03/01/2017

Merkel vous souhaite la bonne année

Dans son discours de fin d'année, la native de Hambourg, fille d'un pasteur et d'une professeure d'anglais et de latin, a mis la question de la sécurité au cœur des préoccupations qui doivent conduire ses actions futures. Elle a notamment déclaré : "la plus grande menace pour l'Allemagne est le terrorisme islamiste".

A la bonheur.

Ainsi, à très exactement une année d'intervalle (vœux fin 2015 - vœux fin 2016), la chancelière de l'Allemagne a réussi un 180° absolument fantastique. Car, en 2015 :

Si je comprends bien :

  • L'Islam appartient à l'Allemagne et...
  • Le terrorisme islamiste est la plus grande menace pour l'Allemagne

Je suis très preneur, si quelqu'un pouvait m'éclairer.

Pour le reste, il est possible qu'elle soit réélue pour un nouveau mandat en septembre. Dans ce cas, les Allemands ne peuvent plus dire qu'ils n'étaient pas prévenus. Dans ce cas aussi, les événements de Cologne, Berlin et d'ailleurs seraient totalement justifiés et...mérités.

10:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : allemagne, merkel, islam, islamisme, migrants, immigration, terrorisme

15/08/2012

10 jours en Allemagne, impressions (2) : l’UDC, a-t-elle raison ?

Une des premières choses qu'un « nouvel arrivé » (appelons-les comme cela) en Allemagne doit faire, après s'être débarrassé de ses papiers d'identité, est de s'adresser à un « spécialiste » de l'immigration, entendez par là quelqu'un qui connaît à la perfection les démarches et la tactique à suivre.

Le candidat à l'immigration part de Syrie, d'Irak, de Turquie ou d'ailleurs. Il est pris en main par un « passeur » (prix moyen 7'000 euros par personne) lequel commence par le débarrasser de ses papiers d'identité. Certains passeurs « honnêtes » ne touchent l'argent que si la personne arrive à destination. Une fois cette étape terminée, le candidat est pris en main par des locaux, la plupart du temps des membres de la famille. Il est « briefé » pendant quelques jours sur le discours et les termes exacts qu'il doit employer. Ce n'est qu'une fois certain que la « leçon » est bien apprise qu'il se livre aux autorités. La procédure est la suivante : les candidats, parfois des familles entières, sont mis dans des centres d'accueil (des « Heims ») où ils doivent passer quelques semaines avant d'être présentés devant le juge pour une première audience. D'après mes observations, le taux de rejet approche les 100%. C'est dire sur les convictions des autorités quant aux motivations réelles des candidats. Cela étant, tout le monde le sait et c'est le lendemain ou le surlendemain au plus tard que le candidat fait appel du jugement. Quelques mois passent, les enfants sont scolarisés et le cas repasse devant un autre juge. Cette fois, plus de 70% des cas reçoivent un avis favorable et un permis de séjour est délivré. Finalement, une infime minorité, la plupart du temps des jeunes hommes seuls, est vraiment renvoyée.

Je viens de décrire, à la virgule près, le parcours de la famille Halabi (nom d'emprunt) que je connais très bien. Le père de famille était cadre dans un service étatique. Propriétaire de son logement et dont la situation pouvait être qualifiée de normale, sous réserve de quelques pots de vin touchés par ci par là. Il a vendu sa maison, ainsi que toutes ses possessions et parti, avec sa famille, chercher « refuge » en Allemagne où d'autres membres de sa famille l'avaient précédé. Il vient, après trois passages devant les juges, d'obtenir un permis de séjour « annuel », ce qui le rendit furieux car il en voulait un permanent. L'Etat lui a offert une allocation pour logement de 600 euros (largement suffisant dans la région en question), ainsi que diverses autres allocations pour lui et sa famille. En Allemagne, ainsi que dans les pays scandinaves, on dit "être au social". Je lui pose une seule question : à supposer que ton parcours se répète exactement de la même manière et à la virgule près. Que les autorités allemandes ne forment aucune opposition à ton séjour et qu'elles te donnent toute la liberté et tous les droits de n'importe quel autre citoyen mais...sans un centime. On te laisse te débrouiller, chercher un travail, n'importe lequel et prendre ton destin en main.

Sa réponse fut sans équivoque : « t'es fou ? »