18/08/2012

Syrie : les hystériques

Fous à l'idée même qu'ils puissent perdre la guerre qu'ils ont déclenchée en Syrie, Clinton, Fabius, Cameron et Didier Burkhalter, car notre DFAE devient maintenant leader dans le domaine de l'hostilité vis-à-vis de la Syrie (ce qui nous coûtera très cher plus tard), franchissent un pas supplémentaire dans l'hystérie qui les anime depuis le début de la crise dans ce pays. Ainsi, la Suisse durcit, sous les ordres de qui ?, ses sanctions à l'encontre de la Syrie et adopte maintenant même une attitude de délinquant. En effet, notre Conseil Fédéral a décidé que les créances, que la Syrie a contre la Suisse, ne seront pas honorées.

Fabius fait le tour du « pourtour » syrien, en commençant par la Jordanie. Il veut apporter le soutien de la France. Petite question : puisque, comme  je le mentionnais jeudi, 70% du territoire syrien se trouve sous le contrôle des « l'opposition légitime », pour Fabius n'y va pas ? Je laisse aux plumitifs de certains torchons le soin de répondre.

Clinton, avec le colérique Erdogan, veulent instaurer des zones d'exclusion aérienne sur certaines parties de la Syrie. A peine 24 heures après, le ministre yankee de la défense, un certain Panetta, déclare que cela n'est actuellement pas la priorité. Remarquez que, malgré l'opposition à 180 degrés des deux, ils en parlent comme si c'était à eux d'en décider. Bref.

Eh bien, à tous ceux-là je dis : votre guerre est « déjà » perdue. Oh, elle durera encore, assez longtemps malheureusement car vous continuerez à financer, équiper et soutenir les terroristes, vos semblables en réalité. Mais cela ne changera rien à l'affaire. La Syrie semble définitivement décidée à éradiquer vos troupes de mercenaires islamo-wahhabites et elle y parviendra. Le jour où cela arrivera, ce sera une victoire historique, contre les terroristes, bien sûr, mais surtout et avant tout contre vous. Ce sera historique car ceci marquera le début de votre déclin. Votre arrogance vous a à ce point aveuglés que vous êtes incapables d'amorcer un mouvement pour vous sortir du piège dans lequel vous vous êtes vous-mêmes enfermés. Ce sera aussi historique car la Syrie, meurtrie, en sortira malgré tout beaucoup plus forte et bien plus aguerrie. Elle sera à ce moment là prête pour vous affronter...directement. Il serait en effet tout à fait immoral que vous puissiez rester à l'écart des souffrances que vous infligez aux autres. La Syrie aura payé un lourd tribut, humain et matériel. Il serait juste qu'elle en demande réparation au criminels qui ont causé cela : vous. Et vous le ferez.

Je divague ? Non, je lis l'histoire.

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : syrie, gowrié, didier burkhalter, cameron, clinton, fabius, suisse, asl, terroristes, islam

17/08/2012

La Syrie n’est plus islamique, alors qu’elle n’est déjà plus arabe

Ainsi en ont décidé quelques bédouins, réunis à la Mecque pour l'occasion. Rappelons aussi que la Ligue des Bédouins avait déjà exclue la Syrie de ses rangs il y a de cela quelques semaines déjà.

A là bonheur. Les bonnes nouvelles, pour la Syrie, s'accumulent. A commencer par les succès, militaires, psychologiques et populaires indéniable de ces trois ou quatre derniers jours.

La toute dernière, une des plus belles, est la « libération », oui, libération, par la force, de l'équipe de la télévision Al Ikhbaria, enlevée par l'ASL vendredi dernier alors qu'elle effectuait un reportage dans le quartier d'Al Tal. Un commando de l'armée syrienne, la vraie, celle de l'Etat souverain qu'est la Syrie, a « arraché » les membres de l'équipe aux voyous de l'ASL tuant au passage plusieurs chefs notables de cette dernière : Maher Ismaïl al-Tahhan, Yasser Charif al-Ahmar et Mouafaq Ismaïl al-Taleb. Voici la journaliste Yara Saleh, libérée. Elle est belle, moderne, à l'image de la Syrie que les Syriens veulent et qu'ils obtiendront, au nez et à la barbe de Clinton, Fabius et Burkhalter. N'en déplaise aussi aux plumitifs de certains torchons dont je ne citerais même plus les noms et qui n'ont même pas levé un petit doit pour condamner l'enlèvement de « leurs confrères ». Comment le faire alors que certains d'entre eux sont directement payés par le Qatar ? Au-delà, cette libération "au corps" montre un fait extrêmement important, techniquement parlant. Le retour au premier plan des services de renseignements militaires et leur efficacité légendaire. Ils sont entrés au coeur du repère des rats. Pourquoi seulement maintenant ? Parce qu'il fallait effectivement tous ces mois pour dénicher les et nettoyer tous les rats "internes" à ces services. Découvrir aussi les méthodes et le matériel de communication des terroristes. Les succès récents, en partie "chirurgicaux" en sont la preuve.

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Des succès militaires aussi. Le nettoyage, mètre par mètre, de Damas et d'Alep, se poursuit. Cette nouvelle stratégie de l'armée syrienne vise surtout à s'assurer définitivement du non retour des terroristes dans les quartiers résidentiels, prenant la population de ces quartiers comme otage et causant des destructions terrifiantes. Des dizaines de « pickups » équipés de mitrailleuses lourdes furent détruits, avec leurs occupants. Les pertes en hommes des terroristes se comptent par centaines, en même temps, celles de l'armée sont minimes. L'ascendant psychologique de tout cela est indéniable.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

Dans cette vidéo, les images parlent d'elles-mêmes, on voit le résultat du nettoyage, par l'armée syrienne d'Al Tal et d'Ariha. Cela vous rappelle-t-il quelque chose ? Tous ces pickups, blindés ou pas, équipés de mitrailleuses lourdes. Oops, pardon, c'est pour transporter les manifestants pacifiques.

Succès populaire, enfin. Alep, deuxième plus grande ville du pays et centre économique très important, est, comme Damas par ailleurs, restée totalement à l'abri des troubles pendant plus d'une année et demie. Pourquoi ? Pour une raison très simple : les gens ne voulaient simplement pas de cette pseudo-révolution. C'est ce qui semble ne pas avoir plu à Clinton, Fabius et Burkhalter, qui, par le truchement des Wahhabites Qataro-Saoudiens, ont envoyé leurs troupes de terroristes « libérer » la ville, de qui ? On ne sait pas. Succès populaire aussi car des comités de résistance commencent à s'organiser dans certains quartier de la ville. C'est ainsi qu'avant-hier, une attaque terroriste contre le quartier d'Al Meskana (à l'est de la ville) fut repoussée par les habitants. Le chef des terroristes, un certain Abou Hamza, a été tué.

La meilleure manière de voir l'évolution de la situation dans ce pays est de suivre Al Jazeera, Al Arabiya, ainsi que quelques une de leurs succursales ici. On voit très bien que le cœur n'y est plus. Ils n'arrivent même plus à faire passer les mensonges habituels. Leur combat sera très bientôt terminé. Et eux avec.

 

01/08/2012

Premier août, fête nationale

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Le billet d'aujourd'hui a été repoussé à demain. En effet, je ne pouvais raisonnablement écrire sur autre chose alors que le feu de joie s'allumera ce soir sur les hauteurs et ailleurs dans des milliers de communes, grandes ou petites.

721 ans depuis le pacte fondateur et 121 depuis la première fois où cette fête a eu lieu, en 1891. Ce dont il faut se rappeler en ce jour de réjouissances « nationales » est que le but en a été dès le début la consolidation des liens entre les cantons et, partant, entre les Suisses, tous partis et toutes tendances confessionnelles confondues. Que les Confédérés se sentent appartenir à UNE patrie qui les rassemble.

Fait extraordinaire, la première fête de 1891 devait être « sans lendemain ». Ce n'est que sous la pression des Suisses de « l'étranger » qu'il fut décidé qu'elle devienne une fête annuelle. Où qu'ils se trouvaient, les Suisses voulaient se retrouver ensemble, ne serait-ce qu'un jour par an, afin de resserrer, symboliquement, les liens qui les unissaient avec leur mère patrie.

Quant au 1er août, le jour ne fut institué comme jour férié qu'en ... 1994.

Au moment où ce billet sera publié, je serais à plus de 1'000 KM loin d'ici. Je fêterai avec les Suisses « du coin ». Nous boirons quelques verres, allumerons un feu et nous rappellerons fièrement que notre drapeau est de couleur rouge avec une croix blanche au milieu.

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : suisse, fête nationale, premier août, feu de joie

09/07/2012

1204, la quatrième croisade reconquière les lieux saints.

J'aurais souhaité, après une semaine de vacances où je décidai et « presque » réussis à m'éloigner de toute forme de nouvelles, bonnes ou mauvaises, écrire sur mes sujets favoris : l'histoire, les sujets chauds et moins chauds de notre vie de tous les jours, la magnifique victoire de Roger Federer...

Les événements en Syrie ne m'en laissent toujours pas l'occasion.

Si la crise syrienne a démontré quelque chose, c'est que les Américains avaient pas mal de valets empressés. A y regarder de plus près, on découvre que ce sont les mêmes, seules les  positions changent.  Pour le poste de domestique en chef, c'est historiquement les Anglais mais il semble que les Français leur disputent la position depuis quelque temps.

Mais la crise a aussi révélé que le temps où les Américains dictaient leurs volontés est révolu. Russes et Chinois, entre autres, se montrent en effet définitivement prêts au combat, plus si nécessaire. Et s'est en partie pour cela, mais en partie seulement, que les Occidentaux ne veulent pas répéter l'aventure libyenne. C'est aussi pour cela que, furieux et hystériques d'avoir perdu le combat mais ne pouvant s'y résoudre qu'ils, les Occidentaux, ont décidé, à la manière du criminel le plus abject qui soit, de détruire le pays, sur la tête de ses habitants.

Criminels et minables.

L'expression "Amis de la Syrie" ne faisant plus rire personne, les conjurés d'Istanbul, à moins que ce ne soit de Doha, du Caire ou d'ailleurs, ont changé de label. Désormais, c'est le concile des Amis du « peuple » syrien qui se réunit à Paris. L'Amicale des terroristes-voyous en quelque sorte. Américains, Anglais, Français et, hélas, Suisses (spécialisés dans la fourniture de grenades aux terroristes), se réunissent pour définir les prochaines actions à entreprendre.

Regardons cela d'un peu plus près, un peu différemment de ce que nous avons l'habitude de lire dans les comptes rendus autant stupides que vides et inutiles de remplisseurs de colonnes de journaux, vous savez, ceux qui se font étiquetés « journalistes ». A supposer même qu'il ne s'agit que de la lutte qu'une partie, les rebelles, mène contre une autre, le régime, que peuvent espérer les « Amis du peuple syrien » ? que les rebelles prennent le pas ? Ils savent pertinemment que cela est impossible. Non, le but, unique et ultime, est la destruction du pays, avec le moins de frais, pour eux, possible.

Vous vous demandez bien sûr ce que le titre de ce billet vient faire ici. C'est simple. Les livres d'histoire, dont certains sont écrits par des spécialistes tout aussi compétents que mes amis les journalistes, nous apprennent que Constantinople est tombée aux mains des Ottomans en 1453, au printemps. Vraiment ?

En 1204, les Croisés, partis pour « re-libérer » les lieux saints et les Chrétiens d'Orient des mains des Sarrasins, s'arrêtèrent à Constantinople, Capitale, précisément, de la Chrétienté en Orient, pour se désaltérer. Ils l'ont trouvée tellement jolie, tellement riche et tellement envoûtante qu'ils décidèrent d'en profiter un peu. Ils ont pillé, violé, tué et ravagé. Constantinople ne s'en releva jamais. En 1453, Mehmed II le Conquérant, ému à la vue de l'état de délabrement de la ville qu'il vient de prendre, a décidé d'arrêter son pillage par ses soldats alors que la première journée n'était pas encore finie et alors qu'il leur en avait promis trois consécutives. Les Croisés n'avaient pas laissé grand-chose à piller.

Le Sarrasin fut moins cruel que les frères en Dieu.

Cela fait 913 ans, depuis la première Croisade en 1099, qu'on essaie de les libérer, les lieux saints et les chrétiens d'orient. Pour l'amour du ciel, ou de qui vous voulez, arrêtons de les libérer.

 

08:14 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : croisades, suisse, usa, france, syrie, gowrié, ottomans, mehmed ii, terrorisme, islam, turquie

22/06/2012

Les amis dObama, Hollande, Cameron et...Burkhalter

Ce billet sera extrêmement court. Vous y trouverez de gentils manifestants pacifiques, soutenus activement par notre ministre des affaires étrangères, ainsi que par les journaleux de nos grands médias, jettant un méchant habitant d'une localité proche de Damas, Nabek, d'un étage élevé. Le malheureux se contente de dire : que Dieu ne vous donne pas fortune, que Dieu ne vous donne pas fortune, qui peut se traduire par : que Dieu vous maudisse.

http://french.irib.ir/galeries/videos/item/195362-ُsyrie-...

Voici une autre source

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

Je n'ai pas envie de dire autre chose. A Burkhalter, le ministre, et ses journaleux, je dis : que Dieu ne vous donne pas fortune, que Dieu vous envoie en enfer.

 

 

 

08:00 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : obama, burkhalter, syrie, hollande, cameron, suisse, médias, terroristes

13/06/2012

Elections françaises : vous avez dit démocratie ?

Je ne voulais vraiment pas écrire sur ces élections qui, en fin de compte, n'ont que peu d'intérêt. Je peux aussi raisonnablement supposer qu'en dehors de quelques cas pimentés, pour ne pas dire sulfureux, ce constat doit être à peu près le même pour beaucoup de gens.

J'ai eu l'occasion d'écrire à une reprise au moins sur les élections présidentielles où je soulignais surtout le fait de considérer comme un échec patent  ce que l'écrasante majorité des spécialistes, toujours eux, et les médias, toujours eux, prenaient  comme une poussée fulgurante. Je suis même allé plus loin en considérant que Mélenchon signait, à l'occasion de ces élections, le début de sa disparition politique. Les élections législatives viennent confirmer mes prévisions de la manière la plus cruelle, pour lui en tout cas. Il est par ailleurs édifiant de constater que dans les « publicités » que les différents partis nous offrent pour l'entre deux tours, Mélenchon a complètement disparu. C'est le secrétaire nationale du parti...communiste, un illustre inconnu, qui s'en charge.

http://independanceetverite.blog.tdg.ch/archive/2012/04/2...

Ainsi, celle que Mélenchon est allé défier chez elle et dans le but très précis de la renvoyer à la maison, a failli passer dès le premier tour, avec plus de 48% des voix, plus que le double de celle que Mélenchon a réussi à obtenir. Pis, il ne sera même pas présent au second tour. Le pauvre se voit réduit à appeler à voter pour le candidat socialiste, celui qu'il traitait d'incapable, de lavette et d'autres joyeusetés du genre. Comme quoi, la vraie défaite et la pire de toutes est celle qu'on subit vis-à-vis de soi-même, de ses propres convictions et au prix de l'abandon de ses principes.

Loin d'avoir apporté une quelconque dynamique à l'extrême gauche française, contrairement à ce que « les spécialistes » prétendent, Mélenchon a, à l'occasion des élections présidentielles et, surtout, législatives, probablement signé la disparition de celle-ci.

Revenons à cette étrange démocratie qui empêche un cinquième de la population française, selon les élections, de faire entendre sa voix.

Autant, pour être mesuré et raisonnable, je crois qu'il est nécessaire que l'élection présidentielle se fasse au scrutin majoritaire, autant il me semble invraisemblable et incompréhensible que les législatives ne puissent pas se faire selon le système proportionnel. On nous parle de stabilité politique,  de nécessité, pour le Président, d'avoir un parlement qui lui « permette » d'appliquer sa politique, etc. Il y a vraiment comme un très gros problème dans tout cela. Examinons les choses d'un peu plus près. Cela fait plus de 30 ans que les gauche succède à la droite et que ces derniersremplacent les premiers. Sur cette trentaine d'années, plus des deux tiers ont vu un parlement de la même couleur politique que le Président. Ma question est extrêmement simple : qu'est-ce qui a changé, je demande un seul exemple, pas plus, dans la vie des Français depuis ?

Enfin, une autre curiosité, démocratique, extraordinaire en France est celle qui consiste à ce qu'un "suppléant", vous avez bien lu, prenne, physiquement, la place, d'un membre du gouvernement. Si, pour une raison quelconque, le ministre en question quitte son post au gouvernement, le suppléant rentre à la maison et le ministre retrouve son siège de...député. Fantastique.

En Suisse, l'année 1848 marque la naissance de l'Etat Fédéral moderne. A l'époque, nos parlementaires  étaient élus au scrutin majoritaire. Tout a été fait sur mesure pour le Parti Radical. Celui-ci a dès lors réussi à dominer la scène politique pendant plus d'une cinquantaine d'année. On le voit, même chez nous, ce genre de scrutin n'a qu'un seul but et effet : empêcher les formations de moindre importance d'avoir une représentation suffisante pour porter sa voix et ses principes. Trois initiatives populaires ont été nécessaires, en 1900, 1910 et 1919 pour que, à l'occasion de cette dernière, le système proportionnel soit enfin adopté.

Sans chauvinisme aucun, il ne me semble pas que la Suisse soit le pays le plus « instable » dans le monde, ni politiquement, ni socialement.

Pourtant, nous avons quatre régions linguistiques, 26 cantons et pratiquement autant de mentalités différentes.

Quelle magnifique leçon d'intelligence collective. Si seulement nous pouvions, et savions, la sauvegarder.

 

08/06/2012

J'ai honte, Monsieur le Conseiller Fédéral : lettre ouverte à Didier Burkhalter

Mais permettez-moi tout d'abord de vous remercier. Pour avoir apporté la preuve formelle de notre (non) politique de suivisme et l'inconséquence de nos décisions.

Ainsi, selon l'excellent portail bluewin.ch (entre parenthèses et cela fait suite à mon billet d'hier, ce site jubilait lui aussi du « lâchage » d'Assad par la Russie. Ils ont dû recevoir la même douche froide hier de la part du Groupe de Shanghai) vous auriez insisté « sur la défense des droits de l'homme et la lutte contre l'impunité ». Vous auriez aussi témoigné du « souci de la Suisse de faire en sorte que les crimes commis en Syrie ne restent pas impunis ».

Quels crimes, quels criminels et quelle impunité, Monsieur le Conseiller Fédéral ? Essayons de penser les choses logiquement. Vous avez rappelé notre Ambassadeur à Damas très tôt après le début de la crise en Syrie et vous avez fermé l'Ambassade par la suite. Vous n'arrêtez pas de condamner vigoureusement les actions du gouvernement syrien mais vous n'avez pas dit un seul mot concernant les attentats commis par les terroristes, que vous appelez manifestants pacifiques, et alors que même les Américains et les Français les ont vigoureusement condamnés. Il paraît dès lors parfaitement claire que les crimes dont vous parlez et l'impunité contre laquelle vous voulez lutter sont, dans votre esprit, l'œuvre du régime syrien.

Non, Monsieur le Conseiller Fédéral. Vous ne vous souciez nullement ni des droits de l'homme, ni des atrocités commises contre vos semblables ni encore de la lutte contre l'impunité. Vous venez, encore une fois, d'en apporter la preuve formelle.

Notre pays a définitivement tourné le dos à ses traditions séculaires et à sa mission principale. Nous ne sommes plus neutres, Monsieur le Conseiller Fédéral. La neutralité, contrairement a ce qu'en pensent beaucoup, ne consiste pas à tourner le dos aux problèmes des autres. Elle peut être active et constructive, apaisante et humaniste. A la place, nous avons choisi de mettre de l'huile sur le feu.

Je vais vous dressez la liste des preuves :

  1. La « crise » yéménite a commencé pratiquement en même temps qu'en Syrie. Le Yémen compte environ 23 millions d'habitants, comme en Syrie. Plus de dix mille victimes sont tombés depuis au Yémen et entre 20 et 40 tombent encore chaque jour. Pourtant, je ne vous ai pas entendu prononcer un seul mot sur les atteintes aux droits de l'homme ni sur la lutte contre l'impunité. Vous n'avez pas rappelé nos diplomates ni fermé nos représentations là-bas. Il est vrai que dans ce cas, le plan de « nos » donneurs d'ordre, les Américains, a été suivi à la lettre. Tout s'explique.
  2. Pas plus loin qu'hier, « nos » donneurs d'ordre ont causé la mort de plus d'une vingtaine de civiles, pour la plupart des femmes et des enfants, sur la frontière afghano-pakistanaise. Cela leur arrive par ailleurs régulièrement, une à deux fois par mois en moyenne. Pourtant, pas un seul mot de votre part. Euh...peut-être que je me trompe. Ici, on lutte contre Al Qaeda et ce sont des dommages « collatéraux ».
  3. Depuis 1991 et plus particulièrement 2003, « nos » donneurs d'ordre ont causé, directement ou indirectement, la mort de plus d'un million et demi d'irakiens, dont 500'000 enfants. Quand demanderez-vous, Monsieur le Conseiller Fédéral, à ce que ces crimes ne restent pas « impunis », selon votre expression favorite ?
  4. Les atrocités innommables d'Abou Ghraib et d'ailleurs, ne sont, de l'aveu même de ce criminel de Rumsfeld, connues que pour à peine 20% d'entre elles. Cela vous donne une idée de l'immensité du crime. Quand allez-vous demander à ce que ces crimes ne restent pas impunis, Monsieur le Conseiller Fédéral ?
  5. Tout a été dit à propos de l'atrocité du régime des généraux de Rangoon, en Birmanie. Là, je n'ai même pas besoin de vous poser la question car vous venez d'y répondre : vous avez, pour dénoncer « leurs crimes » ouvert une ambassade, rien de moins que cela, à Myanmar.
  6. Du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009, 22 jours, 1330 Palestiniens furent tués par l'armée israélienne à Gaza. Parmi ceux-ci, plus de 900 civiles. Ceci nous donne la moyenne macabre de plus d'une soixantaine de victimes par jour. Là, je crois qu'il serait carrément imprudent de ma part de vous poser même la question. Je vais vous aider : c'est un peu trop tard pour ce cas ? Mais alors, Charles Taylor, Karadzic, Milosevic, Mladic, etc., !!!
  7. On fête, façon de parler, ces jours ci le 23 anniversaire de Tiananmen. Un petit appel, de votre part, à ce que ces crimes ne restent pas impunis. Qu'en pensez-vous ?
  8. Les crimes et atrocités commis par « nos amis » libyens post-Kadhafi, seront-ils aussi punis, selon vous ?
  9. Dick Marty, le raporteur spécial, a enquêté et établit des responsabilités claires dans l'affaire des avions, américains, qui utilisé notre sol pour le transport de prisonniers destinés à être "torturés". Son rapport a été étouffé. Nous étouffons les droits de l'homme.

http://www.swissinfo.ch/fre/actualite/Avions_de_la_CIA:_l...

http://assembly.coe.int/Documents/WorkingDocs/Doc07/fdoc1...

  1. Le même Dick Marty a présenté un rapport mettant directement le premier ministre kosovar dans un trafic d'organes de prisonniers serbbes. Son rapport a été également étouffé. Nous étouffons des révélations sur des crimes contre l'humanité. Euh...j'oubliai, le premier ministre du kosovo, n'est-ce pas le protégé de notre...ancienne ministre des affaires étrangères, Madame Calmy Rey ?

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/90e9bd58-095c-11e0-9fde-9...

La liste, Monsieur le Conseiller Fédéral, est longue, très longue. De grâce, qu'on ne me répond pas l'idiotie insupportable habituelle : ce n'est pas parce que certains crimes restent impunis qu'il faut fermer les yeux sur les autres. Oui, absolument. Le seul hic est que ce sont toujours, je dis bien toujours, les mêmes qui restent impunis. A cela je préfère la réponse, honnête, qu'un journaliste m'a faite un jour à propos du cas yéménite. Il m'avait répondu en disant : oui, mais le Yémen on s'en fout. Il se reconnaîtra.

Ma question, qui fera l'objet d'un prochain billet, est la suivante : est-ce, à tout hasard, une partie du prix qu'on a dû payer pour que Américains, Français, Italiens, Allemands et quelques autres nous laissent, provisoirement, en paix sur des dossiers tels que : bilatérales, fiscalité, secret bancaire, clause de sauvegarde, ainsi que quelques autres dossiers "chauds" ?

Alors oui, Monsieur le Conseiller Fédéral. J'ai honte. J'ai honte pour vous, pour moi, pour notre pays, pour nos valeurs et pour tout le reste.

J'ai honte, Monsieur le Conseiller Fédéral.

Quant allez-vous demander à ce que les crimes énumérés plus haut soient punis, Monsieur le Conseiller Fédéral ?

Quant allez-vous demander à ce que les crimes énumérés plus haut soient punis, Monsieur le Conseiller Fédéral ?

Quant allez-vous demander à ce que les crimes énumérés plus haut soient punis, Monsieur le Conseiller Fédéral ?

Quant allez-vous demander à ce que les crimes énumérés plus haut soient punis, Monsieur le Conseiller Fédéral ?

 

05/06/2012

Houla : œuvre des terroristes, sous les ordres du Qatar, la France et les USA

Il devient de plus en plus certain que le massacre de Houla a été commis par les terroristes de Homs. Ceux-ci en ont très probablement reçu l'ordre de leurs soutiens à l'étranger : les Qataris, Saoudiens et quelques pays occidentaux, en tête desquels se trouvent la France et les USA.

Tout dans ce drame nous rappelle l'épisode de l'assassinat, par les mêmes terroristes, sous les yeux de pseudo-journalistes tels que Vallélien et Hammouche, du journaliste français Gilles Jacquier. Ce qui ne les a pas empêchés d'en accuser, sans délai, les autorités syriennes. Depuis, comme pour tout le reste, plus un seul mot sur cette affaire. L'essentiel étant fait : le mensonge de départ. Après, la vérité ne compte plus. Comme par hasard, le gouvernement français ne cherche plus à connaître la vérité sur la mort du journaliste. La raison en est simple : les autorités française savent parfaitement qui a commis le forfait et sur les ordres de qui.

Il en va donc de même pour le massacre de Houla. A peine celui-ci connu et alors que personne n'a la moindre idée sur les circonstances du drame, les bédouins, ainsi que leurs « alliés » occidentaux, s'empressèrent d'en déclarer le régime syrien directement responsable. Le drame de Houla était planifié et ses conséquences décidées à l'avance. La coordination entre les différents acteurs ne laisse pas place au moindre doute. Je dis acteurs mais j'aurais tout aussi bien pu les appeler « commanditaires ».

Cela fait plusieurs fois que j'appelle à ce qui va suivre. Cet événement tragique ne fait que me confirmer dans mes convictions. La Syrie doit commencer par virer sans délai les barbouzes de l'ONU, ainsi et avant tout leur propre chef, qui semble avoir élu domicile à Doha dont il reçoit probablement les ordres. Elle doit rejeter toutes les décisions qui sortent de ces instances internationales totalement inutiles et néfastes. Elle doit accomplir ce qu'elle doit dans les plus brefs délais : éradiquer le terrorisme de la manière la plus impitoyable qui soit. On ne peut accepter que des terroristes sanguinaires, tuant à bout pourtant et de sang froid des dizaines de victimes innocentes et que ces mêmes tueurs terroristes soient considérés par les Occidentaux et leurs relais médiatiques, RTS en tête, comme victimes du régime. Ceci ne relève plus ni du mensonge ni de la falsification de faits. Les auteurs, les Occidentaux et les dits médias doivent être considérés comme les instigateurs et les complices de ces crimes. Ils doivent être traduits en justice et punis en conséquence.

Pour la petite histoire, sachez que les victimes du drame de Houla sont toutes, sans aucune exception, des personnes de confession chiites, partisans du gouvernement

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : france, suisse, syrie, gowrie, terrorisme, islamisme, qatar, houla, houlla, massacre

02/06/2012

Manifestants pacifiques en Syrie

Selon nos médias, RTS en tête, et nos politiques, Calmy Rey puis Didier Burkhalter, les manifestations, toujours pacifiques, durent depuis 14 mois en Syrie. Selon ces mêmes médias et ces mêmes politiques, la « communauté internationale » doit entreprendre des actions énergiques pour faire cesser la répression du régime syrien.

Rappel : ces médias et ces politiques ont reçu, de ma part, des dizaines de documents, essentiellement audiovisuels, montrant les terroristes, les criminels et les voyous qu'ils soutiennent à l'œuvre. Aucun, je dis bien aucun, de ces documents n'a été diffusé.

J'ai dès lors décidé de vous livrer, petit à petit, certains de ces documents.

Voici, pour aujourd'hui, le premier. Il s'agit de manifestants pacifiques, en Arabie Saoudite, tenant une séance d'enchères pour l'envoie d'un...kamikaze (lui aussi pacifique) en Syrie.

Inutile bien évidemment de qualifier l'attitude des médias et des politiques. Inutile parce que cela ne servirait à rien. Effectivement, dès le moment où ils continuent à dormir tranquillement, alors qu'ils savent où se trouve la vérité, il n'y a plus rien à espérer d'eux.

Voici le lien vers ce premier document.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

 

31/05/2012

L’Occident expulse des diplomates syriens, c’est tant mieux, pour la Syrie

On n'y échappera pas. L'Occident, dont la caractéristique essentielle est la lâcheté, devra y aller perso, directement, avec ses avions, matériel de guerre et, je l'espère, hommes.

Lâches parce qu'on n'y va jamais sans être à 100% sûr de pouvoir gagner.

Lâches parce qu'on n'y va que lorsqu'on a la certitude que ceux qu'on attaque n'ont pas les moyens de répliquer : Libye, Irak, Afghanistan, Serbie, etc.

Lâches, menteurs, criminels, pourris et corrompus.

Cela fait 14 mois que la crise syrienne a débuté. Depuis, une alliance implacable, politico-médiatique, occidentale, s'acharne sur ce pays. Mensonge, images truquées, témoins inventés, évènements fabriqués, tout y passe. C'est du jamais vu dans l'histoire. Mais l'histoire, précisément, saura se venger et sera terrible.

On a commencé par inventer l'ASL, Armée Syrienne Libre constituée, paraît-il, par des dizaines de milliers de « déserteurs » de l'armée régulière. Quelques mois après, on découvre qu'il s'agit tout au plus de 2 à 3 mille soldats, de bas rang, souvent des appelés et, surtout, de milliers de voyous, de repris de justice, de jihadistes et des trafiquants de tous genres : armes, cigarettes, stupéfiants, etc.

C'est au moment même où l'armée régulière semble avoir pris la mesure des voyous et des terroristes, que, comme par hasard, la « Ligue des Bédouins » décide d'envoyer des observateurs, deuxième vague de barbouzes après celle des « journalistes clandestins », pour donner un peu d'air aux voyous.

Observateurs des bédouins partis, il y eut Baba Amr, Rastan, Idleb et Zabadani. Les voyous, pris à la gorge, sont pratiquement éliminés de partout. C'est là, comme par hasard aussi, que l'ONU a décidé d'envoyer la troisième vague de barbouzes : ceux du général Mood, donnant une grande bouffée d'air aux terroristes.

Quatorze mois après le début de l'offensive occidentalo-bédouine, pas un seul diplomate, pas un seul, même pas en employé de dixième rang, n'a fait défection. Ce malgré des pressions (Quai d'Orsay, Maison Blanche, etc.) et malgré des incitations, monétaires, énormes. Les Saoudiens et les Qataris ont mis, sur les tables des Ambassadeurs Syriens à Paris, Londres, Washington et ailleurs, des dizaines de millions de dollars, dans le but d'obtenir ne serait-ce qu'une seule défection, rien n'y fait.

D'où cette hystérie généralisée.

Les représentants de voyous ici jubilaient hier à l'annonce des expulsions des diplomates syriens. C'est le propre de tous les traitres tout au long de l'histoire. Le hic, dans le cas de la France et de la Suisse, notre pays n'a pas, encore, annoncé des expulsions et pour cause, est que les Ambassadeurs expulsés resteront sur place, eh oui. C'est pour cela que Didier Burkhalter n'a pas, encore, suivi Paris, Londres, Madrid et les autres. Il sait que cela ne servirait presque à rien car les diplomates en question le sont auprès des organisations internationales. C'est aussi le cas de Madame Shakkour, Ambassadrice de la Syrie à Paris, qui y restera au nez et à la barbe de Fabius, car représentant son pays auprès de l'UNESCO.

Je ne crois pas que ces expulsions soient une mauvaise chose pour la Syrie. Je crois même que ceux-ci, les Syriens, devront désormais prendre l'initiative, au lieu de passer leur temps à réagir. Cela doit commencer par l'expulsion des barbouzes de l'ONU, suivi par l'éradication totale des terroristes à l'intérieur du pays, même si, c'est nouveau, les Russes n'étaient pas d'accord. Les Syriens doivent comprendre que les Russes ne peuvent plus se permettre de reculer quoi qu'il arrive. Ils doivent faire comprendre aux Russes, si ces derniers n'en sont pas encore convaincus, que les bédouins et les Occidentaux ne pardonneront jamais à la Russie son attitude, quels que soient les accords et les concessions, déclarés ou secrets, qu'ils feignent offrir. Les Syriens disposent de bien plus d'atouts, vis-à-vis des Russes, qu'ils n'y croient. Ces derniers, pour les raisons invoquées plus haut, ont beaucoup plus à perdre, en lâchant la Syrie, qu'il n'y paraît.

Dans cette crise, comme dans tout dans la vie, la seule question à se poser et que personne ne se pose jusqu'à présent est la suivante : que se passerait-il si les Syriens agissaient de la sorte ? Rien, absolument rien. Si, peut-être : les occidentaux devront y aller eux-mêmes, s'ils le peuvent et s'ils osent. Cela s'appelle déclarer la guerre à la Syrie. La Syrie, pays attaqué, a dès lors le droit de se défendre, par tous les moyens. La Syrie saura, j'en suis certain, faire souffrir énormément les assaillants, partout où ils peuvent se trouver. Ce serait de la légitime défense.

 

25/05/2012

RTS, Al Jazeera : même combat

De sources très bien informées (j'en ai les preuves formelles) le Conseil Suisse de la Presse aurait reçu un nombre anormalement élevé de plaintes ces derniers mois. C'est dire que je ne suis de loin pas le seul à penser ce que je pense de ces simulacres de médias et de leurs employés, qui insistent toujours pour s'appeler journalistes. Je ne vais pas vous le cacher : j'en ai, au nom du Collectif que je représente, déposé moi-même trois depuis une année. Je vais même vous révéler que dans sa politique de boycotte et de partialité absolue, les deux seules et uniques fois où la RTS m'a donné la parole, quelques minutes, ce fut précisément suite à deux de ces plaintes. La troisième est toujours en cours contre trois titres romands. En cours, je ne puis donc en révéler les détails.

Ainsi, après une accalmie de quelques semaines, durant lesquelles les médias français ont lançé une campagne de désinformation sans précédent, il semblerait que la RTS ait repris le relais. Qui leur donne l'ordre d'agir de la sorte...à tour de rôle ?

Jeudi, 24 mai, journal de 19h30 de l'excellent Darius Rochebin, minute 18'00'' très précisément, le présentateur lance son sujet, avec l'avertissement habituel sur la dureté des images. Suit le « paraît-il » reportage de l'envoyé spécial, un certain Laurent Burkhalter au ... Liban.

Voici ce « reportage » : Laurent Burkhalter au nord du Liban

Je vous laisse tout d'abord observer les mises en scène successives, entre autres des jeunes filles dormant à même le sol dans le brouhaha ambiant et alors qu'une équipe de tournage se trouve là. Je vous laisse aussi contempler les sujets du « reporter », ou plutôt leurs barbes dégoulinant le salafisme dont la RTS s'est fait le porte-parole. La RTS poursuit, lamentablement, son « combat » d'arrière garde, à l'image de son maître en la matière : Al Jazeera.

On se demande juste pourquoi le reporter, à l'image de certains de ses « confrères », n'a pas traversé, clandestinement,  la frontière libanaise pour aller rejoindre les criminels et les voyous de Homs et de Rastan, chers à certains de nos Conseillers Fédéraux. Viendra un jour où je vous dirai pourquoi.

A l'image, aussi, d'Al Jazeera, la RTS vient de commettre une faute prof.... (je ne sais si je peux utiliser l'expression, car pour commettre ce genre de faute, il faut au préalable être un professionnel). A la fin du sujet, écoutez bien, Laurent Burkhalter nous avertit : «  les gens restent enfermés, masqués, même au Liban. Les partisans du régime habitent dans le quartier ». Mais alors, Monsieur le professionnel de l'information et Messieurs les responsable de ce média à redevance dont le professionnalisme n'a d'égal que la neutralité et l'objectivité : ne vous est-il  jamais venu à l'esprit de faire traverser la rue à votre grand reporter ?  Histoire d'aller à la rencontre des « partisans » du régime ? Voir qui ils sont et quels sont leurs soucis ou motivations ? Et puis, il y aurait maintenant des partisans au régime ?

Allez, sans rancune et RDV lors de votre passage à Al Jazeera pour témoigner de ce que vous avez constaté au Liban.

 

22/05/2012

Le Yémen perd 100 soldats, en luttant contre Al Qaïda. C’est ce que les journaux disent.

C'est en tout cas le titre de la TDG, version électronique, d'hier 21 mai.

C'est au soir du même jour que cette même TDG titrait : Hollande condamne l'attentat au Yémen.

Il reste juste que M. Burkhalter, le successeur de la non moins sémillante Calmy Rey, nous gratifie lui aussi d'une condamnation de cet attentat. Aucun de ces personnages n'a dit mot de tous les attentats qui ont secoué la Syrie ces dernières semaines.

Nous allons décortiquer un peu ce magnifique titre, ainsi que quelques phrases du corps du sujet, et comparer tout cela avec le cas ... syrien.

La TDG, vous l'auriez compris, n'y est pour rien. Le même sujet, avec le même titre, aurait pu être écrit par n'importe qui dans n'importe quel journal. C'eut donné la même chose.

Le pays « perd » donc 100 soldats en « luttant » contre Al Qaïda.

En Syrie, des soldats du « régime » périssent dans les affrontements avec les militants « pro-démocratie ».

Au Yémen, c'est Al Qaïda qui a posé l'énorme bombe qui a ôté la vie à une centaine de soldats.

En Syrie, les bombes sont « peut-être » posées par des « groupes armés ». On n'est donc pas sûr et ... groupes armés : ce n'est donc pas Al Qaïda non plus. Certaines mauvaises langues disent même que c'est le régime lui-même qui a fait cela.

Au Yémen, selon la TDG, les USA, la France, mais aussi notre ministre des affaires étrangères, Monsieur Burkhalter, l'attentat survient dix jours après le début de l'offensive d'envergure contre le réseau terroriste.

En Syrie, alors même que le ministère des affaires étrangères de la France vient de confirmer l'existence dans le pays de « combattants » Tunisiens, ils sont précis, l'offensive de l'Armée Nationale Syrienne contre ... euh, je suis un peu perdu et ne sais plus comment les appeler, est une répression de manifestants « pacifiques ». Notez bien le qualificatif « pacifique ». N'oubliez pas que le lecteur est un imbécile et que les employés de journaux qui écrivent cela sont des spécialistes de la démocratie.

Au Yémen, l'article nous parle de soldats américains attaqués alors qu'ils sortaient d'un restaurant. Ces soldats sont là, au Yémen, pour aider les forces armées yéménites dans le sud, entendez dans leur « lutte » contre Al Qaïda.

En Syrie, le Washington poste, lisez à ce propos le billet Presse qui roule ... parfois cool nous apprend que les mêmes Américains aident les groupes armés, Al Qaïda selon Ban Ki Moon et les Français, dans leur « lutte » contre le pouvoir.

Je suggère à la personne qui a écrit l'article et aux Américains la solution, très simple et efficace, suivante : Si ces derniers passaient un accord avec le « réseau terroriste » au Yémen pour transporter ses combattants vers la Syrie. Cela débarrasserait le Yémen de ses terroristes et augmenterait le nombre des militants « pro-démocratie » en Syrie.

Qu'en pensez-vous ?

 

17/05/2012

100'000 "vrais amis" de la Syrie manifestent, chez Erdogan, leur opposition à lui et à ses terroristes

Plus qu'une simple manifestation, c'est un message d'avertissement à Erdogan, qu'on n'entend plus, ainsi qu'à ses protégés terroristes islamistes.

Il y a de cela plus d'une année, Juppé le lamentable donnait deux semaines au "régime" syrien pour partir. Le "régime" syrien est toujours là et Juppé le sinistre chauve est accueilli fastueusement dans les poubelles de l'histoire.

Erdogan, aussi, se croyant faire parti des "grands" avait donné quelques jours au "régime" de Damas pour partir.

Je vous laisse lire la suite du sujet, repris tel quel de l'article écrit le 15 mai par Guy Delorme.

Cela vaut vraiment le détour.

Bonne lecture.

En Turquie : un grand concert de soutien à la Syrie réelle

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, erdogan, turquie, gowrié, terrorisme, france, suisse

11/05/2012

Médias, politiciens et terroristes : même combat ?

Oui.

Hier matin, alors que je me trouvais dans le train qui m'emmenait à Aarau, un employé de France Info, encore elle, a annoncé : deux explosions, que la télévision d'Etat a présenté comme étant des attentats terroristes, on secoué Damas, il y aurait des dizaines de morts.

A l'instar de la totalité des succursales d'Al Jazeera ici qui insistent pour s'appeler médias et journalistes, les commerciaux de la terreur exécutent à la perfection la tâche qu'on leur a confiée. C'est la télévision d'Etat qui a parlé, c'est la télévision d'Etat qui a montré, c'est la

télévision d'Etat qui a ...3983350.jpg

C'est certainement aussi l'Etat qui est derrière ces attentats terroristes. C'est peut-être aussi pour cette raison que les autorités politiques des Etats communément appelé Occidentaux, y compris, hélas, le nôtre, n'en ont condamné aucun.

Effectivement, on ne condamne pas les tueries commises par ses amis.

Car, il ne vous aura pas échappé que, jusqu'à maintenant, la position officielle de nos autorités est : le régime syrien tire sur des « manifestants pacifiques ». N'est-ce pas pour protester contre cela que notre Ambassadeur a été rappelé de Damas et que notre Ambassade y fut fermée ? Pour protester contre la « terreur d'Etat » face à des

manifestants pacifiques ? Que vont maintenant faire nos vaillantes autorités pour « protester » contre ces attentats ? Puisqu'elles ne les ont même pas condamnés ?

Dès lors, le doute n'est plus permis. La seule logique qu'il convient de d'utiliser est la suivante : lorsqu'on ne condamne pas, c'est qu'on est pour. Nos autorités sont pour que des attentats terroristes soient commis et pour que des personnes innocentes en soient les victimes.

Elles sont derrières les terroristes, elles les soutiennent et ce sont nos médias qui en assurent la promotion. Des médias terroristes faisant la promotion du terrorisme et envoyant des barbouzes terroristes sous ordre de leurs chefs terroristes. Il semblerait bien par ailleurs que les informations selon lesquelles des terroristes Français, Anglais et Belges aient été capturés et certains tués. Des barbouzes et des terroristes parmi lesquels se trouvent même les forces des Nations Unies au Sud Liban, lesquelles ont laissé passer un navire chargé de plus de 180 tonnes d'armes destinées aux terroristes.

La Syrie, je le répète pour la troisième fois, a eu tort d'accepter le soi-disant plan Annan. Elle a eu tort d'accepter l'entrée d'un seul observateur sur son territoire. Des observateurs dont la majorité n'est que barbouzes à la solde des bédouins.

Ce que la Syrie devrait faire est d'ordonner à ces « observateurs » de

quitter son territoire sous 24 heures. Suite à quoi l'état d'urgence et un couvre feu strict devraient être institués. Ce qui permettrait de débusquer les terroristes et les chercher jusque dans les « chiottes » comme disait l'autre. Les terroristes, quels qu'ils soient et d'où qu'ils viennent, doivent disparaître, jusqu'au dernier. Ceux qui les soutiennent, quels qu'ils soient, doivent en subir aussi les conséquences, par tous les moyens. Ce ne serait que de la légitime défense.

Ceux à qui ceci ne plairait pas n'ont qu'à venir personnellement empêcher, par la force, le régime syrien de le faire.

Au moins, les choses seraient claires.

P. S. J'attends pour voir quand mon blog sera fermé, ou jeté dans la poubelle parce que j'ose m'attaquer à la "corporation". Effectivement, l'affichage et la promotion de la médiocrité est infiniment plus commode.

 

07/05/2012

La France a un nouveau Président. Et alors ?

Un non événement, comme tant d'autres dans ce monde politico-médiatique, vient d'avoir lieu : l'élection de M. Hollande au poste de Président de la République Française.

Pourquoi un non événement ? Pour la simple raison que, depuis 1974, c'est le cinquième Président à prendre les commandes de ce pays, je vous demande simplement de me dire ce qui a changé depuis ! Qu'a fait Mitterrand que d'Estaing n'avait pas réussi avant lui ? Quel changement fondamental a apporté Chirac au destin de la France ? Nul besoin de reposer la même question concernant Sarkozy, tout le monde sait ce que j'en pense.

Je pousse des portes ouvertes ? Peut-être. Mais alors, ce tapage incessant, y compris chez nous, du matin au soir, dans la totalité de nos médias...c'est pourquoi ?

Alors, plutôt que de se joindre au troupeau, livrons-nous à un petit jeu de pronostics.

Personnellement, malgré tout ce que je viens de dire, je trouve qu'il y a tout de même du bon dans la défaite, sorti par la petite porte, de Sarkozy : on ne verra, ni entendra plus le sinistre Juppé qui, dit-on, était pressenti pour le poste de premier ministre. Où ira-il ? Déguster du vin à la Mairie de Bordeaux, à moins qu'il ne prenne des vacances prolongées chez son ami/bailleur Hariri ou chez ses maîtres, je vous laisse deviner. Il y a un indice : il y a de cela pas très longtemps, ils se déplaçaient à dos de dromadaires.

Est-ce que l'élection de Hollande y changerait quelque chose ? Un statisticien répondra en étalant le graphique de tous les indicateurs socio économiques depuis la deuxième guerre mondiale et en extrapolera un tableau très sombre, ce quelque soit l'homme ou la femme aux manettes du pays. Il se pourrait bien que le statisticien en question soit en dessous de la réalité car, comme l'élu de gauche essayera d'appliquer les recettes susceptibles, selon lui, de corriger les errements de son prédécesseur, il ne fera qu'empirer les choses. Certains Français, ceux dont l'allié Mélenchon voudrait que l'on fasse les poches, ne s'y sont pas trompés qui se préparent déjà à s'exiler. Ceci nous vaudra, nous Suisses, une autre décente à la Woerth, d'autres falsifications, par les services concernés des listes des clients de nos banques et...des abdications conséquentes et habituelles de nos autorités fédérales.

Dès la semaine prochaine, les grandes manœuvres de refonte de la droite française commenceront. Sarkozy ayant lui-même largement contribué à en tracer les grandes lignes, une bonne partie ira grossir les rangs du Front National, qui, entretemps, aura changé de nom (voir le billet que j'ai publié le 24 avril : François Hollande, vainqueur de demain, Marine Le pen, d'après-demain

A propos de personnes, j'essaie juste d'imaginer une équipe gouvernementale comptant dans ses rangs Martine Aubry et Harlem Désir. Mon Dieu : les prières de rue officialisées, les horaires différenciés aux piscines et la viande halale aux cantines instituionalisés, c'est peut-être ce qui attend les Français demain.

Ainsi, il est fort probable que le vrai gagnant de cette mascarade soit la "nouvelle droite" que Marine Le Pen s'emploie à mettre en place. Je ne crois même pas que la proportionnelle sera nécessaires aux prochaines grandes élections en France. La contribution, très active, de Hollande à la victoire de la droite « Marinienne » suffira largement.

Mais, pour la France, ce sera trop tard.

P. S. Je ne peux bien évidemment pas terminer ce billet sans y mentionner un énième exploit "journalistique". En effet, vers 19h50, la "journaliste" (il paraît que c'est comme cela qu'on les appelle) de France 2, postée devant l'Elysée, a annoncé : "je me trouve devant l'entrée principale du Palais, d'où Sarkozy doit sortir tout à l'heure, à moins que ce ne soit par la porte arrière". Voyez-vous, je ne sais si les voies du Seigneur sont impénétrables, mais celles du journalisme professionnel...

A ce propos, voici, en cadeau, ce qu'en pensait, dans les années 80 déjà, le regretté Coluche : Les journalistes

P. S. bis. Alors qu'il se trouvait sur le plateau de France 2 pour commenter le résultat des élections, la seule chose que ce sinistre Juppé a trouvé à dire est : le plus important est que la France sache garder les acquis obtenus sur la scène internationale grâce à "notre" action. Décidément, il ne pense qu'à ça. Bon vent, sinistre personnage.

 

26/04/2012

Pauvre Juppé : d’abord sinistre, il est devenu fou

Alors qu'il commence à faire ses cartons dans la perspective de sa mort politique, il se lance dans une escalade de plus en plus hystérique vis-à-vis de la Syrie. Sa dernière trouvaille : aller, pour la énième fois, au Conseil de la Sécurité de l'ONU, pour y arracher une résolution à l'encontre de la Syrie sous l'article 7. Celui qui autoriserait à recourir à la force si le pays en question ne respectait pas ceci ou cela et blablablablabla.

Je lui souhaite, très sincèrement, bonne chance.

Au fait, il le ferait au nom de qui ? En sa qualité de quoi ?

Pour ne rien vous cacher, j'allais, dans cet article, parler du CNS (pour ceux qui l'ignorent encore, il s'agit du Conseil National Syrien) qui a soudainement disparu de la circulation (peut-être sur ordre des patrons de Juppé, les Américains) et dont personne n'entend plus parler. On n'entend notamment plus son Président, un certain Bourhan Ghalioun, marionnette à peine marrante à qui personne ne donne plus la parole. La dernière fois que ce CNS s'est réuni, Al Jazeera, grand groupe de médias professionnels, disposant de nombreux succursales ici, a arrêté la transmission des débats au moment même où la marionnette allait prendre la parole. Seul Juppé, sur le départ, se rend encore tous les deux jours au club CNS pour nous sortir des déclarations dont il a seul le secret.

Ainsi, à peine la crise syrienne commencée, Juppé s'est précipité pour déclarer que Assad a perdu toute légitimité et qu'il doit « partir ». Une année après...eh, au fait qui doit partir ? Oui, je sais, certains me diront que l'excité partira "démocratiquement".

Depuis, le chauve nous déclare toutes les deux semaines en moyenne le départ imminent, que dis-je, obligé, du Président Syrien. Je vous fais aussi grâce de dizaines et dizaines d'autres déclarations, voire ordres, exigeant de la Syrie de faire ceci ou d'exécuter cela. Je vous fais grâce aussi des nombreuses "dernières chances" gracieusement offertes par la « communauté internationale » (que ce terme est drôle) au régime syrien. Voilà que Juppé "ordonne" maintenant le déploiement "très rapide", deux semaines, pas plus, de la totalité des observateurs onusiens en Syrie. En réponse, le Secrétaire Général Adjoint de l'ONU, Hervé Ladessus, vient de déclarer que ce déploiement se fera "très lentement". Mieux, la Syrie vient, comme elle l'avait promis, de gifler souverainement Juppé et tous ses patrons, Clinton en tête : refus total qu'un seul observateur ayant la nationalité d'un de ces pays  "hostiles", du club des "ennemis de la Syrie" dont, hélas, mille fois hélas, notre propre pays, mette le pied là-bas. Bientôt on appellera l'hystérique, l'enragé.

Pour finir cet article, je me permets d'emprunter un passage à un billet que Louis Deneghien vient de consacrer à ce même sujet. Je le trouve délicieux.

« Alors, et quelles qu'en soient les raisons, cet homme est dangereux et malfaisant : à l'instar de son patron qui improvise en 48 heures un défilé « maison » du 1er mai pour grappiller in extremis des votes populaires et ouvriers, on sent que Juppé ferait tout pour obtenir sa guerre d'ici un mois, avant qu'une majorité du peuple français le renvoie à Bordeaux - ou au Canada, ou à Venise. Alors, faisons tout, de notre côté, pour qu'Alain Juppé soit enfin mis à la retraite ! Une camisole politique, vite, pour maîtriser ce forcené ! »

Au fait, n'est-ce pas Sarkozy qui a déclaré, en mars 2011 déjà que : « ce Juppé est fou ».

Au fait (bis), Juppé le fou, ainsi que d'autres, déclarent souvent que telle ou telle action, en l'occurrence des autorités syriennes, est totalement "inacceptable. Quelqu'un pourrait-il m'expliquer comment ferait-il pour ne pas l'accepter ?

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : juppé, sarkozy, france, syrie, suisse, gowrié, clinton, usa

05/04/2012

Real Madrid, place financière suisse : honte à nous

1. Logos.PNGL'affaire du Real Madrid. Autant le dire tout de suite, l'affaire de la « minuscule » croix (j'ai vraiment dû chercher pour savoir ce dont il s'agissait) n'a qu'un intérêt secondaire. Je ne savais même pas que le logo du Real en porter une et crois que c'est le cas de 99% des gens.

Ainsi, pour que le "grand" club madrilène puisse réaliser son "grand" projet de complexe touristique aux Emirats Arabe Unis, il a dû sacrifier la minuscule croix sur son blason. Il faut juste rappeler que ce blason représente la couronne du roi Alfonso VIII d'Espagne.

Je ne sais même pas quoi dire. Encore une fois, la minuscule croix en soi n'a qu'un intérêt secondaire. C'est ce renoncement immédiat à tout ce qui fait partie de notre vie « de tous les jours » pour un prix "aussi modique" qui me donne la nausée.

Car, paraît-il, les touristes "musulmans" attendus en masse au futur projet pharaonique du club dans ces contrées à forte densité pétrolière, seraient choqués à la vue de la minuscule croix sur le blason du club.

Jésus Christ, Dieu pour les uns, prédicateur pour les autres, doux rêveur pour certains, avait raison sur toute la ligne : « vous ne pouvez servir deux maîtres ».

2. Place financière suisse, paradis fiscaux, etc.

On se trompe complètement en croyant qu'il s'agit de deux sujets différents. Les deux participent de ce même renoncement immédiat. Nos dirigeants ne se posent même plus la question de savoir ce qui se passerait si on disait : non. C'est à se demander pourquoi nous les avons élus et pourquoi occupent-ils leurs fauteuils puisque ce sont les Français, les Allemands, les Anglais et les Américains qui nous gouvernent et qui décident de ce que nous devons faire ! Comment on est-on arrivés là ? La honte de mourir sans avoir combattu. Savons-nous encore quelle est la signification du mot "honte" ? Sommes-nous à ce point anesthésiés que nous ne réagissons même plus aux insultes, menaces, ordres, injustices, avilissements et mépris ?

Les pays les plus paradisiaques de la planète fiscale nous attaquent pour crime de paradis fiscal et nous ne disons rien, nous courbons l'échine.

Un journal allemand dépose plainte contre un Conseillère Fédérale, parce qu'elle a osé poursuivre des "espions" étrangers exerçant illégalement leurs activités sur notre sol national et nous ne disons rien.

Une commissaire européenne, incompétente, maladroite et...moche, très moche, très très moche, nous insulte ouvertement et nous ne disons rien.

Des criminels récidivistes séjournant illégalement dans notre pays se voient remercier et offrir, au surplus, par une magistrate autant incompétente qu'inutile et dangereuse, 4'000 pour rentrer chez eux. Elle espère en renvoyer...30.

Dans le même temps, essayez, vous citoyen honnête de ce pays, de ne pas payer votre amende de stationnement de 40 francs. On vous pourrira l'existence.

Vous avez dit pleutre ?

Honte à vous, honte à nous.

 

02/03/2012

Place financière suisse : les truands, les gangsters, les démocrates et les nains

Les nains, c'est nous. Je dis nains pour ne pas employer des mots beaucoup plus durs et infiniment moins polis. Nains, à l'image des sept qui nous gouvernent et, à travers eux, une bonne tranche de notre classe politique, laquelle semble s'être donnée pour mission de s'agenouiller avant même que les autres ne le lui demandent. C'est ainsi que notre place financière, puisque c'est de cela dont il s'agit, se vit rétrograder, en l'espace de moins de deux ans de la sixième à la treizième place mondiale.

Pour la troisième, ou la quatrième fois en l'espace de deux ans, nos autorités bien vaillantes signent un « accord » avec les « Maîtres » en disant, pour la troisième, ou la quatrième fois, que c'est un moindre mal. Que la Suisse aurait beaucoup souffert si elle avait décidé de résister.

Voici, entre autres, sur le très officiel site de la Confédération Helvétique, le premier acte de soumission : accord entre la Suisse et les Etats-Unis

Avez-vous lu le Cid, de Pierre Corneille ?

Acte 4, Scène 3 :

Don Rodrigue

« ...la honte de mourir sans avoir combattu ». Nous avons oublié jusqu'à la signification du mot honte. Quant à combattre...

Personne, bien sûr, ne se posa la question de savoir se qui se serait passé si les décideurs de ce pays qu'est le nôtre avaient simplement dit : non.

A la lâcheté, on ajoute la trahison, à ceux qui nous ont fait confiance : les clients de nos banques.

Mais quel est au juste le fond du problème ? Quelle est la raison exacte de cet acharnement continu et systématique ? En réalité rien de « très » spécial, c'est juste comme cela que les gangsters procèdent et ceci depuis tout le temps.

Les gangsters. Ce sont eux. Ils ont décidé de punir les évadés fiscaux mais aussi ceux qui les hébergent, nous, vous savez : les nains.

Le chiffre ne vient pas de moi mais de recherches et études assez nombreux sur le sujet : 2%. C'est le pourcentage estimé dCapture.JPGes avoirs non déclarés américains. Personne, y compris les nains, ne se demande où se trouvent les 98% restants. Pourquoi ? Simplement parce que tout le monde le sait : dans leurs propres paradis fiscaux. On n'est en effet jamais mieux servis que par soi-même. Il suffit juste de montrer le bâton et de présenter le tout sous l'angle de la morale, si chère à nos « amis » d'outre Atlantique.

Les Américains viennent d'inventer la méthode la plus géniale en matière d'acquisition de nouveaux clients : il leur suffit de demander à leur gouvernement de sortir le bâton et...hop : entre 40 et 60 mille clients nouveaux. On devrait enseigner cela dans les hautes écoles de commerce :

Cours : acquisition/vente

Chapitre : brigandage et banditisme.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : suisse, gowrié, usa, accord fiscal, truands, gangsters

10/02/2012

Syrie : votre responsabilité est totale

Ce billet sera extrêmement court.

Ce matin Alep s'est réveillée sur le bruit de deux énormes explosions. Les terroristes, dont nos politiciens et, surtout, nos médias, chantent les louanges, oui, je le répète, chantent les louanges, ont fait exploser des voitures au beau milieu d'une rue passante.

Je vous laisse visionner ces images atroces.

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La responsabilité de nos politiciens et de nos médias est totalement engagée.

11:05 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : suisse, tsr, média, tdg, gowrié.syrie, terrorisme

20/01/2012

Les demandes d’asile en Suisse explosent

Contrairement à ce que le titre pourrait le laisser penser, l'asile n'est pas vraiment le sujet central de ce billet. Voici ce dont il s'agit.

Lieu : Télévision Suisse Romande

Programme : Le Journal

Heure : 19H30

Introduction : les demandes d'asile ont augmenté de plus de 45% en 2011.

On parie que tous les journaux en parleront demain (ce billet est écrit le 19 janvier 2012)

Voici ce dont j'aimerais parler. A un moment de la présentation, le journaliste détailla les chiffres en parlant surtout de la deuxième position occupée par les Tunisiens, avec plus de 2'500 demandes, ce « malgré » la chute du régime Ben Ali.

Malgré, qui peut aussi, selon les circonstances, s'écrire mal gré, signifie : en dépit de, alors que, contrairement à ce que l'on aurait pensé, etc.

En l'occurrence et alors que (on ne dit pas malgré que) l'on « fête » le premier anniversaire de la révolution qui a chassé le dictateur, on semble surpris, encore et toujours. Comment est-ce possible ? On n'arrive pas à comprendre que, dans un monde merveilleux, démocratique et libre, débarrassé de son dictateur, certains puissent songer à le quitter.

Ça n'a pas marché en Tunisie, en Libye non plus, encore moins en Egypte. Allez, si on essayait la Syrie ? Là-bas, c'est sûr, ça marchera. Tous nos médias nous en assurent.

On ne sait en revanche pas ce qu'en pensent les habitants de Chiasso. On nous dit que l'office fédéral des migrations est accusé de fermer les yeux.

On se rappelle aussi d'une certaine Ada Marra qui nous disait, il y a de cela quelques mois, que non seulement tout le monde se trompait sur le risque de voir un afflux de réfugiés arriver, mais qu'au contraire, ces mouvements sont la « garantie » de l'exact contraire.

On ajoutera Madame Marra à la liste des brillants prévisionnistes.

J'écris ce billet en même temps que je regarde le reportage de France 2 consacré à Gilles Jacquier. J'en parlerai demain.

 

08:30 Écrit par Jean-Souhel Gowrié | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : tunisie, syrie, suisse, asile, ada marra