14/05/2012

DSK : une année après, on attend toujours l’homme de l’année 2012

Une année après les faits et alors que la France a un nouveau Président, M6 a choisi hier de nous gratifier d'une « zone interdite » qui est revenu sur l'affaire DSK depuis la naissance de celle-ci. Une enquête rondement menée et d'un professionnalisme « journalistique » absolu, comme d'habitude.

On y revoit les mêmes protagonistes, amis, partisans, courtisans, opportunistes, lavettes cathodiques et ... analystes de tout bord : politologues, sociologues, psychologues et même sexologues, raconter leurs âneries habituelles. Pour certains, ce fut l'exact contraire de ce qu'ils disaient une année en arrière.

Voici donc l'ami de toujours, le confident et le directeur de cabinet, Pierre Moscovici, scandalisé et fou de colère il y a de cela un an, quitter le premier la fête d'anniversaire de son autre ami, Julien Drey, car DSK y était invité.

Voici aussi tous les médias, notamment américains, désignant DSK comme le mal (mâle) absolu, retourner leur veste quelques jours après pour traiter Nafissatou Dialo de "Hooker" : pute.

Faut-il aussi parler de Jack Lang, pour qui il n'y a pas eu mort d'homme, de Pierre Elkabbach, d'Alain Duhamel, de Jean-François Kahn pour qui Strauss-Kahn n'a fait que "trousser une soubrette" et de tous les autres, grands spécialistes de tout ?

Inutile de parler des cas de tous les autres. Ce serait une copie conforme du cas Moscovici. Rappelons-nous juste que celui qui risquait de devenir le Président de la République Française avait des fréquentations du genre "DODO LA SAUMURE".

Cela n'empêche pas quelques « irréductibles » de persévérer. Parmi ceux-ci, on trouve un certain Patrick Bruel, joueur de poker et chanteur. Celui-ci vient de déclarer que, selon lui, DSK restait le meilleur candidat et le meilleur espoir « pour la France ». Il y a aussi le cas d'un blogueur, invité permanent de cet espace où il est très souvent promu, qui, mois après mois, continue de croire que l'année 2012 sera celle de DSK. Le  même blogueur nous raconte dans un billet récent qu'il conviendrait de suivre le chemin tracé par le Qatar et l'Arabie Saoudite.

La médiocrité étant de nos jours élevée en valeur suprême, nous sommes bien servis. Seule consolation, les « prévisions » de ces personnages (ils ne font que ça) s'étant révélées fausses dans leurs totalité, il faut juste espérer qu'ils continuent.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : dsk, france, hayoun, gowrié, médias, moscowici, nafissatou dialo, syrie, dodo la saumure

11/05/2012

Médias, politiciens et terroristes : même combat ?

Oui.

Hier matin, alors que je me trouvais dans le train qui m'emmenait à Aarau, un employé de France Info, encore elle, a annoncé : deux explosions, que la télévision d'Etat a présenté comme étant des attentats terroristes, on secoué Damas, il y aurait des dizaines de morts.

A l'instar de la totalité des succursales d'Al Jazeera ici qui insistent pour s'appeler médias et journalistes, les commerciaux de la terreur exécutent à la perfection la tâche qu'on leur a confiée. C'est la télévision d'Etat qui a parlé, c'est la télévision d'Etat qui a montré, c'est la

télévision d'Etat qui a ...3983350.jpg

C'est certainement aussi l'Etat qui est derrière ces attentats terroristes. C'est peut-être aussi pour cette raison que les autorités politiques des Etats communément appelé Occidentaux, y compris, hélas, le nôtre, n'en ont condamné aucun.

Effectivement, on ne condamne pas les tueries commises par ses amis.

Car, il ne vous aura pas échappé que, jusqu'à maintenant, la position officielle de nos autorités est : le régime syrien tire sur des « manifestants pacifiques ». N'est-ce pas pour protester contre cela que notre Ambassadeur a été rappelé de Damas et que notre Ambassade y fut fermée ? Pour protester contre la « terreur d'Etat » face à des

manifestants pacifiques ? Que vont maintenant faire nos vaillantes autorités pour « protester » contre ces attentats ? Puisqu'elles ne les ont même pas condamnés ?

Dès lors, le doute n'est plus permis. La seule logique qu'il convient de d'utiliser est la suivante : lorsqu'on ne condamne pas, c'est qu'on est pour. Nos autorités sont pour que des attentats terroristes soient commis et pour que des personnes innocentes en soient les victimes.

Elles sont derrières les terroristes, elles les soutiennent et ce sont nos médias qui en assurent la promotion. Des médias terroristes faisant la promotion du terrorisme et envoyant des barbouzes terroristes sous ordre de leurs chefs terroristes. Il semblerait bien par ailleurs que les informations selon lesquelles des terroristes Français, Anglais et Belges aient été capturés et certains tués. Des barbouzes et des terroristes parmi lesquels se trouvent même les forces des Nations Unies au Sud Liban, lesquelles ont laissé passer un navire chargé de plus de 180 tonnes d'armes destinées aux terroristes.

La Syrie, je le répète pour la troisième fois, a eu tort d'accepter le soi-disant plan Annan. Elle a eu tort d'accepter l'entrée d'un seul observateur sur son territoire. Des observateurs dont la majorité n'est que barbouzes à la solde des bédouins.

Ce que la Syrie devrait faire est d'ordonner à ces « observateurs » de

quitter son territoire sous 24 heures. Suite à quoi l'état d'urgence et un couvre feu strict devraient être institués. Ce qui permettrait de débusquer les terroristes et les chercher jusque dans les « chiottes » comme disait l'autre. Les terroristes, quels qu'ils soient et d'où qu'ils viennent, doivent disparaître, jusqu'au dernier. Ceux qui les soutiennent, quels qu'ils soient, doivent en subir aussi les conséquences, par tous les moyens. Ce ne serait que de la légitime défense.

Ceux à qui ceci ne plairait pas n'ont qu'à venir personnellement empêcher, par la force, le régime syrien de le faire.

Au moins, les choses seraient claires.

P. S. J'attends pour voir quand mon blog sera fermé, ou jeté dans la poubelle parce que j'ose m'attaquer à la "corporation". Effectivement, l'affichage et la promotion de la médiocrité est infiniment plus commode.

 

08/05/2012

Hollande Président : la désillusion, déjà

En regardant d'un peu plus près les chiffres relatifs à l'élection présidentielle d'avant-hier et les quelques sondages, déjà, qui l'ont suivie, on sent surgir une impression étrange : Hollande et, partant les socialistes, ont gagné...malgré eux.

Commençons par le premier sondage, IPSOS, dont la question était la suivante : croyez-vous que la situation de la France s'améliorera, se dégradera ou ne changera pas durant les cinq prochaines années, la réponse de la majorité des « Français » est sans équivoque : 46% d'entre eux croient que la situation se dégradera. Je rappelle qu'ils venaient juste d'élire le nouveau Président.

Ainsi, les socialistes ont une victoire dont ils ne savent quoi faire.

Mais le chiffre le plus important est celui du résultat lui-même de l'élection.  A peine plus de 2 points séparent les deux hommes alors qu'il y a à peine une dizaine de jours, on étaient encore à 54% - 46%, 8 points de différence, ce qui, en termes d'électeurs, représente presque 3 millions. Ce qui est très intéressant est que cette différence aurait été impossible à rattraper, par Sarkozy, ce quels que soient les reports de voix respectifs. Et c'est là que les choses deviennent intéressantes. En effet, avec à peine plus de 2 points, des reports de voix des électeurs du Modem et du Front national, sur Sarkozy, plus importants de ce qui a été prévu, respectivement 40 et 58% mais surtout, un report de plus de 75% des voix du Front de gauche sur Hollande, on découvre que la victoire de ce dernier ne fut possible que grâce à eux. Ceci n'était pas vraiment prévu, ni, je le crois, souhaité par les socialistes.

Que va exiger Mélenchon ? Il a en tout cas déjà annoncé, sur les divers plateaux de télévisions auxquels il a participé avant-hier, que le drapeau « rouge » flotte déjà très haut dans le ciel de la République. C'est de bon augure.

L'autre question à se poser est de savoir de quelle majorité disposera le nouveau président à la future Assemblée. Je ne parle pas uniquement du nombre, majoritaire, en lui-même, mais de la composition de cette majorité, ce qui dictera la manière dont le pays sera gouverné les cinq prochaines années, ce pour autant que cette Assemblée tienne, ce dont je doute déjà. Tout dépendra du degré de participation des électeurs de droite aux futures élections législatives. Habituellement, les électeurs du candidat perdant renoncent à aller voter massivement, ce qui augmente les chances de victoire, aux législatives, du président élu. Mais avec les résultats des élections présidentielles, tout ceci semble bien plus compliqué que d'habitude. Surtout, des alliances, avouées ou non, entre UMPéistes et Frontistes pourraient complètement changer la donne.

Tout cela me fait penser que si grande surprise il devrait y avoir, ce serait que les Français ne donnent pas la majorité espérée au nouveau Président. En tout cas pas celle qui lui permettrait de gouverner « confortablement ».

Que vont faire les Socialistes ? Ce qu'ils savent faire de mieux : démanteler, encore plus, le pays et l'Etat en voulant, précisément, renforcer ce dernier. Car, pour les Soicalistes, renforcer l'Etat consiste à gonfler ses services et à en faire exploser les coûts. Pour le reste, tout sauf un Etat fort : vote des étrangers, ouverture des frontières, molesse judiciaire et sociale.

J'ai, pour des raisons évidentes, beaucoup écrit sur la Syrie et la manière dont la France mais aussi, hélas, la Suisse traitent cette crise. J'ai, dans mon billet d'hier, exprimé ma satisfaction personnelle de ne point voir la tête, ni plus entendre la voix, de ce sinistre personnage qu'est Juppé. Cela étant dit, il paraît que Madame Aubry, fille d'un certain Delors mais surtout épouse d'un certain Jean-Louis Brochen et artisane de l'instauration des horaires différenciés dans les piscines de la ville dont elle est le Maire depuis un certain nombre d'années, est pressentie pour le poste de premier ministre. Auquel cas je souhaite bien de bonheur aux Syriens.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, gowrié, juppé, aubry, hollande, sarkozy, syrie, brochen, islamisme

03/05/2012

Sarkozy-Hollande : les jeux sont faits

Personne ne s'attendait à ce que l'on apprenne quoi que ce soit de nouveau du débat d'hier soir entre les deux candidats à la présidence de la République Française. Ce fut effectivement le cas, les positions étant claires et bien tranchées depuis bien de semaines déjà. Personne ne s'attend par ailleurs non plus à ce que ce débat change quoi que ce soit quant au résultat des élections de dimanche.

Ce fut donc un débat pour rien, un non sujet. Sauf sur un point : la médiocrité. Bataille de chiffres invérifiables, propositions à profusion, sujets hachés...Qu'avons-nous appris ?

Pour le reste, l'actuel Président fut limite pitoyable, alors que le probable futur Président semblait mieux disposé et bien plus sûr de lui.

Pas de phrases chocs non plus. Je crois que les deux avaient trop peur que cela ne se retourne contre l'auteur.

C'est surtout l'attitude de l'actuel Président qui mérite qu'on s'y attarde un peu. Notamment lorsqu'il s'est agit d'évoquer le sujet de l'immigration, mais aussi à la fin lorsqu'il se mit à « mendier » pitoyablement les voix des électeurs de Marine Le Pen et François Bayrou.

Pour ce qui est du « danger » de l'immigration, Sarkozy a surtout évoqué et insisté sur le danger de l'Islam. Il a prononcé cette phrase ahurissante : « j'aimerais que les pays musulmans respectent les Chrétiens du Moyen Orient comme la France respecte les Musulmans sur son territoire ».

Ainsi, Sarkozy se fait des soucis pour les Chrétiens d'Orient, lesquels subissent les pires exactions de la part de ceux-là qu'il a lui-même installés, entrainés, financés et soutenus : les fondamentalistes islamistes. Il se fait, le pitoyable, du souci pour les Chrétiens alors qu'il fait tout ce qu'il peut pour installer les terroristes islamistes dans le seul pays où des Chrétiens peuvent encore jouir d'un minimum de liberté et où ils vivent « normalement » : la Syrie. Décidément, lui et les éditorialistes du Monde, du Figaro et de Libération doivent fréquenter les mêmes bistrots.

Il n'a pas oublié non plus de se montrer très préoccupé par la situation au Mali et de souligner la montée du terrorisme islamiste dans la région. Il a juste, de nouveau, oublié qu'il a lui-même enfanté les terroristes dont il parle. Il les a enfantés, armés, financés et lâchés dans la nature.

Pitoyable et lamentable.

Est-ce que sera mieux avec l'autre ? Je ne le crois pas. Un guignol en remplacera un autre

 

02/05/2012

Nos médias : morceaux choisis d’un professionnalisme poussé à son paroxysme

Nos valeureux professionnels du journalisme, pauvre de lui, ajoutent chaque jour une nouvelle corde à leurs arcs. A l'ignorance, mensonge, fabrication de nouvelles inexistantes, s'ajoutent depuis un moment la bêtise et la stupidité. A croire que l'hystérie généralisée dans cette partie du monde au sujet de la Syrie les a rendus encore plus hagards (ce n'est pas le mot que je voulais employer mais il faut que j'observe un minimum de politesse) que d'habitude.

Il n'est désormais nul besoin de faire des recherches poussées pour dénicher les inexactitudes, mensonges, bêtises et autres fabulations, ils ne prennent même plus la peine d'un minimum de vraisemblance : les lecteurs étant des idiots, nul besoin d'avoir une quelconque scrupule. Et je ne parle pas des torchons du coin, non. Il s'agit ici carrément de ce qu'ils appellent : médias de référence.

Savez-vous qui est le fournisseur unique de la totalité de ces « médias de référence » ? C'est l'OSDH, vous savez, l'officine basée à Londres, financée par on ne sait qui et fonctionnant on ne sait comment. Peut-être faut-il poser la question à ses clients, nos journaux de référence. C'est ce même OSDH qui fournit, minute par minute et à l'unité près, on ne sait toujours pas comment ils font, les victimes de la « répression sanglante » du régime syrien. ¨

Récapitulons : l'OSDH fournit les chiffres, que les médias (attention, de référence) reprennent tels quels pour les filer ensuite à nos dirigeants et politiciens qui, à leur tour, les reproduisent tels quels (j'en ai les preuves formelles. Elles seront publiées en temps voulu, prochainement).

Prenons le cas d'un « très grand » journal de référence : Le Monde : je tape lemonde.fr, clique sur l'onglet « international » et là, un onglet spécifique « Syrie » apparaît, c'est dire l'importance du sujet pour ce « très grand » journal. Je clique et tombe sur des « merveilles » journalistiques. Nous n'avons qu'à dérouler la liste. Un titre attire mon attention : « Les Occidentaux dans le piège de Damas ». Je vous livre l'article tel quel Le Monde : les Occidentaux dans le piège de Damas

et me permets juste de souligner ce dont je parlais un peu plus haut : ce ne sont plus des journaleux remplissant des colonnes de torchons, c'est bien au-delà. Ce très grand journal nous apprend que, depuis la proclamation du cessez-le-feu et donc l'arrivée des observateurs, 230 civils ont été tués. C'est très précis : des civils. A peine quelques lignes plus loin, le journaleux du « très grand journal de référence » nous parle de 70 soldats tués depuis la même date.

Hmmmmm. Peut-on en conclure que ces 70 soldats ont été tués par les 230 civils. Mais alors, qui a tué l'autre ? Et puis, des civils « armés » ! On est un peu perdu, non ? A moins que ce ne soient les 230 civils qui aient commencé par tuer les soldats, mais alors, ils étaient tués par qui ensuite ? Le contraire serait aussi possible, les soldats ont commencé par tuer les civils (civil = non armé). Cela ne joue pas non plus. Allez, on va mettre tout cela sur le dos de l'OSDH et...la stupidité de lecteur.

Allez, on choisit, au hasard, un autre journal « référence » : Libération. Attentats meurtriers en Syrie

Parlant des attentats terroristes d'Idlib, le journaleux n'a pas manqué de souligner à plusieurs reprises que les images sont présentées par la « télévision d'Etat » syrienne, histoire de jeter le discrédit sur la nouvelle, quelle abjection. Il n'a pas oublié non plus de citer sa source unique d'information, le très sérieux OSDH, toujours basé à Londres, toujours sans visage et toujours financé par on ne sait qui, ou plutôt si : les bédouins. A son tour, le journaleux nous avance le chiffre de 70 tués, dont, lisez bien, 47 civils, tués par les forces gouvernementales. Qui est tué par les forces gouvernementales : les 47 civils, la totalité des 70 ?

Récapitulons : 70 tués, dont 47 civils. Petite soustraction, cela donne 23...NON CIVILS. Seraient-ce des...militaires, à tout hasard ? Tués, à leur tour par des...civils (civil = personne non armée) ?

Je ne continue pas car : dis-moi ce que, ou qui, tru lis et je te dirais qui tu es. Mon Dieu, quelle horreur.

Un journaliste, qui se reconnaîtra, m'avait écrit un jour : "on ne peut pas jeter le discrédit sur toute une profession à cause des fautes de quelques uns. Ce n'est pas en cassant le thermomètre qu'on guérira le malade". Pour un malade, c'en est effectivement un.

 

01/05/2012

L’ONU et ses observateurs : virez-les

S'il est vrai que les Russes se sont très bien rattrapés en déclarant que c'est l'opposition syrienne, composée essentiellement de groupes terroristes, et ses soutiens, Juppé, Clinton, Hamad, Erdogan et Cie, qui sapent le plan de Kofi Annan, il n'en demeure pas moins qu'ils se sont fait partiellement avoir, pour la deuxième fois depuis l'épisode libyen.

Alors qu'ils sont parfaitement au courant des moindres détails sur le terrain, qu'ils sont conscients des raisons réelles de cette mascarade dangereuse qu'est la mission de l'ancien Secrétaire Général de cette institution aussi inutile que néfaste : fournir un quelconque prétexte, que les Occidentaux recherchent depuis des mois, à une intervention étrangère sous une forme ou une autre, ils ont malgré cela tombés dans le piège que ces derniers leur ont tendu. Ils ont, avec les Chinois, voté la résolution permettant l'envoi d'observateurs dont la mission est de vérifier le respect du cessez-le-feu. Seuls les Syriens ont eu la lucidité et la fermeté nécessaires pour refuser tout observateur national d'un pays « hostile ». D'observateurs, soi disant neutres, tout le monde sait que ces gens n'en ont que le nom, et encore. Tout comme les journalistes « clandestins », pour la plupart des militants pro terroristes, voire des barbouzes, ces observateurs ne sont là que pour glaner le maximum d'informations et fournir un quelconque prétexte justifiant une intervention étrangère.

Stratégiquement, je crois que la « faute » des Russes est impardonnable. Alors que la soi-disant ASL, groupement hétéroclite de déserteurs et de terroristes islamistes, était Euronews armes à destination des rebelles.JPGaux abois, que l'armée nationale syrienne était sur le point de les écraser, cette résolution est venue saper tous ces efforts et sacrifices et donner un ballon d'oxygène inespéré aux terroristes. Comme par hasard et coup sur coup, on apprenait samedi dernier que les autorités libanaises ont arrêté un bateau, en provenance de la Libye, chargé d'armes et de munitions destinées aux terroristes et que les forces armées syriennes ont intercepté plusieurs bâtiments chargés d'hommes et d'armes, en provenance de la Turquie cette fois-ci, qui se dirigeaient vers la côte syrienne.

On voit dès lors clairement le but réel de cette résolution et des « observateurs » : fournir aux terroristes le temps et le répit nécessaire pour se refaire une santé, s'armer (comme l'avaient bien promis les Français et les islamistes des monarchies pétrolières).

La Russie vient donc de déclarer qu'elle et la Chine sont « d'accord à 100% » sur la Syrie et qu'il est désormais "nécessaire que les autorités syriennes puissent repousser avec fermeté les terroristes qui opèrent dans le pays". Les Russes ont ajouté que les acteurs à l'intérieur comme à l'extérieur (du pays) doivent les empêcher de recevoir le soutien qu'ils réclament. Lavrov a dit cela sans utiliser le moindre subterfuge de langage diplomatique. Juppé a dû apprécier. Romandie.com : la Syrie doit repousser avec fermeté les terroristes.

Tout cela est bien. Ce qui serait encore mieux est que les Syriens commencent par virer les barbouzes de l'ONU, de fermer la porte à toute tentative, quelle qu'elle soit, d'ingérence dans les affaires « internes » du pays.

Juppé et les autres n'ont qu'à continuer à pester dans leur coin

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : onu, france, juppé, lavrov, russie, chine, syrie, gowrié, terroristes, observateurs

26/04/2012

Pauvre Juppé : d’abord sinistre, il est devenu fou

Alors qu'il commence à faire ses cartons dans la perspective de sa mort politique, il se lance dans une escalade de plus en plus hystérique vis-à-vis de la Syrie. Sa dernière trouvaille : aller, pour la énième fois, au Conseil de la Sécurité de l'ONU, pour y arracher une résolution à l'encontre de la Syrie sous l'article 7. Celui qui autoriserait à recourir à la force si le pays en question ne respectait pas ceci ou cela et blablablablabla.

Je lui souhaite, très sincèrement, bonne chance.

Au fait, il le ferait au nom de qui ? En sa qualité de quoi ?

Pour ne rien vous cacher, j'allais, dans cet article, parler du CNS (pour ceux qui l'ignorent encore, il s'agit du Conseil National Syrien) qui a soudainement disparu de la circulation (peut-être sur ordre des patrons de Juppé, les Américains) et dont personne n'entend plus parler. On n'entend notamment plus son Président, un certain Bourhan Ghalioun, marionnette à peine marrante à qui personne ne donne plus la parole. La dernière fois que ce CNS s'est réuni, Al Jazeera, grand groupe de médias professionnels, disposant de nombreux succursales ici, a arrêté la transmission des débats au moment même où la marionnette allait prendre la parole. Seul Juppé, sur le départ, se rend encore tous les deux jours au club CNS pour nous sortir des déclarations dont il a seul le secret.

Ainsi, à peine la crise syrienne commencée, Juppé s'est précipité pour déclarer que Assad a perdu toute légitimité et qu'il doit « partir ». Une année après...eh, au fait qui doit partir ? Oui, je sais, certains me diront que l'excité partira "démocratiquement".

Depuis, le chauve nous déclare toutes les deux semaines en moyenne le départ imminent, que dis-je, obligé, du Président Syrien. Je vous fais aussi grâce de dizaines et dizaines d'autres déclarations, voire ordres, exigeant de la Syrie de faire ceci ou d'exécuter cela. Je vous fais grâce aussi des nombreuses "dernières chances" gracieusement offertes par la « communauté internationale » (que ce terme est drôle) au régime syrien. Voilà que Juppé "ordonne" maintenant le déploiement "très rapide", deux semaines, pas plus, de la totalité des observateurs onusiens en Syrie. En réponse, le Secrétaire Général Adjoint de l'ONU, Hervé Ladessus, vient de déclarer que ce déploiement se fera "très lentement". Mieux, la Syrie vient, comme elle l'avait promis, de gifler souverainement Juppé et tous ses patrons, Clinton en tête : refus total qu'un seul observateur ayant la nationalité d'un de ces pays  "hostiles", du club des "ennemis de la Syrie" dont, hélas, mille fois hélas, notre propre pays, mette le pied là-bas. Bientôt on appellera l'hystérique, l'enragé.

Pour finir cet article, je me permets d'emprunter un passage à un billet que Louis Deneghien vient de consacrer à ce même sujet. Je le trouve délicieux.

« Alors, et quelles qu'en soient les raisons, cet homme est dangereux et malfaisant : à l'instar de son patron qui improvise en 48 heures un défilé « maison » du 1er mai pour grappiller in extremis des votes populaires et ouvriers, on sent que Juppé ferait tout pour obtenir sa guerre d'ici un mois, avant qu'une majorité du peuple français le renvoie à Bordeaux - ou au Canada, ou à Venise. Alors, faisons tout, de notre côté, pour qu'Alain Juppé soit enfin mis à la retraite ! Une camisole politique, vite, pour maîtriser ce forcené ! »

Au fait, n'est-ce pas Sarkozy qui a déclaré, en mars 2011 déjà que : « ce Juppé est fou ».

Au fait (bis), Juppé le fou, ainsi que d'autres, déclarent souvent que telle ou telle action, en l'occurrence des autorités syriennes, est totalement "inacceptable. Quelqu'un pourrait-il m'expliquer comment ferait-il pour ne pas l'accepter ?

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : juppé, sarkozy, france, syrie, suisse, gowrié, clinton, usa

20/04/2012

Corans brûlés, cadavres souillés, civils tués, mais droits de l’homme préservés

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Voilà une quatrième « affaire », c'est comme cela que nos médias appellent les horreurs commises par l'armée américaine en Afghanistan, en quatre mois.

En soi, je le dis quitte à m'attirer les foudres des gentils « gauchos », ces « affaires n'ont rien de si extraordinaire. Notre époque semble non seulement avoir oublié qu'en temps de guerre, il pourrait y avoir des morts, des blessés et handicapés, mais aussi crû que la propreté des guerres modernes, uniquement celles conduites par nos « démocraties occidentales », n'a d'égale que celle d'une chambre aseptisée privée d'une clinique suisse.

Non, ce qui m'insupporte est la manière dont les choses sont présentées, avec la complicité affligeante et lamentable de nos médias. Voici donc une affaire, la dernière, celle où l'on voit des soldats poser fièrement sur les cadavres et les restes éparpillées d'insurgés afghans, qui ne sort que...deux ans après. N'importe quel statisticien débutant vous dira que cela signifie que les horreurs dont nous n'avons pas connaissance doivent représenter plus de dix fois le nombre connu. Donald Rumsfeld, le criminel de guerre, n'a d'ailleurs en son temps pas caché la chose : après les révélations horribles d'Abou Ghraib, il avait clairement indiqué, devant la Commission du Sénat Américain, que des documents plus nombreux et encore plus horribles existent mais qu'ils ne seront jamais révélés au public « pour ne pas compromettre la sécurité de nos soldats là-bas ».

1. Détruire l'Irak, tuer plus d'un million de ses habitants et en déplacer plus de quatre fois ce nombre est un acte « démocratique ». Commettre toutes les horreurs dont nous prenons connaissance petit à petit en Afghanistan est une « lutte contre le terrorisme ». En revanche, les actions de l'Armée Nationale Syrienne contre ces mêmes terroristes sont répression, massacres et terreur.

2. Interdire à la totalité des médias, dans la mesure du possible en Irak comme à Gaza, Jérusalem ou Afghanistan, de publier quoi que ce soit sur les activités « héroïques » des armées américaine et israélienne, voire carrément l'interdiction qui leur est faite même d'aller sur place, est un acte parfaitement légitime. Nos médias ne semblent aucunement s'offusquer de cela. Voir ces mêmes médias falsifier voire fabriquer des événements en Syrie est un acte d'information professionnelle.

3. L'Amérique est un très grand pays démocratique où la loi garantit un traitement équitable à tout le monde. C'est pour cela que ce pays se contente d'actionner seulement sa propre « justice » pour faire régner la loi et, justement, la justice. C'est pour cela aussi qu'il n'y a pas besoin d'envoyer des observateurs Onusiens vérifier sur place. C'est pour cela aussi que des centaines de personnes croupissent depuis plus de dix ans dans une zone de non droit, Guantanamo, sans qu'ils ne sachent même ce qui leur est reproché et sans, là non plus, que des observateurs extérieurs « neutre » puissent aller constater. La Syrie, par contre, est un pays tout sauf démocratique et est, au surplus, incapable d'assurer la justice par ses propres moyens. C'est certainement pour cela qu'il faut l'aider en envoyant des « observateurs ».

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Enfin, je ne peux pas terminer ce billet sans parler de nos valeureux remplisseurs de colonnes de journaux. Il paraît qu'ils s'appellent journalistes. Sans parler de cette grande dame Pilay, grande prêtresse du Conseil des Droits de l'Homme sis 20 Quai Wilson sur les rives du Léman. Les premiers faisaient le siège de cette magnifique institution lorsque celle-ci réunissait ses « membres » pour condamner la Syrie, avec Madame Pilay au bord de la crise des nerfs et des larmes. Ce sont les mêmes, toujours aussi valeureux et toujours aussi professionnels, qui semblent totalement ignorer la Syrie maintenant. Cela fera l'objet de mon prochain billet mais disons dès maintenant que l'ONU, non pas la Syrie, ni la Chine ni la Russie mais la commission d'enquête mandaté par ce même Conseil (des droits de l'Homme) vient de rendre un rapport, le 16 avril et nous sommes le 20, selon lequel les groupes armés, amis de Juppé, Erdogan, Clinton, Hamad et certains gauchistes, et journalistes, d'ici, se sont rendu coupables de « tueries extrajudiciaires de soldats capturés lors de confrontations armées ». Lisez bien le terme choisi : tueries.

Le Monde.fr : des groupes armés se sont rendus coupables de "tueries".

Cela intéresse-t-il certains de nos politiciens et...journalistes ?

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : usa, gowrié, afghanistan, syrie, france, terrorisme, qatar, insurgés syriens

18/04/2012

Je salue tous les démocrates et ceux qui luttent contre le terrorisme

En particulier les démocrates Qataris et Saoudiens, pour ce qui est de la démocratie

Les Américains, Français, Anglais et quelques autres laquais, en ce qui concerne la lutte contre le terrorisme.

Pour ne pas répéter Qataris et Saoudiens tout au long de ce billet, je vais les appeler les Bédouins. Avec un B majuscule.

Je salue les Bédouins pour les efforts immenses qu'ils déploient pour la transmission de leur magnifique expérience, que dis-je, expertise, de la démocratie dans le monde arabe...enfin, seulement dans des endroits bien choisis de ce monde.

Je les salue pour l'immense réalisation démocratique remarquablement achevée dans leurs nombreuses institutions démocratiques.

Je les salue sincèrement pour le pluralisme politique, culturel ET confessionnel dont le monde entier chante les louanges

Je les salue pour les efforts déployés pour la transmission de leur expérience en matière de liberté : religieuse, sociale, politique...

Je salue, au passage, le roi du Maroc qui, à l'occasion de la circoncision de son nouveau-né, fit libérer 7'500 prisonniers de ses geôles. Cela fait 750 détenus par millimètre de peau coupée, à supposer que le morceau en question faisait un centimètre.

Je salue les valeureux guerriers des armées Bédouines pour les sacrifices immenses endurés dans leur lutte pour libérer Jérusalem et la Mosquée Al Aqsa, deuxième lieu saint de l'Islam, après la Mecque.

Je salue également ces armées qui sont entrées au Bahreïn pour y ramener la liberté et en faire un sanctuaire démocratique.

Je les salue pour tout ce qu'ils ont fait en 2006 pour le Liban et en ...je ne sais plus depuis quand, pour Gaza.

Je les salue pour leur acharnement, quotidien, à rendre la vie impossible à l'ennemi sioniste (je crois que c'est comme cela qu'ils appellent Israël) exactement comme ils le font pour...le frère syrien

Je m'incline devant cette magnifique institution qu'est le Bureau Qatari des droits de l'homme, ainsi que son équivalent saoudien.

Je les salue surtout pour la liberté de croyance et de culte qu'ils offrent à leurs citoyens Sunnites, Chiites, Alaouites, Druzes, Kurdes, Arméniens, Syriaques, Chrétiens Catholiques et Orthodoxes, Ismaéliens et même Athées.

Je salue en eux ces hommes d'honneur (les bédouins, hommes du désert, sont connus pour cela) qui ont libéré l'Irak, le Lybie, la Somalie et le Soudan, juste après avoir libéré la Palestine.

Je les salue d'avoir regardé sans broncher, voire activement aidé, les Américains à liquider un million d'Irakiens et plus de cent mille Libyens

Je salue ces grands hommes dont l'honneur suprême ce concentre dans à peine une dizaine de centimètres carrés entre les jambes de leurs « femelles ».

Je salue ces grands hommes d'honneur qui, depuis plus de mille ans « rampent » sous les dominations successives des Seldjoukides, Mogols, Mamlouks, Ottomans, Anglais, Français et...Américains.

Je salue en eux des gens fiers de ne point avoir de pays, mais une vague Umma (nation de l'Islam).

Je salue ces grands guerriers dont le souci unique et d'aller faire le Jihad tantôt en Afghanistan, tantôt au Kosovo, en Tchétchénie ou ailleurs, mais point en...Palestine.

Je salue les Bédouins, grands démocrates des temps modernes, d'avoir aidé leurs « frères » irakiens lorsque ceux-ci levaient le drapeau blanc et s'agenouillaient pour baiser les bottes de l'envahisseur Américain lequel, respectant scrupuleusement les « règles » de la guerre, leur tirait dessus.

Le plus grand poète arabe de tous les temps, Al Mutanabbi,  a dit : « n'achète l'esclave que s'il a son propre fouet sur lui ». Tout est dit.

Mais je salue aussi, dans la foulée et très sincèrement, les parties génitales des soldats Américains qui ont pissé sur les cadavres des Talibans morts, comme ils pisseront sur ces temps arabes, que ceux-ci soient printaniers ou pas. Ces temps bédouins qui ont découvert l'ennemi ultime : la Syrie.

Je salue aussi les plus grands défenseurs de la démocratie de l'histoire humaine : les Américains et les Français. Ceux-ci viennent de déclarer vouloir « mener une guerre sans merci » contre le terrorisme. Vous avez bien lu ; contre le terrorisme. Ces déclarations faisaient suite aux "offensives de printemps"  des...Talibans, au cœur même de Kabul. Je les salue aussi pour financer, armer et entrainer les terroristes qui sèment terreur et désolation en Syrie.

Je salue nos valeureux remplisseurs de colonnes de journaux qui continuent à les appeler « manifestants pacifiques » alors même qu'il n'y a plus de manifestations.

Je salue les défenseurs de la liberté et de la démocratie qui oublient le Mali, la Guinée, le Yémen, le Bahreïn et ailleurs pour se concentrer exclusivement sur la Syrie.

Voilà, je vous salue tous, qui vous souciez au plus profond de vos âmes du sort de la liberté et de la démocratie, bien installés partout dans le monde, sauf en Syrie.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : syrie, usa, france, qatar, arabie saoudite, démocratie, liberté, terrorisme, bédouins

07/04/2012

Syrie : les opposants et les loyalistes

J'étais très jeune, 11 ans, quand j'ai perdu mon père, mon exemple. Des quelques années qu'il me fut donné de passer avec lui, il me reste très peu de souvenirs, forcément ceux en relation avec des événements heureux, tristes ou saillants.

Je me rappelle notamment de quelques mots qui resteront à jamais gravés dans ma mémoire. Très croyant, mon père a eu ces paroles, définitives : au-dessus de vous, il y a Dieu. Au dessus de Dieu, il y a votre honneur, votre fierté.

Cela fait 30 ans que j'ai quitté le pays où j'étais né et avec lequel il me reste très peu de relations. Et pourtant.

Comme il est bizarre de constater que ceux, comme moi, ayant pratiquement coupé tout lien, réel, avec leur pays de naissance le défendent aujourd'hui, envers et contre tout, prenant sur leur temps et celui de leurs familles et leurs enfants, alors que ceux, prétendument du pays, le détruisent et font tout pour le ramener au moyen âge, d'où ils viennent.

Voici la traduction d'un magnifique article, écrit par Hussam Yazgi.

Mon cher opposant,

« Laisse-moi tout d'abord corriger une expression qui a circulé dernièrement pour distinguer deux catégories du peuple syrien : les loyalistes et les opposants. Nous sommes en réalité tous loyalistes et tous opposants.

Nous nous opposons à l'incurie, à la corruption, aux passe-droits et aux mafias qui ont amené la Syrie là où elle est aujourd'hui. Mais nous sommes loyalistes lorsqu'il s'agit de justice, de liberté et de suprématie de la loi sur tous.

Vous ne trouverez pas parmi nous des gens qui approuvent la corruption ni qui demandent de limiter les libertés ou de sceller les bouches. En fait, pour catégoriser correctement les tendances, disons qu'il y a deux courants : les aveugles et les voyants.

Les voyants sont ceux qui comprennent clairement qu'il y a une conspiration visant le pays, non pas le régime. Et malgré tout le mal qu'ils peuvent penser du régime, des erreurs de la période passée et leur refus total de cet état de faits, ils considèrent que leur devoir national leur dicte de mettre tout cela de côté et protéger leur pays par tous les moyens. Les aveugles, eux, ne voient pas ce danger et croient que le Qatar et l'Arabie Saoudite se soucient vraiment du sort des Syriens et de l'état de la démocratie et de la liberté. L'aveugle ne se demande pas pourquoi ne les donnent-ils pas à leurs propres peuples d'abord.

Les aveugles croient que les Américains, qui ne se sont jamais préoccupés du sort tragique du peuple palestinien, se font réellement du souci pour le peuple syrien, innocemment.

Ils croient que le colonisateur français qui a colonisé le pays et en a tué l'élite  est devenu aujourd'hui l'ami du peuple. Comme si le sang de Youssef Al Azmeh (héro de la révolution syrienne) a définitivement séché sur leurs mains.

Ils croient que les Ottomans, qui ont colonisé le pays, l'ont pillé, avili son peuple et commis les pires atrocités pendant 400 ans, en sont maintenant devenus les amis et les protecteurs.

Malheur à ceux qui ne se souviennent pas de l'histoire et n'en apprennent pas.

Je suis un simple citoyen syrien, je n'ai jamais profité de quoi que ce soit ni de qui que ce soit et la politique n'a jamais rien signifié pour moi. Je me suis trouvé malgré moi pris dans la tragédie qui secoue mon pays. Je hais les abus et la corruption, je hais les passe-droits, je hais la répression mais j'ai un sentiment et une conscience plus forts que tout cela : mon amour pour mon pays.

Permet-moi, cher opposant (aveugle) d'avoir peur et effroi lorsque je vois les USA et les Occidentaux, amenés par les monarchies de la traitrise, de la perfidie et de la bassesse, prêter main forte à cette soi-disant révolution. Ma crainte et mon effroi sont légitimes. Car les révolutions sont comme les taureaux : vous pouvez les monter mais vous ne pouvez ni les maitriser ni prédire leur direction. Je crois que, indépendamment des motivations des « révolutionnaires », pour autant qu'il s'agisse de cela, ils ne sont que des poupées aux mains de puissances qui ont leurs propres agendas.

La première révolution arabe, celle de 1916, a été appuyée par l'Occident dans un seul but : mettre à genou et chasser les Ottomans. Ces mêmes Occidentaux n'ont même pas attendu le lendemain de la victoire pour dépecer le Moyen Orient et tuer les héros de la révolution. La suite ne fut pas meilleure : Irak, Afghanistan, Libye. Ils veulent maintenant « monter » sur la vague des protestations dans mon cher pays pour le détruire aussi. Ils n'ont amené que destruction, désolation et malheurs.

J'ai lu, mon cher opposant, les plus grandes révolutions de l'histoire : la Française, la Russe, l'Américaine même. Aucune, je dis bien aucune, n'a eu recours à des puissances extérieures pour se réaliser. Pourquoi ? Parce qu'elles étaient des révolutions « populaires ».

Mon cher opposant, nous sommes les enfants d'un magnifique pays et même pendant la « période précédente », celle que vous reprochez au régime, et malgré tous les défauts qu'on peut lui reprocher, notre pays est resté uni, libre, debout et...fier. Nous n'avons jamais été prisonniers dans notre pays. On ne nous tuait pas et nous ne subissions pas d'exactions. Cette idée fut inventée et commercialisée par vos patrons et les médias de ceux-ci. L'idée que nous sommes un peuple soumis, prisonnier et torturé depuis 40 ans. Est-ce vraiment la vérité ? Te rappelle-tu ta vie il y a de cela un peu plus d'un an ?

Mon cher opposant, les régimes vont et viennent. Mais si la patrie s'en va, où trouverons-nous en une autre ?

Cher opposant, avec tout le respect et la compréhension que je dois à ta cause, tu m'excuseras, ma patrie est infiniment plus importante ».

Magnifiques paroles d'un patriote, un vrai. Je souscris entièrement, sauf lorsqu'il parle d'aveugles. Ils ne le sont pas. Ils le font en conscience, ce qui est encore pire.

En effet, que penser de quelqu'un qui est d'accord « à 500% » qu'on vienne bombarder son propre pays. Qu'il réfléchisse simplement à ce que ceux qui le bombarderont vont penser de lui.

Je crois que cela lui est égal. L'exemple des « Libyens Libres » est là pour nous le rappeler.

Les traitres, d'où qu'ils proviennent (je ne dis pas quelle que soit leur patrie car ils n'en ont pas) n'ont jamais eu honte. Ne pas avoir honte est même une condition préalable à leur situation de traitres.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : syrie, gowrié, opposition, usa, france, qatar, arabie saoudite

02/04/2012

Les amis de la Syrie

Ce billet sera très court. Me méfiant beaucoup de tout ce qu'on peut lire ou entendre le jour du 1er avril, j'ai préféré ne rien écrire. Je publie juste la photo "souvenir" de quelques amis de la Syrie réunis pour "rendre service" au peuple syrien.

hillary-clinton-monarques-arabes.jpg

Que pourrons-nous mettre comme légende ?

Les sept nains et blanche neige ?

Il manque juste Juppé et Haig, ne trouvez-vous pas ?

Sinon, voici, tel quel, le dernier billet de Georges Malbrunot à ce sujet. Comme d'habitude, je préfère plutôt citer ceux qui "n'aiment pas" la Syrie, je veux dire son régime.

Georges Malbrunot : un diplomate français met le pied dans le plat

 

11:01 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : usa, qatar, syrie, gowrié, france, turquie, arabie saoudite

31/03/2012

Mon Dieu : Rumsfeld avait finalement raison

Lors de l'invasion de l'Irak par les Américains, venus d'abord le libérer et démocratiser et ensuite pour chercher les armes de destruction massive, Rumsfeld, alors Secrétaire d'Etat Américain à la défense, très irrité de la position française à l'époque (la France avait encore quelques restes de dignité) a déclaré, en le montrant avec ses mains, qu'il utilisait beaucoup pour illustrer ses propos, que le centre de décision et le poids de l'Europe n'est plus tellement à l'Ouest mais « Europe's centre of gravity is shifting East », traduisez : il se déplace vers l'Est.

Je crois que ce vieux criminel avait raison. Il aura juste fallu attendre la crise en Syrie pour le découvrir.

Erdogan l'Ottoman, Sarkozy le Français (peut-on dire d'origine hongroise ou pas ?), qui vient de créer une nouvelle expression, "les musulmans d'apparence", et, surtout, Juppé l'arrogant, vont devoir manger leurs chapeaux. Je ne parle pas des Bédouins car ceux-là, encore plus que les Français, feront ce qu'on leur dictera.

Il y a de cela à peine une semaine, Juppé rejetait encore « catégoriquement » la possibilité de mettre « sur un même plan oppresseurs et oppressés ».

C'est l'Ouest qui a finalement « totalement » cédé, Juppé en tête.

BRICS.jpg

Pourquoi ? Simplement parce que les Américains et les Britanniques s'y étaient déjà préparés depuis un moment, seul Juppé (sous les ordres de Hariri fils et des bédouins) faisait encore de la résistance. Ceci n'a rendu la chose qu'encore plus savoureuse. Daniel Vernet, dans un article qu'il a fait paraître mercredi sur Slate.fr, et qu'il a intitulé : « tout est dans les mains d'Assad. Et des Russes », l'a bien reconnu : « la Russie a bien réussi à déplacer le centre du jeu dans une région où son influence était déclinante bien avant la disparition de l'URSS ».

Les USA, la France, la GB et, dans une moindre mesure, les bédouins et les agences internationales nuisibles, du genre Navy Pillay, n'y pourront plus grand-chose : le jeu se passe ailleurs. Le combat d'arrière garde assigné à cette dernière, Navy Pillay, par ses patrons et le ton extrêmement dur qu'elle vient d'utiliser pour qualifier le Président Syrien ne feront qu'affaiblir encore plus la position des Occidentaux. Kofi Annan, de même que les Russes et les Chinois, savent parfaitement que ces déclarations, au moment même où Annan conduit sa mission, n'ont pour but que de saper celle-ci. Cela les renforcerait dans leur détermination à s'opposer aux Occidentaux. Pour ceux qui comprennent « un peu » le langage diplomatique, voire le langage tout court, les Russes viennent de demander à l'opposition syrienne de « suivre l'exemple du gouvernement ». Les joueurs de foot seront certainement plus à même de comprendre la signification de cette demande que Madame Pillay.

Comme si elle n'en avait pas assez, la France, plus précisément le Quai d'Orsay, vient de recevoir une énième gifle de la part des...Russes. Lavrov étant "fatigué" de répondre aux idioties à répétition de Juppé, a chargé son porte-parole, Alexandre Loukachevitch, de le faire. Ce dernier vient de déclarer :

"Le droit d'estimer les progrès de la mise en œuvre du plan de Kofi Annan appartient avant tout à l'émissaire spécial pour la Syrie, ainsi qu'au Conseil de sécurité de l'ONU dont le rôle ne peut pas être joué par un groupe autoproclamé d'amis de la Syrie. L'intention de faire autrement annoncée par un pays membre permanent du Conseil de sécurité, est pour le moins inquiétante", a indiqué M.Loukachevitch.

"Nous voudrions rappeler que le plan en six points, baptisé "le plan de Kofi Annan", a été approuvé unanimement par le Conseil de sécurité de l'Onu, selon la déclaration de son président, publié le 21 mars. Le Conseil a clairement indiqué que l'envoyé spécial (Annan) était chargé de l'informer des progrès de sa mission", a-t-il ajouté.

"Amis de la Syrie" : Mouscou préoccupé par les déclarations de Paris

Pour finir, en beauté, au sommet des BRICS, à New Delhi, la Chine et la Russie ont publié, d'une manière très officielle donc, un communiqué commun dans lequel on pouvait lire : "Nous rejetons toute ingérence étrangère dans les affaires intérieures de la Syrie. Nous appuyons aussi la mission de Kofi Annan pour régler la crise". Le même communiqué ajoute : " il faut mettre un terme au terrorisme des groupes armés en Syrie". Pour "pimenter" le tout, Medvedev, le Président Russe déclarait : " le départ de Bachar, réclamé par les opposants radicaux et leurs parrains internationaux, était "une idée à courte vue".

On espère juste que le chapeau de Madame Pillay, personne très influente dans le monde, aura meilleur goût que ceux d'Erdogan, Sarkozy, Juppé et Obama. Je ne cite pas Cameron parce que, lui, il ne dit plus rien, ni les bédouins parce que, ehhh, parce que rien du tout.

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gowrié, syrie, rumsfeld, france, usa, pillay, opposition, terrorisme

30/03/2012

Nizzar Qabbani le Magnifique : me permettez-vous ?

Voici d'abord qui est Nizar Qabbani

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Et voilà un de ses chefs-d'œuvre. La traduction, de l'arabe, enlève beaucoup à la poésie des propos mais le sens reste, à mon avis, intact.

Me permettez-vous ?

Dans des pays où l'on assassine les penseurs, où les écrivains sont des mécréants et où l'on brûle les livres. Dans des pays où l'on rejette l'autre, où l'on scelle les bouches et où l'on enferme les idées. Dans des pays où poser une question est blasphématoire, il m'est nécessaire de vous demander de me permettre...

Me permettez-vous d'élever mes enfants comme je le veux et de ne pas me dicter vos envies et vos ordres ?

Me permettez-vous d'apprendre à mes enfants que la religion est d'abord pour Dieu et non pas pour les gens, les Imams et les Oulémas ?

Me permettez-vous de dire à ma petite fille que la religion est morale, éducation, courtoisie, politesse, honnêteté et sincérité, avant de lui apprendre par quel pied elle doit d'abord entrer dans les toilettes et avec quelle main manger ?

Me permettez-vous de dire à ma fille que Dieu est amour et qu'elle peut lui parler et lui demander ce qu'elle veut ?

Me permettez-vous de ne pas rappeler à mes enfants la souffrance de la tombe alors qu'ils ne savent pas encore ce qu'est la mort ?

Me permettez-vous d'apprendre à ma fille les bases de la religion et le respect qu'elle impose avant de lui imposer de porter le voile ?

De dire à mon jeune fils que faire du mal aux gens, les humilier et les mépriser pour leur origine, couleur ou religion est un grand pêché pour Dieu ?

Me permettez-vous de dire à ma fille que faire ses devoirs et se concentrer sur son éducation est beaucoup plus important pour Dieu que d'apprendre les versets du Coran par cœur sans même qu'elle n'en comprenne le sens ?

Me permettez-vous de dire à mon fils que suivre le Prophète commence par prendre exemple sur sa droiture et honnêteté avant sa barbe et la longueur de son habit ?

Me permettez-vous de dire à ma fille que les autres ne sont pas des mécréants et qu'elle n'a pas besoin de pleurer de peur qu'ils n'aillent en enfer ?

Me permettez-vous de crier que Dieu n'a, après le Prophète, demandé à personne de parler en son nom, ni autorisé quiconque à vendre des indulgences ?

Me permettez-vous de dire que Dieu a interdit de tuer une âme humaine et que celui qui tue un homme est comme s'il avait tué l'humanité entière ? Qu'un musulman n'a pas le droit d'en intimider un autre ?

Me permettez-vous de dire à mes enfants que Dieu est plus grand, plus miséricordieux et plus juste que tous les Oulémas (docteurs en religion) réunis de la terre ? Que ses principes n'ont rien à voir avec ceux des marchands de religion ?

Me permettez-vous ?

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gowrié, nizar qabbani, kabbani, syrie, religion, islam

29/03/2012

Les bédouins se réunissent à Bagdad, les ennemis de la Syrie à Istanbul

1.  Sommet de la Ligue Arabe à Bagdad. Signe des temps : alors que les récentes rencontres des bédouins, auxquelles les Syriens n'étaient, Dieu merci, même pas conviés, réunissaient les plus hauts responsables des pays en question, sous la houlette, très bruyante, du Qatar et de l'Arabie Saoudite, ces derniers ne savent plus comment inventer des prétextes pour ne pas assister à celle qui se tient ces jours-ci à Bagdad. A ma connaissance, seuls le Soudan et l'autorité palestinienne seront représentés par leurs plus hauts responsables alors que les autres pays, pour autant qu'ils y assistent, y envoient des sous-fifres et on n'en entend plus, ce depuis quelque temps déjà, les déclarations tonitruantes et très volontaristes de Hamad. Hamad est le premier ministre et le ministre des affaires étrangères du Qatar, vous savez, le pays le plus puissant du monde, propriétaire du PSG et premier sponsor du Barça.

Ainsi, les bédouins semblent avoir revu leurs ambitions largement à la baisse. Comme tous les autres par ailleurs. Sarkozy et Juppé ne déclarent plus rien du tout et Obama lui-même « salue la décision de la Syrie de répondre favorablement aux propositions d'Annan ». En fait la Syrie semble avoir pris tout le monde de court. Que vont maintenant faire tous ceux qui ont demandé, que dis-je, exigé, ordonné le départ du Président Syrien et même sa traduction devant la justice internationale (vous savez, celle qui se donne pour mission de «juger» les criminels de guerre et ceux qui ont commis des atrocités contre l'humanité, mais uniquement certains d'entre eux, ceux qu'on peut attraper facilement et qui serviront comme poudre aux yeux). Comment vont-ils faire pour expliquer qu'ils discuteront désormais avec M. Assad ? Car il n'aura échappé à personne qu'ils vont devoir le faire. Le simple fait de «saluer» la décision des autorités syriennes, cependant illégitimes selon ceux-là même qui l'ont saluée, signifie qu'ils se sont rendus à l'évidence. Nous en reparlerons ultérieurement.

2.  Congrès des amis ennemis de la Syrie. Comme si le premier, celui de Tunis, n'avait pas suffi, ils insistent. C'est la première fois dans l'histoire de l'humanité où l'on assiste à autant d'acharnement à « fabriquer » une révolution. A l'instar du sommet de la Ligue Arabe et pour autant que mes informations soient correctes, le niveau de représentation à Istanbul semble lui aussi avoir bien baissé. Par ailleurs, à peine commencé, les fissures à l'intérieur de cette mascarade qu'est le Conseil National Syrien, déjà divisé par trois fois, sont apparues, déjà, à la fin du discours inaugural mardi passé. Les représentants Kurdes ayant quitté la réunion. Mais la Turquie n'en a cure qui, paraît-il, poussera les «amis» à reconnaître ce CNS comme seul représentant légitime du  «peuple» syrien. C'est, sincèrement, tout le mal que je leur souhaite. La réunion de Tunis enfonça le premier clou, celle d'Istanbul  scellera le cercueil.

Comme tout au long de ces dernières années, les Syriens viennent, encore une fois, de jouer un coup de maître : après avoir laminé le «jouet militaire» des Turcs, des Français et des bédouins, l'ASL, composée pour l'essentiel de terroristes et de simples bandits (sauf aux yeux de certains journalistes clandestins), les Syriens finissent par accepter le plan d'Annan (en concertation totale, je le crois, avec les Russes) prenant tout le monde de court et tirant le tapis sous les pieds de tous les «amis» de la Syrie. C'est exactement au même moment où cela se passait que le Président Syrien Assad a décidé d'aller personnellement «inspecter» Baba Amr. Vous rappelez-vous de Baba Amr ? C'est ce quartier de Homs passé, selon les journalistes militants clandestins qui s'y trouvaient, sous le contrôle des «héros» pro-démocratie. La symbolique du geste n'aura échappé à personne.

Dans leur coin, les «héros» n'ont plus qu'une seule issue : refuser le plan Annan. Ils l'ont par ailleurs déjà fait.

Annan, ayant refusé de fixer des délais aux autorités syriennes et devant rendre un rapport dans lequel il déterminera les responsabilités de chacun, entendez la partie qui entrave les efforts pour un règlement pacifique de la crise, je me demande comment les laquais et le «maîtres/amis» vont s'en sortir.

 

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, gowrié, france, turquie, bagdad, bédouins, ligue arabe

28/03/2012

Israël coupe les ponts avec le Conseil des Droits de l'Homme

Le 15 mars, le Conseil des Droits de l'Homme tenait séance avec pour ordre du jour « la situation des droits de l'homme en Palestine et dans les autres territoires arabes occupés ».

Capture.PNG

En soi, le sujet ne m'intéresse même pas. Je serais à la limite d'accord avec la réaction israélienne que j'évoquerai plus loin. Ce qui est infiniment plus important est cette mascarade généralisée et le magnifique numéro d'équilibrisme dont certains, parmi lesquels se trouvent des blogueurs très actifs ici, se frottant bruyamment les mains suite "aux"condamnations de la Syrie par ce même Conseil. Intéressant aussi le silence assourdissant de nos médias qui n'en ont soufflé mot. Moi qui croyais que leurs valeurs suprêmes sont la démocratie, la liberté, la défense des droits de l'homme et, comment les appellent-ils déjà...les militants pro-démocratie ! Hmmmm.

J'ouvre une parenthèse, histoire d'évacuer immédiatement tout ce qui peut parasiter mon billet. Effectivement, le seul fait d'avoir prononcé le mot « Israël » m'attirera certainement les faveurs de quelques uns. A tous je dis : allez-y, les anathèmes, voire insultes, reproches et accusations habituelles, comme ça, ce sera au moins fait. Je ferme la parenthèse.

Ainsi, après une bonne demi-douzaine d'allers retours entre le Conseil de Sécurité et le Conseil des droits de l'homme au sujet de la Syrie, où les « équilibristes » se frottaient les mains, les journalistes faisaient le siège du Palais Wilson et remplissaient joyeusement leurs colonnes et tout le monde chantait les louanges de cette magnifique institution, une douche froide s'abattit soudain sur tout le monde. Les rédactions passèrent l'événement sous silence. Oh, j'oubliai, elles vont certainement invoquer le cas Mouhammed Merah. Il ne leur restait plus de place pour...les droits de l'homme.

J'ai joint le compte rendu complet de la session ainsi que le vote détaillé. Sans surprise, les USA votèrent contre alors que les Européens s'abstenaient.

Allez, mon comparatif habituel :

1. Trois ou quatre séances, je ne me rappelle même plus, en l'espace d'un mois, où Américains, Européens et...Bédouins, tiens, allaient main dans la main solliciter la condamnation de la Syrie dans l'espoir d'obliger le Conseil de Sécurité à voter leur projet néfaste.

Dans le cas d'Israël....

2. Je le disais, dans le cas de la Syrie les débats furent pratiquement transmis en direct sur tous les médias possibles et imaginables.

Dans le cas d'Israël....

3. Les mêmes journalistes pestaient, soi-disant à cause de l'interdiction qui leur est faite par les autorités syriennes d'aller couvrir les événements là-bas. Du coup, les pauvres, ils ne pouvaient faire autrement que d'en fabriquer.

Israël a ouvertement indiqué que Gaza sera totalement fermée aux journalistes et que quiconque essaierait d'y entrer sera immédiatement emprisonné et traduit en justice. Pas envie d'y aller, clandestinement, Messieurs les journalistes ? Les héros de Hama, Homs et que sais-je encore ?

4. Dans le cas de la Syrie, le Conseil des Droits de l'Homme est l'institution la plus merveilleuse au monde. Même les USA ne tarissaient pas d'éloges à son égard.

Israël : c'est une institution partisane, hostile, d'avance, à l'Etat Hébreu.

5. Israël a décidé de couper les ponts avec cette institution autant lamentable et inutile que toutes les autres : ONU, HRW, Amnesty International, etc. Je leur donne, au Israéliens, entièrement raison. Je le dis avec tout le sérieux et la sincérité dont je peux faire preuve. Je les félicite même. Ils ont su se donner les moyens de le faire.

Tant pis pour les autres.

Vous avez dit droits de l'Homme ?

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : conseil des droits de l'homme, israël, gowrié, syrie

27/03/2012

La France veut sauver les Chrétiens d'Orient

La France veut sauver les Chrétiens d’Orient participe à l’épuration ethnique

Voici le vrai titre de ce billet, que les moyens techniques n'ont pas permis d'éditer tel quel.Hazim.JPG

On apprend, par la bouche d’Ignatius IV et Zakka 1er, Patriarches de l’Eglise Grecque Orthodoxe et Syriaque Orthodoxe d’ Antioche, mais aussi par des informations en provenance d’amis et de relations partout en Syrie, que des gouvernements occidentaux, notamment celui de la France, demandent à leurs représentations diplomatiques en Syrie d’accorder très facilement des visas aux Syriens se déclarant de confession chrétienne, ce sans restriction quant à la durée du séjour.

Les ministères des affaires étrangères de différents pays d'Europe, France en tête, demandent même aux membres de la diaspora syrienne de leur fournir des listes de leurs connaissances et proches restés là-bas afin de les contacter personnellement et leur proposer de partir.

D’un autre côté, l’épuration ethnique, volontaire ou forcée, va bon train. De plus de 160'000 il y a à peine un an, la ville de Homs ne compte plus qu’un millier de chrétiens, ceux, comme d’habitude, n’ayant pas les ressources nécessaires pour partir.

Voici ce qu’en dit l’agence Fides, citant elle-même, entre autres, le Vicaire Apostolique à Alep. L’Agence Fides n’a, à priori, par la réputation d’être une antenne du régime syrien.

Agence Fides : les exactions contre les Chrétiens de Syrie

Ainsi, selon Sarkozy et Juppé, le régime de Bachar El Assad est fini et les chrétiens de Syrie devraient vite s’en désolidariser et composer avec l’opposition islamiste radicale, sous peine d’en subir les graves conséquences. Le dessein, criminel, étant parfaitement accompli en Irak, c’est maintenant au tour de la Syrie. Les Occidentaux ne demandent en réalité rien d'autre que de faire comme eux : composer avec les Salafistes de tout poils allant jusqu'à les qualifier de militants "pro-démocratie".

La question, sérieuse, à se poser est la suivante : à supposer même que leurs intentions sont louables, pourquoi certains pays occidentaux, France en tête, agissent de la sorte ? En accordant ces "faveurs" aux Chrétiens de Syrie, reconnaissent-ils implicitement que ceux-ci...euh, comment dire, courent un danger ? Lequel ? Mieux, si le régime ne s'en prend pas aux chrétiens, on nous dit même que ses forces armées protègent leurs quartiers, d'où provient le danger, dont la France veut les sauver ? Des Salafistes que la France et ses amis du Golfe entrainent et financent ? De la France elle-même en quelque sorte ! Par ailleurs, pourquoi les chrétiens ? Le peuple syrien, toutes appartenances et toutes confessions confondues, ne court-il pas le même danger dans son ensemble ? Sarkozy et Juppé croient-ils que les Chrétiens sont "plus solubles" dans nos sociétés ici ?

Ouuhhh, là...je crois que j'ai touché à un tabou.

La première fois que les Français, qui ne l’étaient pas encore vraiment à l’époque, ont essayé de « sauver » les Chrétiens d’Orient, ce fut en 1099 à l'occasion de la première croisade. Sans faire un cours d’histoire, le « désastre » qui s’ensuivit déploie ses effets jusqu’à aujourd’hui. Ils ont de nouveau voulu les sauver en 1920. Voici ce qui se passa alors.

Les Tueries de Toulouse : à qui la faute

Messieurs, pour l’amour du ciel, fichez leur la paix.

Arrêtez de les sauver.

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, gowrié, chrétiens, salafiste, islam, terrorisme, france, juppé, sarkozy

23/03/2012

Nicolas 1er, Président de la République Française

Ainsi, le Président de la République Française vient de nous « pondre » une de ces idées dont il a seul le secret. Dès maintenant, tout de suite :

1. Ceux qui « consulteront », vous avez bien lu, des sites islamistes faisant l'apologie du fondamentalisme, du terrorisme, etc (tout ce qui tourne finalement autour de l'islamisme) seront punis, pénalement.

2. Ceux qui iront faire du « tourisme » dans des endroits réputés pour leur tendance à fabriquer des jihadistes seront aussi poursuivis pénalement.

On se demande comment il va appliquer tout cela.

On comprend aussi l'état de délabrement lent de ce pays dont le gouvernement se mettra bientôt à pondre une loi chaque fois que quelqu'un éternue sur son territoire. En effet, les projets de loi dont il fut question plus haut ont été annoncés alors même que le corps inanimé du terroriste islamiste n'avait pas encore refroidi.

Plus concrètement, on aimerait vraiment savoir comment Sarko fera pour faire appliquer ces lois. On se demande surtout ce qu'il faisait jusqu'à maintenant. A entendre ce président, on croirait qu'il vient de découvrir l'existence de ces terroristes, qu'il vient de découvrir l'islam radical et, choqué, il s'empresse de nous pondre les lois qui nous garantiront son éradication.

Sarkozy voudrait ainsi pénaliser tous ceux qui s'intéresseraient de près à l'islam radical, au fanatisme, au salafisme, au jihad, etc. Je me demande s'il se rend même compte de ce qu'il dit.

Qu'il fasse un petit tour dans les innombrables « lieux » de prière se trouvant sur son territoire, il y apprendra beaucoup sur le salfisme. Va-t-il  tous les arrêter ?

Qu'il écoute les prédicateurs et imams les plus imminents, à la tête desquels se trouve Al Qaradawi, Président du Conseil Mondial des Oulémas et « conseiller » en chef en matière religieuse de la chaîne Al Jazeera, propriétaire du PSG. Que va-t-il lui faire ? Connaît-il le nombre de ses concitoyens qui écoutent quotidiennement Qaradawi, Aarour et les autres ?

Qu'il regarde certains de « ses » propres concitoyens fouler aux pieds le code pénal.

Capture.JPG

Je sais déjà que certains vont rire disant que ce ne sont quelques excités et qu'il ne faut pas leur prêter trop attention. On se demande juste ce qu'en pensent les familles des militaires froidement abattus ou les enfants de l'école juive de Toulouse.

Déjà que les prisons françaises sont pleines à craquer, on se demande où va-t-il « caser » tous ces nouveaux venus. Car il y en aura, du monde.

Surtout, on se demande où il va ... se caser lui-même, ainsi que son super ministre des affaires étrangères. Car, des salafistes, jihadistes et autres fondamentalistes, ils en ont installés par milliers, en Libye, Tunisie et Egypte et ils continuent à faire de leur mieux pour les installer en Syrie, qui résiste. Des salafistes, il en a bien armé, financé, entrainé et envoyer faire..le Jihad en Syrie ! Ce faisant, il a non seulement légitimé le salfisme, il l'a officialisé. A moins que je ne me trompe complètement : Mohammed Merah & Cie sont des salafistes terroristes, alors qu'en Syrie ce sont des salafistes...pro-démocratie.

Là, je comprends mieux.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : islam, islamisme, terrorisme, syrie, gowrié, juppé, sarkozy.france, toulouse, ferah, qaradawi

22/03/2012

Tueries de Toulouse : à qui la faute ?

C'est donc un jeune Français, de religion musulmane (je le dis bien évidemment parce que c'est ce qu'il met lui-même en avant dans ses revendications) que les médias présentent à longueur de journée comme étant « d'origine algérienne » comme s'ils voulaient se dédouaner, qui aurait commis ces crimes innommables. On se demande par ailleurs jusqu'à quand lui et ses enfants, s'il avait eu le temps d'en faire, resteront, pour les médias, d'origine algérienne. Mélanchon doit pester. Le tueur n'est pas de l'extrême droite.

A qui la faute ?

A la France, à son Président, à son ministre des affaires étrangères, ainsi qu'à toute la classe politique dirigeant ce pays depuis plus de trente ans.

Dites-vous bien que ces gens-là, alors même qu'ils font semblant de pleurer leurs morts, font tout pour installer ces mêmes islamistes fondamentalistes partout où cela est possible. Cela a commencé il y a longtemps déjà. Les USA, sources de la plupart des malheurs de ce monde, ont crû bon de « créer » Al Qaeda pour battre les « communistes » de l'URSS. Ils les ont équipés et, ensemble avec les Saoudiens, grands démocrates devant l'Eternel, les ont entrainés et financés.

C'est au même moment où ces criminels font semblant de pleurer leurs morts qu'ils font le siège, oui le siège, du Conseil de Sécurité de l'ONU afin d'intervenir en Syrie où « le régime » lutte contre des bandes armées infestées de jihadistes envoyés et financés par ces mêmes Saoudiens semant la terreur et la désolation partout.

J'avais dans un précédent billet dit que ces gens-là n'ont pas de pays, ils ont une doctrine. Ils ne sont pas Français, ils ne sont pas Suisses, ils ne sont même pas Arabes, Pakistanais, Afghans où je ne sais quoi encore. Ils n'ont de loyauté envers rien ni personne, en dehors de la doctrine néfaste dont ils se réclament.

Le tueur de Toulouse a même déclaré que son seul regret et d'avoir été découvert avant qu'il ne puisse tuer d'autres victimes. Il a dit sa fierté d'avoir mis la France "à genou". Il a mis la France, un pays qui n'est pas le sien, un pays ennemi, le pays des mécréants, à genou.

Avant de mourir, le Pape Shenouda III avait déclaré que « si la survie des Coptes d'Egypte est au prix d'une intervention étrangère dans le pays, alors il vaudrait mieux qu'ils disparaissent ». Qaradawi, un prédicateur islamiste, Président du Conseil Mondial des OulémaPape Shenouda III.PNGs, déclarait, lui, que, pour faire triompher l'Islam, il conviendrait de s'associer même avec le diable. C'est ce même prédicateur, plus grande autorité dans le monde islamique, selon certains, qui détaille la manière dont les homosexuels doivent être tués (comment tuer l'actif, le passif, etc.)

Wikipedia, Qaradawi : licite et illicite dans l'Islam

Farès Khoury, célèbre homme politique syrien de la première moitié du 20e siècle et grand patriote, avait prononcé une phrase, restée célèbre depuis : « Si laCapture 1.PNG France est là pour protéger les chrétiens, alors là, je suis un musulman ». Il l'avait prononcée dans l'enceinte même de la...mosquée El Omeyyade.  A l'époque, la Syrie ne connaissait pas vos amis démocrates, les salafistes wahhabites, qui sèment la terreur et une certaine forme d'inquisition en Syrie comme ils l'ont fait en Irak. Farès Khoury était...chrétien.

Aujourd'hui, les membres de ce grand rassemblement patriotique qu'est le CNS, sont 500% pour une intervention militaire contre leur propre pays.

Infrarouge : 28 février 2012 (regardez à 43min35

En 1916, alors que les Ottomans se retiraient de leurs dernières possessions dans le Moyen Orient, commettant au passage massacres et génocides, beaucoup d'intellectuels et de patriotes s'en sont réjoui et y ont vu l'avènement d'un nouveau monde, moderne, libre, laïque. C'est au même moment qu'un courant islamiste s'appelant « tendance orientale » est né en Egypte.  Il appelait à la constitution d'une grande région, allant du Maghreb et jusqu'au Pakistan, sous domination turque.

Tout cela ne date donc pas d'hier.

Faut-il leur en vouloir ? Non, il ne faut nous en vouloir qu'à nous-mêmes.

Je vous le dis, le pire est devant nous.

Réjouissons-nous de la prise du pouvoir par les salafistes en Tunisie, Egypte (où les Coptes fuient par milliers), en Libye et ailleurs. Soutenons les Saoudiens dans leurs efforts d'installer ces criminels partout, comme ils l'ont fait à l'époque d'Al Qaeda, des Talibans, des Tchéchènes, etc. Nous nous réveillerons, peut-être, quand nous aurons notre 11 septembre à nous. Je n'en suis même pas sûr. Le pétrole est si aveuglant.

Oh, j'oubliai...certains n'ont pas oublié de nous demander de ne pas faire...

D'amalgames.

Amalgame avec quoi exactement ? la folie du fanatic de Toulouse et l'enseignement d'une des plus grandes autorités de l'Islam, Cheikh Qaradawi, par exemple ?

 

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, gowrié, syrie, islamisme, russie, usa, terrorisme

20/03/2012

Les idiots et l'ours

L'ours, c'est la Russie. Les idiots : je vous laisse deviner.

S'il est vrai que l'une des vertus essentielles de notre civilisation, celle que nous essayons d'inculquer à nos enfants, est la persévérance, les idiots semblent avoir tendance à la confondre avec acharnement.

Les idiots essaient de nous vendre à longueur de journée « leur » monde qui change mais semblent ne pas comprendre qu'il a vraiment changé.

Les idiots croient toujours vivre en 1989, mais nous nous trouvons en 2012.

Les idiots sont endettés à hauteur de plusieurs fois leur production nationale, sont en faillite et se font achetés par les bédouins mais ne réalisent même pas que, à la différence de 1989, l'Ours est en excédent, et dispose de réserves monétaires de plus de 500 milliards de dollars.

Une des vertus essentielles des idiots est leur insensibilité. D'aucuns appellent cela : avoir honte, de temps à autre. Les idiots n'ont jamais honte.

Lors de sa récente visite en France, Madame Valentina Matvienko, présidente du Conseil de la Fédération (la haute chambre russe) a fait savoir, d'une manière on ne peut plus claire que la Russie ne changera jamais d'un iota sa position sur la Syrie. Ses déclarations font suite à celles du Nouveau Président de son pays, M. Poutine ainsi qu'à celles du ministre des affaires étrangères, M. Lavrov. N'essaJuppe_senat_russe_cle0bc439.jpgyez pas. Pour peu, les Russes auraient dit : même un âne aurait compris le message. Pas les idiots.

Pour la première fois depuis l'occupation de l'Irak par les Américains et leurs « alliés » et à l'éternelle, et stupide, question de savoir si ceux qui la regrettent auraient préféré que Saddam reste, une personnalité d'un aussi haut rang que Madame Matvienko répond, en des termes très peu diplomatiques, à propos de la même question stupide mais concernant cette fois-ci Kadhafi; « oui, on aurait préféré qu'il reste ». "Quoi qu'on pense de Kadhafi, c'était tout de même le chef de l'Etat. Les images de violences et d'acharnement contre lui étaient insupportables, moyenâgeuses". Elle a ajouté : « cela ne ressemble pas à un processus de paix mais à une guerre civile ». La seule chose qu'elle n'a pas dite ouvertement, mais l'a fait très bien comprendre, ...et vous en êtes les responsables directs. Juppé a dû apprécier.

De son côté, le Président syrien, sans aucune légitimité et à qui on « ordonnait » hier de partir, fait encore plus fort : il invite « toutes les organisations qui luttent contre le terrorisme à faire pression sur toutes les parties « connues » pour qu'elles cessent de soutenir le terrorisme ». Qu'entend-t-il par là ? La France, USA, GB, Turquie et autres, seraient-ils des... soutiens aux terroristes ? Comme je l'ai déjà prévu il y a de cela quelques semaines, la Syrie négociera, mais à partir d'une situation de force et...elle dictera SES conditions : les terroristes ne doivent pas seulement être désarmés mais doivent répondre de leurs actes devant la justice...SYRIENNE.

La Syrie négociera

Quant aux amis et protégés, très provisoires, de Juppé, les membres du Conseil d'Istanbul, ils ont oublié la chose la plus importante de l'équation : l'histoire. Celle-ci ne pardonne pas. Ses poubelles accueillent surtout et avant tout les traitres. Ils iront sous peu y rejoindre leurs camarades. Les Français, dont certains ancêtres récents ont une grande expérience en le domaine, doivent en savoir quelque chose.

Ouvrir de ses propres mains la porte aux bandits et leur indiquer le chemin de la chambre à coucher. C'est la devise commune à tous les traitres, où qu'ils se trouvent et d'où qu'il proviennent.

Voyez-vous, nous vivons dans un monde où, submergés d'informations dont la plupart ne vaut rien, cellles-ci passent sans même qu'on ne l'y prête attention. Ainsi, y compris sur ce blogosphère, certains "analystes" parlent des monarchies pétrolières en les qualifiant de pays arabes "modérés". L'expression fut, me semble-il, inventé par les USA et repris par la totalité des pays du "monde libre". En 2012, un pays comme l'Arabie Saoudite se trouve qualifié de "modéré".

La plupart des terroristes qui ont commis les attentats du 11 septembre sont Saoudiens.

L'Arabie Saoudite a financé les Talibans, créé et financé Al Qaeda.

De même, elle a financé les terroristes Tchéchènes.

Ainsi que tous les mouvements jihadistes possibles et imaginables de par le monde.

Elle interdit la construction des églises sur son territoire.

Elle appelle à détruire les églises déjà construites ailleurs sur la péninsule arabique.

On y coupe les mains des voleurs, coupe la tête des adultérins, lapide les femmes adultères jusqu'à ce que mort s'ensuive, etc.

On y interdit même aux femmes de conduire une voiture.

Mais c'est un pays...modéré

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : russie, france, juppé, gowrié, syrie, opposition, collaboration, islamisme, médias

19/03/2012

Attentats terroristes à Damas : c’est certainement le régime


Images des attentas.PNG

Vous l'auriez compris, le titre est une boutade...tragique. J'attends juste de voir combien de lignes cela représentera dans nos médias, à l'affût de la « vérité ». En tout cas, sur bluewin.ch, pas de problème : c'est la « télévision d'état » qui dit que...

Le rédacteur de « l'article » n'a pas oublié de mettre le mot « terroriste » entre parenthèses. Il doit certainement avoir suivi sa formation dans la même école que Hammouche Vannay, Bouvier et Daniels. Il est à signaler que la TDG, dans sa version électronique, a fait appel aux mêmes parenthèses pour parler des terroristes. L'OSDH, source d'information « presque » unique de nos valeureux médias, faisait, lui, état de morts militaires seulement. On se demande, là aussi, comment a-t-il pu faire pour nous fournir des renseignements aussi rapides et aussi précis.

Tous doivent être contents : 27 civiles tués par leurs amis démocrates, dans des attentats « pacifiques ». Le quartier visé étant en majorité habité par des chrétiens, le but poursuivi est claire. Il faut juste savoir que samedi est jour de congé, sauf pour les écoles privées. Au moment de l'explosion, des bus scolaires pleins de petits enfants passaient, leurs vitres ont éclaté en mille morceaux et des dizaines d'enfants ont été blessés.

Les manifestants « pacifiques » défaits, ils se tournent maintenant vers le terrorisme anonyme le plus lâche et le plus criminel.

Les monarchies pétrolières, nos « démocraties » occidentales et...nos médias, les ont soutenus activement et continuent de le faire.

L'alliance de la terreur, en quelque sorte.

Toute autre chose. L'Arabie Saoudite, grand pays démocrate, vient de déclarer qu'il faut « détruire » toutes les églises dans la péninsule arabique. Là aussi, les islamistes de tous bords, y compris ceux de nos médias, doivent être ravis.

Il paraît que Juppé a condamné "avec fermeté" les attentats. Il y a en arabe un proverbe dont la traduction pourrait donner : tuer et marcher dans le convoi funèbre derrière le mort. On rappelle juste que c'est Juppé et ses amis, les bédouins, qui financent et arment ces terroristes.

 

 

Bluewin.ch.PNG
P. S. Les choses allant très vite, les amis "pacifiques" de MM Juppé, Sarkozy, etc. viennent de commetre un autre attentat à Alep, ce dimanche 18.03.2012. Cela se passa à Al Souléimanié, à quelques mètres d'une église et au moment où des parents venaient chercher leurs enfants à l'école.

J'accuse la France, les USA, la GB et l'Europe d'être directement responsables de ces attentats terroristes.

J'accuse les bédouins Qataris et Saoudiens d'être les commenditaires directs de ces attentats.

J'accuse nos médias qui, une année durant, ont fait la promotion et milité activement en faveur des groupes terroristes, d'être au moins autant responsables de ces attentats. Ces mêmes médias continuant, aujourd'hui même, à qualifier ces actes terroristes de révolution "pacifique".

Il serait temps, je le dis sans détour, que les autorités syriennes frappent d'une main de fer ces terroristes sans foi ni loi. De les poursuivre partout où ils peuvent se trouver, jusque dans les chiottes, et qu'elles leur infligent le châtiment qu'ils méritent.

Il paraît que l'Arabie Saoudite achemine maintenant directement des armes aux terroristes Islamistes via la Jordanie. La syrie doit déclarer ces pays comme ennemis et prendre les dispositions, y compris militaires, qui s'imposent. La Jordanie a décidé de faire de ses frontières avec la Syrie le point de passage des terroristes et de leur matériel, elle doit en répondre directement.

Aujourd'hui, dans les 10 secondes que la RTS a consacré à la Syrie, la présentatrice n'a rien trouvé de mieux que de dire : "alors que la répression continue en Syrie, le Président du CICR ira à Moscou, etc., etc.". Pas un mot des attentats terroristes. Effectivement, ls RTS n'a pas envie de dire du mal de ses protégés "pacifiques".

En effet, écrasés militairement, les groupes terroristes de la soi-disant ASL et, j'insiste, ceux qui les soutiennent et en font la promotion, n'ont rien trouvé de mieux que de se reconvertir dans le terrorisme des attentats suicide. A se demander quant cela fera officiellement partie du programme des écoles militaires et...de journalisme.


 

 

 

 

 

 

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, terrorisme, arabie saoudite, gowrié, russie, france, islamisme