01/12/2011

La Russie et la nouvelle guerre froide

Après un premier envoi, il y a de cela deux semaines, la Russie vient de compléter sa présence militaire sur les rives orientales de la Méditerranée par l'expédition de la deuxième partie de sa flottille de guerre, dirigée cette fois-ci par le porte-avions Admiral Kouznetzow. La même Russie vient aussi de demander aux occidentaux et leurs laquais locaux « d'arrêter » de menacer la Syrie car cela ne servira à rien. Ce n'est plus un message, c'est une déclaration claire. M. Lavrov vient au surplus de déclarer que son pays n'arrêtera sous aucun prétexte ses livraisons d'armes à la Syrie.

D'un autre côté, les occidentaux, et leurs laquais locaux, emmenés par les Ottomans, devenus totalement incontrôlables, ont décidé d'augmenter leurs pressions et d'engager de nouvelles sanctions contre la Syrie. Je crois que la boucle est maintenant bouclée.

Nul besoin d'avoir une grande expérience de la vie pour comprendre que dans n'importe quel affrontement, la meilleure façon de perdre est de ne point laisser une porte de sortie, honorable ou non, à l'adversaire. C'est pourtant la faute ultime que viennent de commettre les adversaires de la Syrie. Pour ce qui est des sanctions, au-delà même du fait que leurs effets seront négligeables, tout le monde sait que lors d'un changement quelconque dans la vie d'un peuple, le moment le plus difficile à vivre est précisément celui de passage de l'état d'avant à celui d'après. Au-delà, le temps que les gens s'habituent à la nouvelle donne, les effets s'estomperont. Il semblerait même que dans ce cas la Syrie ne soit pas forcément la plus grande perdante dans l'affaire. Ses voisins immédiats, les Ottomans mis à part, viennent de déclarer qu'ils n'appliqueront pas les sanctions. Pour ce qui est des produits pétroliers, les Iraniens viennent même de déclarer qu'ils répondront à tous les besoins de la Syrie.

Il ne restera plus que l'option de la guerre. Pour cela, même s'il ne s'agira que de la poudre aux yeux, il va falloir inventer une raison et...une couverture que d'aucuns appellent légale, entendez le Conseil de Sécurité. Cette dernière étant impossible, les ennemis de la Syrie l'agresseront...sans raison.

Revenons au début de cet article. Alors même que je crois le signal envoyé par la Russie d'une extrême clarté, il me paraît difficile, mais pas impossible, que celle-ci intervienne directement dans le cas d'un éventuel conflit armé. La stratégie occidentale, consistant à bombarder « d'en haut » tout en se protégeant des ripostes en détruisant en premier les moyens de défense anti-aériens, les Russes fourniront aux Syriens, via les installations qu'ils sont en train de mettre en place, les moyens nécessaires, essentiellement les renseignements et les systèmes électroniques de détection et de guidage, pour compenser cette éventuelle perte. Par la suite, les dégâts que les Syriens pourront infliger aux agresseurs seront énormes. Ce sans même parler de leur capacité à étendre le conflit sur toute la région.

Je ne crois pas que le courage légendaire des britanniques, Cher Monsieur Hayoun, n'y changera quoi que ce soit.

 

30/11/2011

Grande-Bretagne, Iran, Syrie, ambassades, consulats, vandalisme, saccage, etc.

Ce billet sera court..une petite comparaison qui en embêtera, je l'espère, certains.

1.       Mardi 29 novembre, des manifestants attaquent l'ambassade britannique à Téhéran.

Samedi 8 octobre, des manifestants attaquent le consulat de Syrie à Genève.

2.       Les manifestants iraniens escaladent les murs et entrent dans l'enceinte de l'ambassade.

Les manifestants de Genève escaladent les murs, fracassent les fenêtres et entrent dans les locaux du consulat.

3.       Les manifestant iraniens arrachent le drapeau britannique

Les manifestants de Genève arrachent le drapeau syrien

4.       Les manifestants iraniens plantent le drapeau iranien

Les manifestants de Genève plantent le drapeau...kurde.

5.       Les manifestants iraniens ramassent des documents, en jettent certains et en brûlent d'autres.

Les manifestants de Genève détruisent des bureaux et jettent des documents et des classeurs.

Acte final

Mardi 29 novembre, le Conseil de Sécurité, rien de moins que cela, se réunit spécifiquement pour condamner énergiquement l'attaque de l'ambassade britannique à Téhéran

Samedi 8 octobre, personne n'intervient, ou plutôt si : certains leaders de partis de gauche étaient présents pour soutenir et encourager les saccageurs du consulat de Syrie. L'évènement a même été spécifiquement « couvert » par un certain Ezzedine Haykel, photographe et accessoirement observateur à Genève pour les élections en Tunisie. Il l'a même intitulé : action surprise et spectaculaire. On se demande comment il a pu tout préparer et photographier alors qu'il s'agissait d'une action « surprise ». La même question se pose quant à la présence des représentants des partis de gauche.

Qu'en pensez-vous ? Marrant, non ?

Les narrateurs et rapporteurs d'évènements, auraient-ils un avis sur le sujet ?

 

28/11/2011

Syrie : encore un petit effort

Ils ont de la peine à le dire franchement, alors ils le distillent à coup de petites annonces par ci par là et du bout des lèvres.

Eux, c'est qui ? Vous ne l'avez pas encore deviné ? Mais alors ? Les grands démocrates et leurs succursales médiatiques, gardiens et commerçants de libertés diverses et variées, de droits de l'homme et de l'épanouissement des peuples dans un monde « libéré » de ses geôliers dictateurs.

Je vous la fais courte : depuis quelques jours, on ne parle plus tellement de liberté, de démocratie et de manifestations « pacifiques » en Syrie. On parle carrément de plans pour « armer » l'insurrection. Je le dis en toute modestie : ils vous le font découvrir maintenant, je l'ai, quant à moi, annoncé dès le premier jour.

Ils se sont trompés depuis le début, ils se trompent encore aujourd'hui et se tromperont demain aussi.

Un article publié dans la TDG du 25.11.2011 le dit bien : il n'est point question de manifestations pacifiques, de démocratie ou de liberté, mais d'armer ce qu'ils appellent la « rébellion » syrienne. Cela commence à me convenir parfaitement.

Article de la TDG du 25.11.2011.pdf

Les plans et scénarios, je le précise encore une fois, en rien spontanés mais planifiés dans les moindres détails dès le premier jour, et même bien avant, ayant échoué les uns après les autres, il fallait bien essayer autre chose. Comme il ne restait précisément plus grand-chose à essayer, ils, les démocrates et les gardiens des libertés mondiales, ne pouvaient plus faire autrement que de sortir leurs vrais plans, petit à petit, au grand jour. Comme ils n'osent, et n'oseront jamais, refaire le coup de la Libye (car ils savent très bien qu'ils s'en mordront les doigts), ils poussent vers la solution ultime : la guerre civile et ils y prennent ouvertement parti.

Je le répéterais jusqu'à saturation : la démocratie et la liberté n'y sont pour rien. C'est la même vieille histoire colonialiste habituelle qui se répète.

On a aussi appris, il y a de cela quelques jours et l'article de la TDG semble le confirmer, que des bâtiments de guerre russes se sont dirigés et stationnent désormais dans le port de Tartous. J'en ai déjà parlé la semaine passé mais je ne pouvais le confirmer, Syrie : la nouvelle offensive, voilà qui est fait. Je ne me mettrais bien évidemment pas à répéter les analyses et interprétations des uns et des autres. Je dirais simplement que l'époque maudite de Eltsine est révolue, Dieu merci. Elle est révolue l'époque où LE navire de guerre envoyé par la Russie post gorbatchévienne pour soutenir la Serbie tombe en panne au milieu de la route. Non, ce n'est un avertissement ni pour les Ottomans, ni pour les croisés. C'est peut-être un retour franc vers la guerre froide, voire tiède. Vive la guerre froide, si c'est vraiment le cas.

Dans une guerre, une vraie, il y a des gagnants et des perdants. Brennus disait : malheur aux vaincus. Dans cette guerre qui s'annonce, une guerre déclarée, planifiée, dirigée par les puissances occidentales et financée par leurs banquiers bédouins, il y aura forcément des vainqueurs et des vaincus. Les vainqueurs, aux bookmakers du malheur et de la bêtise de les deviner, ne passeront jamais l'éponge.

Surtout, la France, en reconaissant et en appelant à reconnaître cet assemblée de traîtres collaborateurs qui n'ont ni pays ni territoire, a virtuellement, mais officiellement, déclaré la guerre à la Syrie. Ne pouvant me résoudre à m'en prendre à ce pays, que j'aime profondément et où j'ai des amis, c'est de l'Etat que je parlerai. Cet Etat est en guerre contre la Syrie. Il est dès lors un ennemi qu'il faut combattre, et vaincre, par tous les moyens.

Pour mémoire, ceux qui courent maintenant pour reconnaître toutes les assemblées possibles et imaginables qui, par ailleurs, n'ont ni territoire ni qui représenter, refusent depuis plus de soixante ans de reconnaître l'existance même d'un peuple légalement représenté, ayant un territoire reconnu. Je laisse aux amoureux fous de la démocratie et de la liberté le soin d'imaginer de qui il s'agit. Alors, Mesdames et Messieurs les représentants de nos médias "libres, bien sûr", encore une comparaison malheureuse de ma part ?

Au fait, quelqu'un a des nouvelles du mandat d'arrêt international à l'encontre du Président soudanais, accusé de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité et de génocide ?

Au fait (bis), quelqu'un a des nouvelles de cette malheureuse journaliste de FR3 au Caire et des dizaines de milliers de femmes qui ont disparu des manifestations "pour la démocratie et la liberté" en Egypte ?

 

07:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, suisse, gowrié, médias, tdg, journalistes, tsr, opposition, armée, rébellion, turquie

22/11/2011

Printemps arabe, Egypte, Syrie, etc.

A l'instar du blogueur Maurice-Ruben Hayoun, qui se délectait hier, à juste titre,  de la victoire « posthume » de Hosni Moubarak, beaucoup commencent à être déçues par la froideur de l'hiver qui prend ses quartiers dans les pays arabes.

J'ai, quant à moi, annoncé ce qui arrive maintenant dès le premier jour.

M. Hayoun nous parle de l'erreur sur l'appréciation de la nature même des islamistes, qu'il appelle Frères Musulmans. Quelle surprise ! On ne le savait donc pas, pauvres ignares que nous sommes.

Non, M. Hayoun, certains le savaient très bien. Au point de tout planifier dès le départ, et même avant le départ. C'est maintenant seulement que l'on découvre que les fameux blogueurs « libres » ont commencé à recevoir une instruction spécifique dès 2007 déjà.  Je le répète pour la énième fois : non, pas la moindre aspiration à la démocratie et à la liberté. C'est simplement la même histoire qui se répète, servie à la sauce des années 2000. Certains sont restés trop longtemps en place, il faut les remplacer. Frères Musulmans ou pas, ce sont les intérêts, des 40 prochaines années qui comptent.

Mais on se trompe, lourdement.

Je vous résume : "les pays arabes doivent s'occuper eux-mêmes de leurs affaires". Oui, absolument. Mais pourquoi nous dites-vous ça ? Est-ce une autre manière de dire qu'il faut arrêter de nous en mêler ? Est-ce de la Naïveté ou du cynisme ?

Vous nous dites ensuite que ces pays doivent arrêter de guerroyer contre Israël. Cela signifie que c'est le cas. Ah bon ? A moins que je ne sois une victime précoce d'Alzheimer, il me semble que la dernière fois que ces ex dictatures, futurs khalifats, étaient en guerre contre Israël remonte à...1973 ! Vous finissez votre phrase en disant : seul pays démocratique de la région. C'est la deuxième, ou troisième fois, en deux jours. Vraiment ? Ne confondez-vous pas démocratie et suffrage universel ? Et l'Irak alors ? Moi qui croyais qu'on a sacrifié entre 500'000 et 1'000'000 d'irakiens pour y installer la démocratie.  Pour le reste, au moins techniquement, le Liban, n'est-ce pas une démocratie ?

Vous nous annoncez aussi la chute « khaddafienne » de Bachar el Assad. Qui s'en chargera ? En Libye, c'était l'Otan et en Syrie ? L'Otan, la Turquie ou...Israël ? Nous verrons. Je crois quant à moi que lui, il va en rire de son « vivant ». Pour autant que nous les laissions régler leurs affaires seuls. C'est ce que vous préconisez, non ?

En fait, toujours à propos de l'Egypte, avez-vous remarqué la différence entre le premier « soulèvement » des « démocrates » égyptiens et celui de ces jours ? Alors que des dizaines de milliers de femmes ont participé au premier, les avez-vous comptées dans le second ?  Cela vous dit quelque chose ?

Vous vous êtes réveillé bien plus tôt que d'autres, ceux qui ont essayé de nous vendre le fameux printemps arabe. On ne peut que vous en féliciter.

Vive la démocratie, la liberté...et tout le reste

Ecoutez bien ce reportage, sur France Info, qu'on ne peut pas qualifier de pro Assad. Cette journaliste de RTBF s'est, elle aussi, rendue en Syrie. Elle a vu et entendu des choses bien différentes de celles véhiculées par Al Jazeera et ses succursales ici.

Syrie : une journaliste de la RTBF a pu entrer dans le pays. Elle se trouve à 80 km de Damas, à Homs...

 

 

 

08:05 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : syrie, suisse, hayoun, gowrié, printemps arabe, liban, egypte

21/11/2011

Syrie : la nouvelle offensive

Une nouvelle offensive, essentiellement médiatique, a commencé hier. Celle-ci, comme toutes celles qui l'ont précédée, a été pensée à Washington, est financée par le Qatar et sera exécutée par les médias du monde « libre », lequel a décidé d'être gouverné par Goldman Sachs.

Permettez-moi de faire un petit détour avant de revenir au sujet central de ce billet. Il y a de cela quelques semaines, les journaux de toute la Romandie n'avaient pour seul souci que les malheurs d'un certain opposant, qui s'est trouvé poursuivi par les services secrets syriens et dont la voiture a été sabotée par ceux-ci. Un petit rappel : un journaliste du Matin a même réussi à photographier l'agent secret en question. Il paraît même que cet opposant ait déposé une plainte. D'autres journalistes, a qui je reprochais d'écrire tout et n'importe quoi, surtout n'importe quoi, sans la moindre vérification et en fabriquant même les événements, certains me répondirent disant que l'essentiel du métier du journaliste consiste à « investiguer », vérifier et relater. Je les crois sur parole et c'est pour cela que je leur demande : où en est cette histoire ? Vous ne vous sentez plus envahis par cette envie dévorante d'investiguer et de suivre le résultats de vos « enquêtes » si professionnelles et si « neutres » ?

La presse romande touche le fond

Revenons à notre sujet du jour.

Voici les détails du plan.

1.       Brouiller, voire couper, la réception des médias audiovisuels syriens. Je rappelle à ce sujet que cela a déjà commencé. En effet, les démocrates d'ici ont déjà réduit au silence la chaîne Al Dounia. Celle-ci se contentait de « rediffuser » les images d'Al Jazeera, France 24, Reuters et autres en montrant la manière dont elles éraient « fabriquées ».

2.       Saboter les réseaux de communications et diffuser des informations disant que l'institution militaire syrienne est tombée.

3.       Diffuser des images « filmées au Qatar » montrant des soi-disant défections en masse dans l'armée syrienne. Ceci a par ailleurs été déjà confirmé par certains observateurs.

4.       Les pays du Golfe, cherchez l'erreur, demanderont une intervention militaire étrangère. C'est probablement la Turquie qui s'en chargera. Je l'avais déjà prédit et les événements de ces derniers jours viennent le confirmer.

ONU dehors, bonjour l'OTAN

La Tuquie, ange du Moyen-Orientl

Voici aussi un lien qu'un de mes lecteurs vient de m'envoyer :

http://www.wikistrike.com/article-la-syrie-deploie-son-ar...

Ainsi, tout ce que nous avions prévu et avancé, depuis le début des événements, se révèle être juste et vérifié par les faits.

Ainsi, tout ce que les médias on écrit et relaté, depuis le début des événements, se révèle faux et démenti par les événements.

Pour les « prévisionnistes » libres et démocrates, aveugles au point de ne pas voir ce qui se passe en Tunisie et en Libye, j'offre une perle, en provenance de l'Egypte.

On y voit une journaliste d'une télévision égyptienne, interviewant un barbu démocrate, refusant de parler directement à la journaliste et exigeant une voile entre elle et lui.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

Enfin, il semblerait que des bâtiments de guerre russes aient atteint les rives orientales de la Méditerranée, face à Lattaquié. Message parfaitement claire à Obama, le nabot français et le lanceur de missiles turque ? Je le crois.

 

15/11/2011

Questions aux amoureux fous de démocratie

Le 14 août 2008, le TPI (traduisez Tribunal Pénal International...Waoooo), dont les USA n'ont pas signé le protocole, lance un mandat d'arrêt international à l'encontre d'Omar El-Bechir, le Président du Soudan. Lisez bien ce qui suit :

Luis Moreno-Campo, Procureur de la CPI (traduisez Cour Pénale Internationale) affirme détenir « des preuves » irréfutables permettant d'accuser El-Bechir de génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre. Rien de moins que cela. Savez-vous ce que cela signifie ? On met ce Monsieur au même niveau que Hesse, Goering, Ribbentrop, Rosenberg, Frick, Keitel, etc. A souligner aussi que Slobodan Milosevic est mort dans les geôles du même tribunal et que Mladic et Kardzic y croupissent pour des faits bien moins graves, du moins numériquement.

Nous sommes le 14 novembre 2011, trois ans et trois mois plus tard.

Entre-temps, le Soudan a été coupé en deux, El-Bechir a exécuté tout ce que les Amérciains et leurs laquais lui ont demandé.

Ma question est la suivante : où en est le mandat d'arrêt international pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide. Un rapport de l'ONU situait le nombre de morts entre 200'000 et 250'000 en 2008.

Alors, Juppé ?

Alors Obama ?

Alors, Sarkosy ?

Alors, Cameron ?

Alors, Calmy-Rey ?

Alors, les nabots ?

Et...surtout : alors, Messieurs les journalistes, si indépendants et si férus de liberté, de démocratie et bla...bla...bla ?

Sans doute que le Darfour et ses centaines de milliers de morts...on s'en fout. De plus, George Clooney s'en occupe tellement bien, ça laisse tout le temps aux Juppé, Sarkosy, Obama, Cameron et...TOUS les journalistes libres de nos médias pour se consacrer entièrement...à la Syrie.

Quelqu'un a des réponses à mes questions ?

Un minimum d'honnêteté et de professionnalisme, ça vous dirait ?

Non ?

 

09/11/2011

Une Fatwa contre Maître Bonnant ?

J'aurais tout aussi bien pu intituler cet article : hommage à Maître Bonnant. Je le lui dédie, s'il a la délicatesse de l'accepter, ainsi qu'à toutes celles et tous ceux dont l'esprit n'a pas encore été pourri par la mollesse ambiante qui règne dans nos contrées, autrefois chrétiennes.

Alors oui : la résistance, est un droit et...peut-être même, un devoir. Le devoir de défendre une identité, une culture et une manière de vivre héritées de plus de deux mille ans d'histoire « commune ».

Article de Me Bonnant.jpgArticle de Me Bonnant.jpg

Dans une langue, on le savait déjà, parfaitement maitrisée, Me Bonnant nous parle « d'idéalistes croyant pouvoir modifier la réalité en la niant ». Non, Cher Maître. Les Sarkosy, Juppé, Cameron et autre Obama ne sont pas des idéalistes même s'ils se trompent complètement, par ignorance historique et myopie cynique. Les idéalistes sont celles et ceux qui regardent le journal télévisé et consultent les autres médias qui se sont donnés pour mission de nous « vendre » ces coups d'état respectifs en les présentant comme des mouvements populaires aspirant à la démocratie et à la liberté.

Vous nous parlez ensuite de « peuples qui ne sont pas faits pour la liberté ». Nous demandez-vous de lire entre les lignes ? Je le crois. Permettez-moi alors de détailler cela à ma manière.

On nous dit que c'est la pauvreté et la misère qui engendrent le fanatisme et  le repli sur soi. Je réponds que l'Arabie Saoudite et les Emirats du Golfe sont les pays les plus riches du monde, et pourtant. Je réponds aussi que les pays de l'Amérique du Sud étaient il n'y a pas si longtemps parmi les plus pauvres du monde. Ils sortaient au surplus de plus de cent cinquante ans de dictatures diverses et variées. Ceci ne les a pas empêchés de devenir des pays totalement démocratiques.

Je vous demande de chercher ce qui différencie les premiers des seconds.

Mieux, l'Inde n'est pas connue pour être le pays le plus riche du monde. Elle est cependant connue pour être la plus grande démocratie du monde.

Encore mieux, C'est le même peuple (lisez bien : le même peuple) qui accède à l'indépendance le 15 août 1947. L'Inde se scinde alors en deux pays : l'Inde actuelle et le Pakistan. Regardez juste où se trouvent les uns et les autres maintenant. Là aussi, je vous demande de chercher ce qui différencie les deux.

Je ne crois pas qu'il soit nécessaire de parcourir comme cela la carte du monde. Ce ne serait que répétition des exemples précédents.

Alain Juppé avait déclaré qu'avec la mort de Khaddafi, « c'est une phase de construction d'un état de droit » qui commence. C'est bien. M. Juppé sait sans doute que c'est le même droit (je crois que l'utilisation même du terme est abusive) qui règne en Arabie Saoudite et...en Afghanistan.

Alors, une Fatwa à l'encontre de Me Bonnant ?

Haine, aveuglement, terreur et peur. Quel fondement pour des sociétés libres et démocratiques. Certains me diront que je ne déborde pas d'amour non plus pour tout le monde. Peut-être. Seulement moi, je ne penserais jamais à lancer des Fatwas, des cocktails Molotov, des appels au meurtre, etc. Lorsque cela s'avère absolument nécessaire, je fais appel à la justice « civile » de mon pays pour obtenir réparation. Ce, quelles que soient mes croyances personnelles.

Alors, Me Bonnant : merci, vraiment.

 

08/11/2011

Syrie : et maintenant

Les Etats-Unis viennent, par la voix de la porte parole du ministère des affaires étrangères, de demander, pardon conseiller, aux insurgés syriens de « ne pas » livrer leurs armes aux autorités. Lesquelles autorités avaient promis l'amnistie à tous ceux qui le feraient.

La Croix : les Etats-Unis conseillent les insurgés de pas livrer leurs armes

Le Point : les Etats-Unis conseillent les insurgés de pas livrer leurs armes.

On peut bien évidemment émettre des doutes quant à la sincérité des autorités, mais la question n'est pas là. Il se trouve que le mensonge n'a que trop duré et que même ceux qui  l'ont fabriqué ne croient plus à leur propre mensonge. Il reste Al Jazeera et ses succursales ici pour nous montrer des images en boucle sur des manifestations par ci par là demandant la chute du régime. C'est proprement pathétique, oui : pathétique.

Ainsi, les Etats-Unis reconnaissent ouvertement que les manifestants, certains d'entre eux en tout cas, ne sont pas pacifiques. C'est ce que nous avions annoncé depuis le début et c'est ce que les médias ont essayé de nous cacher aussi depuis le début. Ils reconnaissent également, ouvertement, qu'ils sont derrière ce mouvement et que les ficelles de celui-ci se trouve entre leurs mains.

Alors, révolte pacifique ? Non, simple lutte pour le pouvoir, à l'image de ce qui s'est passé en Tunisie, Egypte et Libye et avec les mêmes espoirs. Il se trouve seulement que la Syrie n'est ni la Tunisie, ni l'Egypte et encore moins la Libye. Mieux : elle ne doit rien à personne.

De quoi s'agit-il exactement ? Dans la suite de ce que certains commencent à appeler maintenant l'hiver islamiste, des bandes organisées et financées principalement par les Etats-Unis et les monarchies du Golfe, commencent à semer le chao dans différentes villes du pays. Tout le monde croyait que l'affaire serait pliée en quelques semaines. C'est précisément là où tout le monde s'est trompé. La raison essentielle étant une méconnaissance totale des spécificités syriennes :

1.       Quoi qu'on  en dise, le mouvement n'est pas du tout populaire. Il a dès le début été voué à être violente.

2.       Le mouvement, vieux de plus de sept mois maintenant, n'a jamais pu prendre dans les plus grandes villes du pays, ce malgré les tentatives de l'ambassadeur américain à Damas.

3.       L'armée, élément que tout le monde semble avoir oublié. Après l'échec de toutes les autres tentatives, j'insiste : pilotées par l'extérieur, on a essayé de nous vendre la thèse des défections, que certains ont même qualifiées de « massives » dans l'armée. Il n'en est en fait rien. Selon les estimations les plus pessimistes, ou optimistes (cela dépend de notre positionnement) il s'agirait tout au plus de quelques dizaines d'éléments totalement insignifiants. Comme il est est drôle par ailleurs de constater que personne ne parle plus de ces soi-disant défections depuis quelques semaines. C'est la même chose pour tout le reste ; une petite invention, cela ne prend pas, alors on passe à autre chose.

4.       Dans le même registre, cela semble aussi avoir été oublié par tout le monde, pas une seule défection dans les rangs des fonctionnaires internationaux. Ceci est valable même s'agissant des fonctionnaires de rangs subalternes.

5.       La mosaïque ethnico-religieuse de la Syrie ne ressemble en rien à « l'homogénéité » islamisante des autres exemples. Ceci se traduit pas une véritable aversion et une résistance authentique quant à l'éventualité d'une telle emprise.

Que reste-il dès lors aux Américains et leurs laquais pour sauver la face ? Une intervention militaire ouverte et franche, sans mensonges et justifications stupides en invoquant des droits de l'homme dont tout le monde se fiche éperdument,  peut-être par le truchement de quelques alliés «  locaux », Turquie en tête. Cette éventualité n'est pas à écarter. Nous pouvons seulement garantir le désastre qui suivra, y compris et surtout pour ceux qui tenteront le coup. La Syrie a d'innombrables cartes à jouer. Car, disons-le ouvertement, ses autorités n'ont pas passé les 40 dernières années à jouer...aux cartes.

 

31/10/2011

Je persiste et signe : oui, on a touché le fond

J'ai, depuis le 19 août, publié 31 notes sur ce blog, la plupart traitant de la problématique syrienne, des menaces islamistes, ici et là-bas, du démantèlement de certaines de nos valeurs les plus essentielles et, surtout, du traitement médiatique de ces sujets.

Tout allait "plus ou moins" bien jusqu'au jour où, entre le 10 et le 11 octobre, j'ai publié une note intitulée : presse romande, on touche le fond.

Le lendemain ou le surlendemain, je ne me le rappelle plus, mon blog a disparu des blogs citoyens et se trouva perdu, comme un de mes lecteurs l'a si bien dit, dans la "fosse commune" de tous les blogs. En essayant d'en savoir plus, le médiateur me répondit que la raison en était les insultes que j'aurais proférées à l'endroit des...journalistes. J'ai, par trois fois, demandé à ce que l'on me montre UNE SEULE insulte lancée sur la trentaine de notes publiées, j'attends toujours la réponse.

J'attends toujours la réponse.

Je connais, quant à moi, la vraie raison. Tant que je restais loin de la corporation, ça allait bien. Il se trouve que le 10 octobre, je m'en suis approché beaucoup trop près.

Et bien oui, nous n'avons malheureusement pas de médias libres. Les journalistes de ces médias, je ne leur en veux même pas, sont des « employés », comme vous et moi, recevant des ordres qu'ils doivent exécuter du mieux, ou pire, qu'ils le peuvent. Seule différence, vous et moi on se fait renvoyé pour faute pofessionnelle.

Il y a de cela un peu plus de deux semaines, un journaliste d'un média visuel me dit ne pas comprendre mon attitude. Il se demandait quelle intérêt aurait ce média, public, à être partial, à prendre position et déformer la réalité.

Je lui retourne la question.

Quel intérêt, Cher Monsieur, aurait la TSR à diffuser plus de 150 sujets, totalisant plus de 300 minutes d'antenne à l'opposition syrienne, ici et là-bas, et seulement...57 secondes à nous ?

Quel intérêt aurait la TSR à ne pas diffuser le seul et unique sujet qu'elle a consacré à notre manifestation d'il y a une dizaine de jours, prétextant des priorités de derrière les fagots et courir une semaine après pour diffuser, vendredi 28 octobre, un sujet Ô combien important sur la réunion, Ô combien importante, d'une dizaine « d'opposants » syriens à Lausanne ?

Non, les médias ne sont pas libres

Oui, ils sont totalement partiaux.

Oui ils sont instrumentalisés.

Oui, ils sont tendancieux.

Non, ils ne recherchent pas la vérité.

Oui, ils déforment la réalité.

L'honnêteté, professionnelle et intellectuelle n'est malheureusement pas votre point fort.

A propos, où en est-on de la plainte, déposée par un opposant syrien, contre un agent du régime syrien qui le traquait, lequel agent était même photographié par le journaliste du Matin ? Cette affaire a bien été l'unique souci de la...totalité de la presse romande pendant une semaine, non ?

Pas de nouvelles ?

 

20/10/2011

Opposition syriene : violence et mensonges (2)

Non, Chers Amis, je ne censure rien, je l'ai toujours affirmé. C'est plutôt le contraire qui est vrai. Et puisque vous semblez lire mes billets, voici ce que j'ai à vous dire (sans noms d'oiseaux, sans menaces, sans mensonges et sans histoires trafiquées, ce qui semble être votre pain quotidien).

Pour commencer, votre représentant m'affuble du qualificatif « porte-vomi ». Il continue ensuite « sa démonstration » par la relation d'un pêle-mêle d'histoires fausses et d'affirmations, malheureusement pour lui, totalement infondées. Si, moi, je peux prouver ce que j'avance, lui pas. Mieux, je peux prouver le contraire de ce qu'il relate.

Commençons par le commencement. Capture 1.PNG

1.    Dans ce qu'il appelle « sa première rencontre » avec ma personne, il affirme m'avoir entendu dire que je suis interdit de territoire syrien. C'est aussi ce qu'il est allé raconter à des journalistes qui, échaudés par la masse de mensonges qu'ils ont entendus jusqu'à maintenant, ont préféré me poser la question. Je vous informe que ces journalistes ont mon passeport, portant les tampons d'entrées et sorties de ce même territoire. C'est régulier et annuel. Je n'ai pas déserté. L'exactitude ne semble pas être sa qualité première. On ne déserte que si l'on est déjà dans l'armée, Cher Monsieur. Je n'ai, quant à moi, pas fait mon service du tout. C'est simplement pour cela que je dois obtenir un visa et une autorisation, comme « presque » n'importe quel étranger. Donc, mensonge grossier. Je vous invite par ailleurs à visionner effectivement l'émission Infrarouge qu'il a lui-même postée sur sa page Facebook et bien écouter "tout" ce qui s'est dit.

2.    Ce qu'il dit concernant sa « seconde rencontre » me convient en revanche très bien. Je ne vais pas m'attarder sur la manière dont il qualifie les deux intervenants, cela ne concerne que lui. Ce qui m'intéresse est son affirmation d'y être allé en tant que « musulman ». C'est exactement, je l'en remercie sincèrement, ce que j'ai moi-même dit dans mon billet consacré à ce débat. Il se définit comme musulman avant tout le reste et, peut-être aussi, à l'exclusion de tout le reste. Comme vous pouvez le constater, il n'ont même pas besoin de moi pour se découvrir. "Votre nature profonde", Cher Monsieur, c'était ma seule remarque lors de cette deuxième rencontre (contrairement à votre intervention fleuve).

Il se demande ensuite : et lui ? (parlant des raisons de ma présence). Et bien, Cher Monsieur, j'y suis, moi, allé en tant que citoyen, avant tout. Citoyen en possession sa totale liberté d'écouter qui il veut là où il veut. Je ne suis, moi, Cher Monsieur, toujours pas membre d'aucun mouvement politique et ne cherche pas à me faire connaître par tous les moyens dans l'hypothétique espoir d'une élection quelconque. Mes liens supposés avec Dupont et Durand sont des mensonges qu'il vous reste à prouver.

3.    Pour ce qui est du Sbire (c'est comme cela qu'on doit l'écrire) mangeant dans la « gamelle » du régime, avec un cou lacéré...etc., Mon Dieu. Comme vous pouvez le constater, la rage n'est pas ma qualité première. Je n'ai jamais utilisé de tels termes, abstenez-vous, en homme civilisé, que vous prétendez être, d'en user. Je mange, Cher Monsieur, le fruit de mon travail quotidien (c'est ce que j'ai par ailleurs démontré à la journaliste à qui vous avez raconté vos histoires). Je ne reçois, moi, rien de personne et je peux, moi, le prouver. C'est précisément pour cela que je suis libre. Votre Conseil Nationale, financé à hauteur de 98 millions par leurs maîtres (les vôtres ?) ne sont et ne seront jamais libres. Vos habits, ainsi que tout le reste de votre allure, sont bien visibles partout et je n'ai vraiment pas besoin de vous "tracer" pour le savoir. Comment peut-on être ridicule à ce point ? Je vais même vous avouer quelque chose : j'ai sincèrement crû un moment que vous êtes intelligent, mais là...

Je ne suis, moi, pas violent. Je ne fais que reprendre ce que vous écrivez ou dites vous-même. Je ne fais que relater la violence qui suinte de vos propres affirmations. De l'aveu même de ceux, de votre mouvement, qui nous ont attaqués samedi dernier après le départ des journalistes. Vous manifestez régulièrement sans que personne ne vienne perturber votre affaire car c'est précisément la vôtre. C'est cela ma définition de la démocratie et la liberté que vous semblez tellement chérir mais qui vous sont tellement étrangères. La violence, inouïe, dans votre page Facebook à mon égard est on ne peu plus révélatrice de votre personnalité profonde, que vous essayiez de cacher jusqu'à présent car on n'entendait que vous. C'est cela même, en effet, qui semble vous être insupportable : que l'on puisse entendre d'autres voix que la vôtre. Et voulez-vous que je vous dise : tout cela n'est pas de très bon augure pour l'avenir que vous semblez souhaiter pour votre pays. Avez-vous par ailleurs un pays ?

Je vais vous le dire sans la moindre ambiguïté : ce que vous appelez régime syrien n'est, pour moi, pas une fin en soi. C'est même très exactement ce que j'ai dit à la journaliste lors de ce que vous appelez notre « première rencontre ». Je l'ai même fait à deux reprises, en affirmant que M. Assad n'est pas mon président et en disant, quelques minutes après, que l'important n'est pas qu'il reste ou pas mais que ce soit la Syrie qui reste. Vos affirmations se trouvent, encore une fois, totalement contredites par les faits. C'est malheureux pour vous, mais c'est comme ça.

Ne m'aimez pas, c'est votre droit le plus absolu, mais élevez-vous à la hauteur des qualités que vous prétendez avoir. Je crains malheureusement que ce ne vous soit difficile.

Vous nous préparez la Syrie irakienne, je n'en veux pas.

P.S. A une de vos participantes qui écrit ne pas vouloir le bombardement de la Syrie mais « simplement » l'exclusion aérienne, je dis : je ne vois pas d'avions de chasse qui bombardent des manifestants prétendument pacifiques et...la destruction de la Libye a, elle aussi, commencé par une « petite » exclusion aérienne. Voici aussi l'aveu d'un autre participant (avec sa traduction, que vous pouvez contster si vous le pouvez) de l'attaque physique sur notre manifestation. Capture.PNG

Traduction : Samedi dernier.docx

 

17/10/2011

Opposition syrienne : violence et vandalisme

A l'instar des soi-disant révolutionnaires pacifiques qui, tout le monde le reconnaît maintenant, a réussi à tuer plus de 1'200 soldats et membres des forces de l'ordre, la soi-disant opposition syrien nage dans le mensonge et la violence.

A l'instar de la soi-disant révolution pacifique, les opposants « sautent » d'un thème à l'autre, en montent la sauce, probablement en concertation avec les médias disponibles, essayant de passer pour ce qu'ils ne sont pas.

Samedi 15 octobre, devant le Palais Wilson, nous étions presque quatre vingtaines de « pro-syriens » à manifester. Les thèmes furent spécifiés dans le communiqué qui a été remis aux médias présents : la TSR et la Tribune de Genève :

1. Soutien à la Syrie, aux réformes promises ET entreprises

2. Rejet total de toute forme d'intervention étrangère

3. Protester contre l'attaque inadmissible des locaux du consulat de Syrie et l'appel, le matin même par le Collectif Jasim, pour venir assister aux "saccage".

4. Marquer notre "totale" opposition au soi-disant Conseil National Syrien. Cette instance représente à peine les personnes qui la composent. Les Syriens de Suisse, la majorité d'entre eux en tout cas, ne le reconnaissent, et ne s'y reconnaissent, en aucun cas

5. Appeler à un dialogue constructif, y compris avec les opposants. Par opposants, nous entendons celles et ceux qui souhaitent exprimer leurs avis d'une manière démocratique, pacifique, loyal et patriotique. A l'exclusion de tous ceux qui appellent des puissances étrangers à venir "bombarder" leur propre pays.

Comme l'a souligné le blog de la TDG, la manifestation s'est déroulée dans le calme et la bonne humeur. A un moment, nous avons vu le barbu en Sarouel du Collectif Jasmin passer lentement avec sa voiture nous filmer. Nous avons aussi vu une autre voiture passer, avec un autre barbu et une femme voilée à bord, l'homme donna quelques bras d'honneur et montra son doigt majeur tandis que le femme faisait le geste du couteau coupant la gorge.

Si la journaliste de la Tribune a parlé d'une manifestation calme, c'est que cela fut le cas jusqu'à son départ, avec les journalistes de la TSR. Les opposants « pacifiques » qui n'aiment manifestement pas qu'on voit autre chose qu'eux, se sont alors rués sur certains d'entre nous, alors que nous nous prêtions à plier bagages. La Police était heureusement là, qui les empêcha de s'approcher, fit monter quelques vandales dans leur fourgonnette pour les laisser partir ensuite.

Je connais personnellement deux de ces vandales dont un habite ma propre commune et qui n'est même pas syrien. C'est aussi le cas de plus de 80% des soi-disant membres du collectif Jasmin qui n'arrive manifestement pas ni à rassembler ni à représenter suffisamment de syriens. Ce qui n'empêche pas les médias de leur demander leur avis chaque fois qu'il s'agit de la Syrie.

Ils commencent par « distribuer » des mensonges, en espérant que cela prenne et si ce n'est pas le cas, on en fabrique d'autres et ainsi de suite. Manifestant sans que personne ne les dérange ni même s'occupe d'eux pratiquement toutes les semaines (réunissant à peine une quinzaine de personnes dont les deux tiers de non syriens) ils ne peuvent pas tolérer (super démocrates qu'ils sont) qu'on puisse entendre d'autres voix.

Menteurs, vandales et violents.

 

12/10/2011

Le printemps arabe : un hiver gelé

Les gauchistes, alliés des colonialistes, ont applaudi bruyamment les mouvements, que certains qualifient de populaires, de quelques pays arabes en soulignant le caractère pacifique et  démocratique et l'aspiration à la liberté.

Ne voyant, comme d'habitude, pas plus loin que le bout de leur nez, pour les premiers, et avec des visés bien claires pour les seconds, voilà où nous en sommes maintenant. Nous l'avions, quant à nous, prévu dès le premier jour.

Selon les sources, il y aurait entre 24 et 35 morts, chrétiens coptes, en Egypte. Les faites sont les suivants : des chrétiens s'occupant de la réfection de leur église, se font attaquer gratuitement par les islamistes qui en tuent et blessent quelques uns. L'armée et les forces de sécurité arrivent plus tard et trouvent les chrétiens coptes en train de manifester pacifiquement protestant contre les exactions dont ils font l'objet. Ils tirent immédiatement à balles réelles et tuent plus d'une vingtaine de chrétiens coptes. Cela ne suffisant pas, ils attachent quelques uns à des véhicules blindés et les trainent par terre jusqu'à ce que mort s'ensuive.

Nous étions quelques uns à prévoir ce qui se passe aujourd'hui, y compris en Tunisie. Les faits nous donnent raison. Ils étaient beaucoup plus nombreux, des gauchistes comme d'habitude, à applaudir l'avènement de la démocratie et la liberté.

Vive la démocratie et la liberté.

Voici quelques exemples de rayons printaniers

 

http://www.bluewin.ch/fr/index.php/139,472676/Egypte__vive_émotion_aux_funérailles_des_manifestants_coptes_tués/fr/news/international/sda/

 

http://www.youtube.com/watch?v=bK0qagS3dws

 

http://www.youtube.com/watch?v=rkWckV4xZXs

Demain, vous en découvrirez de sublimes sur le journalisme et les journalistes

 

11/10/2011

Les Gauchistes : amis des terroristes et vandales

 

Samedi 8 octobre, des vandales (j'insiste, au cas où cela n'est pas claire pour certains), escaladent les mures du Consulat de Syrie à Genève, s'introduisent pas « effraction » dans les bureaux qu'ils détruisent et dont ils jettent le contenu dans la rue. Le lendemain, les gauchistes de tout bord se rassemblent devant ce même consulat non seulement pour protester contre le régime syrien mais, il n'ont pas oublié de le souligner, aussi contre la décision de la police genevoise d'appréhender les saccageurs. Décidément, les gauchistes sont allergiques à tout ce qui est loi, ordre, légalité, etc. Il ne faut surtout pas toucher ni aux délinquants, ni aux criminels, ni aux fraudeurs, ni aux illégaux. C'est contre leurs principes. Et si l'on essayait de s'introduire par effraction au 15, rue des Voisins, 1205 Genève, saccager quelques bureaux parce qu'on ne les aime pas ? Ce serait marrant, non ? Ce serait surtout marrant de voir si les Carasso, Leuenberger (surtout celui-là), Longet, etc. iront demander à la police, si jamais celle-ci se déplace, de ne pas toucher aux saccageurs.

Regardez d'un peu plus près ceux qui manifestent avec les gauchistes. Regardez-les bien, c'est très révélateur.

Quant aux manifestants "pacifiques" et Human Rights Watch, etc., je vous renvoie aussi aux images terrifiantes que voici.

 

http://www.lefigaro.fr/international/2011/10/07/01003-201...

http://www.youtube.com/watch?v=bK0qagS3dws

http://www.infosyrie.fr/actualite/les-opposants-pacifique...

 

 

07:15 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : ps, parti socialiste, socialiste, genève, syrie, suisse, vannay, bussard, leuenberger, longet

10/10/2011

Presse romande : on touche le fond

Des deux choses l'une :

1.       La presse romande a complètement perdu la tête

2.       Elle se fait payer pour nous sortir autant de sottises en si peu de temps

Quoi qu'il en soit, ces soi-disant journalistes devront un jour en payer le prix. Chaque jour qui passe réduit  encore plus la confiance qu'en ont les gens. Ils savent déjà que personne ne croit plus à leurs histoires.

Entre mardi et jeudi, la totalité de la presse romande, je dis bien la totalité : Le Temps (devenu en très peu de « temps » un tabloïd), le Matin, la Tribune de Genève, n'avaient plus de sujets à traiter sauf, de nouveau, cet opposant syrien qui se serait vu mettre du papier dans le pot d'échappement par un agent des services secrets syriens. Lequel agent serait arrivé dans les valises de l'équipe de diplomates venus à Genève pour la dernière session du Conseil des droits de l'Homme. Le Matin a même réussi l'exploit de photographier l'agent secret en question.

On touche vraiment le fond. Ce n'est plus la honte qui doit vous habiter mais plutôt le dégoût.

Alors que ces journalistes ne se préoccupaient déjà que très peu du contenu et de la véracité de ce qu'ils publient, ils se font maintenant berner par un déséquilibré agité (qui se trouve aussi être un islamiste élève de l'ancien Imam de la Mosquée de Genève).

Je vous demande très sérieusement et très sincèrement et de me dire si je me trompe :

1.       Les agents secrets syriens, arrivent, comme ça, à Genève avec pour mission de traquer cet opposant dont pratiquement personne ne connaît l'existence réelle. La Tribune de Genève elle-même écrivait qu'il n'arrivait à réunir guère plus que 15 personnes lors de ses manifestations. L'agent, que cet opposant, ainsi que les journalistes, connaissent et photographient, se ballade tranquillement, sabote la voiture de l'opposant et rentre tout aussi tranquillement, sans que personne ne s'en préoccupe : ni la police, ni les services secrets suisse, ni personne d'autre.

2.       Plus grave, beaucoup plus. Les journalistes, ayant perdu tout sens du professionnalisme, répètent « bêtement », il n'y a pas d'autres manières de le dire, mot pour mot ce que ce mégalo leur raconte, entre autre la soi-disant nomination d'une Consule de Syrie à Genève, laquelle serait alliée à l'aile dure du régime ! Le journaliste en question, Tribune de Genève, n'a même pas pris la peine de vérifier de qui il s'agissait. A lui, ainsi qu'à tous les autres professionnels du journalisme, je dis : la Consule en question était déjà en poste de...2000 à 2005. Que, selon les usages diplomatiques, elle est repartie vers une autre mission jusqu'en 2008 pour revenir encore une fois à Genève en...2008. Elle est donc, Monsieur le professionnel de la propagande, ici depuis trois ans, et 8 ans en tout en incluant sa première nomination.

La Consule, qui vient, selon le super journaliste, d'arriver, est là depuis plus de 8 ans. Quelle professionnalisme.

Je vous lance, ainsi à qui le veut, un défi : répondez- moi si vous le pouvez.

Soyez un homme et répondez-moi. Ne vous cachez pas derrière les papiers recyclés de votre journal.

 

06/10/2011

ONU dehors, bonjour l'OTAN

Une résolution par semaine, sans succès. L'acharnement lamentable des nouveaux colonialistes en devient à ce point ridicule que les mots me manquent pour le qualifier. C'est désormais un défi. Il faut soumettre la Syrie. Je souligne que le gouvernement yéménite bombarde quotidiennement ses opposants sans que cela n'offusque les gentils Juppé, Rice, Obama ou Cameron. C'est comme ça. Il n'y a plus que la Syrie dans le monde. Comment cela se fait, leur tenir tête ?

Voici dès lors le scénario le plus probable à venir. Puisque l'ONU ne sert à rien (elle est utile seulement lorsque le Conseil de Sécurité vote la destruction des pays par les puissances occidentales) ce sera l'OTAN qui s'en chargera. Comment ? Comme suit.

Erdogan, on se demande quelle est la raison exacte d'une telle haine (probablement les centaines de millions de dollars que les saoudiens et Qataris ont fait pleuvoir sur lui et Sarkosy) provoquera un conflit armé avec la Syrie, c'est à peu près certain. Membre de l'OTAN, celle-ci se lancera à son tour  pour « aider » un de ses membres faisant fasse à une « agression ». car il n'aura échappé à personne que c'est la Syrie qui agressera la Turquie. Il y aura bien évidemment des Vannay, Bussard, Mabillard et autres pour nous le confirmer.

Je suis au-delà des 70% quant à la possibilité de réalisation de ce scénario.

Reste à savoir si les imbéciles ont bien calculé leur coup. C'est moins certain.

 

07:15 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : nations unies, otan, onu, syrie, suisse, vannay, mabillard, bussard, france, erdogan, turquie

03/10/2011

Arte, la nouvelle venue

Dans le concert de ceux qui ne trouvent rien à dire, alors ils se "rabattent" sur ce qu'ils trouvent, voici maintenant ARTE, chaîne "culturelle" franco allemande, a trouvé sa "VANNAY" à elle. Madame Sofia Amara s'est, elle aussi, rendu "presque clandestinement" en Syrie.

Pas trop de commentaires. Regardez le "compte rendu" de cette journaliste indépendante, la manière de relater. On dirait qu'une main étrange écrit les discours de tous ces journalistes.

Voici donc ce reportage :

http://www.lavie.fr/actualite/monde/une-journaliste-a-fil...

Et voici les commentaires de Mère Agnès-Mariam de la Croix (*) qui considère les propos rapportés par la journaliste Sofia Amara, dans une interview publiée par le magazine "La Vie", titrée "Une journaliste a filmé la répression en Syrie"(**) "comme un faux, un apocryphe".

http://www.silviacattori.net/article2110.html


07:25 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : arte, médias, média, suisse, le temps, syrie, vannay, bussard

29/09/2011

Médias et information : la débandade et la honte

J'aurais tout aussi bien pu intituler cet article : les médias et leurs charniers.

Alors, Al Jazeera, la TSR, la RSR, France Info, etc. Tous dans le même panier ? Oui. Tous, sans exception.

1.       Le charnier de Tripoli, annoncé avec fracas par tous. Comme d'habitude, monté de toutes pièces. A l'annonce de la trouvaille, tous ces médias ont répété l'information deux jours de suite sans arrêt. Depuis la découverte de la supercherie, plus rien. Simplement un ou deux communiqués laconiques : « le CNT (Conseil National de Transition) s'est peut-être trop vite prononcé ». Bravo les professionnels avides d'information libre et correcte.

2.       Comme pour le cas de Gaëtan VANNAY, dont on n'entend plus parler, peut-être est-il de nouveau entré clandestinement à Hama, la TSR nous présente, dans son 19h30 du 17 septembre un « témoin oculaire » (ils ont appris cela d'Al Jazeera) une certaine Mademoiselle Chardonnens, lors de la manifestation du Collectif Jasmin, pour qu'elle « témoigne » de ce qu'elle a vu en Syrie. Comme pour Vannay (on est frappé par la ressemblance même de la manière de relater) cette dame nous raconte avoir vu l'armée syrienne attaquer des manifestants « pacifiques » et aussi des camions amener  des gens : oui, oui, j'ai vu. http://www.tsr.ch/video/info/journal-19h30/#/info/journal-19h30/3403709-syrie-une-marche-de-soutien-au-peuple-syrien-a-ete-organisee-a-geneve.html C'est fou le nombre de gens qui ont vu mais qui n'arrivent à rien montrer. Alors que la TSR, comme tous les autres, courent derrière n'importe quelle vidéo filmée on ne sait où pour nous dire qu'il s'agit des événements en Syrie, nous n'avons même pas quelques secondes de ce que Mademoiselle Chardonnens « A vu ». Mais on la croit sur parole. Comme la TSR l'a fait. Dès lors, voici ce que ni cette dame, ni la TSR, ni la RSR, ni aucun autre média n' ont voulu voir ou  montrer. Les images sont très dures. Elles montrent la manière de faire des amis « pacifiques » de ces gens. J'en suis navré mais il faut que cela se sache. Voici les deux premières : http://www.youtube.com/watch?v=KW_6sVInUNc

 

Les deux sont traduites.

3.       A propos de VANNAY, nous sommes toujours en attente des preuves irréfutables de sa présence en Syrie. Nous n'avons toujours rien reçu. En revanche, son interview à Al Jazeera est visible sur le site de la RSR.

4.       Al Jazeera...ça c'est le top. Merci Wikileaks, mille mercis. Nous l'avons toujours dit, voici que Wikileaks le prouve : Al Jazeera est en contact permanent avec la CIA et la démission récente de son directeur général est le résultat direct de ses liens avec les Américains dont il recevait les ordres directement.http://www.slate.fr/story/44205/wikileaks-al-jazeera-qatar

 

http://www.rue89.com/2011/09/26/reactions-a-la-demission-du-patron-de-la-chaine-al-jazeera-223652

C'est tout de même curieux, alors que c'est une chaîne d'information (la CNN arabe, parait-il), il n'a en ce moment qu'un seul et unique sujet à traiter : la Syrie. Il semblerait que le Qatar s'est vidé de tous ses habitants. Il ne s'y passe plus rien car, aussi loin que ma mémoire remonte, je n'ai jamais vu un seul sujet sur la Qatar diffusé sur cette chaîne. Il ne se passe rien non plus chez les Saoudiens, ni chez les Bahreïnis, non plus chez les Emiratis, rien.

Demain, je vous parlerai de la manière de faire d'un journal autrement plus respectable : Le Temps.

Dans le dernier épisode de cette série, à moins que des nouveautés ne surgissent entre-temps, on

 

07:15 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, suisse, média, médias, al jazeera, tsr, rsr, vannay, chardonnens, wikileaks

22/09/2011

Freysinger (encore) menacé de mort

J'étais derrière le conseiller national UDC lorsque celui-ci s'était fait entarté et j'ai reçu quelques goûtes de crème, qui par la suite s'avéra être de la mousse à raser. C'est à ce moment qu'un barbu vêtu d'un Sarouel et d'un (une ?) Keffieh autour du cou se précipita vers lui, l'entourant de ses bras et lui demandant : ça va ? ça va Monsieur ? Quelqu'un de l'assistance lui lança alors : arrêtez votre cinéma, vous avez l'air tellement content. C'est ce même Monsieur qui, accompagné de quelques politicards genevois en mal de voix (électorales) circule de temps à autres dans les rues de notre cité appelant à remplacer le président syrien par des « démocrates » pacifiques tout autant barbus que lui, en beaucoup plus méchant.

C'est leur nature profonde, en effet.

Voici que les amis de ces pacifistes qui appellent au meurtre de M. Freysinger.

http://www.20min.ch/ro/news/vaud/story/Freysinger-menace-...

Il se trouvera toujours des imbéciles, bien évidemment « spécialistes » des mouvements terroristes et salafistes (on se demande où ils ont obtenu leurs diplômes), tel que Jean-Yves Camus, pour nous dire que tout cela n'est pas sérieux et qu'ils ne constituent pas de réel danger. Effectivement :

Ceux qui ont descendu les tours jumelles ne constituaient aucun danger auparavantM. Freysinger.jpg

Ceux qui ravagent les pays du Maghreb ne constituent aucun danger

Ceux qui explosèrent le train en Espagne ne constituaient aucun danger.

Ceux qui lancent des fatwas et des appels au meurtre à tout va ne constituent aucun danger

Ceux qui font exploser les églises en Egypte ne constituent aucun danger

Ceux qui ont massacré les moines de Tibhirine ne constituaient aucun danger

http://www.youtube.com/watch?v=xsWL1h2_9pw

Comme d'habitude, la liste est interminable. Mais tout cela ne constitue pas de réel danger.

Je commence lentement à croire M. Camus et ses amis, tout autant spécialistes que lui. Le vrai danger n'est autre que lui et ses amis. Etant par essence incapable de penser même à les faire taire (je suis pourri par la démocratie et la liberté d'expression), je me demande s'il ne faut pas faire appel au barbu du premier paragraphe et les amis de ce dernier pour le faire.

 

07:15 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : freysinger, ramadan, média, suisse, islam, islamiste, islamistes, terrorisme, terroriste

02/09/2011

Indépendance et liberté

Je discutais ce matin avec un journaliste de la presse écrite de l'opportunité de publier sur mon blog des documents et vidéos montrant l'atrocité de certains actes commis par des insurgés à Hama, Deir el Zor et ailleurs. Matériel jamais diffusé par les médias alors que ces mêmes médias n'hésitaient pas à se précipiter pour diffuser le moindre document sur le sujet sans même, parfois, en vérifier l'authenticité. C'est ainsi que nous avons visionné, à la télé, des images montrant un charnier d'opposants s'étant fait fusillés après s'être rendus. Nous avons découvert par la suite qu'il s'agissait de l'exact contraire : c-à-d des soldats syriens exécutés par des bandes armés.

Au-delà, le journaliste en question ne comprenait pas comment il est possible de trouver une seule personne, ici, soutenant le régime, là-bas.

Qu'il soit dit une fois pour toutes : nous, je crois pouvoir parler au nom de beaucoup de personnes, ne soutenons pas un "régime". Je l'affirme d'autant plus tranquillement que cela me fut précisément reproché lors de mon intervention à l'émission Infrarouge, il y a de cela quelques mois. On m'a précisément reproché de ne pas soutenir clairement et ouvertement le "régime" et le président syrien. On m'a reproché d'avoir dit "je ne sais si le président Assad restera ou pas, l'essentiel est que la Syrie reste". On m'a reproché d'avoir répondu à Madame Mamarbachi que M. Assad n'est pas "MON" président car je suis un citoyen Suisse et que mes propres enfants se présentent comme tels.

Comme c'est marrant de constater que d'autres, journalistes ou pas, me reprochent maintenant le contraire. Ces libres penseurs, nés dans le pays qui a inventé la démocratie moderne, ne comprennent pas comment, face à un phénomène quelconque, l'on puisse avoir un autre avis.

La pensée unique, voici leur leitmotiv.

A ceux, me reprochant, à tort, de soutenir un régime, je dis :

1. La démocratie ne se réduit pas à la simple question du suffrage universel. Elle se nourrit de la différence des opinions et DOIT être la garante de celle-ci.

2. Qu'aucun d'entre eux ne s'insurgea contre les atrocités commises pendant l'invasion de l'Irak, alors que TOUS en étaient au courant. Il aura fallu des fuites internes, non pas des prouesses journalistiques, pour nous faire découvrir les abominations d'Abou Ghraib et le reste.

3. Que, curieusement, personne, absolument personne, ne se préoccupe de ce qui se passe au Yémen. Cherchez l'erreur.

La liste, on s'en doute, est très longue.

Mais je leur dis aussi, quitte à me répéter, que très peu d'entre eux se firent entendre lors de l'affaire Hannibal Khaddafi où notre pays a subi les foudres de l'Europe pendant des semaines.

Dites, Mesdames et Messieurs, que tout cela est fait selon la loi du plus fort, je l'accepte très volontiers. Mais ne présentez jamais cela comme la défense de la démocratie et de la liberté. Ceux qui vous dirigent n'en sont pas dignes.

En effet, ceux qui ont fait ça...

TorturesIrak_Chien.jpg

TorturesIrak_Couloir.jpg

TorturesIrak_KluKluxKlan.jpg

TorturesIrak_pyramide.jpg

TorturesIrak_Pyramide2.jpg

n'ont pas le moindre droit de prononcer même les mots démocratie et liberté. Surtout pas pour justifier leurs abominations.

Je dis enfin que la démocratie irakienne a coûté un million de victimes, jusqu'à 4 millions de réfugiés et...encore aujourd'hui, entre 200 et 300 morts par mois.

Lorsque cela arrivera en Syrie, les défenseurs de la pensée unique diront : oui, mais Bachar n'est plus là.

Félicitations