20/11/2013

La France et l'Arabie Saoudite sont nos ennemies

Telle fut la déclaration du Vice-Ministre des Affaires Étrangères de la Syrie, en visite officielle à Moscou, où il doit rencontrer ses homologues Russes pour discuter de la crise syrienne et de la préparation de Genève II. Il faut espérer que celle-ci ait lieu un jour.

Cette déclaration, M. Mekdad l'a faite de Mouscou et d'une manière "très officielle". La Syrie marque donc ses positions d'une manière quasi définitive. En tout cas pour l'instant. "nos ennemies" sont la France et l'Arabie Saoudite. En d'autres temps, cela aurait pratiquement signifié une déclaration de guerre. Dans la réalité, la Syrie EST en guerre directe avec l'Arabie Saoudite et désormais "presque" directe avec la France.

Pour ce qui est du cas des Wahhabites, les princes du pays où le rêve ultime d'une femme est de conduire une voiture, ils disposent désormais d'une véritable armée en Syrie. Plusieurs dizaines de milliers de "combattants" sont financés, entrainés, équipés et reçoivent leurs ordres, de combat, directement de Riyad. Les aveux des centaines d'entre eux, s'étant rendus à l'Armée Nationale Syrienne, qui a lancé une offensive sans précédent dernièrement, ne laissent aucun doute à ce sujet.

Pour ce qui est de la France, désormais loser attitré dans pratiquement tous les domaines, elle a décidément tout faux. Même le bouillant Erdogan, qui est allé jusqu'à déclarer récemment que tout ce qu'il entreprend est fait en sa qualité de "dépositaire de l'héritage Ottoman" fait depuis un moment profil bas et semble même vouloir fermer "un peu" la porte aux jihadistes souhaitant se rendre en Syrie. Pas le mollasson de l’Élysée. Bientôt, à l'instar du Turc qui, lui, a déjà reçu ses ordres, Flanby, qui semble tellement se plaire dans le rôle qu'il croit s'être octroyé (celui du leader d'une grande puissance) se soumettra.

Reste à savoir si la Syrie gagnera la guerre contre le "royaume" moyenâgeux. Dans ce cas, ce sera, peut-être, le début de la défaite globale de ce cancer qu'est l'Islam Sunnite Wahhabite, avec son cortège de terreur et de malheurs.

10:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0)

19/11/2013

En Syrie, l'élimination de la vermine continue

On apprend aujourd'hui qu'un certain Burak Karan, citoyen, paraît-il, allemand, preuve en est le fait de jouer pour l'équipe "nationale" d'Allemagne M16 et M17, est allé rejoindre les 42, ou 72, on n'est pas certain du nombre, Houris (vierges promises aux jihadistes qui font le dernier voyage) "victime" d'une attaque aérienne sur une localité proche d'Azaz, à deux km de la frontière turque.

Ex-international allemand tué en Syrie

En lisant cet article, vous remarquerez que le "journaliste" nous parle "d'attaque des forces armées d'Al-Assad". L'Armée Nationale de la Syrie et ses forces aériennes sont les "forces armées d'Assad". 

Et les jihadistes coupeurs de têtes et mangeurs de cœurs humains en direct, ce sont les forces armées de qui ?

Pour ce qui est de l'attaque aérienne, l'information est juste, mais pas complète. Cette attaque, ayant visé des "rassemblements" d'islamistes au nord d'Alep, a, semble-t-il, produit des effets dévastateurs. Des dizaines de coupeurs de têtes, de bandits de grands chemins et de kidnapeurs (de journalistes, entre autres) auraient péri. Parmi eux se trouve le commandant en chef de la "brigade d'Al Tawheed", un certain Abdel Kader Saleh, une organisation de jihadistes "chevronnés" ayant semé la désolation partout où ils ont passé. L'attaque en question, d'où son intérêt, avait visé une "réunion" de "hauts cadres" de cette organisation terroriste, où périrent, selon l'OSDH (je le cite moi-même cette fois, comme quoi...) plusieurs autres "commandants". L'information concernant la "réunion" et la précision de la frappe indique un tournant décisif.

Regardez ces "gentils" garçons qui luttent (selon Fabius, Hollande et quelques autres bien de chez nous) pour la liberté et la démocratie.

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Ces opérations ont apparemment lieu dans le cadre d'une offensive plus large, visant désormais à l'élimination complète et définitive de ces terroristes. Le surplus sera très vraisemblablement renvoyé "chez lui", en France, Allemagne, GB, Belgique, etc. où ils pourront autrement exercer "leurs talents". Consulter pour cela l'excellente "œuvre" de Mohammed Merah, citoyen "Français".

La stratégie de l'Armée nationale Syrienne (et non pas celle d'Assad) semble donc commencer à porter ses fruits, après bientôt trois ans de lutte). Preuve en est les "œuvres" des combattants de la "liberté et la démocratie" qui se résument désormais aux lancements de projectiles de mortiers exclusivement sur des quartiers où il n'y a que des civiles et où il n'y a que des victimes civiles. Entre autres les 9 gamins (moins de 10 ans) qui suivaient les cours dans leur école enfantine à Damas.

Près de Damas, justement, se trouve désormais le plus grand "rassemblement" de terroristes, dans la localité de Karra, près de la frontière libanaise. entre 8 et 9 mille jihadistes s'y trouveraient. L'endroit est totalement encerclé par l'Armée Nationale Syrienne qui semble se préparer à la bataille de Kalamoon, plus grand repère de voyous islamistes dans le pays.

A suivre.


Quelques minutes après la rédaction de ce billet, on apprend, via des médias se souciant de "transmettre" l'information (donc tous sauf ceux qui se présentent comme tels, ici), que Karra est entrée totalement sous le contrôle de l'Armée Nationale Syrienne. Ces médias ont transmis l'information en direct. La voie est donc maintenant ouverte pour le "nettoyage" complet de toute la région allant jusqu'à la frontière du Liban.


Il reste pour les terroristes soit de mourir, pour Allah (probablement) ou repartir vers là d'où ils sont arrivés : Jordanie, Liban, etc. Nous souhaitons le meilleurs pour ces derniers.

11:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0)

18/11/2013

Mauro Poggia : Maintenant qu'il est "élu", Eggly avait raison, Décaillet totalement tort

...Sauf qu'il suffit au dernier de publier une note de quelques lignes pour que Eggly se couche immédiatement en se fondant d'excuses.

Pourtant, il avait parfaitement raison. Il se trouve juste que nous vivons une époque où la liste des tabous n'a plus de fin et où les adeptes des nouveaux dogmes n'ont rien à envier aux communistes d'antan.

M. Décaillet, au demeurant quelqu'un que j'estime sincèrement, n'a pas remarqué que, dans l'affaire Poggia-Eggly, il ne s'agissait pas du tout de religion. C'est précisément le signe de l'adepte d'un dogme tellement obnubilé par celui-ci qu'il ne voit rien d'autre. Le communisme n'est en soi pas une si mauvaise doctrine : les riches un peu moins riches et les pauvres un peu moins. C'est lorsque les dogmatiques le transforment en "dictature" du prolétariat que le communisme devient le dogme le plus détestable qui soit. L'écologie est un autre exemple où le dogmatisme, politisé, a fait que les préoccupations purement écologiques n'occupent guère qu'une part négligeable dans les pensées et les actes des écologistes (je parle du parti, bien évidemment).

Et la liste est longue. Et la laïcité en fait partie.

Ce qui me chagrine, c'est qu'à l'instar de tous les post 1905 et, plus précisément, post soixante-huitards, que j'appelle les "fondamentalistes" de la laïcité, M. Décaillet semble avoir confondu celle-ci avec l'anticléricalisme. Rien en somme que du très habituel.

Car Jacques-Simon Eggly avait parfaitement raison (avant qu'il ne prenne peur et retourne sa veste, lui aussi) : "Que penser d’un homme dont les fidélités changent au gré des vents extérieurs et de ses états d’âme.  Chacun est libre de professer la religion de son choix. Mais ce n’est pas être islamophobe que de se demander comment un homme public peut naître et grandir comme un catholique d’origine italienne et se retrouver musulman dit convaincu". Pascal Décaillet dit avoir été offusqué par cette déclaration. Je n'y vois qu'une analyse parfaitement claire. Je précise ici que les préoccupations électoralistes des uns des autres ne m'intéressent point.

M. Eggly s'est uniquement trompé sur un point : je ne crois pas que Me Poggia soit un musulman convaincu et je ne crois pas non plus que "naître et grandir comme un catholique d'origine italienne" est une garantie de quoi que ce soit. Il ne s'est pas non plus préoccupé de savoir pourquoi c'est toujours aux "fidèles" des autres religions (non musulmanes) de se convertir s'ils sont "amoureux". Me Poggia a bien sûr immédiatement écarté cette interrogation en proclamant l'avoir fait...par conviction. Conviction en quoi, exactement ?

La religion n'y est donc, encore une fois, pour rien. Quant à la laïcité, de grâce, cela suffit.

Me Poggia s'est donc converti en 1996 afin de rejoindre la religion de sa campagne. C'est le seul point "politique" qu'il convient de soulever. Ce n'est pas "l'abandon facile", selon M. Eggly, des convictions religieuses supposées de l'avocat qui est en cause. Car chacun fait ce qu'il veut de sa vie. Ce sont les abandons successifs de toutes les convictions qui constitue ici le cœur du débat. Au mieux, cela s'appelle l'opportunisme. Au pire, l'homme n'a pas de convictions.

Mais cela revient probablement au même. Consulter pour cela l'excellent Dutronc. C'est fabuleux. Mais avant, une petite question : quand quittera-t-il le MCG ? avant ou après le "clash" avec Satuffer ?


Je suis pour le communisme
Je suis pour le socialisme
Et pour le capitalisme
Parce que je suis opportuniste

Il y en a qui contestentDutronc.PNG
Qui revendiquent et qui protestent
Moi je ne fais qu'un seul geste
Je retourne ma veste, je retourne ma veste
Toujours du bon côté

Je n'ai pas peur des profiteurs
Ni même des agitateurs
J'fais confiance aux électeurs
Et j'en profite pour faire mon beurre

Il y en a qui contestent
Qui revendiquent et qui protestent
Moi je ne fais qu'un seul geste
Je retourne ma veste, je retourne ma veste
Toujours du bon côté

Je suis de tous les partis
Je suis de toutes les partys
Je suis de toutes les cauteries
Je suis le roi des convertis

Il y en a qui contestent
Qui revendiquent et qui protestent
Moi je ne fais qu'un seul geste
Je retourne ma veste, je retourne ma veste
Toujours du bon côté

Je crie vive la révolution
Je crie vive les institutions
Je crie vive les manifestations
Je crie vive la collaboration

Non jamais je ne conteste
Ni revendique ni ne proteste
Je ne sais faire qu'un seul geste
Celui de retourner ma veste, de retourner ma veste
Toujours du bon côté

Je l'ai tellement retournée
Qu'ell' craqu' de tous côtés
A la prochain' révolution
Je retourn' mon pantalon

09:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : poggia, décaillet, eggly, gowrié, islam, islamisme, udc, mcg, dutronc

15/11/2013

PDC : réservoir de voix...pour les autres

Comme d'habitude, le diable se cache souvent dans les détails. C'est pour cela qu'il serait intéressant d'aller jeter un coup d’œil sur ceux concernant la récente élection du Conseil d’État genevois. Tableau publié, pour de sérieux, par la Chancellerie d’État.

Voici d'abord le tableau en question.

Conseil d'état.PNG

 Ainsi, Luc Barthassat, un PDC, apparemment, a été le deuxième candidat le plus biffé...par les siens. Lesquels, les PDC (estampillés, il est vrai, PLR-PDC, pour l'occasion) ont donné 5'607 voix à Poggia et 5'903 à Hodgers. Une théorie commence à faire son chemin selon laquelle le cadeau serait emprisonné. Ceci n'explique cependant pas pourquoi les candidats avaient été biffés par les leurs.

Inutile, bien évidemment, de faire une quelconque analyse. Ceci est très probablement à la portée de tout le monde.

Vous avez dit PDC ?

09:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pdc, poggia, hodgers, conseil d'état, genève, élections genevoises

13/11/2013

Un 11 novembre "très" chahuté : République et Nation insultées ?

C'est tout ce qu'a trouvé le fade premier ministre de la "République" pour répondre à ceux qui le questionnaient sur le "incidents" ayant émaillé les "festivités" commémoratives.

Le professeur d'allemand a juste oublié que, pour entreprendre une action quelconque contre quelqu'un ou quelque chose, il faut au préalable que ceux-ci existent. Drôle de déclaration d'un de ces innombrables porte-paroles, surtout de gauche mais quelques droitiers aussi, qui passent leur temps à dénigrer tous ceux qui "osent", encore, faire référence aux valeurs nationales les accusant d'être des passéistes voire même, dans certains cas, de fascistes et faire appel, comme par enchantement, à ces mêmes valeurs lorsque cela les arrangent. Nier la Nation pendant 361 jours et l'appeler au secours à l'occasion des fêtes nationales. Aller jusqu'à "pratiquement" dire que ces valeurs n'existent plus, qu'elles appartiennent au passé, qu'elles sont "contraires" à la marche de l'histoire "dans la mesure où l'universalisme (mondialisation si vous préférez) prime désormais sur les considérations purement nationales". Drôle de déclaration donc de quelqu'un appartenant à un courant politique dont la majorité considère que le simple fait de prononcer le mot Nation relève presque de l'insulte.

Le professeur aux cheveux "très" lisses a aussi oublié de nous dire de quelle "République" et de quelle "Nation" il parle. Car, cela n'aura échappé à personne, sauf à lui et son chef, qu'à l'instar d'une femme, celle-ci n'est mère que lorsqu'elle donne naissance à des enfants. Et même alors, elle ne l'est en réalité que lorsque ses enfants lui auront reconnu cette qualité et l'auront appelé : Maman.

Qui sont les enfants de la République ? Ceux qui lui reconnaissent ses spécificités de "Nation" ? Je vous laisse parcourir tout le spectre politique, droite et gauche confondues, avec des distinctions spécifiques aux verts, NPA et compagnies, mais aussi tous ceux qui peuplent ce qu'on appelle communément les "banlieues". Leur demander d'abord ce que signifie "Nation" et "République" pour eux. Leur demander ensuite où va leur sentiment d'appartenance...nationale.

 

ARME-S~1.JPG

Je me mêle de ce qui ne me regarde pas ? Peut-être. Seulement voilà, il y a de cela quelques jours, des soldats "SUISSES" se sont fait photographier les mains sur le torse en forme d'aigle de l'Albanie. L'armée, ainsi que la classe politique en générale, n'y est vu rien de si grave. Ce signe, pour ceux qui l'ignorent, est celui du "ralliement" à la nation albanaise.

Pour des soldats...suisses !!!

Pensez juste au moment où (c'est tout de même leur rôle) ces soldats devraient pointer leurs armes contre...

Au fait, savez-vous le moment où la décadence de Rome a véritablement commencé ?


09:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0)

08/11/2013

Voici comment les rebelles pacifiques procèdent en Syrie

Soutenus activement par nos politiciens, promus quotidiennement par nos médias, les "rebelles" jihadistes en Syrie viennent de commettre un énième massacre d'une atrocité incomparable.

Voici donc le récit du martyre de la petite ville de Sadad, près de Homs, Petite ville habitée de quelques 2'000 familles chrétiennes. Les rebelles pacifiques, si chers à nos journalistes de la RTS, RSR, et autres torchons de moindre importance, dans la lutte glorieuse qu'ils mènent contre le régime de Damas (c'est, bien évidemment, une boutade, adressée uniquement aux travailleurs des médias précités, qui risquent de la prendre sérieusement) l'ont attaquée et y ont commis les pires atrocités.

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09:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (12)

02/10/2013

Voile, Burqua, Niquab et...nous

C'est une émission, à priori d'information, donc sérieuse, Infrarouge qui s'est attelée aujourd'hui à traiter le sujet (ce billet a été écrit immédiatement après la fin de l'émission).

http://www.infrarouge.ch/ir/2031-faut-interdire-burqa

Et voilà une autre émission qui ne sert à "presque" rien. Presque car il y a bien eu un certain Freysinger qui a essayé de poser les questions de fonds. Essayé pas pu.

Il y a aussi eu ce Rachid Nekkaz, exemple parfait de l'imposteur : cheveux longs dont la coupe est empruntée aux "philosophes" français (BHL et compagnie), sourire faisant apparaître une dentition éclatante et, surtout, une association, encore une : "Ne touche pas à ma Constitution". Et voilà : Le Monsieur est un défenseur ardent du droit, des droits. Le problème est que ceux-ci, empêtrés dans leur doctrine de base, l'islamisme dans son expression la plus abjecte, finissent toujours par se trahir. En effet, vers la fin de l'émission, le dandy en question ne pût s'empêcher de joindre sa voix à celle du "vrai dangereux de l'émission" le biennois Abdullah Blancho, pour demander aux militantes islamistes porteuses du Niqab de "ne pas respecter la loi et de désobéir". Et c'est seulement là que cette chère Brunschwig Graf a tout de même décidé de marquer son "désaccord". On la remercie chaleureusement. Inutile de parler de sa "collègue" socialiste. Il manquait juste un vert.

Blancho, quant à lui, arborant un look dont le ridicule le disputait au pitoyable, est allé, dans sa "conviction" (religieuse ?), jusqu'à emprunter l'accent de ses (coreligionnaires ?). Ridicule ? Pas vraiment. Car à la différence de l'adage, le ridicule de Blanco ET compagnie...tue. Blancho le converti est porteur de la doctrine la plus meurtrière dans ce courant qu'on appelle communément islamiste : nier l'autre, tuer, égorger. Ce sont entre 600 et 1000 convertis comme lui qui, de France, Allemagne, Belgique et d'ailleurs, sont allés faire le "jihad" en Syrie et participer à des égorgements rituels sur des civiles et soldats capturés.

Pourquoi dès lors encore une émission pour rien ? Pour deux raisons :

1. Glissant de plus en plus vers le sensationnel (bientôt une télé crochet ?), l'information et le traitement rigoureuse de celle-ci n'occupent qu'une part négligeable du temps consacré à la supposée problématique du jour. On l'a par ailleurs reconnu ouvertement à un moment où, présentant le "Blancho féminin" de Suisse, une certaine Nora Illi, la présentatrice d'Infrarouge a reconnu le caractère accrocheur de la chose : "les télévisions se l'arrachent, elle intervient sur tous les plateaux, etc.". Tout cela pour voire une femme pitoyable déambuler dans les rues de Berne, s’asseoir sur une terrasse siroter péniblement un renversé par-dessous son voile intégral. Minable.

2. Parce qu'aussi longtemps qu'on persistera à nier les vrais problèmes et se cachera derrière des raisons à moitié fallacieuses voire inutiles, le problème ne sera pas réglé. Aussi longtemps que les vraies raisons ne seront pas évoquées, les choses empireront. Il faut, une fois pour toutes, avoir le courage de « ses » opinions. Sinon, qu’on la ferme et qu’on laisse les choses telles quelles. Quelles opinions ? La réponse est simple : les femmes qui, ici (ici et non pas là-bas) portent le voile, la burqa, le Niquab (appelez-les comme vous voulez) le font en toute connaissance de cause. Il faut arrêter, une fois pour toutes, de se cacher derrière la défense des femmes, de leur liberté et que sais-je encore. Elles le font ici de leur plein gré et il faut le reconnaître. C’est donc un acte « militant ». La religion n’y est pour rien. Ces femmes, ainsi que les hommes qui, eux, se cachent derrière, se foutent de la religion comme de l’an 40. Ils militent comme le feraient les membres de n’importe quel parti politique, association ou…secte. Et c’est exactement comme cela qu’il faut les considérer. Ce doit être le point de départ pour traiter et régler le problème. Car il y a un problème. En effet, à la différence d’un parti politique (quoique), d’une association (quoique) ou d’une secte (un grand quoique), ces militants véhiculent une doctrine violente et c’est ce point-là, et rien d’autre, qui doit être pris en considération et combattu. La France a bien interdit trois organisations « d’extrême » droite après la mort d’un militant de gauche lors de heurts entre les deux factions dernièrement. En Allemagne, on interdit bien des organisations néo nazi, skinheads et autres. Mais on n’a jamais interdit à un skinhead de se raser le crâne ni obligé ce dernier à se laisser pousser les cheveux.

Une fois on a compris cela, on aura tout compris.

24/09/2013

1008 Palestiniens tués en Syrie : résumé de l'histoire des Arabes

...ainsi que 1'902 Tunisiens, 1'807 Libyens, 1'432 Irakiens, 828 Libanais, 821 Égyptiens, 714 Saoudiens, 571 Yéménites, 412 Marocains, 273 Algériens, etc.

Pourquoi le titre de ce billet se limite-t-il aux morts palestiniens ? Parce que cela suffit à expliquer tout : sur la crise syrienne mais, surtout, l'état de ce monde qu'on appelle islamo-arabe : ces gens-là n'ont pas de pays, pas de patrie. Ils ont une doctrine...et encore.

Il n'y a pas un pays arabe, à ma connaissance, où l'on n'apprend pas aux enfants, ainsi qu'aux plus grands, qu'Israël est un état hors la loi qui a occupé des territoires ne lui appartenant pas dont il a chassé les habitants légitimes qui, depuis, vivent dans des camps de réfugiés tout autour de "leur pays".

Cela, en soi, n'est pas tout à fait faux. Mais là n'est pas la question.

L'Allemagne, Nazi, a occupé la France. Alors les Français, certains en tout cas, sont allés combattre...les Allemands.

Les USA ont fait la guerre en Vietnam. Les Vietnamiens les ont alors combattus.

La Grande-Bretagne a occupé, pendant des siècles, l'Inde. Les Indiens ont combattu, à leur manière, les Britanniques.

On peut remonter à Napoléon en Russie, Les Britanniques en Amérique...On peut même citer les Français en...Syrie.

Pas les palestiniens qui, pour combattre l'ennemi (à priori, Israël) :

1. Vont, en 1975, alors qu'il agissaient déjà dans le pays comme s'il était le leur, mettre le Liban à feu et à sang et marquer le début d'une guerre civile qui a duré une vingtaine d'année.

2. Laissent 1008 des leurs "mourir pour le Jihad" en Syrie qui, comme le Liban, les avait accueillis par centaines de milliers depuis des dizaines d'années.

3. Vont semer le trouble en Égypte et s'allient avec les islamistes du Sinaï et d'ailleurs dans le pays, pour mettre celui-ci, aussi, à feu et à sang.

Mais...

Leur ennemi est toujours...Israël

Vous vous demandez encore pourquoi ce monde, Arabo-musulman a cette tête-là ?

09:15 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : syrie, israël, palestine, palestiniens, gowrié, islam, islamisme, jihad, jihadiste, terrorisme

23/09/2013

Véronique De Keyser : Vice Présidente du Groupe Socialiste au Parlement Européen

Aujourd'hui, je vous livre, tel quel, le compte rendu de François Jane d'Othée, journaliste au Vif.be (L'Express) au sujet de la rencontre de Mme de Keyser avec le Président syrien.

http://www.levif.be/info/auteurs/author-4000223280609.htm#


Syrie: Véronique De Keyser rencontre Bachar Al-Assad


François Janne d’Othée

vendredi 20 septembre 2013 à 18h26

Vice-présidente du groupe socialiste au Parlement européen, l’europarlementaire Véronique De Keyser revient d’une mission au Liban et en Syrie. « C’était à titre personnel et dans un objectif humanitaire », explique-t-elle au Vif/L'Express.

Véronique De Keyser, vice-présidente du groupe socialiste au Parlement européen. © IMAGEGLOBE

De retour du Liban et de Syrie, l’europarlementaire Véronique De Keyser (PS) a pu s’entretenir à Damas, pendant une heure, avec le président syrien Bachar Al-Assad, sans autre témoin que le vice-ministre syrien des Affaires étrangères. « Ma visite étant effectuée à titre personnel et pour des raisons humanitaires, j’avais demandé, pour éviter toute instrumentalisation, qu’il n’y ait pas de show médiatique autour de ma visite, et ils ont accepté ».

Que lui a déclaré Bachar ? Deux choses principalement. Un : il ne tient pas à rester au pouvoir mais il n’envisage pas de « quitter maintenant le navire » car, selon lui, « ce qui est en jeu, c’est une Syrie laïque et tolérante à l’égard des minorités, ainsi que l’unité du pays ». Or la montée des groupes radicaux islamiques ne laisse d’autre choix au régime que de « s’en débarrasser ».

Deux : il affirme avoir voulu des réformes, et en a même entrepris, mais, selon lui, les demandes pacifiques des manifestants se sont « très rapidement » transformées en opposition violente. « Je veux continuer à travailler avec l’opposition, mais seulement celle qui œuvre pour une Syrie démocratique », lui a-t-il soutenu. Opposition interne s’entend, car il ne fait pas grand cas des opposants de l’extérieur qu’il soupçonne d’être financés pour la plupart.

A propos des couloirs humanitaires, Bachar Al-Assad a déclaré à l’eurodéputée que « chaque Syrien a le droit de recevoir de l’aide », mais qu’il est parfois très difficile de la faire parvenir à cause de la multiplicité des factions, certaines acceptant le passage des vivres, d’autres pas. A Damas, le nombre d’ONG agréées est passé de 4 à 19, ce qui fait dire à l’eurodéputée (qui a passé une demi-journée avec les agences de l’ONU sur place) que « le mur s’effrite entre elles et le régime ».

Véronique De Keyser a également évoqué le sort des opposants disparus, notamment Abdel-Aziz Al Khayyer, dont on n’a plus signe de vie depuis le 20 septembre 2012 alors qu’il revenait de Chine et se rendait de l’aéroport de Damas vers la capitale. Bachar Al-Assad prétend qu’il aurait été enlevé par des rebelles. Quant au père Paolo dall’Oglio, disparu depuis le 29 juillet 2013, le président n’a pu donner aucune information « car cela s’est passé de l’autre côté ».

« J’ai subi d’énormes pressions pour me dissuader d’aller à Damas, témoigne Véronique De Keyser. Mais quand on voit l’ampleur de la catastrophe, la montée des groupes djihadistes et terroristes, confirmée par les représentants sur place de l’ONU, cela m’a semblé indispensable de me rendre sur place. Certains de mes collègues se sont d’ailleurs montrés solidaires avec ma démarche. C’est maintenant qu’il faut enclencher un dialogue pour préparer une négociation politique, car le désespoir des Syriens de l’intérieur, qui se sentent abandonnés par l’Europe et qui voient leur pays se transformer, est immense. Bien sûr les gens seront comptables de leurs actes, mais ça, ce n’est pas de mon ressort. »

09:01 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, gowrie, journaliste, journalisme, islamisme, jihad, terrorisme, occident

19/09/2013

Vive la guerre froide

J'avais, il y a de cela quelques mois, écrit un billet intitulé "le déclin de l'empire", où j'expliquais que l'aveuglement, les rendant cliniquement stupides, des Occidentaux, suscitée par une décadence sociétale inexorable, conduira cette partie du monde à entrer dans une période de déclin, voire même de dépendance, que seul un repli identitaire violent pourrait stopper.

http://independanceetverite.blog.tdg.ch/archive/2012/10/0...

Après le coup de maître des Russes au sujet de la crise syrienne, où ils ont complètement "désarmé" le Yankee (inutile bien sûr de mentionner ici le pantin de l’Élysée. Il faut garder un minimum de sérieux) TOUT EN NE RECULANT PAS D'UN POUCE DANS LEUR SOUTIEN AU "REGIME" SYRIEN, montre à quel point les choses sont "effectivement" en train de changer. Et c'est au lendemain, ou presque, de "l'accord" Lavrov-Kerry que Mouscou :

1. Enfonce le clou en déclarant qu'à aucun moment l'accord en question ne mentionne des sanctions, de quelque nature que ce soit, à l'encontre de la Syrie. Ainsi, pour humilier le laquais français comme il se doit, Lavrov est allé jusqu'à répéter cela en présence même du successeur de Jupé, lors d'une conférence de presse commune où le laquais espérait se faire une place parmi les grands. Et, juste pour le plaisir, regardez ce qu'en pense un certain...Eric Zemmour.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

2. Enfonce encore plus le clou en déclarant que ce sont les bandits (que nos médias appellent rebelles) qui ont utilisé les armes chimiques et qu'ils en ont présenté des preuves "irréfutables" au Conseil de Sécurité de l'ONU.

3. Envoie à Damas le vice ministre des affaires étrangères. Ce dernier, qui est resté trois jours dans la capitale syrienne, a déclaré que les relations entre la Russie et la Syrie sont "historiques et fortes et qu'aucun "coup de vent" ne saurait les perturber. Il ajouté, de Damas, qu'en aucun cas la Russie ne permettrait qu'une agression contre la Syrie puisse avoir lieu. Entre temps, la Syrie a gagné des semaines précieuses et la Russie a complété sa présence militaire en méditerranée.

4. Les USA, soutiens "indéfectibles", semble-t-il, de tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à un islamiste, salafiste, terroriste, égorgeur, etc., viennent de se mettre sur le dos les nouveaux "maîtres" du Caire. Alors que ceux-ci sont en guerre sans merci avec les islamistes salafistes, notamment dans le Sinaï, les Américains n'ont rien trouvé de mieux que de menacer, pour la énième fois, l’Égypte de revoir leur aide à cette dernière. L'agacement des Égyptiens fut tel qu'un mouvement appelé "refus des aides" vient de voir le jour et que...

5. "L’Égypte peut très bien trouver de l'aide...ailleurs". Où ? Fahmi, ministre des affaires étrangères égyptiens, est allé poser la question à ... Lavrov.

Alors, guerre froide ou pas ?

Il semblerait que les Russes ne la craignent pas. Je crois même que cela est vrai quelques soit la température de cette dernière.

A la bonheur.

09:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1)

13/09/2013

Les Anglosaxons...et les autres : la question syrienne

Qu'on les aime ou pas, les Anglo-saxons ont deux facultés dont la plupart des autres peuples sont maigrement pourvus : le pragmatisme et la capacité d'adaptation à toute situation que les "circonstances" leur imposent.

C'est , à peu près, l'unique raison expliquant l'hégémonie britannique sur le monde pendant plus de trois siècles et celle des USA ensuite.

Les dogmes ? Ils les laissent aux autres. Eux, ils cherchent plutôt l'efficacité. Celle, Parfois malheureusement, de l'éléphant, ou plutôt du Rhinocéros, détruisant sans distinction tout sur son passage.

Revenons à la question syrienne. Il y a de cela un peu plus de deux semaines, tout le monde qualifiait Cameron soit de lâche soit, au mieux, d'un hésitant s'étant tiré une balle dans son propre pied. Je n'ai jamais crû cela. Je crois au contraire que le Premier Ministre de sa Gracieuse Majesté s'en est impeccablement bien sorti. Il faut parfois non seulement lire entre les lignes, mais aussi observer les postures. La véhémence du ministre des Affaires Étrangères, Haig, n'avait d'égal que ses menaces répétées à l'encontre du régime de Damas. Jusqu'au jour où...il a reçu les premières analyses de ses services chargés d'enquêter sur la supposée attaque chimique de Ghouta près de Damas. Depuis, on ne l'entend plus. Mais plus du tout. Et hop...Cameron sort la consultation de son Parlement de sa pochette magique. Il est vrai que la GB, surtout lorsque cela l'arrange, est une grande démocratie.

Cela vaut la peine de s'attarder sur cet épisode car le sémillant Hussein Obama est en train de suivre le même chemin, toutefois d'une manière un peu plus maladroite.

Cameron nous a bien vendu son histoire de champion de la démocratie voulant s'assurer de l'adhésion de "son peuple". Un numéro d'artiste : il continuait à montrer une attitude extrêmement agressive envers la Syrie, faisait même croire à un lobbying très actif auprès des députés mais, derrière les coulisses, c'est le lobbying inverse dont il a chargé ses services d'exercer auprès des élus. C'est exactement ce que Obama a commencé à faire dès la semaine dernière. Ce dernier va jusqu'à demander à ses services de préparer la liste des cibles à attaquer mais, en même temps, décide de consulter, à son tour, le Congrès.

Comme Cameron, Obama "exerce" un "lobbying" très actif auprès des élus, en surface. Derrière, c'est l'exact contraire : on leur fait bien comprendre qu'il vaut mieux se montrer...hostiles à une intervention armée.

La face est sauvée.

Et qui est le dindon de la farce ? Les Français, comme d'habitude. Raison ? Dogmatiques, comme d'habitude.

L'affaire est même, je le crois, plus savoureuse que cela, si je puis m'exprimer ainsi. Tout le monde semble avoir totalement ignoré que la proposition fracassante de la Russie, concernant la mise sous surveillance internationale de l'arsenal chimique de la Syrie, qui semble avoir pris tout le monde de court, n'est en réalité pas du tout la leur. C'est Kerry, oui, Kerry lui-même qui, deux jours auparavant, à Londres, en a parlé le premier.

C'est Kerry qui demande mais c'est Lavrov qui propose.

De nouveau, la face est sauvée. Et qui est, de nouveau, le dindon de la farce ? Je vous le donne en mille.

La suite, on la connaît. Une offensive russe tous azimutes. Sans possibilité pour personne d'autre d'en placer une. La dernière en date, sous forme d'une leçon magistrale sur la manière dont les affaires du monde doivent être conduites, est l'interview accordée par Poutine au New York Times, calmement, sans agressivité. En vrai homme d'état, pour une fois, leader d'une "vrai" grande puissance, n'en déplaise à certains esprits chagrins. Ceci ne l'empêche toutefois pas, dans la même tribune, de hausser encore un peu plus le ton en, cette fois, mettant en garde les Américains contre toute velléité d'intervention militaire en Syrie.

Je terminerais par une nouvelle qui doit certainement faire plaisir aux producteurs de l'émission Infrarouge, qui s'est, mardi dernier, consacrée à faire la énième promotion de la CNS, vous savez, ceux qui veulent que l'on bombarde leur propre pays. Les "purs" qui veulent remplacer le régime corrompu de Damas, ramassant, au passage, les miettes que les monarchies bédouines daignent leur jeter. L'ASL, comprenez Armée Syrienne Libre, vient de déclarer qu'elle refuse l'initiative russe. Il y a aussi le CNS, très chère à l'émission Infrarouge, qui a fait de même.

Puisque cette initiative vise à...contrôler les armes chimiques (l'ASL et ses maîtres à Washington et Paris accusent le régime de les avoir utilisées), ils doivent, à l'ASL et à la CNS (Coalition Nationale Syrienne, hôtes du Qatar et de la Turquie), plutôt s'en réjouir, non ?

09/09/2013

ATS, France-Info, 20 minutes, etc. : des torchons et des plumitifs

Les torchons et les plumitifs étant déjà désignés et connus, appliquons-nous plutôt à relater leur dernier exploit : les déclarations "supposées" du maitre du Kremlin, un certain Valdimir Poutine.

Un tout petit préambule d'abord, tout de même.

J'ai, il y a de cela quelques mois, adressé une lettre à la "rédaction" de 20 minutes, demandant la correction du contenu d'un article. Un faux grossier dans son entier. Le rédacteur "en chef" du t... en question, dont j'ai oublié le nom, me rétorqua que l'essentiel de l'article en question provenait de deux sources : ATS et Le Temps. Sources connus pour le sérieux de leurs démarches (ce sont ses propos).

Une fois cela dit, revenons à notre sujet du jour : les déclarations de Poutine. ATS, source extrêmement sérieuse, mais aussi France-info, France 24 et d'autres, nous disent que ce dernier aurait déclaré que la Russie "interviendrait en Syrie d'une manière résolue si des preuves sont apportées quant à l'utilisation, par le régime de Damas, d'armes chimiques. Cette information a été relayée par la plupart des torchons, lus, entendus ou visualisés "neutres et sérieux".

L'exploit ultime revient à la version arabe de la BBC (mais bon, ce sont des arabes) qui, au moment même où elle montrait le chef du Kremlin faire sa déclaration, n'a pas hésité à lui pr^ter des propos n'ayant même pas figuré dans celle-ci.

Ainsi, non seulement Poutine n'a pas fait cette déclaration, mais il en a sorti une totalement inverse :

1. Obama ment (ce sont les propos exacts de Poutine) au monde.

2. Kerry ment (ce sont les propos exacts de Poutine) aux membres du Congrès américain.

3. Les Américains et les Français n'ont pas produit la moindre preuve quant à l'utilisation d'armes chimiques par le régime. Elles n'ont même pas pu les fabriquer.

4. Au contraire, nos analyses concluent à l'utilisation de ces armes par les insurgés/terroristes.

J'oubliai, les torchons précités avaient même ajouté que Poutine a décidé de "suspendre" la livraison des missiles S300 à la Syrie. Là aussi, il se trouve que la Russie a grandement haussé le ton et a décidé d'envoyer deux énormes pièces navales sur place. Mieux, la Russie, on se doute bien qu'il s'agit là d'un message d'une extrême importance, a déclaré, dans les secondes qui ont suivi la chose, que ses systèmes, déjà présents en Syrie, ont détecté le lancement de deux missiles au large des côtes syriennes, que cela n'est pas acceptable.

Sur France Info, il y a de cela deux ou trois jours, on accueillait Florence Aubenas, ancienne otage elle-même, pour nous parler des deux "journalistes" français enlevés au nord de la Syrie près des frontières turques. A la question de la journaliste qui lui faisait remarquer que la zone est contrôlée par les "rebelles", Aubenas a poussé l'abjection jusqu'à répondre en disant : "oui, mais, vous savez, il y a parfois des agents du régime infiltrés". Si quelqu'un pouvait m'expliquer comment, matériellement, des agents infiltrés, ce qui signifie qu'ils sont parmi les insurgés, peuvent enlever des journalistes, je lui serais très reconnaissant.

Samedi, rentrés de l'émission "on n'est pas couché", l'invité "politique" est le ministre responsable des relation avec le Parlement. Celui-ci est sensé expliquer les raisons de l'agression programmée de la France contre la Syrie : aucun contradicteur, on était entre soi. Madame Polony, venant de donner naissance à son deuxième bébé, a même fait cette sortie : "oui, on est à peu près sûr que c'est le régime qui a commis l'attaque chimique...". On bombarde donc un pays en étant "à peu près"...sûr. C'est combien "à peu près" ? 60, 75, ou 90% ?

Je ne crois plus à la possibilité pour la Russie de lâcher la Syrie. Les Américains et leur laquais (Flamby le gros) sont allés trop loin. Cameron, à ma grande surprise, semble avoir été bien plus prévoyant. Il s'en est trouvé une porte de sortie magistrale en se cachant derrière la légitimité "démocratique" d'un vote parlementaire. TANT MIEUX POUR LUI.

Comme le ridicule ne tue pas, les USA justifient maintenant leur éventuelle agression (lisez bien cela) par ...de la légitime "défense". C'est, mot pour mot, le contenu de la dernière déclaration de Kerry. Je ne savais pas que la Syrie avait attaqué l'Amérique.

Les Américains vont donc intervenir. Cela me fend le cœur pour mon pays d'origine mais l'éventualité d'une défaite, annoncée et mémorable, infligée, indirectement, par les Russes, me remplit d'espoir. Les Russes, au contraire des Yankees et leur caniche flasque, n'ont déclaré que ce qui est nécessaire en envoyant les messages qui conviennent.

Allons-nous jusqu'à une troisième guerre mondiale ? PEUT-ÊTRE. Il faut juste espérer que Damas sera, pour Hussein Obama et le flasque de l’Élysée, ce que fut Stalingrad pour le Maréchal Von Paulus. Avec, je le souhaite encore plus, des résultats encore plus désastreux, pour les deux sinistres.

La Syrie gagnera. J'en prends les paris.

06/09/2013

Annonce importante

Après une longue période où, pour des raisons privées, je n'ai pas pu écrire grand chose, quelques mots pour dire que je recommencerai à publier régulièrement dès la semaine prochaine, si les bombes américaines nous en laissent la possibilité.

Ce dimanche, à 14h00, aura lieu une grande manifestation, à laquelle participeront plusieurs organisations, associations et notre Collectif, pour dénoncer l'agression abjecte, injustifiée et inhumaine des USA en Syrie. La manifestation aura lieu sur la place des Nations.

A ce jour, ni Kerry ni aucun autre responsable américain n'a répondu aux demandes répétées de présenter leurs preuves quant à l'utilisation des armes chimiques par l'armée nationale syrienne.

Je vous invite donc tous à venir nous rejoindre et montrer votre opposition à cette agression.

Je vous en remercie d'avance

13:16 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : syrie, usa, kerry, obama, armes chimiques

30/07/2013

ATS et Swisscom : quelques corrections.

Swisscom a un portail internet : "bluewin.ch". On y trouve des informations diverses et variées. Parmi celles-ci, certaines concernent la Syrie, estampillées ATS, une agence d'information essayant de ressembler à l'AFP, essayant elle-même de ressembler à on ne sait qui.

Pour ce qui de la Syrie et malgré deux ans et demi de mensonges qui ne convainquent plus personne, l'ATS continuent envers et contre tout à se cacher derrière l'éternel OSDH (qu'ils appellent Observatoire Syrien des Droits de l'Homme) en insistant, à chacun de leurs "articles" (comprenez qu'il y a un journaliste derrière) qu'il (l'OSDH) s'appuie sur un réseau de "200" militants en Syrie. Ce chiffre, comme l'imbécilité de certains (en nombre croissant) porteurs de cartes de presse, n'a pas varié depuis le début du "conflit".

On se demande (question idiote, bien évidemment) par quel miracle divin (ou plutôt journalistique) ces "militants", au cœur du conflit (puisque, selon l'ATS, rapportant de "l'intérieur")  arrivent "comme ça" à s'en sortir sans une seule égratignure alors qu'autour eux, les autres tombent comme des mouches. Mais passons.

Hier, 29 juillet, l'ATS nous livre un article intitulé "Syrie : nouveau succès du régime qui prend un quartier de Homs". Inutile de s'attarder sur le ton de "regret" qui colorie l'article en question. Prenons plutôt quelques morceaux choisis dont la saveur n'a d'égal que le professionnalisme et la déontologie, à jamais perdus, de leurs auteurs.

http://www.bluewin.ch/fr/index.php/139,860708/Syrie__nouv...

C'est ainsi que ceux-ci n'ont pas oublié de rappeler que la conquête d'Alkhaldiyé fait suite à celle d'Al Qousseir, un mois auparavant, laquelle s'est faite grâce à l'appui "vital" du Hezbollah libanais. Et après avoir prédit le contrôle total de Homs, le "journaleux" a remis une couche en expliquant que, comme à Al Qousseir, l'armée a bénéficié du "soutien du Hezbollah, allié indéfectible du pouvoir dans sa guerre contre les rebelles". Il n'a pas oublié de nous rappeler aussi la prise, par l'armée du "régime" de Baba Amr après une offensive qui a fait des "centaines de morts". On ne sait en revanche pas si ce sont les "200 militants" de l'OSDH qui les ont comptés.

L'article continue et le plumitif nous y raconte la prise "par l'armée du régime" de la mosquée Khaled Ben Walid, "haut lieu de la révolte contre le régime". C'est là que le journalisme atteint la perfection de la contre-information.

On ne sait effectivement toujours pas si c'est le réseau des 200 informateurs qui a constaté la chose, mais l'ATS nous parle de cette prise après que les force du régime ont "détruit le mausolée de Ben Walid" dont la mosquée et le quartier en question tirent le nom. Laquelle mosquée "était un symbole de la révolte contre le régime. Les manifestants avaient pour habitude d'en sortir en masse pour défiler contre le pouvoir". Le plumitif oublie juste de dire que la mosquée en question était ni plus ni moins que le QG des terroristes dont il fait l'éloge. Qu'il contenait le centre de commandement et de communication et que les armes, les munitions et les moyens de communication des terroristes y étaient stockés.

C'est certainement la faute des 200 informateurs de l'OSDH d'avoir omis de le signaler.

Alors, Messieurs les plumitifs, pour vous aider un peu dans vos efforts de transmettre la "vérité" aux pauvres imbéciles que sont vos lecteurs, voici le récit, par l'image et sans commentaires, de l'horrible massacre de 51 militaires et une centaine de civiles, exécutés le 27 juillet sommairement d'une balle la tête et une autre dans la poitrine, pour être ensuite partiellement brûlés par les manifestants pacifiques dont vous vous faites les porte-paroles depuis plus de deux ans.

Les images sont dures, très dures, N'ouvrez-pas le lien si vous vous sentez incapables de dormir après.

http://www.youtube.com/watch?v=suI6UV59fCs

L'ATS a, bien évidemment, ignoré la "nouvelle". Les 200 informateurs étaient certainement occupés ailleurs. Il est à préciser que cela se passe après que les victimes se sont "rendus" aux assaillants. Ces derniers les ayant assurés, après une journée de "négociations" qu'ils seraient désarmés et "rendus" à leurs familles.

La RTS, notre télévision nationale à redevance, a fait de même.

Le Temps, grand journal au combien sérieux, pareil.

La TDG, Hebdo, Liberté, etc., pareil.

Le Conseil Fédéral du pays dépositaire de la charte des droits de l'homme, pareil.

Le DFAE, même chose.

La Croix Rouge Suisse, pareil.

Le Conseil des nations-Unis pour les droits de l'homme, quai Wilson à Genève, pareil.

Le Conseil de Sécurité des Nations-Unis, pareil.

Tous étaient certainement occupés à proclamer (comme l'auteur du film de l'exploit) : vive le terrorisme et...Allah Akbar.

Demain, si le responsable de ce blogosphère ne décide pas, très démocratiquement, de faire disparaître mon blog (il a la sensibilité très à fleur de peau lorsqu'il s'agit de ses "confrères"), je tirerai mes conclusions, en 5 ou six lignes.

A demain, donc. Peut-être.

20/06/2013

G8 ? Non. Un contre 7

Le contenu de la réunion en question n’a, bien évidemment, aucune importance. Il n’y en a de toute façon pas. Non. Le plus remarquable dans cette réunion sont précisément les allures des uns et…de l’autre. Les uns sont les larbins, laquais et leur maître Yankee. L’autre, c’est bien sûr le Russe.

La solution, syrienne, sera russe, rien d’autre.

Pas la moindre concession de la part du locataire du Kremlin : pas d’armement pour les terroristes en Syrie de la part des Occidentaux et toutes les armes nécessaires pour écraser ces mêmes terroristes pour l’Armée Nationale Syrienne. Le Yankee et ses laquais, parfaitement conscients du changement du cours de l’histoire et de leur position sur la pente descendante de celle-ci, mais aussi suite à la tournure dramatique, entendez positive, de la guerre contre le terrorisme après la bataille décisive de Qousseir, se sont rendus à l’évidence : pour eux, c’est terminé en Syrie. Les gesticulations comiques du premier ministre britannique, changeant d’avis au gré des ordres venant du Maître, n’y changeront rien.

A Berlin, en la présence du Yankee, venu prononcer un autre discours « historique », 50 ans après celui du mari de Jacqueline Kennedy, Merkel, petit maître « local » en Europe, a déclaré, en regardant l'Américain : pas d'armement pour les terroristes (elle les a appelés "opposition", mais cela importe peu).

Pour ce qui est des Arabes, le "coup de maître" des Occidentaux semble avoir totalement réussi. Nous savons depuis très longtemps déjà que tout, absolument tout, sans la moindre exception, dans la région tourne autour d'un seul et unique sujet : Israël. Il s'agit non seulement d'annihiler toute possibilité pour ses "ennemis" de le menacer, mais il faut au surplus que toute éventualité "future" de la faire soit tuée dans l'oeuf. Tout cela a commencé tôt, très tôt.

Sans refaire l'histoire, regardons en le résumé aujourd'hui. L'armée irakienne occupée uniquement à combattre les terroristes. Elle n'existe plus dans sa fonction essentielle. L'armée syrienne s'épuise à son tour en affrontant la pire offensive terroriste mondiale. L'idée étant qu'une fois le régime tombé (on attendait cela beaucoup plus tôt) tous ces terroristes devaient se diriger vers le Sinaï, pour mettre à genoux l'armée égyptienne. Regardez la carte de la région et constatez visuellement ce que cela donnerait.

La Jordanie n'existant déjà plus depuis très longtemps, il ne restait plus que le...Hezbollah. Le moment est venu pour le neutraliser. Mais, à l'instar des pronostics concernant la chute rapide du régime syrien, le choc d'Al Qousseir est venu chambouler totalement les plans occidentaux. La capacité de résistance et d'organisation des Syriens et leurs alliés semblent aller bien au-delà de ce que pouvaient imaginer les plus optimistes, ou pessimistes, c'est selon.

Est-ce que cela refroidira définitivement Américains, Israéliens, laquais et bédouins ? Rien n'est moins sûr. Il semble désormais tout à fait admis que les bédouins du Golfe considèrent l'issu de la crise syrienne comme une question de vie ou de mort. Quant aux Américains et Israéliens, une défaite, admise comme telle, de leurs troupes de terroristes, signifiera la fin définitive de leur influence dans la région. C'est pour cette raison qu'ils ne renonceront pas à soutenir les terroristes jusqu'au bout, même si cela devait se faire au prix d'une destruction totale de la Syrie, ce qui semble être leur Ultime objectif.

Il y a de cela deux jours, on assistait, coup sur coup, à deux événements, passés presque inaperçus mais dont l'importance ne devrait pas être négligée. Il y a tout d'abord eu le coup d'humeur du chef des islamistes égyptiens, Mohammad Morsi, Président de l'Egypte pour certains, qui a décidé de couper d'un seul coup toutes les relations avec la Syrie. C'est à peu près au même moment que le vieux roitelet de l'Arabie Saoudite annulait ses vacances au Maroc pour rentrer chez lui, à Riyad.

Les paris sont ouverts, pour imaginer ce qui se trame.

09:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : syrie, occident, usa, gowrié, arabe, qatar, islam, terrorisme, jihad, arabie saoudite, cameron, obama, merkel

10/06/2013

Les habitants de Qousseir reviennent chez eux

Ce qui veut dire qu’ils l'avaient auparavant quitté. On se demande pourquoi alors que les terroristes d’Al Nosra les avaient « libérés » du joug du régime syrien. Curieux masochistes que ces habitants qui quittent leurs « libérateurs » et reviennent sous leur « tyran » de toujours. Les plus étonnés seront toujours les plumitifs de nos medias qui ne manqueront certainement pas de relayer les faits.

Ainsi, les rats de Qousseir ont quitté leurs trous, au propre. Car ces bestioles malfaisantes vivaient terrées dans leurs tunnels et n’en sortaient que pour semer la terreur, sauf, peut-être, pour Edith Bouvier, qui semble avoir pris du bon temps en compagnie de ces mêmes terroristes, dans les mêmes trous. C'est aussi dans ces mêmes trous que des officiers "Occidentaux", Turques et Qataris auraient été capturés par les soldats de l'Armée Nationale Syrienne. Enfin, les médias israéliens ont affirmé qu'une petite dizaine de "rebelles" blessés ont été transportés pour être soignés dans les hôpitaux en Israël. Il s'agirait plutôt d'agents infiltrés (Israéliens ou pas, on n'est pas encore sûrs).

C’est maintenant le tour des rats d’Alep. Alep fut épargnée par les troubles « libérateurs » jusqu’au 22 juillet 2012, très précisément. Surpris du manque de soif de liberté et démocratie des Aleppins, les terroristes d’Al Nosra ont décidé de les libérer « malgré eux ». Et, comme partout ailleurs alors que personne ne leur a rien demandé, ils sont entrés dans les quartiers et les maisons, dont il ont chassé les habitants, pour en faire des repères…de rats. Ils y laisseront bientôt leurs misérables vies, aux mains des Hourries de leur paradis immonde.

Voici, pour la TDG, La Liberté, l’Hebdo, Le Temps et quelques autres, de quoi célébrer les exploits récents de leur « amis » démocrates, dans les rues d’Alep.

La nouvelle est relayée par…l’OSDH. Histoire de citer les mêmes « sources » que les « professionnels » précités. Il s’agit d’un garçon d’une quinzaine d’années, vendeur de café à la sauvette. Le texte dit que « des hommes, parlant l’arabe littéraire (ce qui présuppose une origine étrangère) ont entendu le pauvre gamin, de 15 ans, dire : même si Mahomet revenait (descendait), je ne te prêterais pas. Des hommes d’une « Katiba » (brigade de jihadistes) l’ont entendu, emmené avec eux pour revenir, quelque temps après, traces de flagellation sur le corps du petit disant à l’attroupement, où se trouvaient aussi le père et la mère de l’enfant : voici comment finissent les mécréants. Ils ont abattu le garçon de deux balles, dont une dans la gorge, devant ses parents. Des personnes assistant à la scène ont déclaré qu’un poste de sécurité appartenant au « comité de la Charia » n’a rien fait pour empêcher la tuerie ».

http://www.syriahr.com/index.php?option=com_news&nid=...

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09:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : syrie, jihad, islam, terrorisme, terroristes, gowrié, alep, al nosra, tdg, le temps, la liberté, l'hebdo

04/06/2013

Le vent continue de tourner. L'ATS ne cite plus l'OSDH

J'attendais ce moment depuis longtemps et savais qu'il viendrait tôt ou tard. Certains plumitifs se pressent pour tourner leurs vestes, y compris ceux de l'Hexagone. En l'espace d'à peine deux semaines, ce n'est plus la répression du régime mes les "combats" qui font des victimes. France 2 nous parle de forces de "l'armée syrienne" motivées et combatives (ce ne sont plus le forces loyalistes du régime France 2 le 20 heures du 2 juin). On entend de moins en moins parler de Chabbiha (milices pro-régime). Il est vrai que le Hezbollah est plus à la mode ces jours-ci.

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0)

03/06/2013

Bye Bye Al Nosra, bonjour Istanbul (ou l'effet boomerang)

Al Nosra, pour ceux qui ne la connaissent pas encore, est une composante, la plus violente, la plus arriérée, la plus fondamentaliste et la mieux entrainée (selon les "spécialistes" d'ci, toujours eux) de cette Assemblée aussi hétéroclite que pitoyable et misérable qu'est la Coalition Nationale Syrienne dont certains membres, assis sur les genoux d'Erdogan à Istanbul, espèrent encore un destin similaire à celui dont ont bénéficié certains traitres irakiens rentrés à Baghdad sur les chars des USA. Les voilà repartis pour un exil prolongé de plusieurs dizaine d'années.

Ainsi, Al Nosra vient de subir les pires pertes dans ses rangs, de l'aveu même de l'OSDH (rideau derrière lequel se cachent les plumitifs de nos médias). Plus de deux cents depuis deux jours. Le fait le plus marquant est "l'ncident" de Baalbek, au Liban, où les combattants du Hezbollah ont mis d'une manière définitive hors d'état de nuire une vingtaine de membres de cette organisation fondamentaliste et terroriste. Je disais fait marquant car il s'agissait de la cellule qui, il y a de cela deux semaines, a lancé des missiles sur la banlieue sud de Beyrouth. Hezbollah a réussi à déterminer avec précision l'endroit d'où sont parties les projectiles et l'a anéanti. Le message envoyé, encore, à Washington et Tel Aviv est clair. La suite ? Plus d'une soixantaine de terroristes, essayant de transporter leurs blessés vers Al Zabadani, en Syrie voisine, ont été accueillis cette fois par l'armée syrienne. L'OSDH, c'est bien de le citer dans ces circonstances, nous dit qu'aucun d'entre eux n'en est sorti indemne.

Quant à ce cher Erdogan, dont le souriant ministre des affaires étrangères vient de déclarer que son parti n'est rien d'autre que le symbole du retour de l'époque ottomane, ça promet, il vient de goûter à son tour aux joies des manifestations "pacifiques". Nous lui souhaitons bonne chance pour la suite.

J'entends déjà certains "spécialistes" rire. Tout cela n'est que bénéfice pour "l'Occident" et son "représentant" dans la région. Sans perdre un seul homme, un seul avion, char ou même une trottinette, ces derniers ont réussi à affaiblir le seul état qui leur résiste encore dans la région, la Syrie et, beaucoup mieux, impliquer, enfin, le Hezbollah directement dans le conflit et l'affaiblir à son tour.

Peut-être.

Ils oublient juste qu'on ne juge une action qu'à la lumière du résultat...final. Affaiblis, peut-être mais aguerris, aggressifs et disposant de tous les moyens nécessaires pour dissuader quiconque d'en profiter.

Hier matin, Le Matin Dimanche nous a gratifiés d'une très longue interview avec le professeur Ricardo Bocco, IHEID. Ce dernier, a estimé les chances pour que la conférence Genève 2 ait lieu à plus de 50%. Il a aussi déclaré que la Russie a "déjà" lâché Assad et cherche et imaginer la suite sans lui.

Allez. J'ai déjà pris des paris. Pour ce qui est de genève 2, je ne sais pas mais cela ne changera strictement rien. D'ailleurs, Cher professeur Bocco, avez-vous entendu notre ami Juppé (pardon, pour la deuxième fois...Fabius) déclarer que la conférence porrait avoir lieu en...juillet ?

1. C'est comme si Fanius avait son mot à dire.

2. Il sait en revanche que, d'ici là, la conférence n'aura pour objet que la confirmation d'un état de fait. On prend des paris là-dessus ?

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, liban, gowrie, erdogan, assad, russie, usa, israel, al nosra, hezbollah, ricardo bocco

27/05/2013

Soldats poignardés : le boomerang

C’est au moment même que le ministre des affaires étrangères britannique, encore plus chauve mais pas moins myope que son homologue du Quai d’Orsay, appelait à armer les terroristes en Syrie, qu’un soldat de Sa gracieuse Majesté se faisait tuer par deux « compatriotes » au nom…d’Allah. Deux jours après, c’est au tour d’un soldat de la République de subir le même sort, avec moins de dommages toutefois.

Les exploits politico-médiatiques, surtout médiatiques d’ailleurs, n’ont pas manqué. Au soir de l’agression, un certain Delahousse (France 2) qui semble militer pour confirmer l’adage : sois belle et tais toi, reçoit le ministre de l’intérieur, le bouillant et « très » efficace Manuel Valls. Ce dernier a parlé de ses craintes concernant les centaines de Français combattant en Syrie et les risques qu’ils représentaient pour la sécurité de la France. Un journaliste de classe et intelligence moyennes aurait sauté sur l’occasion pour poser la question suivante au ministre : parlez-vous de ces combattants que votre collègue Fabius, ainsi que le Président de la République, arment et financent ? Un journaliste d’intelligence et liberté moyennes, oui. Pas Delahousse.

Maintenant que l’armée syrienne semble s’acheminer vers l’écrasement des terroristes et, je l’espère, plus tard, de leurs soutiens, il va falloir que les « démocraties » occidentales règlent le cas de leurs « citoyens » revenant du Jihad.

L’ont-ils mérité. Je vous laisse juger.

L’ont-il cherché ? Certainement.

Faut-il s'en réjouir ? La question reste ouverte.

 

 

11:15 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : france, gb, angleterre, fabius, syrie, haig, gowrié, terrorisme, islamisme, islam

23/05/2013

Comme prévu, Israël comme dernier recours.

ça y est : la boucle est bouclée.

Comme je l'avais déjà écrit il y a de cela déjà plus d'une année et demie, lorsque certains prévisionnistes médiocres se posaient la question de savoir pourquoi Israël n'en profitait pas pour attaquer la Syrie (on se demande d'ailleurs de quel droit et pourquoi, mais passons), ce moment est maintenant venu. Je fus parmi les très rares à affirmer dès le premier jour que, alors même qu'on ne peut exclure l'existence de "quelques" personnes honnêtes parmi les "manifestants pacifiques", le déroulement des événements en Syrie répondait à un plan précis, détaillé et mis au point depuis très longtemps, probablement dès 2003 déjà.

Le but unique étant de faire tomber le "régime" de Damas, tout devait aller dans ce sens et au service de cet objectif. Les Bédouins (appelez-les Arabes si vous le souhaitez, ce ne serait pas mieux) déclarant, depuis plus d'une quarantaine d'années que leur ennemi unique et ultime étant l'état "sioniste" n'ont pas manqué de veiller scrupuleusement à la fermeture hermétique de leur frontières de sorte qu'aucun "jihadiste" ne puisse aller combattre cet ennemi. Les mêmes (ce sont des Arabes, que voulez-vous) qui n'ont pas hésité une seconde pour déclarer le Jihad et envoyer des dizaines de milliers de combattants (de l'Islam, bien évidemment) délivrer la Syrie de son "Tyran". Et à chaque fois que le régime semblait prendre le pas sur les terroristes, les ennemis redoublaient d'efforts : armes, finances, pressions...tout y passe. La terre entière tournait autour de la Syrie. A chaque fois, on sortait un nouveau Joker de son chapeau. Le Joker ultime étant réservé. On le sortira lorsqu'il deviendra clair que la défaite de la Ligue Occidento-Jihadiste sera consommée, ou presque.

C'est ce qui vient de se passer.

Israël vient de se réveiller, découvrant d'un seul coup qu'elle a un ennemi, le Hezbollah, oublié, comme par hasard, depuis 2006 (et la défaite mémorable de Tsahal). Elle vient aussi de découvrir que ses frontières avec la Syrie sont menacées. Que des armes chimiques risquent de tomber aux mains des jihadistes, etc.

Inutile d'être long. La guerre aura lieu. Les syriens avaient annoncé que, malgré l'état pitoyable de leur armée, ils n'hésiteront pas à riposter à toute attaque de l'Etat juif. C'est ce qui vient de se passer. L'armée syrienne vient de tirer sur un blindé israélien ayant franchi illégalement les frontières au Golan, la détruisant avec ses occupants. La même armée, syrienne, avançant triomphalement dans les quartiers d'Al Qousseir, a mis la main sur des blindés israéliens donnés aux Rebelles. Israël a déclaré que ceux-ci sont tombés "par hasard" aux mains de ces derniers.

Mais oui.

Il n'aura échappé à personne, ou plutôt si, que l'incident est d'une importance extrême. Non pas parce que la Syrie montre qu'elle est encore capable et "toujours" prête à riposter. Non. C'est le message double, à Israël et aux USA, envoyé conjointement par la Syrie et la Russie qui revêt une grande importance. En effet, personne, en tout cas pas les "spécialistes" en tous genres, ne s'est posé la question de savoir de quelles armes dispose la Syrie pour pouvoir toucher d'une manière aussi précise, chirurgicalement, un blindé au beau milieu du Golan montagneux.

La Russie semble avoir décidé à entrer "presque" directement en guerre, livrant envers et contre tout, les missiles dont le "régime" de Damas a besoin pour repousser les attaques ennemies.On peut aussi parier que les radars et missiles anti-aériennes seront actionnés directement par les spécialistes Russes. Juppé...oh, pardon, Fabius peut maintenant envoyer ses Rafales.

Qui veut parier sur l'issu du conflit...malgré l'état "pitoyable" de l'Armée Syrienne ?

08:32 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (4)