17/03/2012

Entretien avec Fouad et Talal, de retour de Syrie

Fouad (prénom réel) et Talal (nom d'emprunt), citoyens suisses ordinaires d'origine syrienne, viennent de rentrer de Syrie. Le premier y est resté plus de cinq mois de suite, à Alep, et compte y revenir dès le mois prochain, alors que Talal, originaire de Homs, en rentrait après une dizaine de jours passés auprès de la famille et des amis. Le premier est chrétien alors que l'autre est musulman...sunnite.

C'est sous un soleil printanier, autour d'un verre sur une terrasse genevoise, que cet entretien eut lieu.

Je pose la première question aux deux : alors, que se passe-t-il...réellement ?

Fouad : en dehors de quelques points périphériques, assez bien connus même ici, il ne se passe rien. La vie à Alep est normale, les gens sortent, vont aux restaurants, sortent même la nuit. On y vit « presque » normalement. Je dis presque car on ne peut ne pas entendre et discuter de ce qui se passe dans le pays.

Talal : la situation à Homs est un peu plus compliquée. Les autorités, par souci d'épargner le maximum de vies innocentes, a, malheureusement, laissé les insurgés, pour la plupart des bandes armées dont l'activité principale est de kidnapper et rançonner, prendre le contrôle, réel, de certains quartiers de la ville. On y a assisté à des déplacements, sous la menace, de dizaines de familles, alaouites et chrétiennes.

Que pensent réellement les gens ?

Fouad : A Alep, les choses sont simples. La majorité écrasante des gens est totalement hostile à cette soi-disant révolution. Les gens disent que c'est une véritable calamité. De fait, on n'entend que des nouvelles du genre : on a kidnappé une tel et demandé rançon à sa famille. On a découvert à Sarakeb (banlieue assez malfamée) plus de 200 véhicules volés dont les propriétaires ont aussi reçu des demandes de rançon. On a kidnappé le fils des voisins de ma mère et menacé la famille de le lui rendre en plusieurs morceaux si celle-ci ne payait pas 5 millions de livres (CHF. 62'000). On se déplace la plupart du temps en taxi à Alep (note : c'est vrai. La plupart des chauffeurs ne sont pas les propriétaires des véhicules mais sont salariés auprès de ces derniers et viennent majoritairement des régions périphériques de l'agglomération). Je n'ai pas rencontré un seul qui ne m'ait dit avoir ras le bol de ces bandits qui mettent le pays à feu et à sang et veulent le détruire. Certains m'ont raconté avoir crû au début à un vrai mouvement populaire de mécontentement mais ont dû très vite déchanter.

Talal : A Homs, mais aussi, d'après ce que j'entends, ailleurs, les insurgés procèdent toujours de la même manière. Quelques individus, 4 ou 5 au maximum, attaquent à la mitraillette un point de contrôle ou un bâtiment officiel puis ils s'enfuient et se cachent de préférence dans des quartiers très peuplés et notamment les quartiers chrétiens.

Fouad : quelques familles, ayant fui Homas, nous ont dit que des bandes armés marquaient les maisons disant qu'il s'agissait de « butins » et que leurs occupants doivent partir, ou mourir.

Il s'agissait essentiellement de qui ?

Talal : de familles chrétiennes.

Que regardiez-vous essentiellement pendant votre séjour en syrie ?

Fouad . tout. On regarde tout. Comme tu le sais, tout le monde est équipé de paraboles et reçoit les chaînes satellitaires. J'ai moi-même participé à plusieurs émissions en direct sur la BBC Arabe (note . j'ai effectivement entendu Fouad intervenir en direct à au moins deux reprises alors qu'il se trouvait à Alep). Mon activité préféré était que, lorsqu'une télé diffusait « en direct » des manifestations, des affrontements, etc. je courrais, avec quelques amis, voir sur place se qui se passait. Dans 90% des cas, on tombait sur...rien. Je te le jure sur la tête des mes enfants.

Comment as-tu pu intervenir sur la BBC ?

Fouad : J'ai fait comme en Suisse. Je me présentais parfois comme quelqu'un de l'opposition pour qu'ils me permettent d'intervenir. Parfois je disais aussi que je ne suis ni d'un bord ni de l'autre mais que je me souciais de la situation dans le pays et aimerais dès lors donner mon avis et, surtout, un témoignage oculaire.

Talal : on a découvert à Homs, à Baba Amr, des locaux équipés de matériel électronique  et de communication assez sophistiqué. Tout ce qui est nécessaire pour « réaliser » des « sujets » à fournir à ces chaînes. (note : j'en ai envoyé plusieurs à nos médias. Aucun n'a été diffusé. Voici, pour rappel, le dernier, avec la traduction complète)

CNN et Danny fabriquent des massacres à Homs

Comment réagissent les gens à la vue des sujets diffusés sur Al Jazeera, Al Arabiya, BBC, CNN, etc. ?

Fouad : je ne me trouvais pas en Syrie au début des événements en mars 2011. Les gens m'ont dit qu'ils étaient très perturbés lorsqu'ils voyaient les images diffusées sur ces chaînes. Avec le temps, surtout après la démission spectaculaire du journaliste vedette d'Al Jazeera, Ghassan Ben Jeddo, ils ont commencé à réaliser que quelque chose n'allait pas. Certains m'ont raconté avoir eu la même réaction que moi : aller près des endroits montrés sur ces chaînes pour voir. Ils n'y voyaient rien. J'ai des amis de Damas qui, alors qu'ils circulaient à bord de leurs voitures à la place d'Al Abbasiyeen, ont entendu une radio étrangère dire que des manifestations anti régime monstres s'y déroulaient.

Talal : Le pire c'était Homs. On a découvert que les choses se préparaient depuis des mois, voire des années. Homs était préparée pour devenir le centre des opérations militaires. Une véritable petite ville souterraine était creusée et je ne puis m'empêcher de le reprocher aux autorités qui ont laissé faire je ne sais pour quelle raison. Ce n'est pas par hasard si, dès le début, des émirats ont été déclarés par ci par là autour de Homs et tout près des frontières avec le Liban. Les gens ont commencé à réaliser la réalité des choses lorsqu'ils ont vus leurs propres enfants montrés, morts, alors qu'ils étaient vivants.

Fouad : On entendait partout sur ces chaînes dire que l'armée tire sur des manifestants pacifiques. Je ne peux pas exclure que certaines bavures aient été commises mais qui parle des horribles bavures des armées américaines ou anglaises en Irak ? Je ne peux exclure ces bavures mais j'ai eu la certitude que, dans l'écrasante majorité des cas, ce sont ces gangs armés qui semaient la terreur obligeant l'armée, c'est son rôle, à réagir. J'ai souvent posé cette question lors de mes interventions sur BBC : il y a des manifestations à Hassaké (nord-est de la Syrie), à Kameshli, à Rakka et même quelques fois à Alep, pourquoi l'armée ne tire pas et pourquoi n'y a-t-il pas de morts ? Je n'ai jamais eu de réponse.

Que disent les gens en général lorsque vous leur parliez de ce qu'on voit sur les médias ici ?

Fouad : la plupart des gens sont surpris et ne comprennent pas. Ils sont en majorité très en colère notamment après les épisodes de ces soi-disant journalistes entrés clandestinement en Syrie. Alors que, je le sais, ils étaient très majoritairement favorables à une ouverture complète du pays aux journalistes et médias « pour qu'ils viennent constater de leurs propres yeux », ils disent maintenant comprendre parfaitement la position du gouvernement. Ils ont vu des militants dont les sujets ont été écrits à l'avance. C'est aussi ce que j'ai souvent dis lors de mes diverses interventions.

Et qu'elle est le sentiment des gens vis-à-vis des Occidentaux, de la Russie, de la Chine, des autres pays arabes, etc. ?

Talal : Là, les choses sont extrêmement claires. Je dois dire que j'ai constaté une véritable haine chez la plupart des gens que j'ai rencontrés. Curieusement, ou peut-être pas, cette haine est surtout ressentie vis-à-vis de la Turquie et...des pays arabes, surtout ceux du Golfe.

Fouad : Dis-toi bien que ces pays appellent ouvertement à armer les terroristes. Ce n'est pas surprenant. Ils ont armé tous les terroristes (islamistes) de la terre. Là où la surprise des gens était la plus grande, c'est de voir à quel point la haine de ces pays était grande. Même les vrais ennemis de la Syrie n'ont pas été aussi loin. Quelqu'un m'dit : tu vois, ils nous attaquent 24 heures sur 24, ils veulent armer les terroristes, mais on ne les entend même pas pour ce qui est des Ghazzaouis. On ne les a pas entendus dire qu'ils veulent les armer !

Talal : Oui, c'est tout à fait ça. Les gens sont sincèrement très reconnaissants à la Russie et à la Chine. Ils ne le sont pas aveuglément. Ils savent que le soutien de ces deux pays n'est pas entièrement dû à leur amour pour la Syrie mais cela leur importe peu. L'essentiel est le résultat et la non répétition du scénario, en 100 fois pire, à la libyenne. Les gens sont persuadés  que les Occidentaux veulent la destruction du pays et instrumentalisent leurs laquais de la région à cette fin.

Fouad : Ils ne sont pas idiots. Ils voient que la terre entière n'a plus qu'un seul souci, la Syrie et ça les surprend un peu. Tu sais, tout le monde le dit : quel que soit la main mise du « régime » sur le pays et quelle que soit sa force militaire, si, de nos jours, le peuple voulait vraiment la chute d'un régime, n'importe lequel, ce dernier tomberait. Mais la majorité de peuple ne le veut pas, peut-être pas pour le régime en soi, mais parce que les gens, toute confession et toute appartenance confondues, savent que l'arrivée de cette soi-disant opposition au pouvoir est synonyme de chao, guerre civile, morts et désolation. Les indices en sont innombrables. Les gens les plus simples disent : on n'a qu'à voir qui les soutient (les terroristes) pour savoir que ce n'est pas bon. En effet : l'Arabie Saoudite, le Qatar, le Turquie, les USA, la France, la GB, ça promet. Mais pas l'Irak, alors même que celui-ci est dominé par les Américains. C'est tout dire.

P. S. Cet entretien est authentique et les personnes concernées, réelles, sont prêtes à le confirmer. Notamment à des journalistes « avides » de vérité. Moi, je suis persuadé que cela n'intéresse pas ces derniers, lesquels  préfèrent se rabattre sur les opposants  uniquement (histoire de faire honneur à leur réputation de militants et de simple exécutants d'ordres) même si les histoires de ceux-ci, les opposants, sont fausses et fabriquées, y compris par les journalistes eux-mêmes. Nous attendons en effet toujours la suite de l'enquête concernant les attaques dont furent l'objet certains « opposants » de la part des services secrets syriens ici, à Genève.

Je crois que nous devrions attendre encore très longtemps.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : syrie, gowrié, opposition, france, usa, qatar, arabie saoudite, islamisme

02/03/2012

Place financière suisse : les truands, les gangsters, les démocrates et les nains

Les nains, c'est nous. Je dis nains pour ne pas employer des mots beaucoup plus durs et infiniment moins polis. Nains, à l'image des sept qui nous gouvernent et, à travers eux, une bonne tranche de notre classe politique, laquelle semble s'être donnée pour mission de s'agenouiller avant même que les autres ne le lui demandent. C'est ainsi que notre place financière, puisque c'est de cela dont il s'agit, se vit rétrograder, en l'espace de moins de deux ans de la sixième à la treizième place mondiale.

Pour la troisième, ou la quatrième fois en l'espace de deux ans, nos autorités bien vaillantes signent un « accord » avec les « Maîtres » en disant, pour la troisième, ou la quatrième fois, que c'est un moindre mal. Que la Suisse aurait beaucoup souffert si elle avait décidé de résister.

Voici, entre autres, sur le très officiel site de la Confédération Helvétique, le premier acte de soumission : accord entre la Suisse et les Etats-Unis

Avez-vous lu le Cid, de Pierre Corneille ?

Acte 4, Scène 3 :

Don Rodrigue

« ...la honte de mourir sans avoir combattu ». Nous avons oublié jusqu'à la signification du mot honte. Quant à combattre...

Personne, bien sûr, ne se posa la question de savoir se qui se serait passé si les décideurs de ce pays qu'est le nôtre avaient simplement dit : non.

A la lâcheté, on ajoute la trahison, à ceux qui nous ont fait confiance : les clients de nos banques.

Mais quel est au juste le fond du problème ? Quelle est la raison exacte de cet acharnement continu et systématique ? En réalité rien de « très » spécial, c'est juste comme cela que les gangsters procèdent et ceci depuis tout le temps.

Les gangsters. Ce sont eux. Ils ont décidé de punir les évadés fiscaux mais aussi ceux qui les hébergent, nous, vous savez : les nains.

Le chiffre ne vient pas de moi mais de recherches et études assez nombreux sur le sujet : 2%. C'est le pourcentage estimé dCapture.JPGes avoirs non déclarés américains. Personne, y compris les nains, ne se demande où se trouvent les 98% restants. Pourquoi ? Simplement parce que tout le monde le sait : dans leurs propres paradis fiscaux. On n'est en effet jamais mieux servis que par soi-même. Il suffit juste de montrer le bâton et de présenter le tout sous l'angle de la morale, si chère à nos « amis » d'outre Atlantique.

Les Américains viennent d'inventer la méthode la plus géniale en matière d'acquisition de nouveaux clients : il leur suffit de demander à leur gouvernement de sortir le bâton et...hop : entre 40 et 60 mille clients nouveaux. On devrait enseigner cela dans les hautes écoles de commerce :

Cours : acquisition/vente

Chapitre : brigandage et banditisme.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : suisse, gowrié, usa, accord fiscal, truands, gangsters

27/02/2012

Les amis de la Syrie et la Nouvelle Constitution syrienne

La première chose qui frappe lorsque l'on regarde d'un peu plus près la liste des quelque soixante pays réunis à Tunis il y a de cela quelques jours, c'est qu'elle ne contenait que des...ennemis de la Syrie. Drôle de manière de déclarer son amitié. Je sais, on nous dira que les participants sont là par amour du « peuple » syrien.

Amour du peuple tunisien, égyptien, yéménite...libyen. Nous débordons d'amour pour ces peuples.

Petite question : les Saoudiens (on se le rappelle, de très grands démocrates où le rêve ultime des femmes est de conduire une voiture), Somaliens, Ethiopiens, Tibétains, Bahreinis, Irakiens...la liste est longue, ne méritent-ils pas un peu de notre amour aussi ?

Pour revenir à des considérations un peu plus terre à terre, on nous apprend que les Saoudiens ont claqué la porte déclarant que les conclusions/décisions finales de la réunion sont en dessous de tout. Ils ont dès lors décidé de faire cavalier seul disant que le départ du régime syrien est désormais leur objectif unique et qu'ils feront tout pour le réaliser, de gré ou de force.

On sait à peu près ce que signifie l'expression de gré. Là où les choses se corsent est lorsque les Bédouins nous disent vouloir faire partir Assad par la force.

Cela vous rappelle-il quelque chose ? Moi, oui.

L'histoire étant maintenant plus que connue, je me contenterai de l'évoquer : les Talibans en Afghanistan. Là aussi, les gardiens du temple (de la liberté et de la démocratie dans le monde) étaient derrière. Ainsi, c'est presque tout aussi hystériquement que son ambassadrice auprès de l'ONU que Madame Clinton a déclaré, la conférence à peine terminée, que le CNS « est » le représentant légitime de la Syrie, que les USA feront tout ce qui est en leur pouvoir pour faire partir le président syrien y compris en armant et en équipant les insurgés, lesquels sont déjà largement infestés de jihadistes irakiens, jordaniens, libyens, qataris, saoudiens, égyptiens...(pour la petite histoire, les Américains se sont empressés de corriger quelques heures après disant qu'ils voulaient parlé de la représentation de l'opposition syrienne, non pas de la Syrie).

L'histoire se répète. Il se trouve juste que, comme pour tout le reste, la Syrie n'est pas l'Afghanistan, 2012 n'est pas 1979 et...la Russie de 2012 n'est pas lURSS de 1979.

Enfin, même l'ONU a dû reconnaître que des exactions pouvant être qualifiées de crimes contre l'humanité ont été commises par les groupes armés semant la terreur en Syrie. Les USA et leurs amis se trouvent dès lors de facto responsables, voire même coupables, de ces mêmes crimes. Je sais, pour des gens qui ont massacré plus de 500'000 irakiens, soutenir des gangs armés...

Pour ce qui est de la nouvelle Constitution Syrienne, dont les points les plus importants sont l'abrogation de l'article faisant du Baath le parti unique et leader du pays, de limiter l'exercice de la fonction présidentielle à deux septennats consécutifs et l'instauratLogo constitution française.PNGion du multipartisme, les réactions n'ont pas manqué. Les plus drôles étant bien évidemment celles de nos amis Français. La stupidité n'ayant pas de limites, les plus hauts responsables de ce pays ont qualifié cette constitution de mascarade. Savez-vous pourquoi ? Parce que le Président syrien garderait l'essentiel de ses prérogatives, savoir être le chef des forces armées et de nommer le premier ministre et les ministres. Il y a en arabe un proverbe dont la traduction donnerait à peu près ceci : si tu ne peux ressentir la honte, alors fais ce que tu veux.

Je vous invite juste à lire la Constitution de la République Français, notamment les articles 5 à 19, consacrés au Président de la République.

Je me suis permis de surligner, en jaune, les passages les plus savoureux de cette constitution, sublime.

 

21/02/2012

L'excellent Monsieur Ford

Une des choses les plus remarquables dans la crise syrienne, c'est sa singularité. Rendez-vous compte : les USA, leurs laquais européens, les bédouins dans leur totalité...une offensive d'une violence inouï e et sans précédent s'abat sur ce pays. Des ambassadeurs rappelés, d'autres, syriens, renvoyés. Une hystérie fiévreuse s'est emparé des Occidentaux et leurs alliés locaux : la Syrie résiste.

Certains acteurs semblent avoir des comptes personnels à régler avec la Syrie. L'antipathique Juppé poursuit inlassablement l'œuvre de son ex patron Chirac. Ce dernier, vous ne le savez peut-être pas, habite un luxueux appartement en face du Louvre offert gracieusement par Saad Harriri, vous savez, le fils de Rafik Hariri, assassiné en 2004 par les Syriens (selon, bien évidemment, les Américains et les Français). Depuis, on nous dit que c'est le Hezbollah. Et demain ?

Un autre qui semble avoir des comptes personnels à régler avec la Syrie est Monsieur l'Ambassadeur.

Monsieur Ford est l'actuel ambassadeur à...nulle part. Il est donc l'ex ambassadeur des USA à Damas. Accessoirement, il fut et est toujours un acteur majeur dans la crise qui secoue la Syrie actuellement. Il se trouve actuellement, avec la totalité de son staff en...Jordanie. Tiens, tiens : que se passe-il en Jordanie ?

Après avoir « essayé » et partiellement réussi son entreprise malfaisante là où il était supposé représenter les intérêts » de son pays, cet agitateur professionnel s'en alla exercer ses talents chez le laquais local le plus fidèle : le roi de Jordanie. De là, il vient de publier, je crois que ce doit être la première fois dans l'histoire de la diplomatie, des cartes prises par les satellites américains de ce qui est supposé être des quartiers bombardés par l'armée syrienne. La folie dogmatique de cet homme n'a décidément aucune limite. A peine sortis, Moon of Alabama, célèbre blog de l'autre côté de l'atlantique, nous apprend que non seulement les clichés en question ne démontrent rien, mais que certains d'entre eux démontrent l'exact contraire. Pauvre Monsieur Ford. A noter que, à l'instar de tous les autres propagandistes d'ici, l'histoire n'a vécu que quelques heures, le temps de produire son effet immédiat et éphémère. Depuis, plus rien, zéro, le néant.

Revenons à la Jordanie. Le « truc » de Deraa ayant échoué, de même que celui de Banias, Zabadani, Jisr el Shoughour (sur la frontière turc), Idlib et bientôt Homs, où les terroristes wahhabites vivent probablement leurs dernières heures, c'est la Jordanie qui est maintenant chargée de prendre la relais. Les Jordaniens vont très certainement le regretter.

On assiste effectivement depuis quelques semaines à une sorte de « préparation  médiatique », un petit « show » montrant des blessés libyens arrivant en masse se faire soigner...en Jordanie. Pas en Tunisie, pas en Algérie, pas en Egypte, pas au Qatar, même pas en France, mais en Jordanie. La médecine jordanienne doit être à ce point performante...

De plus en plus de voix s'élèvent en Jordanie, dans les endroits où la densité des « malades libyens » est assez forte, pour dénoncer les pratiques et exactions des « frères libyens ». Des rumeurs, non encore vérifiées, parlent de milliers de jihadistes libyens concentrés dans une zone militaire proche de la frontière avec la Syrie, certains d'entre eux semblent les avoir déjà traversées. D'autres rapports font état d'hommes et d'armes traversant la frontière irakiennes. Le but étant, évidemment, d'aider la révolte « pacifique » syrienne.

A ce stade, nous n'avons toujours aucune réponse quant aux raisons de cet acharnement extraordinaire contre la Syrie. Quelqu'un aurait-il des pistes ? Attention, il y a un piège : il s'appelle démocratie et liberté.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ford, usa, juppé, gowrié, syrie, homs

15/02/2012

Syrie (Russie,Chine) : la victoire est proche. USA (laquais et bédouins) : la défaite est imminente

Je n'aime pas d'habitude le jeu des pronostics et préfère me contenter de relever les faits. Il se trouve que les développements hystérico/rapides de ces dernières vingt quatre heures et le fait que les Bédouins n'aient laissé que 24 heures, aussi, à la Syrie pour survivre, me poussent à tenter l'exercice.

A propos de développements, en voici quelques perles.

1.  Les Bédouins.

  • Après le Qatar, c'est maintenant l'Arabie Saoudite qui monte au front. Il parait, selon certains, que le roi, dans un langage et une posture totalement maîtrisés, a qualifié le double véto sino-russe de de "déni de justice". Pour un pays qui n'a même pas de Constitution, où le rêve ultime d'une femme est de conduire une voiture, c'est un véritable exploit.
  • Le Qatar semble être en ébullition...hystérique. Certaines rumeurs font état d'un «presque» coup d'état, de Hamad contre Hamad. Premier ministre vs Emir. D'un autre côté, il semblerait que le torchon brûle entre les bédouins Qataris et leurs «frères» Saoudiens. Une vidéo montrerait Hamad, PM, critiquant les Saoudiens et appelant à un changement de régime.
  • Au Bahreïn, la police, aidée par les forces...saoudiennes, mâte des manifestants...pacifiques.

2.  Syrie. En préambule, n'en déplaise aux marchands de malheur, confectionneurs d'articles malfaisants et propagandistes fondamentalo/Otanistes, il ne se passe pour ainsi dire plus grand-chose en dehors des dernières poches de résistance à Homs.  A Homs, justement, « ville martyre », selon les têtes de ponts de l'offensive médiatique occidentale, les manifestants « pacifiques » se révélèrent être des combattants jihadistes dont le nombre pourrait avoir avoisiné les 12'000. Je mets cela au passé car cela semble n'être bientôt qu'un très mauvais souvenir. Des milliers semblent avoir été capturés et d'autres se livrent par centaines. Quelques centaines semblent cependant avoir pris la fuite en direction des montagnes sur la frontière libanaises, où les attendait l'armée de ce pays. Aux dernières nouvelles, des dizaines de Qataris et de Saoudiens semblent faire partie du lot. C'est pour cette raison que le Qatar aurait proposé d'échanger ses « terroristes » capturés contre le retour du calme à Homs. Refus total des autorités syriennes qui auraient envoyé un message aux bédouins leur signifiant que le calme reviendra à Homs que ces derniers le veuillent ou non.

3.  Swisscom osdh homs, etc..JPGLes USA et les laquais. Grande, que dis-je immense, incommensurable surprise du jour est la déclaration de « Super Juppé » : une intervention militaire en Syrie ne peut en aucun cas être envisagé. En creusant un peu, on découvre la saleté de la guerre que ce larbin a essayé de mener contre la Syrie dans son expression la plus classique et la plus abjecte. Des officiers et...des « snipers » Français auraient été capturés à Homs. Les cartes dont disposent la Syrie, hors Russie et Chine, semblent donc nombreuses. Et alors que, selon l'OSDH, source d'informations au combien précieuse pour les remplisseurs de colonnes de journaux ici, nous indique que 2 roquettes s'abattent sur Homs « chaque minute » (lisez bien 2 roquettes/minute), ce qui donne 120 à l'heure et 1'200 en dix heures, on est surpris de voir que, selon bluewin.ch et l'OSDH,  seuls six personnes (on n'oublie pas de préciser « civiles) ont été tuées. Il y a quand-même des miracles dont on a de la peine à saisir le sens : 1'200 roquettes, six tués...

Ce n'est pas tout. Selon le même article, les fous du régime tirent maintenant « sans discernement » sur les zones civiles de Homs. Ce depuis le 4 février.

1'200 roquettes/jour = 12'000 (douze mille roquettes depuis le 4 février)

Sans discernement = sans distinction = aveuglément

Sur des zones civiles = où il y a de la population civile = zones pas vides

Même en prenant les chiffres des valeureux journalistes de Bluewin.ch (alimentés par l'OSDH), c'est-à-dire 300 tués, cela nous donne 40 roquettes pour une personne tuée. Décomptes macabres ? Non, médias macabres, journalistes macabres, autorités défaillantes, surveillance nulle, éthique absent, professionnalisme inexistant. Pis, comme me l'a ouvertement dit un jour un responsable de l'information dans un média romand : on ne s'adresse pas forcément à des gens qui ont votre faculté d'analyse. Voici comment j'interprète ce « compliment » : nous mentons et nous comptons sur des imbéciles pour nous croire. Voilà le fond du problème : une infime minorité a le temps, l'intérêt spécifique et la volonté de vérifier les âneries dont on nous gave à longueur de journée.

Voici maintenant un souhait, sincère : si la Syrie devait être le point de départ de la défaite des Américains et leur laquais, je n'oublie bien sûr pas les bédouins, il faut alors espérer que cela puisse être la fin de ce panarabisme qui leur a tant coûté. La fin de ce cauchemar inutile, malfaisant et coûteux, à tous les points de vue. Le point de départ de la défaite de ce mal absolu qu'est le fondamentalisme islamiste. Que les bédouins continue à le pratiquer, chez eux, comme bon leur semble, mais chez eux, si cela leur fait à ce point plaisir. Une Syrie où la religion n'est qu'une religion et non pas un système politico/socialo/doctrinaire ramenant l'homme soit à l'état d'une bête dénouée de tout discernement, soit une bête sauvage assoiffé de sang. Où la religion est écartée du pouvoir, y compris pas la force. C'est la seule garantie d'un état moderne, libre et démocratique.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : syrie, usa, france, gowrié.juppé, bédouins, qatar, islam, médias, bluewin

14/02/2012

USA - Al Qaeda : l'alliance de la terreur

Les Américains et leurs laquais, d'un côté, et Al Qaeda, de l'autre, viennent de conclure une de ces alliances, apparemment contre nature, qu'on appelle parfois...objectives.

Nouveau numéro un de la nébuleuse, apparemment mourante après l'élimination de son chef historique, Oussama ben Laden (vous vous rappelez les images spectaculaires d'Obama, une partie de son gouvernement et son état majeur suivant l'opération en directe ?) Ayman El Zawahiri vient nous rappeler les beaux jours du mouvement (terroriste ?) en appelant ses ouailles au « jihad ». Qu'a-t-il dit ? Mes frères de Jordanie, d'Irak, d'Egypte, de Libye, du Koweït, du Qatar, d'Arabie Saoudite et d'ailleurs, le Jihad en terre « d'Al Cham » (c'est le nom qu'on donnait à la Syrie du temps du Prophète) vous est dû. Vous devez  aider vos frères qui s'y battent déjà au nom d'Allah. Ne vous en faites pas pour l'acheminement, le financement et l'armement, nos amis...eh, ennemis...eh (Là on est vraiment perdu) vous y aideront. Il n'a pas prononcé cette dernière phrase mais cela ne change rien à l'affaire.

Car, de leur côté, les amis d'aujourd'hui, ennemis d'hier et, de nouveau, amis de demain, se sont engagés à aider les terroristes luttant en Syrie pour la « démocratie et la liberté ».

Aider, financièrement, logistiquement et militairement des combattants qui se trouvent être membres d'Al Qaeda, comment peut-on appeler cela ? Œuvre de charité, peut-être ?arab_islamic_killed_in_syria_inter.jpg

Car aux dernières nouvelles, des dizaines et des dizaines de combattants pour la  « liberté » tués ou capturés, notamment à Homs, se révélèrent être précisément des Jordaniens, Koweïtiens, Libyens... A quand les agents USA ou Français, si ce n'est pas encore fait ?

En voici quelques uns :

Abou Hamza al Chami

Abou al Bouraa al Salti le jordanien

Anou Oussama l'émigrant

Fouad Khaled el Koweïti (le Koweïtien) : Abou Hozaifa

A propos d'agents, M. Burkhalter, notre ministre des Affaires Etrangères, vient de déclarer que notre pays ne tolérerait en aucun cas des activités illégales commises par des agents étrangers sur le sol helvétique. Il faisait écho à certaines informations, véhiculées par des opposants syriens habitant notre pays, prétendant être inquiétés, ainsi que les membres de leurs familles restés en Syrie, par des agents du régime syrien. Personne ne peut même songer à penser le contraire, cela va de soi. Là où il y a problème, très gros problème, très très gros problème, c'est que de telles activités, à une échelle bien plus grande, furent effectivement conduites sur notre sol par des agents américains, dont certaines avaient même trait à des actes de tortures, sans que cela ne gêne grand monde. Mieux, je veux dire pire, bien pire, on a complètement étouffé l'affaire. Qu'en dit justement le procureur Marti ?

Quant à certains des persécutés d'ici, alors même qu'ils aient tenté le coup il y a de cela quelques mois, le but poursuivi est on ne peut plus clair : pousser la Confédération à exiger le départ des diplomates syriens d'ici. Je rappelle juste qu'après onze mois d'insurrection sanglante, pas un seul diplomate syrien, que dis-je, même pas une secrétaire de dixième rang, avec tout le respect que je leur dois, n'a quitté sa fonction, ce malgré les intimidations et, quant celles-ci ne marchent pas, les millions. Dès lors, il faut faire autrement.

Voici, à propos des persécutés d'ici, un échantillon de ce qu'on peut trouver sur leurs pages Facebook, tout près de chez nous.

 

Appel des Eaux-Vivces à brûler des pneus.JPG

Dernières nouvelles : la nouvelle paraît bizarre mais, selon la prmière chaîne télé saoudienne, le Royaume Hachémite aurait lancé un ultimatum de 72 heures à la Syrie sinon ses troupes entreront sur le territoire syrien. Pardon, je ne devrais pas faire cela mais...héhéhéhéhéhéhéhéhéhéhéhéhé, difficile de s'arrêter. Mais en fait, peut-être que je me trompe, puisque le "grand Qatar" a menacé la Russie ! La dernière fois que les bédouins sont entrés chez d'autres bédouins, c'était pour mâter les contestations "démocratiques" au Bahrain.

A la dernière réunion de la Douma, 445 députés, sur un total de 450, ont totalement approuvé les décisions de leur gouvernement concernant la crise syrienne. Cherchez juste le nombre de députés pro Poutine et vous comprendrez l'importance de ce vote.

 

 

 

 

 

 

 


11/02/2012

France, USA, GB et…France Info : les voyous au service des terroristes

Vendredi 10 février 2012, à 14h15, voici comment France Info nous livre l'info concernant le double attentat terroriste à Alep, alors même que les terroristes de l'ASL venaient de déclarer leur responsabilité : « la répression continue en Syrie, les chars sont entrés dans le centre ville de Homs et des explosions à Alep ».

Les pays voyous (c'est Bush qui a inventé l'expression) soutiennent les terroristes et leurs médias s'occupent du marketing.

Cela dépasse, à mon sens, tout ce qu'on a vu jusqu'à maintenant. Un acharnement sans précédent sur la Syrie, parce qu'elle refuse de se mettre à genou devant les plans islamo-occidentaux. Alors même que la majorité du peuple syrien est derrière ses autorités. Personne ne s'est en effet posé la question de savoir pourquoi cet acharnement, depuis le premier jour à vouloir le départ du Président syrien alors même que celui-ci a annoncé et veut encore tenir des élections. Serait-ce par hasard que les saccageurs et leurs soutiens golfo-occidentaux seraient minoritaires ? Oui, c'est exactement cela. On nous rapporte aujourd'hui que des habitants d'Alep, n'en pouvant plus, ont encerclé une de ces soi-disant manifestations, poussé les saccageurs dans une école et se mirent en tête de les achever. Un carnage allait s'en suivre si les forces de sécurité n'étaient pas venues les séparer.

La terreur au service de la terreur, les voyous au service des voyous et certains et ont décidé qu'après la défaite de la démocratie, ce sera le triomphe du terrorisme.

Ils se trompent et il vont perdre.

Je n'ai jamais eu des doutes quant à l'échec des projets occidentaux-bédouins en Syrie. Je commence simplement et malheureusement à croire que cela passera par un bain de sang. Je crois même que la décision est prise quant au retour de la Russie au premier plan comme une très grande puissance mondiale et que les Occidentaux, pour la tester et voir s'ils peuvent l'en empêcher, aient décidé que la confrontation se passera en Syrie. Les Russes et les Occidentaux se feront la guerre, bien plus tiède qu'on ne le croit. Lieu : la Syrie.

La victoire russe signifiera un déclin, lent, mais certain pour l'Occident.

La défaite...aussi. Ce sont les fondamentalistes et les terroristes qui le signeront cette fois.

Le déclin inexorable a déjà commencé. La sortie de la Grèce de l'Europe est acquise. Elle sera suivie bientôt par celle de l'Espagne, du Portugal et...peut-être, de l'Italie. Les Grecs seraient bien inspirés de revenir à la Drachme et de dévaluer. Il y aura des super économistes, comme les super spécialistes de ceci et de cela, pour nous dire que cela ne ferait qu'empirer les choses car la dette grecque sera démultipliée. Faux, totalement faux : les Grecs n'auront qu'à envoyer balader tout le monde, comme les Argentins. plus rien pour personne. Et qu'on en finisse avec cette Europe.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : terrorisme, syrie, france info, france, usa, islam

11/01/2012

Qatar, Turquie, Tunisie et les autres : plus dure fut la chute

J'avoue ne pas savoir comment commencer ni où me donner la tête. Je voulais écrire un billet sur l'affaire de la BNS, suite à celui que j'ai publié lundi et voilà que le Président Syrien prononce un discours assez important, que l'Emir du Qatar se fait proprement mettre à la porte alors que sa visite, avec une suite imposante, en Mauritanie venait à peine de commencer et qu'en Tunisie, les islamistes « soft » d'Ennahda (grande fierté des gouvernements et, surtout, médias occidentaux) n'ont même pas pu attendre les 12 mois réglementaires pour annoncer, à leur tour après les frères musulmans d'Egypte et les démocrates libyens commandés par un chef d'Al Qaïda, qu'à « long terme », le Califat est le but ultime de la « révolution ».

1.       Commençons avec ceux-là, justement. Il est presque minuit, Arte diffuse un reportage consacré à la Tunisie « d'après Ben Ali ». A un moment donné, un des enfants chéris de nos médias d'ici, le premier ministre tunisien, Hamadi Jebali, accompagné de deux représentants du Hamas, lance : c'est ici que commence, inchalla, la libération de Jérusalem, c'est d'ici que se déclarera, inchalla, le 6e Califat. On a plutôt l'habitude d'entendre cela dans la bouche de feu Oussama ben Laden. Bien évidemment, ce ne fut qu'une facette de la partie émergée de l'iceberg car, presque au même moment, l'Imam de la Grande Mosquée de Kairouan déclarait « textuellement » qu'Islam et laïcité sont incompatibles.

Il n'y a effectivement que chez nous que des « spécialistes » de la région et de l'islam, ainsi que "l'excellent Juppé" considèrent que cette compatibilité est parfaitement possible.

2.       Pour ce qui est du Qatar, il semble bien que de Nouakchott à Bagdad et Beirut, en passant par Alger, Le Caire et même, peut-être, Riyad, on  commence à en avoir assez. Le Bédouin a déjà mangé son pain blanc.

Voici un joli commentaire d'avant la visite de Hamad, l'Emir, en Mauritanie

http://www.slateafrique.com/80511/mauritanie-visite-de-le...

Et en voici un autre, après.

http://lavoixdesmartyrsdelaplume.over-blog.com/article-ma...

...et un autre

http://lecalame.info/contenu_news.php?id=2610

Ainsi, tous ces dizaines de milliards de dollars n'auraient servi à rien. Bientôt, l'Emir et sa chaîne Al Jazeera, peut-être même quelques succursales de celle-ci ici, apprendront que la Réal Politique prendra le pas, qu'il a eu sa petite heure de gloire, qui aura tout de même duré un an et qu'il devra dorénavant se contenter de dépenser ses milliards dans des loisirs plus « conformes » à son histoire : immeubles, voitures luxueuses, harem, balades sur les bords du Léman, etc. Il est fort à parier que le grand partisan de cet échec soit le Président syrien, je veux dire la résistance de ce dernier, qui commence à porter ses fruits.

3.       Avant de parler du discours du Président syrien, signalons seulement les réactions, étrangement mollassonnes, de l'Ottoman Erdogan et du Gaullois Juppé. Il y a de cela quelques semaines seulement, ils ne tarissaient pas de commentaires quotidiens sur la nécessité, que dis-je, obligation, pour le Président Syrien de quitter le pouvoir...sinon.

Cela semble avoir fait pschitt. Dès lors :

4.       Contrairement à ce que beaucoup de pseudo analystes croient ou prévoient, le dernier discours du Président Assad ne démontre nullement une déconnexion de la réalité mais, tout au contraire, une parfaite connaissance de se qui se passe. Les Syriens savent ce qu'ils peuvent et ne peuvent pas faire. Ils savent exactement sur qui compter. La semaine dernière, les « mini » manœuvres militaires, consistant uniquement au lancement de missiles « longue portée », n'étaient destinées qu'à être repérées par les satellites espions américaines. Ces missiles ont atterri dans le désert...iranien.  Assad, malgré des pressions immenses, a promis de frapper les terroristes avec une main de fer. Entre nous, c'est bien le souci principal des Américains, non ? Je me trompe ? Oh, ces derniers disent que les opposants en Syrie sont « pacifiques ». Il y a quelque chose, encore un, que je ne comprends pas : Il y a de cela quelques semaines, le Président syrien a appelé les insurgés à remettre leurs armes aux autorités, tous les insurgés. Quelques minutes après seulement, le département d'état des USA, affaires étrangères, a conseillé à ses opposants de ne pas le faire. Serait-ce un aveu claire que ceux-ci sont armés ?

Pour ce qui de l'Ottoman, il semblerait que les forces de sécurité syriennes aient capturé une bonne quarantaine d'officiers turques sur le territoire syrien, ce qui expliquerait le silence soudain d'Erdogan. Le bédouin qatari semble aussi très en retrait en ce moment. Je mettrai tout cela au conditionnel mais il semblerait que certains, en Syrie, ont en leur possession des enregistrements très compromettants concernant le bouillant premier ministre et ministre des affaires étrangères du Qatar. On a par ailleurs déjà entendu un de ces enregistrements circuler sur le net. Dans celui-ci, le premier ministre du bédouin parle de tout, sauf d'éloges, à l'encontre du souverain saoudien. Ambiance.

La Syrie semble être sur le bon chemin pour gagner la partie. C'est tant mieux. Aaprès les mésaventures islamistes et islamisantes de la Tunisie, Libye et Egypte, la Syrie est, comme d'habitude, le dernier rempart contre les fondamentalistes.

Je vous le dis comme je le pense : entre un gouvernement autoritaire quelconque et les salafistes/talibans, je n'hésite pas une seconde.

P. S. Je sors un peu du sujet mais aux nouvelles de ce matin, il semblerait que les Américains veulent se débarrasser de certains de leurs « invités » à Guantamo et cherchent des pays pour les accueillir. La France déclare être favorable pour en accueillir quelques uns. Ceux qui ont été emprisonnés à tort et dont les aveux leur ont été arrachés par la torture. Ah bon ? Les Américains pratiquent la torture ? Et le fameux rapport annuel sur l'état des droits de l'homme dans le monde, est-ce le Saint Esprit qui le publie ?

 

12:11 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : syrie, suisse, tsr, média, médias, qatar, france, juppé, erdogan, usa, opposition, printemps arabe, assad

07/01/2012

Ces terroristes qui font exploser leurs véhicules « pacifiquement »

Les USA, la France, la GB et les autres (on n'entend plus l'Ottoman en ce moment) relayés par Al Jazeera et d'autres médias totalement libres et indépendants, ont inventé un nouveau concept, valable uniquement dans le cas syrien : les explosions pacifiques.

De même que les Américains larguent « consciencieusement » et d'une manière « chirurgicale » leurs bombes visant uniquement les terroristes (les bavures et les tueries de civiles ne sont que de la faute de ces derniers qui se mettent sur la trajectoire des projectiles), ces mêmes terroristes, soi-disant combattus en Irak et en Afghanistan, ensuite alliés en Libye et maintenant tête de pont en Syrie, déposent leurs explosifs tout aussi consciencieusement, et pacifiquement, au beau milieu de passants innocents qui n'ont rien compris à la démocratie et aux appels des sirènes de la liberté.

Ainsi, jusqu'à maintenant, toujours selon nos médias totalement libres et indépendants, 2'500 membres des forces de l'ordre ont été tués on ne sait comment (alors qu'ils faisaient face à des manifestants totalement pacifiques), ce sont maintenant des citoyens innocents qui se font exploser par les délégués « pacifiques » des militants « pro-démocratie ».

Voici donc les Talibans (terroristes ultimes dont il fallait débarrasser le monde à tout prix, plus de 500 milliards de dollars à ce jour) qui ouvrent un bureau, oui, au...Qatar, tiens, avec pour mission de négocier avec...les Américains concernant les modalités de transfert du pouvoir après le départ, la queue entre les jambes et pied au cul, de ceux-ci.

François Fillon, Premier Ministre de la Gaulle et, accessoirement, patron de Juppé, disait, il y a de cela quelques mois : « je n'arrive pas à comprendre cette tendance à la haine primaire des Américains ». Effectivement, ils sont tellement gentils et font tellement de bien au monde. Pour tout vous dire, j'ai de la peine à comprendre le contraire.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : syrie, suisse, gowrié, usa, france, terrorisme, islam, islamisme, juppé, obama, sarkosy

06/01/2012

Attentats terroristes à Damas

Deux mots, pas plus.

Page Swisscom.PNG

 

Vendredi, 6 janvier 2012, un attentat terroriste, le troisième en l'espace de moins de trois semaines, fait plus de 25 morts civils. Ceci n'empêche, toujours, pas nos médias d'appeler ces terroristes des manifestants pro-démocratie.

Ainsi, en 2012, les manifestants « pacifiques » d'Al Jazeera et ses succursales ici font exploser des voitures piégées au beau milieu des passants, innocents.

Al Jazeera et ses succursales d'ici, sont les partenaires « objectifs » des terroristes. Les premiers les financent et, ensemble avec les seconds, en font la promotion.

Des terroristes faisant l'éloge de leurs frères d'armes.

Bras médiatiques de criminels qui, de leur propres aveux, utilisent leurs poulains pour faire la guerre à la Syrie car ils n'ont pas le courage de le faire eux-mêmes.

https://www.youtube.com/watch?v=ifZK6SVlQ1Y&feature=r...

https://www.youtube.com/watch?v=2pY4WNVM7bg&feature=r...

Vous n'avez aucune honte à avoir car, pour avoir honte, il faut au préalable être un homme

 

14:53 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : syrie, suisse, média, médias, tsr, swisscom, tdg, usa, france, gowrié

Sondage : que reproche-t-on à l'Iran ?

Je n'ai jamais écrit sur ce sujet. Dès lors, ce n'est ni une tentative de racolage, ni de la provocation. Juste un essai pour voir à quel point il est difficile de sortir des idées reçues, forger sa propre opinion et de répondre à des questions tellement simples qu'on croyait déjà résolues.

La question est très simple : on met en place des sanctions contre l'Iran, on veut attaquer l'Iran, on veut isoler l'Iran, on veut renverser le régime (au passage élu parfaitement démocratiquement), etc. Que reproche-t-on exactement l'Iran ?

Attention : si on trouve une raison, il faut penser à sanctionner également tous ceux qui font la même chose. Exemple : l'Iran constitue un danger pour la paix (laquelle déjà ?) ou l'Iran soutient le terrorisme (ah bon ?), comparons alors les méfaits iraniens dans le domaine les 150 dernières années à ceux commis par les gardiens de la paix dans le monde durant la même période (si vous voyez où je veux en venir).

...Et ainsi de suite.

Pour vous aider, voici un document fort utile : Hilary Clinton ; nous avons créé Al Qaïda

Je souhaie sincèrement la participation du plus grand nombre à cette discussion-sondage. Si, au bout, nous réussissions à éliminer les raisons (idioties) habituellement véhiculées par les politiques et leurs bras médiatiques, nous aurions alors fait un grand pas vers la...vérité.

Et...je ne suis pas un ami de l'Iran. D'ailleurs, je ne peux pas l'être !


08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : syrie, suisse, terrorisme, islam, médias, tsr, france, usa, gowrié

30/12/2011

Je vous souhaite une excellente année 2012

carte-voeux-2012-.jpgCela fait plusieurs années que je ne regarde plus des filmes d'action, notamment de guerre, encore moins lorsqu'il s'agit de filmes américains. Hier, cependant, pour une raison qui m'échappe, je suis resté devant la télé jusqu'au bout du film « Nous étions soldats » avec Mel Gibson. Enième film sur la guerre du Vietnam, qui, par ailleurs, se ressemblent tous. Mais c'est seulement hier que je me suis rendu compte du trait le plus commun entre eux : ils ne véhiculent aucun message et ne parlent ni des raisons, ni des résultats de cette guerre.

Mon épouse, surprise de me voir rester devant la télé et agacée de « devoir » subir cette « torture télévisuelle » qu'elle n'a jamais aimée, eut tout de même la patience de m'accompagner quelques minutes, au bout desquelles elle me fit cette réflexion : et à quoi tout cela a servi ?

Ce fut bien évidemment une autre manière de se demander ce que les uns et les autres ont gagné ou perdu.

Le bilan détaillé des pertes matérielles et humaines est de nos jours assez facilement accessible par n'importe quel moteur de recherche. Je reprends ici le résumé des pertes humaines : 58'000 américains et entre 2 et 3 millions de Vietnamiens morts. J'y reviendrai.

Je ne suis pas historien mais féru d'Histoire. En reprenant le fil de celle-ci, plus précisément les guerres, malheureusement trop nombreuses, qui l'ont ponctuée (certains diront qu'au contraire ce sont les périodes de paix qui ponctuent le fil, guerrier, de l'Histoire), on a le sentiment étrange qu'effectivement, aucune de ces guerres, ou presque, n'a servi à rien. En d'autres termes, peu de changements dans la face du monde avant et après. Prenons l'une des plus récentes, la plus sanglante et la plus abjecte d'entre elles : la 2e guerre mondiale. Qu'est-ce que cela aurait changé si elle n'avait pas eu lieu ? Pas grand-chose. Elle a ajouté encore plus de souffrances, de malheurs, de pertes et de la haine.

On peut étendre le raisonnement sur pratiquement toutes les autres :

Résultat « réel » de la guerre du Vietnam ?

Résultat « réel » de la guerre soviétique en Afghanistan ?

Résultat « réel » de la guerre américaine en Afghanistan ?

Résultat « réel » de la guerre américaine en Irak ?

...

Augmentation des souffrances et des malheurs sans que cela ne rapporte rien aux initiateurs, agresseurs, non plus.

Qu'est-ce que les Allemands ont gagné ? Qu'est-ce que les Soviétiques, Américains et tous les autres ont gagné ? Rien

Est-ce que les choses auraient été différentes sans tout cela ? C'est très peu probable. Le monde aurait, peut-être, été un peu plus heureux. Car, rien qu'en prenant les coût cumulé des guerres du Vietnam et d'Irak, on obtient le chiffre hallucinant de 1'303'000'000'000 dollars. Cela aurait suffit à nourir 800'000'000 de personnes (nombre estimé de personnes souffrant de la faim) pendant presque 10 ans.

Que faut-il alors souhaiter pour cette année qui vient ?

Naïvement, je suis tenté de dire : paix.

C'est le seul véritable message du Christ dont la majorité des Chrétiens vient de célébrer la naissance, certains d'entre eux dans le sang. Laquelle sera bientôt aussi célébrée, selon le calendrier orthodoxe, par les Chrétiens Russes et les Coptes d'Egypte, lesquels, comme leurs coreligionnaires d'Irak, souffrent le martyre.

Puisse Dieu nos offrir ce joli cadeau en 2012.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : syrie, suisse, terrorisme, guerre, usa, france, gowrié, bhl, hayoun

29/12/2011

2011 : l'événement le plus marquant

dsk-arrete.jpgIl y a de cela deux jours, j'avais promis de plus citer le nom d'un blogueur, prévisionniste de son état, pour ne pas me sentir encore plus ridicule. Je ne savais pas à quel point j'ai eu raison de la faire.

Pour ce billet, qui sera très court, je n'ai même pas besoin de faire des recherches : L'événement le plus marquant de l'année 2011 fut l'affaire DSK et sa réhabilitation. Pour le reste, rien à signaler, le monde va à merveille :

Fukushima ? Qu'est-ce que c'est ? Vous en avez entendu parler ?

La Grèce, l'Espagne, l'Italie et le reste ? C'est où ?

Le Printemps Arabe ? Euh.. on est en hiver, non ?

Les dizaines de milliers de morts de faim en Somalie ? C'est un pays, la Somalie ?

Le chômage qui culmine au quart de la population dans certains pays européens ? Ah, là, je me suis moi-même piégé : DSK non plus n'a plus de travail. Pardon.

Remarquez, il a raison, le Monsieur : lorsque notre TSR nationale à redevance, plus précisément Infrarouge, consacre deux émissions de suite à l'affaire, il n'y a plus de quoi s'étonner.

Comme quoi, en 2011, il suffit de fourrer son appareil dans la bouche d'une femme de chambre pour que la terre s'arrête de tourner.

Pauvres de nous, pauvres de vous.

P. S. A propos de pauvres, mes pensées vont surtout à certains habitants, jeunes, de Strasbourg, Bâle et Heidelberg.

P. S. bis. C'est ce même Monsieur qui croit que c'est une obligation morale pour le monde d'attaquer militairement la Syrie, en chargeant Tsahal de le faire.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : syrie, suisse, hayoun, bhl, dsk, usa, france, morale, israël

27/12/2011

BHL, Hayoun…et les autres : le masques tombent.

Dans mon billet d'hier, je prévoyais d'écrire sur le vote, par l'Assemblée Nationale en France, concernant le génocide arménien, « sauf si l'actualité en décide autrement ». Il se trouve que le blogueur cité plus haut a décidé, enfin, d'y aller franco, sans, comme à son habitude, édulcorer son discours par des considérations humanistes ou humanisantes  devenues inutiles. Il rejoint bruyamment BHL dont le récit des exploits a été relaté hier. Voilà que les contours du plan commencent à bien se dessiner. Alors même que tout le monde, ou presque, commence à montrer une grande déception et des inquiétudes grandissantes quant aux développements des événements en Libye, Egypte et Tunisie, les mêmes, ou presque, persistent à vouloir installer les islamistes en Syrie. Le plan est donc bien en marche. Comme nous l'avions dit et prévu dès le premier jour, la démocratie, la défense des libertés et des droits de l'homme n'y sont pour strictement rien.

Strictement rien.

L'alliance objective, entre les islamistes, les Américains, les Français et...un autre pays, comme dirait BHL, ne fait pas de doute. Au fait, Jodel, ai-je le droit de parler de ça ?

M. Hayoun croit que l'intervention militaire en Syrie devient une obligation...morale. J'ai déjà entendu ça quelque part. Il croit même que c'est l'armée israélienne, dont il prend grand soin d'appeler Tsahal, qui doit y aller. C'est la première fois que j'entends cela. Au fait, pourquoi et sous quel prétexte ? Israël se soucierait-il du sort des populations arabes ? Si ce n'est pas le cas, que serait-ce alors ? Quelqu'un pourrait m'aider ?

En prenant même les chiffres de M. Hayoun, on arrive à un nombre de morts « civiles » de 3'000 personnes. Cela fait une moyenne journalière de 11 personnes. Pour moi, ce sont 11 personnes de trop car, c'est aussi cela mon éducation, chrétienne, rien ne justifie la mort violente d'un homme. Cela étant dit, n'ayant pas une idée précise des écrits de M. Hayoun, j'aurais bien aimé savoir ce qu'il pense des 1038 morts civils (parmi lesquels 338 enfants) qu'Israël a causé entre le 27 décembre 2008 et le 15 janvier 2010 ? Comme d'habitude, voici mes sources :

Offensive israélienne sur Gaza : Libération du 15 janvier 2009

Offensive israélienne sur Gaza : le Figaro du 14 janvier 2009

Offensive israélienne sur Gaza : Le Monde du 3 janvier 2009

Offensive israélienne sur Gaza : Amnesty International

Cela fait, puisque vous aimez les décomptes macabres, une moyenne d'une soixantaine de victimes civiles par jour. Une extrapolation simple sur 10 mois donnerait...plus de 17'000 morts.

Résultat : même pas une enquête, rien, zéro, si, si, si : deux vétos américains au Conseil de Sécurité, en l'espace de deux semaines. Ce même Conseil de Sécurité que tout le monde veut voir maintenant condamner, que dis-je, entreprendre une action militaire contre la Syrie.

Tout cela est vieux et classique ? Oui, je le sais, mais c'est comme ça.

M. Hayoun fait même dans la tactique militaire. Il croit qu'une demie division blindée, même pas une entière, sur les hauteurs du Golan, SYRIEN, suffirait à « fixer » la moitié de l'armée syrienne. Peut-être, l'armée israélienne se serait alors très bien entrainée depuis sa mésaventure libanaise de 2006.

Il est en plus drôle, ce Monsieur. Il nous parle si gaiement d'un pays « entouré » de voisins qui ne soutiennent pas le régime actuel. Et alors ? Si on devait attaquer militairement tous les pays  entourés de voisins qui ne les aiment pas ! Si vous voyez ce que je veux dire.

La situation de Homs ressemble à celui de Benghazi. Ah bon ? N'est-ce pas BHL qui disait ça ? L'intervention de l'OTAN a sauvé plusieurs dizaines de milliers de vies ? C'est curieux, les chiffres « officiels » disent exactement le contraire ! Et pourquoi charger la Ligue Arabe de la transmission du dossier au Conseil de Sécurité ? Les USA, France, GB ou...même Israël peuvent bien le faire et n'ont besoin de l'autorisation de personne, non ?

Mieux, beaucoup mieux. Pas de raison pour que la Syrie soit traitée différemment de la Libye ? C'est BHL et vous qui le décrétez ? Est-ce valable uniquement pour la Libye et la Syrie ?

Voici, pour tout le monde, ce que pensent les Syriens de ce qui passe en Syrie :

Prière des Syriens

Un prêtre et un imam, récitant, d'une seule voix...Notre Père qui es aux Cieux suivi par « je vous salue Marie, pleine de grâce » et, enfin, par la première sourate du...Qoran.

Et voici les messages véhiculés par les amis de MM. BHL et Hayoun, dont une bonne partie vient d'Afghanistan, d'Irak et de...Libye (Libye-BHL ? Hmmmmm) :

AArour, Al Qaïda en Syrie : quelques jours et nous prierons sur les minarets de Lattaquié et Qerdaha

Cela est diffusé un jour seulement avant le double attentat de Damas.

Je laisse la traduction à M. Hayoun qui, semble-t-il, comprend l'arabe, puisqu'il passe son temps à suivre les « nouvelles » sur Al Jazerra, Al Arabiya, etc.

Voyez-vous, M. Hayoun, avant de vous saluer, car c'est la dernière fois que je citerais votre nom dans un billet à moi (juste pour ne pas me sentir encore plus ridicule), je dois vous avouer être d'accord avec vous sur un point : s'il y a quelque chose à regretter, c'est que les Syriens, au lieu de passer les 40 dernières années à servir les intérêts de celui-ci celui-là, auraient dû s'armer, jusqu'aux dents, se renforcer, encore et encore, dans un seul et unique but : le cas échéant et lorsque cela s'avère nécessaire, envoyer, allez je vais être poli, balader tout le monde.

Certains voisins se le permettent depuis plus de soixante ans.

Vous voyez pour qui tout le monde roule ?

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : bhl, hayoun, tdg, syrie, suisse, israël, usa, france, médias, printemps arabe, gowrié

24/12/2011

Attentats terroristes à Damas : les responsables

Sans préambules, les responsables directs de ces attentats sont :

Les Américains

Les Français

Les Qataris

Les Saoudiens

Ainsi que l'ONU et son cortège d'agences à la solde des Américains

Avant eux, j'accuse en premier les remplisseurs de colonnes de journaux, s'appelant abusivement journalistes, devenus porte-paroles et antichambre « exclusifs » des représentants  des terroristes ici, attisant sans raison la haine contre ce pays et ses autorités. Ils ont délibérément fermé la porte de l'information aux autres voix pratiquant ainsi une censure sans précédent. Par qui sont-ils payés ? Pour qui roulent-ils ? C'est uniquement en relevant ces écarts et ces manquements aux règles les plus élémentaires de la déontologie que je me suis vu ouvrir les portes de la censure : mon blog est enlevés des blogs citoyens.

Les articles incriminés peuvent être consultés ailleurs sur mon blog. Je rappelle seulement que le summum fut atteint lordsque les journaux romands ont rapporté, dans un mouvement parfaitement concerté, les menaces directes dont faisait l'objet un opposant syrien de la part d'un soi-disant agent des services secrets syriens, lequel agent aurait même été photographier par les journalistes en question et une plainte fut déposée. Où en est-on de cette histoire ? La question est bien évidemment posée aux journalistes.

Attentats à Damas, Jasmin.JPG

Au journal de19h30 de samedi, alors que le présentateur parlait de ces attentats qui, rappelons-le, ont causé la mort de plus d'une cinquantaine de victimes innocentes, celui-ci n'a pas oublié d'exécuter les consignes des représentants des terroristes ici : il a rappelé que les insurgés accusent le régime d'avoir organisé lui-même ces attentats. Quelle abjection.

Les Américains trainent les terroristes d'Al Qaïda derrière eux partout où ils vont, comme par hasard. L'Alliance objective entre Américains et AL Qaïda n'a plus besoin d'être prouvée : Au cours des derniers mois, certains journaux arabes, favorables ont évoqué l'infiltration en Syrie de 600 à 1 500 combattants du Groupe islamique combattant en Libye (GICL) renommé depuis novembre 2007 Al Qaida en Libye. Fin novembre, la presse libyenne a relaté la tentative de la milice de Zintan d'arrêter Abdelhakim Belhaj, compagnon d'Oussama ben Laden, chef historique d'Al Qaida en Libye, devenu gouverneur militaire de Tripoli par la grâce de l'OTAN. La scène a eu lieu à l'aéroport de Tripoli, alors qu'il partait en Turquie. Enfin, des journaux turcs ont évoqué la présence de M. Belhaj à la frontière turco-syrienne.

La leçon et, partant, défaite que la Syrie infligera à ceux qui ont crû pouvoir la descendre sera historique et exemplaire. J'en prends des paris là-dessus. Ce que les Américains n'ont pas pu, ou voulu, faire, la Syrie le réussira...beaucoup plus aisément qu'on ne le croit.

Jasmin 2.JPG

 

 

 

08:03 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : usa, france, juppé, hayoun, tsr, tdg, le temps, syrie, suisse, terrorisme, terroristes, islam, islamisme

23/12/2011

Vous avez allumé le feu, qu'il vous brûle

Jamais je n'aurais pensé pouvoir souhaiter le moindre mal à personne. J'ai toujours pensé que mon éducation, chrétienne, m'en protégerait. Je me suis trompé : les salauds m'ont changé.

Dimanche, c'est Noël. La tradition veut que ce soit le jour où les Chrétiens célèbrent la naissance du Christ...Sauveur. J'irai à la Messe, la mort dans l'âme, je ne demanderai pas pardon et ne prendrai pas l'Eucharistie. Ce serait faire offense à celui en qui je crois.

Maintenant qu'ils ont quitté l'Irak, parfaitement démocratisé mais accusant quelques dizaines de morts par jour, qu'ils ont installé leurs nouveaux alliés dans les pays arabes « libérés », ils s'attaquent au dernier bastion qui leur résiste encore. Comme aucune de leurs stratégies n'a fonctionné, ils envoient maintenant leurs mercenaires, ennemis d'hier mais alliés d'aujourd'hui, les fanatiques d'Al Qaïda, dont une bonne partie vient de la Libye (qu'ils viennent aussi de libérer) se faire exploser dans les rues de Damas, tuant sans distinction civils et militaires.

Pour ne pas perdre la face, en avaient-ils vraiment ?, les remplisseurs de colonnes de journaux, oiseaux de mauvais augure, trouveront certainement la parade en disant que les manifestations étaient « vraiment » pacifiques mais que face à la répression, les manifestants se sont radicalisés et se sont trouvé des alliés, les touristes de la terreur passant leurs vacances fanatiques là où il y a de la vie à prendre.

Je vais le dire très ouvertement : je ne comprends pas pourquoi les autorités syriennes ne proclament pas l'état d'urgence et ne frappent pas d'une main de fer tous ceux, sans exception, qui veulent conduire le pays à la ruine. Si c'est à cause des Américains et des Français, et bien qu'ils aillent se faire pendre. Ils n'ont qu'à y aller eux-mêmes.

Ils n'ont semé que terreur, malheur et désolation partout où ils sont allés. Que Dieu, en ces jours de mémoire et de recueillement, me pardonne, je leur en souhaite tout autant.

 

13:29 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : usa, france, américains, amérique, syrie, suisse, média, médias, tdg, presse, tsr, gowrié, salafistes

19/12/2011

Les Américains se retirent d'Irak

Mission Accomplished.jpg20 mars 2003, après une préparation « médiatique » de plus d'une année, les Américains et leurs « alliés » occupent l'Irak pour le débarrasser de son dictateur sanguinaire et, surtout, débarrasser le monde des armes de destruction massives, que le Monsieur possédait.

Neuf ans après, le dictateur est pendu, la démocratie est installée et les armes de destruction massive sont...euh, où sont-elles ?

Cela devient vieux ? Non, je ne le crois pas car, de même que nous, pardon, VOUS avez tout gobé alors, vous gobez tout maintenant et vous goberez tout demain.

Je regardais ce vendredi une émission qui traitait des événements à Falluja, haut lieu de la résistance, et de la répression américaine (tiens, ce mot m'est familier. Il provoque l'ire de remplisseurs des colonnes de journaux et des bons pensants qui, alors, sont restés étrangement silencieux). A Falluja, les Américains, après avoir fermé la ville (on accuse aujourd'hui les autorités syriennes de faire la même chose) ont rasé tout sur leur passage, poursuivant les « insurgés » jusqu'à l'intérieur des mosquées pour les massacrer. Exécutant des blessés qui se trouvaient par terre, utilisant des armes interdites, parmi lesquelles se trouvent des armes à composantes atomiques.

Quelques mois après le début de l'invasion de l'Irak, Bush fils, alors Président des USA, fait atterrir son hélicoptère sur un destroyer où l'on avait posé une énorme banderole sur laquelle on pouvait lire : « mission accomplie »

Neuf ans après, son successeur, en qui la terre entière, pauvre d'elle, croyait tellement, se retire de l'Irak en déclarant : nous partons avec le sentiment du devoir accompli.

Voici le bilan du devoir accompli en Irak par les Américains :

baniere_TortureIrak1.jpg

Morts civiles : entre 560'000 et 1'000'000

Nombre de blessés : plus d'un million et demi

Déplacés à l'extérieur du pays : 4'000'000

Déplacés à l'intérieur du pays : 2'500'000

Nombre d'orphelins : 2'500'000

Le summum fur atteint lorsqu'il, Obama, a déclaré : nous espérons que les Irakiens « sauront » faire face au danger du terrorisme qui les guette.

Mais alors, ce n'est pas encore fait ?

Voici le visage du nouvel Irak libre et démocratique. Ce qui n'empêche pas certains, éternels invités de ce coin blogs, de louer les efforts des Américains pour pacifier le monde et y apporter sécurité et prospérité. N'hésitant même pas à qualifier cette action de « morale ».

Un minimum de morale, et d'humanité, vous ferait le plus grand bien. Seulement, en êtes-vous capables ? J'en doute.

 

09:04 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : iran, irak, syrie, suisse, gowrié, usa, amérique, médias, guerre, morale, printemps arabe, terrorisme

16/12/2011

Hayoun, USA, France, Juppé, Syrie, Israël…

Voici le commentaire que j'ai écrit au sujet du billet que M. Hayoun, invité permanent du coin blogs de la TDG, a publié mercredi. Commentaire que M. Hayoun n'a pas publié. Je l'ai agrémenté de quelques réflexions supplémentaires.

« Cela fait un bon moment que vous écrivez sur les événements en Syrie, sans oublier de faire des prévisions, lesquelles, malheureusement pour vous, se sont révélées fausses dans leur totalité : manifestations « pacifiques » monstres, Assad isolé, intervention militaire extérieure imminente, la Russie qui se fissure, Assad sur le départ, guerre civile larvée, et j'en passe.

La dernière étant la meilleure : Juppé, excédé, parle d'absence de morale dans le traitement du cas syrien.

Juppé-morale, morale-Juppé, il y a comme quelque chose qui cloche. N'est-ce pas ce Monsieur qui a été condamné, par la justice de son pays, à 18 mois d'emprisonnement et...10 ans de privation de droits civiques ? Avant qu'il ne récupère ces derniers en appel, bien sûr.

Ah, je viens de lire à l'instant, sur la TDG électronique elle-même, que Jacques Chirac vient d'être condamné à deux ans de prison avec sursis dans l'affaire des emplois fictifs de la Mairie de Paris.

Chirac, Juppé, Chirac habitant un appartement appartenant à Hariri, ça vous dit quelque chose ?

La morale, Cher Monsieur, la morale, surtout elle. Ne connaissez-vous pas l'expression : il aurait mieux valu qu'il la ferme ?

La morale ? J'aurais acquiescé pour toutes la raisons pouvant être invoquées. Mais la morale...ça ne passe pas.

On ne parle pas de morale, Cher Monsieur, lorsqu'on a massacré plus d'un million d'Algériens.

On ne parle pas de morale, Cher Monsieur, lorsqu'on a massacré un million et demi de Vietnamiens.

On ne parle pas de morale, Cher Monsieur, lorsqu'on a massacré, sans aucune raison, plus d'un demi-million d'Irakiens.

On ne parle pas de morale lorsqu'on a massacré un million et demi d'Arméniens (la Turquie étant, en ce moment, la tête de pont de votre ami Juppé).

Et puisque vous parlez, aussi, de cynisme, le comble du cynisme est de réunir, dans un même billet, quelques personnages, et faits, des plus cyniques et les laisser parler de...morale »

Pour le reste, les médias viennent de nous inventer une nouvelle expression : les déserteurs de l'armée syrienne. Ainsi, les manifestants sont « toujours » pacifiques (même si on ne voit plus de manifestations du tout). Seuls les « déserteurs » tirent sur leurs anciens camarades, dont 27 périrent dans une embuscade terroriste hier.

Vive la morale...et le cynisme.

 

13/12/2011

On aimerait bien une bonne guerre civile, mais comment y arriver ?

Voici la question que les exterminateurs des indiens d'Amérique et les tueurs de plus d'un million d'Algériens se posent. Ils ne savent plus où se donner la tête, ni par quel bout prendre le « régime » syrien. Rien n'y fait. Ils résistent, ces maudits Syriens. Cela fait même des années que ça dure, y en a marre.

Les loyalistes, que j'appelle ainsi par opposition aux traitres et aux collaborateurs, ont, dès le début des troubles, inventé une expression que je trouve délicieuse : « la Syrie, c'est Dieu qui la protège ».

Je n'en ai plus le moindre doute : c'est vrai.

En 2003, les tueurs de plus d'un million et demi de Vietnamiens auraient bien voulu continuer l'aventure irakienne en Syrie. Il leur a manqué un peu de temps. La Syrie fut sauvée une première fois au prix, malheureusement, de plus d'un demi million de morts irakiens innocents. Il y eut ensuite plusieurs tentatives, la dernière étant celle de la Libye qui, malheureusement pour les libyens aussi, se solda par le deuxième sauvetage de la Syrie.

Je fais une petite parenthèse, histoire de ne pas perdre le fil de mes idées. Les défenseurs de la « démocratie » et de la « liberté », épaulés par des ONG sans reproche et par des remplisseurs de colonnes de journaux qui ne savent plus reconnaître la dignité d'un homme, encore moins la leur, prétendent, depuis longtemps déjà, que le Président Assad a perdu sa légitimité. Ah bon ? C'est décidé où, comment et par qui ? A la place, ils sortent de leurs chapeaux un clown, dont personne ne connaissait même l'existence, un certain Ghalioun, président d'un Conseil National encore plus clownesque et décrètent que ce cirque EST le représentant légitime du « peuple » syrien.

Revenons à « l'impuissance » des puissances occidentales. Leur pari initial, une chute rapide du régime, ayant été perdu, ils se sont rabattu sur une succession d'inventions pitoyables :

-          pauvres manifestants « pacifiques », payés et un peu armés, tout de même. Résultats peu probants, on passe aux :

-          Blindés, chars, qui tirent sur les manifestants « pacifiques ». Problème, les trous, béants, causés par les obus sont imaginaires et les fumées des explosions sont causés par des pneus brûlés par les « révolutionnaires ».

-          Viennent alors les colonnes de réfugiés syriens fuyant la « répression ». Problème : aucune image, aucune, ne nous parvient de ces camps pleins de milliers de réfugiés, en dehors, bien entendu, de celles d'Angelina Jolie visitant des réfugiés que l'on ne voit pas.

-          On passe ensuite à l'étape des défections dans l'armée. Financée à coup de millions de dollars, l'armée fantoche ne compte guère plus que quelques centaines d'éléments faisant plutôt penser à une association de malfaiteurs.

-          Cela ne fonctionne pas non plus. Que faire ?

Une bonne guerre civile, dont on commence déjà à faire la...publicité.

Autant le dire tout de suite : cela ne marchera pas non plus. Les Yankees, qu'ils le veuillent ou non, vont devoir y aller eux-mêmes. A la bonheur.

Comme le présente le Dr. Amin Hoteit, expert en stratégie militaire, pour qu'une guerre civile ait lieu, il faut réunir trois conditions :

1.       Un pouvoir faible et incohérent. On voit ce qu'il en est

2.       Un peuple divisé et des peurs réciproques en son sein. Non seulement c'est loin d'être le cas, mais au-delà du triangle Deraa, Homs, Idleb, où le pouvoir syrien a réussi à isoler les insurgés et les terroristes, il ne se passe pour ainsi dire pas grand-chose ailleurs.

3.       Le facteur externe, on passera rapidement là-dessus. Des puissances étrangères empêchent le dialogue entre les parties et fournissent  armes, argent et médiatisation à certains, créant un climat favorable à l'émergence de haines réciproques.

On voit bien qu'on dehors de ce troisième facteur, les deux autres sont totalement insignifiants. Et si les Français nient le fait qu'ils financent et entrainent militairement les insurgés, sur les terres turques, c'est simplement pour éviter la défaite en cas d'échec. Techniquement parlant, la Syrie dispose d'unités d'intervention rapide très entrainées et extrêmement mobiles capables de briser toute tentative visant à allumer l'étincelle conduisant à une guerre civile. C'est tant mieux.

Je reviens aux Yankees. Je lis, dans la TDG électronique d'hier, que les USA quittent l'Irak la tête haute : Ha...ha...ha. Non, qu'ils le veuillent ou non, ils quittent l'Irak la queue entre les jambes, comme ils quitteront l'Afghanistan bientôt et comme ils quittèrent le Vietnam avant.

Quant aux soldats qui quittent l'Irak maintenant, vous croyez qu'ils partent chez les bédouins du Golfe ? Non, quelques unités se sont secrètement dirigées vers la...Jordanie. La Jordanie ? C'est tout près de...Deraa, non ?

Leurs tentatives s'étant toutes soldées par des échecs, il ne leur reste que la dernière.

L'Histoire est faite pour nous donner des leçons. Ils n'apprendront jamais, ou peut-être si, à leur dépens. C'est tout le mal que je leur souhaite.

 

12/12/2011

Et maintenant la Russie (2)

Selon des informations, pour l'instant confidentielles, la Syrie disposerait d'informations extrêmement gênantes concernant le rôle actif et direct joué par les Américains et leurs « alliés » régionaux, Turquie et Qatar en tête, et s'apprêterait à les sortir au grand jour si les dernières négociations, visant à mettre fin à l'instabilité dans le pays, n'aboutissaient pas. Il semblerait même que les services secrets syriens aient fait prisonniers des officiers de l'armée turque qui se trouvaient dans les régions de Deraa et de Homs.

Est-ce que cela explique le silence inhabituel de l'Ottoman ? Probablement. Il est par ailleurs curieux de constater que la Turquie, pouvant plaisanter avec tout sauf lorsqu'il s'agit de son prestige militaire, n'ait pas réagi aux mouvements de troupes syriennes à ses frontières, à la déclaration de l'armée syrienne qu'elle détruirait toute zone tampon entre les deux pays. Les autorités turques cherchaient même à temporiser hier niant les informations selon lesquelles l'armée syrienne aurait tiré sur des éléments armés qui essayaient d'entrer en territoire syrien.

Nous verrons.

Revenons à la Russie. A l'instar des manifestations « pacifiques », je ne m'en lasse pas, pour la liberté et la démocratie dans les pays arabes et suite à la mise dans les roues des USA de quelques bâtons russes, empêchant la mise en œuvre du plan américain global pour le Moyen Orient, l'Oncle Sam a actionné ses pions dans la capitale russe : effondrement du tandem Medvedev-Poutine de plus de 15% en l'espace de quelques semaines, manifestations géantes pour dénoncer les manipulations des élections...Rappelons une fois encore que, il n'y a de cela que quelques semaines, les deux hommes étaient crédités de plus de 65% d'avis favorables.

Le prix du retour à la stabilité en Russie serait-il que celle-ci « lâche » la Syrie ? Tout dépendra de la manière dont Poutine règlera, plus ou moins rapidement, le problème « interne ». Le pari américain n'est pas pour autant gagné, car parmi les opposants russes on trouve notamment...les communistes, pas forcément amoureux fous de l'Oncle Sam.

Tout va donc dans le même sens : empêcher les Russes d'étendre leurs zones d'influence dans la région. Ces derniers viennent de s'octroyer une grande victoire à travers le gazoduc qui alimente maintenant l'Europe, augmentant la dépendance de celle-ci vis-à-vis de la Russie et la diminuant face aux Américains (par le truchement du gaz qatari qui ne peut plus rivaliser car nécessitant des opérations de liquéfaction avant son acheminement vers les pays consommateurs). Ce n'est pas non plus par hasard si le grand projet du Gazoduc Nabucco a pris autant de retard, on parle maintenant de 2017 au plus tôt. Nabucco, quèsaco ?  Sans aller dans les détails, il s'agit d'un projet américain rassemblant les gaz produits dans toute la région, y compris dans l'est de la Méditerranée, pour l'acheminer vers l'Europe à travers la Turquie, en évitant même la Grèce. Isoler la Russie, y compris et surtout pour ce qui est de ses possibilités d'écouler ses ressources naturelles, en la contournant.

Révolution orange en Ukraine, où passait le gaz russe vers l'Europe, des pressions sur la Biélorussie, où passe aussi une partie du gaz russe. La guerre, du gaz, arriva à son paroxysme lorsque les Russes ont coupé le gaz acheminé via l'Ukraine. Pressions américaines sur les Européens pour accepter leur projet, les Russes soulignent la fragilité des projets américains et leur vulnérabilité face aux attaques « terroristes » et sabotages. L'Ukraine est finalement lâchée et les « Orangistes » sont écartés avec la bénédiction des Européens. Leur cheffe de file ira bientôt même en prison. Les projets américains semblent par ailleurs compromis par leurs échecs successives et retentissants :Afghanistan, Iraq (seul pays arabe, avec la Jordanie, à refuser d'appliquer une quelconque sanction contre la Syrie alors qu'il est encore sous « occupation » américaine, c'est dire), défaite de la guerre de 2006 au Liban, etc.

Les Américains essaient maintenant d'aller frapper au cœur. Certains médias, TSR ce dimanche, commencent même à en parler : même méthodologie qu'en Egypte. Moubarak est tombé, est-ce que Poutine tombera ?

Pas sûr. Pas sûr du tout. Ils ont essentiellement parié sur des régimes qui leur doivent beaucoup, ou d'autres qu'ils ont fait tomber par la force. Dans le cas présent, ni la Syrie, ni la Russie ne leur doivent un centime, quant à l'usage de la force...on vous attend.

Comme d'habitude, une petite question, destinée notamment aux remplisseurs de colonnes de journaux : pourquoi tant d'acharnement de la part des Américains et, accessoirement, Français (on entend déjà moins les Anglais et plus du tout les autres, Qatar mis à part) ? Attention, ceux qui répondront que le motif est la défense de la démocratie et la liberté recevront un...bonnet d'âne.

N'en déplaise aussi aux remplisseurs de colonnes de journaux, près de 10 mois après le début des troubles en Syrie, aucun diplomate, lisez bien : aucun, même pas un concierge d'ambassade, n'a fait défection (analysez). Ne leur en déplaise aussi, ABC, grande chaîne d'information américaine, vient de se confondre d'excuses à n'en plus finir pour avoir déformé l'interview qu'une de leurs journalistes vient de faire avec le Président Syrien. Ils viennent de diffuser l'interview dans son intégralité en ajoutant ces commentaires : Assad n'est pas Khaddafi, il n'est pas non plus Moubarak, ni Ben Ali.