18/01/2012

Les soutiens de la Syrie se comptent sur les doigts d'une seule main

Les soutiens de la Syrie.PNGDeux mots après quelques jours d'arrêt. Pour vous parler, encore une fois, malheureusement, du bla bla journalistique, mais aussi politique, habituel, raconté pour ne rien dire, écrit pour être consommé sans être lu.

C'est un journaliste d'I-télé, dont j'oubliai le nom, qui en parle. Il n'est pas le premier.

Ainsi, les soutiens de la Syrie dans le monde se comptent sur les doigts d'une seule main, et encore, ils sont généreux. Faisons les comptes :

Russie

Chine

Inde

Iran

Brésil

Vénézuela...et quelques autres.

Cela fait, si toutes les études démographiques ne sont pas falsifiées par le régime syrien, quelque 3 milliards de personnes, plus de 40% de la population mondiale. La main en question doit avoir souffert d'un dérèglement génétique suite à une exposition prolongée aux radiations de...allez, Fukushima, ça vous va ?

Il est vrai que les « adversaires » de la Syrie sont emmenés par le Qatar, brrrrrrr. Ce dernier compte 830'000 habitants, dont 80% sont des...indiens, pakistanais, iraniens... Il possède en outre une chaîne de télé et...un club de football.

A se demander combien de temps cela va encore durer. Ils sont vraiment infatigables. Mais bon, il paraît, selon ce même journaliste, qui le dit totalement dépité, que le temps joue en faveur des autorités syriennes.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, suisse, média, tdg, tsr, russie, chine, inde, gowrié

13/01/2012

France Info, et certains autres : honte à vous

Il y a de cela quelques mois, l'attaque, probablement montée de toutes pièces, d'un opposant syrien à Genève par des membres des services de renseignements syriens spécialement envoyés pour lui, avait mobilisé la totalité des médias romands, dont les journalistes sont confortablement installés dans leurs bureaux. Mercredi, un journaliste de France 2, envoyé avec l'autorisation des autorités syriennes couvrir les événements à Homs pour le compte de l'émission « Envoyé Spécial » trouvait la mort dans des circonstances tragiques. Ce matin, alors même qu'il s'agit d'un des leurs, seuls quelques uns en parlent, reléguant l'information à la 7ème ou 8ème page. Les confrères du journaliste décédé sont certainement gênés d'admettre la réalité. Dès avant hier déjà, il semblait acquis que le groupe de journalistes a été visé par des tirs de roquettes d'insurgés armés. Ceci n'a pas empêché les journaux, TDG d'hier, entre autres, de titrer : un journaliste tué par une explosion. Cela n'a pas non plus empêché France Info de passer l'information toute la journée en parlant d'obus. Ceci n'a pas d'importance ? Au contraire, toute l'importance est là.

France Info a donc passé toute la journée à parler d'un « journaliste français tué par l'explosion d'un obus alors qu'il couvrait une manifestation à Homs (on ne précise pas qui manifeste) ville qui subit la répression du régime, ont déclaré des activistes pro-démocratie ». Je vous laisse imaginer les conclusions de ceux qui écoutent ça. Pas un mot, bien sûr, sur le rapport d'un témoins "oculaire", un des leurs aussi puisqu'il s'agit d'un journaliste de la...BBC , qui, dès mercredi, parlait de roquettes « sans nul doute » tirées par des insurgés armés.

En soi, cela ne me gêne pas autrement. Un peu plus de discrédit jeté sur ces pratiques journalistiques douteuses. Là où je me sens attristé, c'est qu'au service de la guerre qu'ils mènent consciemment contre la Syrie depuis plus de onze mois, ils sont prêts à marcher sur la dépouille d'un des leurs.

Un peu plus près de chez nous, le portail internet de Swisscom consacrait pratiquement un sujet par jour à la Syrie. Rien sur Gilles Jacquier. Quant à la TSR, la nouvelle fut transmise à la manière de France Info avec, en prime, la phrase du présentateur qui précise que le régime organise une répression féroce. Le but est atteint. Vive le professionalisme et l'hônneteté journalistique.

Il y a de cela onze mois, précisément, même moi pouvais avoir un petit doute. Plus maintenant.

Honte à vous.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : syrie, suisse, gowrié, journaliste, journalisme, tsr, tdg, opposition, terrorisme, islam

12/01/2012

Syrie : un journaliste français tué à Homs

ec186e70-3c89-11e1-9ebd-eaf60b90cb37.jpgLe stupide ministre français des affaires étrangères, Alain Juppé, vient de déclarer, en réaction à la mort regrettable d'un journaliste de France 2 à Homs, je cite : toute la lumière doit être faite sur les circonstances de ce décès et qu'il « appartient aux autorités syriennes d'assurer la sécurité des journalistes ».

On ne comprend vraiment plus ni ce qu'il dit, ni ce qu'il veut.

Résumons : on reprochait aux autorités syriennes la fermeture des frontières aux correspondants étrangers. Lorsque ces mêmes autorités expliquaient cela par le souci de les protéger, tout le monde riait. On disait même : laissez-nous entrer, après, c'est notre risque. De quoi se plaint-on exactement ? Depuis quand la protection des ressortissants étrangers, quels qu'ils soient, est du ressort du pays qui les accueillit ? Et puis, à supposer même que cela soit vrai, de quoi accuserait-on les autorités syriennes ? De suivre les journalistes à la trace afin de contrôler leurs mouvements et les empêcher de faire leur travail. N'est-ce pas vrai qu'il faut savoir ce qu'on veut à la fin ? Voulez-vous être accompagnés et protégés ou non ?

Gilles Jacquier se trouvait à Homs avec un groupe de journalistes entrés avec une autorisation officielle des autorités syriennes, ceci est important à relever. Par ailleurs, comme le souligne la TDG dans sa version électronique TDG.ch : un journaliste français tué à Homs les autorités syriennes ont parfaitement respecté le protocole de la Ligue Arabe prévoyant le déplacement libre des médias étrangers. Ce que, comme d'habitude, les médias, étrangers, oublient de dire est que les journalistes semblent avoir été bien escortés, que, lisez bien ce qui suit (c'est un journaliste de la BBC qui le raconte et Le Figaro.fr qui le rapporte) un attroupement pro-Assad s'est formé et a commencé à scander des slogans favorables au régime. Soudain, une roquette RPG a frappé la foule et huit activistes pro-Assad sont morts. Le grouCapture.JPGpe de Jacquier est accouru pour voir ce qui se passe et c'est à ce moment qu'un deuxième RPG a été tiré dans leur direction. Selon le journaliste de la BBC, "le doute n'est guère permis : sauf à imaginer que le régime tire sur ses propres partisans, les roquettes ont été tirés à partir des zones rebelles et visaient des pro Bachar".

Le Figaro.fr : un journaliste français tué à Homs, en Syrie

Le Figaro.fr : un journaliste de la BBC présent à Homs témoigne

Voyons voir ! Des journalistes escortés, un attroupement pro-régime et des gens qui leur tirent dessus ! Qui ce pourrait être ?

Des manifestants « pacifiques », très certainement.

Mes pensées vont à la famille de ce pauvre journaliste, ainsi qu'à toutes les victimes innocentes de cette terreur « pacifique ». Dans un rêve qui ressemblerait plutôt à un cauchemar, je vois ce garçon tué par des gens financés, armés et, pour certains, entrainés par les autorités de son propre pays, dont le ministre des affaires étrangère réclame maintenant des comptes.

Anouar Malek, seul observateur de la ligue arabe à avoir démissionné, vient de se faire interviewé par Al Jazeera, habillé (dans les studios de la télé) de son gilet orange. Il a dit que les manifestants étaient "entièrement" pacifiques. On ne connaît en revanche pas le montant que la chaîne qatari lui a payé.

 

11/01/2012

Qatar, Turquie, Tunisie et les autres : plus dure fut la chute

J'avoue ne pas savoir comment commencer ni où me donner la tête. Je voulais écrire un billet sur l'affaire de la BNS, suite à celui que j'ai publié lundi et voilà que le Président Syrien prononce un discours assez important, que l'Emir du Qatar se fait proprement mettre à la porte alors que sa visite, avec une suite imposante, en Mauritanie venait à peine de commencer et qu'en Tunisie, les islamistes « soft » d'Ennahda (grande fierté des gouvernements et, surtout, médias occidentaux) n'ont même pas pu attendre les 12 mois réglementaires pour annoncer, à leur tour après les frères musulmans d'Egypte et les démocrates libyens commandés par un chef d'Al Qaïda, qu'à « long terme », le Califat est le but ultime de la « révolution ».

1.       Commençons avec ceux-là, justement. Il est presque minuit, Arte diffuse un reportage consacré à la Tunisie « d'après Ben Ali ». A un moment donné, un des enfants chéris de nos médias d'ici, le premier ministre tunisien, Hamadi Jebali, accompagné de deux représentants du Hamas, lance : c'est ici que commence, inchalla, la libération de Jérusalem, c'est d'ici que se déclarera, inchalla, le 6e Califat. On a plutôt l'habitude d'entendre cela dans la bouche de feu Oussama ben Laden. Bien évidemment, ce ne fut qu'une facette de la partie émergée de l'iceberg car, presque au même moment, l'Imam de la Grande Mosquée de Kairouan déclarait « textuellement » qu'Islam et laïcité sont incompatibles.

Il n'y a effectivement que chez nous que des « spécialistes » de la région et de l'islam, ainsi que "l'excellent Juppé" considèrent que cette compatibilité est parfaitement possible.

2.       Pour ce qui est du Qatar, il semble bien que de Nouakchott à Bagdad et Beirut, en passant par Alger, Le Caire et même, peut-être, Riyad, on  commence à en avoir assez. Le Bédouin a déjà mangé son pain blanc.

Voici un joli commentaire d'avant la visite de Hamad, l'Emir, en Mauritanie

http://www.slateafrique.com/80511/mauritanie-visite-de-le...

Et en voici un autre, après.

http://lavoixdesmartyrsdelaplume.over-blog.com/article-ma...

...et un autre

http://lecalame.info/contenu_news.php?id=2610

Ainsi, tous ces dizaines de milliards de dollars n'auraient servi à rien. Bientôt, l'Emir et sa chaîne Al Jazeera, peut-être même quelques succursales de celle-ci ici, apprendront que la Réal Politique prendra le pas, qu'il a eu sa petite heure de gloire, qui aura tout de même duré un an et qu'il devra dorénavant se contenter de dépenser ses milliards dans des loisirs plus « conformes » à son histoire : immeubles, voitures luxueuses, harem, balades sur les bords du Léman, etc. Il est fort à parier que le grand partisan de cet échec soit le Président syrien, je veux dire la résistance de ce dernier, qui commence à porter ses fruits.

3.       Avant de parler du discours du Président syrien, signalons seulement les réactions, étrangement mollassonnes, de l'Ottoman Erdogan et du Gaullois Juppé. Il y a de cela quelques semaines seulement, ils ne tarissaient pas de commentaires quotidiens sur la nécessité, que dis-je, obligation, pour le Président Syrien de quitter le pouvoir...sinon.

Cela semble avoir fait pschitt. Dès lors :

4.       Contrairement à ce que beaucoup de pseudo analystes croient ou prévoient, le dernier discours du Président Assad ne démontre nullement une déconnexion de la réalité mais, tout au contraire, une parfaite connaissance de se qui se passe. Les Syriens savent ce qu'ils peuvent et ne peuvent pas faire. Ils savent exactement sur qui compter. La semaine dernière, les « mini » manœuvres militaires, consistant uniquement au lancement de missiles « longue portée », n'étaient destinées qu'à être repérées par les satellites espions américaines. Ces missiles ont atterri dans le désert...iranien.  Assad, malgré des pressions immenses, a promis de frapper les terroristes avec une main de fer. Entre nous, c'est bien le souci principal des Américains, non ? Je me trompe ? Oh, ces derniers disent que les opposants en Syrie sont « pacifiques ». Il y a quelque chose, encore un, que je ne comprends pas : Il y a de cela quelques semaines, le Président syrien a appelé les insurgés à remettre leurs armes aux autorités, tous les insurgés. Quelques minutes après seulement, le département d'état des USA, affaires étrangères, a conseillé à ses opposants de ne pas le faire. Serait-ce un aveu claire que ceux-ci sont armés ?

Pour ce qui de l'Ottoman, il semblerait que les forces de sécurité syriennes aient capturé une bonne quarantaine d'officiers turques sur le territoire syrien, ce qui expliquerait le silence soudain d'Erdogan. Le bédouin qatari semble aussi très en retrait en ce moment. Je mettrai tout cela au conditionnel mais il semblerait que certains, en Syrie, ont en leur possession des enregistrements très compromettants concernant le bouillant premier ministre et ministre des affaires étrangères du Qatar. On a par ailleurs déjà entendu un de ces enregistrements circuler sur le net. Dans celui-ci, le premier ministre du bédouin parle de tout, sauf d'éloges, à l'encontre du souverain saoudien. Ambiance.

La Syrie semble être sur le bon chemin pour gagner la partie. C'est tant mieux. Aaprès les mésaventures islamistes et islamisantes de la Tunisie, Libye et Egypte, la Syrie est, comme d'habitude, le dernier rempart contre les fondamentalistes.

Je vous le dis comme je le pense : entre un gouvernement autoritaire quelconque et les salafistes/talibans, je n'hésite pas une seconde.

P. S. Je sors un peu du sujet mais aux nouvelles de ce matin, il semblerait que les Américains veulent se débarrasser de certains de leurs « invités » à Guantamo et cherchent des pays pour les accueillir. La France déclare être favorable pour en accueillir quelques uns. Ceux qui ont été emprisonnés à tort et dont les aveux leur ont été arrachés par la torture. Ah bon ? Les Américains pratiquent la torture ? Et le fameux rapport annuel sur l'état des droits de l'homme dans le monde, est-ce le Saint Esprit qui le publie ?

 

12:11 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : syrie, suisse, tsr, média, médias, qatar, france, juppé, erdogan, usa, opposition, printemps arabe, assad

07/01/2012

Ces terroristes qui font exploser leurs véhicules « pacifiquement »

Les USA, la France, la GB et les autres (on n'entend plus l'Ottoman en ce moment) relayés par Al Jazeera et d'autres médias totalement libres et indépendants, ont inventé un nouveau concept, valable uniquement dans le cas syrien : les explosions pacifiques.

De même que les Américains larguent « consciencieusement » et d'une manière « chirurgicale » leurs bombes visant uniquement les terroristes (les bavures et les tueries de civiles ne sont que de la faute de ces derniers qui se mettent sur la trajectoire des projectiles), ces mêmes terroristes, soi-disant combattus en Irak et en Afghanistan, ensuite alliés en Libye et maintenant tête de pont en Syrie, déposent leurs explosifs tout aussi consciencieusement, et pacifiquement, au beau milieu de passants innocents qui n'ont rien compris à la démocratie et aux appels des sirènes de la liberté.

Ainsi, jusqu'à maintenant, toujours selon nos médias totalement libres et indépendants, 2'500 membres des forces de l'ordre ont été tués on ne sait comment (alors qu'ils faisaient face à des manifestants totalement pacifiques), ce sont maintenant des citoyens innocents qui se font exploser par les délégués « pacifiques » des militants « pro-démocratie ».

Voici donc les Talibans (terroristes ultimes dont il fallait débarrasser le monde à tout prix, plus de 500 milliards de dollars à ce jour) qui ouvrent un bureau, oui, au...Qatar, tiens, avec pour mission de négocier avec...les Américains concernant les modalités de transfert du pouvoir après le départ, la queue entre les jambes et pied au cul, de ceux-ci.

François Fillon, Premier Ministre de la Gaulle et, accessoirement, patron de Juppé, disait, il y a de cela quelques mois : « je n'arrive pas à comprendre cette tendance à la haine primaire des Américains ». Effectivement, ils sont tellement gentils et font tellement de bien au monde. Pour tout vous dire, j'ai de la peine à comprendre le contraire.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : syrie, suisse, gowrié, usa, france, terrorisme, islam, islamisme, juppé, obama, sarkosy

06/01/2012

Attentats terroristes à Damas

Deux mots, pas plus.

Page Swisscom.PNG

 

Vendredi, 6 janvier 2012, un attentat terroriste, le troisième en l'espace de moins de trois semaines, fait plus de 25 morts civils. Ceci n'empêche, toujours, pas nos médias d'appeler ces terroristes des manifestants pro-démocratie.

Ainsi, en 2012, les manifestants « pacifiques » d'Al Jazeera et ses succursales ici font exploser des voitures piégées au beau milieu des passants, innocents.

Al Jazeera et ses succursales d'ici, sont les partenaires « objectifs » des terroristes. Les premiers les financent et, ensemble avec les seconds, en font la promotion.

Des terroristes faisant l'éloge de leurs frères d'armes.

Bras médiatiques de criminels qui, de leur propres aveux, utilisent leurs poulains pour faire la guerre à la Syrie car ils n'ont pas le courage de le faire eux-mêmes.

https://www.youtube.com/watch?v=ifZK6SVlQ1Y&feature=r...

https://www.youtube.com/watch?v=2pY4WNVM7bg&feature=r...

Vous n'avez aucune honte à avoir car, pour avoir honte, il faut au préalable être un homme

 

14:53 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : syrie, suisse, média, médias, tsr, swisscom, tdg, usa, france, gowrié

Sondage : que reproche-t-on à l'Iran ?

Je n'ai jamais écrit sur ce sujet. Dès lors, ce n'est ni une tentative de racolage, ni de la provocation. Juste un essai pour voir à quel point il est difficile de sortir des idées reçues, forger sa propre opinion et de répondre à des questions tellement simples qu'on croyait déjà résolues.

La question est très simple : on met en place des sanctions contre l'Iran, on veut attaquer l'Iran, on veut isoler l'Iran, on veut renverser le régime (au passage élu parfaitement démocratiquement), etc. Que reproche-t-on exactement l'Iran ?

Attention : si on trouve une raison, il faut penser à sanctionner également tous ceux qui font la même chose. Exemple : l'Iran constitue un danger pour la paix (laquelle déjà ?) ou l'Iran soutient le terrorisme (ah bon ?), comparons alors les méfaits iraniens dans le domaine les 150 dernières années à ceux commis par les gardiens de la paix dans le monde durant la même période (si vous voyez où je veux en venir).

...Et ainsi de suite.

Pour vous aider, voici un document fort utile : Hilary Clinton ; nous avons créé Al Qaïda

Je souhaie sincèrement la participation du plus grand nombre à cette discussion-sondage. Si, au bout, nous réussissions à éliminer les raisons (idioties) habituellement véhiculées par les politiques et leurs bras médiatiques, nous aurions alors fait un grand pas vers la...vérité.

Et...je ne suis pas un ami de l'Iran. D'ailleurs, je ne peux pas l'être !


08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : syrie, suisse, terrorisme, islam, médias, tsr, france, usa, gowrié

04/01/2012

Décaillet, Henriot, la France, le Nain et les François

Quelques jours avant les fêtes de fin d'année, Pascal Décaillet publiait un billet intitulé : la France aux François.

Blogs TDG, Pascal Décaillet : la France aux François

article qui, étonnement, suscita beaucoup de commentaires, en moyenne assez hostiles.

Dans l'ensemble, M. Décaillet a raison, sauf lorsqu'il présente ses « François » en hommes providentiels, mais bon.

Le commentaire qui sembla le plus irriter le journaliste fut celui d'un certain François Henriot qui, selon M. Décaillet, devait « remercier les cieux de ne point se prénommer Philippe ».  Pardon mais, au cas où certains n'ont pas saisi, en voici la raison :

Encyclopédie Larousse : Philippe Henriot

et pan...

Henriot est scandalisé de voir quelqu'un de derrière « ses pointillés » se permettre d'injurier publiquement un élu français. Quelque chose qu'Henriot ne se permettrait jamais. Au passage, il n'oublie pas non plus la bonne vieille rengaine à l'encontre des Suisses « bien protégés des difficultés du monde ouvert ».

Fabuleux commentaire. M. François Henriot résume en quelques lignes toute l'histoire de ce magnifique pays qu'est la France.

Voici qu'en une seule « petite » phrase, un bon François considère :

1.       Que la France est ouverte au monde, alors que la Suisse y est fermée (on rappellera à notre cher voisin que ce pays « fermé » compte plus de 25% d'étrangers, que notre canton en compte plus que la moitié et...que plus de 50'000 de ses compatriotes traversent les "pointillés"  tous les jours pour toucher 3 fois le salaire qu'ils auraient eu chez eux, voire pour travailler tout court)

2.       Que, bien évidemment, toutes les difficultés de ce grand pays, le sien, viennent de son ouverture au monde, de son altruisme.

En somme, quoi qu'il arrive, c'est la faute aux autres. Fallait-il s'en étonner ?

Pour ce qui est de mettre son nez dans les affaires des autres, là je ne sais même plus quoi dire. J'ai soudain le sentiment, devant une telle stupidité, d'avoir perdu mon temps à écrire ces quelques lignes.

Alors François, Philippe, ou qui que vous soyez, votre nain (le corrompu de Karachi) croit faire partie des grands de ce monde. Cela, vous ne l'ignorez certainement pas (puisque vous vivez dans un monde ouvert) implique quelques « petits » désagréments. Hier encore, alors que personne ne vous a rien demandé, votre « excellent » ministre des affaires étrangères déclara que la « France » n'a pas de CANDIDAT, lisez bien : la France n'a pas de CANDIDAT. Il parlait des élections présidentielles au Sénégal.

Votre monde ouvert, en tout cas celui de l'hexagone, sent la puanteur qui se dégage habituellement des poubelles de l'histoire.

Ne vous en faites pas, on y retourne généralement bien plus vite qu'on ne le croit.

Ça commence par l'achat du PSG

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : gowrié, syrie, suisse, décaillet, france, sarkosy, juppé, islam, islamisme

30/12/2011

Je vous souhaite une excellente année 2012

carte-voeux-2012-.jpgCela fait plusieurs années que je ne regarde plus des filmes d'action, notamment de guerre, encore moins lorsqu'il s'agit de filmes américains. Hier, cependant, pour une raison qui m'échappe, je suis resté devant la télé jusqu'au bout du film « Nous étions soldats » avec Mel Gibson. Enième film sur la guerre du Vietnam, qui, par ailleurs, se ressemblent tous. Mais c'est seulement hier que je me suis rendu compte du trait le plus commun entre eux : ils ne véhiculent aucun message et ne parlent ni des raisons, ni des résultats de cette guerre.

Mon épouse, surprise de me voir rester devant la télé et agacée de « devoir » subir cette « torture télévisuelle » qu'elle n'a jamais aimée, eut tout de même la patience de m'accompagner quelques minutes, au bout desquelles elle me fit cette réflexion : et à quoi tout cela a servi ?

Ce fut bien évidemment une autre manière de se demander ce que les uns et les autres ont gagné ou perdu.

Le bilan détaillé des pertes matérielles et humaines est de nos jours assez facilement accessible par n'importe quel moteur de recherche. Je reprends ici le résumé des pertes humaines : 58'000 américains et entre 2 et 3 millions de Vietnamiens morts. J'y reviendrai.

Je ne suis pas historien mais féru d'Histoire. En reprenant le fil de celle-ci, plus précisément les guerres, malheureusement trop nombreuses, qui l'ont ponctuée (certains diront qu'au contraire ce sont les périodes de paix qui ponctuent le fil, guerrier, de l'Histoire), on a le sentiment étrange qu'effectivement, aucune de ces guerres, ou presque, n'a servi à rien. En d'autres termes, peu de changements dans la face du monde avant et après. Prenons l'une des plus récentes, la plus sanglante et la plus abjecte d'entre elles : la 2e guerre mondiale. Qu'est-ce que cela aurait changé si elle n'avait pas eu lieu ? Pas grand-chose. Elle a ajouté encore plus de souffrances, de malheurs, de pertes et de la haine.

On peut étendre le raisonnement sur pratiquement toutes les autres :

Résultat « réel » de la guerre du Vietnam ?

Résultat « réel » de la guerre soviétique en Afghanistan ?

Résultat « réel » de la guerre américaine en Afghanistan ?

Résultat « réel » de la guerre américaine en Irak ?

...

Augmentation des souffrances et des malheurs sans que cela ne rapporte rien aux initiateurs, agresseurs, non plus.

Qu'est-ce que les Allemands ont gagné ? Qu'est-ce que les Soviétiques, Américains et tous les autres ont gagné ? Rien

Est-ce que les choses auraient été différentes sans tout cela ? C'est très peu probable. Le monde aurait, peut-être, été un peu plus heureux. Car, rien qu'en prenant les coût cumulé des guerres du Vietnam et d'Irak, on obtient le chiffre hallucinant de 1'303'000'000'000 dollars. Cela aurait suffit à nourir 800'000'000 de personnes (nombre estimé de personnes souffrant de la faim) pendant presque 10 ans.

Que faut-il alors souhaiter pour cette année qui vient ?

Naïvement, je suis tenté de dire : paix.

C'est le seul véritable message du Christ dont la majorité des Chrétiens vient de célébrer la naissance, certains d'entre eux dans le sang. Laquelle sera bientôt aussi célébrée, selon le calendrier orthodoxe, par les Chrétiens Russes et les Coptes d'Egypte, lesquels, comme leurs coreligionnaires d'Irak, souffrent le martyre.

Puisse Dieu nos offrir ce joli cadeau en 2012.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : syrie, suisse, terrorisme, guerre, usa, france, gowrié, bhl, hayoun

29/12/2011

2011 : l'événement le plus marquant

dsk-arrete.jpgIl y a de cela deux jours, j'avais promis de plus citer le nom d'un blogueur, prévisionniste de son état, pour ne pas me sentir encore plus ridicule. Je ne savais pas à quel point j'ai eu raison de la faire.

Pour ce billet, qui sera très court, je n'ai même pas besoin de faire des recherches : L'événement le plus marquant de l'année 2011 fut l'affaire DSK et sa réhabilitation. Pour le reste, rien à signaler, le monde va à merveille :

Fukushima ? Qu'est-ce que c'est ? Vous en avez entendu parler ?

La Grèce, l'Espagne, l'Italie et le reste ? C'est où ?

Le Printemps Arabe ? Euh.. on est en hiver, non ?

Les dizaines de milliers de morts de faim en Somalie ? C'est un pays, la Somalie ?

Le chômage qui culmine au quart de la population dans certains pays européens ? Ah, là, je me suis moi-même piégé : DSK non plus n'a plus de travail. Pardon.

Remarquez, il a raison, le Monsieur : lorsque notre TSR nationale à redevance, plus précisément Infrarouge, consacre deux émissions de suite à l'affaire, il n'y a plus de quoi s'étonner.

Comme quoi, en 2011, il suffit de fourrer son appareil dans la bouche d'une femme de chambre pour que la terre s'arrête de tourner.

Pauvres de nous, pauvres de vous.

P. S. A propos de pauvres, mes pensées vont surtout à certains habitants, jeunes, de Strasbourg, Bâle et Heidelberg.

P. S. bis. C'est ce même Monsieur qui croit que c'est une obligation morale pour le monde d'attaquer militairement la Syrie, en chargeant Tsahal de le faire.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : syrie, suisse, hayoun, bhl, dsk, usa, france, morale, israël

28/12/2011

Génocide arménien : dans quel camp se trouve la balle ?

geno47s[1].jpgJ'ai bien fait d'attendre aujourd'hui pour publier mon billet. D'abord parce qu'il fallait publier l'autre et ensuite parce que je viens de lire celui du blogueur "Les Hommes-Libres".

Son billet résume parfaitement l'état du monde dans pratiquement tous les domaines. Ce n'est pas un compliment, loin de là.

Deux points ont essentiellement attiré mon attention : l'auteur nous parle d'abord de cette gauche dont « l'humanisme supposé n'est plus qu'une machine à se tirer des balles dans les pieds ». Sur ce point, je ne puis qu'être d'accord. J'irai encore plus loin : l'humanisme de la gauche n'est que supposé et dicté par un dogmatisme qui, de nos jours, prêterait à rire si ce n'est que les effets en sont désastreux. Quant aux balles, qu'ils s'en tirent autant qu'ils veulent dans leurs pieds, à condition qu'elles ne touchent pas les nôtres.

Le deuxième point concerne la nécessité d'une telle loi aujourd'hui. Là, je ne puis qu'être totalement en désaccord.

Tout le monde sait maintenant ce que je pense de la France, de ses autorités, notamment son Président et son...excellent ministre des affaires étrangères (remarquez, ce dernier était contre, bien sûr). Pour autant, peut-on leur en vouloir d'avoir fait passer cette loi ? Motivations électoralistes, me direz-vous ! Ah bon ? Parce que vous croyez que toutes les autres lois sont dictées uniquement par des motifs humanistes ou légales ? Est-ce de la naïveté ou du cynisme ?

Autant me « re » présenter, histoire de fermer la porte à tous ceux qui me traiterait d'impartial. Oui, je ne puis qu'être impartial. Comme vous tous. Ce qui n'affecte en rien mon penchant pour une justice totale et...égale.

Mon grand-père maternel est syriaque et son épouse est...arménienne. C'est cette dernière qui est partie en courant (c'est une image) en 1916 pour fuir les massacres et se réfugier en Grèce où ma mère est née et a grandi et où un certain nombre de ses cousins et cousines vivent encore.

Quant à mon père, Dieu ait son âme, il est Syriaque du côté des montagnes du sud-est de la Turquie. Pour la « petite » histoire, les Syriaques (les derniers dans le monde à parler encore la langue du Christ) furent déplacés et massacrés en masse entre 1915 et 1920 par les armées ottomanes et...les forces kurdes. Les dernières estimations situent le nombre de tués entre 500'000 et 750'000, soit environs 70% de la populations totale. Indépendamment du nombre, je vous laisse imaginer ce que signifie 70% d'une population quelconque, en terme de génocide, dans le vrai sens de celui-ci.

Génocide Assyrien, ou Assyro-Chaldéo-Syriaque (document magnifique)

Comme cela ne suffisait pas, Ils ont subi un deuxième massacre en Irak entre 1938 et 1948.

Je rappelle, enfin, que des dizaines de milliers d'arméniens furent accueillis et protégés par la Syrie qui, depuis, leur accorde non seulement égards et protection, mais toutes les garanties, sans restriction aucune, quant à la pratique de leur langue, culture et culte. A bon entendeur. Les Syriaques, qui ont donné à la Syrie son nom, et les Arméniens lui seront éternellement reconnaissants.

Alors, y a-t-il encore quelqu'un qui puisse contester le droit des Arméniens et Assyro-Chaldéen-Syriaques à une reconnaissance de leur(s) génocide(s) ? Est-ce pour autant une raison suffisante pour une victimisation permanente et systématique ? Non.

Portes ouverte aux Amérindiens, Indiens d'Amérique, Congolais et autres ? Et alors ? Car, Chers amis, on ne peut avoir les avantages d'un processus sans les inconvénients de celui-ci. On a voulu légiférer sur tout et rien et cela a commencé à un moment précis de l'Histoire : on a le droit de dire ceci, pas le droit de dire cela, écrire ceci, mais pas cela, dessiner ceci, mais pas cela, se moquer de ceux-ci, mais pas de ceux-là...racisme, antisémitisme, discrimination positive, négative, tout y passe. Est-ce bien ? Est-ce mauvais ? A vous de voir.

Ainsi, oui, les Arméniens, Assyro-Chaldéo-Syriaques ont le droit absolu de faire reconnaître leurs génocide, pas plus, pas moins que les autres. Il n'y a pas de degrés dans la souffrance humaine, non plus dans celle d'un peuple.

Nous ne récoltons que ce que nous avons semé, strictement.

Dans un monde où un nouveau peuple élu, une partie de celui-ci en tout cas, commet les pires atrocités (je le répéterais jusqu'à en avoir la nausée), en Irak, tout en échappant totalement à la justice, alors même qu'il exige l'application stricte de celle-ci, aux autres, il ne faut pas s'attendre à trouver la bonté et le bonheur régner partout.

Les cyniques savent tout cela mais ne font rien, prétendant la cécité.

Les idiots ne savent rien de tout cela.

Que Dieu puisse avoir pitié des deux.

 

27/12/2011

BHL, Hayoun…et les autres : le masques tombent.

Dans mon billet d'hier, je prévoyais d'écrire sur le vote, par l'Assemblée Nationale en France, concernant le génocide arménien, « sauf si l'actualité en décide autrement ». Il se trouve que le blogueur cité plus haut a décidé, enfin, d'y aller franco, sans, comme à son habitude, édulcorer son discours par des considérations humanistes ou humanisantes  devenues inutiles. Il rejoint bruyamment BHL dont le récit des exploits a été relaté hier. Voilà que les contours du plan commencent à bien se dessiner. Alors même que tout le monde, ou presque, commence à montrer une grande déception et des inquiétudes grandissantes quant aux développements des événements en Libye, Egypte et Tunisie, les mêmes, ou presque, persistent à vouloir installer les islamistes en Syrie. Le plan est donc bien en marche. Comme nous l'avions dit et prévu dès le premier jour, la démocratie, la défense des libertés et des droits de l'homme n'y sont pour strictement rien.

Strictement rien.

L'alliance objective, entre les islamistes, les Américains, les Français et...un autre pays, comme dirait BHL, ne fait pas de doute. Au fait, Jodel, ai-je le droit de parler de ça ?

M. Hayoun croit que l'intervention militaire en Syrie devient une obligation...morale. J'ai déjà entendu ça quelque part. Il croit même que c'est l'armée israélienne, dont il prend grand soin d'appeler Tsahal, qui doit y aller. C'est la première fois que j'entends cela. Au fait, pourquoi et sous quel prétexte ? Israël se soucierait-il du sort des populations arabes ? Si ce n'est pas le cas, que serait-ce alors ? Quelqu'un pourrait m'aider ?

En prenant même les chiffres de M. Hayoun, on arrive à un nombre de morts « civiles » de 3'000 personnes. Cela fait une moyenne journalière de 11 personnes. Pour moi, ce sont 11 personnes de trop car, c'est aussi cela mon éducation, chrétienne, rien ne justifie la mort violente d'un homme. Cela étant dit, n'ayant pas une idée précise des écrits de M. Hayoun, j'aurais bien aimé savoir ce qu'il pense des 1038 morts civils (parmi lesquels 338 enfants) qu'Israël a causé entre le 27 décembre 2008 et le 15 janvier 2010 ? Comme d'habitude, voici mes sources :

Offensive israélienne sur Gaza : Libération du 15 janvier 2009

Offensive israélienne sur Gaza : le Figaro du 14 janvier 2009

Offensive israélienne sur Gaza : Le Monde du 3 janvier 2009

Offensive israélienne sur Gaza : Amnesty International

Cela fait, puisque vous aimez les décomptes macabres, une moyenne d'une soixantaine de victimes civiles par jour. Une extrapolation simple sur 10 mois donnerait...plus de 17'000 morts.

Résultat : même pas une enquête, rien, zéro, si, si, si : deux vétos américains au Conseil de Sécurité, en l'espace de deux semaines. Ce même Conseil de Sécurité que tout le monde veut voir maintenant condamner, que dis-je, entreprendre une action militaire contre la Syrie.

Tout cela est vieux et classique ? Oui, je le sais, mais c'est comme ça.

M. Hayoun fait même dans la tactique militaire. Il croit qu'une demie division blindée, même pas une entière, sur les hauteurs du Golan, SYRIEN, suffirait à « fixer » la moitié de l'armée syrienne. Peut-être, l'armée israélienne se serait alors très bien entrainée depuis sa mésaventure libanaise de 2006.

Il est en plus drôle, ce Monsieur. Il nous parle si gaiement d'un pays « entouré » de voisins qui ne soutiennent pas le régime actuel. Et alors ? Si on devait attaquer militairement tous les pays  entourés de voisins qui ne les aiment pas ! Si vous voyez ce que je veux dire.

La situation de Homs ressemble à celui de Benghazi. Ah bon ? N'est-ce pas BHL qui disait ça ? L'intervention de l'OTAN a sauvé plusieurs dizaines de milliers de vies ? C'est curieux, les chiffres « officiels » disent exactement le contraire ! Et pourquoi charger la Ligue Arabe de la transmission du dossier au Conseil de Sécurité ? Les USA, France, GB ou...même Israël peuvent bien le faire et n'ont besoin de l'autorisation de personne, non ?

Mieux, beaucoup mieux. Pas de raison pour que la Syrie soit traitée différemment de la Libye ? C'est BHL et vous qui le décrétez ? Est-ce valable uniquement pour la Libye et la Syrie ?

Voici, pour tout le monde, ce que pensent les Syriens de ce qui passe en Syrie :

Prière des Syriens

Un prêtre et un imam, récitant, d'une seule voix...Notre Père qui es aux Cieux suivi par « je vous salue Marie, pleine de grâce » et, enfin, par la première sourate du...Qoran.

Et voici les messages véhiculés par les amis de MM. BHL et Hayoun, dont une bonne partie vient d'Afghanistan, d'Irak et de...Libye (Libye-BHL ? Hmmmmm) :

AArour, Al Qaïda en Syrie : quelques jours et nous prierons sur les minarets de Lattaquié et Qerdaha

Cela est diffusé un jour seulement avant le double attentat de Damas.

Je laisse la traduction à M. Hayoun qui, semble-t-il, comprend l'arabe, puisqu'il passe son temps à suivre les « nouvelles » sur Al Jazerra, Al Arabiya, etc.

Voyez-vous, M. Hayoun, avant de vous saluer, car c'est la dernière fois que je citerais votre nom dans un billet à moi (juste pour ne pas me sentir encore plus ridicule), je dois vous avouer être d'accord avec vous sur un point : s'il y a quelque chose à regretter, c'est que les Syriens, au lieu de passer les 40 dernières années à servir les intérêts de celui-ci celui-là, auraient dû s'armer, jusqu'aux dents, se renforcer, encore et encore, dans un seul et unique but : le cas échéant et lorsque cela s'avère nécessaire, envoyer, allez je vais être poli, balader tout le monde.

Certains voisins se le permettent depuis plus de soixante ans.

Vous voyez pour qui tout le monde roule ?

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : bhl, hayoun, tdg, syrie, suisse, israël, usa, france, médias, printemps arabe, gowrié

26/12/2011

Bernard Henry Lévy : le grand silence

Grand silence de qui ? De nos remplisseurs de colonnes de journaux, journalistes indépendants n'ayant, bien évidemment, pour but dans la vie que la transmission de la vérité, toute la vérité, rien que la vérité.

Au fait, ai-je le « droit » de parler de BHL ? A quelle distance devrais-je me tenir ? Que dois-je dire pour ne pas « déraper » ? Ce sujet fait-il partie des sujets tabous ? Que risqué-je rien qu'en rapportant ce qui a été « effectivement » dit ?

Allez, je me lance.

Il y a de cela quelques jours, je tombe sur un article « électronique » intitulé : c'est en tant que juif que j'ai participé à l'aventure politique en Libye.  Méfiant, je tape ces quelques mots sur un moteur de recherche célèbre et tombe sur plusieurs dizaines d'articles traitant du sujet. Je décide d'ouvrir ceux qui me semblent offrir un minimum de sérieux et trouve Le Figaro.fr, juif.org, ainsi que...le discours de BHL lui-même que voici.

Le Figaro : Libye, BHL s'engage en tant que juif

Juif.org : c'est en tant que juif que j'ai participé à l'aventure

Ainsi, c'est en tant que juif que BHL a engagé la France dans « sa » guerre. Moi qui croyais naïvement que le Monsieur, aventurier des temps modernes, grand humaniste devant l'Eternel, tiens, s'est tordu de douleur à la vue du martyre de Benghazi et que c'est pour cela qu'il est rentré en courant solliciter l'aide de l'Elysée ! A moins que ce ne soit...donner l'ordre à l'Elysée ?

Le Figaro, Silvia Cattori aussi, rapportent les mêmes termes, ahurissants : « que j'ai contribué à définir des fronts militants, que j'ai contribué à élaborer pour mon pays et pour un autre pays une stratégie et des tactiques ». Mégalomanie hors normes ou, plus vraisemblablement, un plan parfaitement étudié. Pour mon pays et pour un autre pays : lequel des deux est le sien ? BHL a aussi dit : J'ai porté en étendard ma fidélité à mon nom et ma fidélité au sionisme et à Israël ».

« Je ne l'aurais pas fait si je n'avais pas été juif ».

 

Le plus ahurissant, et significatif, n’est même pas ce qui vient d’être dit. Le plus important est ce sentiment d’impunité absolue qui se dégage du discours de BHL. BHL n’a nul besoin de prendre la moindre précaution lorsqu’il fait des déclarations. Il est intouchable. Pourquoi est-il intouchable ?

Pourquoi est-il intouchable ? Je laisse à M. Hayoun et à « l’excellent » M. Juppé le soin de nous apporter des réponses.

Alors, à tous les grands professionnels, libres et neutres, de l’info, la Star Rochebin (il a reçu le grand philosophe récemment) en tête, je pose une question extrêmement simple : où étiez-vous pendant que tout cela se déroulait ?

Une autre question : qu’auriez-vous fait si quelqu’un d’autre avait commencé le même genre de discours en disant : c’est en tant que musulman que… ou : c’est en tant que chrétien que…

Tout intouchable qu’il est, BHL n’est pas le courageux qu’il prétend être et n’assume pas ses propos. Quelques jours après son fameux discours, il nie partiellement ce qu’il a dit, prétendant que ses propos avaient été sortis de leur contexte, etc., etc.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=9EMyufx-LLg

A moins que l’actualité n’en décide autrement et si mon blog n'est pas supprimé, j’écrirai demain sur le vote de l’Assemblée Nationale en France concernant le génocide arménien. « L’excellent » M. Juppé pense que « cette initiative n’était pas opportune ». De son côté, M. Acoyer, Président de cette même assemblée, a déclaré à plusieurs reprises qu’il n’est pas favorable à l’adoption d’une telle loi et que « à la base », il est hostile AUX LOIS qui prétendent encadrer le travail des historiens. Vraiment, M. Acoyer ? A toutes les lois ? Que pense l’excellent M. Hayoun de tout cela ?

24/12/2011

Attentats terroristes à Damas : les responsables

Sans préambules, les responsables directs de ces attentats sont :

Les Américains

Les Français

Les Qataris

Les Saoudiens

Ainsi que l'ONU et son cortège d'agences à la solde des Américains

Avant eux, j'accuse en premier les remplisseurs de colonnes de journaux, s'appelant abusivement journalistes, devenus porte-paroles et antichambre « exclusifs » des représentants  des terroristes ici, attisant sans raison la haine contre ce pays et ses autorités. Ils ont délibérément fermé la porte de l'information aux autres voix pratiquant ainsi une censure sans précédent. Par qui sont-ils payés ? Pour qui roulent-ils ? C'est uniquement en relevant ces écarts et ces manquements aux règles les plus élémentaires de la déontologie que je me suis vu ouvrir les portes de la censure : mon blog est enlevés des blogs citoyens.

Les articles incriminés peuvent être consultés ailleurs sur mon blog. Je rappelle seulement que le summum fut atteint lordsque les journaux romands ont rapporté, dans un mouvement parfaitement concerté, les menaces directes dont faisait l'objet un opposant syrien de la part d'un soi-disant agent des services secrets syriens, lequel agent aurait même été photographier par les journalistes en question et une plainte fut déposée. Où en est-on de cette histoire ? La question est bien évidemment posée aux journalistes.

Attentats à Damas, Jasmin.JPG

Au journal de19h30 de samedi, alors que le présentateur parlait de ces attentats qui, rappelons-le, ont causé la mort de plus d'une cinquantaine de victimes innocentes, celui-ci n'a pas oublié d'exécuter les consignes des représentants des terroristes ici : il a rappelé que les insurgés accusent le régime d'avoir organisé lui-même ces attentats. Quelle abjection.

Les Américains trainent les terroristes d'Al Qaïda derrière eux partout où ils vont, comme par hasard. L'Alliance objective entre Américains et AL Qaïda n'a plus besoin d'être prouvée : Au cours des derniers mois, certains journaux arabes, favorables ont évoqué l'infiltration en Syrie de 600 à 1 500 combattants du Groupe islamique combattant en Libye (GICL) renommé depuis novembre 2007 Al Qaida en Libye. Fin novembre, la presse libyenne a relaté la tentative de la milice de Zintan d'arrêter Abdelhakim Belhaj, compagnon d'Oussama ben Laden, chef historique d'Al Qaida en Libye, devenu gouverneur militaire de Tripoli par la grâce de l'OTAN. La scène a eu lieu à l'aéroport de Tripoli, alors qu'il partait en Turquie. Enfin, des journaux turcs ont évoqué la présence de M. Belhaj à la frontière turco-syrienne.

La leçon et, partant, défaite que la Syrie infligera à ceux qui ont crû pouvoir la descendre sera historique et exemplaire. J'en prends des paris là-dessus. Ce que les Américains n'ont pas pu, ou voulu, faire, la Syrie le réussira...beaucoup plus aisément qu'on ne le croit.

Jasmin 2.JPG

 

 

 

08:03 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : usa, france, juppé, hayoun, tsr, tdg, le temps, syrie, suisse, terrorisme, terroristes, islam, islamisme

23/12/2011

Vous avez allumé le feu, qu'il vous brûle

Jamais je n'aurais pensé pouvoir souhaiter le moindre mal à personne. J'ai toujours pensé que mon éducation, chrétienne, m'en protégerait. Je me suis trompé : les salauds m'ont changé.

Dimanche, c'est Noël. La tradition veut que ce soit le jour où les Chrétiens célèbrent la naissance du Christ...Sauveur. J'irai à la Messe, la mort dans l'âme, je ne demanderai pas pardon et ne prendrai pas l'Eucharistie. Ce serait faire offense à celui en qui je crois.

Maintenant qu'ils ont quitté l'Irak, parfaitement démocratisé mais accusant quelques dizaines de morts par jour, qu'ils ont installé leurs nouveaux alliés dans les pays arabes « libérés », ils s'attaquent au dernier bastion qui leur résiste encore. Comme aucune de leurs stratégies n'a fonctionné, ils envoient maintenant leurs mercenaires, ennemis d'hier mais alliés d'aujourd'hui, les fanatiques d'Al Qaïda, dont une bonne partie vient de la Libye (qu'ils viennent aussi de libérer) se faire exploser dans les rues de Damas, tuant sans distinction civils et militaires.

Pour ne pas perdre la face, en avaient-ils vraiment ?, les remplisseurs de colonnes de journaux, oiseaux de mauvais augure, trouveront certainement la parade en disant que les manifestations étaient « vraiment » pacifiques mais que face à la répression, les manifestants se sont radicalisés et se sont trouvé des alliés, les touristes de la terreur passant leurs vacances fanatiques là où il y a de la vie à prendre.

Je vais le dire très ouvertement : je ne comprends pas pourquoi les autorités syriennes ne proclament pas l'état d'urgence et ne frappent pas d'une main de fer tous ceux, sans exception, qui veulent conduire le pays à la ruine. Si c'est à cause des Américains et des Français, et bien qu'ils aillent se faire pendre. Ils n'ont qu'à y aller eux-mêmes.

Ils n'ont semé que terreur, malheur et désolation partout où ils sont allés. Que Dieu, en ces jours de mémoire et de recueillement, me pardonne, je leur en souhaite tout autant.

 

13:29 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : usa, france, américains, amérique, syrie, suisse, média, médias, tdg, presse, tsr, gowrié, salafistes

19/12/2011

Les Américains se retirent d'Irak

Mission Accomplished.jpg20 mars 2003, après une préparation « médiatique » de plus d'une année, les Américains et leurs « alliés » occupent l'Irak pour le débarrasser de son dictateur sanguinaire et, surtout, débarrasser le monde des armes de destruction massives, que le Monsieur possédait.

Neuf ans après, le dictateur est pendu, la démocratie est installée et les armes de destruction massive sont...euh, où sont-elles ?

Cela devient vieux ? Non, je ne le crois pas car, de même que nous, pardon, VOUS avez tout gobé alors, vous gobez tout maintenant et vous goberez tout demain.

Je regardais ce vendredi une émission qui traitait des événements à Falluja, haut lieu de la résistance, et de la répression américaine (tiens, ce mot m'est familier. Il provoque l'ire de remplisseurs des colonnes de journaux et des bons pensants qui, alors, sont restés étrangement silencieux). A Falluja, les Américains, après avoir fermé la ville (on accuse aujourd'hui les autorités syriennes de faire la même chose) ont rasé tout sur leur passage, poursuivant les « insurgés » jusqu'à l'intérieur des mosquées pour les massacrer. Exécutant des blessés qui se trouvaient par terre, utilisant des armes interdites, parmi lesquelles se trouvent des armes à composantes atomiques.

Quelques mois après le début de l'invasion de l'Irak, Bush fils, alors Président des USA, fait atterrir son hélicoptère sur un destroyer où l'on avait posé une énorme banderole sur laquelle on pouvait lire : « mission accomplie »

Neuf ans après, son successeur, en qui la terre entière, pauvre d'elle, croyait tellement, se retire de l'Irak en déclarant : nous partons avec le sentiment du devoir accompli.

Voici le bilan du devoir accompli en Irak par les Américains :

baniere_TortureIrak1.jpg

Morts civiles : entre 560'000 et 1'000'000

Nombre de blessés : plus d'un million et demi

Déplacés à l'extérieur du pays : 4'000'000

Déplacés à l'intérieur du pays : 2'500'000

Nombre d'orphelins : 2'500'000

Le summum fur atteint lorsqu'il, Obama, a déclaré : nous espérons que les Irakiens « sauront » faire face au danger du terrorisme qui les guette.

Mais alors, ce n'est pas encore fait ?

Voici le visage du nouvel Irak libre et démocratique. Ce qui n'empêche pas certains, éternels invités de ce coin blogs, de louer les efforts des Américains pour pacifier le monde et y apporter sécurité et prospérité. N'hésitant même pas à qualifier cette action de « morale ».

Un minimum de morale, et d'humanité, vous ferait le plus grand bien. Seulement, en êtes-vous capables ? J'en doute.

 

09:04 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : iran, irak, syrie, suisse, gowrié, usa, amérique, médias, guerre, morale, printemps arabe, terrorisme

16/12/2011

Hayoun, USA, France, Juppé, Syrie, Israël…

Voici le commentaire que j'ai écrit au sujet du billet que M. Hayoun, invité permanent du coin blogs de la TDG, a publié mercredi. Commentaire que M. Hayoun n'a pas publié. Je l'ai agrémenté de quelques réflexions supplémentaires.

« Cela fait un bon moment que vous écrivez sur les événements en Syrie, sans oublier de faire des prévisions, lesquelles, malheureusement pour vous, se sont révélées fausses dans leur totalité : manifestations « pacifiques » monstres, Assad isolé, intervention militaire extérieure imminente, la Russie qui se fissure, Assad sur le départ, guerre civile larvée, et j'en passe.

La dernière étant la meilleure : Juppé, excédé, parle d'absence de morale dans le traitement du cas syrien.

Juppé-morale, morale-Juppé, il y a comme quelque chose qui cloche. N'est-ce pas ce Monsieur qui a été condamné, par la justice de son pays, à 18 mois d'emprisonnement et...10 ans de privation de droits civiques ? Avant qu'il ne récupère ces derniers en appel, bien sûr.

Ah, je viens de lire à l'instant, sur la TDG électronique elle-même, que Jacques Chirac vient d'être condamné à deux ans de prison avec sursis dans l'affaire des emplois fictifs de la Mairie de Paris.

Chirac, Juppé, Chirac habitant un appartement appartenant à Hariri, ça vous dit quelque chose ?

La morale, Cher Monsieur, la morale, surtout elle. Ne connaissez-vous pas l'expression : il aurait mieux valu qu'il la ferme ?

La morale ? J'aurais acquiescé pour toutes la raisons pouvant être invoquées. Mais la morale...ça ne passe pas.

On ne parle pas de morale, Cher Monsieur, lorsqu'on a massacré plus d'un million d'Algériens.

On ne parle pas de morale, Cher Monsieur, lorsqu'on a massacré un million et demi de Vietnamiens.

On ne parle pas de morale, Cher Monsieur, lorsqu'on a massacré, sans aucune raison, plus d'un demi-million d'Irakiens.

On ne parle pas de morale lorsqu'on a massacré un million et demi d'Arméniens (la Turquie étant, en ce moment, la tête de pont de votre ami Juppé).

Et puisque vous parlez, aussi, de cynisme, le comble du cynisme est de réunir, dans un même billet, quelques personnages, et faits, des plus cyniques et les laisser parler de...morale »

Pour le reste, les médias viennent de nous inventer une nouvelle expression : les déserteurs de l'armée syrienne. Ainsi, les manifestants sont « toujours » pacifiques (même si on ne voit plus de manifestations du tout). Seuls les « déserteurs » tirent sur leurs anciens camarades, dont 27 périrent dans une embuscade terroriste hier.

Vive la morale...et le cynisme.

 

13/12/2011

On aimerait bien une bonne guerre civile, mais comment y arriver ?

Voici la question que les exterminateurs des indiens d'Amérique et les tueurs de plus d'un million d'Algériens se posent. Ils ne savent plus où se donner la tête, ni par quel bout prendre le « régime » syrien. Rien n'y fait. Ils résistent, ces maudits Syriens. Cela fait même des années que ça dure, y en a marre.

Les loyalistes, que j'appelle ainsi par opposition aux traitres et aux collaborateurs, ont, dès le début des troubles, inventé une expression que je trouve délicieuse : « la Syrie, c'est Dieu qui la protège ».

Je n'en ai plus le moindre doute : c'est vrai.

En 2003, les tueurs de plus d'un million et demi de Vietnamiens auraient bien voulu continuer l'aventure irakienne en Syrie. Il leur a manqué un peu de temps. La Syrie fut sauvée une première fois au prix, malheureusement, de plus d'un demi million de morts irakiens innocents. Il y eut ensuite plusieurs tentatives, la dernière étant celle de la Libye qui, malheureusement pour les libyens aussi, se solda par le deuxième sauvetage de la Syrie.

Je fais une petite parenthèse, histoire de ne pas perdre le fil de mes idées. Les défenseurs de la « démocratie » et de la « liberté », épaulés par des ONG sans reproche et par des remplisseurs de colonnes de journaux qui ne savent plus reconnaître la dignité d'un homme, encore moins la leur, prétendent, depuis longtemps déjà, que le Président Assad a perdu sa légitimité. Ah bon ? C'est décidé où, comment et par qui ? A la place, ils sortent de leurs chapeaux un clown, dont personne ne connaissait même l'existence, un certain Ghalioun, président d'un Conseil National encore plus clownesque et décrètent que ce cirque EST le représentant légitime du « peuple » syrien.

Revenons à « l'impuissance » des puissances occidentales. Leur pari initial, une chute rapide du régime, ayant été perdu, ils se sont rabattu sur une succession d'inventions pitoyables :

-          pauvres manifestants « pacifiques », payés et un peu armés, tout de même. Résultats peu probants, on passe aux :

-          Blindés, chars, qui tirent sur les manifestants « pacifiques ». Problème, les trous, béants, causés par les obus sont imaginaires et les fumées des explosions sont causés par des pneus brûlés par les « révolutionnaires ».

-          Viennent alors les colonnes de réfugiés syriens fuyant la « répression ». Problème : aucune image, aucune, ne nous parvient de ces camps pleins de milliers de réfugiés, en dehors, bien entendu, de celles d'Angelina Jolie visitant des réfugiés que l'on ne voit pas.

-          On passe ensuite à l'étape des défections dans l'armée. Financée à coup de millions de dollars, l'armée fantoche ne compte guère plus que quelques centaines d'éléments faisant plutôt penser à une association de malfaiteurs.

-          Cela ne fonctionne pas non plus. Que faire ?

Une bonne guerre civile, dont on commence déjà à faire la...publicité.

Autant le dire tout de suite : cela ne marchera pas non plus. Les Yankees, qu'ils le veuillent ou non, vont devoir y aller eux-mêmes. A la bonheur.

Comme le présente le Dr. Amin Hoteit, expert en stratégie militaire, pour qu'une guerre civile ait lieu, il faut réunir trois conditions :

1.       Un pouvoir faible et incohérent. On voit ce qu'il en est

2.       Un peuple divisé et des peurs réciproques en son sein. Non seulement c'est loin d'être le cas, mais au-delà du triangle Deraa, Homs, Idleb, où le pouvoir syrien a réussi à isoler les insurgés et les terroristes, il ne se passe pour ainsi dire pas grand-chose ailleurs.

3.       Le facteur externe, on passera rapidement là-dessus. Des puissances étrangères empêchent le dialogue entre les parties et fournissent  armes, argent et médiatisation à certains, créant un climat favorable à l'émergence de haines réciproques.

On voit bien qu'on dehors de ce troisième facteur, les deux autres sont totalement insignifiants. Et si les Français nient le fait qu'ils financent et entrainent militairement les insurgés, sur les terres turques, c'est simplement pour éviter la défaite en cas d'échec. Techniquement parlant, la Syrie dispose d'unités d'intervention rapide très entrainées et extrêmement mobiles capables de briser toute tentative visant à allumer l'étincelle conduisant à une guerre civile. C'est tant mieux.

Je reviens aux Yankees. Je lis, dans la TDG électronique d'hier, que les USA quittent l'Irak la tête haute : Ha...ha...ha. Non, qu'ils le veuillent ou non, ils quittent l'Irak la queue entre les jambes, comme ils quitteront l'Afghanistan bientôt et comme ils quittèrent le Vietnam avant.

Quant aux soldats qui quittent l'Irak maintenant, vous croyez qu'ils partent chez les bédouins du Golfe ? Non, quelques unités se sont secrètement dirigées vers la...Jordanie. La Jordanie ? C'est tout près de...Deraa, non ?

Leurs tentatives s'étant toutes soldées par des échecs, il ne leur reste que la dernière.

L'Histoire est faite pour nous donner des leçons. Ils n'apprendront jamais, ou peut-être si, à leur dépens. C'est tout le mal que je leur souhaite.

 

12/12/2011

Et maintenant la Russie (2)

Selon des informations, pour l'instant confidentielles, la Syrie disposerait d'informations extrêmement gênantes concernant le rôle actif et direct joué par les Américains et leurs « alliés » régionaux, Turquie et Qatar en tête, et s'apprêterait à les sortir au grand jour si les dernières négociations, visant à mettre fin à l'instabilité dans le pays, n'aboutissaient pas. Il semblerait même que les services secrets syriens aient fait prisonniers des officiers de l'armée turque qui se trouvaient dans les régions de Deraa et de Homs.

Est-ce que cela explique le silence inhabituel de l'Ottoman ? Probablement. Il est par ailleurs curieux de constater que la Turquie, pouvant plaisanter avec tout sauf lorsqu'il s'agit de son prestige militaire, n'ait pas réagi aux mouvements de troupes syriennes à ses frontières, à la déclaration de l'armée syrienne qu'elle détruirait toute zone tampon entre les deux pays. Les autorités turques cherchaient même à temporiser hier niant les informations selon lesquelles l'armée syrienne aurait tiré sur des éléments armés qui essayaient d'entrer en territoire syrien.

Nous verrons.

Revenons à la Russie. A l'instar des manifestations « pacifiques », je ne m'en lasse pas, pour la liberté et la démocratie dans les pays arabes et suite à la mise dans les roues des USA de quelques bâtons russes, empêchant la mise en œuvre du plan américain global pour le Moyen Orient, l'Oncle Sam a actionné ses pions dans la capitale russe : effondrement du tandem Medvedev-Poutine de plus de 15% en l'espace de quelques semaines, manifestations géantes pour dénoncer les manipulations des élections...Rappelons une fois encore que, il n'y a de cela que quelques semaines, les deux hommes étaient crédités de plus de 65% d'avis favorables.

Le prix du retour à la stabilité en Russie serait-il que celle-ci « lâche » la Syrie ? Tout dépendra de la manière dont Poutine règlera, plus ou moins rapidement, le problème « interne ». Le pari américain n'est pas pour autant gagné, car parmi les opposants russes on trouve notamment...les communistes, pas forcément amoureux fous de l'Oncle Sam.

Tout va donc dans le même sens : empêcher les Russes d'étendre leurs zones d'influence dans la région. Ces derniers viennent de s'octroyer une grande victoire à travers le gazoduc qui alimente maintenant l'Europe, augmentant la dépendance de celle-ci vis-à-vis de la Russie et la diminuant face aux Américains (par le truchement du gaz qatari qui ne peut plus rivaliser car nécessitant des opérations de liquéfaction avant son acheminement vers les pays consommateurs). Ce n'est pas non plus par hasard si le grand projet du Gazoduc Nabucco a pris autant de retard, on parle maintenant de 2017 au plus tôt. Nabucco, quèsaco ?  Sans aller dans les détails, il s'agit d'un projet américain rassemblant les gaz produits dans toute la région, y compris dans l'est de la Méditerranée, pour l'acheminer vers l'Europe à travers la Turquie, en évitant même la Grèce. Isoler la Russie, y compris et surtout pour ce qui est de ses possibilités d'écouler ses ressources naturelles, en la contournant.

Révolution orange en Ukraine, où passait le gaz russe vers l'Europe, des pressions sur la Biélorussie, où passe aussi une partie du gaz russe. La guerre, du gaz, arriva à son paroxysme lorsque les Russes ont coupé le gaz acheminé via l'Ukraine. Pressions américaines sur les Européens pour accepter leur projet, les Russes soulignent la fragilité des projets américains et leur vulnérabilité face aux attaques « terroristes » et sabotages. L'Ukraine est finalement lâchée et les « Orangistes » sont écartés avec la bénédiction des Européens. Leur cheffe de file ira bientôt même en prison. Les projets américains semblent par ailleurs compromis par leurs échecs successives et retentissants :Afghanistan, Iraq (seul pays arabe, avec la Jordanie, à refuser d'appliquer une quelconque sanction contre la Syrie alors qu'il est encore sous « occupation » américaine, c'est dire), défaite de la guerre de 2006 au Liban, etc.

Les Américains essaient maintenant d'aller frapper au cœur. Certains médias, TSR ce dimanche, commencent même à en parler : même méthodologie qu'en Egypte. Moubarak est tombé, est-ce que Poutine tombera ?

Pas sûr. Pas sûr du tout. Ils ont essentiellement parié sur des régimes qui leur doivent beaucoup, ou d'autres qu'ils ont fait tomber par la force. Dans le cas présent, ni la Syrie, ni la Russie ne leur doivent un centime, quant à l'usage de la force...on vous attend.

Comme d'habitude, une petite question, destinée notamment aux remplisseurs de colonnes de journaux : pourquoi tant d'acharnement de la part des Américains et, accessoirement, Français (on entend déjà moins les Anglais et plus du tout les autres, Qatar mis à part) ? Attention, ceux qui répondront que le motif est la défense de la démocratie et la liberté recevront un...bonnet d'âne.

N'en déplaise aussi aux remplisseurs de colonnes de journaux, près de 10 mois après le début des troubles en Syrie, aucun diplomate, lisez bien : aucun, même pas un concierge d'ambassade, n'a fait défection (analysez). Ne leur en déplaise aussi, ABC, grande chaîne d'information américaine, vient de se confondre d'excuses à n'en plus finir pour avoir déformé l'interview qu'une de leurs journalistes vient de faire avec le Président Syrien. Ils viennent de diffuser l'interview dans son intégralité en ajoutant ces commentaires : Assad n'est pas Khaddafi, il n'est pas non plus Moubarak, ni Ben Ali.

 

06/12/2011

Printemps arabe : la grande victoire de la démocratie

Bravo...et félicitations. Ce sont les premiers mots qui me viennent à l'esprit.

Ainsi, tout le monde, les grands professionnels des médias en tête, ont applaudi à tout rompre l'avènement de la démocratie et de la liberté dans les pays « arabes ». Ils étaient « sûrs », absolument « sûrs », 100% « sûrs », 1000% « sûrs » que la conscience « révolutionnaire » des « peuples » saura barrer la route aux velléités islamisantes des salafistes et autres frères musulmans.

C'est fait.

Leurs ardeurs furent d'abord un peu refroidies par les résultats des « élections » en Tunisie. Indécrottables, ils inventent une nouvelle expression : islamistes « modérés ». Malheureusement pour eux, leurs islamistes modérés viennent de déclarer vouloir séparer les étudiants des étudiantes à l'université. Tant qu'à faire, ils rendent aussi possible (pour l'instant, car ce sera bientôt obligatoire) le port du Niquab intégral.

Ils reçoivent une deuxième gifle lors de la première sortie du président du CNT, au lendemain de la « libération » de la Libye par ses maîtres. Celui-ci n'a rien trouvé de plus important, pour l'avenir de son pays qui vient de sortir de 40 années de persécution khaddafienne, que de déclarer que la Charia sera la loi du pays et que la polygamie, soi-disant interdite sous Khaddafi, sera remise à l'ordre du jour.

Décidément, les choses allaient crescendo.

Allez, courage, tout espoir n'est pas encore perdu. Vive l'Egypte et sa démocratie retrouvée. Les premiers résultats viennent de tomber : les islamistes obtiendraient plus de...65% des voix. Mais dans ce cas, on touche carrément au sublime. On a même trouvé pire que les frères musulmans, devenus extrêmement modérés aux yeux des professionnels d'ici : les salafistes récolteraient entre 20 et 30% des suffrages. Et voilà la TDG, dans sa version électronique, qui titre : L'Egypte, nouvel Afghanistan ?

TDG du 3 décembre. L'Egypte : le nouvel Afghanistan ?

Une conscience soudainement retrouvée ?La nouvelle famille présidentielle en Egypte.JPG

Après la victoire écrasante des salafistes en Egypte, les spécialistes se sont trouvé une nouvelle expression : victoire "surprise". Vraiment ? Je le dis en toute modestie : non, ce n'est en aucun cas une surprise. Je l'ai, quant à moi, annoncé dès le premier jour. Il y a de cela quelques semaines, le responsable des blogs, M. J.F. Mabut, écrivait, dans son introduction : Jean-Souhel Gowrié voit les islamistes derrière les mouvements du printemps arabe, vraiment ? Et bien, oui, Cher Monsieur Mabut, oui, vraiment.

Où peut-on trouver des islamistes « modérés » amoureux, comme nos chers spécialistes de la « région », de la démocratie et de la liberté ?

Et si on essayait en Syrie ?

J'ai, à propos de la Syrie, une petite question, ce n'est pas la première fois que je la pose mais personne, spécialiste ou pas, ne m'a encore répondu : il «  semblerait », selon les agences diverses et variées appartenant à cette institution totalement indépendante qu'est l'ONU, que le nombre de victimes (remarquez bien que, désormais, on généralise et on ne parle plus de victimes « civiles ») ait atteint 4'000. Pour autant que je m'en souvienne, l'OTAN, et ses traitres locaux, ont détruit la Libye pour moins de cela ! Alors, on n'installe plus la démocratie et la liberté par la force ? Ah, pardon, j'ai oublié. On a peut-être...peur ? Mais alors, les principes, la démocratie et la liberté, ne méritent-ils pas quelques sacrifices ? Et puis BHL, il ne parle plus à Sarkosy ? Sarkosy lui-même et ce cher guignol de Juppé, on ne les entends plus ! Leur Maître de Washington non plus ? Ils ont, semble-il, confié la tâche aux bédouins qui, silencieux à en rompre les tympans pendant plus de cinquante ans sur ce qu'ils considèrent eux-mêmes comme l'infamie suprême, l'Etat d'Israël, se réveillent comme un seul homme et menacent, sanctionnent...

Oh, une toute dernière chose avant la suite de demain : la Syrie vient d'envoyer tout le monde se balader. Elle vient aussi de suspendre le traité de libre échange avec la Turquie et...de recevoir quelques missiles longue portée capables de faire très mal. Au cas où certains voudraient malgré tout installer la démocratie par la force.

Une petite réunion autour d'une table, sans menaces, sans sanctions (qui ne serviront à strictement rien car personne ne les appliquera), ne voudrait-elle pas mieux ?

Quelqu'un croit-il encore qu'on peut s'adresser aux Syriens en disant : vous ferez ça, sinon ?

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, suisse, opposition, gowrié, média, médias, tsr, tdg, démocratie, liberté, turquie, france, usa