13/09/2012

Vous avez allumé le feu. Qu'il vous brûle

 

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Nous apprenions mardi dernier, coup sur coup, que les « nouveaux » démocrates installés par les soins de Clinton, Juppé et Cameron en Libye et en Egypte, viennent d’attaquer les représentations diplomatiques américaines dans ces deux pays. En Egypte, ce fut l’Ambassade : attaque violente, drapeaux américain arraché et brûlé et un joli drapeau salafiste proclamant qu’il n’y a de Dieu qu’Allah est hissé à sa place. En Libye, Benghazi plus précisément, vous savez, la ville rebelle « sauvée » par BHL, le philosophe cathodique, les choses furent autrement plus sérieuses, voire dramatiques. L’Ambassadeur USA lui-même, ainsi que trois autres fonctionnaires furent tués dans l’attaque perpétrée par leurs amis, oui j’insiste, rebelles.

Ce qui me ferait le plus plaisir, c’est que quelques uns, BHL en tête, nous refassent le joli coup d’une de leurs expressions favorites : ils ne sont qu’une minorité. La grande majorité est pacifique, amicale et démocrate.

Ils ne sont que le produit « exclusif » de votre décadence. La fleur pourrie et malfaisante de la déchetterie de votre propre décomposition.

Mais le plus étonnant dans cette affaire est la "réaction" de LA Secrétaire d'Etat Clinton. Celle-ci, visage défait, déclare "sa difficulté à comprendre" comment "des gens dont nous avons sauvé le pays de la destruction, peuvent nous traiter de la sorte". Et si elle était...sincère ? Je veux dire si elle croit "vraiment" ce qu'elle dit ? Cela expliquerait tout, non ? Ces gens-là sont allés au Vietnam pour le sauver. Ils sont aussi allés en Irak pour le sauver et maintenant la Libye et demain la Syrie. C'est tout de même fou ces Salafistes. Quels ingrats.

Sur un tout autre registre, les amis « pacifiques » de Fabius, Clinton et Cameron, à qui je dois ajouter notre Didier Burkhalter national, sont allés prêcher la liberté et la démocratie sur la route menant à l’aéroport d’Alep. Ils ont rencontré ce qu’ils ont crû être des ouailles. Malheur, pour ces derniers, ils se trouvent être des Syriens d’origine arménienne, de retour de « vacances » à Erewan. Des mécréants en puissance et forcément soutiens au régime d’Assad.

Quatre d’entre eux furent froidement abattus. Ceci 48 heures après que les « manifestants pacifiques » de M. Burkhalter (dont le département finance les activités) ont, tout aussi froidement, abattu une vingtaine d’appelés, ayant les mains liées derrière le dos.

http://www.dailymotion.com/video/xtgtjq_syrie-les-rebelle...

Firefox semble avoir de très gros problèmes pour ouvrir ces liens. Essayez avec d'autres moteurs.

Vous pouvez aussi voir le fichier directement ci-apèrs. Les images sont, bien évidemment, très dures. Nous attendons bien évidemment toujours que nos plumitifs nous présentent ne serait-ce qu'un seul document montrant de telles atrocités commises par les soldats de l'armée syrienne.


12/09/2012

Dominique de Villepin : grandeur et décadence. A qui le tour ?

 

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Voici donc le grand homme, celui du discours historique de 2003 à l’ONU, du discours non moins historique de bienvenue à la Suisse lors de l’entrée, hélas, de notre pays à cette institution, en garde à vue. En garde à vue pour une sombre affaire d’escroquerie visant l’association des relais et châteaux. Laquelle association fut présidée, à l’époque des faits, par un certain Régis Bulot, écroué en 2011 pour escroquerie en bande organisée et blanchiment.

Que du beau monde en somme.

Inutile de vous dire ce qu’il serait arrivé à vous et à moi, pauvres gueux que nous sommes, si nous avions commis le dixième de leurs méfaits. C’est ce même de Villepin, encore une fois celui du discours historique de 2003 à l’ONU contre la guerre en Irak, qui, il y a de cela à peine quelques semaines, appelait à une intervention militaire étrangère directe en Syrie. A l’instar de certains de ses compatriotes, Fabius, Hollande et BHL en tête, il doit, le pauvre, se faire des soucis pour le sort tragique réservés par le régime sanguinaire de Damas à « ses » amis terroristes d’Al Qaeda et jihadistes de tous poils.

Qu’est-ce qui a changé le personnage à ce point ? Mais au fait, était-il vraiment différent à l’heure de sa gloire passée ? Je ne le crois pas. Ce sont seulement les circonstances qui ne sont plus les mêmes. Les accusations, mises en examen, perquisitions et autres gardes à vue se multiplient depuis que l’homme a quitté ses fonctions au sommet de cet état voisin. Tout cela coûte cher, très cher et le Qatar et Saad Al Hariri, ennemis jurés de la Syrie, sont riches, très riches.

Savez-vous quel est le « prix » d’un ambassadeur syrien acceptant de faire défection ? 1.5 millions de dollars et 25'000 de pension mensuelle pendant deux ans. Pour ceux de rang inférieur, les prix descendent graduellement jusqu’à un « minimum » de 200'000 dollars.

Malgré tout cela, savez-vous combien de diplomates, tous rangs confondus, ont fait le pas depuis plus d’une année et demie de conflit en Syrie ? Neuf, en tout et pour tout.

Il semblerait que cette révolution ne soit populaire que dans les têtes mal faites, pour ne pas dire malfaisantes, de Fabius, Juppé, Hollande, Cameron et, puisqu’il nous faut notre part de gloire, aussi minable soit-elle, de Didier Burkhalter. Celui dont le département aide et finance les rebelles syriens. Ceux que même Navi Pillay, locataire du 20, Quai Wilson ne peut faire autrement que de qualifier de criminels de guerre.

 

11/09/2012

Le DFAE aide et finance les rebelles, accusés de crimes de guerre

Lorsque ce département, par la bouche de son chef, déclare officiellement que l’ASL fait partie des représentants « légitimes » du peuple syrien, il se met alors d’office en position de caution pour les actes de celle-ci. Lorsque le même DFAE finance le CNS, soi-disant bras « politique » des terroristes de l’ASL, il devient de fait un soutien direct des crimes de ces derniers, voire même un complice. Même Navi Pillay, Haut Commissaire pour les droits de l'Homme et adversaire notable de la Syrie, n'a pû s'empêcher de déclarer aujourd'hui que les rebelles syriens se sont rendus coupables de crimes de guerre, voire de crimes contre l'humanité.

http://www.rts.ch/info/suisse/4166740-la-suisse-a-finance...

Et là aussi, d'une manière on ne peut plus claire :

http://www.rts.ch/la-1ere : le DFAE apporte son soutient à l'opposition syrienne

Nous apprenons aujourd’hui, lundi 10 septembre 2012, que les protégés de notre gouvernement, opposition légitime selon lui, viennent d’exécuter froidement une vingtaine de soldats de l’armée régulière qu’ils avaient fait prisonniers auparavant. Ces soldats étaient ligotés et les yeux bandés.

Je vous laisse d’abord avec les comptes rendus de médias « hostiles » au régime syrien.

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/syri...

Et voici « l’événement », filmé fièrement par les protégés de notre DFAE.

http://www.youtube.com/watch?v=YgO48q174mQ#

La même opposition « légitime », selon le chef du DFAE, vient de faire sauter une camionnette bourrée d’explosifs dans une rue à Alep. Plus d’une trentaine de morts civils et des dizaines de blessés.

Ainsi, M. Burkhalter considère-il qu’il est « légitime » de faire exploser des voitures piégées et d’exécuter sommairement des prisonniers ayant les mains liées.

J’ai, à l’occasion d’une petite recherche, découvert que la complicité de crime de guerre existe. Voici comment elle se définit :

"Situation de celui qui, par aide ou assistance, facilite la préparation ou la consommation d’une infraction, sans en réaliser lui-même les éléments constitutifs, ou encore provoque à une infraction ou donne des instructions pour la commettre".

Je me rappelle aussi avoir entendu le chef du DFAE déclarer, à deux reprises au moins, qu’il faut absolument que les crimes commis en Syrie « ne restent pas impunis ».

Que Dieu vous entende, Monsieur le Conseiller Fédéral. J’aimerais beaucoup voir à quoi vous ressemblerez dans le box des accusés. Je verrais bien notre gouvernement, croulant depuis un moment sous les plaintes pour raisons diverses et variées, être l'objet d'une plainte pour complicité de crimes de guerre.

Certains juristes pourront certainement se pencher sur le sujet.

 

08:03 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : dfae, dider burkhalter, syrie, gowrié, suisse, asl, cns, média, terrorisme, navi pillay

10/09/2012

Syrie : crise humanitaire, DFAE, HCR et CICR

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Ce qui caractérise le plus la guerre en Syrie, c’est la singularité permanente et systématique avec laquelle les événements qui s’y déroulent sont traités. Les passions, le terme n’est pas exagéré, qu’elle déchaîne, tous les jours, dans toutes les rédactions et les chancelleries du monde « libre ».

Je parlais de singularité car aucun doute n’est plus permis. C’est bien d’un plan, je n’aime pas le terme « complot », mûrement réfléchi dont il s’agit. Le coup des manifestations « pacifiques » n’ayant pas marché (car, ne l’oublions pas, on se demande où ont disparus les manifestants pacifiques alors qu’on nous parle de zones « libérées » sous le contrôle des insurgés), on a sorti, comme par miracle, presque du jour au lendemain, des dizaines de milliers d’hommes armés, ayant décidé de libérer le pays de son tyran. Quelque 14 mois et des dizaines de milliards qataro-saoudiens après, la belle « révolution populaire » s’est transformée en cauchemar islamiste avec son lot d’exécutions sommaires, d’égorgements individuels et collectifs, d’otages pris puis libérés contre paiement de rançon, etc.

Tout cela n’ayant pas marché, on s’est rabattu sur le sort atroce des « réfugiés » syriens, en Turquie, au Liban et en Jordanie. 15 milles « malheureux », puis 40'000, puis, 150'000 et , maintenant, 224'000, précisément. Je ne vais m’étendre ni sur la réalité des chiffres ni, surtout, sur la nature et l’identité réelles de ces « réfugiés » car nous savons que ces camps, surtout ceux en Turquie et au Liban, ne sont rien d’autres que des bases arrières et de repli pour les terroristes de l’ASL et certains sont des « stations » de tri et de passage pour les jihadistes de tous poils. Non, je me contenterais de contempler la manière dont nos politiciens et, surtout, nos journalistes, en parlent. A les entendre, le « drame » des réfugiés syriens n’a pas d’égal dans l’histoire moderne, voire dans l’histoire tout court.

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J’ai essayé, à propos d’histoire récente, de trouver ce qu’on a dit à propos des réfugiés irakiens, résultat de la libération du pays par les Américains, et dois avouer que je n’ai pas trouvé grand-chose. Et pour cause.

La plupart des études sur le sujet s’accordent pour articuler le chiffre de 4'000'000 de réfugiés irakiens, dont la moitié ont trouvé refuge…en Syrie. Plus de deux millions de réfugiés « accueillis » par la Syrie. Où étaient-ils passés ?

Et bien…nulle part. Ils étaient « chez eux ». Plus de  deux millions, un dixième de la population syrienne en quelques mois, ont trouvé refuge dans le pays même. A Alep, Damas et ailleurs. Pas une seule tente ne fut dressée, pas un seul camp de réfugiés mis en place. Les Syriens ont accueilli les Irakiens « chez eux ». Ce fut pareil lorsque plus de 300'000 Libanais ont trouvé refuge en Syrie en 2006 lors de l’agression israélienne contre leur pays.

Les Syriens ne se sont jamais plaints. Ils n’ont jamais demandé rien à personne non plus.

Ni le DFAE, ni le HCR ou le CICR ne se sont déplacés pour inspecter le sort "tragique" de ces deux millions de réfugiés...Irakiens.

Mais cela, le DFAE et la RTS n’aiment pas trop en parler. Les camps, très voyants, de réfugiés, sont nettement plus « vendeurs ».

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, gowrié, dfae, terrorisme, islam, asl, suisse, réfugiés, irak

30/08/2012

Britannique, médecin et...terroriste

Pour la troisième fois depuis août 2011, date à laquelle j’ai commencé à écrire sur cette plateforme, je dois rendre humblement hommage aux « vrais » professionnels de l’information que sont les journalistes britanniques. Professionnalisme et indépendance, alors même qu’ils sont soumis aux mêmes impératifs politico-financiers imposés par leurs employeurs. Certains de chez nous seraient bien inspirés d’en prendre exemple. Mais cela est une autre histoire.

John Cantlie est un journaliste, photographe et vidéographe anglais qui a toujours travaillé dans un environnement « hostile ». Comprenez qu’il a écumé tous les endroits chauds de notre planète : Libye, Afghanistan, Irak, Tchétchénie, etc. De retour de Syrie, où il a été retenu « captif » par une bande armée dont l’un des chefs était un ses « compatriotes », médecin dans un centre hospitalier appartenant à l’Etat et parti faire le "jihad en Syrie", il nous livre le récit de son séjour parmi les « combattants de la liberté ». L’accumulation de ces témoignages, images terrifiantes et autres massacres commis par les « rebelles » fait froid dans le dos. Voici, encore une fois, ceux que notre DFAE et son chef financent et soutiennent.

Voici l’article du Daily Mail.

http://www.dailymail.co.uk/news/article-2193771/John-Cant...

Et sa traduction.

« Le médecin né en Grande Bretagne était un des chefs d’une bande de militants lourdement armés qui a retenu en captivité deux photographes dans un camp d’une Syrie en proie à la guerre.

Le médecin a dit au captif John Cantlie qu’il avait obtenu un congé de son poste dans un grand hôpital londonien pour aller faire la «guerre sainte.»

L’extrémiste – qui a une femme et un enfant en Grande Bretagne – à l’intention de reprendre un emploi au NHS à son retour de Syrie ».

 

par Rebecca Evans, The Daily Mail (UK) 26 août 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Les services de renseignements tentaient hier de pister un médecin du NHS qui appartenant à une cellule terroriste qui a kidnappé et tiré sur un photographe Britannique en Syrie.

Le médecin à l’AK-47 fait partie d’une bande d’extrémistes qui a retenu en otages John Cantlie,  un photographe de guerre chevronné, et un de ses collègues de la presse occidentale pendant une semaine.

Ce fanatique islamique a la barbe fournie a indiqué à ses prisonniers qu’il avait pris un congé sabbatique de son emploi au NHS pour faire la ‘guerre sainte’ en Syrie.

Il leur a dit aussi qu’il prévoyait de retourner à son poste de haut niveau dans un service hospitalier de Londres Sud.

Hier soir, le General Medical Council a annoncé qu’il allait enquêter sur le récit de M. Cantlie.

Un porte parole a déclaré : «’Protéger les patients est notre priorité. Nous examinons de très près ces allégations.’

M. Cantlie, 41 ans, avait été capturé le mois dernier avec son collègue Hollandais Jeroen Oerlemans alors qu’ils couvraient la guerre civile entre l’armée du président Assad et les combattants rebelles.

Pendant une tentative d’évasion ratée, M. Cantlie avait reçu une balle dans le bras mais avait été ensuite soigné par le docteur qui utilisait un kit médical frappé d’un écusson du NHS bien en évidence.

Quand ils lui ont demandé son nom, il a dit aux captifs : ‘Appelez-moi simplement docteur – je suis le seul ici.’

Le médecin, qui a dit avoir 28 ans et avoir une femme et un enfant en Grande Bretagne faisait partie des chefs du groupe qui envisageait de décapiter des ‘espions’ et avait été furieux quand l’exécution de deux Syriens considérés comme des espions avait été interrompue.

Cette information intervient à peine quelques jours après que les services de renseignements aient prévenu que des dizaines de Britanniques, dont beaucoup seraient d’origine pakistanaise, se rendaient en Syrie pour participer au djihad, ou guerre sainte. On s’inquiète de les voir revenir en Grande Bretagne radicalisés, posant ainsi un problème de sécurité.

Au sujet de son ravisseur, M. Cantlie a déclaré au Daily Mail : ‘Quand il m’a dit qu’il était un médecin du service de santé publique, j’ai pensé que c’était bizarre.

 ‘Voilà un homme qui a fait le serment de sauver les gens et de les aider, et ici, il se balade avec un Kalashnikov et prêche la charia. Je ne connais aucun docteur qui fait ça.

 Et glissant vers le macabre, le médecin qui parlait avec un accent du sud de Londres et dissimulait constamment son visage avec des lunettes de soleil et un foulard – a expliqué qu’il était content de son expérience en Syrie parce qu’à son retour en Grande Bretagne il souhaitait se spécialiser en traumatologie.

M. Cantlie a ajouté : «Il disait que soigner les djihadistes blessés au combat était un bon entraînement et qu’il avait un pack de soins avec de la gaze, des médicaments, des perfusions et du matériel médical.

«Quand il soignait ma blessure par balle dans le bras, on voyait bien qu’il savait ce qu’il faisait. Il était très bien formé.’

M. Cantlie et son collègue avait été capturés quand ils s’étaient rendus dans un camp qu’ils avaient précédemment visité, ignorant que des terroristes en avaient pris le contrôle entretemps.

Il a dit au sujet du médecin : ‘Comme nous étions tous deux de Londres, je lui ai demandé de l’aide mais il a refusé ne serait-ce que d’envoyer un texto à ma petite amie pour lui faire savoir que j’étais en vie. Il a dit qu’i serait décapité s’il le faisait.

 Il m’a dit, »Je ne peux pas rester ici [avec vous] trop longtemps parce que les autres gars disent que je suis trop sympa avec vous.»’

Le médecin, dont on pense qu’il est d’origine pakistanaise, faisait partie de la quinzaine de ressortissants Britanniques du camp terroriste, en territoire syrien tous près de la frontière, dont la plupart avaient des accents de Londres. Ils faisaient partie d’une cellule forte de 40 hommes appelée Al Absi qui veut convertir les Syriens à la charia.

Quand M. Cantlie avait essayé de s’échapper le deuxième jour d’une captivité qui en a duré sept, un de ceux qui avaient ouvert le feu était un Britannique, le blessant au coude tandis que son ami Hollandais était touché à la jambe.

Il a déclaré : «le médecin était le gars qui nous a soigné par la suite.»

 ‘Il a stabilisé Jeroen avec des perfusions de solution saline qui portaient des logos du NHS, il lui a donné des antibiotiques et a suturé sa blessure. Son assistant, un autre Londonien, a bandé mes blessures. Ce type avait tiré sur moi quant j’avais essayé de fuir.

 ‘Il m’avait aussi donné un coup sur la tête avec la crosse de son fusil après que nous ayons été repris. Certains des Britanniques étaient vindicatifs. Ils nous voulaient morts.’

Il a dit qu’après ça, le docteur ‘est venu dans notre tente où nous étions menottés et les yeux bandés. Les militants m’avaient tapé dessus parce qu’ils prétendaient que j’étais l’instigateur de la tentative d’évasion.

 ‘Il avait dit, «Vous m’avez beaucoup déçu, John. Avant [l’évasion] vous alliez être échangés contre une rançon, mais maintenant je ne sais pas. Je vous avais dit d’être patient, que ça irait bien. Maintenant, ça va mal aller.»

‘Ce n’était pas très amusant d’attendre pour finir dans une vidéo d’exécution entre les mains d’extrémistes – dont l’un soignait des Londoniens comme moi il y a seulement quelques mois.’

Le lendemain, à l’horreur de M. Cantlie, il avait vu qu’on installait une table à tréteaux et il avait entendu le bruit de couteaux qu’on aiguise, mais il avait ensuite appris que ces préparatifs étaient pour les deux Syriens qui seront finalement épargnés après s’être repentis et avoir promis de suivre la charia.

Il a ajouté : ‘Le médecin était ennuyé. Il disait qu’ils auraient dû être décapités parce que c’étaient des espions Syriens.’

Tout au long de son calvaire, M. Cantlie avait été maintenu menotté dans une tente. En une occasion, il avait entendu le docteur téléphoner à sa famille.

‘Il disait, «Hello mes chéris, comment va le petit ? Place-le près du téléphone que je puisse l’entendre. »’ A un autre moment, il s’était même plaint devant ses otages de l’état du NHS.

‘Il nous disait que le NHS était bon quand on a un accident grave mais que c’était terrible d’être sur une liste d’attente pour une prothèse de la hanche,’ explique M. Cantlie.

 S’exprimant hier, M. Cantlie qui a subi des lésions nerveuses sur son bras gauche et dont la motricité des doigts es maintenant réduite, a déclaré qu’il était toujours impatient de retourner en Syrie pour informer sur la guerre malgré son expérience traumatisante.

Il a dit ; ‘Je suis pressé de retourner là-bas. La seule chose qui m’en empêche, ce sont mes appareils photos, je les ai perdus là-bas et il faut que j’en achète d’autres’.

Vous connaissez ce docteur? Appelez le bureau de l’information du Daily Mail au 02079386059

 

Comme d’habitude, il est toujours intéressant de varier ses sources. En voici deux autres : Channel 4 et la BBC.

http://www.channel4.com/news/fighting-rages-in-syrian-cit...

http://www.bbc.co.uk/news/world-middle-east-19135839

 

29/08/2012

Attentat contre un convoi « funèbre » à Damas. L’abjection à l’état pur

 

L’irakisation du de la Syrie, je ne dis pas conflit car on ne peut être en conflit lorsqu’on lutte contre des terroristes et des barbares, bat son plein. C’est ainsi qu’hier à Jaramana, proche banlieue de Damas, une voiture piégée a explosé au passage d’un convoi funéraire tuant entre 10 et 15 personnes, 12 étant le chiffre le plus communément admis.

 

Qu’est-ce que Jaramana ? Une banlieue relativement récente, qui a beaucoup grandi à la fin du siècle dernier et la première décennie de ce siècle. Une banlieue comme beaucoup d’autres dans cette partie du monde, sans âme particulière. De petits immeubles de 4 à 5 étages où vivent essentiellement des chrétiens, ceux qui n’ont pas les moyens de s’offrir un appartement à Damas, ainsi que des Druzes, mais aussi la panoplie habituelle de la population syrienne sans toutefois la concentration confessionnelle habituelle de ceux-ci. Durant l’occupation de l’Irak par les Américains, Jaramana a accueilli la majorité des réfugiés irakiens qui ont choisi le chemin de Damas, plus de 400'000, sans le moindre incident pendant plus de 5 ans. Jusqu’au début des récents événements encore, il y en restait une bonne centaine de milliers.

 

Rien de très exceptionnel en soi, en somme.

 

Pas pour les terroristes qui, luttant pour la liberté et la démocratie, contre un régime dictatorial, ont décidé de porter un coup « décisif » à un convoi funèbre. Une noblesse qui force l’admiration. C’est certainement cette noblesse qui pousse François Hollande à les qualifier d’opposition légitime et notre DFAE de les soutenir financièrement. En somme, nous finançons directement, ce n’est même plus un secret de polichinelles, des gens qui font exploser des voitures au passage de convois funèbres et qui jettent des postiers du haut d’un immeuble de plus de 10 mètres.

 

Quant à l’abjection, elle nous a été gracieusement offerte par France Info qui relatait l’événement en ces termes : «  Les violences continuent en Syrie. Les affrontements armés et les bombardement ne cessent pas. Par ailleurs, dans une banlieue proche de Damas, une voiture piégée a explosé au passage d’un convoi funèbre de partisans de Bashar el Assad… »

 

L’abjection à l’état pur.

Il est maintenant 13H10. Le dernier bilan de cet attenat fait état de 27 morts. On ne sait pas qui il faut remercier. 

 

28/08/2012

Hollande exécute le scénario libyen. La Turquie n’accueille plus de Syriens

 

Dans le rôle de chef de fil des pays hostiles, que le nôtre lui dispute âprement, le président français vient de franchir un nouveau pas en déclarant vouloir reconnaître un hypothétique gouvernement syrien de transition, incitant au passage l’opposition syrienne à le former au plus vite. Dans la foulée, le Président « normal » a pour la énième fois parlé de l’institution d'une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Syrie.

 

Pour ce qui est du gouvernement, on peut supposer que la France sera suivie par d’autres pays dont le nôtre, bien évidemment. Reste juste à savoir où va siéger ce gouvernement, sur quel territoire, quelle population représentera-il, qui acceptera qu’il soit représenté par lui ? De plus, contrairement à l’époque de l’ivrogne russe, Eltsine, nul besoin d’être devin pour être certain que Russes, Chinois, ainsi que des dizaines d’autres pays ne reconnaitront jamais ce gouvernement fantoche. On est bien en présence d’une nouvelle guerre froide. Il y aura donc un gagnant et un perdant. Nous verrons.

 

Pour ce qui est de la zone d’exclusion aérienne, force est de constater que les rêves du Français sont un peu étranges. Il en parle en effet comme s’il pouvait en décider. Sachant que l’ONU, grâce aux actions combinées des Russes et des Chinois, ne prendra jamais cette décision, sachant aussi que les amis « maîtres ? » de Hollande ne veulent pas en entendre parler, on se demande en effet comment compte-il s’y prendre, à moins que ce ne soit de nouveau une énième figure de style, voire un constat d’impuissance totale. On se demande aussi comment, techniquement, il va s’y prendre ? Peut-être exigera-il des Syriens que ceux-ci ne tirent pas sur ses avions ? On ne sait pas.

 

La Turquie, elle, a, pour la énième fois aussi, menacé la Syrie d’intervenir directement si la situation, selon elle, devait s’empirer. Traduction : lorsque le seuil fatidique des 100'000 réfugiés syriens aura été atteint. Le plus cocasse dans l’affaire est que, 48 heures après cette annonce fracassante, les autorités turques ont décidé de ne plus accueillir de nouveaux réfugiés. Traduction (2) : les Turcs interviendront sans doute à 100'000, mais arrêteront les comptes à 76'000.

 

Décidément, la crise syrien nous aura fait voir de toutes les couleurs.

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : syrie, gowrié, france, terroisme, suisse, hollande

21/08/2012

En Syrie, les terroristes sont maintenant traqués

Un à un.

Ce qui devait être une bataille « finale bis » à Alep s'est transformée en cauchemar final pour les bandes armés (opposition légitime selon Clinton et Fabius) stipendiées des monarchies moyenâgeuses du Golfe bédouin et de nos « démocraties » occidentales, y compris la nôtre dont les « dons » connus aux terroristes s'élèvent à 60'000 francs jusqu'à présent. Sans parler des livraisons d'armes passant, pour se donner bonne conscience, par ces mêmes monarchies hyper démocratiques.

Cette nouvelle façon de faire est devenue possible pour plusieurs raisons :

En dehors de quelques quartiers décentrés où les terroristes pouvaient, de part la composition même de la population, relevant de l'islam fondamental, avoir quelques appuis et aides, les habitants d'Alep et de Damas, ont dans leur grande majorité totalement rejeté les terroristes et ont largement contribué aux succès de l'armée.

Les renseignements. redevenus efficaces et pour cause. Il aura fallu plus d'une année et demie pour purger les services, où les espions à la solde de l'ASL et des renseignements étrangers pullulaient et renseignaient les terroristes sur les mouvements des troupes. D'où aussi les pertes minimes en hommes de l'armée. A ce propos, sans pouvoir, pour l'instant le confirmer à 100%, il semblerait de plus en plus acquis que la défection du vice président syrien, Farouq Al Charaa, annoncée avec fracas par l'ASL, soit réelle, sauf que...elle a échouée. Certains se posaient effectivement beaucoup de questions sur la pourriture qui doit régner au sein de l'appareil de l'Etat syrien pour que des défections, qu'on peut qualifier d'importantes, telle que celle du premier ministre éphémère, puissent se faire au nez et à la barbe de ces services. Le pourrissement et la corruption étant des faits admis, il semble tout de même que l'avortement de la dernière tentative d'envergure en le domaine, celle du vice président, marque un tournant. Il en va de même pour le vice premier secrétaire du parti Baath, Abdullah Al Ahmar. Ils seraientt maintenant en résidence surveillé. Ils peuventt remercier le ciel car à ce niveau de responsabilité, ils pourraient très facilement être traduits devant la haute cour pour désertion, haute trahison et complicité avec des services étrangers hostiles. C'est la potence à coup sûr.

Ce qui précède est aussi à lier à la "nouvelle" façon de faire, plus moderne, de l'armée syrienne. L'impact psychologique s'en fit immédiatement sentir. L'armée se fait maintenant systématiquement suivre par les caméras, de vraies et non pas des portables, montrant la réalité de ce qui se fait sur le terrain. Seuls nos plumitifs et leurs torchons continuent leur combat perdu aux côtés des terroristes.

 

La troisième raison est à chercher dans la stratégie même de ces bandes de terroristes, appelées, pour la forme, ASL. Ceci marque par ailleurs une première défaite militaire indirecte aux pays occidentaux qui les appuient car ce sont les conseillers militaires de ces pays qui dirigent les opérations de ces bandes. A ce propos,il convient de lire les rapports, de plus en plus nombreux, mettant en cause directement les services occidentaux et les accusant de fournir une aide directe, en rensignements et en logistique, aux terroristes. Voici d'abord un article très intéressant à ce propos du Bild.

http://www.bild.de/politik/ausland/politik-ausland/deutsc...

Et voici un navire d'espionnage allemand, posté en face des côtes syriennes, collectant les informations, notamment sur les communications et les mouvements des troupes régulières et les fournissant, via les services de renseignements britanniques et turcs, aux terroristes.

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La Bataille « finale » de Damas avait deux objectifs. Le premier, direct, espérer un effondrement soudain du régime et s'emparer de la capitale et du pays. Le deuxième objectif étant le détournement de l'attention et des moyens de l'armée d'Alep, où les terroristes comptaient réaliser, pour le compte des occidentaux et des Turcs, la fameuse zone « libre » allant de cette ville jusqu'à la frontière turque. D'où aussi les coups de main spectaculaires consistant à s'emparer de plusieurs points importants allant précisément de ces frontières et jusqu'à la ville d'Alep. Tout le monde criait victoire. On a même lu que Azaaz, très proche de la frontière turque, vit déjà à l'heure de l'après Assad. On y a même installé le QG des insurgés au nord, lequel vient d'être totalement anéanti par une frappe aérienne. C'est précisément à ce moment, comme par miracle, qu'il est devenu école abritant des civiles. Il en est de même de toute la ligne « libérée » par l'ASL allant de la frontière turque jusqu'à Alep. D'où les déboires, manque de ressources et pertes terribles des terroristes.

Pour le reste, les mots ayant une importance extrême, notamment dans ce contexte, sauf pour les Français qui, comme d'habitude, seront les dindons de la farce, les USA viennent, pour la première fois depuis le début de la crise en Syrie, de « souhaiter bonne chance et plein succès » à M. Lakhdar Ibrahimi, nouvel envoyé des Nations Unies en Syrie, dans sa mission. De son côté, ce dernier vient de déclarer que le départ d'Assad n'est en aucun cas à l'ordre du jour. En liant les deux déclarations, on peut supposer que la nouvelle donne, sur le terrain, commence à imposer certaines réalités.

Sauf pour Fabius et, accessoirement, Burkhalter, bien évidemment.

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : syrie, gowrié, usa.france, terroristes, fabius, didier burkhalter, assad

20/08/2012

Gloire à Allah. Allah est grand

Lui seul est capable de ressusciter les morts. Quoique, depuis le début des événements en Syrie, on assiste à d'étranges phénomènes semblables, sans que l'intervention divine y soit pour quoi que ce soit. J'ai toujours pensé que le seul salut de l'humanité sera dans le développement technologique. Il y a un début à tout et nous nous contenterons pour l'instant des possibilités offertes par les téléphones portables et les réseaux sociaux sur internet.

Il n'aura échappé à personne qu'aucun média, notre RTS nationale en tête, ne diffusera ce matériel. Savez-vous pourquoi ? Très simple. Cela a déjà été diffusé, sans les dernières secondes et donnant l'information comme étant la mort du jeune garçon après le viol et l'assassinat de sa mère.

Gloire à Allah et à nos médias aussi.

http://www.youtube.com/watch?v=jhiwsU6TITQ






Une toute dernière chose. Laissez Alla, Dieu, appelez-le comme vous voulez, là où il est, essayer de gérer les malheurs de ce monde. Ne l'invoquez pas toutes les deux secondes. Surtout pas lorsque vous égorgez, comme des moutons, les malheureuses victimes de votre barbarie. Des victimes dont le seul tort aura été d'appartenir à une autre obédience, une autre pensée.

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : allah, dieu, syrie, gowrié, média, manipulations médiatiques

19/08/2012

Fabius aboiera. La caravane syrienne passera

Dans la série escalade verbale et stupidités typiquement françaises, le guignol BHLien vient de franchir une nouvelle étape.  Assez discret ! en Jordanie et au Liban, il s'est complètement lâché chez le Turc déclarant que le régime syrien doit être « abattu » et que Bachar el Assad « ne mérite pas » de rester sur terre.

Brrrrr, on commence à avoir peur.

Il a juste oublié de dire comment il comptait faire. Peut-être en intervenant lui-même ou en confiant le job au Turc. Nous verrons.

Plus sérieusement, il faut avouer que cette déclaration fracassante, à laquelle le corps diplomatique ne nous a pas habitués, a de quoi...rassurer. Car avec l'expérience des 18 derniers mois, statistiques aidant, on remarque qu'à chaque fois leurs protégés terroristes et voyous wahhabites au bord de l'asphyxie, les Clinton, Cameron et autre Fabius montent au front pour nous sortir une batterie, devenue classique, de menaces et d'annonces fracassantes. Le guignol doit en effet pester aux nouvelles en provenance du « front ». La bataille « finale » de Damas s'est transformée en nettoyage totale de la capitale et de sa banlieue. Celle d'Alep, toute aussi « finale » s'est avérée l'être pour les terroristes. Mieux, ou pie, selon de où l'on se place, les Aleppins, dans leur écrasante majorité, se montrent totalement hostiles à ces bandes de barbares et commencent à constituer des comités de défense mettant les terroristes entre eux et l'armée régulière. D'où les pertes, en matériel et en voyous, par centaines chaque jour. Coupés de leurs sources de ravitaillement, Turquie et Liban, à court de munitions, mais aussi d'hommes, ils n'ont plus que deux issues : se rendre ou mourir.

Pour revenir à Fabius, certains s'étonnèrent de l'étrange silence des Russes toute la semaine dernière. Et bien ceux-ci ont parlé et calmement, comme d'habitude. C'est la marque du sûr de soi, bien évidemment. Pour dire quoi ? D'abord pour mettre les Américains, très sérieusement cette fois-ci en garde contre toute aventure mal calculée en Syrie, puis...pour ne rien dire sur Fabius. Ils estiment, à juste titre, que s'adresser aux laquais est une perte inutile de temps. Adresser un avertissement au maître est plus productif et moins coûteux, en énergie.

Enfin, les musulmans fêtent aujourd'hui l'Al Fitre. Les Syriens, les musulmans d'entre eux, le feront chez eux. Tout comme les égyptiens, Tunisiens, Libyens et...Saoudiens et Qataris. Eh oui. Les bédouins avaient prévu de le faire à Damas. Je crains, pour eux, qu'ils ne doivent patienter encore longtemps, très longtemps.

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : syrie, fabius, gowrié, france, turquie, islam, terroristes, wahhabites

18/08/2012

Syrie : les hystériques

Fous à l'idée même qu'ils puissent perdre la guerre qu'ils ont déclenchée en Syrie, Clinton, Fabius, Cameron et Didier Burkhalter, car notre DFAE devient maintenant leader dans le domaine de l'hostilité vis-à-vis de la Syrie (ce qui nous coûtera très cher plus tard), franchissent un pas supplémentaire dans l'hystérie qui les anime depuis le début de la crise dans ce pays. Ainsi, la Suisse durcit, sous les ordres de qui ?, ses sanctions à l'encontre de la Syrie et adopte maintenant même une attitude de délinquant. En effet, notre Conseil Fédéral a décidé que les créances, que la Syrie a contre la Suisse, ne seront pas honorées.

Fabius fait le tour du « pourtour » syrien, en commençant par la Jordanie. Il veut apporter le soutien de la France. Petite question : puisque, comme  je le mentionnais jeudi, 70% du territoire syrien se trouve sous le contrôle des « l'opposition légitime », pour Fabius n'y va pas ? Je laisse aux plumitifs de certains torchons le soin de répondre.

Clinton, avec le colérique Erdogan, veulent instaurer des zones d'exclusion aérienne sur certaines parties de la Syrie. A peine 24 heures après, le ministre yankee de la défense, un certain Panetta, déclare que cela n'est actuellement pas la priorité. Remarquez que, malgré l'opposition à 180 degrés des deux, ils en parlent comme si c'était à eux d'en décider. Bref.

Eh bien, à tous ceux-là je dis : votre guerre est « déjà » perdue. Oh, elle durera encore, assez longtemps malheureusement car vous continuerez à financer, équiper et soutenir les terroristes, vos semblables en réalité. Mais cela ne changera rien à l'affaire. La Syrie semble définitivement décidée à éradiquer vos troupes de mercenaires islamo-wahhabites et elle y parviendra. Le jour où cela arrivera, ce sera une victoire historique, contre les terroristes, bien sûr, mais surtout et avant tout contre vous. Ce sera historique car ceci marquera le début de votre déclin. Votre arrogance vous a à ce point aveuglés que vous êtes incapables d'amorcer un mouvement pour vous sortir du piège dans lequel vous vous êtes vous-mêmes enfermés. Ce sera aussi historique car la Syrie, meurtrie, en sortira malgré tout beaucoup plus forte et bien plus aguerrie. Elle sera à ce moment là prête pour vous affronter...directement. Il serait en effet tout à fait immoral que vous puissiez rester à l'écart des souffrances que vous infligez aux autres. La Syrie aura payé un lourd tribut, humain et matériel. Il serait juste qu'elle en demande réparation au criminels qui ont causé cela : vous. Et vous le ferez.

Je divague ? Non, je lis l'histoire.

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : syrie, gowrié, didier burkhalter, cameron, clinton, fabius, suisse, asl, terroristes, islam

17/08/2012

La Syrie n’est plus islamique, alors qu’elle n’est déjà plus arabe

Ainsi en ont décidé quelques bédouins, réunis à la Mecque pour l'occasion. Rappelons aussi que la Ligue des Bédouins avait déjà exclue la Syrie de ses rangs il y a de cela quelques semaines déjà.

A là bonheur. Les bonnes nouvelles, pour la Syrie, s'accumulent. A commencer par les succès, militaires, psychologiques et populaires indéniable de ces trois ou quatre derniers jours.

La toute dernière, une des plus belles, est la « libération », oui, libération, par la force, de l'équipe de la télévision Al Ikhbaria, enlevée par l'ASL vendredi dernier alors qu'elle effectuait un reportage dans le quartier d'Al Tal. Un commando de l'armée syrienne, la vraie, celle de l'Etat souverain qu'est la Syrie, a « arraché » les membres de l'équipe aux voyous de l'ASL tuant au passage plusieurs chefs notables de cette dernière : Maher Ismaïl al-Tahhan, Yasser Charif al-Ahmar et Mouafaq Ismaïl al-Taleb. Voici la journaliste Yara Saleh, libérée. Elle est belle, moderne, à l'image de la Syrie que les Syriens veulent et qu'ils obtiendront, au nez et à la barbe de Clinton, Fabius et Burkhalter. N'en déplaise aussi aux plumitifs de certains torchons dont je ne citerais même plus les noms et qui n'ont même pas levé un petit doit pour condamner l'enlèvement de « leurs confrères ». Comment le faire alors que certains d'entre eux sont directement payés par le Qatar ? Au-delà, cette libération "au corps" montre un fait extrêmement important, techniquement parlant. Le retour au premier plan des services de renseignements militaires et leur efficacité légendaire. Ils sont entrés au coeur du repère des rats. Pourquoi seulement maintenant ? Parce qu'il fallait effectivement tous ces mois pour dénicher les et nettoyer tous les rats "internes" à ces services. Découvrir aussi les méthodes et le matériel de communication des terroristes. Les succès récents, en partie "chirurgicaux" en sont la preuve.

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Des succès militaires aussi. Le nettoyage, mètre par mètre, de Damas et d'Alep, se poursuit. Cette nouvelle stratégie de l'armée syrienne vise surtout à s'assurer définitivement du non retour des terroristes dans les quartiers résidentiels, prenant la population de ces quartiers comme otage et causant des destructions terrifiantes. Des dizaines de « pickups » équipés de mitrailleuses lourdes furent détruits, avec leurs occupants. Les pertes en hommes des terroristes se comptent par centaines, en même temps, celles de l'armée sont minimes. L'ascendant psychologique de tout cela est indéniable.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

Dans cette vidéo, les images parlent d'elles-mêmes, on voit le résultat du nettoyage, par l'armée syrienne d'Al Tal et d'Ariha. Cela vous rappelle-t-il quelque chose ? Tous ces pickups, blindés ou pas, équipés de mitrailleuses lourdes. Oops, pardon, c'est pour transporter les manifestants pacifiques.

Succès populaire, enfin. Alep, deuxième plus grande ville du pays et centre économique très important, est, comme Damas par ailleurs, restée totalement à l'abri des troubles pendant plus d'une année et demie. Pourquoi ? Pour une raison très simple : les gens ne voulaient simplement pas de cette pseudo-révolution. C'est ce qui semble ne pas avoir plu à Clinton, Fabius et Burkhalter, qui, par le truchement des Wahhabites Qataro-Saoudiens, ont envoyé leurs troupes de terroristes « libérer » la ville, de qui ? On ne sait pas. Succès populaire aussi car des comités de résistance commencent à s'organiser dans certains quartier de la ville. C'est ainsi qu'avant-hier, une attaque terroriste contre le quartier d'Al Meskana (à l'est de la ville) fut repoussée par les habitants. Le chef des terroristes, un certain Abou Hamza, a été tué.

La meilleure manière de voir l'évolution de la situation dans ce pays est de suivre Al Jazeera, Al Arabiya, ainsi que quelques une de leurs succursales ici. On voit très bien que le cœur n'y est plus. Ils n'arrivent même plus à faire passer les mensonges habituels. Leur combat sera très bientôt terminé. Et eux avec.

 

16/08/2012

AFP ou l’abîme du journalisme. Et le terrorisme selon Europol

Deux sujets dans un même billet car ceux-ci parlent d'eux-mêmes. Je vais même vous dire que les deux documents m'ont été fournis par un lecteur. Je l'en remercie.

Commençons par cette grande institution, que d'aucuns affublent du qualificatif « prestigieuse », qu'est l'AFP. Que celle-ci, à l'instar de la plupart des autres médias de nos contrées, commette boulette sur boulette, mensonges et désinformations à la chaîne, n'est en soi pas le problème principal. Le hic est qu'elle est « fournisseur » des autres. C'est dire l'état de l'information quand elle arrive en bout de chaîne.

Revenons au sujet de ce billet. Il y a de cela quelque temps, Ahmedi Najad rendait visite à son homologue vénézuélien Hugo Chavez. Lors de son discours, le président du Venezuela a tancé les médias et « quelques laquais » qui, eux, non pas lui, disent que son pays allait attaquer les USA. L'AFP, grande agence d'information, n'a repris, sur un discours d'une trentaine de minutes, que la deuxième partie des propos de Chavez. Le lecteur, même averti, ne pouvait avoir le moindre doute : Chavez est belliqueux et le Venezuela cherche à attaquer Washington. Devant le tollé des internautes, AFP est revenue, partiellement, sur la nouvelle en ajoutant la phrase : « Chavez ironise sur l'attaque sur Washington » mais elle a laissé les mêmes propos sans dire un seul instant qu'il s'agit de reproches qu'il faisait aux médias.

Je vous laisse avec la vidéo, censurée à maintes reprises par DailyMotion et d'autres. Elle est entièrement traduite en Français.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

Pour ce qui est du second sujet. Je vous laisse tranquillement lire la définition, officielle, qu'Europol donne du terrorisme.

Dites-vous bien que ce sont ces gens-là que Clinton, Fabius, Cameron et Didier Burkhalter considèrent comme opposition « légitime ».

http://rhubarbe.net/blog/2011/01/11/le-terrorisme-selon-e...

Au registre de "l'abîme", je ne puis résister au plaisir de vous livrer un énième bijou journalistique de premier ordre. Comme je m'y attendais, je ne voulais commenter cela avant que nos habituels plumitifs se risquent à publier cela. Je me contente de l'édition du 19h30 du TJ de la RTS et de l'article de la TDG que voici :

http://www.tdg.ch/monde/Assad-ne-controle-que-30-de-la-Sy...

Au fait, puisque l'armée syrienne, la TDG parle d'Assad, ne contrôle plus que 30% du terrotoire, qui contrôle les 70% restants ? Ah..ha ! Allez, je vous aide : serait-e les...rebelles (ceux qu'on a vu jeter de pauvres postiers du haut de l'immeuble où ceux-ci travaillaient) ? Si cela est le cas, où sont-ils exactement ? Mieux. Puisqu'ils contrôlent 70% du territoire, pourquoi ne pas y faire sortir les fameuses manifestations "pacifiques" monstres ? S'y soulever en un mouvement populaire général ? Mais il est vrai qu'ils ne sont pas payés pour réfléchir.

15/08/2012

10 jours en Allemagne, impressions (2) : l’UDC, a-t-elle raison ?

Une des premières choses qu'un « nouvel arrivé » (appelons-les comme cela) en Allemagne doit faire, après s'être débarrassé de ses papiers d'identité, est de s'adresser à un « spécialiste » de l'immigration, entendez par là quelqu'un qui connaît à la perfection les démarches et la tactique à suivre.

Le candidat à l'immigration part de Syrie, d'Irak, de Turquie ou d'ailleurs. Il est pris en main par un « passeur » (prix moyen 7'000 euros par personne) lequel commence par le débarrasser de ses papiers d'identité. Certains passeurs « honnêtes » ne touchent l'argent que si la personne arrive à destination. Une fois cette étape terminée, le candidat est pris en main par des locaux, la plupart du temps des membres de la famille. Il est « briefé » pendant quelques jours sur le discours et les termes exacts qu'il doit employer. Ce n'est qu'une fois certain que la « leçon » est bien apprise qu'il se livre aux autorités. La procédure est la suivante : les candidats, parfois des familles entières, sont mis dans des centres d'accueil (des « Heims ») où ils doivent passer quelques semaines avant d'être présentés devant le juge pour une première audience. D'après mes observations, le taux de rejet approche les 100%. C'est dire sur les convictions des autorités quant aux motivations réelles des candidats. Cela étant, tout le monde le sait et c'est le lendemain ou le surlendemain au plus tard que le candidat fait appel du jugement. Quelques mois passent, les enfants sont scolarisés et le cas repasse devant un autre juge. Cette fois, plus de 70% des cas reçoivent un avis favorable et un permis de séjour est délivré. Finalement, une infime minorité, la plupart du temps des jeunes hommes seuls, est vraiment renvoyée.

Je viens de décrire, à la virgule près, le parcours de la famille Halabi (nom d'emprunt) que je connais très bien. Le père de famille était cadre dans un service étatique. Propriétaire de son logement et dont la situation pouvait être qualifiée de normale, sous réserve de quelques pots de vin touchés par ci par là. Il a vendu sa maison, ainsi que toutes ses possessions et parti, avec sa famille, chercher « refuge » en Allemagne où d'autres membres de sa famille l'avaient précédé. Il vient, après trois passages devant les juges, d'obtenir un permis de séjour « annuel », ce qui le rendit furieux car il en voulait un permanent. L'Etat lui a offert une allocation pour logement de 600 euros (largement suffisant dans la région en question), ainsi que diverses autres allocations pour lui et sa famille. En Allemagne, ainsi que dans les pays scandinaves, on dit "être au social". Je lui pose une seule question : à supposer que ton parcours se répète exactement de la même manière et à la virgule près. Que les autorités allemandes ne forment aucune opposition à ton séjour et qu'elles te donnent toute la liberté et tous les droits de n'importe quel autre citoyen mais...sans un centime. On te laisse te débrouiller, chercher un travail, n'importe lequel et prendre ton destin en main.

Sa réponse fut sans équivoque : « t'es fou ? »

 

09/08/2012

Reuters et Jaulmes : c’est la peur panique

Dans le nouveau style tragi-romantique, mais plus sérieusement tragi-comique, du Figaro, le plumitif auteur de l'article affublait à trois ou quatre reprises les voyous et les terroristes islamistes à Alep de « combattants de la liberté ». Dès lors, je vais, moi aussi, l'espace d'un billet, les appeler ainsi, histoire de mettre un peu de baume aux cœurs des « combattants de la désinformation » du genre Vannay (RTS), Mabillard (Le Temps), Jaulmes (Le Figaro), de même  que d'autres plumitifs dont la totalité de ce billet ne suffirait pas à contenir les noms.

C'est ainsi que Reuters rapportait hier qu'un mouvement de panique s'est emparé des « combattants pour la liberté » à Salahuddine, quartier emblématique d'Alep d'où devait partir la « reconquête » totale de la Syrie par ces derniers (composés pour l'essentiel de voyous, civils armés, combattants étrangers et quelques déserteurs). Reuters nous parlait de « combattants » fuyant aux cris de « l'armée entre, l'armée entre ».

Moi qui croyais qu'Alep était aux mains des « combattants de la liberté », que le chemin vers la Turquie est libéré et que la fameuse zone d'exclusion n'attendait plus que la venue de Clinton, Fabius, Erdogan et...BHL !

http://www.lefigaro.fr/international/2012/08/02/01003-201...

Lisez juste le nombre de fois où le terme "combattants de la liberté" revient dans l'article.

Bref, l'armée est entrée à Salahuddine, tué des dizaines de combattants et en a capturé des dizaines d'autres. Le plus extraordinaire dans l'affaire est que la nouvelle est rapportée par le correspondant...d'Al Jazeera qui se trouve sur place. Jaulmes, le plumitif et ex parachutiste du Figaro, ne devait pas être loin non plus. On se demande juste quant nos Jaulmes à nous vont nous gratifier de leurs perles habituelles. Ceci n'empêche pas, de temps à autre, certains de nous sortir une "petite" réalité qui, malheureusement, a dû échapper à notre ami Mabillard lors de son "immersion" de 17 jours parmi les combattants de la liberté. Voici donc une article du Nouvel Observateur parlant de ceux que Mabillard n'a pas pu rencontrer :

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120804.REU2861/a-a...

Comme vous pouvez le constater, de liberté et de démocratie, on n'a retenu que...la Charia. Mais bon, dans le dictionnaire utilisé par Mabillard et les autres plumitifs, Charia doit certainement avoir pour définition : "Constitution de la République Démocratique de l'Islam".

Comme je l'avais déjà annoncé lors de la bataille « finale » de Damas, ainsi que lors de l'annonce de « l'autre » bataille, toute aussi finale, d'Alep, voici les pleurs lamentables et la désolation quant au sort réservé aux terroristes succédant au triomphalisme abject et malsain aux nouvelles des succès fulgurants de l'ASL. Effectivement, je l'avais presque oublié : comment ne pas soutenir, tout terroristes qu'ils soient, des Jordaniens, Afghans, Égyptiens, Soudanais, Libyens, Turques, Qataris et Saoudiens, venus combattre pour la liberté et la démocratie en Syrie. C'est en tout cas Mabillard, Jaulmes, Vannay, Hammouche, Sieber et Vallélian, entre autres, qui nous le confirment.

Pauvres de vous. A Alep, ce sont les fous de Dieu, chez nous, c'est les imbéciles des écoles de journalisme.

Enfin, pour eux mais aussi pour tous les autres, voici les paroles que le nouveau ministre de la défense, Al Freij, Sunnite et natif de Hama, a prononcés au moment où il a reçu sa nouvelle charge :

  1. « Ne vous référez pas à nous pour tout. Agissez selon la situation que vous aurez à affronter…Tout immeuble où se cacherait un tireur n’a plus de raison de rester debout… Rasez-le. Toute personne que vous identifiez comme soutien des traîtres, matériellement, moralement ou logistiquement, frappez-la immédiatement. Si vous voyez mon père porter les armes contre l’Etat, tuez-le, car c’est un traître à son pays.
  2. Je ne veux entendre de vous que les nouvelles des victoires écrasantes… Je vous donne les pleins pouvoirs pour mener à bien cette mission… Agissez immédiatement. »
  3. « Je n'ai guère de cœur et je ne supporte rien... Je n'ai pas davantage de morale... Et je n'ai aucune patience... ».

Alep a voté avec les pieds, pour ce qui est des terroristes de l'ASL. Il n'y a guerre que Clinton, Fabius, Erdogan et nos plumitifs qui voient les choses autrement.

 

 

08/08/2012

Syrie : histoires ordinaires d’une "révolution" pourrie.

Jameel et Elias, prénoms réels de deux jeunes gens de 24 et 27 ans respectivement. Les deux habitent Alep et travaillent dans la proche banlieue de celle-ci dans une des nombreuses fabriques textiles qui fleurissent dans la région. Mardi 24 juillet 2012, ils se rendent, comme chaque jour sauf le dimanche mais avec un peu plus de précaution, à leur travail. A peine la zone plus ou moins sûre franchie, leur voiture est arrêtée par des révolutionnaires « pacifiques » (certainement semblables à ceux parmi lesquels M. Mabillard, journal le Temps, a effectué une « immersion » militante il y a de cela quelques mois). Ces derniers leur demandent de descendre et de monter dans leur propre véhicule.

Le lendemain, les familles des deux jeunes personnes sont contactées. On leur demande à chacune 4 millions de livres, 40'000 francs (prix actuellement pratiqué). La famille de Jameel est assez aisée, elle peut se permettre et n'hésite pas à verser la rançon. Jameel est « rendu » à sa famille, laquelle décide de quitter le pays immédiatement. Elle se trouve actuellement en Allemagne, où je me trouve aussi en ce moment et c'est le père, que j'ai rencontré, qui m'a raconté les détails de l'histoire.

Le sort d'Elias fut différent. Sa famille, assez pauvre, ne peut réunir la somme demandée. Les ravisseurs, se réclamant de l'ASL, lui adresse un ultimatum : la somme sous 24 heures où alors ils peuvent venir chercher le fils, ou plutôt les morceaux de celui-ci.

La famille est allée, le surlendemain, chercher les morceaux de jeune homme.

Voilà. La liberté et la démocratie dans leur expression la plus noble. Alors, bien sûr, nos politicards et, surtout, nos plumitifs, à l'instar de tous les autres phénomènes qui pourrissent lentement notre vie, y compris ici, vous diront qu'il ne s'agit que d'une minorité et que la majorité n'a rien à voir avec cela.

Bien sûr.

J'avais, le 25 janvier, écris un petit billet dont le titre fut, précisément : ils ne sont qu'une minorité. Je vous laisse le parcourir.

http://independanceetverite.blog.tdg.ch/archive/2012/01/2...

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, gowrié, mabillard, le temps, révolution, islam, asl

02/08/2012

Syrie : un « petit » quiz médiatique

Et attention, il n'y a aucun piège. Il suffit de répondre "journaliste" et vous tomberez juste. Quant à savoir lequel d'entre eux, est-ce vraiment important ?

Concentrez-vous surtout sur le magnifique style tragi-comique, mais surtout très romantique, façon révolutions du 19e siècle, de l'auteur. Comme il est drôle de constater la ressemblance frappante avec certains "articles" de notre Hebdo national.

Voici d'abord l'extrait en question :

http://www.lefigaro.fr/international/2012/07/29/01003-201...

« Après la préparation d'artillerie vient l'attaque. Elle est brutale. En début de matinée, samedi, des fusillades nourries éclatent dans plusieurs secteurs de l'est et du sud de la ville, où se trouvent les positions rebelles. Vers 11 heures, au quartier général des rebelles, installé dans une école du quartier de Sakhour, deux pick-up chargés de combattants arrivent en trombe. Les révolutionnaires débarquent en larmes, s'effondrent en sanglotant sur les marches de l'école. Ils sortent de la voiture le corps criblé de balles de l'un des leurs, qu'ils étreignent en pleurant. Dans la caisse du second véhicule, trois autres corps de révolutionnaires tués. Ils enroulent les corps dans des couvertures. Ils sont bientôt évacués vers les villages du nord pour des funérailles.

«On n'a même pas eu le temps de voir d'où venait l'attaque», explique un des combattants. «Les balles ont plu sur nous comme de la grêle, venues des toits et de troupes au sol.» Il montre le pistolet et la kalachnikov de l'un de ses camarades, le métal déformé par les impacts.

Dans la journée de samedi, plusieurs positions rebelles subissent des attaques du même genre. Les uns après les autres, plusieurs commandants des groupes de l'Armée syrienne libre qui ont mené l'audacieux raid vers Alep sont tués. Ces pertes sont particulièrement cuisantes pour des combattants qui manquent de chefs expérimentés et dont la cohésion est assurée par des liens familiaux ou de voisinage.

Au lieu des soldats démoralisés qui se débandaient devant eux, les rebelles se retrouvent soudain face à des troupes motivées, agressives. L'initiative et la surprise ont changé de camp. »

Le plumitif "révolutionnaire" semble regretter ces pertes chez ses amis terroristes. Et maintenant, la réponse au quiz : il s'agit de notre ami Adrien Jaulmes, ami, lui-même d'une certaine Florence Aubenas, elle aussi hôte de nos amis terroristes-révolutionnaires.

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Au-delà de ces considérations d'ordre purement comique. L'article de notre ami romantique nous renseigne cependant - oui c'est possible, ils peuvent aussi informer même quant ils ne le font pas exprès- sur deux choses, essentiellement :

  1. Les mensonges, à condition que la partie lésée puisse résister un peu, ne durent qu'un moment. Ainsi, sans le vouloir, notre ami Jaulmes confirme les allégations des autorités syriennes sur les lourdes pertes subies par les terroristes.
  2. Encore plus important, le dernier paragraphe de notre conteur, parlant de soldats motivés, agressifs et volontaires. Avec, c'est le plus important, l'effet de surprise.

Je parlerai de ce dernier point dans mon billet de demain, consacré à la "grande bataille" FINALE de Damas et ce qui s'y est réellement passé.

D'ici là, je présente mes condoléances à Monsieur Jaulmes.

 

31/07/2012

Des politicards et des plumitifs

On aurait bien évidemment pu ajouter criminels, voyous et bandits de grand chemin.

Commençons par les politicards. Alors que je parcourais l'autre jour les nouvelles concernant la Syrie, je suis tombé sur une déclaration pour le moins étonnante émanant de l'Ambassadeur américain à Moscou, un certain Michael McFaul. J'ai, je l'avoue, failli tomber à la renverse : « En réalité, nous ne soutenons aucun groupe impliqué dans le conflit syrien. Nous ne sommes pas hostiles aux Syriens qui soutiennent al-Assad. Ce n'est pas notre combat. Nous plaidons pour les négociations » a-t-il dit.

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http://fr.rian.ru/world/20120727/195494070.html

Pendant un moment, je me suis demandé si les différentes sources, qui d'habitude font leur marché auprès du même fournisseur (regardez pour cela les quelques torchons de chez nous et leur source, tellement digne de confiance, l'OSDH), ne se sont pas trompé de personnage. Qu'elles aient inter changé les noms du Russe et de l'Américain. Et puis, non. C'est bien le Yankee qui a fait la déclaration. Plus loin, McFaul déclarait : « En Égypte, en Tunisie et en Syrie, nous soutenons les règles du jeu et non les vainqueurs et les vaincus. Nous ne cherchons pas à déstabiliser Syrie. Nous ne voulons pas la chute de l'État syrien. Nous l'avons vu en Irak, en Somalie et dans d'autres pays. Nous partageons l'objectif du gouvernement russe: prévenir la désintégration de l'État syrien ».

Ce n'est peut-être qu'une diversion car, à moins qu'il ne prenne les autres pour des imbécile et il aurait tort de la faire, il ne reste plus que les nourrissons qui ne sachent pas encore l'ampleur de l'aide apportée par les Américains au terroristes en Syrie. Même dans ce cas, l'Amérique signe ici une défaite diplomatique, une de plus, en admettant, serait-ce un début ?, la réalité sur le terrain. Cette réalité est la suivante : l'ASL et les terroristes seront écrasés, ce malgré l'aide sans précédent apportée par les Yankees, leurs domestiques européens et les bédouins du Golfe. La réalité est que les Russes se sont définitivement engagés aux côtés des Syriens et iront jusqu'à l'affrontement, militaire, direct, s'il le faut. La réalité est que ces derniers viennent de déclarer que les sanctions et autre embargo décrétés par les Occidentaux n'ont aucune signification pour eux et que ces derniers seraient bien inspirés de ne pas songer à intercepter les navires russes se dirigeant vers la Syrie ou essayer de les inspecter.

Enfin, pour en finir avec l'attitude de la Russie, qui, selon les sources, de l'ordre de 100'000 qui se trouvent en Syrie. Vous êtes-vous déjà posé la question de savoir pourquoi n'a-t-elle jamais ni appelé ni procédé à une quelconque évacuation d'aucun de ceux-ci ?

Pour ce qui est des plumitifs, la perle provient de l'AFP. A l'instar des torchons qui se fournissent auprès d'elle, l'AFP se fournit elle-même auprès de ... l'OSDH. C'est dire le sérieux et le souci d'informer qui caractérise tout ce petit monde de...l'édition libre. Bref, l'AFP vient, une année et demie après le début de la crise et après une bonne douzaine d'essais de désinformation transformés, entre autres la transformation du massacre de 120 soldats à Jisr el Shoughour en massacre de civiles, vient de lâcher une petite bombe médiatique : « une bonne partie des combattants à Alep sont des étrangers » Qu'y trouve-t-on ? La composition habituelle des touristes du Jihad : Saoudiens, Tchéchènes, Jordaniens, Égyptiens, etc.

http://www.afp.com/fr/node/359201

Tout cela en attendant que le triomphalisme affiché aux nouvelles de la « prise » d'Alep par les insurgés se transforme en pleurs sur le sort de ces mêmes insurgés qui, je vous en fais le pari, redeviendront du coup de pauvres « civiles » massacrés par l'armée du régime.

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : syrie, usa, russie, gowrié, afp, asl, insurgés, terroristes, islam, jihad, alep, mcfaul

30/07/2012

Syrie : au fait, cela m’a complètement échappé…

Point de départ, la « bataille finale » pour la libération de Damas. Qu'apprend-on ? Que les insurgés, vous pouvez aussi les appeler « rebelles », « terroristes », « Al Qaeda » ou tout ce que vous voulez, ont attaqué la capitale du « régime » pour la libérer, ainsi que le pays tout entier.

Il y a un hic, un très grand hic qui, comme d'habitude, a complètement échappé à nos plumitifs et à nos médias. Par plumitifs et médias, j'entends, d'une part, les porte-paroles de l'ASL et de l'OSDH et, d'autre part, les succursales d'Al Jazeera et Al Arabiya. Ces derniers nous apprennent qu'à Damas, « l'exode commence pour fuir la vengeance d'Assad ». Ah...ha.

http://www.lefigaro.fr/international/2012/07/19/01003-201...

Je vous prie surtout de prendre un peu de temps pour lire les commentaires sur le forum. Ceci pour vous rendre compte que la mayonnaise ne prend pas, plus. Les gens ne sont pas idiots. Ce sont en réalité les plumitifs de ces torchons qui le sont et croient pouvoir en contaminer les lecteurs.

Aidez et corrigez-moi si je me trompe. Jusqu'à la « bataille finale », lancée par les insurgés contre Damas, les habitants de la ville vivaient parfaitement normalement et aucun d'entre eux n'avait songé à « fuir ».  Avec un peu de logique, on dirait que la population fuit plutôt les...terroristes, non ? D'ailleurs, au lendemain même de l'éradication de ceux-ci, la vie a repris d'une manière totalement normale dans la capitale. Tout aussi logiquement, on dirait que les habitants sont contents de se débarrasser des « libérateurs », non ?

Voilà donc une révolution dont les gens ne veulent pas et une révolte qui les emmerde. Vous ne voulez pas vous révolter ? Et bien vous allez quand-même le faire. N'est-ce pas exactement le résumé de toutes les déclarations des Américains et de leurs domestiques européens depuis 17 mois : « Nous allons aider le peuple syrien à se libérer, même s'il ne le veut pas ».

Une révolution forcée et imposée, en quelque sorte.

La dernière trouvaille des Occidentaux est l'avertissement contre un massacre qui se préparerait à Alep. On a juste omis de nous dire le massacre de qui et par qui car l'ASL s'y emploie déjà et largement. A moins que l'on ne considère que l'offensive de l'armée d'un pays souverain contre des terroristes est désormais assimilable à un massacre. Mais passons. Quant à nos plumitifs, vous savez, les employés de torchons distribués dans des caissettes ou publiés sur certains sites, genre Bluewin.ch, par exemple, ils se gaussent depuis hier de la déclaration de Lavrov, selon eux à l'unisson avec ses "homologues" Occidentaux, selon laquelle le chef de la diplomatie russe craindrait une tragédie à Alep.

Je ne sais pas si se mentir est une sorte de thérapie contre la déprime ou alors que les plumitifs et leurs torchons, électroniques ou pas, exécutent le plan de route qui leur a été assigné par les Bédouins, mais cela importe peu. Voici la transcription complète de la déclaration de Lavrov.

« Lorsque l’opposition armée occupe des villes comme Alep, où une autre tragédie se prépare, à ce que je comprends (…) il n’est pas réaliste de compter qu’ils (le gouvernement syrien) l’accepteront« . Plus loin, il ajouta :

« Comment peut-on espérer que dans une telle situation, le gouvernement puisse simplement se résigner et dire « d’accord, je me suis trompé. Venez et renversez moi ! ». Et encore :

« Ce n’est tout simplement pas réaliste – pas parce que nous sommes attachés à ce régime – mais tout simplement parce que ça ne marche pas ! »

Ce n'est pas "tout à fait" ce que les plumitifs ont relayé.

Un jour, pas très lointain, je l'espère, le mot journaliste entrera dans le dictionnaire en tant que synonyme de : juron.

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : syrie, usa, gowrié, asl, révolution, islamisme, damas, alep, le figaro, médias, plumitifs

27/07/2012

Rebelles kurdes VS rebelles ASL

Allons-y.

Ainsi, nous apprenons, jeudi 26 juillet 2012, que le bouillant Erdogan menace (décidément, cela devient un toc, à moins que ce ne soit un tic) la Syrie d'intervenir « directement sur son territoire » pour pourchasser et éliminer les rebelles du PKK qui séviraient à partir de ce territoire, précisément.

Pour corser l'affaire, la Turquie accuse la Syrie de « sous traiter » la lutte contre l'ASL avec le PKK (vous verrez, vous allez vous perdre avec toutes ces abréviations).

Turquie/PKK, Syrie/ASL... il y a comme quelque chose qui, comment dire, ne joue pas, ou plutôt qui joue complètement.

Le PKK est pour la Turquie une organisation terroriste qui menace la sécurité nationale et l'intégrité du pays.

L'ASL est, pour la Syrie, une organisation terroriste, constituée au surplus d'éléments étrangers (Afghans, Égyptiens, Jordaniens, Saoudiens, Qataris, Koweitiens, etc.) qui menace la sécurité nationale et l'intégrité du pays.

Le PKK se considère comme une organisation qui défend les intérêts légitimes du peuple kurde contre l'oppression, sanguinaire, du « régime » turque.

L'ASL se considère comme une organisation qui défend les intérêts légitimes du peuple syrien contre l'oppression, sanguinaire, du « régime » de Damas.

Dès lors, la Turquie s'arroge le droit, pour sauvegarder sa sécurité nationale et défendre l'intégrité de son territoire, de combattre les « rebelles PKK » y compris à l'intérieur du territoire syrien, où ils s'abritent.

Dès lors, la Syrie s'arroge le droit, pour sauvegarder sa sécurité nationale et défendre l'intégrité de son territoire, de combattre les « rebelles ASL » y compris à l'intérieur du territoire turque, où ils s'abritent. Là, je sens que ça ne joue plus. N'est-ce pas, Monsieur Erdogan ?

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : turquie, syrie, gowrié, erdogan, pkk, asl, kurdes