09/12/2011

Et maintenant, c'est la Russie

Résumons : nous avons, ici, chez nous, trois gouvernements NON élus, donc tout sauf démocratiques, ce qui ne nous empêche pas d'aller prêcher la démocratie et la liberté ailleurs.

On entend en ce moment même des âneries du genre : nous n'avons pas le temps d'organiser des élections, nous sommes pratiquement en état d'urgence (économique) qui nous oblige à procéder de la sorte. Puis-je traduire cela en disant : faisons comme cela, pour l'instant, et nous rediscuterons démocratie lorsque les choses se seraient rentrées dans l'ordre ?

La démocratie et le syndrome du Serengetti

J'en ai même entendu certains dire que l'essentiel est actuellement de « sauver » les pays, en installant des « techniciens » capables de « corriger » les erreurs commises, avant de « re » confier les rênes du pouvoir à des gouvernements « démocratiquement » élus.

Sauver le pays !

Techniciens, donc spécialistes !

Corriger les erreurs !

Re-confier le pouvoir !

Comme cela est étrange ! Le même langage tenu, pendant des décennies, par ceux chez qui on veut installer la démocratie, y compris par la force.

Ainsi, la démocratie serait mauvaise, incapable, dangereuse et néfaste ? Mais alors, puisque, logique implacable, on retire à la démocratie ses prérogatives, précisément pour corriger ses erreurs (qui, apparemment, nous conduisent à la catastrophe) ce serait idiot de ne pas continuer comme ça, non ?

Revenons aux « printemps ».

Le dernier en date, c'est le russe. Des manifestants, pacifiques (c'est étrange, j'ai déjà entendu cette expression) sortent dans la rue pour la démocratie et la liberté.

Raison : élections apparemment manipulées. Et alors, ça vous dérange ?

Elections en Russie : manipulées ? Et alors ?

En Tunisie, élections et résultats parfaits ?

En Egypte, élections et résultats parfaits ?

En Libye...oh...pas d'élections encore mais un Conseil National décrétant la Charia.

Etrange similitude que la suivante : après la Tunisie et l'Egypte, on croit que cela se passerait de la même manière en Libye. Ce ne sera pas le cas, alors on la détruit. Furieux, les Russes décident de manière définitive de ne pas se faire avoir une deuxième fois, allant jusqu'à faire comprendre qu'ils défendront au besoin directement la Syrie.

A ce propos : on n'entend plus l'Ottoman, Erdogan le Magnifique, alors même que les Syriens massent leurs troupes sur ses frontières. Serait-il redevenu Turque ?

On entend aussi beaucoup moins le nain Qatari, celui qui a déposé son propre père sur ordre des Américains !

Je ne vais pas, encore une fois (cela devient plus que lassant), poser la question de savoir si vous croyez vraiment qu'il s'agit de démocratie, liberté, droit des peuples, etc. et bla...bla...bla.

Voyons comme cela est amusant :

1.    Des manifestants, pacifiques, sortent au Bahrain, on les réprime dans le sang avec l'aide...des troupes saoudiennes et les services...américains. La démocratie, c'est pour plus tard.

2.    Plus d'un million d'opposants, le quart de la population, manifestent au Liban en 2006 contre le gouvernement Siniora. Rien ne se passe. La démocratie, c'est pour plus tard.

3.    Un peu plus d'un million d'Egyptiens, à peine 2% de la population, manifestent : le gouvernement tombe. La démocratie, c'est pour tout de suite.

4.    Quelques milliers de Géorgiens, révolution des Roses, manifestent, le gouvernement Chevarnadze tombe. Saakachvili est Président. La démocratie, c'est pour tout de suite.

5.    Quelque temps après, quelques milliers de Géorgiens manifestent contre ce même Saakachvili, ils sont réprimés et rien ne se passe. La démocratie, c'est pour plus tard.

Le scénario est étrangement le même et va, étrangement, dans le même sens : toutes les « révolutions », manifestations, contestations et autres « démocratisations » allant dans la direction dictée par Washington passent sans le moindre problème. A contrario, toutes les revendications, aussi légitimes soient-elles, autonomes mais pas forcément à la solde des USA, ne passent pas.

Cherchez l'erreur.

Cela n'empêche pas les « remplisseurs » de colonnes de journaux de chanter les louanges des révolutions pacifiques des peuples.

Vous croyez vraiment qu'il s'agit de la Syrie et de l'Iran (proprement dits) ou de n'importe quel autre nain régional ?

Non, il ne s'agit que de la Russie.

Non pas le pays, mais ses ressources énergétiques...son Gaz.

Pour cela, il suffit de regarder la carte de l'Asie et constater de quelle manière les Américains essaient de ceinturer la Russie.

Nous parlerons de tout cela en détail lundi.

Bonne fin de semaine.

Oh... j'oubliai. Je viens de lire le billet du « Blageur » Le Blageur : une forme de censure à la Tribune ?, qui, si mes souvenirs son bons, publie sous son vrai nom dans le courrier des lecteurs. Il y parle de la censure de la Tribune et de la dizaine « d'invités », toujours les mêmes, de M. Mabut. La censure ? Avec moi, ainsi que deux autres blogueurs, cela commence à faire beaucoup. N'est-ce pas, Cher Monsieur Mabut ?

Dans mon cas, c'est uniquement lorsque je me suis attaqué à la "corporation" que la censure m'a frappé.

Je persiste et signe : oui, on a touché le fond

Mon blog : censuré ?

Mon blog : censuré ? (2)

Nous voudriez-vous pas écouter notre manifestation « pacifique » ?

 

06/12/2011

Printemps arabe : la grande victoire de la démocratie

Bravo...et félicitations. Ce sont les premiers mots qui me viennent à l'esprit.

Ainsi, tout le monde, les grands professionnels des médias en tête, ont applaudi à tout rompre l'avènement de la démocratie et de la liberté dans les pays « arabes ». Ils étaient « sûrs », absolument « sûrs », 100% « sûrs », 1000% « sûrs » que la conscience « révolutionnaire » des « peuples » saura barrer la route aux velléités islamisantes des salafistes et autres frères musulmans.

C'est fait.

Leurs ardeurs furent d'abord un peu refroidies par les résultats des « élections » en Tunisie. Indécrottables, ils inventent une nouvelle expression : islamistes « modérés ». Malheureusement pour eux, leurs islamistes modérés viennent de déclarer vouloir séparer les étudiants des étudiantes à l'université. Tant qu'à faire, ils rendent aussi possible (pour l'instant, car ce sera bientôt obligatoire) le port du Niquab intégral.

Ils reçoivent une deuxième gifle lors de la première sortie du président du CNT, au lendemain de la « libération » de la Libye par ses maîtres. Celui-ci n'a rien trouvé de plus important, pour l'avenir de son pays qui vient de sortir de 40 années de persécution khaddafienne, que de déclarer que la Charia sera la loi du pays et que la polygamie, soi-disant interdite sous Khaddafi, sera remise à l'ordre du jour.

Décidément, les choses allaient crescendo.

Allez, courage, tout espoir n'est pas encore perdu. Vive l'Egypte et sa démocratie retrouvée. Les premiers résultats viennent de tomber : les islamistes obtiendraient plus de...65% des voix. Mais dans ce cas, on touche carrément au sublime. On a même trouvé pire que les frères musulmans, devenus extrêmement modérés aux yeux des professionnels d'ici : les salafistes récolteraient entre 20 et 30% des suffrages. Et voilà la TDG, dans sa version électronique, qui titre : L'Egypte, nouvel Afghanistan ?

TDG du 3 décembre. L'Egypte : le nouvel Afghanistan ?

Une conscience soudainement retrouvée ?La nouvelle famille présidentielle en Egypte.JPG

Après la victoire écrasante des salafistes en Egypte, les spécialistes se sont trouvé une nouvelle expression : victoire "surprise". Vraiment ? Je le dis en toute modestie : non, ce n'est en aucun cas une surprise. Je l'ai, quant à moi, annoncé dès le premier jour. Il y a de cela quelques semaines, le responsable des blogs, M. J.F. Mabut, écrivait, dans son introduction : Jean-Souhel Gowrié voit les islamistes derrière les mouvements du printemps arabe, vraiment ? Et bien, oui, Cher Monsieur Mabut, oui, vraiment.

Où peut-on trouver des islamistes « modérés » amoureux, comme nos chers spécialistes de la « région », de la démocratie et de la liberté ?

Et si on essayait en Syrie ?

J'ai, à propos de la Syrie, une petite question, ce n'est pas la première fois que je la pose mais personne, spécialiste ou pas, ne m'a encore répondu : il «  semblerait », selon les agences diverses et variées appartenant à cette institution totalement indépendante qu'est l'ONU, que le nombre de victimes (remarquez bien que, désormais, on généralise et on ne parle plus de victimes « civiles ») ait atteint 4'000. Pour autant que je m'en souvienne, l'OTAN, et ses traitres locaux, ont détruit la Libye pour moins de cela ! Alors, on n'installe plus la démocratie et la liberté par la force ? Ah, pardon, j'ai oublié. On a peut-être...peur ? Mais alors, les principes, la démocratie et la liberté, ne méritent-ils pas quelques sacrifices ? Et puis BHL, il ne parle plus à Sarkosy ? Sarkosy lui-même et ce cher guignol de Juppé, on ne les entends plus ! Leur Maître de Washington non plus ? Ils ont, semble-il, confié la tâche aux bédouins qui, silencieux à en rompre les tympans pendant plus de cinquante ans sur ce qu'ils considèrent eux-mêmes comme l'infamie suprême, l'Etat d'Israël, se réveillent comme un seul homme et menacent, sanctionnent...

Oh, une toute dernière chose avant la suite de demain : la Syrie vient d'envoyer tout le monde se balader. Elle vient aussi de suspendre le traité de libre échange avec la Turquie et...de recevoir quelques missiles longue portée capables de faire très mal. Au cas où certains voudraient malgré tout installer la démocratie par la force.

Une petite réunion autour d'une table, sans menaces, sans sanctions (qui ne serviront à strictement rien car personne ne les appliquera), ne voudrait-elle pas mieux ?

Quelqu'un croit-il encore qu'on peut s'adresser aux Syriens en disant : vous ferez ça, sinon ?

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, suisse, opposition, gowrié, média, médias, tsr, tdg, démocratie, liberté, turquie, france, usa

01/12/2011

La Russie et la nouvelle guerre froide

Après un premier envoi, il y a de cela deux semaines, la Russie vient de compléter sa présence militaire sur les rives orientales de la Méditerranée par l'expédition de la deuxième partie de sa flottille de guerre, dirigée cette fois-ci par le porte-avions Admiral Kouznetzow. La même Russie vient aussi de demander aux occidentaux et leurs laquais locaux « d'arrêter » de menacer la Syrie car cela ne servira à rien. Ce n'est plus un message, c'est une déclaration claire. M. Lavrov vient au surplus de déclarer que son pays n'arrêtera sous aucun prétexte ses livraisons d'armes à la Syrie.

D'un autre côté, les occidentaux, et leurs laquais locaux, emmenés par les Ottomans, devenus totalement incontrôlables, ont décidé d'augmenter leurs pressions et d'engager de nouvelles sanctions contre la Syrie. Je crois que la boucle est maintenant bouclée.

Nul besoin d'avoir une grande expérience de la vie pour comprendre que dans n'importe quel affrontement, la meilleure façon de perdre est de ne point laisser une porte de sortie, honorable ou non, à l'adversaire. C'est pourtant la faute ultime que viennent de commettre les adversaires de la Syrie. Pour ce qui est des sanctions, au-delà même du fait que leurs effets seront négligeables, tout le monde sait que lors d'un changement quelconque dans la vie d'un peuple, le moment le plus difficile à vivre est précisément celui de passage de l'état d'avant à celui d'après. Au-delà, le temps que les gens s'habituent à la nouvelle donne, les effets s'estomperont. Il semblerait même que dans ce cas la Syrie ne soit pas forcément la plus grande perdante dans l'affaire. Ses voisins immédiats, les Ottomans mis à part, viennent de déclarer qu'ils n'appliqueront pas les sanctions. Pour ce qui est des produits pétroliers, les Iraniens viennent même de déclarer qu'ils répondront à tous les besoins de la Syrie.

Il ne restera plus que l'option de la guerre. Pour cela, même s'il ne s'agira que de la poudre aux yeux, il va falloir inventer une raison et...une couverture que d'aucuns appellent légale, entendez le Conseil de Sécurité. Cette dernière étant impossible, les ennemis de la Syrie l'agresseront...sans raison.

Revenons au début de cet article. Alors même que je crois le signal envoyé par la Russie d'une extrême clarté, il me paraît difficile, mais pas impossible, que celle-ci intervienne directement dans le cas d'un éventuel conflit armé. La stratégie occidentale, consistant à bombarder « d'en haut » tout en se protégeant des ripostes en détruisant en premier les moyens de défense anti-aériens, les Russes fourniront aux Syriens, via les installations qu'ils sont en train de mettre en place, les moyens nécessaires, essentiellement les renseignements et les systèmes électroniques de détection et de guidage, pour compenser cette éventuelle perte. Par la suite, les dégâts que les Syriens pourront infliger aux agresseurs seront énormes. Ce sans même parler de leur capacité à étendre le conflit sur toute la région.

Je ne crois pas que le courage légendaire des britanniques, Cher Monsieur Hayoun, n'y changera quoi que ce soit.

 

08/11/2011

Syrie : et maintenant

Les Etats-Unis viennent, par la voix de la porte parole du ministère des affaires étrangères, de demander, pardon conseiller, aux insurgés syriens de « ne pas » livrer leurs armes aux autorités. Lesquelles autorités avaient promis l'amnistie à tous ceux qui le feraient.

La Croix : les Etats-Unis conseillent les insurgés de pas livrer leurs armes

Le Point : les Etats-Unis conseillent les insurgés de pas livrer leurs armes.

On peut bien évidemment émettre des doutes quant à la sincérité des autorités, mais la question n'est pas là. Il se trouve que le mensonge n'a que trop duré et que même ceux qui  l'ont fabriqué ne croient plus à leur propre mensonge. Il reste Al Jazeera et ses succursales ici pour nous montrer des images en boucle sur des manifestations par ci par là demandant la chute du régime. C'est proprement pathétique, oui : pathétique.

Ainsi, les Etats-Unis reconnaissent ouvertement que les manifestants, certains d'entre eux en tout cas, ne sont pas pacifiques. C'est ce que nous avions annoncé depuis le début et c'est ce que les médias ont essayé de nous cacher aussi depuis le début. Ils reconnaissent également, ouvertement, qu'ils sont derrière ce mouvement et que les ficelles de celui-ci se trouve entre leurs mains.

Alors, révolte pacifique ? Non, simple lutte pour le pouvoir, à l'image de ce qui s'est passé en Tunisie, Egypte et Libye et avec les mêmes espoirs. Il se trouve seulement que la Syrie n'est ni la Tunisie, ni l'Egypte et encore moins la Libye. Mieux : elle ne doit rien à personne.

De quoi s'agit-il exactement ? Dans la suite de ce que certains commencent à appeler maintenant l'hiver islamiste, des bandes organisées et financées principalement par les Etats-Unis et les monarchies du Golfe, commencent à semer le chao dans différentes villes du pays. Tout le monde croyait que l'affaire serait pliée en quelques semaines. C'est précisément là où tout le monde s'est trompé. La raison essentielle étant une méconnaissance totale des spécificités syriennes :

1.       Quoi qu'on  en dise, le mouvement n'est pas du tout populaire. Il a dès le début été voué à être violente.

2.       Le mouvement, vieux de plus de sept mois maintenant, n'a jamais pu prendre dans les plus grandes villes du pays, ce malgré les tentatives de l'ambassadeur américain à Damas.

3.       L'armée, élément que tout le monde semble avoir oublié. Après l'échec de toutes les autres tentatives, j'insiste : pilotées par l'extérieur, on a essayé de nous vendre la thèse des défections, que certains ont même qualifiées de « massives » dans l'armée. Il n'en est en fait rien. Selon les estimations les plus pessimistes, ou optimistes (cela dépend de notre positionnement) il s'agirait tout au plus de quelques dizaines d'éléments totalement insignifiants. Comme il est est drôle par ailleurs de constater que personne ne parle plus de ces soi-disant défections depuis quelques semaines. C'est la même chose pour tout le reste ; une petite invention, cela ne prend pas, alors on passe à autre chose.

4.       Dans le même registre, cela semble aussi avoir été oublié par tout le monde, pas une seule défection dans les rangs des fonctionnaires internationaux. Ceci est valable même s'agissant des fonctionnaires de rangs subalternes.

5.       La mosaïque ethnico-religieuse de la Syrie ne ressemble en rien à « l'homogénéité » islamisante des autres exemples. Ceci se traduit pas une véritable aversion et une résistance authentique quant à l'éventualité d'une telle emprise.

Que reste-il dès lors aux Américains et leurs laquais pour sauver la face ? Une intervention militaire ouverte et franche, sans mensonges et justifications stupides en invoquant des droits de l'homme dont tout le monde se fiche éperdument,  peut-être par le truchement de quelques alliés «  locaux », Turquie en tête. Cette éventualité n'est pas à écarter. Nous pouvons seulement garantir le désastre qui suivra, y compris et surtout pour ceux qui tenteront le coup. La Syrie a d'innombrables cartes à jouer. Car, disons-le ouvertement, ses autorités n'ont pas passé les 40 dernières années à jouer...aux cartes.

 

16/09/2011

La Turquie : ange du Moyen-Orient

Il est sur tous les fronts, ce cher Edogan. Armé de ses (...) - missiles, il menace tour à tour Israël, avec laquelle il rompt ses relations, et la Syrie, dont le Président n'est « plus » son grand ami, accueille tous les congrès d'opposants possibles et imaginables, fait la tournée des pays arabes et donne des leçons à tout va.

Le top est lorsqu'il déclare, ordonne plutôt, au Caire que la nouvelle Constitution égyptienne doit se faire sur une base laïque, à l'image de celle de la Turquie ? Les Ramadans de tout poil doivent être ravis. La Turquie n'est-elle pas l'exemple à suivre du moment ? Le nec le plus ultra de la mode démocratique ?

Il y a cependant un hic. Les analystes et « spécialistes », là aussi de tout poil, oublient un détail capital : ce n'est ni M. Erdogan, ni le courant qu'il présente, qui introduisirent la laïcité en Turquie. Ils l'ont trouvée déjà en place à leur arrivée, ce qui ne les empêche pas de la malmener de temps à autre. La laïcité à la turque est le résultat d'une décision Kemalienne que l'armée s'efforce depuis à garantir tant bien que mal. Laquelle armée se vit amputée de la presque totalité de son état majeur dernièrement, cherchez l'erreur.

Les USA, Grande-Bretagne et France s'étant soudain tus, est-ce à leur tête de pont dans la région de prendre le relais ? Il y a en effet tout lieu de le croire. La récompense consisterait-elle à assouplir les positions de certains quant à l'entrée de la Turquie dans l'Europe ?

La question reste ouverte

N.B. Un seul lecteur m'a écrit, utilisant des termes très violents, concernant l'expression (...) - missiles. Sans polémiquer, il s'agit d'une expression utilisée, comme vous le savez tous, par Erdogan lui-même. Mais si cela heurte la sensibilité, ne serait-ce que d'une seule personne, alors je peux la retirer, ce qui ne changerait rien à la vérité. Je signale aussi que M. Erdogan a été accueilli en Egypte par les délégations des Frères Musulmans et des Salafistes aux cris de : Erdogan, Erdogan, nous voulons un Kalifat islamiste en Egypte et en Turquie.

09:09 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : turquie, israël, islam, islamisme, islamiste, syrie, egypte, égypte, moyen orient, usa