15/10/2012

La France (combat ?) le terrorisme

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Jeudi dernier, devant trois journalistes de l’Hexagone, le Président Français déclarait, je cite, « vouloir combattre le terrorisme, en l’occurrence islamique, où il se trouve : en France comme au Mali ». Il n’est pas allé plus loin. C’est au cours du même entretien qu’il a déclaré que la cellule « terroriste hautement dangereuse » qui vient d’être découverte en France, avait, entre autres, planifié d’aller faire le Jihad en…Syrie.

Le lendemain, vendredi 12 octobre, on apprend que 7 membres de cette cellule auraient été mis en examen pour « tentative d’assassinat en lien avec l’appartenance à une religion et en relation avec une entreprise terroriste ». Aucun doute quant à la signification des termes n’est permis.

Faisons l’hypothèse, confirmée par le Président Français lui-même, suivante. Supposons que certains membres de cette cellule, si ce n’est déjà fait, soient effectivement partis en Syrie. Ceux-ci se trouveraient parmi tous les autres combattants qui, le président Français l’a de nouveau très clairement confirmé jeudi, reçoivent de l’aide, entre autres matérielle, de la France. La France se trouverait en position d’aider des personnes qui, chez elle, sont mises en examen pour…terrorisme.

La France met en examen, chez elle, des terroristes qui, rendus en Syrie, deviennent des combattants de la démocratie aidés par cette même France.

Vous avez dit que les voies du Seigneur étaient impénétrables ?

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : syrie, gowrié, opposition, terrorisme, islam, fabius, suisse, france, didier burkhalter

08/10/2012

Extrémisme islamique : le boomerang

Tout cela a pris beaucoup moins de temps que ce qui a été prévu. Car cela a bien été prévu. Seuls nos politicards, leurs conseillers et…les spécialistes de la chose, toujours eux, ne l’avaient pas prévu.

Je n’ai jamais, jamais, crû que l’homme apprend de ses erreurs. Ce serait d’ailleurs dramatique si ce principe était vraiment vérifié car à voir la fréquence de répétition des mêmes erreurs dans les mêmes circonstances, on se demande vraiment si les auteurs en sont des hommes en pleine possession de leurs capacités mentales.

Ainsi, la France, grand soutien de tous les islamistes autres salafistes que cette mascarade appelée printemps arabe a produit, vient de découvrir l’existence de cellules « terroristes » radicales qui fomentaient le projet de s’attaquer à « l’Occident » et plus précisément à la présence juive dans celui-ci.

En soi, les faits ne sont que classiques si ce n’est que les membres de ces groupuscules sont, dans leur presque totalité, des « convertis ». Tous sont nés et ont grandi en France.

Qu’est-ce qu’un converti ? c’est quelqu’un qui, pour faire simple et quelle que soit la raison du changement, ne trouve pas satisfaction dans sa croyance, ou non croyance, actuelle. Jusque là, il n’y a toujours rien de si extraordinaire. La seule vraie question à se poser est de savoir pourquoi, dans le processus de conversion de ces jeunes gens, leur préoccupation première est de s’en prendre à leur propre pays ? Et de la manière la plus violente qui soit ?

A force de fuir les problèmes qui se posent à nous, à instituer des tabous, à éluder les questions essentielles, à minimiser les problèmes et à contourner les écueils, on finit toujours par avoir des réveils où la gueule de bois l’emporte largement sur les chants des oiseaux.

La question essentielle que personne ne veut donc se poser est la suivante : des croyances et des conversions, il y en a dans tous les sens. Le nombre des convertis au bouddhisme et à nombre d’autres croyances est bien plus grand que ceux, dans nos contrées, qui embrassent l’Islam. Pourquoi, dès lors, la violence, la dérive jihadiste, le terrorisme et le takfirisme http://fr.wikipedia.org/wiki/Takfirisme ne touchent-ils que ces derniers ? Et d’une manière quasi systématique ?

Attention, les réponses habituelles, répétées jusqu'à en avoir la nausée : ce n'est qu'une minorité, la pauvereté, la marginalisation, l'exclusion sociale, etc., je les connais par coeur.

Voici, à propos de boomrang, la réponse des jihadistes, considérés par Monsieur Didier Burkhalter et son homologue français comme les représentants "légitimes" de l'opposition syrienne.

http://www.youtube.com/watch?v=bL58pyB7kYM&feature=plcp

En résumé : nous sommes là, en Syrie, pour faire le Jihad au nom d'Allah. Une fois victorieux, nous viendrons chez vous, les mécréants.

Je sais, ce ne sont qu'une minorité. C'est certainement ce que se sont dit MM. Burkhalter, Fabius et Erdogan lorsqu'ils ont décidé de les aider à combattre le régime de Damas.

 

08:25 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : islam, islamisme, terrorisme, gowrié, france, religion, extrémisme, jihad

01/10/2012

A Alep, les rebelles « Burkhalto-Fabiusiens » lancent le 3e offensive FINALE.

Il eut d’abord l’offensive « finale » de Damas, saluée par les « prévisionnistes » du monde entier comme étant la fin du régime  http://independanceetverite.blog.tdg.ch/archive/2012/09/24/sale-temps-pour-les-previsionnistes.html : revers sanglant avec, à la clef, des milliers de terroristes mis hors de combat. Suite à cet échec, la coalition Otano-bédouine a décidé de lancer sa deuxième « offensive finale », sur Alep, cette fois. Avec la complicité du chef de la sûreté intérieure de la région d’Alep (celui-ci a négocié sa fuite sécurisée vers la Turquie avec l’ASL. Laquelle ASL n’hésitera pas à l’abattre tout près des frontières), plus de 5'000 combattants, dont une bonne partie de Jihadistes étrangers, mais aussi des porteurs de « permis B suisse » http://independanceetverite.blog.tdg.ch/archive/2012/09/25/rebelles-jihadistes-en-syrie-le-dfae-les-finance-les-hug-les.html ont réussi à enter dans la ville, restée jusque-là totalement hermétique aux appels des terroristes wahhabites. Deux mois et plus de 3'000 terroristes tués plus tard, les protégés de Fabius et Burkhalter, notre cher Conseiller Fédéral, lancent leur 3e offensive finale sur Alep.

Aux dernières nouvelles, il semblerait bien que nous nous dirigions vers un scénario à l’irakienne. La défaite des terroristes étant acquise, ceux-ci semblent se rabattre de plus en plus sur la tactique des attentats à la voiture piégée. La dernière en date étant celle de la ville de Kamecheli, au nord-est de la Syrie et à quelques mètre de la frontière…turque. Un mini van bourré de 1'400 kg d’explosifs a sauté. Regardez justes les images de cet attentat.

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Sur la photo ci-dessous, on voit les devantures d'échopes se trouvant à plus d'un kilomètre du lieu de l'explosion. Je connais très bien celle se trouvant tout à gauche de l'image. Elle est celle du photographe qui a filmé la cérémonie de...mon mariage.

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Ce sont ces gens-là que notre ministre des affaires étrangères, un certain Didier Burkhalter, soutient en les appelant opposition légitime. Nous nous trouvons citoyens d’un pays dont le ministre des affaires étrangères soutient les terroristes les qualifiant même d’opposition « légitime ». Le terrorisme est une action « légitime » pour notre ministre des affaires étrangères.

Ainsi, en guise de 3e offensive finale, les terroristes de Fabius ont réussi à incendier le centre commerçant de la ville. Une sorte de punition pour une ville qui n’a pas voulu de leur « révolution ».

http://www.infosyrie.fr/actualite/action-48/

http://www.infosyrie.fr/actualite/action-49/

19/09/2012

Les crimes (de guerre ?) des terroristes de l’ASL ne s’arrêtent plus

Il y a d’abord eu Vannay, journaliste à la RTS qui, après une immersion d’une dizaine de jours parmi les « manifestants pacifiques » à Hama, est revenu avec une besace pleine d’éloges sur eux. Il a depuis été imité par des Vallélian, Hammouche, Mabillard et d’autres militants de la cause wahhabite. Dernier militant en date, le chef du DFAE qui veut traduire tout le monde devant la justice…internationale.

Tout le monde ? Pas tout à fait. Il ne faut tout de même pas trop pousser. Parmi les acteurs du conflit syriens, il y a ce qu’il appelle « l’opposition légitime », l’ASL.

Je vous mets ci-après plusieurs documents réalisés par les membres de cette « opposition légitime » eux-mêmes. Inutile de vous dire que les précités n’en ont dit mot. Cela se comprend, bien évidemment.

 

ATTENTION : LES IMAGES SONT DURES, TRÈS DURES.

http://breizatao.com/?p=9981

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/09/10/97001-201209...

http://www.france24.com/fr/20120911-asl-syrie-armee-syrie...

Et la toute dernière, datant du mardi 18 septembre.

http://www.youtube.com/watch?v=vg3Q4zojXdg

Comme d'habitude, il se pourrait que Firefox ait de la difficulté à ouvrir certains liens.

Au fait, Messieurs les précités et, surtout, Monsieur le Conseiller Fédéral zélé, où sont les images montrant les exactions de l'armée syrienne ?

Comme je l'ai dit à maintes reprises, l'abjection à l'état pur.

 

17/09/2012

Pape Benoit XVI – Cheikh Karadawi : là est toute la différence

 


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Je ne suis pas fan du premier et encore, vous en doutez bien, moins, beaucoup moins, du second. Mais là n’est pas la question.

Le pape vient d’achever une visite « pastorale » de trois jours au…Liban, à deux pas de…la Syrie. Visite triomphale, à en juger par l’accueil et la ferveur populaire, tous bords confessionnels, c’est très important, confondus. Je ne m’attarderai pas sur les détails, politiques ou religieux, de cette visite. Ils ont été relayés et largement commentés, notamment par les médias arabes, tiens, tiens. J’aimerais juste souligner ce qui me parait essentiel dans ce voyage : le message profond que le souverain pontife a voulu délivrer.

Qu’a-t-il dit ?

Le Liban est un cas unique de cohabitation entre une multitude de confessions. Il peut fournir un formidable exemple, non seulement aux pays qui l’entourent, mais au monde entier.

Le peuple syrien souffre et il faut que les puissances et factions ayant de l’influence collaborent pour faire cesser cette souffrance

Il faut pour cela « arrêter » les livraisons d’armes à destination de la Syrie. C’est là que l’opposition armée l’a tout de suite traité de « Chabbiha ». Pour ceux qui ne le savent pas encore, les Chabbiha sont les milices accusés de travailler pour les autorités syriennes.

« j’appelle toutes les autorités, politiques ou religieuses, à combattre le fondalmentalisme ».

Pour finir, il prononça cette phrase : « puisse Dieu condéder à votre pays, à la Syrie et au Moyen Orient le don de la Paix des cœurs, le silence des armes et l’arrêt de toute violence ».

Voilà le message d’un « homme de Dieu ». Qu’on y croit ou pas.

Cheikh Karadawi est, aussi, parait-il, un homme de Dieu. Il est l’autorité sunnite la plus influente dans le monde. Certains « démocrates » ici reçoivent leurs instructions directement de lui, ce qui n’empêche pas notre DFAE de leur accorder des centaines de milliers de francs pour les « aider à réussir leur mission »…humanitaire, bien sûr.

Voici, à quelques minutes près, ce que cet autre homme de Dieu vient de déclarer, à l’adresse de l’opposition syrienne, des musulmans de partout dans le monde ainsi qu’à tous les jihaddistes du monde. « allez, combattez-les. Attaquez leurs casernes et saisissez-vous de leurs armes. Tuez-les et n’ayez pas pitié de ces mécréants.

Le premier : « envoyez la paix en Syrie, non pas les armes »

Le second : « tuez-les. Ouvrez les armureries et envoyez les armes en Syrie ».

Effectivement, là est toute la différence.

 

13/09/2012

Vous avez allumé le feu. Qu'il vous brûle

 

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Nous apprenions mardi dernier, coup sur coup, que les « nouveaux » démocrates installés par les soins de Clinton, Juppé et Cameron en Libye et en Egypte, viennent d’attaquer les représentations diplomatiques américaines dans ces deux pays. En Egypte, ce fut l’Ambassade : attaque violente, drapeaux américain arraché et brûlé et un joli drapeau salafiste proclamant qu’il n’y a de Dieu qu’Allah est hissé à sa place. En Libye, Benghazi plus précisément, vous savez, la ville rebelle « sauvée » par BHL, le philosophe cathodique, les choses furent autrement plus sérieuses, voire dramatiques. L’Ambassadeur USA lui-même, ainsi que trois autres fonctionnaires furent tués dans l’attaque perpétrée par leurs amis, oui j’insiste, rebelles.

Ce qui me ferait le plus plaisir, c’est que quelques uns, BHL en tête, nous refassent le joli coup d’une de leurs expressions favorites : ils ne sont qu’une minorité. La grande majorité est pacifique, amicale et démocrate.

Ils ne sont que le produit « exclusif » de votre décadence. La fleur pourrie et malfaisante de la déchetterie de votre propre décomposition.

Mais le plus étonnant dans cette affaire est la "réaction" de LA Secrétaire d'Etat Clinton. Celle-ci, visage défait, déclare "sa difficulté à comprendre" comment "des gens dont nous avons sauvé le pays de la destruction, peuvent nous traiter de la sorte". Et si elle était...sincère ? Je veux dire si elle croit "vraiment" ce qu'elle dit ? Cela expliquerait tout, non ? Ces gens-là sont allés au Vietnam pour le sauver. Ils sont aussi allés en Irak pour le sauver et maintenant la Libye et demain la Syrie. C'est tout de même fou ces Salafistes. Quels ingrats.

Sur un tout autre registre, les amis « pacifiques » de Fabius, Clinton et Cameron, à qui je dois ajouter notre Didier Burkhalter national, sont allés prêcher la liberté et la démocratie sur la route menant à l’aéroport d’Alep. Ils ont rencontré ce qu’ils ont crû être des ouailles. Malheur, pour ces derniers, ils se trouvent être des Syriens d’origine arménienne, de retour de « vacances » à Erewan. Des mécréants en puissance et forcément soutiens au régime d’Assad.

Quatre d’entre eux furent froidement abattus. Ceci 48 heures après que les « manifestants pacifiques » de M. Burkhalter (dont le département finance les activités) ont, tout aussi froidement, abattu une vingtaine d’appelés, ayant les mains liées derrière le dos.

http://www.dailymotion.com/video/xtgtjq_syrie-les-rebelle...

Firefox semble avoir de très gros problèmes pour ouvrir ces liens. Essayez avec d'autres moteurs.

Vous pouvez aussi voir le fichier directement ci-apèrs. Les images sont, bien évidemment, très dures. Nous attendons bien évidemment toujours que nos plumitifs nous présentent ne serait-ce qu'un seul document montrant de telles atrocités commises par les soldats de l'armée syrienne.


12/09/2012

Dominique de Villepin : grandeur et décadence. A qui le tour ?

 

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Voici donc le grand homme, celui du discours historique de 2003 à l’ONU, du discours non moins historique de bienvenue à la Suisse lors de l’entrée, hélas, de notre pays à cette institution, en garde à vue. En garde à vue pour une sombre affaire d’escroquerie visant l’association des relais et châteaux. Laquelle association fut présidée, à l’époque des faits, par un certain Régis Bulot, écroué en 2011 pour escroquerie en bande organisée et blanchiment.

Que du beau monde en somme.

Inutile de vous dire ce qu’il serait arrivé à vous et à moi, pauvres gueux que nous sommes, si nous avions commis le dixième de leurs méfaits. C’est ce même de Villepin, encore une fois celui du discours historique de 2003 à l’ONU contre la guerre en Irak, qui, il y a de cela à peine quelques semaines, appelait à une intervention militaire étrangère directe en Syrie. A l’instar de certains de ses compatriotes, Fabius, Hollande et BHL en tête, il doit, le pauvre, se faire des soucis pour le sort tragique réservés par le régime sanguinaire de Damas à « ses » amis terroristes d’Al Qaeda et jihadistes de tous poils.

Qu’est-ce qui a changé le personnage à ce point ? Mais au fait, était-il vraiment différent à l’heure de sa gloire passée ? Je ne le crois pas. Ce sont seulement les circonstances qui ne sont plus les mêmes. Les accusations, mises en examen, perquisitions et autres gardes à vue se multiplient depuis que l’homme a quitté ses fonctions au sommet de cet état voisin. Tout cela coûte cher, très cher et le Qatar et Saad Al Hariri, ennemis jurés de la Syrie, sont riches, très riches.

Savez-vous quel est le « prix » d’un ambassadeur syrien acceptant de faire défection ? 1.5 millions de dollars et 25'000 de pension mensuelle pendant deux ans. Pour ceux de rang inférieur, les prix descendent graduellement jusqu’à un « minimum » de 200'000 dollars.

Malgré tout cela, savez-vous combien de diplomates, tous rangs confondus, ont fait le pas depuis plus d’une année et demie de conflit en Syrie ? Neuf, en tout et pour tout.

Il semblerait que cette révolution ne soit populaire que dans les têtes mal faites, pour ne pas dire malfaisantes, de Fabius, Juppé, Hollande, Cameron et, puisqu’il nous faut notre part de gloire, aussi minable soit-elle, de Didier Burkhalter. Celui dont le département aide et finance les rebelles syriens. Ceux que même Navi Pillay, locataire du 20, Quai Wilson ne peut faire autrement que de qualifier de criminels de guerre.

 

11/09/2012

Le DFAE aide et finance les rebelles, accusés de crimes de guerre

Lorsque ce département, par la bouche de son chef, déclare officiellement que l’ASL fait partie des représentants « légitimes » du peuple syrien, il se met alors d’office en position de caution pour les actes de celle-ci. Lorsque le même DFAE finance le CNS, soi-disant bras « politique » des terroristes de l’ASL, il devient de fait un soutien direct des crimes de ces derniers, voire même un complice. Même Navi Pillay, Haut Commissaire pour les droits de l'Homme et adversaire notable de la Syrie, n'a pû s'empêcher de déclarer aujourd'hui que les rebelles syriens se sont rendus coupables de crimes de guerre, voire de crimes contre l'humanité.

http://www.rts.ch/info/suisse/4166740-la-suisse-a-finance...

Et là aussi, d'une manière on ne peut plus claire :

http://www.rts.ch/la-1ere : le DFAE apporte son soutient à l'opposition syrienne

Nous apprenons aujourd’hui, lundi 10 septembre 2012, que les protégés de notre gouvernement, opposition légitime selon lui, viennent d’exécuter froidement une vingtaine de soldats de l’armée régulière qu’ils avaient fait prisonniers auparavant. Ces soldats étaient ligotés et les yeux bandés.

Je vous laisse d’abord avec les comptes rendus de médias « hostiles » au régime syrien.

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/syri...

Et voici « l’événement », filmé fièrement par les protégés de notre DFAE.

http://www.youtube.com/watch?v=YgO48q174mQ#

La même opposition « légitime », selon le chef du DFAE, vient de faire sauter une camionnette bourrée d’explosifs dans une rue à Alep. Plus d’une trentaine de morts civils et des dizaines de blessés.

Ainsi, M. Burkhalter considère-il qu’il est « légitime » de faire exploser des voitures piégées et d’exécuter sommairement des prisonniers ayant les mains liées.

J’ai, à l’occasion d’une petite recherche, découvert que la complicité de crime de guerre existe. Voici comment elle se définit :

"Situation de celui qui, par aide ou assistance, facilite la préparation ou la consommation d’une infraction, sans en réaliser lui-même les éléments constitutifs, ou encore provoque à une infraction ou donne des instructions pour la commettre".

Je me rappelle aussi avoir entendu le chef du DFAE déclarer, à deux reprises au moins, qu’il faut absolument que les crimes commis en Syrie « ne restent pas impunis ».

Que Dieu vous entende, Monsieur le Conseiller Fédéral. J’aimerais beaucoup voir à quoi vous ressemblerez dans le box des accusés. Je verrais bien notre gouvernement, croulant depuis un moment sous les plaintes pour raisons diverses et variées, être l'objet d'une plainte pour complicité de crimes de guerre.

Certains juristes pourront certainement se pencher sur le sujet.

 

08:03 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : dfae, dider burkhalter, syrie, gowrié, suisse, asl, cns, média, terrorisme, navi pillay

10/09/2012

Syrie : crise humanitaire, DFAE, HCR et CICR

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Ce qui caractérise le plus la guerre en Syrie, c’est la singularité permanente et systématique avec laquelle les événements qui s’y déroulent sont traités. Les passions, le terme n’est pas exagéré, qu’elle déchaîne, tous les jours, dans toutes les rédactions et les chancelleries du monde « libre ».

Je parlais de singularité car aucun doute n’est plus permis. C’est bien d’un plan, je n’aime pas le terme « complot », mûrement réfléchi dont il s’agit. Le coup des manifestations « pacifiques » n’ayant pas marché (car, ne l’oublions pas, on se demande où ont disparus les manifestants pacifiques alors qu’on nous parle de zones « libérées » sous le contrôle des insurgés), on a sorti, comme par miracle, presque du jour au lendemain, des dizaines de milliers d’hommes armés, ayant décidé de libérer le pays de son tyran. Quelque 14 mois et des dizaines de milliards qataro-saoudiens après, la belle « révolution populaire » s’est transformée en cauchemar islamiste avec son lot d’exécutions sommaires, d’égorgements individuels et collectifs, d’otages pris puis libérés contre paiement de rançon, etc.

Tout cela n’ayant pas marché, on s’est rabattu sur le sort atroce des « réfugiés » syriens, en Turquie, au Liban et en Jordanie. 15 milles « malheureux », puis 40'000, puis, 150'000 et , maintenant, 224'000, précisément. Je ne vais m’étendre ni sur la réalité des chiffres ni, surtout, sur la nature et l’identité réelles de ces « réfugiés » car nous savons que ces camps, surtout ceux en Turquie et au Liban, ne sont rien d’autres que des bases arrières et de repli pour les terroristes de l’ASL et certains sont des « stations » de tri et de passage pour les jihadistes de tous poils. Non, je me contenterais de contempler la manière dont nos politiciens et, surtout, nos journalistes, en parlent. A les entendre, le « drame » des réfugiés syriens n’a pas d’égal dans l’histoire moderne, voire dans l’histoire tout court.

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J’ai essayé, à propos d’histoire récente, de trouver ce qu’on a dit à propos des réfugiés irakiens, résultat de la libération du pays par les Américains, et dois avouer que je n’ai pas trouvé grand-chose. Et pour cause.

La plupart des études sur le sujet s’accordent pour articuler le chiffre de 4'000'000 de réfugiés irakiens, dont la moitié ont trouvé refuge…en Syrie. Plus de deux millions de réfugiés « accueillis » par la Syrie. Où étaient-ils passés ?

Et bien…nulle part. Ils étaient « chez eux ». Plus de  deux millions, un dixième de la population syrienne en quelques mois, ont trouvé refuge dans le pays même. A Alep, Damas et ailleurs. Pas une seule tente ne fut dressée, pas un seul camp de réfugiés mis en place. Les Syriens ont accueilli les Irakiens « chez eux ». Ce fut pareil lorsque plus de 300'000 Libanais ont trouvé refuge en Syrie en 2006 lors de l’agression israélienne contre leur pays.

Les Syriens ne se sont jamais plaints. Ils n’ont jamais demandé rien à personne non plus.

Ni le DFAE, ni le HCR ou le CICR ne se sont déplacés pour inspecter le sort "tragique" de ces deux millions de réfugiés...Irakiens.

Mais cela, le DFAE et la RTS n’aiment pas trop en parler. Les camps, très voyants, de réfugiés, sont nettement plus « vendeurs ».

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, gowrié, dfae, terrorisme, islam, asl, suisse, réfugiés, irak

03/09/2012

Bravo...Olivier Kohler

Que dire d'autre.

Cela fait plus d'une année que je me bats, avec quelques autres, envers et contre tout, contre la désinformation médiatique effarante, les manipulations d’informations, la fabrication d’images et le militantisme aveugle des journalistes.

Ainsi, plus de 16 mois pour que le professionnalisme et l’honnêteté intellectuelle de l’un d’entre eux puisse enfin sortir la vérité au grand jour. Olivier Kohler n’y va pas par quatre chemins. Il nous parle ouvertement de chancelleries occidentales ayant essayé « d’occulter la réalité ». Chancelleries occidentales, dont la nôtre, aux ordres du Conseiller Fédéral Didier Burkhalter, qui nous ont menti, déformé la réalité, biaisé l’information et promu l’idée d’une révolution pacifique. Nous avons toujours soutenu que cette révolution n’avait de pacifique même pas le nom. Nous avons fait parvenir des centaines de documents, matériel vidéo graphique, aveux et témoignages à nos médias et à nos autorités politiques. Comme réponse, le DFAE n’a rien trouvé de mieux que d’offrir des centaines de milliers de francs aux jihadistes. Le même DFAE qui vient d’en offrir plusieurs autres milliers aux représentants d’une des mouvances les plus radicales de ce courant jihadistes ici en Suisse. Olivier Kohler nous montre la carte des pays "fournisseurs" de terroristes à destination de la Syrie : Libye, Egypte,Tunisie,France et Grande-bretagne. Curieux, les mêmes qui nous parlent d'un régime sanginaire tuant des civiles innocents. Il nous montre la famille, tunisienne, de l'un d'entre eux, parti mourir là-bas, en Syrie et déclarant se réjouir de l'éventualité de voir ses frères suivre son chemin.

C'est donc cela la révolution pacifique en Syrie.

Nous soutenons le terrorisme et le Jihad. Nous sommes devenus des terroristes et des jihadistes.

Lorsque l’on sait, au surplus, que tout cela est fait en parfaite connaissance de cause…

Voici, pour celles et ceux qui ne l’auraient pas vu, le sujet de M. Olivier Kohler. Journaliste, pour une fois, honnête.

http://www.rts.ch/video/info/journal-19h30/#/video/info/j...

 

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Nos finances vont vers ces gens-là. Et M. Burkhalter le sait très bien.

 

08:04 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : gowrié, jihad, terrorisme, suisse, olivier kohler, dider burkhalter, islam

30/08/2012

Britannique, médecin et...terroriste

Pour la troisième fois depuis août 2011, date à laquelle j’ai commencé à écrire sur cette plateforme, je dois rendre humblement hommage aux « vrais » professionnels de l’information que sont les journalistes britanniques. Professionnalisme et indépendance, alors même qu’ils sont soumis aux mêmes impératifs politico-financiers imposés par leurs employeurs. Certains de chez nous seraient bien inspirés d’en prendre exemple. Mais cela est une autre histoire.

John Cantlie est un journaliste, photographe et vidéographe anglais qui a toujours travaillé dans un environnement « hostile ». Comprenez qu’il a écumé tous les endroits chauds de notre planète : Libye, Afghanistan, Irak, Tchétchénie, etc. De retour de Syrie, où il a été retenu « captif » par une bande armée dont l’un des chefs était un ses « compatriotes », médecin dans un centre hospitalier appartenant à l’Etat et parti faire le "jihad en Syrie", il nous livre le récit de son séjour parmi les « combattants de la liberté ». L’accumulation de ces témoignages, images terrifiantes et autres massacres commis par les « rebelles » fait froid dans le dos. Voici, encore une fois, ceux que notre DFAE et son chef financent et soutiennent.

Voici l’article du Daily Mail.

http://www.dailymail.co.uk/news/article-2193771/John-Cant...

Et sa traduction.

« Le médecin né en Grande Bretagne était un des chefs d’une bande de militants lourdement armés qui a retenu en captivité deux photographes dans un camp d’une Syrie en proie à la guerre.

Le médecin a dit au captif John Cantlie qu’il avait obtenu un congé de son poste dans un grand hôpital londonien pour aller faire la «guerre sainte.»

L’extrémiste – qui a une femme et un enfant en Grande Bretagne – à l’intention de reprendre un emploi au NHS à son retour de Syrie ».

 

par Rebecca Evans, The Daily Mail (UK) 26 août 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Les services de renseignements tentaient hier de pister un médecin du NHS qui appartenant à une cellule terroriste qui a kidnappé et tiré sur un photographe Britannique en Syrie.

Le médecin à l’AK-47 fait partie d’une bande d’extrémistes qui a retenu en otages John Cantlie,  un photographe de guerre chevronné, et un de ses collègues de la presse occidentale pendant une semaine.

Ce fanatique islamique a la barbe fournie a indiqué à ses prisonniers qu’il avait pris un congé sabbatique de son emploi au NHS pour faire la ‘guerre sainte’ en Syrie.

Il leur a dit aussi qu’il prévoyait de retourner à son poste de haut niveau dans un service hospitalier de Londres Sud.

Hier soir, le General Medical Council a annoncé qu’il allait enquêter sur le récit de M. Cantlie.

Un porte parole a déclaré : «’Protéger les patients est notre priorité. Nous examinons de très près ces allégations.’

M. Cantlie, 41 ans, avait été capturé le mois dernier avec son collègue Hollandais Jeroen Oerlemans alors qu’ils couvraient la guerre civile entre l’armée du président Assad et les combattants rebelles.

Pendant une tentative d’évasion ratée, M. Cantlie avait reçu une balle dans le bras mais avait été ensuite soigné par le docteur qui utilisait un kit médical frappé d’un écusson du NHS bien en évidence.

Quand ils lui ont demandé son nom, il a dit aux captifs : ‘Appelez-moi simplement docteur – je suis le seul ici.’

Le médecin, qui a dit avoir 28 ans et avoir une femme et un enfant en Grande Bretagne faisait partie des chefs du groupe qui envisageait de décapiter des ‘espions’ et avait été furieux quand l’exécution de deux Syriens considérés comme des espions avait été interrompue.

Cette information intervient à peine quelques jours après que les services de renseignements aient prévenu que des dizaines de Britanniques, dont beaucoup seraient d’origine pakistanaise, se rendaient en Syrie pour participer au djihad, ou guerre sainte. On s’inquiète de les voir revenir en Grande Bretagne radicalisés, posant ainsi un problème de sécurité.

Au sujet de son ravisseur, M. Cantlie a déclaré au Daily Mail : ‘Quand il m’a dit qu’il était un médecin du service de santé publique, j’ai pensé que c’était bizarre.

 ‘Voilà un homme qui a fait le serment de sauver les gens et de les aider, et ici, il se balade avec un Kalashnikov et prêche la charia. Je ne connais aucun docteur qui fait ça.

 Et glissant vers le macabre, le médecin qui parlait avec un accent du sud de Londres et dissimulait constamment son visage avec des lunettes de soleil et un foulard – a expliqué qu’il était content de son expérience en Syrie parce qu’à son retour en Grande Bretagne il souhaitait se spécialiser en traumatologie.

M. Cantlie a ajouté : «Il disait que soigner les djihadistes blessés au combat était un bon entraînement et qu’il avait un pack de soins avec de la gaze, des médicaments, des perfusions et du matériel médical.

«Quand il soignait ma blessure par balle dans le bras, on voyait bien qu’il savait ce qu’il faisait. Il était très bien formé.’

M. Cantlie et son collègue avait été capturés quand ils s’étaient rendus dans un camp qu’ils avaient précédemment visité, ignorant que des terroristes en avaient pris le contrôle entretemps.

Il a dit au sujet du médecin : ‘Comme nous étions tous deux de Londres, je lui ai demandé de l’aide mais il a refusé ne serait-ce que d’envoyer un texto à ma petite amie pour lui faire savoir que j’étais en vie. Il a dit qu’i serait décapité s’il le faisait.

 Il m’a dit, »Je ne peux pas rester ici [avec vous] trop longtemps parce que les autres gars disent que je suis trop sympa avec vous.»’

Le médecin, dont on pense qu’il est d’origine pakistanaise, faisait partie de la quinzaine de ressortissants Britanniques du camp terroriste, en territoire syrien tous près de la frontière, dont la plupart avaient des accents de Londres. Ils faisaient partie d’une cellule forte de 40 hommes appelée Al Absi qui veut convertir les Syriens à la charia.

Quand M. Cantlie avait essayé de s’échapper le deuxième jour d’une captivité qui en a duré sept, un de ceux qui avaient ouvert le feu était un Britannique, le blessant au coude tandis que son ami Hollandais était touché à la jambe.

Il a déclaré : «le médecin était le gars qui nous a soigné par la suite.»

 ‘Il a stabilisé Jeroen avec des perfusions de solution saline qui portaient des logos du NHS, il lui a donné des antibiotiques et a suturé sa blessure. Son assistant, un autre Londonien, a bandé mes blessures. Ce type avait tiré sur moi quant j’avais essayé de fuir.

 ‘Il m’avait aussi donné un coup sur la tête avec la crosse de son fusil après que nous ayons été repris. Certains des Britanniques étaient vindicatifs. Ils nous voulaient morts.’

Il a dit qu’après ça, le docteur ‘est venu dans notre tente où nous étions menottés et les yeux bandés. Les militants m’avaient tapé dessus parce qu’ils prétendaient que j’étais l’instigateur de la tentative d’évasion.

 ‘Il avait dit, «Vous m’avez beaucoup déçu, John. Avant [l’évasion] vous alliez être échangés contre une rançon, mais maintenant je ne sais pas. Je vous avais dit d’être patient, que ça irait bien. Maintenant, ça va mal aller.»

‘Ce n’était pas très amusant d’attendre pour finir dans une vidéo d’exécution entre les mains d’extrémistes – dont l’un soignait des Londoniens comme moi il y a seulement quelques mois.’

Le lendemain, à l’horreur de M. Cantlie, il avait vu qu’on installait une table à tréteaux et il avait entendu le bruit de couteaux qu’on aiguise, mais il avait ensuite appris que ces préparatifs étaient pour les deux Syriens qui seront finalement épargnés après s’être repentis et avoir promis de suivre la charia.

Il a ajouté : ‘Le médecin était ennuyé. Il disait qu’ils auraient dû être décapités parce que c’étaient des espions Syriens.’

Tout au long de son calvaire, M. Cantlie avait été maintenu menotté dans une tente. En une occasion, il avait entendu le docteur téléphoner à sa famille.

‘Il disait, «Hello mes chéris, comment va le petit ? Place-le près du téléphone que je puisse l’entendre. »’ A un autre moment, il s’était même plaint devant ses otages de l’état du NHS.

‘Il nous disait que le NHS était bon quand on a un accident grave mais que c’était terrible d’être sur une liste d’attente pour une prothèse de la hanche,’ explique M. Cantlie.

 S’exprimant hier, M. Cantlie qui a subi des lésions nerveuses sur son bras gauche et dont la motricité des doigts es maintenant réduite, a déclaré qu’il était toujours impatient de retourner en Syrie pour informer sur la guerre malgré son expérience traumatisante.

Il a dit ; ‘Je suis pressé de retourner là-bas. La seule chose qui m’en empêche, ce sont mes appareils photos, je les ai perdus là-bas et il faut que j’en achète d’autres’.

Vous connaissez ce docteur? Appelez le bureau de l’information du Daily Mail au 02079386059

 

Comme d’habitude, il est toujours intéressant de varier ses sources. En voici deux autres : Channel 4 et la BBC.

http://www.channel4.com/news/fighting-rages-in-syrian-cit...

http://www.bbc.co.uk/news/world-middle-east-19135839

 

29/08/2012

Attentat contre un convoi « funèbre » à Damas. L’abjection à l’état pur

 

L’irakisation du de la Syrie, je ne dis pas conflit car on ne peut être en conflit lorsqu’on lutte contre des terroristes et des barbares, bat son plein. C’est ainsi qu’hier à Jaramana, proche banlieue de Damas, une voiture piégée a explosé au passage d’un convoi funéraire tuant entre 10 et 15 personnes, 12 étant le chiffre le plus communément admis.

 

Qu’est-ce que Jaramana ? Une banlieue relativement récente, qui a beaucoup grandi à la fin du siècle dernier et la première décennie de ce siècle. Une banlieue comme beaucoup d’autres dans cette partie du monde, sans âme particulière. De petits immeubles de 4 à 5 étages où vivent essentiellement des chrétiens, ceux qui n’ont pas les moyens de s’offrir un appartement à Damas, ainsi que des Druzes, mais aussi la panoplie habituelle de la population syrienne sans toutefois la concentration confessionnelle habituelle de ceux-ci. Durant l’occupation de l’Irak par les Américains, Jaramana a accueilli la majorité des réfugiés irakiens qui ont choisi le chemin de Damas, plus de 400'000, sans le moindre incident pendant plus de 5 ans. Jusqu’au début des récents événements encore, il y en restait une bonne centaine de milliers.

 

Rien de très exceptionnel en soi, en somme.

 

Pas pour les terroristes qui, luttant pour la liberté et la démocratie, contre un régime dictatorial, ont décidé de porter un coup « décisif » à un convoi funèbre. Une noblesse qui force l’admiration. C’est certainement cette noblesse qui pousse François Hollande à les qualifier d’opposition légitime et notre DFAE de les soutenir financièrement. En somme, nous finançons directement, ce n’est même plus un secret de polichinelles, des gens qui font exploser des voitures au passage de convois funèbres et qui jettent des postiers du haut d’un immeuble de plus de 10 mètres.

 

Quant à l’abjection, elle nous a été gracieusement offerte par France Info qui relatait l’événement en ces termes : «  Les violences continuent en Syrie. Les affrontements armés et les bombardement ne cessent pas. Par ailleurs, dans une banlieue proche de Damas, une voiture piégée a explosé au passage d’un convoi funèbre de partisans de Bashar el Assad… »

 

L’abjection à l’état pur.

Il est maintenant 13H10. Le dernier bilan de cet attenat fait état de 27 morts. On ne sait pas qui il faut remercier. 

 

17/08/2012

La Syrie n’est plus islamique, alors qu’elle n’est déjà plus arabe

Ainsi en ont décidé quelques bédouins, réunis à la Mecque pour l'occasion. Rappelons aussi que la Ligue des Bédouins avait déjà exclue la Syrie de ses rangs il y a de cela quelques semaines déjà.

A là bonheur. Les bonnes nouvelles, pour la Syrie, s'accumulent. A commencer par les succès, militaires, psychologiques et populaires indéniable de ces trois ou quatre derniers jours.

La toute dernière, une des plus belles, est la « libération », oui, libération, par la force, de l'équipe de la télévision Al Ikhbaria, enlevée par l'ASL vendredi dernier alors qu'elle effectuait un reportage dans le quartier d'Al Tal. Un commando de l'armée syrienne, la vraie, celle de l'Etat souverain qu'est la Syrie, a « arraché » les membres de l'équipe aux voyous de l'ASL tuant au passage plusieurs chefs notables de cette dernière : Maher Ismaïl al-Tahhan, Yasser Charif al-Ahmar et Mouafaq Ismaïl al-Taleb. Voici la journaliste Yara Saleh, libérée. Elle est belle, moderne, à l'image de la Syrie que les Syriens veulent et qu'ils obtiendront, au nez et à la barbe de Clinton, Fabius et Burkhalter. N'en déplaise aussi aux plumitifs de certains torchons dont je ne citerais même plus les noms et qui n'ont même pas levé un petit doit pour condamner l'enlèvement de « leurs confrères ». Comment le faire alors que certains d'entre eux sont directement payés par le Qatar ? Au-delà, cette libération "au corps" montre un fait extrêmement important, techniquement parlant. Le retour au premier plan des services de renseignements militaires et leur efficacité légendaire. Ils sont entrés au coeur du repère des rats. Pourquoi seulement maintenant ? Parce qu'il fallait effectivement tous ces mois pour dénicher les et nettoyer tous les rats "internes" à ces services. Découvrir aussi les méthodes et le matériel de communication des terroristes. Les succès récents, en partie "chirurgicaux" en sont la preuve.

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Des succès militaires aussi. Le nettoyage, mètre par mètre, de Damas et d'Alep, se poursuit. Cette nouvelle stratégie de l'armée syrienne vise surtout à s'assurer définitivement du non retour des terroristes dans les quartiers résidentiels, prenant la population de ces quartiers comme otage et causant des destructions terrifiantes. Des dizaines de « pickups » équipés de mitrailleuses lourdes furent détruits, avec leurs occupants. Les pertes en hommes des terroristes se comptent par centaines, en même temps, celles de l'armée sont minimes. L'ascendant psychologique de tout cela est indéniable.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

Dans cette vidéo, les images parlent d'elles-mêmes, on voit le résultat du nettoyage, par l'armée syrienne d'Al Tal et d'Ariha. Cela vous rappelle-t-il quelque chose ? Tous ces pickups, blindés ou pas, équipés de mitrailleuses lourdes. Oops, pardon, c'est pour transporter les manifestants pacifiques.

Succès populaire, enfin. Alep, deuxième plus grande ville du pays et centre économique très important, est, comme Damas par ailleurs, restée totalement à l'abri des troubles pendant plus d'une année et demie. Pourquoi ? Pour une raison très simple : les gens ne voulaient simplement pas de cette pseudo-révolution. C'est ce qui semble ne pas avoir plu à Clinton, Fabius et Burkhalter, qui, par le truchement des Wahhabites Qataro-Saoudiens, ont envoyé leurs troupes de terroristes « libérer » la ville, de qui ? On ne sait pas. Succès populaire aussi car des comités de résistance commencent à s'organiser dans certains quartier de la ville. C'est ainsi qu'avant-hier, une attaque terroriste contre le quartier d'Al Meskana (à l'est de la ville) fut repoussée par les habitants. Le chef des terroristes, un certain Abou Hamza, a été tué.

La meilleure manière de voir l'évolution de la situation dans ce pays est de suivre Al Jazeera, Al Arabiya, ainsi que quelques une de leurs succursales ici. On voit très bien que le cœur n'y est plus. Ils n'arrivent même plus à faire passer les mensonges habituels. Leur combat sera très bientôt terminé. Et eux avec.

 

16/08/2012

AFP ou l’abîme du journalisme. Et le terrorisme selon Europol

Deux sujets dans un même billet car ceux-ci parlent d'eux-mêmes. Je vais même vous dire que les deux documents m'ont été fournis par un lecteur. Je l'en remercie.

Commençons par cette grande institution, que d'aucuns affublent du qualificatif « prestigieuse », qu'est l'AFP. Que celle-ci, à l'instar de la plupart des autres médias de nos contrées, commette boulette sur boulette, mensonges et désinformations à la chaîne, n'est en soi pas le problème principal. Le hic est qu'elle est « fournisseur » des autres. C'est dire l'état de l'information quand elle arrive en bout de chaîne.

Revenons au sujet de ce billet. Il y a de cela quelque temps, Ahmedi Najad rendait visite à son homologue vénézuélien Hugo Chavez. Lors de son discours, le président du Venezuela a tancé les médias et « quelques laquais » qui, eux, non pas lui, disent que son pays allait attaquer les USA. L'AFP, grande agence d'information, n'a repris, sur un discours d'une trentaine de minutes, que la deuxième partie des propos de Chavez. Le lecteur, même averti, ne pouvait avoir le moindre doute : Chavez est belliqueux et le Venezuela cherche à attaquer Washington. Devant le tollé des internautes, AFP est revenue, partiellement, sur la nouvelle en ajoutant la phrase : « Chavez ironise sur l'attaque sur Washington » mais elle a laissé les mêmes propos sans dire un seul instant qu'il s'agit de reproches qu'il faisait aux médias.

Je vous laisse avec la vidéo, censurée à maintes reprises par DailyMotion et d'autres. Elle est entièrement traduite en Français.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

Pour ce qui est du second sujet. Je vous laisse tranquillement lire la définition, officielle, qu'Europol donne du terrorisme.

Dites-vous bien que ce sont ces gens-là que Clinton, Fabius, Cameron et Didier Burkhalter considèrent comme opposition « légitime ».

http://rhubarbe.net/blog/2011/01/11/le-terrorisme-selon-e...

Au registre de "l'abîme", je ne puis résister au plaisir de vous livrer un énième bijou journalistique de premier ordre. Comme je m'y attendais, je ne voulais commenter cela avant que nos habituels plumitifs se risquent à publier cela. Je me contente de l'édition du 19h30 du TJ de la RTS et de l'article de la TDG que voici :

http://www.tdg.ch/monde/Assad-ne-controle-que-30-de-la-Sy...

Au fait, puisque l'armée syrienne, la TDG parle d'Assad, ne contrôle plus que 30% du terrotoire, qui contrôle les 70% restants ? Ah..ha ! Allez, je vous aide : serait-e les...rebelles (ceux qu'on a vu jeter de pauvres postiers du haut de l'immeuble où ceux-ci travaillaient) ? Si cela est le cas, où sont-ils exactement ? Mieux. Puisqu'ils contrôlent 70% du territoire, pourquoi ne pas y faire sortir les fameuses manifestations "pacifiques" monstres ? S'y soulever en un mouvement populaire général ? Mais il est vrai qu'ils ne sont pas payés pour réfléchir.

09/08/2012

Reuters et Jaulmes : c’est la peur panique

Dans le nouveau style tragi-romantique, mais plus sérieusement tragi-comique, du Figaro, le plumitif auteur de l'article affublait à trois ou quatre reprises les voyous et les terroristes islamistes à Alep de « combattants de la liberté ». Dès lors, je vais, moi aussi, l'espace d'un billet, les appeler ainsi, histoire de mettre un peu de baume aux cœurs des « combattants de la désinformation » du genre Vannay (RTS), Mabillard (Le Temps), Jaulmes (Le Figaro), de même  que d'autres plumitifs dont la totalité de ce billet ne suffirait pas à contenir les noms.

C'est ainsi que Reuters rapportait hier qu'un mouvement de panique s'est emparé des « combattants pour la liberté » à Salahuddine, quartier emblématique d'Alep d'où devait partir la « reconquête » totale de la Syrie par ces derniers (composés pour l'essentiel de voyous, civils armés, combattants étrangers et quelques déserteurs). Reuters nous parlait de « combattants » fuyant aux cris de « l'armée entre, l'armée entre ».

Moi qui croyais qu'Alep était aux mains des « combattants de la liberté », que le chemin vers la Turquie est libéré et que la fameuse zone d'exclusion n'attendait plus que la venue de Clinton, Fabius, Erdogan et...BHL !

http://www.lefigaro.fr/international/2012/08/02/01003-201...

Lisez juste le nombre de fois où le terme "combattants de la liberté" revient dans l'article.

Bref, l'armée est entrée à Salahuddine, tué des dizaines de combattants et en a capturé des dizaines d'autres. Le plus extraordinaire dans l'affaire est que la nouvelle est rapportée par le correspondant...d'Al Jazeera qui se trouve sur place. Jaulmes, le plumitif et ex parachutiste du Figaro, ne devait pas être loin non plus. On se demande juste quant nos Jaulmes à nous vont nous gratifier de leurs perles habituelles. Ceci n'empêche pas, de temps à autre, certains de nous sortir une "petite" réalité qui, malheureusement, a dû échapper à notre ami Mabillard lors de son "immersion" de 17 jours parmi les combattants de la liberté. Voici donc une article du Nouvel Observateur parlant de ceux que Mabillard n'a pas pu rencontrer :

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120804.REU2861/a-a...

Comme vous pouvez le constater, de liberté et de démocratie, on n'a retenu que...la Charia. Mais bon, dans le dictionnaire utilisé par Mabillard et les autres plumitifs, Charia doit certainement avoir pour définition : "Constitution de la République Démocratique de l'Islam".

Comme je l'avais déjà annoncé lors de la bataille « finale » de Damas, ainsi que lors de l'annonce de « l'autre » bataille, toute aussi finale, d'Alep, voici les pleurs lamentables et la désolation quant au sort réservé aux terroristes succédant au triomphalisme abject et malsain aux nouvelles des succès fulgurants de l'ASL. Effectivement, je l'avais presque oublié : comment ne pas soutenir, tout terroristes qu'ils soient, des Jordaniens, Afghans, Égyptiens, Soudanais, Libyens, Turques, Qataris et Saoudiens, venus combattre pour la liberté et la démocratie en Syrie. C'est en tout cas Mabillard, Jaulmes, Vannay, Hammouche, Sieber et Vallélian, entre autres, qui nous le confirment.

Pauvres de vous. A Alep, ce sont les fous de Dieu, chez nous, c'est les imbéciles des écoles de journalisme.

Enfin, pour eux mais aussi pour tous les autres, voici les paroles que le nouveau ministre de la défense, Al Freij, Sunnite et natif de Hama, a prononcés au moment où il a reçu sa nouvelle charge :

  1. « Ne vous référez pas à nous pour tout. Agissez selon la situation que vous aurez à affronter…Tout immeuble où se cacherait un tireur n’a plus de raison de rester debout… Rasez-le. Toute personne que vous identifiez comme soutien des traîtres, matériellement, moralement ou logistiquement, frappez-la immédiatement. Si vous voyez mon père porter les armes contre l’Etat, tuez-le, car c’est un traître à son pays.
  2. Je ne veux entendre de vous que les nouvelles des victoires écrasantes… Je vous donne les pleins pouvoirs pour mener à bien cette mission… Agissez immédiatement. »
  3. « Je n'ai guère de cœur et je ne supporte rien... Je n'ai pas davantage de morale... Et je n'ai aucune patience... ».

Alep a voté avec les pieds, pour ce qui est des terroristes de l'ASL. Il n'y a guerre que Clinton, Fabius, Erdogan et nos plumitifs qui voient les choses autrement.

 

 

26/07/2012

Lavrov : USA & terroristes, même combat


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08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (34) | Tags : russie, syrie, gowrié, asl, usa, france, occident, islamisme, terrorisme

11/07/2012

Afghanistan, Nigeria, Mali...et les autres

On aurait pu ajouter Arabie Saoudite, Pakistan, Soudan, Somalie, Libye et même Tunisie, Egypte et...Turquie.

Les Talibans, dont voici un des innombrables exploits civilisateurs, les Talibans exécutent une femme soupçonnée d'adultère

ont commencé leur modernisation de la société afghane en faisant exploser à la dynamite deux des plus grands chefs-d'œuvre de l'humanité, les Boudhas de Bamiyan, vieux de plus de plus de 15 siècles. Voici la célébration de cet exploit historique.

http://www.youtube.com/watch?v=lwMSo60oIKY

Comme quoi, voir les pires voyous que l'humanité ait pu produire filmer leurs méfaits ne date pas d'hier. Leurs descendants directs s'activent en ce moment en Syrie.

Au Nigeria, massacrer les chrétiens, sans raison aucune, devient l'occupation première des terroristes islamistes. Hier, 20 d'entre eux, parmi lesquels se trouvaient deux députés, ont péri alors qu'ils participaient à un enterrement.

Au Mali, à Tombouctou, les cousins des Talibans viennent de s'en inspirer en détruisant eux aussi deux monuments classés patrimoine mondial en péril et se trouvant dans l'enceinte même de la grande Mosquée de la ville.

http://www.rtl.fr/actualites/international/article/mali-l...

En Egypte, dont l'entrée « historique » dans la démocratie, la liberté et la modernité a été bruyamment saluée par Obama, Clinton et leurs domestiques européens, des islamistes militent aussi. Ils veulent détruire, tenez-vous bien, les grandes pyramides et toutes les statues de l'antiquité égyptienne, symboles de « jahilia » (paganisme, idolâtrie. Mais la traduction directe du mot est infiniment plus significative. Les Arabes Musulmans appellent toute la période précédent l'Islam de « Jahilia » : ignorance, perdition. Je vous laisse méditer). Abdul Latif Mahmoud, Cheikh des Cheikhs sunnites au Bahrein et président de l'unité Nationale, a appelé le nouveau président islamiste de l'Egypte, Mouhammed Morsi, a accomplir ce que « Amr Ibn El As » n'a pu faire en son temps (Ce dernier est le chef militaire qui a envahi l'Egypte sous le deuxième Calife Omar El Khattab).

Mais qu'on se rassure. Tout cela n'est l'œuvre que d'une minorité.

http://independanceetverite.blog.tdg.ch/archive/2012/01/2...

 

09/07/2012

1204, la quatrième croisade reconquière les lieux saints.

J'aurais souhaité, après une semaine de vacances où je décidai et « presque » réussis à m'éloigner de toute forme de nouvelles, bonnes ou mauvaises, écrire sur mes sujets favoris : l'histoire, les sujets chauds et moins chauds de notre vie de tous les jours, la magnifique victoire de Roger Federer...

Les événements en Syrie ne m'en laissent toujours pas l'occasion.

Si la crise syrienne a démontré quelque chose, c'est que les Américains avaient pas mal de valets empressés. A y regarder de plus près, on découvre que ce sont les mêmes, seules les  positions changent.  Pour le poste de domestique en chef, c'est historiquement les Anglais mais il semble que les Français leur disputent la position depuis quelque temps.

Mais la crise a aussi révélé que le temps où les Américains dictaient leurs volontés est révolu. Russes et Chinois, entre autres, se montrent en effet définitivement prêts au combat, plus si nécessaire. Et s'est en partie pour cela, mais en partie seulement, que les Occidentaux ne veulent pas répéter l'aventure libyenne. C'est aussi pour cela que, furieux et hystériques d'avoir perdu le combat mais ne pouvant s'y résoudre qu'ils, les Occidentaux, ont décidé, à la manière du criminel le plus abject qui soit, de détruire le pays, sur la tête de ses habitants.

Criminels et minables.

L'expression "Amis de la Syrie" ne faisant plus rire personne, les conjurés d'Istanbul, à moins que ce ne soit de Doha, du Caire ou d'ailleurs, ont changé de label. Désormais, c'est le concile des Amis du « peuple » syrien qui se réunit à Paris. L'Amicale des terroristes-voyous en quelque sorte. Américains, Anglais, Français et, hélas, Suisses (spécialisés dans la fourniture de grenades aux terroristes), se réunissent pour définir les prochaines actions à entreprendre.

Regardons cela d'un peu plus près, un peu différemment de ce que nous avons l'habitude de lire dans les comptes rendus autant stupides que vides et inutiles de remplisseurs de colonnes de journaux, vous savez, ceux qui se font étiquetés « journalistes ». A supposer même qu'il ne s'agit que de la lutte qu'une partie, les rebelles, mène contre une autre, le régime, que peuvent espérer les « Amis du peuple syrien » ? que les rebelles prennent le pas ? Ils savent pertinemment que cela est impossible. Non, le but, unique et ultime, est la destruction du pays, avec le moins de frais, pour eux, possible.

Vous vous demandez bien sûr ce que le titre de ce billet vient faire ici. C'est simple. Les livres d'histoire, dont certains sont écrits par des spécialistes tout aussi compétents que mes amis les journalistes, nous apprennent que Constantinople est tombée aux mains des Ottomans en 1453, au printemps. Vraiment ?

En 1204, les Croisés, partis pour « re-libérer » les lieux saints et les Chrétiens d'Orient des mains des Sarrasins, s'arrêtèrent à Constantinople, Capitale, précisément, de la Chrétienté en Orient, pour se désaltérer. Ils l'ont trouvée tellement jolie, tellement riche et tellement envoûtante qu'ils décidèrent d'en profiter un peu. Ils ont pillé, violé, tué et ravagé. Constantinople ne s'en releva jamais. En 1453, Mehmed II le Conquérant, ému à la vue de l'état de délabrement de la ville qu'il vient de prendre, a décidé d'arrêter son pillage par ses soldats alors que la première journée n'était pas encore finie et alors qu'il leur en avait promis trois consécutives. Les Croisés n'avaient pas laissé grand-chose à piller.

Le Sarrasin fut moins cruel que les frères en Dieu.

Cela fait 913 ans, depuis la première Croisade en 1099, qu'on essaie de les libérer, les lieux saints et les chrétiens d'orient. Pour l'amour du ciel, ou de qui vous voulez, arrêtons de les libérer.

 

08:14 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : croisades, suisse, usa, france, syrie, gowrié, ottomans, mehmed ii, terrorisme, islam, turquie

11/06/2012

Médias professionnels et neutres ? Parfois même de connivence avec les terroristes

Evacuons vite la question du professionnalisme, qui ne mérite même pas qu'on s'y attarde. Vous avez certainement comme moi entendu parler du dernier projet du très grand « journal de référence » qu'est Le Monde. Celui-ci vient, à la suite de TF1 et de M6, de The Voice, Secret Story, Le Loft, etc. de lancer sa « journaliste académie », avec à la clef trois CDD au bout d'une année de "compétition". Comme si nous n'avions pas assez avec ceux qui sont déjà là. On ne sait en revanche pas quel sera le titre de...j'allais dire l'émission : Top Journalise, un journaliste presque parfait, Master Reporter...

On attend maintenant des actions similaires de la part de France 24, France Info, Libération et, plus près de chez nous, la RTS et, beaucoup plus conforme à leur culture, l'Hebdo, La Liberté et Le Courrier.395px-Gregorios-III-in-Cassano-Magnago-Italy.jpg

Pour ce qui est de la neutralité et de ce souci permanent et absolu de la recherche de la vérité, que la vérité et rien que la vérité, j'aimerais vous raconter l'histoire de Grégoire III Laham, Patriarche des Catholiques de rite Grecque. Celui-ci, se rendant en Allemagne pour une visite « pastorale », fut reçu par les représentants, ils s'appellent journalistes, d'une bonne vingtaine de médias. Vu la situation, les questions de ces derniers furent attendues. Le vieil homme leur a expliqué la situation, telle qu'il la vit lui-même, ainsi que des millions d'autres Syriens. En d'autres termes, autrement que ce que ces mêmes médias nous montrent ici. A votre avis, sur la bonne vingtaine de médias ayant rencontré le Patriarche, combien ont relayé ses propos ?

Aucun.

Je vais aussi vous raconter l'histoire d'un certain Pierre Piccinin. Chercheur, journaliste et politologue belge. Personne, je dis bien personne, n'avait entendu parler de cet homme jusqu'à il y a deux semaines en arrière. Pourtant, le Monsieur se rendit plusieurs fois en Syrie, couvrit et écrivit sur les événements en d'innombrables reprises. Il fut taxé de soutien au régime syrien car il contredisait souvent les récits des opposants. Pourquoi cet intérêt soudain ? Parce que, il y a de cela précisément deux semaines, Piccinin a décidé de retourner sa veste et d'accuser le régime syrien de tout ce qui se passe dans le pays. Il est du coup devenu un « client » convenable pour les médias, toujours neutres et professionnels.

Je finirai cet article par l'hiAlex Thompson.JPGstoire d'Alex Thompson, grand reporter et correspondant en chef britannique travaillant pour Channel IV (ayant échappé à l'Académie de Le Monde). Tout le monde sait ce que je pense des Anglo-Saxons. Malgré cela, il faut que leur reconnaisse humblement cette faculté admirable de sortir, envers et contre tout, de temps à autre, des exemples extraordinaires de liberté et d'indépendance intellectuelles. Comme d'habitude, je ne voulais pas vous livrer les récits véhiculés par des personnes, sites ou médias taxés de pro-régime, mais le récit original, de Channel IV et de The Guardian. Le journaliste y dit très clairement que les soi-disant rebelles ont essayé de le tuer, plus précisément de le faire tuer, pour mettre cela sur le dos du régime. Exactement comme cela fut le cas pour le journaliste français Gilles Jacquier et exactement, je le crains très fort, comme ce fut le cas pour les massacres de Houla et de Mazraat. Plus important, il accuse clairement certains de ses collègues de "connivence avec les rebelles".

Cliquer aussi sur ce lien pour avoir, non pas la traduction, mais la retranscription du récit. En cas de doute, vous pouvez demander à des personnes maitrisant bien l'anglais.

http://www.infosyrie.fr/re-information/un-grand-reporter-...

Savez-vous combien de médias, en dehors de son propre employeur et The Gurdian, ont relayé le récit d'Alex Thompson ?

Aucun.

Les lavettes.

 

08/06/2012

J'ai honte, Monsieur le Conseiller Fédéral : lettre ouverte à Didier Burkhalter

Mais permettez-moi tout d'abord de vous remercier. Pour avoir apporté la preuve formelle de notre (non) politique de suivisme et l'inconséquence de nos décisions.

Ainsi, selon l'excellent portail bluewin.ch (entre parenthèses et cela fait suite à mon billet d'hier, ce site jubilait lui aussi du « lâchage » d'Assad par la Russie. Ils ont dû recevoir la même douche froide hier de la part du Groupe de Shanghai) vous auriez insisté « sur la défense des droits de l'homme et la lutte contre l'impunité ». Vous auriez aussi témoigné du « souci de la Suisse de faire en sorte que les crimes commis en Syrie ne restent pas impunis ».

Quels crimes, quels criminels et quelle impunité, Monsieur le Conseiller Fédéral ? Essayons de penser les choses logiquement. Vous avez rappelé notre Ambassadeur à Damas très tôt après le début de la crise en Syrie et vous avez fermé l'Ambassade par la suite. Vous n'arrêtez pas de condamner vigoureusement les actions du gouvernement syrien mais vous n'avez pas dit un seul mot concernant les attentats commis par les terroristes, que vous appelez manifestants pacifiques, et alors que même les Américains et les Français les ont vigoureusement condamnés. Il paraît dès lors parfaitement claire que les crimes dont vous parlez et l'impunité contre laquelle vous voulez lutter sont, dans votre esprit, l'œuvre du régime syrien.

Non, Monsieur le Conseiller Fédéral. Vous ne vous souciez nullement ni des droits de l'homme, ni des atrocités commises contre vos semblables ni encore de la lutte contre l'impunité. Vous venez, encore une fois, d'en apporter la preuve formelle.

Notre pays a définitivement tourné le dos à ses traditions séculaires et à sa mission principale. Nous ne sommes plus neutres, Monsieur le Conseiller Fédéral. La neutralité, contrairement a ce qu'en pensent beaucoup, ne consiste pas à tourner le dos aux problèmes des autres. Elle peut être active et constructive, apaisante et humaniste. A la place, nous avons choisi de mettre de l'huile sur le feu.

Je vais vous dressez la liste des preuves :

  1. La « crise » yéménite a commencé pratiquement en même temps qu'en Syrie. Le Yémen compte environ 23 millions d'habitants, comme en Syrie. Plus de dix mille victimes sont tombés depuis au Yémen et entre 20 et 40 tombent encore chaque jour. Pourtant, je ne vous ai pas entendu prononcer un seul mot sur les atteintes aux droits de l'homme ni sur la lutte contre l'impunité. Vous n'avez pas rappelé nos diplomates ni fermé nos représentations là-bas. Il est vrai que dans ce cas, le plan de « nos » donneurs d'ordre, les Américains, a été suivi à la lettre. Tout s'explique.
  2. Pas plus loin qu'hier, « nos » donneurs d'ordre ont causé la mort de plus d'une vingtaine de civiles, pour la plupart des femmes et des enfants, sur la frontière afghano-pakistanaise. Cela leur arrive par ailleurs régulièrement, une à deux fois par mois en moyenne. Pourtant, pas un seul mot de votre part. Euh...peut-être que je me trompe. Ici, on lutte contre Al Qaeda et ce sont des dommages « collatéraux ».
  3. Depuis 1991 et plus particulièrement 2003, « nos » donneurs d'ordre ont causé, directement ou indirectement, la mort de plus d'un million et demi d'irakiens, dont 500'000 enfants. Quand demanderez-vous, Monsieur le Conseiller Fédéral, à ce que ces crimes ne restent pas « impunis », selon votre expression favorite ?
  4. Les atrocités innommables d'Abou Ghraib et d'ailleurs, ne sont, de l'aveu même de ce criminel de Rumsfeld, connues que pour à peine 20% d'entre elles. Cela vous donne une idée de l'immensité du crime. Quand allez-vous demander à ce que ces crimes ne restent pas impunis, Monsieur le Conseiller Fédéral ?
  5. Tout a été dit à propos de l'atrocité du régime des généraux de Rangoon, en Birmanie. Là, je n'ai même pas besoin de vous poser la question car vous venez d'y répondre : vous avez, pour dénoncer « leurs crimes » ouvert une ambassade, rien de moins que cela, à Myanmar.
  6. Du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009, 22 jours, 1330 Palestiniens furent tués par l'armée israélienne à Gaza. Parmi ceux-ci, plus de 900 civiles. Ceci nous donne la moyenne macabre de plus d'une soixantaine de victimes par jour. Là, je crois qu'il serait carrément imprudent de ma part de vous poser même la question. Je vais vous aider : c'est un peu trop tard pour ce cas ? Mais alors, Charles Taylor, Karadzic, Milosevic, Mladic, etc., !!!
  7. On fête, façon de parler, ces jours ci le 23 anniversaire de Tiananmen. Un petit appel, de votre part, à ce que ces crimes ne restent pas impunis. Qu'en pensez-vous ?
  8. Les crimes et atrocités commis par « nos amis » libyens post-Kadhafi, seront-ils aussi punis, selon vous ?
  9. Dick Marty, le raporteur spécial, a enquêté et établit des responsabilités claires dans l'affaire des avions, américains, qui utilisé notre sol pour le transport de prisonniers destinés à être "torturés". Son rapport a été étouffé. Nous étouffons les droits de l'homme.

http://www.swissinfo.ch/fre/actualite/Avions_de_la_CIA:_l...

http://assembly.coe.int/Documents/WorkingDocs/Doc07/fdoc1...

  1. Le même Dick Marty a présenté un rapport mettant directement le premier ministre kosovar dans un trafic d'organes de prisonniers serbbes. Son rapport a été également étouffé. Nous étouffons des révélations sur des crimes contre l'humanité. Euh...j'oubliai, le premier ministre du kosovo, n'est-ce pas le protégé de notre...ancienne ministre des affaires étrangères, Madame Calmy Rey ?

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/90e9bd58-095c-11e0-9fde-9...

La liste, Monsieur le Conseiller Fédéral, est longue, très longue. De grâce, qu'on ne me répond pas l'idiotie insupportable habituelle : ce n'est pas parce que certains crimes restent impunis qu'il faut fermer les yeux sur les autres. Oui, absolument. Le seul hic est que ce sont toujours, je dis bien toujours, les mêmes qui restent impunis. A cela je préfère la réponse, honnête, qu'un journaliste m'a faite un jour à propos du cas yéménite. Il m'avait répondu en disant : oui, mais le Yémen on s'en fout. Il se reconnaîtra.

Ma question, qui fera l'objet d'un prochain billet, est la suivante : est-ce, à tout hasard, une partie du prix qu'on a dû payer pour que Américains, Français, Italiens, Allemands et quelques autres nous laissent, provisoirement, en paix sur des dossiers tels que : bilatérales, fiscalité, secret bancaire, clause de sauvegarde, ainsi que quelques autres dossiers "chauds" ?

Alors oui, Monsieur le Conseiller Fédéral. J'ai honte. J'ai honte pour vous, pour moi, pour notre pays, pour nos valeurs et pour tout le reste.

J'ai honte, Monsieur le Conseiller Fédéral.

Quant allez-vous demander à ce que les crimes énumérés plus haut soient punis, Monsieur le Conseiller Fédéral ?

Quant allez-vous demander à ce que les crimes énumérés plus haut soient punis, Monsieur le Conseiller Fédéral ?

Quant allez-vous demander à ce que les crimes énumérés plus haut soient punis, Monsieur le Conseiller Fédéral ?

Quant allez-vous demander à ce que les crimes énumérés plus haut soient punis, Monsieur le Conseiller Fédéral ?