation est née en Syrie, il y a de cela plus de six mille ans.

L'alphabet y fut inventé plus de trois mille cinq cents ans en arrière.

Le Christ a choisi sa langue, l'Araméen/Syriaque, pour enseigner.

Les nouveaux maîtres du monde ont 236 ans, 6200 ans de moins que la Syrie. Dans cinq mille ans, s'ils sont encore là, ils auront 5236 ans, mais toujours 6200 de moins que la Syrie.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : qatar, arabie saoudite, syrie, tsr